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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 00:00

L'empereur du Japon Meiji Tenno ayant remplacé le corps féodal des samouraïs par une armée de conscrits, son ancien ministre de la Guerre Saigo Takamori. Celui-ci prend la tête d'une ultime révolte de ces guerriers, nostalgiques de leur code de l'honneur (le bushido), de leurs beaux uniformes et de leur sabre rituel (le katana).

Personnalités

Saigo Takamori a créé une région indépendante et rebelle à Kaghoshima, au sud du pays. Le gouvernement impérial ne peut laisser faire cet affront. Le 22 février 1877, il attaque avec quelques centaines de samouraïs le château de Kumamoto, une ville de garnison de l’armée impériale.

L’attaque commence bien pour les rebelles, mais après deux jours d’assaut, le château continue de tenir bon. Saigo Takamori a sous-estimé ses adversaires. Le siège va durer deux mois et s’achève par un repli des rebelles. Quelques batailles héroïques auront lieu jusqu’en septembre mais les samouraïs sont d’ores et déjà battus. L’ultime confrontation a lieu sur le mont Shiroyama. Saigo, blessé, va devoir s’infliger le Seppuku, le suicide rituel des samouraïs (faussement appelé harakiri).

 

C’est cet épisode de rébellion qui a inspiré le film « Le dernier samouraï ».

 

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 00:01

Dans la nuit du 8 au 9 février 1904, la flotte de guerre japonaise attaque la base russe de Port-Arthur, à la pointe de la Chine, sans déclaration de guerre préalable.

Présents à Port-Arthur (en chinois Liu-chouen) depuis un traité signé avec la Chine le 27 mars 1898, les Russes avaient fait de ce port le point d’appui de leur flotte d’Extrême-Orient. Le Japon frappe la Russie suite à l'échec des négociations pour le retrait des troupes russes de Mandchourie.

 

Les Japonais coulent 7 de leurs navires dans la rade. Dans le même temps, 8.000 soldats japonais débarquent en Corée et marchent vers Séoul. C'est le début de la guerre russo-japonaise.

Port-Arthur capitulera le 2 janvier 1905 et la guerre se conclura à Portsmouth, le 5 septembre 1905, par la victoire du Japon.

 

Voir également : 5 février 1904 - Début de la guerre russo-japonaise

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 00:01

Six mois après le Débarquement de Normandie, Hitler tente le tout pour le tout et ordonne une offensive générale sur le front de l'Ouest pour stopper l'avance américaine et couper le front en direction du port d’Anvers.

Déclenchée le 16 décembre 1944 sous les ordres du maréchal Gerd von Runstedt, cette contre-attaque de 20 divisions allemandes surprend les Américains qui doivent se replier pendant quelques jours face aux meilleures troupes allemandes.

 

Le colonel Otto Skorzeny, qui s'est déjà illustré dans l'enlèvement de Mussolini, a mission de désorganiser les troupes ennemies. Ses hommes, revêtus d'uniformes américains, sont largués sur l'arrière de leurs lignes et chamboulent la signalisation routière avec un certain succès !

 

Les Américains s'illustrent dans la résistance de Bastogne. Sommé de se rendre, le commandant de la place, le général Anthony McAuliffe répond par un message laconique : « Nuts ! » (« Des clous ! »)

 

Mais les Allemands manquent de carburant, ne disposent pas de la supériorité aérienne et souffrent qui plus est du froid. Passé l'effet de surprise, ils buttent sur une résistance acharnée des Alliés. La bataille des Ardennes accélère en définitive la chute du IIIe Reich en épuisant ses meilleures unités et laisse Staline reprendre l'initiative à l'Est.

De sanglants combats, parfois à l'arme blanche, auront encore lieu jusqu'au 18 janvier 1945, date officielle de la fin de la bataille des Ardennes.

La contre-offensive allemande coûta aux Américains 10.733 soldats tués, 42.316 blessés, 22.636 portés disparus, 733 chars, 1.300 véhicules et 592 avions.
Les Anglais déploraient la perte de 1.400 de leurs soldats.
Les Allemands dénombraient 12.652 soldats tués, 38 600 blessés, 30.582 portés disparus, 600 chars, 5.000 véhicules et 1.000 appareils.
Il y eut également de terribles pertes parmi les civils : 2.500 Belges furent tués et 11.000 habitations furent détruites.

Le 20 janvier, les Allemands étaient revenus à leur point de départ. À la fin du mois, les troupes allemandes se replièrent sur le Rhin.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 00:01

Engagé en Italie contre les Autrichiens, le général Bonaparte tarde à emporter la décision. Il manque d'effectifs et le siège de la citadelle de Mantoue, qui verrouille la route de Vienne, traîne en longueur depuis six mois. C’est alors que les Autrichiens du général Alvinczy descendent en quatre colonnes des Alpes pour débloquer la citadelle.

Voyant cela, Bonaparte ordonne à Masséna et Ney de concentrer leurs divisions près du lac de Garde, à Rivoli, en soutien à un autre général de l'armée d'Italie, Joubert.

L'affrontement a lieu le 14 janvier 1797, près de Rivoli.

Les Français, inférieurs en nombre mais bien coordonnés, tiennent les Autrichiens en respect. À la mi-journée, Masséna débouche avec ses troupes sur le champ de bataille au terme d'une longue marche. L'« enfant chéri de la victoire », comme le surnommera Bonaparte, décide de la victoire.

 

Mantoue, réduite à la famine, capitule le 2 février. La route de Vienne est ouverte aux Français. Il ne reste plus aux Autrichiens qu'à solliciter la paix. Le traité est signé à Campoformio le 18 octobre de la même année.

Masséna recevra le titre de duc de Rivoli en souvenir de son action lors de la bataille.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 00:01

Le 9 janvier 1719, la France et l'Espagne entrent en guerre. Le conflit est la conséquence de la rivalité personnelle entre le roi Philippe V d'Espagne (petit-fils de Louis XIV) et le Régent de France Philippe d'Orléans (Louis XV est âgé de 9 ans).

