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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 00:01

Le vendredi 16 novembre 1917, Georges Clemenceau âgé de 76 ans, est nommé président du Conseil par son vieil ennemi, le président de la République Raymond Poincaré.

Le samedi 17, il forme un gouvernement de choc afin de poursuivre et intensifier la guerre avec l'Allemagne.

Ce deuxième gouvernement Clemenceau dure un peu plus de deux ans (Le premier du 25 octobre 1906 – 20 juillet 1909), longévité notable pour un gouvernement de la IIIe République.

 

Clemenceau prend la tête du gouvernement français à un moment crucial. Les Allemands gardent l'avantage militaire. Ils occupent le nord et l'est du territoire et, depuis la révolution bolchevique du 6 novembre et le retrait unilatéral de la Russie de la guerre, ils peuvent concentrer tous leurs efforts sur le front occidental. Ils le font avec d'autant plus de détermination que les Américains, entrés en guerre en avril aux côtés des Alliés, amènent par centaines de milliers des combattants frais et dispos sur le Vieux Continent.

La France est saisie par le doute et la lassitude. Les partisans d'une paix de compromis, comme Joseph Caillaux, relèvent la tête. Sur le front, des soldats excédés par l'incompétence de leurs chefs en arrivent à se mutiner.

 

Dans son discours d'investiture devant la Chambre des députés, le 20 novembre, le nouveau président du Conseil, par ailleurs ministre de la guerre, annonce sans ambages son intention de traquer les présumés défaitistes et traîtres qui entravent à l'arrière les efforts des combattants.

Sa détermination vaut au président du Conseil d'être surnommé le « Tigre » ou le « Père de la Victoire ». Les poilus témoignent d'une grande affection pour le vieillard qui n'hésite pas à ramper jusqu'à eux dans les tranchées et l'appellent plus simplement « Le Vieux ».

 

Composition du gouvernement :

Georges Clemenceau (PRS) - Président du Conseil, ministre de la Guerre

Stéphen Pichon (PRS) - Ministre des Affaires étrangères

Louis Loucheur - Ministre de l'Armement et des fabrications de guerre

Jules Pams (PRS) - Ministre de l'Intérieur

Louis-Lucien Klotz (PRS) - Ministre des Finances

Pierre Colliard (RS) - Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale

Louis Nail (PRS) - Ministre de la Justice

Georges Leygues (PRD) - Ministre de la Marine

Louis Lafferre (PRS) - Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts

Victor Boret (RS) - Ministre de l'Agriculture et Ravitaillement

Henry Simon (PRS) - Ministre des Colonies

Albert-André Claveille - Ministre des Travaux publics et des Transports

Étienne Clémentel (PRS) - Ministre du Commerce, de l'Industrie, des Transports maritimes, de la Marine marchande, des Postes et Télégraphes

Charles Jonnart (PRD) - Ministre du Blocus et des Régions libérées.

(23 novembre 1917 - Albert Lebrun remplace Charles Jonnart)

 

PRD : Parti Républicain Démocratique

PRS : Parti Radical-Socialiste

RS : parti Républicain Socialiste

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 23:01

La bataille de l’Yser est l'appellation donnée à l'ensemble des combats qui se sont déroulés du 17 au 31 octobre 1914 et qui ont opposé les unités allemandes qui voulaient franchir le fleuve en direction de Dunkerque aux troupes belges et françaises qui essayaient de les y arrêter. Fin octobre, l’armée belge réfugiée derrière le fleuve, ouvre les écluses qui jalonnent le fleuve pour immerger la plaine.

 

Le repli de l'armée belge

Le 4 août 1914, les Allemands envahissent la Belgique qui était neutre depuis 1831. L'armée belge commandée par le roi Albert Ier résiste grâce aux camps fortifiés de Namur et de Liège. Cependant, le 20 août, les Belges abandonnent Liège et se replient vers l'ouest sur camp fortifié d'Anvers, tout en empêchant le débordement par l'ouest des Anglo-français par l'armée allemande.

Après la bataille de la Marne (début septembre), l'armée française et l'armée allemande s'enterrent dans des tranchées en Champagne et en Picardie. Cependant, à l'ouest, l'espace est libre pour un débordement. Les Allemands entreprennent un mouvement en direction des ports de la Manche, afin de priver les Britanniques de ports. Les Français et les Britanniques en font de même pour interdire le débordement : c'est « la course à la mer ».

 

Début octobre, ayant attendu en vain les renforts britanniques prévus, l'armée belge, menacée d'encerclement, abandonne Anvers et se replie vers le sud-ouest.

Les Belges se replient d'abord derrière le canal de Gand à Terneuzen. Le 10 octobre, à Ostende, une conférence est organisée entre les chefs militaires alliés. Il y est décidé de se replier derrière l'Yser, afin de former un front continu s'étendant jusqu'à la mer du Nord.

Des unités britanniques et françaises arrivées en Belgique aideront à couvrir le repli. Entre les 12 et 15 octobre, l'armée belge s'installe sur l'Yser, entre la mer et Boezinge (6 km au nord d'Ypres).

 

Le terrain des combats

Les troupes allemandes, menées par le général Beseler et le duc Albert de Wurtenberg, veulent traverser l'Yser, fleuve côtier du Nord, pour rejoindre Dunkerque.

L'Yser n'est pas un obstacle important : en effet, le fleuve n'a que 15 mètres de large environ et n'est pas encaissé. Cependant la région est sillonnée par de nombreux canaux qui permettent le drainage des terrains qui sont pour la plupart au-dessous du niveau de la mer. Le déplacement des troupes est tributaire des nombreux ponts et en est ralenti. L'eau est présente à très peu de profondeur. Il est hors de question de creuser des tranchées.

Un système d'écluses très ancien permet d'évacuer l'eau. Mais si cela s'avère nécessaire, il permet de faire entrer l'eau de la mer du Nord en profitant des marées hautes. L'inondation est alors garantie sur un à deux mètres de hauteur.

 

La bataille

Les combats font rage pendant plus d’une semaine. Le 25 octobre, à l'exception du secteur de Dixmude, la journée est plus calme. Mais le roi Albert, après consultations d'experts, prend la décision de recourir à une inondation générale entre l'Yser et le talus du chemin de fer, à condition d'obturer tous les passages existant sous ce dernier. Les travaux commencent immédiatement.

La situation est désespérée : l'artillerie belge n'a presque plus de munitions.

À Nieuport, les Français abandonnent la tête de pont de Palingbrug. Dans la nuit, on détruit volontairement le pont sur le canal de Furnes.

Au centre, sous pression de l'ennemi, les Belges doivent se replier derrière le remblai du chemin de fer. L'ordre est donné de défendre cette ultime position à tout prix.

 

L’inondation

Le soir, l'ordre est donné de procéder à l'inondation par l’écluse de l’ancien canal de Furnes. Par cet accès à l’ancien canal de Furnes, l'eau de mer peut entrer à l'est du remblai du chemin de fer, grâce au siphon sous le canal de Furnes (ou canal de Dunkerque). La digue que l'on vient de construire entre le canal de Furnes et la ligne du chemin de fer empêche l’eau d’envahir le terrain à l’ouest du chemin de fer, où sont installées les troupes alliées. Le soir, à l'arrivée de la marée haute, les portes de l'écluse sont ouvertes, mais les vantaux, mal fixés, se rabattent brusquement sous la pression de l'eau montante et coupent l'afflux d'eau.

Dans la nuit du 27 au 28 octobre, les portes de l’écluse de l’ancien canal de Furnes sont de nouveau ouvertes. L'inondation reprend.

