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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 00:01

Le 18 novembre 1978, l’Amérique apprend que deux journalistes ont été tués sur un aérodrome de Guyana, au milieu de la jungle équatoriale. C’est le début de la découverte d’un drame terrible : une secte, menée par le révérend Jim Jones, a procédé ici à un suicide collectif et abattu récalcitrants et témoins.

Jim Jones -de son vrai nom James Warren Jones- organise le suicide collectif au cyanure de sa communauté, Jonestown, installée au Guyana (ancienne Guyane britannique). Révérend protestant de « l'Église chrétienne des disciples du Christ », il devient le gourou d'une secte appelée le « Temple du Peuple », installée d'abord à Indianapolis puis à San Francisco en Californie. Au total ce sont 914 personnes dont 276 enfants qui trouvent la mort ce jour-là.

Ce drame intervient après la fusillade, perpétrée par des adeptes de la secte, sur l'aéroport de Port Kaituma, contre les membres d'une commission d'enquête américaine, venus s'informer des agissements de la secte en question, soupçonnée de sévices, séquestrations et trafic d'armes. Elle est conduite par le représentant démocrate de la Californie, Leo Ryan. C'est précisément en raison de scandales survenus en Californie que Jim Jones est venu installer une communauté agricole dans la jungle équatoriale, emmenant une partie de ses adeptes -des centaines de personnes viennent attirées par la perspective d'un monde utopique.

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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 23:01

Le mardi 24 septembre 1952, le sous-marin Sibylle disparaît à plus de 700 mètres de fond entre Toulon et le Cap Camarat pour une raison inconnue.

 

En 1951, la Royal Navy consenti le prêt pour une durée de quatre ans, de quatre sous-marins à la Marine Nationale Française.

Construits en 1942-1943, ces quatre sous-marins de la série « S » étaient déjà anciens, et ne devaient servir qu’à l’entrainement des équipages de sous-marins et des groupes d’actions sous-marines (GASM). Ils prennent les noms de :

Sultane ex Statesman,

Saphir ex Satyr,

Sirène ex Spiteful,

Sibylle ex Sportsman.

L'Angleterre apportera son aide à la recherche des 48 disparus, en vain. Le sous-marin la Sibylle était commandé par le LV CUROT avec qui disparaissent quatre officiers, 9 officiers mariniers et 34 quartiers-maîtres et marins.

 

Sportsman rebaptisé Sibylle

La remise en condition de navigation du Sportsman commence dans le 1er trimestre 1951.

Le 25 juin 1952, le Sportsman quitte les chantiers BARROW armé par un équipage anglais et rallie GOSPORT.

Le 28 juin l’équipage français arrive à PORTSMOUTH. La passation sous pavillon français a lieu le 8 juillet 1952 à GOSPORT. Le Sportsman devient Sibylle n° S 617. Le 15 juillet, la Sibylle quitte l’Angleterre vers LORIENT.

Du 18 au 22 juillet, la Sibylle fait des essais des tubes lance-torpilles.

Le 22 juillet, la Sibylle quitte LORIENT vers CASABLANCA.

Du 30 juillet au 6 août, elle transite de CASABLANCA à ALGER et effectue des exercices.

Le 8 août elle arrive à TOULON. Du 8 août au 4 septembre, l’équipage est en permission pendant que la Sibylle subie une révision complète.

Le 4 septembre la Sibylle appareille et procède à des essais de plongée maximum (300 pieds - 90 m) qui s’effectuent sans incident.

Entraînement individuel jusqu’au 9 septembre, puis exercices avec escorteurs jusqu’au 19 septembre. Le 23 au soir la Sibylle rentre à TOULON pour appareiller le 24 dans la nuit pour un rendez-vous avec Le Touareg (ex-destroyer américain) dans un secteur sud Camarat.

 

L’exercice dramatique du 24 septembre 1952

La Sibylle exécute, avec le Touareg, un exercice d’attaque par escorteur d’un sous-marin naviguant à une immersion de sécurité minima de 30 mètres, avec changement de route de 30° toutes les 10 minutes.

Ayant plongé à 7 h 43, la Sibylle est attaquée une première fois à 7 h 52.

