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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 09:00

La guerre d’Espagne, est un conflit qui opposa le camp des « nationalistes » à celui des « républicains ». Elle se déroula de juillet 1936 à avril 1939 et s’acheva par la défaite des républicains et l’établissement de la dictature de Francisco Franco, qui conserva le pouvoir absolu jusqu’à sa mort en 1975.

À partir de mars 1937, l’armée de Franco, sous le commandement du général Mola, investit le nord de l’Espagne. Après avoir traversé le Pays basque, au cœur duquel eut lieu le terrible bombardement de la ville de Guernica, les nationalistes atteignent la ville de Bilbao.  Bilbao était la capitale de la communauté autonome basque établie par la république depuis le commencement de la guerre. Cette autonomie avait été octroyée en échange de l'appui des nationalistes basques.

 

Ce furent précisément ceux qui avaient été chargés d'organiser les défenses de la ville qui, par leur trahison, rendirent possible sa chute.

Murga et Anglada, après que les républicains eurent découvert leur trahison, les fusillèrent, mais le monarchiste Alejandro Goicoechea réussit à franchir les lignes, emportant avec tous les plans et informations disponibles sur le système de défense. Munis de ces renseignements, les chefs nationalistes découvrirent que le secteur du mont Gaztelumendi était un point faible dans la « Ceinture de Fer », car il n'y avait plus là qu'une seule ligne de défense, après les assauts nationalistes des mois précédents.

Dans la nuit du 13 juin, les défenseurs évacuèrent la majeure partie de la population civile de la ville. Les troupes franquistes lancèrent alors avec l'aide de la légion Condor une attaque de grande envergure qui détruit les défenses de Bilbao. C'est à Artxanda que se livrèrent les derniers combats, où mourut le lieutenant Mardaras.

Le 18 juin, le général républicain Ulibarri fit retraite, laissant tomber la ville aux mains de ses ennemis le 19 juin 1937. Ils détruisirent les ponts avant de se replier, mais la plus grande partie de la ville resta intacte.

 

En août, les combats se portent dans la région de Santander, qui tombe le 26 août. Les Asturies restent alors seules dans le nord de l’Espagne à rester sous contrôle de la République. Cette petite zone résiste longtemps mais doit capituler le 17 octobre, laissant ainsi les forces nationalistes entièrement maîtresses de la côte atlantique.

 

Relire également :

18 juillet 1936 - Début de la guerre civile espagnole

1 avril 1939 - Fin de la guerre civile en Espagne

15 juin 1977 - Élections démocratiques en Espagne

 

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 23:01

Le 9 juin 721, près de Toulouse, le duc d'Aquitaine Eudes inflige une sévère défaite aux musulmans. Sa victoire porte un coup d'arrêt à l'expansion de l'islam en Occident, dix ans après le franchissement du détroit de Gibraltar par les premiers musulmans.

Maître de l'Al-Andalus, Al-Samh ibn Malik al-Khawlani revendique les droits que les Wisigoths avaient au-delà des Pyrénées. Dès 719, ses hommes pénètrent dans le sud-ouest de la France et prennent rapidement Narbonne, Nîmes et Carcassonne, avant de conquérir la quasi-totalité de la Septimanie franque en 721. Il ne lui reste plus qu'à s'emparer de l'Aquitaine et de sa capitale mérovingienne rayonnante, Toulouse.

Pour faire face à la redoutable armée musulmane, le duc d'Aquitaine va partir avec ses hommes recruter des mercenaires vascons (basques) et quelques renforts de Neustrie et de Bourgogne.

Alors que Toulouse, assiégée depuis plusieurs mois, est sur le point de céder, Eudes d'Aquitaine tente une sortie héroïque le 9 juin 721. Confiante en sa supériorité, l'armée sarrasine avait installé son campement aux portes de Toulouse sur le territoire de la commune de Castanet. Compte tenu du déroulement des combats, elle ne défendait que faiblement son camp et n'utilisait pas d'éclaireurs. Ce 9 juin 721, l'effet de surprise est donc total. Les musulmans sont encerclés par l'armée d'Eudes, qui les attaque par les flancs et leur inflige de lourdes pertes.

Bien qu'inférieurs en nombre, les chevaliers et combattants autour d'Eudes d'Aquitaine détruisent les rangs ennemis complètement désorientés. Les musulmans paniquent très vite et reculent avant de fuir en se dispersant. Leur chef, Al-Samh ibn Malik al-Khawlani, est rattrapé puis tué.

 

Si l'histoire retient la victoire à Poitiers en 732, la défaite de Toulouse est probablement plus importante. Cette bataille est déterminante pour la suite des événements, notamment parce qu'elle offre le temps nécessaire à Charles Martel pour consolider son pouvoir et bâtir une armée afin de vaincre et déjouer les prochaines invasions.

 

 

Lire également :

27 Avril 711 – Début de l’invasion musulmane de la péninsule ibérique

25 octobre 732 - Charles Martel « arrête les arabes » à Poitiers

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 23:01

La bataille de Tourcoing se déroule le dimanche 18 mai 1794 (29 Floréal An II). Elle se solde par une victoire des Français commandés par le général Souham et le général Moreau, sur les Britanniques commandés par Frederick, duc d'York et Albany et les Autrichiens par le prince de Cobourg.

Contexte :

Depuis un an la situation militaire et politique de la France au sein de l'Europe s'était considérablement améliorée. Des armées et des Provinces avaient déjà été perdues par les coalisés durant l’année 1793 et certains gouvernements se repentaient d'avoir pris part à la coalition. Début 1794, il ne restait plus que quatre états directement intéressés à la continuation des hostilités l'Angleterre, l'Autriche, la Russie et le royaume de Naples.

Le Nord est le principal théâtre des opérations militaires et le cordon sanitaire qui protège l’intégrité de la France et de la République.

Au printemps, 78.000 coalisés attendaient le long de l'Escaut : Anglais, Prussiens, Autrichiens et Hanovriens, répartis en six camps. L'empereur d'Autriche arriva le 15 mai à Tournai avec le prince de Cobourg, à la tête de 20.000 Autrichiens d'élite.

