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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 23:01

Pour éviter la guerre, les Anglais et les Français avaient multiplié les reculades : après avoir laissé l'Allemagne annexer l'Autriche, ils avaient, à la conférence de Munich en septembre 1938, abandonné leur allié tchécoslovaque, amputé de la région des Sudètes.
Après avoir laissé Hitler occuper Prague le 15 mars 1939, les Alliés décident de mettre fin à la politique d'expansion allemande : ils garantissent les frontières des pays menacés par le III° Reich : la Pologne, la Roumanie, les Pays bas et la Belgique.
La Pression monte d'un cran le 28 août, lorsqu’Hitler réclame le retour à l'Allemagne des territoires attribués à la Pologne en 1919, notamment le corridor de Dantzig. La Pologne décrète alors la mobilisation générale.

Hitler lance l'attaque le 1er septembre 1939.

La Wehrmacht ayant violé les frontières de la Pologne, Londres envoie un ultimatum à Berlin en suggérant une ultime conférence internationale !

Hitler dédaignant de répondre, la guerre est de facto déclarée à l'expiration de l'ultimatum, le dimanche 3 septembre à 11 heures.

À 11 h 15, Chamberlain annonce dans une émission que la guerre a commencée.

Chamberlain forme un Cabinet de guerre, lequel inclus Churchill comme Premier Lord de l'Amirauté (lequel est signalé à tous les navires et installations de la Royal Navy avec le message : « Churchill est de retour ») et Eden comme Secrétaire pour les dominions. Un ministère de l'économie de guerre est établi. Le gouvernement annonce aussi la mise en application d'un blocus contre l'Allemagne. À 11 h 35, comme pour confirmer l'état de guerre, il y a une alarme de raid aérien à Londres, mais ce n'est qu'une fausse alerte.

Le Président du Conseil français Édouard Daladier et son ministre des affaires étrangères Georges Bonnet demandent au président de la République Albert Lebrun de déclarer à son tour la guerre au nom des engagements internationaux de la France (et sans consulter le Parlement). C'est chose faite à 17h.

 

La Seconde Guerre mondiale a démarré !

 

Voir aussi : 1er septembre 1939 - l'Allemagne envahit la Pologne

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 23:01

Le début de l’ère nucléaire

En août 1942, les États-Unis d'Amérique mettent en place le « Projet Manhattan » pour concevoir la première arme nucléaire. Dans les quelques heures précédant l’aube du 16 juillet 1945, ils ont fait exploser une bombe atomique de 20 kilotonnes dont le nom de code était « Trinity » à Alamogordo, au Nouveau-Mexique.

« Trinity » à Alamogordo, au Nouveau-Mexique

Les États-Unis ont ensuite largué deux bombes atomiques sur le Japon : la première était une bombe de type arme à fission nommée « Little Boy » larguée sur Hiroshima le 6 août 1945 ; la seconde était une bombe de type à implosion testée à Alamogordo pour la première fois un mois plus tôt et nommée « Fat man » qui fut larguée sur Nagasaki le 9 août.

 

La Guerre Froide et la course à l’arme nucléaire

La Deuxième Guerre mondiale était à peine terminée en août 1945 qu’une course aux armes nucléaires technico-industrielles suivit entre les deux nouvelles superpuissances émergeantes, les États-Unis d'Amérique et l’Union Soviétique. Entre 1946 et 1949, les États-Unis d'Amérique ont effectué six essais supplémentaires. Puis, le 29 août 1949, l’Union Soviétique a testé sa première bombe nucléaire, « Joe 1 ». Cet essai a marqué le début de la course aux armes nucléaires de la Guerre Froide entre les deux superpuissances.

Des tensions exacerbées et une atmosphère de peur et de méfiance envahissante ont catalysé la compétition pour construire des bombes toujours plus puissantes et sophistiquées. Pendant les années 1950, de nouveaux modèles de bombes à hydrogène ont été testés dans le Pacifique, ainsi que de nouveaux modèles et des modèles améliorés d’armes à fission.

 

Le 3 octobre 1952, le Royaume-Uni est devenu le troisième pays à tester des armes nucléaires. Au départ, le Royaume-Uni testait principalement en Australie et, plus tard, aux États-Unis. À partir de 1958, son programme fut étroitement coordonné à celui des États-Unis d'Amérique par l’Accord de Défense Mutuelle RU-EU.

Le premier novembre 1952, les États-Unis d'Amérique deviennent le premier pays à tester une bombe à hydrogène.

 

Le 2 avril 1954, le premier ministre de l’Inde, Jawaharlal Nehru, fut le premier homme d’état à demander un accord d’ « arrêt » des essais nucléaires. Toutefois, ceci eut peu d’effet pour arrêter les essais nucléaires extensifs qui caractérisèrent les 35 années suivantes, et qui ne s’apaisèrent qu’à la fin de la Guerre Froide à la fin des années 1980.

Ainsi, entre 1955 et 1989, environ 55 essais nucléaires furent effectués chaque année. Le pic d’essais nucléaires se fit à la fin des années 50 et au début des années 60. Rien qu’en 1962, 178 essais furent effectués (96 par les États-Unis d'Amérique et 79 par l’Union Soviétique). Cette année-là, la Guerre Froide devint presque une guerre nucléaire avec la crise des missiles de Cuba.

 

La France devient puissance nucléaire le 13 février 1960, avec le premier engin (Gerboise bleu) nucléaire français testé à Reggane, dans le dans le Sahara algérien. Plus tard, la France déplacera ses essais dans le Pacifique sud.

Gerboise bleu bombe nucléaire le 13 février 1960

Le 30 octobre 1961, l’Union Soviétique fait exploser la bombe la plus puissante n’ayant jamais existé : une arme nucléaire atmosphérique de 58 mégatonnes, surnommée « Tsar Bomba », au-dessus de Novaya Zemlya dans le nord de la Russie.

 

La Chine procède à son premier essai nucléaire le 16 octobre 1964 dans le désert de Xinjiang.

essai nucléaire le 16 octobre 1964 chine

 

Traité d’Interdiction Partielle de 1963

Le Traité d’Interdiction Partielle d’essais nucléaires de 1963 interdit les essais à but militaire et pacifique, dans l’atmosphère, sous l’eau et dans l’espace. Le Traité était important du point de vue de l’environnement, car il limitait les retombées radioactives étroitement associées aux essais atmosphériques, mais il eut peu d’effet sur les essais nucléaires dans leur ensemble, qui se firent largement sous terre.

 

Traité de Non-Prolifération de 1968

Afin de limiter une telle propagation de l’arme nucléaire, un Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP) fut établi en 1968 : il autorise ces cinq pays à conserver l’arme nucléaire et interdit aux autres Etats de tenter de s’en doter. Il est aujourd’hui signé par la quasi-totalité des Etats de la planète, cependant, plusieurs pays ont ensuite procédé à des essais nucléaires.

 

D’autres pays entrent aussi dans la course l’arme nucléaire

Israël a amorcé un programme nucléaire dans les années 1950, et a complété la phase de recherche et de développement de son programme d’armes nucléaires en 1966, bien qu’il n’ait pas, du moins qu’on le sache, testé de telles armes. Israël a adopté une soi-disant « politique nucléaire d’ambigüité », ne confirmant ni ne déniant son statut nucléaire.

 

L’Inde est devenue officiellement la sixième nation à développer des armes nucléaires en mai 1974, ayant alors effectué un essai nucléaire qu’elle qualifia d’explosion nucléaire pacifique.