 

Malgré leur infériorité numérique, cette inondation artificielle permet aux Belges de stopper la progression ennemie et d’établir un barrage effectif tout au long de la guerre. Les troupes allemandes sont alors bloquées dans leur progression et le front de l'Yser est stabilisé. Il le restera jusqu'en 1918.

 

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 23:01

Le soulèvement de Varsovie prend fin le 2 octobre 1944 après deux mois de combat.

 

Le 1er août 1944, à Varsovie, l'Armia Krajowa (la résistance polonaise) déclenche un soulèvement contre l'occupant allemand. Cette insurrection vise à se libérer de l'occupation allemande pour permettre à l'Armée rouge d'être en position de force. Trompant l'espoir des combattants, qui comptaient sur son soutien, l'armée soviétique s'arrête sur les bords de la Vistule et laisse aux Allemands le temps de liquider l'insurrection.

Un moment déstabilisés par l'insurrection, les Allemands dépêchent des renforts massifs tandis que les Russes, parvenus de l'autre côté de la Vistule, reçoivent l'ordre d'attendre que les insurgés se fassent anéantir. Les aérodromes sous contrôle soviétique sont même fermés pour empêcher tout secours occidental.

Restés maîtres des faubourgs, les SS y accomplissent en représailles des horreurs rarement égalées dans l'histoire, rassemblant les civils dans les caves des immeubles et y mettant le feu, égorgeant ou mitraillant les malades et le personnel des hôpitaux : du 5 au 7 août, plus de 50.000 habitants du seul quartier de Wola sont ainsi massacrés.

Les insurgés tiennent pendant soixante-trois jours. Certains bastions ne se sont toujours pas rendus quand la capitulation est ordonnée le 2 octobre, après 63 jours de combat. Les membres de l'AK sont emmenés en captivité en Allemagne.

Quant aux civils, terrés depuis deux mois dans les caves, en proie à la faim, à la soif et aux épidémies, ils sont évacués manu militari et, pour nombre d'entre eux, déportés. Le bilan de la bataille de Varsovie, entre 220.000 et 250.000 morts en deux mois et une capitale rasée à 85%, est l'un des plus lourds du second conflit mondial.

 

 

Le 17 janvier 1945, l'Armée Rouge se décide à entrer dans la capitale polonaise. Il ne s'y trouve plus personne susceptible de contester l'autorité des nouveaux occupants. Les communistes polonais n'ont aucune peine à s'installer au pouvoir.

 

Lire aussi :

19 avril 1943 - Soulèvement du ghetto de Varsovie

17 janvier 1945 - Les Soviétiques entrent à Varsovie

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 23:01

Le 4 septembre 1914, un mois après le début de la Grande Guerre, les Allemands entrent sans combat dans le fort de la Pompelle, érigé à l'orée de Reims dans les années 1880 et... désarmé en 1913. De cette position, les canons bombardent la ville.

 

 

 

Les premiers dégâts subis par la cathédrale sont antérieurs au 19 septembre.

En effet, lors du bombardement d’intimidation que Reims connaît le 4 septembre 1914 au matin, 4 obus tombent dans les environs de la cathédrale. Leurs éclats abiment des verrières côté nord et  la statuaire du portail. Un cinquième obus, lui, touche directement l’édifice au croisillon nord du transept. Mais l’intérieur de l’édifice n’est pas atteint et les dégâts extérieurs sont minimes. A partir du 14 septembre, les Allemands qui viennent d’évacuer Reims mais occupent toujours les forts qui dominent la ville, soumettent celle-ci au feu de leurs canons. Du 14 au 18 septembre, ces bombardements causent la mort d’environ 140 personnes. La cathédrale est atteinte à plusieurs reprises. Le 17 septembre, 3 obus percent la toiture aux environs de la tourelle du carillon. Le 18 septembre de nouveaux obus frappent l’édifice, tuant un gendarme français et deux des nombreux blessés allemands installés dans la cathédrale.

 

Le samedi 19 septembre 1914, le bombardement de la cathédrale Notre-Dame commence vers 7h30.

Après une courte accalmie en fin de matinée, le bombardement reprend à midi, tuant un des adjoints, le docteur Jacquin, qui sortait de l’Hôtel de Ville.

À 15 heures, un obus touche l’échafaudage en bois de pin qui depuis mai 1913 ceinturait la tour nord de la cathédrale et l’enflamme. Vers 15h30, la toiture prend feu rendant l’incendie visible de loin ce qui amène les Allemands à cesser leur tir. Mais la chaleur de l’incendie met en ébullition les 400 tonnes de feuilles de plomb qui recouvrent la toiture. Le plomb fondu se répand alors sur les voûtes et coule par les gargouilles, provoquant une spectaculaire fumée couleur jaune d’or. À 15h50 l’échafaudage s’effondre sur le parvis, remplissant celui-ci de fumée.

 

Le bilan humain

Le drame touche aussi l’intérieur de la cathédrale où sont rassemblés de nombreux blessés allemands. Cette transformation de la cathédrale en hôpital militaire remonte à une décision prise par les autorités militaires allemandes lors de la courte occupation de Reims. Le 11 septembre 15 000 bottes de paille sont amenées pour servir de couchage tandis que les chaises sont empilées dans le chœur. En même temps, un drapeau de la Croix Rouge remplace, au sommet de la tour nord, le drapeau blanc installé le 4 septembre. A la reprise de la ville, le projet allemand est repris à son compte par l’État-major français qui, le 16 septembre, fait regrouper dans la cathédrale les 131 blessés allemands soignés dans les hôpitaux de Reims. Or, le 19 septembre, très vite, des flammèches venant de l’incendie de l’échafaudage communiquent le feu aux bottes de paille. Affolés, les blessés allemands tentent de sortir mais sont bloqués par quelques soldats territoriaux et une foule de quelques 300 Rémois déchaînés contre eux. Il faut l’insistance du clergé de la cathédrale et d’un capitaine de dragons français pour que les blessés allemands soient finalement évacués. Mais 14 Allemands sont morts, dont 10 qui ont tenté de fuir par la cour de l’archevêché. Au total, les bombardements du 19 septembre 1914 causent la mort de 32 personnes.

 

Le bilan matériel

Il ne reste rien de la toiture sur la nef, les transepts, le chœur, l’abside et les bas-côtés. Le clocher de l’Ange a totalement disparu. Cependant, les voûtes ont tenu même si elles ont souffert du feu. A l’intérieur, l’incendie a dégradé la pierre, en particulier les sculptures du revers du portail sud. Une grande partie du mobilier est en cendres : les tambours et les stalles du XVIIIe siècle, le tapis du sacre de Charles X, le trône archiépiscopal. Le clergé a pu cependant évacuer les objets liturgiques et le Trésor de la cathédrale au début de l’incendie. Au total, si les superstructures de la cathédrale ont résisté, l’incendie a entraîné des dommages importants et le bâtiment se trouve désormais exposé sans toiture aux intempéries.

 

 

La contre-offensive de la Marne permet aux Français de reprendre le fort dès le 24 septembre 1914 mais jusqu'à la fin de la guerre, quatre ans plus tard, la ville et sa cathédrale n'en finiront pas d'être touchées par des obus.

 

Grâce à un don de John Rockefeller, la cathédrale est reconstruite dans les années 1920 par l'architecte Henri Deneux, qui conçoit une ingénieuse charpente en ciment armé.

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 23:01

Le mardi 11 septembre 1917, le pilote de chasse Georges Guynemer décolle pour ce qui sera sa dernière mission au-dessus des lignes allemandes. Son engagement dans la Grande Guerre et sa mort à 22 ans en feront une légende de l'aviation de combat.

Georges Guynemer est né à Paris le 24 décembre 1894. Il a 9 ans quand les frères Wright effectuent un premier vol aérien de l'autre côté de l'Atlantique.