 

La bataille de Tourcoing :

Dans le conflit armée qui l'oppose à la Coalition, la France possède trois armées situées au Nord du territoire. L'une d'entre elles est commandée le général Joseph Souham et le général Jean-Victor Marie Moreau.

Après avoir perdu la ville de Landrecies, les Français reprennent l'avantage le 18 mai 1794 en battant l'armée ennemie au cours de la bataille de Tourcoing.

 

Conséquences :

La bataille fut rude et meurtrière : 3.000 tués et blessés chez les Français, 4.500 chez les coalisés qui ont de plus abandonné 1.500 prisonniers et 60 canons.

Cette victoire permet aux Français de dégager la frontière de l'Escaut à la mer. Les coalisés doivent reculer, permettant aux forces françaises de se réorganiser.

L’armée des Ardennes et l'armée de Moselle furent regroupées (future armée de Sambre et Meuse) et dirigées vers Charleroi.

 

Lien du jour : Bataille de Tourcoing détaillée

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 23:01

Le paquebot britannique Lusitania, en provenance de New York, est coulé par un sous-marin allemand pour la raison qu’il transportait des armes à destination des belligérants. Parmi les victimes, de nombreux citoyens américains.

Lancé en 1906 pour la compagnie Cunard, le RMS Lusitania est le premier paquebot anglais à quatre cheminées. Véritable symbole de fierté nationale, il est alors le plus grand, le plus luxueux et le plus moderne de tous les navires jamais construits. Il pulvérise tous les records de vitesse et remporte le Ruban Bleu à plusieurs reprises; il devient le premier vaisseau à traverser l'Atlantique en moins de 5 jours. Très prisé de la clientèle et mondialement réputé, Lusitania rencontre un glorieux succès pendant sept années d'une carrière prestigieuse où il domine l'Atlantique-Nord aux côtés de son sister ship, le non moins célèbre Mauretania.

 

Alors que la Première Guerre Mondiale fait rage en Europe, Lusitania est torpillé par le sous-marin allemand « U-20 » au sud de l'Irlande le 7 Mai 1915. Il sombre en seulement 18 minutes et sur les 1.959 passagers, 1.198, dont 128 américains, meurent.

 

Ce drame choque l'opinion publique américaine, de plus en plus favorable à un engagement militaire contre les « Puissances centrales ». Sitôt après le naufrage, le président américain Woodrow Wilson agite la mort de nombreux concitoyens dans le naufrage du Lusitania  pour menacer l'Allemagne et exiger réparation.

Le gouvernement de Berlin, embarrassé, sanctionne le capitaine du sous-marin incriminé et décide le 27 août 1915 de suspendre la guerre sous-marine.

En 1917, l'empereur Guillaume II proclamera la reprise de la guerre sous-marine à outrance et le président Wilson déclarera la guerre à l'Allemagne.

 

Lien du jour :

RMS LUSITANIA

6 avril 1917 - Les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 23:01

Le 27 Avril 711, les troupes maures menée par Tariq ibn Ziyad traversent le détroit entre le Maroc et l'Espagne, et commencent leur conquête de la péninsule Ibérique. Depuis, le détroit porte son nom : le mot « Gibraltar » vient de l'arabe « djabal Ṭāriq » (montagne de Tariq).

Les Wisigoths ont dominé la majeure partie la péninsule Ibérique pendant près de trois siècles, des années 420 jusqu'à 711, date de la conquête par les Berbères et les Arabes…

À partir de la mort de Mahomet en 632, les musulmans se lancent dans une phase de conquête vers l’Empire byzantin, l’Empire perse sassanide et l’Afrique du Nord. En Afrique du Nord, la conquête est plus facile. Les Arabes fondent Kairouan en 670, prennent définitivement Carthage en 698 (la cité est rasée de peur que les Byzantins ne la réoccupent) et finissent par mettre un terme à la résistance des Berbères.

Au printemps 711, Mūsā ibn Nuṣayr, gouverneur omeyyade, envoie Ṭāriq ibn Ziyād à la conquête de la péninsule Ibérique. A la tête d'environ 12.000 hommes, il débarque dans la nuit du 27 au 28 avril 711.

Les Maures écrasent les Wisigoths (menés par leur dernier roi Rodéric) lors de la bataille de Guadalete. Cette défaite militaire provoque l'effondrement du royaume Wisigoth.

Deux ans plus tard, pratiquement toute la péninsule est occupée ; elle fait désormais partie du califat.

 

Relire également :

8 juin 632 - Mort du prophète Mahomet

11 juillet 711 - Les musulmans s'emparent de l'Espagne

25 octobre 732 - Charles Martel « arrête les arabes » à Poitiers

 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 00:01

La guerre de Vendée est le nom donné à la guerre civile qui opposa, dans l'Ouest de la France, les républicains (bleus) aux royalistes (blancs), entre l'an I et l'an IV (1793 et 1796) pendant la Révolution française.

Le jeudi 14 mars 1793, soit  quelques jours seulement après le début de la rébellion des paysans vendéens, ceux-ci sont parvenus à s’organiser et à se trouver un chef en la personne de Jacques Cathelineau, simple colporteur et sacristain de Pin en Mauges. Avec ce chef à son image, l’armée paysanne parvient à s’emparer de Cholet. Rapidement, ils progressent vers Chalonnes-sur-Loire (au sud d’Angers) puis Thouars.