 

En 1982, une nation de plus, l’Afrique du Sud, acquit des armes nucléaires, selon le Centre d’Études sur la Non-prolifération de l’Institut Monterey. Officiellement, l’Afrique du Sud n’a pas effectué d’essais nucléaires.

 

Moins de dix ans plus tard, avec la transition vers un gouvernement élu à la majorité, l’Afrique du Sud a démantelé toutes ses armes nucléaires, étant à ce jour la seule nation à avoir volontairement renoncé aux armes nucléaires entièrement sous son contrôle. Le démantèlement fut terminé en 1991. La même année, l’Afrique du Sud accéda au Traité de Non-prolifération de 1968 en tant d’État non possesseur d’armes nucléaires.

 

Les relations sont devenues plus chaleureuses entre l’Union Soviétique et les États-Unis à partir des années 1985. La chute du mur de Berlin en 1989, la dissolution de l’Union Soviétique, en 1991, elle-même remplacée par la Fédération russe, la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ukraine, qui avaient accueilli l’arsenal nucléaire soviétique, devinrent des États sans armes nucléaires sous le Traité de Non-prolifération. Le site principal d’essais, Semipalatinsk au Kazakhstan fut fermé le 29 août 1991.

 

Vers une interdiction complète des essais nucléaires

En 1990, l’Union Soviétique proposa un moratoire sur les essais nucléaires que le Royaume-Uni et les États-Unis d'Amérique approuvèrent.

 

Le dernier essai nucléaire de l’Union Soviétique a eu lieu le 24 octobre 1990 ; celui du Royaume-Uni le 26 novembre 1991, et celui des États-Unis d'Amérique le 23 septembre 1992.

La France et la Chine ont effectué leurs derniers essais respectivement en janvier et en juillet 1996, avant de signer le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, le 14 septembre 1996, de concert avec les trois autres États détenteurs d’armes nucléaires ainsi que 66 autres pays.

La France a fermé et démantelé tous ses sites d’essais nucléaires dans les années 1990 – c’est le seul État détenteur d’armes nucléaires à l’avoir fait à ce jour.

 

Les essais nucléaires souterrains ont été interdits par le Traité de 1996, instaurant ainsi une interdiction complète des essais nucléaires.

 

Violation du moratoire

Cinq essais nucléaires ont été effectués entre 1998 et 2007 : deux par l’Inde et deux par le Pakistan, ainsi qu’un que la Corée du Nord déclara en 2006, violant ainsi par deux fois le moratoire de fait établi par le TICE.

 

L’Inde a effectué deux essais nucléaires souterrains, « Shakti(Pouvoir) ’98 », le 11 et 13 mai 1998 sur son site d’essais souterrain de Pokhran. Contrairement aux premiers essais nucléaires effectués par l’Inde en 1974, ces essais ne furent aucunement qualifiés officiellement d’ « essais pacifiques ». Au contraire, les représentants du gouvernement ont rapidement souligné la nature militaire des explosions.

À peine deux semaines plus tard, le Pakistan a réagi en effectuant deux essais nucléaires souterrains sur son site de Ras Koh.

L’Inde et le Pakistan ont toutes deux annoncé immédiatement des moratoires unilatéraux sur les essais nucléaires et aucun autre essai n'a été effectué depuis 1998.

 

Voir aussi :

29 août - Journée internationale contre les essais nucléaires

2 août 1939 - Lettre d'Einstein à Roosevelt

6 août 1945 - Bombe atomique sur Hiroshima

9 août 1945 - Bombe atomique sur Nagasaki

29 août 1949 - L’URSS fait exploser sa première Bombe A

13 février 1960 - Première bombe atomique française

14 octobre 1962 - Début de la crise des missiles de Cuba

24 août 1968 - La France devient la 5ème puissance nucléaire

10 juillet 1985 - Sabotage du « Rainbow Warrior »

 

 

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 23:01

Lorsque le général de Gaulle lance l’appel du 18 Juin, Félix Éboué, administrateur colonial, petit-fils d’esclaves, occupe depuis deux ans la fonction de gouverneur du Tchad. Accueillant tel un ultime recours « ce cri d’espérance lancé pendant que les pires malheurs s’abattaient sur la France », il prend le parti de la France libre contre le régime de Vichy et prépare en secret le ralliement du Tchad et du reste de l’Afrique-Équatoriale française (AEF).

Dès le lundi 26 août 1940, le « gouverneur insoumis » annonce officiellement l’appartenance du Tchad à la France libre, provoquant un effet domino. Le lendemain, le Cameroun se rallie à la France libre sous l’impulsion du capitaine Leclerc, de René Pleven et de Claude Hettier de Boislambert.

Le Congo-Brazzaville et l’Oubangui-Chari (l’actuelle République centrafricaine) annoncent à leur tour leur ralliement le 28 août. Le 15 octobre suivant, Félix Éboué reçoit de Gaulle à Fort-Lamy. Ce dernier le nomme au Conseil de défense de l’empire et en fait, un mois plus tard, le gouverneur de l’AEF. La France libre dispose désormais d’un territoire, donc d’une légitimité. Elle pourra bientôt compter sur une armée.

 

En 1941, Félix Éboué est condamné à mort par contumace par le gouvernement de Vichy, mais il décèdera le 17 mai 1944, à l’Hôpital français du Caire, quelques jours avant la Libération.

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 23:01

 

Allié du Royaume-Uni, l'empire du Japon entre dans le conflit en déclarant la guerre à l'Allemagne le dimanche 23 août 1914.

 

L'empire du Japon entre dans la grande guerre par pur opportunisme, en vue de s'emparer des possessions allemandes d'Extrême-Orient.

Dans un premier temps, le Japon est chargé d'occuper les colonies allemandes du Pacifique, principalement des îles, et les concessions allemandes de Chine. Par la suite, il est chargé d'escorter des bateaux en Méditerranée. Au total, 788 navires et 700.000 soldats du Commonwealth profiteront de la protection japonaise.

Dès le 27 août, l’armée japonaise organise le blocus du port de Tsingtao (ou Qingdao) de la région de Chandong au sud de Pékin, détenu par l’empire allemand depuis 1898. L’offensive débutera le 31 octobre avec le bombardement du fort et prendra fin le 7 novembre avec une victoire facile pour les japonais.

L’Empire du Soleil Levant a mobilisé 58 000 hommes. Les britanniques sont symboliquement à leurs côtés, avec 1 500 hommes. En face, les allemands sont un peu moins de 5 000, dont des supplétifs chinois. Les combats feront quelques centaines de morts des deux côtés.

Le 7 novembre au matin, les allemands, qui ne se sont jamais fait d’illusions sur l’issue des combats, se rendent. Les japonais organisent dans les rues de la ville un défilé de la Victoire le… 11 novembre 1914.

 

Le Japon ne participe pas aux combats sur le sol européen.

Ses objectifs de guerre sont en partie atteints : les allemands ont été chassés de la région, le Shandong a été récupéré.

En 1915, alors que la Chine demande le retrait des troupes japonaises du Shandong, le Japon réplique par les 21 demandes à la République de Chine. Peu soutenue par l’Occident, la Chine ne peut qu’accepter celles-ci qui constituent une véritable mise sous tutelle politique et économique.