Au cours d’une 2ème attaque, le contact ASDIC est perdu par l’escorteur à 08 h 02 et à 270 m de distance, un peu avant que l’escorteur ne soit à sa verticale. Le contact n’est pas repris !

A 08 h 15, la bouée de sécurité du sous-marin est repérée. L’accident s’est donc produit entre 08 h 02 et 08 h 15.

Hypothèse envisagée : compte-tenu de la proximité de l’escorteur en inclinaison faible, le sous-marin qui reprenait peut-être la vue pour un ennui quelconque, a été gêné par la proximité de l’escorteur et obligé de plonger en catastrophe avec une forte pointe négative, qui l’aurait conduit au-delà de son immersion maximum.

L’escorteur poursuit ses recherches puis, n’ayant aucun contact radio à 09 h 30 heure de fin d’exercice, le Touareg donne l’alerte. Les recherches sont entreprises avec les moyens disponibles.

Une tâche de gaz-oil à 6 milles dans l’est du Cap Camarat et différents objets sont aperçus. La bouée de sécurité a été retrouvée mais le câble qui la reliait au sous-marin a été rompu.

Le centre de la tâche d’hydrocarbure qui s’est étendue peu à peu sur une grande surface correspond à la position qu’occupait le sous-marin au moment du dernier contact à cet endroit, le fond est de 700 mètres.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 23:01

Le samedi 1er septembre 1923, à 11h58, l'un des plus gros tremblements de terre enregistrés au Japon ravage la plaine très peuplée du Kanto, situé à Honshu, l'île principale de l'archipel.

 

D'une magnitude de 7,9 sur l'échelle de Richter, il détruit la ville de Tokyo et ses environs, touchant également les villes de Yokohama, Kanagawa et Shizuoka. La plupart des maisons, construites en bois, s'écroulent sur les habitants. Des incendies se propagent un peu partout, ajoutant à la confusion, et, pour finir, un tsunami vient balayer une partie de la plaine. Le bilan est dramatique : au moins 200.000 personnes tuées ou portées disparues, plus de 580.000 bâtiments détruits et 1,9 millions de sans-abris.

 

Le feu, alimenté par des vents puissants, cause finalement le plus grand nombre de victimes et dans la panique, les Japonais accusent les Coréens présents dans la région d'entretenir les foyers pour piller et rançonner à leur guise, ce qui provoque une chasse à l'homme, stoppée par l'instauration de la loi martiale. On estime à 6.000 le nombre de Coréens massacrés en quelques jours.

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6 août 2018 1 06 /08 /août /2018 23:01

Le vendredi 7 août 1998, à quelques minutes d'intervalles, les ambassades américaines de Nairobi (Kenya) et de Dar es-Salaam (Tanzanie) sont la cible de deux attentats à la voiture piégée.

 

Avec l’attentat du World Trade Center de 1993, l’attentat des Tours de Khobar en Arabie saoudite, et l’attaque de l’USS Cole au Yémen, les attaques des ambassades américaines en Afrique font partie des attentats antiaméricains les plus importants qui précédèrent ceux du 11 septembre 2001.

Ces explosions feront 243 morts et plus de 4.500 blessés à Nairobi, une douzaine de morts et des centaines de blessés à Dar es Salaam.

Les États-Unis accuseront le réseau terroriste Al-Qaïda d'avoir orchestré ses attentats. Le président Bill Clinton ordonnera le bombardement de camps d'entraînement de terroristes en Afghanistan et d'un laboratoire de produits chimiques au Soudan.

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18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 23:02

Le 19 juillet de l'an 64, à Rome, un incendie prend naissance dans une boutique située près du Circus Maximus, au pied du mont Palatin où se trouve le palais impérial.

 

La Ville éternelle, qui compte alors près de 800.000 habitants concentrés sur 13 kilomètres carrés, va être ravagée pendant six jours par les flammes.

Trois des quatorze régions (quartiers) qui constituaient la ville furent complètement détruites. Dans sept autres les dommages furent plus limités. Seules quatre régions étaient intactes. Les morts se comptèrent par milliers et on dénombra environ deux cent mille sans-abri.