 

Les causes du soulèvement de la Vendée

En 1789 les provinces de l’ouest avaient beaucoup attendu de la Révolution. Aussi, dès 1790, la déception s’installe dans les campagnes de l'Ouest pour les raisons suivantes :

  • L’allègement des impôts avait surtout favorisé les propriétaires, minoritaires dans la région et la nouvelle répartition mise en place en 1790 par les municipalités tendait à pénaliser le monde rural. De plus la mise en place de ces mesures impopulaires pour les ruraux était assurée par les nouvelles gardes nationales composées essentiellement de citadins.
  • La constitution civile du clergé heurtait les paysans dans leur foi. Cett foi, ancrée dans les traditions, était le ciment de la vie sociale du bocage. Les prêtres jureurs sont donc très mal accueillis en 1791 lorsqu’ils viennent remplacer les prêtres réfractaires. En 1792 les lois condamnant à l’emprisonnement les « bons prêtres », obligent ceuxci à officier dans la clandestinité.
  • Enfin c'est l’exécution de Louis XVI en janvier 1793 suivie de la levée des 300.000 hommes en février 1793 qui rend définitive la fracture entre les provinces de l’Ouest et le régime révolutionnaire.

Éloignés des frontières, refusant de quitter leurs clochers les paysans sont d’autant plus hostiles au principe de la conscription que les gardes nationaux composés principalement de citadins se voient mobilisés sur place. L’insurrection gronde et s’étend en mars 1793 sur un territoire d'environ 10.000 km2, la Vendée militaire.

 

Liens du jour :

11 mars 1793 - Massacre de Machecoul, début de l’insurrection vendéenne

La guerre fratricide de l'Anjou

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:01

La troisième guerre de Religion a éclaté suite à la décision du roi, Charles IX, toujours sous l’influence de Catherine de Médicis, d’ordonner l’arrestation du prince de Condé. Contraints de reprendre les armes, les protestants doivent affronter une nouvelle fois les catholiques.

Les armées catholiques et protestantes s'affrontent à Jarnac, près de La Rochelle, le jeudi 13 mars 1569, après que la reine Catherine de Médicis eut interdit le culte réformé (protestant) par l'édit de Saint-Maur (25 septembre 1568).

Les protestants, moins nombreux que les catholiques, sont commandés par Coligny et Condé, ainsi que par Jeanne d'Albret et son fils, le roi Henri III de Navarre (futur roi de France sous le nom d'Henri IV).

L'arrière-garde protestante, conduite par Coligny, est défaite par surprise. Condé tente de la secourir avec 300 cavaliers. Trop tard. Le prince, bien que blessé, se jette néanmoins dans la bataille. Contraint à la reddition, il relève sa visière et tend son épée à un gentilhomme catholique.

C'est alors que Joseph de Montesquiou, capitaine des gardes d'Henri d'Anjou, (futur Henri III), lui tire un coup de pistolet dans la tête à bout portant !

À cette mort par traîtrise s'ajoute la profanation : la dépouille de Condé, prince de sang, est juchée sur une ânesse et renvoyée de cette façon aux protestants.

Selon certains historiens, la perfidie de Montesquiou aurait inspiré l'expression : « coup de Jarnac ». Selon d'autres, celle-ci rappellerait le duel judiciaire entre le baron de Jarnac et le seigneur de La Chataîgneraie (1547).

 

Voir aussi : 23 août 1568 - Début de la troisième guerre de religion

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:00

Le 1er mars 1562, 200 protestants du village de Wassy (ou Vassy), en Champagne, écoutent un prêche dans une grange, à l'intérieur de la ville, quand ils sont surpris par les soldats de François II de Guise.

Dès le début de la Réforme, les prédicants parcourent la France, visitent la Champagne et prêchent au péril de leur vie. En dépit des brimades et des persécutions, l'Église Réformée de Wassy voit le jour vers la fin de 1561 pour répondre à l'attente de plus d'un millier de personnes qui adhèrent aux idées de la Réforme.

Le Duc de Guise lève une armée de mercenaires, décidé à punir de manière exemplaire les habitants de Wassy qui ont adopté la nouvelle religion. L'Édit de janvier 1561 autorisait pourtant les Huguenots à se réunir hors des murs des villes pour le prêche, mais le Duc semble prêt à passer outre.

 

Il fait chez les protestants une cinquantaine de morts, dont des femmes et des enfants, et environ cent-cinquante blessés.

Ce massacre marque le début de la première guerre de religion. Le 10 mars, le chef des huguenots, Louis de Condé, appelle les protestants à prendre les armes et à venger les villageois de Wassy.

La guerre s’étend à tout le royaume. Elle est marquée par des violences sauvages dans un camp comme dans l’autre.

 

Le conflit prendra fin en mars 1563 quand catholiques et protestants signeront la paix d'Amboise.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 00:00

L'empereur du Japon Meiji Tenno ayant remplacé le corps féodal des samouraïs par une armée de conscrits, son ancien ministre de la Guerre Saigo Takamori. Celui-ci prend la tête d'une ultime révolte de ces guerriers, nostalgiques de leur code de l'honneur (le bushido), de leurs beaux uniformes et de leur sabre rituel (le katana).

Personnalités

Saigo Takamori a créé une région indépendante et rebelle à Kaghoshima, au sud du pays. Le gouvernement impérial ne peut laisser faire cet affront. Le 22 février 1877, il attaque avec quelques centaines de samouraïs le château de Kumamoto, une ville de garnison de l’armée impériale.

L’attaque commence bien pour les rebelles, mais après deux jours d’assaut, le château continue de tenir bon. Saigo Takamori a sous-estimé ses adversaires. Le siège va durer deux mois et s’achève par un repli des rebelles. Quelques batailles héroïques auront lieu jusqu’en septembre mais les samouraïs sont d’ores et déjà battus. L’ultime confrontation a lieu sur le mont Shiroyama. Saigo, blessé, va devoir s’infliger le Seppuku, le suicide rituel des samouraïs (faussement appelé harakiri).

 

C’est cet épisode de rébellion qui a inspiré le film « Le dernier samouraï ».

 

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 00:01

Dans la nuit du 8 au 9 février 1904, la flotte de guerre japonaise attaque la base russe de Port-Arthur, à la pointe de la Chine, sans déclaration de guerre préalable.

Présents à Port-Arthur (en chinois Liu-chouen) depuis un traité signé avec la Chine le 27 mars 1898, les Russes avaient fait de ce port le point d’appui de leur flotte d’Extrême-Orient. Le Japon frappe la Russie suite à l'échec des négociations pour le retrait des troupes russes de Mandchourie.