Quand éclate la guerre en 1914, il est refusé dans l'infanterie et dans la cavalerie en raison de sa constitution fragile. Il réussit cependant à s'engager dans l'aviation comme mécanicien et obtient un brevet de pilote en mars 1915.

Affecté à Vauciennes, près de Compiègne, dans l'escadrille des Cigognes, il abat un premier appareil ennemi le 19 juillet 1915 avec un avion simplement équipé d'une mitrailleuse montée sur affût rigide. Il est alors promu sergent et reçoit la médaille militaire.

En décembre de la même année, après plusieurs victoires, il survit de peu à la chute de son appareil. Le jour de Noël, pour son 21e anniversaire, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur.

 

Pendant la bataille de Verdun, en 1916, il est gravement blessé mais reprend l'air avec le grade de sous-lieutenant et le surnom honorifique d'As de l'aviation. Le 27 juillet, il affronte avec succès une meute de 10 avions ennemis.

Un an plus tard, devenu célèbre jusqu'en Russie, décoré par le président Poincaré de la croix de Saint-Georges, au nom du tsar, il est muté avec son escadrille dans les Flandres.

Il a déjà 53 victoires à son actif quand il décolle pour sa dernière mission à bord de son Spad, « Le Vieux Charles », de Saint-Pol-sur-Mer vers Poelkapelle près d’Ypres en Belgique. Les Allemands identifieront son avion et sa dépouille dans un champ mais ne pourront récupérer ses restes, détruits par un bombardement.

 

L'héroïsme de Guynemer a fait de lui une figure légendaire ; sa devise, « Faire face », est devenue celle de l'Ecole de l'air.

 

Le monument érigé à son honneur domine le village de Poelkapelle. Au sommet d’une colonne, se trouve une cigogne en bronze, les ailes baissées, volant dans la direction dans laquelle Guynemer se serait écrasé.

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 23:10

Le mardi 29 août 1944, à l'approche de l'armée américaine, des soldats allemands instaurent la terreur dans la vallée de la Saulx, suite à des actes de résistance. 86 habitants de 16 à 85 ans des communes de Couvonges, Robert-Espagne, Beurey-sur-Saulx, Mognéville, et Trémont-sur-Saulx sont abattus et plusieurs centaines de maisons brûlées (54 maisons sur 60 détruites à Couvonges, 200 sur 300 à Robert-Espagne).

 

Arrivée en Lorraine de troupes venues d'Italie

Au début août 1944, Hitler décide de faire venir en France la 3e division de Panzergrenadiers qui est alors en Italie, dans la région de Florence. L'un de ses régiments, le 29e régiment de Panzergrenadiers, arrive ainsi au sud-ouest de Bar-le-Duc (Meuse) le 28 août.

Il répartit ses différentes unités dans plusieurs villages situés entre Bar-le-Duc et Saint-Dizier (Haute-Marne), notamment dans la vallée de la Saulx. Compte tenu de l'avance alliée, la mission de ce régiment n'est plus d'engager le combat contre les Américains mais de couvrir la retraite d'autres unités allemandes. Il s'agit de leurrer les Alliés en faisant croire à une présence ennemie plus importante qu'elle n'est en réalité.

Dès le 29 août au matin, plusieurs unités de ce régiment, équipées de véhicules blindés légers, se préparent à remplir leur mission. Elles quittent leur cantonnement pour faire mouvement vers l'ouest, en direction de Vitry-le-François. Un de leurs convois circule dans la forêt à proximité de Robert-Espagne mais il est attaqué par un petit groupe de résistants locaux. Un officier allemand donne aussitôt l'ordre de bloquer l'accès aux villages qu'il allait traverser, tous dans la Meuse et dans la vallée de la Saulx.

 

 

La tuerie de la vallée de la Saulx

Quatre villages sont particulièrement visés : Robert-Espagne, Beurey-sur-Saulx, Couvonges et Mognéville.

À chaque fois, les soldats empêchent toute personne d’en sortir ou d’y pénétrer. À midi, ils raflent les hommes rentrés manger chez eux. Ils fouillent systématiquement les maisons et mettent le feu aux maisons en lançant des plaquettes incendiaires. Les femmes et les enfants fuient sur les hauteurs dominant la vallée. À Robert-Espagne, Couvonges et Mognéville, les hommes raflés sont rassemblés sous bonne garde. Dans les deux premières localités, ils seront abattus vers 15 heures à l’aide de mitrailleuses. À Mognéville, un notaire qui parle allemand parvient à négocier la libération des otages mais une femme et deux hommes perdront néanmoins la vie dans ce village. À Beurey-sur-Saulx, plusieurs Malgré-nous parviennent discrètement à dire aux villageois de fuir. Dans ce village, les 6 victimes du 29 août seront 5 vieillards et une jeune fille, abattus devant leur maison en flammes ou tués dans une tranchée-abri. À Robert-Espagne, 49 hommes sont fusillés et un autre abattu dans une rue. À Couvonges, 26 hommes sont fusillés.

À Trémont-sur-Saulx, une localité voisine de Robert-Espagne, une jeune fille de 16 ans a eu la malchance d'être aperçue par des soldats du 29e qui l'abattent.

 

Responsabilités et poursuites

Après Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), Maillé (Indre-et-Loire), Tulle (Corrèze) et Ascq (Nord), la vallée de la Saulx (à la limite entre les départements de la Marne et de la Meuse) figure parmi les cinq grands massacres commis en France par les Allemands en 1944.

Alors que les premiers sont l’œuvre des SS, celui de ces villages meusiens a été commis par des militaires de la Wehrmacht.

L'enquête permit d'identifier les auteurs du massacre comme appartenant au 29e régiment de la 3e division de Panzer-Grenadiers, commandée par le generalmajor Hans Hecker.

L’affaire fut confiée au tribunal militaire de Metz qui identifia 8 militaires allemands (sur la cinquantaine qui aurait participé aux exactions). En 1950, l’instruction s’acheva mais les 8 inculpés (4 officiers, 2 sous-officiers et 2 soldats) étaient en fuite. Le jugement fut rendu le 28 mai 1952 et les condamnations furent prononcées par contumace : 4 condamnations à mort et 4 condamnations aux travaux forcés à perpétuité. Une peine de mort, celle concernant le colonel Schaefer, commandant du régiment, a été annulée en 1990, la famille du colonel étant parvenue à prouver qu'il ne commandait plus ce régiment le 29 août 1944.

 

 

Lien du jour : Hommage aux martyrs de la vallée de la Saulx

 

 

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 23:01

Le 25 août 1580 se déroule la bataille d'Alcantara qui oppose les troupes portugaises d'Antoine, prieur de Crato et neveu d'Henri Ier, à l'armée espagnole du Duc d'Albe et de Philippe II. Ce dernier revendique le trône portugais depuis la mort d'Henri Ier, décédé sans héritier.

 

Une couronne sans héritier direct

Le roi du Portugal Sébastien Ier, tué le 4 août 1578, au cours de la « bataille des Trois Rois » (Alcácer-Quibir, Maroc), est mort à 24 ans sans héritier. Son grand-oncle, le cardinal dom Henri lui succède sous le nom de Henri Ier « le Chaste ». Il meurt en janvier 1580, lui aussi sans héritier.

 

De nombreux prétendants se font connaître :

- Antoine Ier, Grand Prieur de Crato, fils naturel de Louis de Portugal (5ème duc de Beja) et neveu du cardinal,

- Philippe II d'Espagne, petit-fils d'Emmanuel Ier le Fortuné par sa mère Isabelle de Portugal,

Mais aussi :

- Raymond ou Ranuccio ou Ranuce Ier Farnèse, Duc de Parme, enfant de Marie de Portugal, fille aînée d'Édouard de Portugal, Duc de Guimarães, dernier enfant mâle d'Emmanuel Ier le Fortuné,

- Jean Ier de Bragance, Duc de Bragance, marié à Catherine de Portugal (de Guimarães), sœur cadette de Marie de Portugal,

- Catherine de Médicis (a reine Catherine de Médicis descend, à la onzième génération, de ce personnage et c'est sur cette ascendance qu'elle revendique des droits à la couronne portugaise)

- Emmanuel-Philibert de Savoie fils de Marie-Béatrice de Portugal.