 

L'empereur Néron, après avoir supervisé les secours, se hâte d'engager les travaux de reconstruction avec l'objectif d'embellir la ville... et de se doter d'un palais encore plus grandiose que le précédent.

La rumeur le soupçonne d'avoir lui-même provoqué l'incendie dans cette intention. Pour s'en défendre, il laisse accuser les chrétiens d'en être à l'origine. C'est ainsi que débute la première persécution de l'ère chrétienne.

Environ 200 chrétiens sont livrés aux bêtes dans les arènes et mis à mort. Certains sont transformés en torches vivantes ! L'apôtre Pierre, qui côtoya le Christ, est au nombre de ces premiers martyrs, de même que Paul.

 

 

Lien du jour : Néron a-t-il brûlé Rome ?

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8 juillet 2018 7 08 /07 /juillet /2018 23:01

Les chrétiens maronites de Damas sont exterminés dans la nuit du 9 au 10 juillet 1860, avec la complicité du gouverneur turc de Syrie.

 

La population musulmane ne supporte plus l'hégémonie économique et financière des chrétiens qui détiennent les postes officiels et administratifs les plus élevés. À la tête des secteurs d'activité les plus florissants comme que l'industrie de la soie, les chrétiens alimentent les rancœurs depuis plusieurs siècles.

Les troubles confessionnels du Mont-Liban se sont étendus à Damas entre le 9 et le 17 juillet 1860. Sans que le gouverneur ottoman de la ville, Ahmed Pacha, ne décide de s'interposer, des fanatiques attaquèrent les quartiers chrétien, melkite et maronite faisant entre 4.000 et 6.000,  victimes.  

Cependant, l'émir Abd el-Kader intervint pour arrêter le massacre et protéger les chrétiens, au péril de sa vie.

Les survivants prendront la route de l'exil notamment vers Beyrouth et Alexandrie.

 

À la suite des massacres de chrétiens perpétrés par les Druzes dans le mont Liban (mars à juillet 1860) et à Damas (9 au 18 juillet), les puissances européennes décidèrent l'envoi d'une expédition chargée officiellement d'apporter une aide aux troupes du sultan pour rétablir l'ordre dans cette contrée de l'Empire ottoman.

Napoléon III enverra ainsi un corps expéditionnaire français commandé pour assurer la protection des chrétiens en route vers le Liban.

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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 23:01

Le dimanche  8 juin 1783, le volcan islandais Laki entrait en éruption. Au début celle-ci fut explosive, puis elle continua en émission de lave pendant des mois, jusqu’en février 1784. Les cendres recouvrirent l’île. Les conséquences pour toute l'Europe en sont dramatiques.

 

Le Laki, volcan qui culmine à 500 m d'altitude, s’active le 8 juin 1783, Une gigantesque fissure éruptive de plus de 40 km, l'ouvre en deux, donnant naissance à 110 cratères, tous alignés sur cette fissure, nommée fissure de Lakagigar.

La quantité de sulfates dans l'air connaît un pic dramatique et tous les êtres vivants en sont affectés : 80% des moutons islandais, la moitié des bovins et des chevaux périssent dans l'année. La famine tue un cinquième de la population de l'île, ramenant celle-ci à 40.000 habitants.

Mais les problèmes ne se limitent pas à l'Islande : poussé par les vents, le nuage volcanique atteint l'Europe continentale dans les jours et les semaines qui suivent. Le dioxyde sulfurique présent dans la brume attaque le système respiratoire des plus faibles. En Angleterre, la surmortalité est 30 % supérieure à la moyenne. En France, les registres paroissiaux révèlent un taux identique, notamment chez les enfants de 1 à 8 ans, et ce, dans toutes les couches sociales. Au total, 160.000 personnes auraient succombé en Europe !

On en constate même les effets en Asie et en Amérique du nord. Affolée par le brouillard dense, qui prend parfois une couleur sang, et les pluies de cendre, la population panique et recourt aux superstitions pour prévenir la catastrophe.