 

Le Japon contribuera par ailleurs à l’effort de guerre européen en fournissant équipement et armement à la Russie tsariste et en participant à la chasse des navires et sous-marins allemands, dans le Pacifique mais aussi en Méditerranée. Pour récompenser cette aide militaire, Français et anglais acceptent en 1917 (accords secrets) de soutenir les revendications du Japon sur le Shandong lors de la conférence de paix.

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 23:01

Le vendredi 10 août 1945, Hô Chi Minh, chef tout-puissant du parti communiste vietnamien, le Vietminh (fondé en 1941 par d'anciens dirigeants du parti communiste indochinois)  évince le falot Bao-Daï, empereur d'Annam, et soulève la population contre l'occupant japonais.

Trois semaines plus tard, le 2 septembre 1945, le Japon ayant officiellement capitulé, Ho Chi Minh proclame unilatéralement l'indépendance de la République démocratique du Viêt-nam (on écrit aussi Vietnam). Il devient président du nouveau gouvernement révolutionnaire.

Son initiative est ignorée par le gouvernement provisoire du général de Gaulle, à Paris, comme par les conférenciers réunis à Potsdam, lesquels décident de partager l'Indochine suivant le 16e parallèle entre les Chinois de Tchang Kai-chek (au nord) et les Britanniques (au sud).

 

L'imbroglio va déboucher sur la première guerre d'Indochine...

 

Relire aussi :

Chronologie en Indochine

2 septembre 1945 - fin de la Seconde Guerre mondiale

 

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 23:01

Le largage d'une bombe atomique sur Hiroshima n'ayant pas suffi à vaincre la détermination des dirigeants japonais, les Américains décident, trois jours plus tard, le jeudi 9 août 1945, de larguer « Fat Man » sur le Japon, la deuxième et dernière bombe atomique dont ils disposent.

Le bombardier B-29 Bockscar piloté par le major Charles Sweeney survole d'abord la ville de Kokura. La cible étant occultée par les nuages, il poursuit sa route vers Nagasaki (250.000 habitants) où une éclaircie du ciel lui permet d'effectuer le funeste largage à 11 h 02.

La bombe explosa à 580 m d'altitude, à la verticale du quartier Urakami. La cathédrale chrétienne d'Urakami, le principal lieu de culte catholique du Japon, presque à l'aplomb du largage (dit hypocentre), confondue avec un bâtiment portuaire, fut entièrement détruite.

 

L'explosion de la bombe « Fat Man » fera 70.000 victimes en quelques secondes.

Le président américain Harry Truman voulait ainsi mettre fin à la Seconde Guerre mondiale. Cinq jours plus tard, l'empereur Hiro-Hito se résignera à une reddition sans condition.

 

Voir aussi : 6 août 1945 - Bombe atomique sur Hiroshima

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 23:01

La bataille de Varsovie (également connue sous le nom de Grande Retraite) opposa les troupes russes à celle de l'empire allemand, dans le cadre de la Première Guerre mondiale.

 

À partir de mai 1915, les Allemands lancent une offensive en Galicie et parviennent à chasser les troupes russes de la région. Le 22 juillet, les armées des Empires centraux traversent la Vistule. L'armée russe bat en retraite en Pologne centrale et notamment à Varsovie. Les Allemands sont aux portes de la capitale polonaise début août 1915.

Jour symbolique de la grande retraite russe, le jeudi 5 août voit les soldats allemands entrer dans Varsovie, Lublin et Chelm, trois villes importantes de l'Est polonais.

Les Allemands, après avoir reçu des renforts des VIIIe, Xe et XIIe armées, prennent Brest-Litovsk le 25 août. Le 19 septembre, les forces de Hindenburg capturent Vilnius.

À la suite de cette bataille désastreuse, le tsar Nicolas II limoge le général Nicolas Nikolaïevitch et prend le contrôle directement des armées, afin d'éviter de nouvelles conséquences désastreuses pour l'Empire russe.

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 23:47

La fin de l’indépendance Bretonne s’est jouée le samedi 28 juillet 1488 à la bataille de Saint Aubin Du Cormier (de nos jours dans le département d’Ille-et-Vilaine). Ce jour-là, l'armée bretonne est battue par l'armée du roi de France. C'est la fin de la « Guerre folle ».

L’armée française organisa minutieusement l’invasion de la Bretagne avec des moyens puissants : une redoutable artillerie et une armée d’environ 15.000 hommes dont environ 5.600 mercenaires suisses (les meilleurs guerriers de l’époque). Le commandement fut confié à un jeune général de 27 ans, Louis de La Trémoille.

Celui-ci, intelligemment refusa d’obéir aux ordres de la Cour qui le pressait d’envahir au plus vite le centre de la Bretagne, mais lui préféra s’emparer des places fortes de la frontière du duché pour éviter d’être pris entre deux feux.

Face à cette nouvelle invasion, le duc François II, mobilise ses troupes en faisant appel à l’arrière ban et aux quelques contingents de troupes alliés : des lansquenets allemands ou flamands de l’empereur Maximilien, les archers anglais de Lord Scales, des soldats gascons, espagnols, basques. Le duc avait donc à sa disposition environ 12.000 hommes, rassemblés à Rennes.

Mais contrairement à l’armée française le commandement de l’armée ducale est divisé car François II était trop malade et affaibli pour assumer ce commandement. C’est ce qui fera défaut plus tard : l’unité du commandement. Celui-ci a été confié à Alain d’Albret et à Louis d’Orléans, tous deux prétendants à la main de la princesse Anne, l’héritière du duché, car les Bretons ne pratiquent pas la loi Salique. Les deux hommes se détestent et cherchent à se nuire.

Les Bretons décidèrent d’aller prendre d’assaut la forteresse de Saint Aubin du Cormier, dont les français s’étaient emparés.

 

Le déroulement de la bataille

Les troupes bretonnes prirent leur formation de combat :

A gauche l’avant-garde commandée par le maréchal de Rieux et formée par quatre compagnies (l’élite de l’armée bretonne) et des 300 archers anglais du comte de Scales (soldats réputés). Le maréchal eut l’idée ensuite de déguiser 1.700 archers bretons avec des vestes de combats anglaises pour faire croire à l’ennemi qu’il y avait 2.000 archers anglais.

Le corps de bataille était surtout constitué de fantassins avec des cavaliers et comptait 1.000 basques et espagnols, « empruntés » à Ferdinand le Catholique, 2.500 Gascons, 800 lansquenets allemands et flamands envoyés par Maximilien et enfin par 1.000 francs archers bretons. Soit un total d’un peu plus de 5.000 hommes sous le commandement du prince d’Orange.

 

Quant aux troupes françaises, elles furent surprises car après la prise de Fougère, la principale place forte bretonne, La Trémoille voulut marcher sur Dinan mais apprenant que les Bretons se dirigeaient vers Saint Aubin, il décida de se porter leur rencontre.

En arrivant à Saint Aubin du Cormier, ils furent surpris par le fait que l’armée bretonne était déjà en ordre de bataille et prête à combattre. S’ils avaient  attaqué maintenant l’armée royale, les bretons auraient remporté la victoire, ou l’auraient mise en déroute.

Mais ils vont perdre leur temps à délibérer s’ils doivent attaquer ou non, le maréchal de Rieux était pour mais le comte Dunois et le duc d’Orléans ne l’étaient pas.

Pendant ce temps, La Trémoille déploya son armée et la mit en ordre de bataille et prit même le temps de creuser un fossé pour protéger son artillerie.