 

Le roi Philippe V d’Espagne a des prétentions au trône de France. Pour les déjouer, le régent Philippe d’Orléans met en scène un attentat contre sa personne. Il fait croire que l’attentat aurait été fomenté dans l’entourage de l’ambassadeur d’Espagne, ce qui tient lieu de prétexte à l’entrée en guerre.

Ordonnance du Roy, portant declaration de guerre contre l'Espagne

 

 

 

 

La France envoie, au printemps 1719, une armée aux ordres du maréchal Berwick qui traverse les Pyrénées et qui entre dans la province basque. Le conflit prendra fin en février 1720. Trois ans plus tard, Louis XV montera officiellement sur le trône de France.

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 00:01

Le gouvernement français de Guy Mollet, révolté par les attentats du Milk Bar et de la Cafétéria, va confier au général Jacques Massu les pleins pouvoirs de police sur le Grand Alger (800.000 habitants dont une moitié de musulmans).

 

Le 5 février 1956, Guy Mollet, secrétaire général de la SFIO (Section française de l'Internationale socialiste), prend la tête du gouvernement français.

Le portefeuille de la Justice est confié à François Mitterrand (39 ans). Celui-ci fait voter le 12 mars 1956 par la gauche une loi sur les « pouvoirs spéciaux » qui apportera quelques mois plus tard une base légale à la torture.

Guy Mollet doit faire face à la montée de la violence aveugle en Algérie. Le 18 mai, on découvre dans les gorges de Palestro les corps de 18 jeunes militaires horriblement mutilés et tués après être tombés dans une embuscade.

Le 30 septembre, les spectaculaires attentats du Milk Bar avec la poseuse de bombe Zohra DRIFF, et de la Cafétéria font l'effet d'un coup de tonnerre. La guerre ne se confine plus dans les zones frontalières et les montagnes. Elle frappe désormais le cœur d'Alger !

Revigoré par l'impact médiatique de ces attentats, le FLN, qui dispose sur place d'environ 600 militants, n'hésite plus à s'en prendre à la population de la ville.

Pour tromper la vigilance de l'armée et de la police, il fait appel à des femmes de type européen pour convoyer les armes, transmettre les messages et même poser les bombes. Des Européens membres du PCF comme le jeune communiste Fernand Yveton, lui apportent aussi leur concours et se révèle incapable d'accomplir sa mission de poseur de bombe à l'usine à gaz du Hamma à Alger.

Robert Lacoste, ministre résident en Algérie, fait guillotiner les terroristes condamnés par la justice et décide de tout mettre en œuvre pour en finir avec la terreur.

 

Le préfet d'Alger fait donc officiellement appel aux hommes du général Massu avec l'approbation du garde des Sceaux François Mitterrand le lundi 7 janvier 1957.

Article 1e.

L'ensemble des pouvoirs de police, normalement dévolus à l'autorité civile, sont dévolus à l'autorité militaire.

Article 2

Le général Massu, est chargé de l'exécution du présent arrêté.

Signature : Serge Barret, préfet d'Alger.

 

C’est le coup d’envoi de la bataille d’Alger : ce jour-là, 8 000 hommes de la 10e DP, la division parachutiste, débarquent dans la ville. Ils reviennent d’Égypte où, en novembre, ils ont vainement tenté d’empêcher la nationalisation du canal de Suez par Nasser. Ils sont commandés par le général Jacques Massu, revenu d’Indochine dix ans plus tôt.

Il a mission de mettre fin au terrorisme dans l'agglomération et va s'acquitter de sa tâche en ne reculant pas devant l'emploi de la torture, malgré les réticences du colonel Yves Godard et les protestations du général Jacques Pâris de la Bollardière ou encore du secrétaire de la police Paul Teitgen.

 

Le FLN riposte le 28 janvier en décrétant une grève générale de huit jours. Les commerçants auront à peine le temps d’observer la consigne : le jour même, les « paras » ouvrent de force le rideau de fer de leurs boutiques. La suite est une succession d’attentats aveugles du FLN et de représailles de l’armée coloniale. Explosions aux stades d’Alger et d’El-Biar en février : 10 morts et 34 blessés.
Attentat du casino de la Corniche en juin : 8 morts et plus de 100 blessés. Petit à petit, l’armée française démantèle les réseaux du FLN. En septembre, les paras mettent la main sur Yacef Saadi, chef FLN de la zone autonome d’Alger. C’est la fin de la bataille d’Alger, que le général Massu a remportée moyennant la disparition de quelque 3.000 suspects et l’assignation à résidence de 24.000 personnes.

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 00:01

 

Le mardi 10 décembre 1944, le gouvernement provisoire de la République française signe à Moscou un traité d'alliance et d'assistance mutuelle avec l'Union soviétique.

En présence du général de Gaulle et de Staline, Georges Bidault et Molotov officialisent l'alliance qui a pour but de se prémunir de la menace allemande et d'empêcher toute tentative d'agression du futur vaincu.

La collaboration franco-soviétique existait depuis la présence de l'escadron de chasse Normandie-Niemen sur le front de l'est.

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 00:01

Le 2 décembre 1805, un an tout juste après son sacre, Napoléon 1er remporte à Austerlitz sa victoire la plus éclatante. La bataille d’Austerlitz, dite aussi « des Trois empereurs » (Napoléon contre Alexandre Ier de Russie et François II d’Autriche), demeure la plus célèbre des victoires napoléoniennes.

Après une longue marche forcée de plus de 1.200 kilomètres en 60 jours, les troupes françaises font face à la coalition. Forte de 73.100 hommes, l'armée de Napoléon est inférieure en nombre à ses adversaires (85.700 hommes) et compte presque deux fois moins de canons.

À l'aube du 2 décembre 1805, les troupes françaises ont l'avantage d'occuper le plateau de Pratzen (Moravie) et dominent les hauteurs. Pourtant ils quittent ce plateau pour simuler une retraite. Le gros de l'armée austro-russe, commandé par Koutouzov, s'empare alors du plateau de Pratzen et souhaite couper la route aux Français. Napoléon dégarnit volontairement son aile droite en ordonnant à Davout de se retirer vers les marais, de façon à y attirer le général autrichien Buxhovden. Napoléon sait parfaitement que ses adversaires vont essayer d'envelopper l'Armée sur l'aile droite pour lui couper la retraite.