 

La confrontation

Philippe II revendiquant la couronne fit de grands préparatifs et réunit une armée considérable. Il en donna le commandement au duc d’Albe, qui eut sous ses ordres le chef de l’artillerie et le commandant de la flotte.

 

L’armée portugaise se trouvait rangée en bataille entre Lisbonne et le ruisseau d’Alcantara, sa gauche appuyée au Tage. Le duc d’Albe disposa ses troupes vis-à-vis, de l’autre côté du ruisseau, de sorte que c’était sa droite qui s’appuyait au Tage. Il occupa en arrière un petit mamelon rocheux du haut duquel il dirigea les mouvements de son armée. Sa réserve était au pied de ce mamelon que désigne encore la tradition, ainsi que la pierre sur laquelle on prétend qu’il s’assit pendant l’action.

Pour traverser le ruisseau, il lui fallait s’emparer d’un pont et d’un moulin qui se trouvaient sur son cours. Il fit attaquer ces deux points faiblement pour gagner du temps et attirer de ce côté les forces portugaises.

Pendant cette première période de la bataille, un corps de cavalerie remontait par ses ordres le cours du ruisseau, le passait en amont et se dirigeait sur la droite des ennemis, tandis que la flotte espagnole remontait le Tage au moyen de la marée montante, et venait se poster sur le flanc gauche des Portugais. Tout fut si bien combiné, dans ce double mouvement tournant, que la cavalerie tomba sur la droite des ennemis au moment où la flotte canonnait et fusillait leur gauche.

L’armée de don Antonio, ainsi attaquée à la fois en front et sur les deux flancs, ne tint pas longtemps et s’enfuit vers Lisbonne, le seul côté qu’on lui eût laissé libre. Ainsi, dans cette journée, le duc d’Albe dut la victoire à une observation heureuse et pratique du phénomène de la marée, observation combinée avec une manœuvre tournante de cavalerie sur l’aile opposée. Cette combinaison fait honneur à son talent de conception, encore dans toute la vigueur, malgré son grand âge, et l’exécution de ce plan prouve que les troupes espagnoles possédaient encore à la fin du XVIe siècle des qualités manœuvrières que depuis, elles ont rarement retrouvées.

 

Les conséquences

La victoire espagnole entraine l'occupation du Portugal, l'exil forcé d'Antoine et la réunion des deux royaumes de la péninsule Ibérique, établie jusqu'en 1640. Dom Antoine, réfugié aux Açores, résiste aux Espagnols jusqu'en 1583. Il meurt en exil à Paris, en 1595. C'est la fin de la dynastie portugaise de Viseu.

 

 

Voir aussi :

25 juillet 1139 - Victoire portugaise sur les musulmans - Naissance du Portugal

13 juin 1580 - L'Espagne occupe le Portugal

1er décembre 1640 - Le Portugal retrouve son indépendance

 

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 23:01

Allié du duc de Bourgogne Jean sans Peur, le roi d'Angleterre Henry V débarque en Normandie.

S'ensuit le siège d'Harfleur qui commence le 18 août 1415 et dure jusqu'à la reddition de la ville près d'un mois après le 22 septembre.

Le dimanche 13 août 1415, les voiles d'une immense flotte apparaissent devant les côtes normandes, à l'embouchure de la Seine. Très impressionnés, les chroniqueurs de l'époque ont évoqué 1.500 navires mais selon les récents travaux de l'historien Craig Lambert, ils étaient probablement deux fois moins nombreux.

À bord de ces navires partis deux jours plus tôt du port de Southampton se trouvent environ 11.700 soldats (2.500 hommes d’armes et leur suite, 9.000 archers et 200 combattants spécialisés dans l’artillerie à poudre, pour la plupart des mercenaires allemands), et toute une logistique de siège, canons, bombardes et chevaux.

L'objectif du roi d'Angleterre Henry V, qui s'apprête à commander ses troupes en personne, c'est la ville fortifiée d'Harfleur (3 kilomètres de remparts, 18 tours) où il souhaite établir une tête de pont pour la reconquête de la Normandie, terre de son ancêtre Guillaume le Conquérant. C'est aussi un riche port de commerce à l'époque et un point stratégique qui permet de contrôler l'estuaire de la Seine et l'accès à Paris.

 

La campagne de France culmina avec la victoire anglaise sur les Armagnacs, lors de la bataille d'Azincourt (25 octobre 1415).

 

Lire également : 25 octobre 1415 - Bataille d'Azincourt

 

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:01

Le dimanche 10 août 1913, le traité de Bucarest met fin à la deuxième guerre balkanique. Ce traité contient avant tout des clauses territoriales, partageant à nouveau les territoires conquis lors de la précédente guerre balkanique. Les Bulgares, responsables des hostilités, restituent Andrinople aux Turcs et cèdent une partie de la Dobroudja à la Roumanie. La Macédoine est partagée entre la Serbie et la Grèce.

Le Congrès de Berlin de 1878 avait permis à l'Empire ottoman de conserver en Europe un vaste territoire habité majoritairement par des populations chrétiennes liées aux pays voisins : bulgares, grecs, serbes.

La proclamation de l'indépendance de la Bulgarie en 1908 et, en même temps, la poussée autrichienne marquée par l'annexion de la Bosnie et de l'Herzégovine, ainsi que l'aide apportée par l'Allemagne à la Turquie incitent les petits États des Balkans à se rapprocher et à former une ligue balkanique.

Mais les autorités ottomanes poussent les musulmans de Bosnie à s'installer en Macédoine pour modifier la composition ethnique de la région. Au début de l'année 1912, plusieurs traités d'alliance sont ainsi conclus entre la Bulgarie, la Grèce, la Serbie et le Monténégro, en vue de se partager les territoires européens de l'Empire ottoman.

La première guerre balkanique éclate en octobre 1912 et se termine par le traité de Londres du en mai 1913, qui met pratiquement fin à la présente ottomane en Europe. Cependant, ce traité ne détermine pas les nouvelles frontières en Macédoine. Dès le 1er juin, un accord est conclu entre la Grèce et la Serbie pour confirmer la ligne de démarcation entre leurs zones d'occupation en Macédoine et s'opposer aux ambitions bulgares dans la région.

Dans la nuit du 29 au 30 juin 1913, sans déclaration de guerre préalable, les Bulgares envahissent les territoires que leur contestent les Serbes et les Grecs. Les Turcs en profitent pour récupérer Andrinople et sa région, tandis que la Roumanie s'empare de la Dobroudja du Sud. La Bulgarie vaincue demande la médiation des puissances et un cessez-le-feu est établi fin juillet 1913. Le traité de paix est rapidement signé le 28 juillet par les représentants de la Bulgarie, de la Roumanie, de la Serbie, du Monténégro et de la Grèce. Il est ratifié le 10 août.

Dans la foulée de ce traité, celui de Constantinople (29 septembre 1913) entérine les limites territoriales entre la Bulgarie et l'Empire ottoman

 

Cette défaite de la Bulgarie a pour effet un renversement des alliances balkaniques, avec de graves conséquences pour l'Europe. Ainsi, la Russie jusque-là alliée de la Bulgarie se range aux côtés de ses vainqueurs, (Serbie et Roumanie) alors que la Bulgarie se voit contrainte de rechercher l'alliance de l'Autriche-Hongrie.