 

Les Japonais coulent 7 de leurs navires dans la rade. Dans le même temps, 8.000 soldats japonais débarquent en Corée et marchent vers Séoul. C'est le début de la guerre russo-japonaise.

Port-Arthur capitulera le 2 janvier 1905 et la guerre se conclura à Portsmouth, le 5 septembre 1905, par la victoire du Japon.

 

Voir également : 5 février 1904 - Début de la guerre russo-japonaise

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 00:01

Six mois après le Débarquement de Normandie, Hitler tente le tout pour le tout et ordonne une offensive générale sur le front de l'Ouest pour stopper l'avance américaine et couper le front en direction du port d’Anvers.

Déclenchée le 16 décembre 1944 sous les ordres du maréchal Gerd von Runstedt, cette contre-attaque de 20 divisions allemandes surprend les Américains qui doivent se replier pendant quelques jours face aux meilleures troupes allemandes.

 

Le colonel Otto Skorzeny, qui s'est déjà illustré dans l'enlèvement de Mussolini, a mission de désorganiser les troupes ennemies. Ses hommes, revêtus d'uniformes américains, sont largués sur l'arrière de leurs lignes et chamboulent la signalisation routière avec un certain succès !

 

Les Américains s'illustrent dans la résistance de Bastogne. Sommé de se rendre, le commandant de la place, le général Anthony McAuliffe répond par un message laconique : « Nuts ! » (« Des clous ! »)

 

Mais les Allemands manquent de carburant, ne disposent pas de la supériorité aérienne et souffrent qui plus est du froid. Passé l'effet de surprise, ils buttent sur une résistance acharnée des Alliés. La bataille des Ardennes accélère en définitive la chute du IIIe Reich en épuisant ses meilleures unités et laisse Staline reprendre l'initiative à l'Est.

De sanglants combats, parfois à l'arme blanche, auront encore lieu jusqu'au 18 janvier 1945, date officielle de la fin de la bataille des Ardennes.

La contre-offensive allemande coûta aux Américains 10.733 soldats tués, 42.316 blessés, 22.636 portés disparus, 733 chars, 1.300 véhicules et 592 avions.
Les Anglais déploraient la perte de 1.400 de leurs soldats.
Les Allemands dénombraient 12.652 soldats tués, 38 600 blessés, 30.582 portés disparus, 600 chars, 5.000 véhicules et 1.000 appareils.
Il y eut également de terribles pertes parmi les civils : 2.500 Belges furent tués et 11.000 habitations furent détruites.

Le 20 janvier, les Allemands étaient revenus à leur point de départ. À la fin du mois, les troupes allemandes se replièrent sur le Rhin.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 00:01

Engagé en Italie contre les Autrichiens, le général Bonaparte tarde à emporter la décision. Il manque d'effectifs et le siège de la citadelle de Mantoue, qui verrouille la route de Vienne, traîne en longueur depuis six mois. C’est alors que les Autrichiens du général Alvinczy descendent en quatre colonnes des Alpes pour débloquer la citadelle.

Voyant cela, Bonaparte ordonne à Masséna et Ney de concentrer leurs divisions près du lac de Garde, à Rivoli, en soutien à un autre général de l'armée d'Italie, Joubert.

L'affrontement a lieu le 14 janvier 1797, près de Rivoli.

Les Français, inférieurs en nombre mais bien coordonnés, tiennent les Autrichiens en respect. À la mi-journée, Masséna débouche avec ses troupes sur le champ de bataille au terme d'une longue marche. L'« enfant chéri de la victoire », comme le surnommera Bonaparte, décide de la victoire.

 

Mantoue, réduite à la famine, capitule le 2 février. La route de Vienne est ouverte aux Français. Il ne reste plus aux Autrichiens qu'à solliciter la paix. Le traité est signé à Campoformio le 18 octobre de la même année.

Masséna recevra le titre de duc de Rivoli en souvenir de son action lors de la bataille.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 00:01

Le 9 janvier 1719, la France et l'Espagne entrent en guerre. Le conflit est la conséquence de la rivalité personnelle entre le roi Philippe V d'Espagne (petit-fils de Louis XIV) et le Régent de France Philippe d'Orléans (Louis XV est âgé de 9 ans).

 

Le roi Philippe V d’Espagne a des prétentions au trône de France. Pour les déjouer, le régent Philippe d’Orléans met en scène un attentat contre sa personne. Il fait croire que l’attentat aurait été fomenté dans l’entourage de l’ambassadeur d’Espagne, ce qui tient lieu de prétexte à l’entrée en guerre.

Ordonnance du Roy, portant declaration de guerre contre l'Espagne

 

 

 

 

La France envoie, au printemps 1719, une armée aux ordres du maréchal Berwick qui traverse les Pyrénées et qui entre dans la province basque. Le conflit prendra fin en février 1720. Trois ans plus tard, Louis XV montera officiellement sur le trône de France.

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 00:01

Le gouvernement français de Guy Mollet, révolté par les attentats du Milk Bar et de la Cafétéria, va confier au général Jacques Massu les pleins pouvoirs de police sur le Grand Alger (800.000 habitants dont une moitié de musulmans).

 

Le 5 février 1956, Guy Mollet, secrétaire général de la SFIO (Section française de l'Internationale socialiste), prend la tête du gouvernement français.

Le portefeuille de la Justice est confié à François Mitterrand (39 ans). Celui-ci fait voter le 12 mars 1956 par la gauche une loi sur les « pouvoirs spéciaux » qui apportera quelques mois plus tard une base légale à la torture.

Guy Mollet doit faire face à la montée de la violence aveugle en Algérie. Le 18 mai, on découvre dans les gorges de Palestro les corps de 18 jeunes militaires horriblement mutilés et tués après être tombés dans une embuscade.