Leur centre est ainsi dégarni et les troupes commandées par Soult, appuyées par la cavalerie de Bernadotte, font soudain volte-face et franchissent le plateau tronçonnant ainsi les Austro-Russes.

Pendant ce temps, l'aile gauche française avec Lannes et Murat empêche Bagration d'intervenir en organisant une grande charge de cavalerie. Ceux qui ne peuvent s'enfuir sont repoussés vers les marais où les grenadiers français brisent la glace des étangs, paralysant ainsi l'artillerie russe.

 

La victoire de l'Empereur est totale

Les pertes alliées sont de 11.000 Russes et 4.000 Autrichiens ; 10.000 prisonniers russes et 1.600 autrichiens ; 186 canons et 45 couleurs régimentaires.

Les pertes françaises ne s'élèvent qu'à 1.300 morts, 7.000 blessés et 500 prisonniers !

 

La bataille d'Austerlitz  est restée dans les annales de la stratégie militaire et elle est encore étudiée dans de nombreuses écoles comme une référence dans l'art de la guerre.

 

Article détaillé 

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 00:01

Le 23 novembre 1946, trois bâtiments de la flotte de guerre française basée dans le golfe du Tonkin tournent leurs canons vers Haïphong, au nord du Vietnam.

Cet événement marque le début de la guerre d'Indochine, qui durera sept ans et demi.

Sous l'impulsion de l'amiral Thierry d'Argenlieu, les troupes françaises tentent de reprendre la ville d'Haiphong au Vietminh (Front de l'indépendance du Vietnam). Le grand port de la ville est bombardé et plusieurs quartiers annamites et chinois sont détruits. Plusieurs milliers de personnes perdent la vie.

Le conflit s'enlisera jusqu'au retrait des troupes françaises et la proclamation de l'indépendance du Laos et du Cambodge le 21 juillet 1954. La naissance d'un nouvel état vietnamien, divisé en deux zones, se fera dans la douleur d'une nouvelle guerre, cette fois avec les États-Unis.

 

Relire également :

2 septembre 1945 - Ho Chi Minh proclame l'indépendance du Vietnam

19 décembre 1946 - Début de la guerre d'Indochine

Chronologie en Indochine

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 10:18

Après la seconde guerre mondiale, les populations européennes qui avaient subies la barbarie nazie demandent justice.

Les criminels de guerre nazis sont jugés par un tribunal interallié à Nuremberg en Allemagne. La ville-phare de l'idéologie nazie devient le théâtre d'un procès qui va durer près d'un an (du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946).

Il est placé sous l’autorité du Tribunal militaire international instauré par les accords de Londres du 8 août 1945 et composé de quatre juges, quatre procureurs et quatre assesseurs soviétiques, français, américains et britanniques.

Sur les 22 hauts dignitaires du IIIème Reich, 12 seront condamnés à mort par pendaison : Göring (se suicide

Avant l'exécution), von Ribbentrop (sera pendu le premier), Keitel, Kaltenbrunner, Rosenberg, Frank, Frick, Streichner, Sauckel, Jodl, Seyss-Inquart seront exécutés le 16 octobre 1946 ; Bormann étant condamné par contumace.

 

Condamnés à mort :

GOERING : maréchal du Reich, commandant de la Luftwaffe, ministre de l’air, 1er ministre de Prusse, président du reichstag (se suicide avant l'exécution)

STREICHER : directeur de journal antisémite, führer de Franconie.

FRICK : ministre de l’intérieur, reichprotektor de Bohême-Moravie

RIBBENTROP : ministre des affaires étrangères

KALTENBRUNNER : plus haut dignitaire des SS et de la gestapo après Himmler

SAUCKEL : plénipotentiaire général pour la main d'œuvre

KEITEL : maréchal, chef d’État-major

JODL : général, chef du bureau des opérations de la Wermacht

FRANCK : gouverneur général de Pologne

ROSENBERG: théoricien du NSDAP, ministre des territoires occupés de l’Est

SEYSS-INQUART : l’un des artisans de l’annexion de l’Autriche, commissaire du Reich pour les Pays-Bas

BORMANN : conseiller d’Hitler, disparu le 2 mai 1945 et condamné par contumace

 

Prison :

HESS : dauphin d’Hitler prison à perpétuité

FUNK : ministre de l’économie prison à perpétuité

RAEDER : commandant en chef de la marine prison à perpétuité

SPEER : architecte, ministre de l’armement 20 ans de prison

VON SHIRACH : chef des jeunesses hitlériennes, gauleiter de Vienne 20 ans de prison

VON NEURATH : ministre des affaires étrangères reichprotektor de Bohême-Moravie 15 ans de prison

DOENITZ : commandant de la marine 10 ans de prison

 

Acquittés :

VON PAPEN : chancelier en 1932 vice chancelier du 1er gouvernement Hitler puis ambassadeur

SCHACHT : ministre de l’économie président de la reichsbank

FRITZSCHE : chef des informations au ministère de la propagande

 

Relire aussi : 11 avril 1961 - Ouverture du procès d'Adolf Eichman

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 00:01

La ville Tobrouk en Libye est reprise aux Allemands par la Grande-Bretagne lors de la campagne de Libye.

 

En Juin 1942, Rommel s'était emparé de la ville avec l'Afrikakorps. Le port de Tobrouk constituait un enjeu stratégique pour l'Allemagne et l'Angleterre car il était le seul à se situer entre l'Égypte et la Tunisie. Grâce à ses eaux profondes il permettait de débarquer avec des navires de guerre et de l'artillerie (Tobrouk est le seul port d'Afrique du Nord à avoir cet avantage).

Le vendredi 13 novembre 1942, Tobrouk est reprise par la 8e Armée britannique sous le commandement du général Montgomery. Benghazi est reprise une semaine plus tard. Le 24 novembre, Rommel est à Mersa el-Brega, après un repli de 1 200 km.