 

Au début de 1914, la situation dans les Balkans semble stabilisée mais les équilibres restent précaires. L’Autriche s’est montrée offensive et intransigeante. Elle s’est opposée avec détermination aux objectifs nationaux serbes. L’Allemagne et la Russie ont su calmer leurs alliés respectifs, mais la tension entre Vienne et Belgrade est si forte qu’un nouvel incident pourrait mettre le feu aux poudres…

En juillet 1914, après l’assassinat à Sarajevo de l’héritier au trône d’Autriche, Vienne et Berlin ne sauront pas montrer la même retenue, entraînant l’Europe et le monde dans « la grande guerre ».

 

Lire également :

17 octobre 1912 - Début de la guerre des Balkans

28 novembre 1912 - L'Albanie proclame son indépendance

28 juin 1914 - Assassinat d'un archiduc à Sarajevo

 

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 23:01

Durant la conférence de Yalta, Joseph Staline promet aux Alliés l'entrée en guerre de l'URSS contre le Japon. Dès le 2 Avril 1945, le pacte de neutralité soviéto-japonais datant de 1941 est abrogé, et à partir du 8 mai, des troupes soviétiques sont transférées en Extrême-Orient. Le mercredi 8 août 1945, la Russie déclare la guerre à l'Empire.

 

L'armée russe, dirigée par le maréchal Aleksandr Mikhaïlovitch Vassilievski, ouvre des fronts en Mandchourie, en Mongolie intérieure ainsi que dans la partie sud de Sakhaline. Elle occupe également les îles Kouriles.

En huit jours, les forces russes, appuyées par les soldats de la République populaire mongole, progressent de 400 km.

Après l'annonce de l'empereur Hiro-Hito, le 15 août, de son intention de capituler, les troupes progressent encore.

Le 16 août, les Soviétiques réalisent à Kalgan leur jonction avec les troupes du Parti communiste chinois, encerclant l'armée du Guandong. Le général Otozō Yamada entame des pourparlers de capitulation. Le 20 août, le cessez-le-feu est proclamé.

Le 23 août, Port-Arthur, sur lequel la République de Chine, par un traité passé quelques jours plus tôt, a reconnu la souveraineté soviétique, est occupé par l'Armée rouge.

Parallèlement, entre le 11 et le 25 août, la XXVe armée soviétique pénètre en Corée jusqu'au 38e parallèle nord. Les Kouriles et quatre îles de la province d'Hokkaidō sont occupées par les Soviétiques.

Entre 500.000 et 600.000 Japonais sont faits prisonniers par les Soviétiques, dont 148 généraux.

Le 2 septembre 1945, le Japon reconnaît sa défaite en signant l’acte de capitulation sur le cuirassé américain Missouri en baie de Tokyo.

 

Lire également :

6 août 1945 - Bombe atomique sur Hiroshima

9 août 1945 - Bombe atomique sur Nagasaki

10 août 1945 - Les Vietnamiens se soulèvent contre les Japonais

2 septembre 1945 - fin de la Seconde Guerre mondiale

 

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 23:01

Après trois ans de piétinement dans la plaine flamande, le commandant en chef britannique Douglas Haig lance le mardi 31 juillet 1917 à Passchendaele (ou Passendale), près d'Ypres, une grande offensive en direction des ports belges de Bruges et Ostende.

 

La Bataille de Passchendaele, appelée aussi troisième bataille d’Ypres, qui débute le 31 juillet 1917 et s’achève le 10 novembre 1917, renvoie exactement aux représentations des combats de la Première Guerre mondiale qui ont conquis notre imaginaire aujourd’hui : violence inouïe d’affrontements gigantesques, puissance écrasante des machines de guerre qui massacrent à bonne distance, mortalité effrayante et accélérée au sein de troupes engagées par vagues, gains territoriaux dérisoires au prix exorbitant d’assauts répétés et de carnages insensés. Le bilan est désastreux pour les Britanniques dont les pertes s’élèvent à environ 250.000 hommes, alors que les objectifs ne sont pas atteints, tandis que les Allemands perdent 170.000 hommes.

 

Lien du jour : La bataille sur le site officielle de la ville de Passchendaele

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 09:00

La guerre d’Espagne, est un conflit qui opposa le camp des « nationalistes » à celui des « républicains ». Elle se déroula de juillet 1936 à avril 1939 et s’acheva par la défaite des républicains et l’établissement de la dictature de Francisco Franco, qui conserva le pouvoir absolu jusqu’à sa mort en 1975.

À partir de mars 1937, l’armée de Franco, sous le commandement du général Mola, investit le nord de l’Espagne. Après avoir traversé le Pays basque, au cœur duquel eut lieu le terrible bombardement de la ville de Guernica, les nationalistes atteignent la ville de Bilbao.  Bilbao était la capitale de la communauté autonome basque établie par la république depuis le commencement de la guerre. Cette autonomie avait été octroyée en échange de l'appui des nationalistes basques.

 

Ce furent précisément ceux qui avaient été chargés d'organiser les défenses de la ville qui, par leur trahison, rendirent possible sa chute.

Murga et Anglada, après que les républicains eurent découvert leur trahison, les fusillèrent, mais le monarchiste Alejandro Goicoechea réussit à franchir les lignes, emportant avec tous les plans et informations disponibles sur le système de défense. Munis de ces renseignements, les chefs nationalistes découvrirent que le secteur du mont Gaztelumendi était un point faible dans la « Ceinture de Fer », car il n'y avait plus là qu'une seule ligne de défense, après les assauts nationalistes des mois précédents.

Dans la nuit du 13 juin, les défenseurs évacuèrent la majeure partie de la population civile de la ville. Les troupes franquistes lancèrent alors avec l'aide de la légion Condor une attaque de grande envergure qui détruit les défenses de Bilbao. C'est à Artxanda que se livrèrent les derniers combats, où mourut le lieutenant Mardaras.

Le 18 juin, le général républicain Ulibarri fit retraite, laissant tomber la ville aux mains de ses ennemis le 19 juin 1937. Ils détruisirent les ponts avant de se replier, mais la plus grande partie de la ville resta intacte.

 

En août, les combats se portent dans la région de Santander, qui tombe le 26 août. Les Asturies restent alors seules dans le nord de l’Espagne à rester sous contrôle de la République. Cette petite zone résiste longtemps mais doit capituler le 17 octobre, laissant ainsi les forces nationalistes entièrement maîtresses de la côte atlantique.

 

Relire également :

18 juillet 1936 - Début de la guerre civile espagnole

1 avril 1939 - Fin de la guerre civile en Espagne

15 juin 1977 - Élections démocratiques en Espagne

 

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 23:01

Le 9 juin 721, près de Toulouse, le duc d'Aquitaine Eudes inflige une sévère défaite aux musulmans. Sa victoire porte un coup d'arrêt à l'expansion de l'islam en Occident, dix ans après le franchissement du détroit de Gibraltar par les premiers musulmans.

Maître de l'Al-Andalus, Al-Samh ibn Malik al-Khawlani revendique les droits que les Wisigoths avaient au-delà des Pyrénées. Dès 719, ses hommes pénètrent dans le sud-ouest de la France et prennent rapidement Narbonne, Nîmes et Carcassonne, avant de conquérir la quasi-totalité de la Septimanie franque en 721. Il ne lui reste plus qu'à s'emparer de l'Aquitaine et de sa capitale mérovingienne rayonnante, Toulouse.

Pour faire face à la redoutable armée musulmane, le duc d'Aquitaine va partir avec ses hommes recruter des mercenaires vascons (basques) et quelques renforts de Neustrie et de Bourgogne.