 

Les années qui ont suivi l'éruption du Laki furent marquées par des phénomènes météorologiques extrêmes, dont des sécheresses et des hivers très rigoureux. Après avoir élevé la température dans les premiers jours, les nuages volcaniques, en empêchant le rayonnement solaire de toucher la terre, provoquent un hiver exceptionnellement froid en Europe. La Seine est totalement gelée le 1er février 1784. Et lorsqu'intervient la fonte des neiges, les rivières sortent de leur lit à travers tout le continent : de Caen à Prague, les inondations sont catastrophiques. À Paris, elles durent un mois et demi.

 

 

Voir également : 10 avril 1815 - Le mont Tambora explose

 

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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 23:01

Le dimanche 31 mai 1970, à 15 h 23 min 31 s (heure locale), un séisme d'une intensité de 7,75 sur l'échelle de Richter touche le Nord du Pérou.

 

 

 

Les tremblements de terre sont fréquents et meurtriers dans la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde (7.100 kilomètres). Mais du fait de la secousse et des glissements de terrains induits, le tremblement de terre du 31 mai 1970 est la plus grande catastrophe naturelle jamais enregistrée au Pérou.

 

Le séisme s’est au produit au large de la côte du Pérou dans l'océan Pacifique et a duré 54 secondes. Il a affecté une superficie d'environ 83.000 km², une zone plus grande que la Belgique et les Pays-Bas et provoqué la destruction de nombreuses habitations. Les conséquences humaines sont immenses : 66.800 décès, 25.000 disparus et 200.000 blessés.

Des dommages et scènes de panique ont été signalés dans certaines parties de l'Équateur. Les tremblements se firent sentir aussi dans l'ouest et le centre du Brésil.

À Chimbote, Carhuaz et Recuay, environ 80% à 90% de bâtiments ont été détruits, ce qui a affecté environ 3 millions de personnes.

La muraille nord du mont Huascarán a été déstabilisée, provoquant une avalanche de roche, de glace et de neige. Les villes de Yungay et Ranrahirca ont été totalement enterrées.

 

L’élément médical d’intervention rapide de l'armée française intervient en amenant 500 tonnes de matériel sur place et en évacuant 470 personnes sur un hôpital de campagne installé à Anta à 2 700 m d’altitude et plus de 3 000 autres sur la capitale Lima.

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 23:01

Le samedi 25 mai 1720, le Grand-Saint-Antoine, bateau marseillais en provenance de Syrie, chargé de soieries et de coton balles de,  entre dans le port  phocéen. À bord, une dizaine de personnes ont déjà succombé au mal : la peste.

Les propriétaires du navire, discrètement prévenus par le capitaine, font jouer leurs relations pour éviter une quarantaine qui empêcherait le débarquement de la cargaison.

Les intendants de santé du port agissent avec beaucoup de légèreté et décident une quarantaine « douce » : les marins sont débarqués et enfermés dans un dispensaire.

Mais les hommes, une fois à terre, ne veulent pas s'occuper de leur linge sale. Ils en font des ballots qu'ils confient à des lavandières...

 

Le 20 juin, une lavandière meurt après quelques jours d'agonie sans que quiconque prenne garde au « charbon » apparu sur ses lèvres. C'est seulement le 9 juillet, après quelques autres décès, que deux médecins venus au chevet d'un adolescent donnent enfin l'alerte. La peste !

L'épidémie va bientôt faire un millier de morts par jour dans la ville. L'évêque, Monseigneur Belsunce, parcourt les rues au mépris de la mort, assiste et secourt les malades. Le chevalier Roze libère des bagnards et, avec eux, incinère les cadavres qui par milliers pourrissent dans les rues. C’est une tâche indispensable, mais terriblement dangereuse : sur 200 forçats, 12 sont encore en vie cinq jours plus tard.

 

Les quartiers déshérités et les plus anciens sont les plus touchés. La peste s’étend rapidement dans la cité où elle entraîne 40.000 décès sur 90. 000 habitants, puis en Provence où elle fait entre 90.000 et 120.000 victimes sur une population de 400.000 habitants environ.

 

Plusieurs épidémies de peste ont touché Marseille au cours du Moyen Âge puis au XVIe siècle. C’est cependant celle de 1720-1722 qui a le plus frappé les esprits, non seulement parce qu’elle est la dernière à avoir atteint la Provence, mais également pour son ampleur sans précédent.