 

Voir aussi :

8 novembre 1942 - Débarquement en Afrique du Nord

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 00:01

En réponse au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, l'armée allemande franchit la ligne de démarcation qui sépare la France occupée de la France dite « libre » depuis l'armistice de 1940.

 

Le mercredi 11 novembre 1942, à  l'aube les troupes allemandes franchissent la ligne de démarcation entre la zone libre et la zone occupée. Au fur et à mesure de leur pénétrations dans les villes françaises, exception faite de Toulon ou ils n'entrent pas, ils occupent les points stratégiques et désarment les garnisons de l'armée d'armistice qui ne bouge pas. Le général Bridoux, ministre de la Guerre, a intimé l'ordre aux unités de rester dans leurs garnisons. Seul, le général de Lattre de Tassigny, commandant une division à Montpellier refuse d'obéir et tente avec quelques hommes de prendre le maquis. L'expédition échoue cependant et il est arrêté et envoyé à la prison militaire de Toulouse.

 

À Vichy, le gouvernement du maréchal Pétain et de Pierre Laval sera placé sous le contrôle direct de l'occupant.

La zone libre est alors appelée « zone sud » et la zone occupée, « zone nord ». Deux occupants se la partagent : les Allemands et les Italiens (qui se retirent de la zone sud après la capitulation du 8 septembre 1943).

À Toulon, sur ordre de l'amiral Jean de Laborde, la flotte française se sabordera pour échapper aux Allemands sans pour autant tomber entre les mains des Anglais !

 

 

Voir aussi :

22 juin 1940 - La France signe l'armistice

8 novembre 1942 - Débarquement en Afrique du Nord

27 novembre 1942 - La flotte française se saborde à Toulon

 

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 23:01

La Bataille de l'Artois, comme on l'appelle aussi, fait suite aux bataille de l'Aisne et d'Albert, lors de « la course à la mer » entre les troupes alliées et allemandes. Elle débute le jeudi 1er octobre 1914

La dixième armée française de Louis Ernest de Maud'huy attaque la sixième armée allemande menée par le Kronprinz Rupprecht. L'offensive est un succès jusqu'à Douai. Mais les troupes allemandes, renforcées par trois corps d'armée, lancent une contre-offensive qui renvoie les alliés vers Arras. Ceux-ci réussissent à tenir la ville mais laissent les Allemands avancer vers le Nord.

 

Du 4 au 6 octobre, la lutte bat son plein dans la région d'Arras.

Le 5 octobre, les Allemands installent des batteries dans les communes voisines d’Arras de Mercatel, Beaurains, Tilloy, Neuville-Vitasse, Fampoux, La Targette et Neuville-Saint-Vaast. Il s’agit de positions stratégiques soigneusement repérées à l’avance, encerclant au nord, à l’est et au sud la ville d’Arras.

Le bombardement de celle-ci avait été minutieusement préparé. Le 6 octobre à  minuit, les premiers obus tombent sur le faubourg Saint-Sauveur. La ville subit alors de violents bombardements qui entraînent les premières destructions (Hôtel de Ville et son beffroi).

 

 

À la mi-novembre, après la bataille d'Ypres, le front se stabilise. Arras se retrouve à proximité des lignes qui coupent le Pas-de-Calais en deux, au cœur des enjeux stratégiques que va constituer cette partie de l'Artois. C'est là que vont se dérouler de violents combats depuis l'offensive française du printemps 1915 (2ème bataille d'Artois) jusqu'à celles menées par les Allemands puis les Alliés en 1918. Aujourd’hui, de nombreux monuments, cimetières, mémoriaux, stèles commémoratives et paysages témoignent des combats qui se sont succédés pendant 4 ans.

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 23:01

Le 17 septembre 1939, deux semaines après les armées allemandes, les armées soviétiques entrent à leur tour en Pologne.

Staline et Hitler se partagent le malheureux pays en vertu d'une clause secrète du pacte germano-soviétique signé en août 1939.

Ce pacte consistait en une attaque conjointe contre la Pologne, ainsi que le partage de son territoire entre les deux envahisseurs. Anéanti par cette attaque conjointe, le gouvernement polonais se réfugia en Roumanie où il fut interné avant d'être accueilli en France. Les derniers centres de résistance furent bientôt écrasés. Varsovie tomba le 27 septembre après 19 jours de résistance, suivie le 2 octobre par la garnison de Hel sur la Baltique et par Kock dans une ultime bataille le 5 octobre.

Le 28 septembre 1939, fut signé à Moscou un accord germano-soviétique intitulé ''Traité d'amitié et de frontière'' partageant la Pologne entre ses deux envahisseurs. La partie à l'Ouest de la rivière Bug revenant à l 'Allemagne, la partie à l'Est du Bug revenant à la Russie soviétique.

 

La Russie commença, dès octobre 1939, la déportation en masse de soldats et de civils polonais vers 150 camps d'internement de Sibérie, de l'Arctique et du Kazakhstan.

1.500.000 hommes et femmes furent ainsi déportés en cinq vagues sur un an ...

De plus, 25.700 détenus, cadres civils et militaires (dont 15.000 officiers et sous-officiers), policiers, fonctionnaires, magistrats, prêtres, et intellectuels, mains liées dans le dos, furent tués d'une balle dans la nuque sur l'ordre de Staline. Cet ordre fut contresigné par tous les membres du politburo le 5 mars 1940.

Ces massacres furent enfin reconnus par B. Elstine devant L. Walesa le 14 octobre 1992.

 

Dans la partie que s'est appropriée l'Allemagne : la zone Ouest de la Pologne fut annexée par le Reich avec la mise en œuvre d'une germanisation complète ; la partie restante fut administrée par un gouvernement général allemand (G.G.).

Sur ce territoire, les théories racistes d'Hitler furent systématiquement appliquées par H. Himmler à partir du 15 mai 1940 ; trois millions de Juifs devaient être éliminés et les Polonais transformés en une main d'œuvre de sous-hommes, privés de leur culture...

Un mouvement de déportation vers le Reich fut également mis en place.