Alors que Toulouse, assiégée depuis plusieurs mois, est sur le point de céder, Eudes d'Aquitaine tente une sortie héroïque le 9 juin 721. Confiante en sa supériorité, l'armée sarrasine avait installé son campement aux portes de Toulouse sur le territoire de la commune de Castanet. Compte tenu du déroulement des combats, elle ne défendait que faiblement son camp et n'utilisait pas d'éclaireurs. Ce 9 juin 721, l'effet de surprise est donc total. Les musulmans sont encerclés par l'armée d'Eudes, qui les attaque par les flancs et leur inflige de lourdes pertes.

Bien qu'inférieurs en nombre, les chevaliers et combattants autour d'Eudes d'Aquitaine détruisent les rangs ennemis complètement désorientés. Les musulmans paniquent très vite et reculent avant de fuir en se dispersant. Leur chef, Al-Samh ibn Malik al-Khawlani, est rattrapé puis tué.

 

Si l'histoire retient la victoire à Poitiers en 732, la défaite de Toulouse est probablement plus importante. Cette bataille est déterminante pour la suite des événements, notamment parce qu'elle offre le temps nécessaire à Charles Martel pour consolider son pouvoir et bâtir une armée afin de vaincre et déjouer les prochaines invasions.

 

 

Lire également :

27 Avril 711 – Début de l’invasion musulmane de la péninsule ibérique

25 octobre 732 - Charles Martel « arrête les arabes » à Poitiers

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 23:01

La bataille de Tourcoing se déroule le dimanche 18 mai 1794 (29 Floréal An II). Elle se solde par une victoire des Français commandés par le général Souham et le général Moreau, sur les Britanniques commandés par Frederick, duc d'York et Albany et les Autrichiens par le prince de Cobourg.

Contexte :

Depuis un an la situation militaire et politique de la France au sein de l'Europe s'était considérablement améliorée. Des armées et des Provinces avaient déjà été perdues par les coalisés durant l’année 1793 et certains gouvernements se repentaient d'avoir pris part à la coalition. Début 1794, il ne restait plus que quatre états directement intéressés à la continuation des hostilités l'Angleterre, l'Autriche, la Russie et le royaume de Naples.

Le Nord est le principal théâtre des opérations militaires et le cordon sanitaire qui protège l’intégrité de la France et de la République.

Au printemps, 78.000 coalisés attendaient le long de l'Escaut : Anglais, Prussiens, Autrichiens et Hanovriens, répartis en six camps. L'empereur d'Autriche arriva le 15 mai à Tournai avec le prince de Cobourg, à la tête de 20.000 Autrichiens d'élite.

 

La bataille de Tourcoing :

Dans le conflit armée qui l'oppose à la Coalition, la France possède trois armées situées au Nord du territoire. L'une d'entre elles est commandée le général Joseph Souham et le général Jean-Victor Marie Moreau.

Après avoir perdu la ville de Landrecies, les Français reprennent l'avantage le 18 mai 1794 en battant l'armée ennemie au cours de la bataille de Tourcoing.

 

Conséquences :

La bataille fut rude et meurtrière : 3.000 tués et blessés chez les Français, 4.500 chez les coalisés qui ont de plus abandonné 1.500 prisonniers et 60 canons.

Cette victoire permet aux Français de dégager la frontière de l'Escaut à la mer. Les coalisés doivent reculer, permettant aux forces françaises de se réorganiser.

L’armée des Ardennes et l'armée de Moselle furent regroupées (future armée de Sambre et Meuse) et dirigées vers Charleroi.

 

Lien du jour : Bataille de Tourcoing détaillée

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 23:01

Le paquebot britannique Lusitania, en provenance de New York, est coulé par un sous-marin allemand pour la raison qu’il transportait des armes à destination des belligérants. Parmi les victimes, de nombreux citoyens américains.

Lancé en 1906 pour la compagnie Cunard, le RMS Lusitania est le premier paquebot anglais à quatre cheminées. Véritable symbole de fierté nationale, il est alors le plus grand, le plus luxueux et le plus moderne de tous les navires jamais construits. Il pulvérise tous les records de vitesse et remporte le Ruban Bleu à plusieurs reprises; il devient le premier vaisseau à traverser l'Atlantique en moins de 5 jours. Très prisé de la clientèle et mondialement réputé, Lusitania rencontre un glorieux succès pendant sept années d'une carrière prestigieuse où il domine l'Atlantique-Nord aux côtés de son sister ship, le non moins célèbre Mauretania.

 

Alors que la Première Guerre Mondiale fait rage en Europe, Lusitania est torpillé par le sous-marin allemand « U-20 » au sud de l'Irlande le 7 Mai 1915. Il sombre en seulement 18 minutes et sur les 1.959 passagers, 1.198, dont 128 américains, meurent.

 

Ce drame choque l'opinion publique américaine, de plus en plus favorable à un engagement militaire contre les « Puissances centrales ». Sitôt après le naufrage, le président américain Woodrow Wilson agite la mort de nombreux concitoyens dans le naufrage du Lusitania  pour menacer l'Allemagne et exiger réparation.

Le gouvernement de Berlin, embarrassé, sanctionne le capitaine du sous-marin incriminé et décide le 27 août 1915 de suspendre la guerre sous-marine.

En 1917, l'empereur Guillaume II proclamera la reprise de la guerre sous-marine à outrance et le président Wilson déclarera la guerre à l'Allemagne.

 

Lien du jour :

RMS LUSITANIA

6 avril 1917 - Les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 23:01

Le 27 Avril 711, les troupes maures menée par Tariq ibn Ziyad traversent le détroit entre le Maroc et l'Espagne, et commencent leur conquête de la péninsule Ibérique. Depuis, le détroit porte son nom : le mot « Gibraltar » vient de l'arabe « djabal Ṭāriq » (montagne de Tariq).

Les Wisigoths ont dominé la majeure partie la péninsule Ibérique pendant près de trois siècles, des années 420 jusqu'à 711, date de la conquête par les Berbères et les Arabes…

À partir de la mort de Mahomet en 632, les musulmans se lancent dans une phase de conquête vers l’Empire byzantin, l’Empire perse sassanide et l’Afrique du Nord. En Afrique du Nord, la conquête est plus facile. Les Arabes fondent Kairouan en 670, prennent définitivement Carthage en 698 (la cité est rasée de peur que les Byzantins ne la réoccupent) et finissent par mettre un terme à la résistance des Berbères.

Au printemps 711, Mūsā ibn Nuṣayr, gouverneur omeyyade, envoie Ṭāriq ibn Ziyād à la conquête de la péninsule Ibérique. A la tête d'environ 12.000 hommes, il débarque dans la nuit du 27 au 28 avril 711.

Les Maures écrasent les Wisigoths (menés par leur dernier roi Rodéric) lors de la bataille de Guadalete. Cette défaite militaire provoque l'effondrement du royaume Wisigoth.

Deux ans plus tard, pratiquement toute la péninsule est occupée ; elle fait désormais partie du califat.

 

Relire également :

8 juin 632 - Mort du prophète Mahomet

11 juillet 711 - Les musulmans s'emparent de l'Espagne

25 octobre 732 - Charles Martel « arrête les arabes » à Poitiers

 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 00:01

La guerre de Vendée est le nom donné à la guerre civile qui opposa, dans l'Ouest de la France, les républicains (bleus) aux royalistes (blancs), entre l'an I et l'an IV (1793 et 1796) pendant la Révolution française.

Le jeudi 14 mars 1793, soit  quelques jours seulement après le début de la rébellion des paysans vendéens, ceux-ci sont parvenus à s’organiser et à se trouver un chef en la personne de Jacques Cathelineau, simple colporteur et sacristain de Pin en Mauges. Avec ce chef à son image, l’armée paysanne parvient à s’emparer de Cholet. Rapidement, ils progressent vers Chalonnes-sur-Loire (au sud d’Angers) puis Thouars.