Le 30 septembre, les spectaculaires attentats du Milk Bar avec la poseuse de bombe Zohra DRIFF, et de la Cafétéria font l'effet d'un coup de tonnerre. La guerre ne se confine plus dans les zones frontalières et les montagnes. Elle frappe désormais le cœur d'Alger !

Revigoré par l'impact médiatique de ces attentats, le FLN, qui dispose sur place d'environ 600 militants, n'hésite plus à s'en prendre à la population de la ville.

Pour tromper la vigilance de l'armée et de la police, il fait appel à des femmes de type européen pour convoyer les armes, transmettre les messages et même poser les bombes. Des Européens membres du PCF comme le jeune communiste Fernand Yveton, lui apportent aussi leur concours et se révèle incapable d'accomplir sa mission de poseur de bombe à l'usine à gaz du Hamma à Alger.

Robert Lacoste, ministre résident en Algérie, fait guillotiner les terroristes condamnés par la justice et décide de tout mettre en œuvre pour en finir avec la terreur.

 

Le préfet d'Alger fait donc officiellement appel aux hommes du général Massu avec l'approbation du garde des Sceaux François Mitterrand le lundi 7 janvier 1957.

Article 1e.

L'ensemble des pouvoirs de police, normalement dévolus à l'autorité civile, sont dévolus à l'autorité militaire.

Article 2

Le général Massu, est chargé de l'exécution du présent arrêté.

Signature : Serge Barret, préfet d'Alger.

 

C’est le coup d’envoi de la bataille d’Alger : ce jour-là, 8 000 hommes de la 10e DP, la division parachutiste, débarquent dans la ville. Ils reviennent d’Égypte où, en novembre, ils ont vainement tenté d’empêcher la nationalisation du canal de Suez par Nasser. Ils sont commandés par le général Jacques Massu, revenu d’Indochine dix ans plus tôt.

Il a mission de mettre fin au terrorisme dans l'agglomération et va s'acquitter de sa tâche en ne reculant pas devant l'emploi de la torture, malgré les réticences du colonel Yves Godard et les protestations du général Jacques Pâris de la Bollardière ou encore du secrétaire de la police Paul Teitgen.

 

Le FLN riposte le 28 janvier en décrétant une grève générale de huit jours. Les commerçants auront à peine le temps d’observer la consigne : le jour même, les « paras » ouvrent de force le rideau de fer de leurs boutiques. La suite est une succession d’attentats aveugles du FLN et de représailles de l’armée coloniale. Explosions aux stades d’Alger et d’El-Biar en février : 10 morts et 34 blessés.
Attentat du casino de la Corniche en juin : 8 morts et plus de 100 blessés. Petit à petit, l’armée française démantèle les réseaux du FLN. En septembre, les paras mettent la main sur Yacef Saadi, chef FLN de la zone autonome d’Alger. C’est la fin de la bataille d’Alger, que le général Massu a remportée moyennant la disparition de quelque 3.000 suspects et l’assignation à résidence de 24.000 personnes.

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 00:01

 

Le mardi 10 décembre 1944, le gouvernement provisoire de la République française signe à Moscou un traité d'alliance et d'assistance mutuelle avec l'Union soviétique.

En présence du général de Gaulle et de Staline, Georges Bidault et Molotov officialisent l'alliance qui a pour but de se prémunir de la menace allemande et d'empêcher toute tentative d'agression du futur vaincu.

La collaboration franco-soviétique existait depuis la présence de l'escadron de chasse Normandie-Niemen sur le front de l'est.

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 00:01

Le 2 décembre 1805, un an tout juste après son sacre, Napoléon 1er remporte à Austerlitz sa victoire la plus éclatante. La bataille d’Austerlitz, dite aussi « des Trois empereurs » (Napoléon contre Alexandre Ier de Russie et François II d’Autriche), demeure la plus célèbre des victoires napoléoniennes.

Après une longue marche forcée de plus de 1.200 kilomètres en 60 jours, les troupes françaises font face à la coalition. Forte de 73.100 hommes, l'armée de Napoléon est inférieure en nombre à ses adversaires (85.700 hommes) et compte presque deux fois moins de canons.

À l'aube du 2 décembre 1805, les troupes françaises ont l'avantage d'occuper le plateau de Pratzen (Moravie) et dominent les hauteurs. Pourtant ils quittent ce plateau pour simuler une retraite. Le gros de l'armée austro-russe, commandé par Koutouzov, s'empare alors du plateau de Pratzen et souhaite couper la route aux Français. Napoléon dégarnit volontairement son aile droite en ordonnant à Davout de se retirer vers les marais, de façon à y attirer le général autrichien Buxhovden. Napoléon sait parfaitement que ses adversaires vont essayer d'envelopper l'Armée sur l'aile droite pour lui couper la retraite.

Leur centre est ainsi dégarni et les troupes commandées par Soult, appuyées par la cavalerie de Bernadotte, font soudain volte-face et franchissent le plateau tronçonnant ainsi les Austro-Russes.

Pendant ce temps, l'aile gauche française avec Lannes et Murat empêche Bagration d'intervenir en organisant une grande charge de cavalerie. Ceux qui ne peuvent s'enfuir sont repoussés vers les marais où les grenadiers français brisent la glace des étangs, paralysant ainsi l'artillerie russe.

 

La victoire de l'Empereur est totale

Les pertes alliées sont de 11.000 Russes et 4.000 Autrichiens ; 10.000 prisonniers russes et 1.600 autrichiens ; 186 canons et 45 couleurs régimentaires.

Les pertes françaises ne s'élèvent qu'à 1.300 morts, 7.000 blessés et 500 prisonniers !

 

La bataille d'Austerlitz  est restée dans les annales de la stratégie militaire et elle est encore étudiée dans de nombreuses écoles comme une référence dans l'art de la guerre.

 

Article détaillé 

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 00:01

Le 23 novembre 1946, trois bâtiments de la flotte de guerre française basée dans le golfe du Tonkin tournent leurs canons vers Haïphong, au nord du Vietnam.