 

Voir également :

23 août 1939 - Le pacte germano-soviétique

1er septembre 1939 - l'Allemagne envahit la Pologne

 

 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 23:01

La première bataille de la Marne marque l'arrêt de la progression des troupes allemandes. Les Français, menés par le maréchal Joffre, l'emportent face à une armée allemande épuisée qui décide de battre en retraite dès le 11 septembre.

Après des semaines de débâcle, la bataille de la Marne est la première offensive réussie des troupes françaises et britanniques sur l'envahisseur allemand. Sur 240 kilomètres, de Meaux à Verdun, les soldats vont se livrer un combat sans merci durant sept jours et six nuits, du 6 au 12 septembre 1914.

Les vignobles de Champagne ont été des alliés inattendus dans la victoire : de nombreux soldats allemands faits prisonniers ont été retrouvés ivres !

 

Un bilan terrible

L'Allemagne avait engagé 900.000 hommes (51 divisions) ; la France (64 divisions) et le Royaume-uni (6 divisions) 1.082.000 hommes.

La bataille de la Marne s’achève donc par  la première victoire des Alliés au prix de  pertes humaines considérables :

    Français : 105.000 morts, 122.000 blessés

    Britannique : 7.000 morts, 30.000 blessés

    Allemands : 83.000 morts, 173.000 blessés

 

Communiqué de JOFFRE au Ministère de la Guerre, le 13 septembre 1914 :

« Notre victoire s'affirme de plus en plus complète. Partout l'ennemi est en retraite. Partout les Allemands abandonnent des prisonniers, des blessés, du matériel. Après les efforts héroïques dépensés par nos troupes pendant cette lutte formidable qui a duré du 5 au 12 septembre, toutes nos armées surexcitées par le succès exécutent une poursuite sans exemple par son extension... Le gouvernement de la République peut être fier de l'armée qu'il a préparée. »

 

Relire aussi : 6 septembre 1914 - Première bataille de la marne

 

 

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 23:01

Le jeudi 9 septembre 1943, suite à la capitulation de l'Italie la veille, les Corses se soulèvent. Les insurgés, épaulés progressivement par des troupes venues d'Afrique du Nord, mèneront des combats contre les troupes allemandes jusqu'au 4 octobre.

La Corse, qui appartenait à la zone libre, avait été envahie, le 11 novembre 1942, par les Allemands et les Italiens (opération Attila) à la suite du débarquement allié en Afrique du Nord.

80.000 soldats Italiens occupent la Corse le 11 novembre, auxquels viendront s'ajouter (à partir de juin 1943), 14.000 Allemands de la brigade SS Reichsführer (soit presque un occupant pour deux habitants, l'île comptant environ 200 000 habitants).

La Résistance, qui existait déjà à l’état embryonnaire commença alors à s’étoffer.

 

Le 10 juillet 1943, les Alliés débarquent en Sicile (opération Husky) et Mussolini est destitué deux semaines plus tard.

Le 3 septembre 1943, un armistice, rendu public le 8, est signé entre l'Italie et les Anglo-Américains.

Dès le 4 septembre, la Résistance corse est mise en alerte par un message radio qui lui apprend l'imminence d'un débarquement.

Le soir du 8, le général italien Magli reçoit deux ultimatums : l'un du commandement allemand qui exige le désarmement des forces italiennes, l'autre de Paul Colonna d'Istria qui réclame une prise de position sans équivoque pour ou contre la Résistance corse. Le premier est rejeté, le second accepté avec des réticences qui expliquent que les troupes italiennes ne sont vraiment engagées contre les Allemands qu'une quinzaine de jours plus tard.

Le 9 septembre 1943, Ajaccio se soulève massivement contre l'occupant nazi et devient ainsi la première ville française libérée de la domination allemande.

 

La Corse sera alors le premier département français libéré.

La libération de la Corse fut combinée par la Résistance intérieure corse, appuyée par des troupes débarquées du sous-marin Casabianca, échappé au sabordage de la flotte de Toulon pour rejoindre les Français libres.

Libérée grâce à l’action des patriotes et des Forces Françaises Libres, l'île deviendra une base pour la poursuite des opérations en Italie puis pour le débarquement en Provence en août 1944.

 

La libération de la Corse aura coûté la vie à plus de deux mille deux cents personnes :

- 87 militaires venus d'Alger,

- 172 patriotes corses

- 200 victimes des bombardements dont 170 à Bastia,

- 637 Italiens, un millier d'Allemands,

- 137 victimes du torpillage du «Général-Bonaparte », le 19 mai 1943, entre Ajaccio et Nice) ;

 

Il faut compter presque autant de blessés (240 militaires venus d'Alger, 300 patriotes, 300 par les bombardements, 600 Italiens, 500 Allemands).

 

Charles De Gaulle évalue immédiatement l’ampleur du symbole et la portée politique de l’évènement.

Visitant Bastia dévastée par de  violents bombardements puis Ajaccio le 8 octobre, il déclare lors de son premier grand discours en métropole :

« La Corse a la fortune et l’honneur d’être le premier morceau libéré de la France. Ce qu’elle fait éclater de ses sentiments et de sa volonté, à la lumière de sa libération, démontre ce que sont les sentiments et la volonté de la nation toute entière. (…) Les patriotes corses groupés dans le Front National auraient pu attendre que la victoire des armes réglât heureusement leur destin. Mais ils voulaient eux-mêmes êtres des vainqueurs. » .

Le même jour devant les correspondants de guerre américains, anglais et français le chef de la France Libre ajoute :

« L’exemple de la Corse concourra à galvaniser l’action des patriotes de France. L’écroulement de l’autorité de Vichy et l’établissement de la nouvelle administration se sont faits ici sans le moindre désordre. »

 

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27 novembre 1942 - La flotte française se saborde à Toulon

25 juillet 1943 - Mussolini renversé

 

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 23:01

Le samedi 8 septembre 1951, les représentants du Japon signent le traité de San Francisco avec ceux des États-Unis et de 47 nations alliées de la Seconde Guerre mondiale.

L'Inde, la Birmanie et la Chine nationaliste, absentes ce jour, signeront à leur tour un traité de paix avec le Japon dans les mois suivants.