 

Voir également : 1er novembre 1347 - La Peste à Marseille

 

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 00:01

Le mercredi 28 février 2001 à 6 h 14, le train rapide de la ligne Newcastle-Londres et le train de marchandises transportant plus de 1000 tonnes de charbon se trouvent impliqué dans une collision près de Selby (Comté de North Yorkshire, au nord de la Grande-Bretagne).

 

Les pompiers ont recherché, plusieurs heures durant, les survivants dans un incroyable enchevêtrement de tôles et de ferraille. Dans le froid et la neige, plusieurs wagons étaient couchés au milieu des champs, en contrebas des voies ferrées, et des centaines de débris éparpillés tout autour du lieu de l’accident.

Le bilan est terrible : 13 morts et 75 blessés (dont 30 grièvement).

 

Motif de l’accident

Un véhicule tout terrain est tombé d'un pont enjambant la voie ferrée, avec sa remorque chargée d'une autre voiture.

Bien que cette fois ce ne soit pas l'état déplorable du réseau ferroviaire britannique qui soit en cause, le titre de Railtrack, le monopole privé chargé du réseau ferré britannique, a encore reculé à la Bourse de Londres.

 

Dans un premier temps, tout le monde a cru à une Nième catastrophe due à manque d’entretien suite à la privatisation des chemins de fer britanniques.

 

Privatisation de British Rail

La privatisation de British Rail a été mise en œuvre en 1993 par le gouvernement conservateur de John Major. L'ensemble des activités gérées par le British Railways Board (BRB) ont été éclatées et vendues à plusieurs sociétés.

La privatisation des chemins de fer britanniques fut le premier exemple de privatisation d'un service public ferroviaire d'importance nationale en Europe occidentale.

 

Les conséquences de la privatisation

La privatisation de British Rail est devenue le symbole de ce que les privatisations peuvent avoir de désastreux. À l'époque, les financiers prétendaient que le secteur privé fournirait un service plus efficace, de meilleure qualité et moins cher mais aussi les investissements considérables dont les chemins de fer ont besoin.

C’est tout le contraire qui s’est produit !

Pour augmenter les profits et les dividendes exigés par les actionnaires, les dirigeants de ces nouvelles entreprises n'eurent pas le choix : Les tarifs augmentèrent, les investissements chutèrent, deux tiers des emplois furent supprimés et les coûts de maintenance furent réduits bien en dessous du minimum nécessaire à la sécurité des circulations.

Les tarifs ont largement augmenté. Les salariés Britanniques déboursent maintenant six fois plus que les Français pour se rendre sur leur lieu de travail (14% de leur revenu mensuel, très exactement, contre 2% pour les usagers de la SNCF).

En dépit des prix exorbitants, force est de constater que la qualité du service laisse à désirer. Usagers et conducteurs constatent les mêmes dysfonctionnements : retards à répétition, suppressions de trains et réduction des effectifs en gare.

Mais le pire est que les accidents par manque d’entretien du réseau se sont multipliés.

Plusieurs d'entre eux furent spectaculaires et causèrent de nombreuses morts.

 

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15 février 2018 4 15 /02 /février /2018 00:01

Le mardi 15 février 1898, vers 21h40, le cuirassé américain Maine est victime d'une violente explosion dans la rade de la Havane, à Cuba. La détonation est si violente qu'elle souffle les vitres des maisons de la ville.

Le navire sombre presque immédiatement et malgré les secours qui arrivent des autres navires, 252 hommes périssent dans l'accident. 8 autres allaient plus tard mourir de leurs blessures.

Immédiatement, la presse américaine accuse les Espagnols, qui gouvernent Cuba, d'avoir placé une mine sous la coque du navire, lequel était en visite de courtoisie.

 

 

Les Espagnols, qui occupent l'île depuis sa découverte par Christophe Colomb, font face à partir de 1895 à une insurrection indépendantiste. Aux États-Unis, la presse populaire prend fait et cause pour les insurgés cubains et dénonce à qui mieux mieux la barbarie des Espagnols, catholiques et latins, leurs « camps de la mort » et même « la pratique de l'anthropophagie ». 