 

La bataille commence par le feu des deux artilleries. Puis l’avant-garde de l’armée ducale sous le commandement de Rieux s’élance contre la droite de l’armée royale, soutenue par le corps de bataille, et réussissent à la faire reculer. Les archers anglais combattent avec courage et sont à la hauteur de leur renommée.

 

La défaite vint du faite que l’un des auxiliaires allemands, le capitaine Bhler décida de mettre ses hommes à l’abri des quelques coups encore tirés par l’artillerie ennemie et ainsi provoqua un pli dans le front breton et découvrant ainsi le Centre.

S’apercevant de cela 400 cavaliers s’y précipitent tuant les canonniers et semant le désordre partout. En même temps 200 autres attaquent l’avant-garde par derrière.

L’armée Bretonne attaquée de tout côté, cède à la panique.

L’engagement n’a duré que quatre heures et les Bretons a perdu 6.000 hommes et un nombre considérable de chevaliers des plus illustres lignées alors que les Français n’ont perdu que 1.200 à 1.500 hommes et un seul capitaine.

 

Le duc de Bretagne doit accepter de donner sa fille Anne en mariage au Dauphin, le futur roi Charles VIII. Celui-ci mourra sans héritier en 1498, Anne devra alors épouser son successeur Louis XII en 1499.

Le duc François II ne survit pas à la honte de la défaite et meurt le 9 septembre 1488.

La Bretagne, indépendante depuis la victoire de Nominoë sur Charles le Chauve en 845, sera définitivement rattachée au trône français en 1532.

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 13:34

Un mois après l'attentat de Sarajevo, Vienne remet une note au gouvernement serbe le 23 juillet Elle ne menace la Serbie d'aucune annexion mais en dix points exige de Belgrade l'engagement public de ne plus soutenir les menées terroristes en Bosnie. Elle exige aussi que soient recherchés les responsables serbes de l'attentat de Sarajevo et souhaite que des fonctionnaires austro-hongrois participent à l'enquête.

 

Le gouvernement serbe a 48 heures pour répondre à ces dix points. Il se dispose à les accepter quand le tsar de Russie s'immisce dans le différent. Sur son intervention, Belgrade rejette l'ultimatum de Vienne...

 

La guerre devient inéluctable...

 

Relire aussi :

28 juin 1914 - Assassinat d'un archiduc à Sarajevo

28 juillet 1914 - L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 23:01

Le mardi 11 juillet 1916, le  général Allemand von Falkenhayn lance une ultime offensive pour s’emparer de Verdun.

Face à l’attaque Britannique menée dans la Somme et qui met à mal les troupes allemandes, pour lui le temps est compté. Fort d’une position favorable, il doit maintenant la concrétiser en victoire effective. Mais face à la résistance du fort de Souville, il devra faire machine arrière.

Dès lors, privé de soldats par la bataille de la Somme, il doit se cantonner à une stratégie de défense.

 

Liens du jour :

Le fort de Souville

VERDUN - le suprême assaut (Juin-juillet 1916)

Animation sur la chronologie de la bataille de verdun

 

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 23:01

Le samedi 10 juillet 1943, l'opération «Husky» débute : les Anglo-Saxons débarquent en Sicile. Les troupes italiennes et allemandes sont prises au dépourvu et en cinq semaines, les Alliés s'emparent de l'île.

 

Après avoir pilonné les plages siciliennes le 9 juillet 1943, le débarquement s'opère dans la nuit du 9 au 10 juillet. À leur entrée dans Gela, les Américains se heurtent à une contre-offensive allemande impressionnante, contrairement aux Britanniques qui, de leur côté, progressent rapidement le long de la côte est en direction de Syracuse et de Catane. La jonction des deux alliés doit se faire à Messine.

 

Après seulement quelques jours, il apparaît que les 90.000 Allemands qui étaient postés à l'ouest de la Sicile se sont repliés vers Enna - carrefour routier stratégique - dans l'unique but de retarder un minimum l'invasion de la péninsule italienne qui apparaît, déjà à ce moment-là, comme inévitable. Les Italiens, eux, ont très vite baissé les bras ; la plupart d'entre eux sont des Siciliens qui ne voient pas l'utilité de se battre pour Mussolini.

 

Montgomery ordonne alors aux Ière et IIe Brigades canadiennes de couper la route aux Allemands en se dirigeant immédiatement au centre de l'île et de mettre à mal la fuite de l'ennemi qui, sur leurs passages, détruisent nombre de ponts et de routes pour retarder les unités mécanisées de leurs adversaires.

 

Les Américains, motivés par leur chef qui exige d'arriver à Messine avant les Anglais, entreprennent une guerre moderne de mouvement qui les conduit à la prise de Palerme le 22 juillet (date où la moitié de la Sicile appartient alors aux Alliés). Les Britanniques ont dû freiner leur avance à la mi-juillet dans la plaine de Catane. À cette période, alors que les Italiens ne combattent presque plus, les Allemands ont quatre divisions sur l'île.

Le 8 août la 3e division américaine prend Sant'Agata. Le même jour, la 78e division britannique s'empare de Bronte. Messine, ville symbolisant le couronnement des Alliés en Sicile, tombe le 17 août 1943.

 

La Sicile est désormais aux mains des Anglo-Saxons et ceux-ci, sans attendre, prennent pied sur la péninsule. Pendant ce temps, à Rome, c'est la panique. Le 25 juillet 1943, les membres du Grand Conseil fasciste et le roi ont anticipé la défaite en renversant sans état d'âme l'idole qu'ils avaient adoré, le « Duce » Benito Mussolini.

La traversée du détroit de Messine

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 23:01

Seuls à faire face aux nazis, après l'armistice franco-allemand du 22 juin 1940, les Anglais craignent que la flotte française, puissante et réputée, ne soit un jour réquisitionnée par les Allemands.

En effet, à la lecture de l'armistice, les Anglais comprennent que la flotte sera sous l'autorité des Allemands puisque les navires devront rejoindre des ports d'attache pour la plupart situés en zone occupée (même si la convention d'armistice prévoit leur désarmement).

Churchill décide en conséquence de s'emparer de tous les navires de guerre français à sa portée. À tout le moins, il demande que les Français les mettent hors de portée de l'ennemi, à la Martinique, par exemple. C'est l'opération « Catapult ».

 

Dès le 2 juillet 1940, par des ruses diverses ou par la menace, des officiers britanniques montent à bord des navires français amarrés dans leurs ports, à Portsmouth et Plymouth. Capturés, les marins et officiers se voient proposer de rejoindre de Gaulle. La plupart refusent, par fidélité au gouvernement légitime, et se font rapatrier.

Les Anglais excluent de s'en prendre aux navires français amarrés à Toulon, car leur attaque est risquée et d'autre part inciterait les Allemands à occuper ce port, pour l'heure épargné. L'escadre amarrée dans la rade de Mers el-Kébir, en Algérie, paraît davantage à leur portée.

 

L'assaut est donné après que le chef de la flotte française, l'amiral Marcel Gensoul, ait rejeté l'ultimatum du vice-amiral britannique Somerville.

Le mercredi 3 juillet 1940, l'aviation anglaise ouvre le feu à 17h57 heures sur les bâtiments français basés à Mers el-Kebir près d'Oran. Les canons de 380 qui tirent sur les navires français depuis le Hood, un croiseur, font mouche. Le cuirassé « Bretagne » est coulé, les cuirassés « Dunkerque » et « Provence » gravement endommagés.