L'URSS et la Chine populaire ne signent pas ce traité de paix.

Par ce traité de paix, qui est l'aboutissement de la capitulation signée 6 ans plus tôt, le Japon reconnaît l'indépendance de la Corée et renonce à toute revendication sur ses ancienns possessions des îles Kouriles et Sakhaline, devenues soviétiques, ainsi que sur Taiwan (Formose) et ses archipels du Pacifique, passés sous tutelle étasunienne. Il renonce à toute intervention militaire extérieure et se voit seulement autorisé à constituer une « force d'auto-défense » non-nucléaire.

 

Soucieux de transformer l'archipel en base avancée face aux pays communistes, URSS et Chine populaire, les États-Unis conservent sur place d'importantes bases militaires, notamment à Okinawa.

 

À l'entrée en vigueur du traité, le 28 avril 1952, le Japon peut enfin recouvrer son indépendance politique et se libérer de la tutelle américaine. La reconstruction étant à peu près achevée, le pays entre dès lors dans une phase d'expansion accélérée qui va le hisser parmi les plus riches pays de la planète.

 

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 23:01

Le siège de Dunkerque eut lieu du 7 septembre au 11 octobre 1646 pendant la guerre de Trente Ans (série de conflits armés qui a déchiré l’Europe de 1618 à 1648). Dunkerque est alors espagnole depuis 1559.

 

En 1646, lorsque Louis II de Bourbon-Condé, duc d'Enghien, dit « le Grand Condé », se retrouve seul aux commandes de l'armée des Flandres, il envisage une action brillante : le siège de Dunkerque.

Il commence par isoler complètement la ville en prenant Furnes le 7 septembre et les forts qui commandent les canaux alentour, sur lesquels il jette des ponts pour assurer ses communications. Après avoir tracé ses lignes de circonvolution en quelques jours, il remblaie les écluses que les Dunkerquois avaient ouvertes pour inonder les plaines.

 

L’armée de siège compte 3.000 fantassins polonais, 2.000 cosaques Ukrainiens commandés par Bogdan Khmelnitski, dépêchés en France par leur reine Marie de Mantoue qu'Anne d'Autriche et Mazarin ont mariée l'hiver dernier au vieux roi de Pologne, Ladislas IV.

C’est la première fois que les Polonais viennent servir la France ; c’est le point de départ de la longue fraternité militaire des deux peuples.

 

L’amiral Tromp est là, comme à Mardyck, malgré les coups de vent d’équinoxe, pour fermer la mer aux assiégés, avec 10 vaisseaux hollandais, auxquels se joignent 15 frégates normandes et picardes. Les Espagnols ne tentent rien de sérieux pour conserver la première ville maritime de Flandre, si ce n’est de solliciter l’assistance du parlement d'Angleterre.

Comme les Espagnols n'obtiennent pas le soutien des Anglais qui ne souhaitent pas rompre leurs relations avec la France, les portes de Dunkerque s'ouvrent le 11 octobre 1646.

 

Ce siège est sans doute la plus belle des actions militaires du prince de Condé.

 

Louis II, prince de Condé, duc de Bourbon, duc d'Enghien, duc de Montmorency, duc de Châteauroux, duc de Bellegarde, duc de Fronsac, gouverneur du Berry, comte de Sancerre (1646-1686), comte de Charolais (à partir de 1684), pair de France, premier prince du sang.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 23:01

Le gouvernement de Pietro Badoglio négocie l'armistice avec les Alliés depuis la fin juillet. Quelques temps auparavant, le débarquement anglo-américain en Sicile avait entraîné la chute du chef du régime fasciste italien, Benito Mussolini.

Le 3 septembre 1943 à Cassibile, près de Syracuse (Sicile), le général Castellano pour l’Italie et Bedell Smith pour les Alliés signent en secret le document de capitulation. L’Italie demande désormais l’appui des Alliés pour éviter la mainmise allemande sur Rome : au moins 15 divisions qui se déploieraient surtout dans la zone La Spezia-Civita Vecchia. Elle essaye de retarder l’annonce de l’armistice mais ne réussit à la différer que jusqu’au 8 septembre, au soir duquel l’armistice italien est radiodiffusé par Badoglio et Eisenhower.

 

La réaction allemande ne se fera pas attendre puisqu’elle déclenchera quelques heures plus tard l’invasion du pays et libèrera Mussolini le 12 septembre. Celui-ci se réfugiera dans le Nord, où il constituera la République de Salo. Quant au roi et à Badoglio, ils fuiront au Sud du pays, zone encore occupée par les Alliés.

 

 

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3 septembre 1939 – La Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l'Allemagne

10 juin 1940 - L'Italie déclare la guerre à la France et à l'Angleterre

10 juillet 1943 - Débarquement anglo-saxon en Sicile

25 juillet 1943 - Mussolini renversé

 

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 23:01

Erich Von Falkenhayn, chef suprême de l'armée allemande depuis septembre 1914 et concepteur de l'offensive de Verdun, Il est remplacé par le maréchal Paul von Hindenburg.

Le général Paul Von Hindenburg (1847-1934) est à la retraire quand son pays déclare la guerre à la Russie le 31 juillet 1914. On l’appelle pourtant sous les drapeaux le 23 août pour diriger les armées du Reich sur le front de l’Est. Secondé par le général Ludendorff, il remporte les célèbres batailles de Tannenberg et des lacs Mazures en septembre et octobre, et d’autres victoires en Pologne et en Lituanie.

Ses succès font de lui un héros national. Il reçoit la distinction de Maréchal et devient donc le commandant en chef de toutes les opérations de l’armée allemande. Il occupera cette fonction jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale.

Toujours en duo avec Ludendorff, il prend toutes les décisions militaires et politiques de l’Allemagne. Mais, suite à l’échec des grandes offensives allemandes de 1918, il incite son gouvernement à demander l’armistice.

 

Il connaîtra ensuite une carrière politique prospère.

Après l’abdication de l’Empereur Guillaume II et l’instauration de la République de Weimar, il sera élu président de cette dernière en 1925.

On lui doit également la nomination d'Hitler au poste de chancelier en 1933 !