Cet événement marque le début de la guerre d'Indochine, qui durera sept ans et demi.

Sous l'impulsion de l'amiral Thierry d'Argenlieu, les troupes françaises tentent de reprendre la ville d'Haiphong au Vietminh (Front de l'indépendance du Vietnam). Le grand port de la ville est bombardé et plusieurs quartiers annamites et chinois sont détruits. Plusieurs milliers de personnes perdent la vie.

Le conflit s'enlisera jusqu'au retrait des troupes françaises et la proclamation de l'indépendance du Laos et du Cambodge le 21 juillet 1954. La naissance d'un nouvel état vietnamien, divisé en deux zones, se fera dans la douleur d'une nouvelle guerre, cette fois avec les États-Unis.

 

Relire également :

2 septembre 1945 - Ho Chi Minh proclame l'indépendance du Vietnam

19 décembre 1946 - Début de la guerre d'Indochine

Chronologie en Indochine

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 10:18

Après la seconde guerre mondiale, les populations européennes qui avaient subies la barbarie nazie demandent justice.

Les criminels de guerre nazis sont jugés par un tribunal interallié à Nuremberg en Allemagne. La ville-phare de l'idéologie nazie devient le théâtre d'un procès qui va durer près d'un an (du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946).

Il est placé sous l’autorité du Tribunal militaire international instauré par les accords de Londres du 8 août 1945 et composé de quatre juges, quatre procureurs et quatre assesseurs soviétiques, français, américains et britanniques.

Sur les 22 hauts dignitaires du IIIème Reich, 12 seront condamnés à mort par pendaison : Göring (se suicide Avant l'exécution), von Ribbentrop (sera pendu le premier), Keitel, Kaltenbrunner, Rosenberg, Frank, Frick, Streichner, Sauckel, Jodl, Seyss-Inquart seront exécutés le 16 octobre 1946 ; Bormann étant condamné par contumace.

 

Condamnés à mort :

GOERING : maréchal du Reich, commandant de la Luftwaffe, ministre de l’air, 1er ministre de Prusse, président du reichstag (se suicide avant l'exécution)

STREICHER : directeur de journal antisémite, führer de Franconie.

FRICK : ministre de l’intérieur, reichprotektor de Bohême-Moravie

RIBBENTROP : ministre des affaires étrangères

KALTENBRUNNER : plus haut dignitaire des SS et de la gestapo après Himmler

SAUCKEL : plénipotentiaire général pour la main d'œuvre

KEITEL : maréchal, chef d’État-major

JODL : général, chef du bureau des opérations de la Wermacht

FRANCK : gouverneur général de Pologne

ROSENBERG: théoricien du NSDAP, ministre des territoires occupés de l’Est

SEYSS-INQUART : l’un des artisans de l’annexion de l’Autriche, commissaire du Reich pour les Pays-Bas

BORMANN : conseiller d’Hitler, disparu le 2 mai 1945 et condamné par contumace

 

Prison :

HESS : dauphin d’Hitler prison à perpétuité

FUNK : ministre de l’économie prison à perpétuité

RAEDER : commandant en chef de la marine prison à perpétuité

SPEER : architecte, ministre de l’armement 20 ans de prison

VON SHIRACH : chef des jeunesses hitlériennes, gauleiter de Vienne 20 ans de prison

VON NEURATH : ministre des affaires étrangères reichprotektor de Bohême-Moravie 15 ans de prison

DOENITZ : commandant de la marine 10 ans de prison

 

Acquittés :

VON PAPEN : chancelier en 1932 vice chancelier du 1er gouvernement Hitler puis ambassadeur

SCHACHT : ministre de l’économie président de la reichsbank

FRITZSCHE : chef des informations au ministère de la propagande

 

Relire aussi : 11 avril 1961 - Ouverture du procès d'Adolf Eichman

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 00:01

La ville Tobrouk en Libye est reprise aux Allemands par la Grande-Bretagne lors de la campagne de Libye.

 

En Juin 1942, Rommel s'était emparé de la ville avec l'Afrikakorps. Le port de Tobrouk constituait un enjeu stratégique pour l'Allemagne et l'Angleterre car il était le seul à se situer entre l'Égypte et la Tunisie. Grâce à ses eaux profondes il permettait de débarquer avec des navires de guerre et de l'artillerie (Tobrouk est le seul port d'Afrique du Nord à avoir cet avantage).

Le vendredi 13 novembre 1942, Tobrouk est reprise par la 8e Armée britannique sous le commandement du général Montgomery. Benghazi est reprise une semaine plus tard. Le 24 novembre, Rommel est à Mersa el-Brega, après un repli de 1 200 km.

 

Voir aussi :

8 novembre 1942 - Débarquement en Afrique du Nord

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 00:01

En réponse au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, l'armée allemande franchit la ligne de démarcation qui sépare la France occupée de la France dite « libre » depuis l'armistice de 1940.

 

Le mercredi 11 novembre 1942, à  l'aube les troupes allemandes franchissent la ligne de démarcation entre la zone libre et la zone occupée. Au fur et à mesure de leur pénétrations dans les villes françaises, exception faite de Toulon ou ils n'entrent pas, ils occupent les points stratégiques et désarment les garnisons de l'armée d'armistice qui ne bouge pas. Le général Bridoux, ministre de la Guerre, a intimé l'ordre aux unités de rester dans leurs garnisons. Seul, le général de Lattre de Tassigny, commandant une division à Montpellier refuse d'obéir et tente avec quelques hommes de prendre le maquis. L'expédition échoue cependant et il est arrêté et envoyé à la prison militaire de Toulouse.

 

À Vichy, le gouvernement du maréchal Pétain et de Pierre Laval sera placé sous le contrôle direct de l'occupant.

La zone libre est alors appelée « zone sud » et la zone occupée, « zone nord ». Deux occupants se la partagent : les Allemands et les Italiens (qui se retirent de la zone sud après la capitulation du 8 septembre 1943).