1.380 marins français trouvent la mort.

 

De Gaulle à la BBC déplore l'épisode mais déclare aussi au sujet des navires bombardés : « Il n'y a pas le moindre doute que, par principe et par nécessité, l'ennemi les aurait un jour employés, soit contre l'Angleterre, soit contre notre propre empire ».

 

 

Lien du jour : http://www.ledrame-merselkebir.fr/

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 23:01

A la suite de la signature de l'armistice avec l'Allemagne le 22 juin 1940, le gouvernement français quitte Bordeaux le mardi 2 juillet, pour Vichy en zone libre.

 

Installé à l'hôtel du Parc, il est tout de suite nommé « gouvernement de Vichy ». Le maréchal Pétain impose une modification de la Constitution qui aboutira à la création de « l'Etat français ».  Le 10 juin à 14 heures, le Parlement rassemblé au Grand-Casino de Vichy vote la fin de la IIIe République, par 569 voix contre 80 et 19 abstentions.

Dès le 11 Juillet 1940, par le biais de trois « actes constitutionnels », Pétain se proclame chef de l’Etat français et s’attribue tous les pouvoirs.

Le nouveau régime est désigné sous le nom d’« Etat français ». Mais du fait de son aspect particulier dans l’histoire de France, il est généralement appelé « régime de Vichy », « gouvernement de Vichy », voire tout simplement « Vichy ».

La nouvelle devise de la France sera « Travail, Famille, Patrie ».

 

Les partisans du régime de Vichy seront nommés « vichystes ».

 

Relire aussi :
10 juillet 1940 - Pétain instaure l'État Français

22 juin 1940 - La France signe l'armistice

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy


 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 23:01

Le dimanche 25 juin 1950, à 4 heures du matin, 600.000 soldats nord-coréens franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare leur État, sous gouvernement communiste, de la Corée du Sud, sous régime pro-occidental. C'est le début de la guerre de Corée.

Situation

Colonie japonaise depuis 1910, l'antique royaume de Corée a été libéré conjointement par les Soviétiques et les Américains en 1945. Comme convenu à la conférence de Yalta, les deux vainqueurs partagent le pays en deux zones d'occupation avec une séparation sur le 38e parallèle. Mais la guerre froide, qui éclate presque aussitôt, fait de cette ligne artificielle un lieu de grande tension internationale.

 

L'ONU a donc entériné la création de deux États distincts en 1948 :

- La République démocratique populaire de Corée (Corée du nord, capitale : Pyongyang), dirigée avec une poigne de fer par le secrétaire général du Parti des travailleurs (communiste), Kim Il-sung (38 ans).

- La République de Corée, au sud (capitale : Séoul), dirigée de façon au moins aussi autoritaire par Syngman Rhee (75 ans), homme vénal et corrompu.

 

La réaction américaine

La jeune instance internationale joue sa crédibilité sur ce conflit. Aussi le Conseil de sécurité ne se fait-il pas prier pour condamner l'agression et annoncer la mise en place d'une force internationale pour rétablir la paix dans la région.

Cette décision a été rendue possible par l'absence des Soviétiques qui, depuis plusieurs mois, boycottaient le Conseil de sécurité...

Un corps expéditionnaire sous les ordres du général Douglas MacArthur (70 ans) débarque dans la péninsule et préserve de l'invasion une tête de pont à Pusan, au sud-est. Le général lance sa contre-offensive le 15 septembre, reprend Séoul le 2 octobre, repousse les envahisseurs vers le nord, franchit le 38e parallèle et atteint en un mois la frontière avec la Chine.

               

Bataille de Pusan en Corée du sud

Dans la nuit, trois navires de la marine sud-coréenne, dont un patrouilleur PC-701, repèrent un cargo nord-coréen rempli de mille soldats prêts à débarquer dans le port de Pusan. Après vingt minutes de bataille acharnée, le patrouilleur coule le cargo. Grâce à ce combat, la ville de Pusan est restée sous le contrôle sud-coréen, et a permis le débarquement des alliés dans son port.

 

Une guerre meurtrière

Le 26 novembre 1950, c'est au tour des Nord-Coréens et de leurs alliés chinois de reprendre l'offensive.

Incapable de faire face à ces brusques vagues d'assaut, le corps expéditionnaire de l'ONU doit se replier au sud du 38e parallèle et au prix de nombreux efforts arrive à se rétablir sur l'ancienne ligne de démarcation. La Chine est condamnée par l'ONU.

Mais le général MacArthur ne se satisfait pas de cette condamnation diplomatique et réclame une intervention aérienne contre les bases arrières des Nord-Coréens situées en Mandchourie, de l'autre côté de la frontière avec la Chine.

La guerre de Corée reste le conflit le plus meurtrier de la deuxième moitié du XXe siècle. On évalue le nombre de victimes à 38.500 dans les forces onusiennes, à 70.000 dans les forces sud-coréennes et à 2 millions chez les combattants nord-coréens et chinois. À cela s'ajoutent les civils, victimes des bombardements, des disettes et des épidémies (trois millions de victimes en plus des combattants).

L'armistice sera signé trois ans plus tard

Des négociations de paix s'engagent entre les deux parties. Elles traînent en longueur et c'est seulement la mort de Staline, protecteur des Nord-Coréens, qui va débloquer le processus.

Un armistice est signé quatre mois après sa mort, le 27 juillet 1953, à Pammunjon, sur le 38e parallèle. Il est toujours en vigueur dans l'attente d'un hypothétique traité de paix. La division de la Corée est confirmée par la conférence de Genève (1954).

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 23:01

Le vendredi 24 juin 1859, la coalition franco-sarde affronte l'armée autrichienne lors de la bataille de Solférino (province de Mantoue) dans le cadre de la campagne d'Italie.

Le combat voit 330.000 hommes combattre, ce qui constitue le plus gros effectif depuis la bataille de Leipzig, en 1813. En outre, de nouvelles techniques sont utilisées au combat, telles que le transport des troupes par train ou l'utilisation de canons et de fusils à canon rayé.
Les Autrichiens seront finalement défaits.

Le caractère sanglant de cette bataille, qui coûta 17 000 morts aux Français et 22 000 aux Autrichiens, fut à l'origine de la fondation de la Croix-Rouge.

 

 

Naissance de la Croix-Rouge

La bataille de Solferino inaugure une période de conflits très meurtriers, avec des batailles où mourront des dizaines de milliers de soldats sans emporter la décision. La guerre de Sécession, qui se profile aux États-Unis, sera le premier de ces conflits d'un nouveau genre.

 

Visitant le champ de bataille de Solferino à l'occasion d'un voyage d'affaires, un banquier genevois de 31 ans, Henry Dunant, s'indigne du sort fait aux blessés et organise de premiers secours. De retour à Genève, il lance un appel à l'opinion européenne dans un livre intitulé : Un souvenir de Solferino. Lui-même s'entretient avec l'empereur Napoléon III.

 

Avec quatre amis genevois, il crée le 17 juillet 1863 une organisation internationale et neutre destinée à secourir les victimes de guerre, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR).  Une conférence internationale aboutit à la signature le 22 août 1864 de la première Convention de Genève « pour l'amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en   campagne ».