Deux hommes rivalisent dans cette recherche du sensationnel : le magnat de la presse Joseph Pulitzer, du World, et William Randolph Hearst, qui venait de fonder le New York Journal.

 

 

Le président des Etats-Unis, William McKinley, lance un ultimatum, sommant l’Espagne d’évacuer Cuba. Devant le refus des Espagnols, le président américain demanda au Congrès, le 11 avril 1898, « au nom de l'humanité, au nom de la civilisation, au nom des intérêts américains menacés », l'autorisation de chasser les forces espagnoles de Cuba. Le 25 avril, le Congrès américain approuva la résolution et accorda au président le pouvoir d'utiliser les forces terrestres et navales pour mener à bien la guerre contre l’Espagne.

 

Le 1er mai 1898, les Américains coulèrent la flotte espagnole des Philippines dans la rade de Manille. L’escadre de Cuba devant Santiago connut le même sort, le 3 juillet. En août, le gouvernement espagnol se résigna à demander la paix par l’intermédiaire de la France. Selon les termes du traité de paix, signé à Paris le 10 décembre 1898, l’Espagne cédait non seulement Cuba, mais Porto Rico, les Philippines et l’île de Guam, et recevait une indemnité de 20 millions de dollars (pour la «vente» des Philippines). Cuba obtint une indépendance théorique, car l’île devint en fait un protectorat américain, tandis que Porto Rico, les Philippines et Guam devinrent des colonies américaines; au passage, les Américains avaient réussi à annexer Hawaï.

 

Au final, une commission d'enquête conclura (mais en 1911 seulement) à une explosion accidentelle dans la salle des machines.

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 00:01

Le 7 février 1904, un incendie se déclencha à Baltimore dans un entrepôt. Près de 1.231 pompiers ont été mobilisés pour le maîtriser.

 

Baltimore se situe au Nord de Washington, dans le Maryland, au bout de la longue baie de Chesapeake. En 1904, Baltimore comptait déjà 500.000 habitants.

Le feu a pris à 10h48 ce dimanche 7 février, dans les locaux de la firme John Hurst & Company, une épicerie en gros. On pense que c’est un passant qui a jeté son mégot de cigare ou de cigarette dans un regard grillagé.

 

À 13 heures, des unités de pompiers de Washington arrivaient. Afin de stopper l'incendie, les autorités décidèrent d'utiliser un pare-feu et de dynamiter les bâtiments proches des flammes. Toutes ces différentes techniques se montrèrent inefficaces.

Une des raisons de l'ampleur et de la durée de cet incendie fut l'absence de standardisation de l'équipement des sapeurs-pompiers. Bien que des fourgons d'incendie des villes avoisinantes (telles Philadelphie et Washington) ainsi que des unités de pompiers de New York, Wilmington et d'Atlantic City se soient déplacées en renfort, beaucoup ne purent agir car leurs lances à incendie ne pouvaient pas se raccorder aux bouches à incendie de Baltimore. En conséquence, le feu brûla pendant près de 30 heures

 

Avec un bilan économique impressionnant : tout le centre historique détruit, 1.545 immeubles partis en fumée, 2.500 entreprises en faillite et 35.000 emplois perdus.

On a longtemps pensé que ce désastre n'avait fait aucune victime, mais aujourd'hui on considère qu'au moins une personne aurait perdu la ville au cours de ce désastre. En effet, le Baltimore Sun, rapporte la découverte des restes carbonisés d'un Afro-Américain repêché dans le port quelques jours après l'incendie.

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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 13:55

Le vendredi 28 janvier 1910, une crue d'exception recouvre le centre de Paris et les bords de la Seine.

Le débordement atteint un maximum de 8,62 mètres, du jamais vu dans la capitale !

 

La crue de 1910 est une crue « double », c'est à dire générée par deux par deux épisodes de pluie à intervalles rapprochés. Dès la première série de pluie du 18 au 21 janvier, la Seine et ses affluents en amont ont réagi (sols saturés et gelés). Les vallées rapides du Loing et du Grand-Morin font monter en 4 jours la Seine de plus de 3 mètres.