 

Les causes du soulèvement de la Vendée

En 1789 les provinces de l’ouest avaient beaucoup attendu de la Révolution. Aussi, dès 1790, la déception s’installe dans les campagnes de l'Ouest pour les raisons suivantes :

  • L’allègement des impôts avait surtout favorisé les propriétaires, minoritaires dans la région et la nouvelle répartition mise en place en 1790 par les municipalités tendait à pénaliser le monde rural. De plus la mise en place de ces mesures impopulaires pour les ruraux était assurée par les nouvelles gardes nationales composées essentiellement de citadins.
  • La constitution civile du clergé heurtait les paysans dans leur foi. Cett foi, ancrée dans les traditions, était le ciment de la vie sociale du bocage. Les prêtres jureurs sont donc très mal accueillis en 1791 lorsqu’ils viennent remplacer les prêtres réfractaires. En 1792 les lois condamnant à l’emprisonnement les « bons prêtres », obligent ceuxci à officier dans la clandestinité.
  • Enfin c'est l’exécution de Louis XVI en janvier 1793 suivie de la levée des 300.000 hommes en février 1793 qui rend définitive la fracture entre les provinces de l’Ouest et le régime révolutionnaire.

Éloignés des frontières, refusant de quitter leurs clochers les paysans sont d’autant plus hostiles au principe de la conscription que les gardes nationaux composés principalement de citadins se voient mobilisés sur place. L’insurrection gronde et s’étend en mars 1793 sur un territoire d'environ 10.000 km2, la Vendée militaire.

 

Liens du jour :

11 mars 1793 - Massacre de Machecoul, début de l’insurrection vendéenne

La guerre fratricide de l'Anjou

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:01

La troisième guerre de Religion a éclaté suite à la décision du roi, Charles IX, toujours sous l’influence de Catherine de Médicis, d’ordonner l’arrestation du prince de Condé. Contraints de reprendre les armes, les protestants doivent affronter une nouvelle fois les catholiques.

Les armées catholiques et protestantes s'affrontent à Jarnac, près de La Rochelle, le jeudi 13 mars 1569, après que la reine Catherine de Médicis eut interdit le culte réformé (protestant) par l'édit de Saint-Maur (25 septembre 1568).

Les protestants, moins nombreux que les catholiques, sont commandés par Coligny et Condé, ainsi que par Jeanne d'Albret et son fils, le roi Henri III de Navarre (futur roi de France sous le nom d'Henri IV).

L'arrière-garde protestante, conduite par Coligny, est défaite par surprise. Condé tente de la secourir avec 300 cavaliers. Trop tard. Le prince, bien que blessé, se jette néanmoins dans la bataille. Contraint à la reddition, il relève sa visière et tend son épée à un gentilhomme catholique.

C'est alors que Joseph de Montesquiou, capitaine des gardes d'Henri d'Anjou, (futur Henri III), lui tire un coup de pistolet dans la tête à bout portant !

À cette mort par traîtrise s'ajoute la profanation : la dépouille de Condé, prince de sang, est juchée sur une ânesse et renvoyée de cette façon aux protestants.

Selon certains historiens, la perfidie de Montesquiou aurait inspiré l'expression : « coup de Jarnac ». Selon d'autres, celle-ci rappellerait le duel judiciaire entre le baron de Jarnac et le seigneur de La Chataîgneraie (1547).

 

Voir aussi : 23 août 1568 - Début de la troisième guerre de religion

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:00

Le 1er mars 1562, 200 protestants du village de Wassy (ou Vassy), en Champagne, écoutent un prêche dans une grange, à l'intérieur de la ville, quand ils sont surpris par les soldats de François II de Guise.

Dès le début de la Réforme, les prédicants parcourent la France, visitent la Champagne et prêchent au péril de leur vie. En dépit des brimades et des persécutions, l'Église Réformée de Wassy voit le jour vers la fin de 1561 pour répondre à l'attente de plus d'un millier de personnes qui adhèrent aux idées de la Réforme.

Le Duc de Guise lève une armée de mercenaires, décidé à punir de manière exemplaire les habitants de Wassy qui ont adopté la nouvelle religion. L'Édit de janvier 1561 autorisait pourtant les Huguenots à se réunir hors des murs des villes pour le prêche, mais le Duc semble prêt à passer outre.

 

Il fait chez les protestants une cinquantaine de morts, dont des femmes et des enfants, et environ cent-cinquante blessés.

Ce massacre marque le début de la première guerre de religion. Le 10 mars, le chef des huguenots, Louis de Condé, appelle les protestants à prendre les armes et à venger les villageois de Wassy.

La guerre s’étend à tout le royaume. Elle est marquée par des violences sauvages dans un camp comme dans l’autre.

 

Le conflit prendra fin en mars 1563 quand catholiques et protestants signeront la paix d'Amboise.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 00:00

L'empereur du Japon Meiji Tenno ayant remplacé le corps féodal des samouraïs par une armée de conscrits, son ancien ministre de la Guerre Saigo Takamori. Celui-ci prend la tête d'une ultime révolte de ces guerriers, nostalgiques de leur code de l'honneur (le bushido), de leurs beaux uniformes et de leur sabre rituel (le katana).

Personnalités

Saigo Takamori a créé une région indépendante et rebelle à Kaghoshima, au sud du pays. Le gouvernement impérial ne peut laisser faire cet affront. Le 22 février 1877, il attaque avec quelques centaines de samouraïs le château de Kumamoto, une ville de garnison de l’armée impériale.

L’attaque commence bien pour les rebelles, mais après deux jours d’assaut, le château continue de tenir bon. Saigo Takamori a sous-estimé ses adversaires. Le siège va durer deux mois et s’achève par un repli des rebelles. Quelques batailles héroïques auront lieu jusqu’en septembre mais les samouraïs sont d’ores et déjà battus. L’ultime confrontation a lieu sur le mont Shiroyama. Saigo, blessé, va devoir s’infliger le Seppuku, le suicide rituel des samouraïs (faussement appelé harakiri).

 

C’est cet épisode de rébellion qui a inspiré le film « Le dernier samouraï ».

 

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 00:01

Dans la nuit du 8 au 9 février 1904, la flotte de guerre japonaise attaque la base russe de Port-Arthur, à la pointe de la Chine, sans déclaration de guerre préalable.

Présents à Port-Arthur (en chinois Liu-chouen) depuis un traité signé avec la Chine le 27 mars 1898, les Russes avaient fait de ce port le point d’appui de leur flotte d’Extrême-Orient. Le Japon frappe la Russie suite à l'échec des négociations pour le retrait des troupes russes de Mandchourie.

 

Les Japonais coulent 7 de leurs navires dans la rade. Dans le même temps, 8.000 soldats japonais débarquent en Corée et marchent vers Séoul. C'est le début de la guerre russo-japonaise.

Port-Arthur capitulera le 2 janvier 1905 et la guerre se conclura à Portsmouth, le 5 septembre 1905, par la victoire du Japon.

 

Voir également : 5 février 1904 - Début de la guerre russo-japonaise

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 00:01

Six mois après le Débarquement de Normandie, Hitler tente le tout pour le tout et ordonne une offensive générale sur le front de l'Ouest pour stopper l'avance américaine et couper le front en direction du port d’Anvers.

Déclenchée le 16 décembre 1944 sous les ordres du maréchal Gerd von Runstedt, cette contre-attaque de 20 divisions allemandes surprend les Américains qui doivent se replier pendant quelques jours face aux meilleures troupes allemandes.