 

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 13:08

Le protectorat français du Laos, une des composantes de l'Indochine française, était le gouvernement fédérant les différents États peuplés par le peuple Lao, sur le territoire de l'ancien royaume du Lan Xang.

Le 27 août 1946, le Protectorat français du Laos devient un état centralisé, le Royaume du Laos, suite à un traité passé entre le roi Sisavang Vong et la France.

 

Cet accord, qui fait suite à l'instabilité politique qui règne au Laos depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, prévoit une unification du pays sous l'égide du souverain, et une plus large autonomie au sein de l'Union française.

 

19 juillet 1949 : Indépendance dans le cadre de l'Union française.

Les indépendantistes du Pathet Lao demeurent néanmoins actifs et animent à Bangkok un gouvernement en exil. Si Phetsarath demeure nominalement le chef des opposants, le plus actif est son demi-frère le prince Souphanouvong, très lié au Việt Minh, qui relance dès 1947 des activités de guérilla avec le soutien de Hô Chi Minh. Le 28 juillet 1947, le roi propose aux insurgés une amnistie en échange de l'abandon de la lutte. La France, afin de stabiliser la situation, mène progressivement le Laos sur le chemin d'une indépendance mesurée : le 19 juillet 1949, Boun Oum, devenu premier ministre, signe avec le président français Vincent Auriol une convention assurant au Laos une indépendance dans le cadre de l'Union française.

 

La guerre civile

Souphanouvong ne désarme pas et, le 13 août 1950, relance les activités du Pathet Lao en formant, avec le soutien Việt Minh, un Front du Laos libre. La guerre civile laotienne débute en avril 1953.

 

22 octobre 1953 : Indépendance en tant qu'État associé, transfert de compétences.

En septembre 1953, la France cède ses dernières compétences au gouvernement royal. Le 22 octobre, le Royaume du Laos signe avec la France un traité d'amitié et d'association qui lui garantit de jouir pleinement de son indépendance.

 

12 février 1973 : Accord de cessez-le-feu.

En 1973, dans la foulée des accords de paix de Paris, les différentes parties laotiennes parviennent elles-mêmes à un accord de cessez-le-feu, signé le 12 février. En avril, Souphanouvong fait une entrée triomphale dans la capitale. Un gouvernement provisoire d'union nationale voit le jour le 5 avril 1974

 

Abolition de la monarchie

L'abolition de la monarchie le 2 décembre 1975 verra la disparition du Royaume du Laos au profit de la République démocratique populaire du Laos (régime communiste).

Les hauts fonctionnaires et les intellectuels de Vientiane sont envoyés dans des camps de « rééducation ». Environ 300.000 Laotiens (10 % de la population de l’époque) fuient le pays. La plupart émigrèrent vers la France et les États-Unis, après un passage en Thaïlande.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 23:01

La « guerre de Cent Ans » (qui dura en réalité 116 ans : de 1337 à 1453) est sans doute le plus célèbre conflit du Moyen Âge. Elle oppose la dynastie des Plantagenêts à celle des Valois, et à travers elles le royaume d'Angleterre et celui de France.

 

Le 7 octobre 1337, à l'Abbaye de Westminster, le roi d'Angleterre Édouard III lance publiquement un défi à son cousin, le roi de France. Il conteste la légitimité de Philippe VI de Valois et revendique la couronne de France pour lui-même. C'est le facteur déclenchant de la guerre de Cent Ans.

Le 24 juin 1340, le roi anglais Édouard III a anéanti la flotte de son rival, dans le port de L'Écluse (Flandre). Fort de ce premier succès, l'Anglais débarque en Normandie avec un millier de navires et 20.000 hommes et s'empare de Caen.

 

Mais le roi de France Philippe VI de Valois ne tarde pas à mobiliser ses troupes. À la tête de 50.000 hommes, il va à la rencontre de l'assaillant. Édouard III remonte en direction des Flandres.

Le 24 août, l'armée anglaise, sous le commandement du roi Édouard III et de son fils, le futur Prince noir, alors à peine âgé de 15 ans, dresse ses tentes sur la rive droite de la Somme, en bordure de la forêt de Crécy-en-Ponthieu. Comme arrivent les Français en provenance d'Abbeville, les Anglais s'établissent sur une hauteur et creusent des fossés en prévision des assauts de la cavalerie ennemie.

 

La confrontation intervient le samedi 26 août 1346.

Dans l'après-midi, l’armée anglaise, composée de 12.000 hommes, dont 7.000 archers, fraîchement reposée, attend les Français sur les hauteurs. Ceux-ci comptent dans leurs rangs plus de 36.000 hommes dont 15.000 mercenaires génois (essentiellement des arbalétriers).

Edouard III a organisé ses troupes habilement afin de les tenir prêtes à riposter à l’attaque de la cavalerie française : ses archers sont placés de telle façon que chaque groupe est couvert par un autre.

 

Cette bataille marqua le début de la guerre de Cent Ans.

 

Les archers anglais triomphent

Crécy marque un tournant dans la stratégie de guerre. Les Anglais possèdent quelques canons (bombardes), dont c'est la première apparition en Occident. Mais c'est à leurs archers qu'ils devront une éclatante victoire, les charges désordonnées de la chevalerie française s'étant toutes brisées contre un tir meurtrier.

Les bombardes n’étaient pas très efficaces du fait de leur portée limitée, mais elles effrayèrent les troupes françaises et leurs chevaux, contribuant ainsi au désordre de l'armée française.

 

Malgré la prépondérance numérique de Français, les pertes françaises sont lourdes : toutes les grandes familles sont touchées : Jean de Luxembourg ; Charles, comte d'Alençon (frère du roi) ; Louis de Châtillon (comte de Blois), le duc de Lorraine, Jean de Châlons, Louis de Sancerre, Jean d'Auxerre, Louis de Nevers (comte de Flandres), le Comte d'Aumale, l'évêque de Sens, l'Archevêque de Nimes, Jean de Croï (sire d'Airaines), les comtes de Salm, de Blamont, d'Harcourt,....