 

Voir aussi : 22 août 1864 - Première Convention de Genève - création de la Croix-Rouge

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 23:01

Le dimanche 22 juin 1941, les troupes allemandes pénètrent en Union Soviétique.  Hitler a baptisé l'opération secrète : « Barbarossa », du nom de l'ancien empereur germanique Frédéric 1er Barberousse. Cette guerre non déclarée survient un an jour pour jour après l'armistice franco-allemand.

 

Pourtant alerté par ses services secrets, Staline ne s'attendait pas à ce qu'Hitler rompe le pacte de non-agression signé deux ans plus tôt. Bien qu'ennemi du bolchevisme, le Premier ministre britannique, Winston Churchill, apporte aussitôt son soutien à l'URSS. La Wehrmacht, d'abord victorieuse face à une Armée rouge démoralisée, sera arrêtée par l'hiver avant d'atteindre Moscou.

Considérant les Slaves comme des sous-hommes et le communisme comme leur principal ennemi, les nazis mèneront en URSS une guerre bien plus cruelle qu’à l’ouest. Cette attitude jouera en leur défaveur, stimulant le patriotisme russe au sein de toute la population.

 

Le même jour, Mussolini lance la guerre contre l’URSS

Malgré ses précédentes déroutes militaires, Benito Mussolini prend l’initiative d’envoyer ses troupes combattre en URSS. Il espère enfin jouir de ses propres victoires et ne plus vivre les succès militaires par procuration avec son allié allemand. Mais le résultat de cette intervention s’avère une fois de plus désastreux. Mussolini perd de plus en plus l’estime d’Hitler et de la population italienne.

 

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 23:20

L'épopée napoléonienne s'achève le dimanche 18 juin 1815 à Waterloo, à quelques kilomètres au sud de Bruxelles.

Le retour de Napoléon de l’Ile d’Elbe le 1er mars 1815 et la campagne des Cent-Jours unissant les Alliés contre Napoléon, conduisent à la reprise de l’offensive napoléonienne face à la coalition de la Grande-Bretagne, de la Prusse, de la Russie et de l’Autriche, soutenues par l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas. C'est la campagne de Belgique qui conduit à la fameuse bataille de Waterloo.

En réalité, les combats n'eurent pas lieu dans la commune de Waterloo mais un peu plus au sud, sur les territoires des communes actuelles de Lasne, Braine-l'Alleud et de Genappe. Cependant, Wellington écrivit la dépêche annonçant la victoire des Coalisés depuis son quartier général situé à Waterloo, fixant ainsi ce nom à la bataille qui fut initialement appelée en France « bataille de Mont Saint-Jean ».

cliquez sur l'image pour agrandir

La campagne de Belgique

Napoléon pénètre en Belgique à la tête de ses troupes, le 15 juin, et traverse la Sambre à Charleroi en vue de se placer entre les deux armées ennemies.

- Contre les Prussiens du feld-maréchal Blücher, il envoie son aile droite commandée par Grouchy.

- Contre les Anglais duc de Wellington, il envoie son aile gauche commandée par le maréchal Ney. Lui-même se tient prêt à porter secours aux uns et aux autres.

Les Prussiens sont battus le 16 juin à Ligny, entre Charleroi et Namur. Ils se retirent en bon ordre. Napoléon ordonne à Grouchy de les poursuivre avec 33.000 hommes et d'empêcher leur jonction avec les Anglais.

Le lendemain, les Anglais se retirent vers le nord et se retranchent solidement sur le plateau du Mont-Saint-Jean, au sud du village de Waterloo.

 

Chronologie de la bataille de Waterloo 

Le sol est détrempé par un violent orage survenu la veille et l'artillerie française se déplace mal. L'attaque doit être différée jusqu'à la fin de la matinée.

Les défenses anglaises se montrent d'une redoutable efficacité et les canons font des ravages dans les rangs français. Décontenancé, Napoléon se résout à reporter son attaque sur le centre.

 

 - 11h30 : Attaque française de diversion menée par la division du Prince Jérôme, frère de Napoléon, contre la ferme d’Hougoumont. On s’y battra farouchement sans que les français ne réussissent à s’emparer d’aucun des bâtiments.

- 12h30 : Préparation de l’artillerie française ; 80 canons sont disposés au centre et centre gauche de la ligne alliée.

- 13h30 : Attaque à l’est de la chaussée, entre la ferme de la Haie-Sainte et la ferme de Papelotte, des 17.000 fantassins du 1er corps français de Drouet d’Erlon. Reçus par des tirs en salves et repoussés par une attaque à la baïonnette des troupes du général Picton, ces hommes sont ensuite chargés par la lourde cavalerie britannique. C’est un carnage et le 1er corps reflue en désordre. Emportés par l’action, les cavaliers remontent le vallon pour s’en prendre à la grande batterie. Débandés, leurs montures fatiguées, ils sont alors contre chargés par les lanciers français qui leur infligent de lourdes pertes.

- 15h00 : La ligne alliée est tenue, Napoléon a déjà perdu la bataille de Waterloo...

- 16h00 : Début des charges de la cavalerie française dirigées contre le centre droit allié. Menée par le maréchal Ney pendant près de deux heures, ces charges successives aligneront jusqu’à 10.000 cavaliers sur un front de moins de 10. 000 mètres. Du côté des alliés, l’infanterie formée en carré résiste. Elle est aidée par ce qui reste de la cavalerie et surtout par l’artillerie postée sur la crête.

- 17h00 : Le IVe Corps de Büllow passe à l’attaque vers Plancenoit où l’on se bat au corps à corps. Napoléon envoie la jeune garde sous le commandement de Duhesme.

- 18h30 : La situation est très critique pour Wellington après la chute de la Haie-Sainte. Le maréchal Ney peut y mettre quelques canons en batterie et prendre la ligne alliée en enfilade. Il demande de l’infanterie à Napoléon pour exploiter ce succès mais celui-ci a déjà épuisé toutes ses réserves, à l’exception de quelques bataillons de la Garde qu’il hésite à engager. Wellington pare au danger. Il serre alors les rangs au centre en affaiblissant son aile gauche. Il sait que Blücher arrive pour l’y relever.

- 19h30 : Napoléon connait la stratégie de Wellington et, après avoir repris Plancenoit, il décide un dernier coup de boutoir pour enfoncer la ligne alliée avant l’arrivée du gros des troupes prussiennes. La Garde impériale remonte le vallon appuyée par tout ce qui reste de valide dans l’armée française. Les grognards, fidèles à la légende, avancent imperturbablement sous la mitraille. Ils vont pourtant ployer sous le nombre car Wellington a appelé toutes ses réserves et repousse la Garde impériale.

- 20h00 : Les prussiens débouchent en masse sur le champ de bataille. Les troupes françaises, voyant reculer la Garde, décrochent en criant à la trahison. On leur avait annoncé Grouchy, c’était Blücher… C’est la débâcle, Wellington lève son bicorne pour donner à ses hommes l’ordre d’avancer.

- 21h00 : Les français refluent en déroute à la seule exception de deux carrés de la garde qui parviennent à protéger la fuite de l’Empereur. Wellington et Blücher se retrouvent et se serrent la main devant la Belle-Alliance : leurs armées ont remporté la victoire. À la nuit tombante, le champ de bataille présente un spectacle d’apocalypse : près de 12.000 tués, des milliers de blessés gémissent ou agonisent, les cadavres de milliers de chevaux jonchent le terrain où les pillards et les détrousseurs sont déjà apparus. Les derniers blessés ne seront secourus que trois jours plus tard !