Le 20 janvier, le tirant d'air sous les ponts est jugé trop faible et la navigation sur la Seine est interdite.

Le 22 janvier on enregistre 5,93 m au Pont d'Austerlitz. Pour les bassins de la Petite Seine et de la Marne, la progression des ondes de la crue est moins rapide. Le deuxième épisode pluvieux entraine une notable reprise de la crue de l'Yonne supérieure, le Loing et le Grand-Morin. La décroissance de l'Yonne est instantanément stoppée tandis que le Loing et le Grand-Morin reprennent des niveaux très importants.

Le 26 janvier, le niveau de la Seine est aggravé de la pointe de la Marne avec la deuxième pointe très marquée du Grand-Morin. La concomitance de ces deux nouvelles ondes de crue de la Seine et de la Marne produira le maximum de la crue le 28 janvier 1910 avec 8,62 sur l'échelle du Pont de l'Alma à midi. 

Les dégâts matériels sont très importants.

22.000 caves et des centaines de rues sont envahies par une eau glacée et de plus en plus polluée car les égouts refluent.

L'eau s'infiltre dans les voies ferrées souterraines et dans les tunnels du métro, dans les caves, les canalisations, les égouts et en surface atteint les quais. L'eau fait sauter les pavés et les dalles, des portions de rues ou les trottoirs s'effondrent, certaines voûtes du Métropolitain cèdent.

Des milliers d'immeubles et de maisons sont inondés et 200.000 Parisiens sinistrés, mais l'on ne déplore pas de victimes parmi la population. Mais un sapeur-pompier est emporté avec son embarcation.

La situation sanitaire devient préoccupante, des cas de typhoïde et de scarlatine sont signalés.

 

La décrue

Le 29 janvier 1910 après 12 jours de montée continue des eaux le décrue s'amorce enfin. Il faudra attendre le 16 mars 1910 pour que la Seine retrouve son lit normal  (moins de 2,50 m à l'échelle de Paris-Austerlitz).  Après le commencement de la décrue, l'heure est à la désinfection et à la lutte contre les risques d'épidémie ; à la remise en marche progressive des transports et des différents services, ce qui prendra de nombreux mois .

 

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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 00:01

La Turquie est située sur une faille sismique très active qui traverse le territoire d'est en ouest. Le pays a été frappé à plusieurs reprises dans son histoire par des tremblements de terre très meurtriers.

Les séismes destructeurs le long de la faille nord-anatolienne entre Erzincan et Istanbul de 1939 à 1999.

 

 

Le mercredi 27 décembre 1939, un tremblement de terre frappe la province d'Erzincan dans l'est de la Turquie.

La première secousse se produira à 1h57 du matin suivie dans les 3 heures suivantes de six autres dont la plus forte atteindra une magnitude de 8,2 sur l'échelle de Richter, en faisant le plus fort tremblement de terre dans l'histoire récente de la Turquie.

Le bilan le lendemain fut établi à plus de 20.000 morts mais se monta à près de 33.000 morts quelques jours plus tard dus aux inondations, glissements de terrain et au froid. En effet, la région de l'Anatolie connut les derniers jours de décembre de très mauvaises conditions météorologiques, empêchant l'acheminement d'aide et l'évacuation des populations sinistrées.

Les dégâts dans la ville d'Erzincan, épicentre du séisme furent catastrophiques, la ville étant pratiquement rasée et dix des seize mille habitants furent tués. Le site sera abandonné et une ville nouvelle construite plus au nord.

 

La ville avait déjà été détruite par un tremblement de terre en 1784.
 

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 00:01

Le samedi 5 novembre 1530, jour de la Saint-Félix, un raz-de-marée dévaste la région à l’est d’Yerseke le long de l’Escaut et tue plus de 100.000 personnes.

 

Le territoire à l’est de Yerseke, qui s’appelait alors Oost-Watering, disparut. À l’époque, il y avait là 18 villages et la ville de Reimerswaal.