 

Deux jours après un succès aussi éclatant qu'imprévu, Édouard III reprenait sa route vers le nord, ses pillages et incendies : Montreuil, Etaples, Waben, St Josse. Il lui fallait un port pour rembarquer, peut-être aussi pour assurer les campagnes futures. Renonçant à Boulogne, l'Anglais fit porter son effort sur Calais, qui semblait plus vulnérable, mais qui, tenace, et sérieusement ravitaillé par la marine normande, résista jusqu'au 4 août 1347. Les Anglais conservèrent Calais comme tête de pont militaire et comme étape commerciale.

 

Relire également : 25 octobre 1415 - Bataille d'Azincourt

 

 

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 23:01

Après le désastre de la bataille des éperons d'or, Philippe le Bel est fou de rage : alors que son armée devait venger l'affront des « Matines de Bruges », elle a été massacrée, et de nombreux grands seigneurs y ont trouvé la mort...

Le roi de France ne peut laisser pareil camouflet sans réponse, aussi entreprend-il de préparer minutieusement sa revanche. Durant l'année 1303 et les premiers mois de 1304, de nombreux raids à la frontière du comté de Flandre et de l'Artois ont lieu, afin d'affaiblir les forces adverses, mais surtout d'amasser suffisamment d'argent pour mettre sur pied sa propre armée. Gui de Dampierre, seigneur de Flandre toujours emprisonné dans les geôles du roi de France, est libéré afin d'essayer de trouver une conciliation avec les flamands, mais les négociations n'aboutissent pas et Gui de Dampierre revient se constituer prisonnier.

 

Le 20 juin 1304, Philippe le Bel convoque l'Ost royal. Jusqu'au mois d'août, les flamands résistent avec une grande détermination et parviennent à gêner considérablement l'avancée de l'armée française, qui doit de nombreuses fois battre en retraite et trouver de nouvelles routes pour avancer. Le 11 août, la flotte flamande est totalement anéantie devant le port de Zierikzee, en Zélande (actuelle Hollande) : les espoirs d'émancipation de la Flandre deviennent dès lors quasiment nuls...

 

Du 14 au 16 août, les deux armées se retrouvent à Mons-en-Pévèle pour des négociations, mais aucun accord n'est trouvé entre les deux parties. Le 17, l'Ost royal tente de rejoindre Pont-à-Vendin, tenu par les flamands, pour libérer la route d'Arras et ainsi régler de graves problèmes d'approvisionnement : mais l'armée flamande barre la route des français, qui cette fois-ci font face pour de bon.

 

Le lundi 18 août 1304, sous une chaleur écrasante, plus de 150.000 hommes s'affrontent : 70.000 français font face à 80.000 flamands. Durant toute la journée, on se bat : arbalètes contre frondes, charges de cavalerie, contre-offensive flamande, échec de nouveaux pourparlers, destruction de catapultes françaises, prise du camp flamand par la cavalerie française, coup de force du camp flamand sur le camp royal et enfin charge décisive de la cavalerie française, qui met l'armée de Flandre en déroute.

 

Au cours de la bataille, l'espoir a fini par quitter le camp flamand : privés d'eau et de nourriture, ils tentent un ultime coup de force en se ruant par surprise sur le camp royal de Philippe le Bel, pendant une trêve. Le roi de France s'y repose, il a ôté son armure... Se relevant en catastrophe, il saisit une arme, se précipite vers son cheval, tandis que plusieurs hommes se font tuer en le protégeant, puis en l'aidant à se hisser sur sa monture.

 

Philippe le Bel se bat alors avec l'énergie du désespoir, et fait preuve d'un grand courage. À ses côtés, plusieurs hommes se distinguent également au cours de l'affrontement, qui, malgré la supériorité numérique et l'effet de surprise des flamands, voit finalement la victoire des français.

 

Relire aussi :

18 mai 1302 - Les « Matines de Bruges »

11 juillet 1302 - Bataille des Éperons d'or

 

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 23:01

Dès le début de la Première Guerre mondiale, les Austro-Hongrois soumettent la côte monténégrine à un blocus et bombardent ses ports. Ils sont libres de leurs actions puisque ni la Serbie, ni le Monténégro ne disposent de marine. Le 13 août 1914, la France déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie renversant le rapport de force dans l'Adriatique.

 

L'amiral Boué de Lapeyrère, qui commande la flotte française, veut profiter de son avantage numérique : il cherche à affronter les Austro-Hongrois dans une bataille décisive. Une armada de 15 cuirassés de ligne, 6 grands croiseurs accompagnés d'une trentaine de bâtiments légers ainsi que la division britannique de l'amiral Troubridge entre dans l'Adriatique. La flotte austro-hongroise ne peut espérer l'emporter, elle lève le blocus et s'empresse de se réfugier dans ses bases trop bien défendues pour redouter une attaque.

Mais le 16 août 1914, le croiseur léger Zenta (commandé par Paul Pachner - 2300 tonnes, 8 canons de 120 et 8 canons de 47) est surpris devant Antivari (Appelée maintenant Bar, au Monténégro). Il est accompagné du destroyer Uhlan et de deux torpilleurs.

La flotte française ne laisse pas passer cette occasion et le combat s'engage à 8 h 50.

Le Zenta, touché à plusieurs reprises par des salves du cuirassé dreadnought Courbet, est coulé. Mais les trois autres navires parviennent à fuir. La plupart des 300 membres d'équipage du Zenta parviennent à regagner la côte, sur des embarcations de sauvetage.

 

Ce fut la première bataille navale de la Première Guerre mondiale.

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 23:01

Malgré des liens étroits avec les pays de la triple entente et plus particulièrement le Royaume-Uni, les États-Unis, par la voix du président Woodrow Wilson, le 4 août 1914, proclament leur désir de rester neutres dans le conflit qui se joue en Europe.

 Ce même jour le Royaume-Uni la déclare à l'Allemagne suite à l'invasion allemande en Belgique.

Les États-Unis resteront en dehors du conflit jusqu'au 6 avril 1917.

 

Relire également :

4 août 1914 - Les Allemands envahissent la Belgique

6 avril 1917 - Les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne

 

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