 

Les troupes britanniques de Wellington et les troupes prussiennes de Blücher remportent une victoire décisive sur l'armée de Napoléon Ier. Cette défaite provoque la chute de l'Empire napoléonien.

Napoléon doit en effet abdiquer quatre jours plus tard à son retour à Paris, le 22 juin.

Louis XVIII, qui avait fui Paris lors du retour de Napoléon de l'île d'Elbe, reprendra le trône.

Napoléon, empereur déchu, est exilé sur l’île de Sainte-Hélène à 7.000 km de la France.

 

Lien du jour : Champ de bataille de Waterloo

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 23:01

Le lundi 10 juin 1940, à 18h00, Benito Mussolini, en grand uniforme noir de la milice (MVSN), apparaît au balcon de la Piazza Venezia pour annoncer à la foule :

« ...une heure marquée par le destin a sonné dans le ciel de notre Patrie : l'heure des décisions irrévocables. La déclaration de guerre a été  signifiée aux ambassadeurs de Grande-Bretagne et de France... » 

Bien que son armée ne soit pas tout à fait prête à entrer en guerre, Mussolini entend ainsi obtenir sa part de gloire dans la victoire des allemands. Le 19 juin 1940, il lance une offensive en direction de la frontière française. Pour les français qui, au même moment, assistent impuissants au déferlement des armées allemandes sur leur territoire, la déclaration de guerre italienne est perçue comme un coup de poignard dans le dos.

 

Sur le plan militaire, l’offensive italienne est, depuis le départ, vouée à l’échec. Le résultat de la grande attaque qui se déroule du 21 au 24 juin le confirme. Le versant français est occupé sur une profondeur réduite sans atteindre les principaux forts. Seuls quelques bastions avancés sont conquis.

L’armée française a eu le mérite de continuer à se battre avec détermination alors que le reste de la France pliait sous le joug allemand. La résistance victorieuse de l’armée des Alpes constitue l’unique succès français du tragique désastre du printemps 1940.

Du côté italien, la prise de la petite ville côtière de Menton, fortement endommagée par l’artillerie, puis plusieurs fois pillée, est considérée comme une grande victoire.

L’armistice est signé à Rome le 24 juin 1940. Il prévoit que l’armée italienne occupe une bande de terrain allant des Alpes à Menton.

 

 

L'entrée de l'Italie dans la guerre favorisera paradoxalement les Alliés.

En effet, en 1941, Hitler devra différer l'attaque de l'URSS pour secourir Mussolini empêtré dans les Balkans et en Grèce, de sorte que le terrible hiver russe frappera les Allemands avant qu'ils aient le temps de conquérir Moscou.

En 1943, c'est par la Sicile que les Anglo-Saxons entameront la reconquête du continent.

 

Liens : La campagne italienne de juin 1940 dans les Alpes occidentales 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 23:14

Le vendredi 9 juin 1815, l'Acte final du Congrès de Vienne (qui comporte 121 articles) est signé. Ce document de 300 pages en français (la langue universelle de l'époque) redéfinit les contours de l'Europe après la chute de Napoléon 1er et la défaite des armées françaises.

Entre octobre 1814 et juin 1815, au congrès de Vienne, les puissances européennes victorieuses, redessinent la carte de l'Europe en annulant la plus grande partie des transformations géopolitiques provoquées par les guerres révolutionnaires et napoléoniennes.

Ce congrès consacre ainsi la défaite de la France, dont les frontières sont ramenées à celles de 1792.

A noter que ce congrès se termine le 9 juin 1815, donc sans attendre la défaite définitive de Napoléon 1er à Waterloo (18 juin).

 

Les réarrangements territoriaux sont l'objet de la majorité des articles de l'Acte :

– L’Angleterre agrandit considérablement son empire colonial : Malte en Méditerranée, Heligoland dans la mer Baltique, Le Cap à la pointe de l'Afrique. Elle s'enrichit de quelques îles à épices enlevées aux Hollandais (Tobago, Ceylan, aujourd'hui Sri Lanka) et aux Français (Sainte-Lucie, île de France, aujourd'hui Maurice).

– La Russie s'accroît de la plus grande partie de l'ancien grand-duché de Varsovie, transformé en un « royaume de Pologne » directement inféodé au tsar.

– La Prusse reçoit la Poméranie suédoise, la Saxe du nord et surtout la Westphalie et la plus grande partie de la Rhénanie.

– L'Autriche met la main sur la Lombardie et la Vénétie, la côte adriatique (Illyrie et Dalmatie), le Tyrol et Salzbourg.

– La mosaïque allemande est réduite de 350 États à seulement 39, réunis au sein d'une Confédération germanique sans plus de pouvoir que l'ancien Saint Empire romain germanique.

– La péninsule italienne n'est plus divisée qu'en sept États.

– L'Espagne et le Portugal retrouvent leurs souverains... mais voient leurs empires coloniaux se disloquer peu à peu.

– La Suède enlève la Norvège au Danemark, tout en concédant aux Norvégiens une très large autonomie.

– Création d'un royaume des Pays-Bas (Belgique plus les anciennes Provinces-Unies et le Luxembourg), donné à la maison d'Orange (articles 65 à 73).

– Reconstitution de la Confédération Helvétique (agrandie des cantons de Genève, Neuchâtel, Bâle, Valais), et dont les grandes puissances garantissent la neutralité (articles 74 à 92).

– Le royaume de Piémont-Sardaigne retrouve Nice et la Sardaigne, acquiert Gênes et la Ligurie.

 

La France, quant à elle, reste dans ses frontières de 1792 (ce sera précisé dans le traité de Paris du 20 novembre 1815).

 

À ces tractations territoriales, l'Acte final du Congrès de Vienne ajoute quelques proclamations de principe importantes : libre circulation sur les fleuves internationaux que sont le Rhin et la Meuse, condamnation de la traite des Noirs.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 23:01

Après que tous les efforts diplomatiques pour désamorcer le conflit entre Israël et ses voisins arabes aient échoué, la troisième guerre israélo-arabe éclate.

 

Montée des tensions

L'alliance politico-militaire entre l'URSS et l'Égypte de Nasser s'est approfondie, et l'armée égyptienne ainsi que l'armée syrienne ont reçu de considérables équipements en matériels modernes blindés et d'aviation ainsi que de nombreux « conseillers soviétiques ». De leur côté, les Occidentaux (dont les Français) ont également fourni aux Israéliens des matériels parmi les plus performants.

Le 19 mai 1967, l'Égypte demande et obtient la relève par sa propre armée des Casques bleus de l'ONU en place au Sinaï depuis 1957. Elle réoccupe donc Charm el-Cheikh et masse ouvertement des contingents blindés dans le Sinaï. La Syrie fait de même à sa frontière.

 

Israël réagit par une campagne préventive

Le lundi 5 juin 1967 à l'aube, l'aviation israélienne, bien renseignée, détruit au sol la totalité de l'aviation égyptienne.

 

L'armée israélienne, menée par le général Moshe Dayan, prend l'offensive et s'empare en quelques jours de nombreux territoires : le Sinaï égyptien, le plateau syrien du Golan, la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem Est.

Israël quadruple ainsi son territoire et commence l'implantation des colonies.

 

L'ONU vote le 22 novembre 1967 la résolution 242, qui détermine les conditions politiques d'un retour à la paix : retrait israélien des territoires occupés, mais reconnaissance d'Israël par les États arabes et solution raisonnable du problème des réfugiés palestiniens.