À Toulon, sur ordre de l'amiral Jean de Laborde, la flotte française se sabordera pour échapper aux Allemands sans pour autant tomber entre les mains des Anglais !

 

 

Voir aussi :

22 juin 1940 - La France signe l'armistice

8 novembre 1942 - Débarquement en Afrique du Nord

27 novembre 1942 - La flotte française se saborde à Toulon

 

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 23:01

La Bataille de l'Artois, comme on l'appelle aussi, fait suite aux bataille de l'Aisne et d'Albert, lors de « la course à la mer » entre les troupes alliées et allemandes. Elle débute le jeudi 1er octobre 1914

La dixième armée française de Louis Ernest de Maud'huy attaque la sixième armée allemande menée par le Kronprinz Rupprecht. L'offensive est un succès jusqu'à Douai. Mais les troupes allemandes, renforcées par trois corps d'armée, lancent une contre-offensive qui renvoie les alliés vers Arras. Ceux-ci réussissent à tenir la ville mais laissent les Allemands avancer vers le Nord.

 

Du 4 au 6 octobre, la lutte bat son plein dans la région d'Arras.

Le 5 octobre, les Allemands installent des batteries dans les communes voisines d’Arras de Mercatel, Beaurains, Tilloy, Neuville-Vitasse, Fampoux, La Targette et Neuville-Saint-Vaast. Il s’agit de positions stratégiques soigneusement repérées à l’avance, encerclant au nord, à l’est et au sud la ville d’Arras.

Le bombardement de celle-ci avait été minutieusement préparé. Le 6 octobre à  minuit, les premiers obus tombent sur le faubourg Saint-Sauveur. La ville subit alors de violents bombardements qui entraînent les premières destructions (Hôtel de Ville et son beffroi).

 

 

À la mi-novembre, après la bataille d'Ypres, le front se stabilise. Arras se retrouve à proximité des lignes qui coupent le Pas-de-Calais en deux, au cœur des enjeux stratégiques que va constituer cette partie de l'Artois. C'est là que vont se dérouler de violents combats depuis l'offensive française du printemps 1915 (2ème bataille d'Artois) jusqu'à celles menées par les Allemands puis les Alliés en 1918. Aujourd’hui, de nombreux monuments, cimetières, mémoriaux, stèles commémoratives et paysages témoignent des combats qui se sont succédés pendant 4 ans.

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 23:01

Le 17 septembre 1939, deux semaines après les armées allemandes, les armées soviétiques entrent à leur tour en Pologne.

Staline et Hitler se partagent le malheureux pays en vertu d'une clause secrète du pacte germano-soviétique signé en août 1939.

Ce pacte consistait en une attaque conjointe contre la Pologne, ainsi que le partage de son territoire entre les deux envahisseurs. Anéanti par cette attaque conjointe, le gouvernement polonais se réfugia en Roumanie où il fut interné avant d'être accueilli en France. Les derniers centres de résistance furent bientôt écrasés. Varsovie tomba le 27 septembre après 19 jours de résistance, suivie le 2 octobre par la garnison de Hel sur la Baltique et par Kock dans une ultime bataille le 5 octobre.

Le 28 septembre 1939, fut signé à Moscou un accord germano-soviétique intitulé ''Traité d'amitié et de frontière'' partageant la Pologne entre ses deux envahisseurs. La partie à l'Ouest de la rivière Bug revenant à l 'Allemagne, la partie à l'Est du Bug revenant à la Russie soviétique.

 

La Russie commença, dès octobre 1939, la déportation en masse de soldats et de civils polonais vers 150 camps d'internement de Sibérie, de l'Arctique et du Kazakhstan.

1.500.000 hommes et femmes furent ainsi déportés en cinq vagues sur un an ...

De plus, 25.700 détenus, cadres civils et militaires (dont 15.000 officiers et sous-officiers), policiers, fonctionnaires, magistrats, prêtres, et intellectuels, mains liées dans le dos, furent tués d'une balle dans la nuque sur l'ordre de Staline. Cet ordre fut contresigné par tous les membres du politburo le 5 mars 1940.

Ces massacres furent enfin reconnus par B. Elstine devant L. Walesa le 14 octobre 1992.

 

Dans la partie que s'est appropriée l'Allemagne : la zone Ouest de la Pologne fut annexée par le Reich avec la mise en œuvre d'une germanisation complète ; la partie restante fut administrée par un gouvernement général allemand (G.G.).

Sur ce territoire, les théories racistes d'Hitler furent systématiquement appliquées par H. Himmler à partir du 15 mai 1940 ; trois millions de Juifs devaient être éliminés et les Polonais transformés en une main d'œuvre de sous-hommes, privés de leur culture...

Un mouvement de déportation vers le Reich fut également mis en place.

 

Voir également :

23 août 1939 - Le pacte germano-soviétique

1er septembre 1939 - l'Allemagne envahit la Pologne

 

 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 23:01

La première bataille de la Marne marque l'arrêt de la progression des troupes allemandes. Les Français, menés par le maréchal Joffre, l'emportent face à une armée allemande épuisée qui décide de battre en retraite dès le 11 septembre.

Après des semaines de débâcle, la bataille de la Marne est la première offensive réussie des troupes françaises et britanniques sur l'envahisseur allemand. Sur 240 kilomètres, de Meaux à Verdun, les soldats vont se livrer un combat sans merci durant sept jours et six nuits, du 6 au 12 septembre 1914.

Les vignobles de Champagne ont été des alliés inattendus dans la victoire : de nombreux soldats allemands faits prisonniers ont été retrouvés ivres !

 

Un bilan terrible

L'Allemagne avait engagé 900.000 hommes (51 divisions) ; la France (64 divisions) et le Royaume-uni (6 divisions) 1.082.000 hommes.