 

Le colonel Otto Skorzeny, qui s'est déjà illustré dans l'enlèvement de Mussolini, a mission de désorganiser les troupes ennemies. Ses hommes, revêtus d'uniformes américains, sont largués sur l'arrière de leurs lignes et chamboulent la signalisation routière avec un certain succès !

 

Les Américains s'illustrent dans la résistance de Bastogne. Sommé de se rendre, le commandant de la place, le général Anthony McAuliffe répond par un message laconique : « Nuts ! » (« Des clous ! »)

 

Mais les Allemands manquent de carburant, ne disposent pas de la supériorité aérienne et souffrent qui plus est du froid. Passé l'effet de surprise, ils buttent sur une résistance acharnée des Alliés. La bataille des Ardennes accélère en définitive la chute du IIIe Reich en épuisant ses meilleures unités et laisse Staline reprendre l'initiative à l'Est.

De sanglants combats, parfois à l'arme blanche, auront encore lieu jusqu'au 18 janvier 1945, date officielle de la fin de la bataille des Ardennes.

La contre-offensive allemande coûta aux Américains 10.733 soldats tués, 42.316 blessés, 22.636 portés disparus, 733 chars, 1.300 véhicules et 592 avions.
Les Anglais déploraient la perte de 1.400 de leurs soldats.
Les Allemands dénombraient 12.652 soldats tués, 38 600 blessés, 30.582 portés disparus, 600 chars, 5.000 véhicules et 1.000 appareils.
Il y eut également de terribles pertes parmi les civils : 2.500 Belges furent tués et 11.000 habitations furent détruites.

Le 20 janvier, les Allemands étaient revenus à leur point de départ. À la fin du mois, les troupes allemandes se replièrent sur le Rhin.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 00:01

Engagé en Italie contre les Autrichiens, le général Bonaparte tarde à emporter la décision. Il manque d'effectifs et le siège de la citadelle de Mantoue, qui verrouille la route de Vienne, traîne en longueur depuis six mois. C’est alors que les Autrichiens du général Alvinczy descendent en quatre colonnes des Alpes pour débloquer la citadelle.

Voyant cela, Bonaparte ordonne à Masséna et Ney de concentrer leurs divisions près du lac de Garde, à Rivoli, en soutien à un autre général de l'armée d'Italie, Joubert.

L'affrontement a lieu le 14 janvier 1797, près de Rivoli.

Les Français, inférieurs en nombre mais bien coordonnés, tiennent les Autrichiens en respect. À la mi-journée, Masséna débouche avec ses troupes sur le champ de bataille au terme d'une longue marche. L'« enfant chéri de la victoire », comme le surnommera Bonaparte, décide de la victoire.

 

Mantoue, réduite à la famine, capitule le 2 février. La route de Vienne est ouverte aux Français. Il ne reste plus aux Autrichiens qu'à solliciter la paix. Le traité est signé à Campoformio le 18 octobre de la même année.

Masséna recevra le titre de duc de Rivoli en souvenir de son action lors de la bataille.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 00:01

Le 9 janvier 1719, la France et l'Espagne entrent en guerre. Le conflit est la conséquence de la rivalité personnelle entre le roi Philippe V d'Espagne (petit-fils de Louis XIV) et le Régent de France Philippe d'Orléans (Louis XV est âgé de 9 ans).

 

Le roi Philippe V d’Espagne a des prétentions au trône de France. Pour les déjouer, le régent Philippe d’Orléans met en scène un attentat contre sa personne. Il fait croire que l’attentat aurait été fomenté dans l’entourage de l’ambassadeur d’Espagne, ce qui tient lieu de prétexte à l’entrée en guerre.

Ordonnance du Roy, portant declaration de guerre contre l'Espagne

 

 

 

 

La France envoie, au printemps 1719, une armée aux ordres du maréchal Berwick qui traverse les Pyrénées et qui entre dans la province basque. Le conflit prendra fin en février 1720. Trois ans plus tard, Louis XV montera officiellement sur le trône de France.

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 00:01

Le gouvernement français de Guy Mollet, révolté par les attentats du Milk Bar et de la Cafétéria, va confier au général Jacques Massu les pleins pouvoirs de police sur le Grand Alger (800.000 habitants dont une moitié de musulmans).

 

Le 5 février 1956, Guy Mollet, secrétaire général de la SFIO (Section française de l'Internationale socialiste), prend la tête du gouvernement français.

Le portefeuille de la Justice est confié à François Mitterrand (39 ans). Celui-ci fait voter le 12 mars 1956 par la gauche une loi sur les « pouvoirs spéciaux » qui apportera quelques mois plus tard une base légale à la torture.

Guy Mollet doit faire face à la montée de la violence aveugle en Algérie. Le 18 mai, on découvre dans les gorges de Palestro les corps de 18 jeunes militaires horriblement mutilés et tués après être tombés dans une embuscade.

Le 30 septembre, les spectaculaires attentats du Milk Bar avec la poseuse de bombe Zohra DRIFF, et de la Cafétéria font l'effet d'un coup de tonnerre. La guerre ne se confine plus dans les zones frontalières et les montagnes. Elle frappe désormais le cœur d'Alger !

Revigoré par l'impact médiatique de ces attentats, le FLN, qui dispose sur place d'environ 600 militants, n'hésite plus à s'en prendre à la population de la ville.

Pour tromper la vigilance de l'armée et de la police, il fait appel à des femmes de type européen pour convoyer les armes, transmettre les messages et même poser les bombes. Des Européens membres du PCF comme le jeune communiste Fernand Yveton, lui apportent aussi leur concours et se révèle incapable d'accomplir sa mission de poseur de bombe à l'usine à gaz du Hamma à Alger.

Robert Lacoste, ministre résident en Algérie, fait guillotiner les terroristes condamnés par la justice et décide de tout mettre en œuvre pour en finir avec la terreur.

 

Le préfet d'Alger fait donc officiellement appel aux hommes du général Massu avec l'approbation du garde des Sceaux François Mitterrand le lundi 7 janvier 1957.

Article 1e.

L'ensemble des pouvoirs de police, normalement dévolus à l'autorité civile, sont dévolus à l'autorité militaire.

Article 2

Le général Massu, est chargé de l'exécution du présent arrêté.

Signature : Serge Barret, préfet d'Alger.

 

C’est le coup d’envoi de la bataille d’Alger : ce jour-là, 8 000 hommes de la 10e DP, la division parachutiste, débarquent dans la ville. Ils reviennent d’Égypte où, en novembre, ils ont vainement tenté d’empêcher la nationalisation du canal de Suez par Nasser. Ils sont commandés par le général Jacques Massu, revenu d’Indochine dix ans plus tôt.

Il a mission de mettre fin au terrorisme dans l'agglomération et va s'acquitter de sa tâche en ne reculant pas devant l'emploi de la torture, malgré les réticences du colonel Yves Godard et les protestations du général Jacques Pâris de la Bollardière ou encore du secrétaire de la police Paul Teitgen.

 

Le FLN riposte le 28 janvier en décrétant une grève générale de huit jours. Les commerçants auront à peine le temps d’observer la consigne : le jour même, les « paras » ouvrent de force le rideau de fer de leurs boutiques. La suite est une succession d’attentats aveugles du FLN et de représailles de l’armée coloniale. Explosions aux stades d’Alger et d’El-Biar en février : 10 morts et 34 blessés.
Attentat du casino de la Corniche en juin : 8 morts et plus de 100 blessés. Petit à petit, l’armée française démantèle les réseaux du FLN. En septembre, les paras mettent la main sur Yacef Saadi, chef FLN de la zone autonome d’Alger. C’est la fin de la bataille d’Alger, que le général Massu a remportée moyennant la disparition de quelque 3.000 suspects et l’assignation à résidence de 24.000 personnes.

 

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