 

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 00:17

Le samedi 31 mai 1902, à Vereeniging, à la pointe de l'Afrique (Transvaal), un traité met fin à une guerre de 30 mois entre les Boers, des paysans d'origine franco-hollandaise, et les Anglais.

 

Ce document reconnaît l'annexion à l'Empire britannique de l'Etat libre d'Orange et du Transvaal. Les Boers (« paysans » en hollandais) sont les descendants des colons hollandais de la colonie du Cap. Ils reçoivent des indemnités financières et obtiennent la reconnaissance de leurs droits politiques.

 

Huit ans jour pour jour après ce traité, sera créé l'Union Sud-Africaine, un dominion autonome à structure fédérale qui scellera la réconciliation entre les Britanniques et les Boers.

 

Le mardi 31 mai 1910 ce sera la naissance de l'Union sud-africaine, consacrant le rapprochement entre les anciens ennemis de la guerre des Boers.

 

 

Relire aussi : 11 octobre 1899 - Guerre des Boers

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 23:14

Le dimanche 23 mai 1915, l’Italie déclare la guerre à une puissance à laquelle elle était liée un an plus tôt : l’Autriche-Hongrie.

Ce revirement face à un allié qu’elle n’a d’ailleurs jamais porté dans son cœur est permis par des accords passés un mois plus tôt à Londres avec la Triple-entente.

L'Italie espérait qu'en s'alliant aux forces de la Triple-Entente contre les Empires centraux, elle pourrait obtenir les provinces du Trentin, Trieste et d'autres territoires tels que le Tyrol du Sud, l'Istrie et la Dalmatie.

Initialement membre de la Triple-Alliance (avec l'Autriche-Hongrie et l'Allemagne), l’Italie n’était jusqu’ici pas entrée en guerre : jugeant que ces alliés étaient les agresseurs, elle n’avait aucune obligation envers eux.

 

L'Italie a une forte rivalité avec l'Autriche-Hongrie qui date du congrès de Vienne de 1815, après les guerres napoléoniennes, lorsque nombre de villes italiennes sont cédées à l'Autriche.

Au cours des premières phases du conflit, l'Italie est encouragée par des diplomates alliés à entrer en guerre ce qui la conduit à la signature du pacte de Londres, le 26 avril 1915.

 

Relire aussi :

26 avril 1915 - Traité secret de Londres entre l'Italie et les Alliés

 

 

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 23:26

Après onze mois de blocus et de ravitaillement américain par voie aérienne, les soviétiques lèvent le blocus de Berlin ouest.

 

Le 24 juin 1948, les Soviétiques qui occupaient depuis 1944 l'Allemagne orientale, entament le blocus de l'enclave de Berlin-Ouest. Il s'agit d'une fraction du Grand-Berlin concédée aux Alliés occidentaux et partagée en trois zones d'occupation (anglaise, américaine, française).

Les Américains et les Anglais organisèrent un « pont aérien » pour ravitailler les berlinois de l'Ouest, soit 277.728 vols en 322 jours. Le principal aéroport actuel de Berlin, Tegel, est d'ailleurs la conséquence de ce pont aérien puisqu'il est construit en secteur français d'août à novembre 1948 pour compléter les aéroports existants de Tempelhof en secteur américain et de Gatow en secteur britannique.

Le jeudi 12 mai 1949, le blocus cesse. Dans le monde occidental, la ville était devenue le symbole de la résistance à toute tentative de l’URSS de prendre le contrôle de nouveaux territoires en Europe.

Les occidentaux prennent ainsi une revanche symbolique sur le coup de Prague, auquel ils n’avaient pu réagir que par de vaines protestations.

Berlin restera pendant quarante ans un véritable symbole, notamment après la construction du mur en 1961. Par ailleurs, la fin de ce blocus permet la création de la République Fédérale Allemande (R.F.A) dix jours plus tard. L’URSS créera un an et demi plus tard la RDA (République démocratique allemande).

Les trois secteurs occidentaux se réunirent pour former Berlin-Ouest rattaché à la RFA. Berlin-Est entra dans la R.D.A pour devenir sa capitale en 1954.

 

Voir aussi :

24 juin 1948 - Début du blocus de Berlin

7 octobre 1949 : Naissance de la RDA

12 août 1961 : Construction du Mur de Berlin

Carte animée

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 23:01

Sur le front ouest de la Première Guerre mondiale, la seconde bataille de l'Artois (du 9 au 15 mai 1915) oppose les troupes françaises et britanniques, menées par Joseph Joffre, à l'armée allemande commandée par le prince Rupprecht de Bavière.

Le bombardement visant à démolir les positions ennemies débute le dimanche 9 mai, à 6h du matin.

À 10h00, l'assaut à la baïonnette et à la grenade démarre. Le 33e corps d’armée, commandé par le général Pétain, attaque sur un front large de 6 km.

En quelques heures, les assaillants parviennent à submerger le système de tranchées allemand, progressant de plus de 3 km vers la crête de Vimy. Mais les réserves, disposées trop loin du front, sont incapables de rejoindre les lignes suffisamment vite pour exploiter cette spectaculaire percée, alors que l’artillerie française est désormais incapable de protéger les unités les plus avancées. Les Allemands se ressaisissent et contre-attaquent.

 

Le coût humain de cette grande offensive, sans résultat stratégique majeur, fut tragique pour l’armée française : 102.000 pertes, soit le double de celles subies par les Allemands lors de l’ensemble des attaques françaises et britanniques entre Arras et Festubert.

Les combats se prolongent pendant une semaine, avec des affrontements sauvages sur les hauteurs de Notre-Dame-de-Lorette. Au final, le résultat de l’offensive française est limité : les villages de Carency et d’Ablain-Saint-Nazaire ont été pris, mais la crête de Vimy, et donc le contrôle de la plaine minière, restent dans les mains allemandes.

 

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 23:01

Durant la guerre de Cent Ans (1337-1453), les préliminaires d'un traité de paix entre les rois de France et d'Angleterre sont signés à Brétigny (Eure-et-Loir).

 

Depuis sa défaite à Poitiers (19 septembre 1356), le roi de France Jean II « le Bon », prisonnier des Anglais, cherche à obtenir sa libération : pourparlers et accords avec Édouard III se succèdent, tandis que le dauphin Charles (futur Charles V, « le Sage »), qui a pris le titre de régent du royaume, affronte des crises politiques.

Dans ces tentatives de paix, la papauté adopte sa posture traditionnelle de médiateur : ses légats ménagent les rencontres qui aboutissent aux préliminaires de paix de Brétigny (8 mai 1360), confirmés par les deux rois à Calais (24 octobre 1360).

 

Le roi Jean II cède, en pleine souveraineté, une grande Aquitaine (de la Loire aux Pyrénées), les comtés de Guînes et de Ponthieu, ainsi que Calais, et se soumet au paiement d'une rançon de 3 millions d'écus en versements échelonnés. Le roi d'Angleterre Edouard III renonce à revendiquer le trône de France et s'engage à évacuer les forteresses qu'il tient sur le territoire du roi de France.

Les conditions du traité sont catastrophiques pour la monarchie des Valois. Elles ramènent le domaine capétien à ce qu'il était au début du règne de Philippe Auguste, 150 ans auparavant.

En réalité, elles ne seront jamais appliquées grâce à l'habileté et à l'énergie du Dauphin, futur Charles V.

Les conflits entre les deux pays reprendront 9 ans plus tard.

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