La bataille de la Marne s’achève donc par  la première victoire des Alliés au prix de  pertes humaines considérables :

    Français : 105.000 morts, 122.000 blessés

    Britannique : 7.000 morts, 30.000 blessés

    Allemands : 83.000 morts, 173.000 blessés

 

Communiqué de JOFFRE au Ministère de la Guerre, le 13 septembre 1914 :

« Notre victoire s'affirme de plus en plus complète. Partout l'ennemi est en retraite. Partout les Allemands abandonnent des prisonniers, des blessés, du matériel. Après les efforts héroïques dépensés par nos troupes pendant cette lutte formidable qui a duré du 5 au 12 septembre, toutes nos armées surexcitées par le succès exécutent une poursuite sans exemple par son extension... Le gouvernement de la République peut être fier de l'armée qu'il a préparée. »

 

Relire aussi : 6 septembre 1914 - Première bataille de la marne

 

 

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 23:01

Le jeudi 9 septembre 1943, suite à la capitulation de l'Italie la veille, les Corses se soulèvent. Les insurgés, épaulés progressivement par des troupes venues d'Afrique du Nord, mèneront des combats contre les troupes allemandes jusqu'au 4 octobre.

La Corse, qui appartenait à la zone libre, avait été envahie, le 11 novembre 1942, par les Allemands et les Italiens (opération Attila) à la suite du débarquement allié en Afrique du Nord.

80.000 soldats Italiens occupent la Corse le 11 novembre, auxquels viendront s'ajouter (à partir de juin 1943), 14.000 Allemands de la brigade SS Reichsführer (soit presque un occupant pour deux habitants, l'île comptant environ 200 000 habitants).

La Résistance, qui existait déjà à l’état embryonnaire commença alors à s’étoffer.

 

Le 10 juillet 1943, les Alliés débarquent en Sicile (opération Husky) et Mussolini est destitué deux semaines plus tard.

Le 3 septembre 1943, un armistice, rendu public le 8, est signé entre l'Italie et les Anglo-Américains.

Dès le 4 septembre, la Résistance corse est mise en alerte par un message radio qui lui apprend l'imminence d'un débarquement.

Le soir du 8, le général italien Magli reçoit deux ultimatums : l'un du commandement allemand qui exige le désarmement des forces italiennes, l'autre de Paul Colonna d'Istria qui réclame une prise de position sans équivoque pour ou contre la Résistance corse. Le premier est rejeté, le second accepté avec des réticences qui expliquent que les troupes italiennes ne sont vraiment engagées contre les Allemands qu'une quinzaine de jours plus tard.

Le 9 septembre 1943, Ajaccio se soulève massivement contre l'occupant nazi et devient ainsi la première ville française libérée de la domination allemande.

 

La Corse sera alors le premier département français libéré.

La libération de la Corse fut combinée par la Résistance intérieure corse, appuyée par des troupes débarquées du sous-marin Casabianca, échappé au sabordage de la flotte de Toulon pour rejoindre les Français libres.

Libérée grâce à l’action des patriotes et des Forces Françaises Libres, l'île deviendra une base pour la poursuite des opérations en Italie puis pour le débarquement en Provence en août 1944.

 

La libération de la Corse aura coûté la vie à plus de deux mille deux cents personnes :

- 87 militaires venus d'Alger,

- 172 patriotes corses

- 200 victimes des bombardements dont 170 à Bastia,

- 637 Italiens, un millier d'Allemands,

- 137 victimes du torpillage du «Général-Bonaparte », le 19 mai 1943, entre Ajaccio et Nice) ;

 

Il faut compter presque autant de blessés (240 militaires venus d'Alger, 300 patriotes, 300 par les bombardements, 600 Italiens, 500 Allemands).

 

Charles De Gaulle évalue immédiatement l’ampleur du symbole et la portée politique de l’évènement.

Visitant Bastia dévastée par de  violents bombardements puis Ajaccio le 8 octobre, il déclare lors de son premier grand discours en métropole :

« La Corse a la fortune et l’honneur d’être le premier morceau libéré de la France. Ce qu’elle fait éclater de ses sentiments et de sa volonté, à la lumière de sa libération, démontre ce que sont les sentiments et la volonté de la nation toute entière. (…) Les patriotes corses groupés dans le Front National auraient pu attendre que la victoire des armes réglât heureusement leur destin. Mais ils voulaient eux-mêmes êtres des vainqueurs. » .

Le même jour devant les correspondants de guerre américains, anglais et français le chef de la France Libre ajoute :

« L’exemple de la Corse concourra à galvaniser l’action des patriotes de France. L’écroulement de l’autorité de Vichy et l’établissement de la nouvelle administration se sont faits ici sans le moindre désordre. »

 

Relire également :

27 novembre 1942 - La flotte française se saborde à Toulon

25 juillet 1943 - Mussolini renversé

 

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 23:01

Le samedi 8 septembre 1951, les représentants du Japon signent le traité de San Francisco avec ceux des États-Unis et de 47 nations alliées de la Seconde Guerre mondiale.

L'Inde, la Birmanie et la Chine nationaliste, absentes ce jour, signeront à leur tour un traité de paix avec le Japon dans les mois suivants.

L'URSS et la Chine populaire ne signent pas ce traité de paix.

Par ce traité de paix, qui est l'aboutissement de la capitulation signée 6 ans plus tôt, le Japon reconnaît l'indépendance de la Corée et renonce à toute revendication sur ses ancienns possessions des îles Kouriles et Sakhaline, devenues soviétiques, ainsi que sur Taiwan (Formose) et ses archipels du Pacifique, passés sous tutelle étasunienne. Il renonce à toute intervention militaire extérieure et se voit seulement autorisé à constituer une « force d'auto-défense » non-nucléaire.

 

Soucieux de transformer l'archipel en base avancée face aux pays communistes, URSS et Chine populaire, les États-Unis conservent sur place d'importantes bases militaires, notamment à Okinawa.

 

À l'entrée en vigueur du traité, le 28 avril 1952, le Japon peut enfin recouvrer son indépendance politique et se libérer de la tutelle américaine. La reconstruction étant à peu près achevée, le pays entre dès lors dans une phase d'expansion accélérée qui va le hisser parmi les plus riches pays de la planète.

 

Relire aussi : 2 septembre 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale

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