Les inondations de la Saint-Félix tirèrent un trait définitif sur Reimerswaal : la ville se situant plus haut que le reste de la région, il n’en resta qu’un île. Tout ce qui se trouvait autour de la ville ne put être sauvé malgré les tentatives d’endiguement. Aujourd’hui, on appelle cette région inondée « le territoire noyé du Zuid-Beveland ». En plus de l’Oost-Watering, le Noord-Beveland et le Schouwen-Duiveland furent aussi gravement touchés.

 

Une grande partie des Pays-Bas se trouve sous le niveau de la mer.

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 23:01

Six mois après l'explosion d'une bombe à l'ambassade des États-Unis à Beyrouth, deux attentats suicides, presque simultanés, se déroulent dans cette ville contre des troupes américaines et françaises.

 

Le 18 avril 1983, un attentat d'envergure contre l'ambassade des États-Unis fait une soixantaine de morts. Il est revendiqué par le Hezbollah, un jeune mouvement créé à la suite des événements de 1982. Six mois plus tard, une autre attaque suicide sur deux fronts retient l'attention du monde entier.

Le dimanche 23 octobre 1983, à 6h20 du matin, un camion chargé d'explosifs saute près du quartier général des forces américaines situé au cœur de l'aéroport de Beyrouth. La déflagration fait 241 morts (principalement des Marines), ainsi qu'une soixantaine de blessés.

Quatre minutes plus tard, à quelques dizaines de mètres, l'immeuble « Drakkar » (abritant des troupes françaises) explose. On compte 58 victimes parmi les parachutistes français : 56 de la 3ème Compagnie du 1er RCP (Régiment de chasseurs parachutistes)  et 2 autres du 9ème RCP, l'un et l'autre basés à Pamiers (Ariège).

 

Les paras français et les marines américains, fraîchement débarqués au Liban, devaient faire respecter la paix civile dans le cadre d'une mission des Nations Unies mise en place en septembre 1982, à la suite de l'invasion israélienne du Liban et des massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila.

Ces soldats n'étaient préparés ni à la guerre urbaine, ni au terrorisme des « Fous de Dieu » islamistes, soutenus par la Syrie et l'Iran.

Le président François Mitterrand, malgré l'absence de soutien logistique américain, envoie huit avions Super-Étendard afin de bombarder les camps d'entraînement terroristes le 17 novembre 1983. De mauvaises langues (bien informées) suggèrent que ce baroud d'honneur n'aurait fait d'autre victime qu'une chèvre et son berger.

 

Les gouvernements américain et français réagissent en affirmant qu'ils maintiendront leur présence au Liban.

Quelques mois plus tard, entre février et avril 1984, la force multinationale quittera néanmoins ses bases.

 

Aux Invalides, les obsèques des 58 parachutistes français

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 23:01

Le 4 septembre 1914, un mois après le début de la Grande Guerre, les Allemands entrent sans combat dans le fort de la Pompelle, érigé à l'orée de Reims dans les années 1880 et... désarmé en 1913. De cette position, les canons bombardent la ville.

 

 

 

Les premiers dégâts subis par la cathédrale sont antérieurs au 19 septembre.

En effet, lors du bombardement d’intimidation que Reims connaît le 4 septembre 1914 au matin, 4 obus tombent dans les environs de la cathédrale. Leurs éclats abiment des verrières côté nord et  la statuaire du portail. Un cinquième obus, lui, touche directement l’édifice au croisillon nord du transept. Mais l’intérieur de l’édifice n’est pas atteint et les dégâts extérieurs sont minimes. A partir du 14 septembre, les Allemands qui viennent d’évacuer Reims mais occupent toujours les forts qui dominent la ville, soumettent celle-ci au feu de leurs canons. Du 14 au 18 septembre, ces bombardements causent la mort d’environ 140 personnes. La cathédrale est atteinte à plusieurs reprises. Le 17 septembre, 3 obus percent la toiture aux environs de la tourelle du carillon. Le 18 septembre de nouveaux obus frappent l’édifice, tuant un gendarme français et deux des nombreux blessés allemands installés dans la cathédrale.

 

Le samedi 19 septembre 1914, le bombardement de la cathédrale Notre-Dame commence vers 7h30.

Après une courte accalmie en fin de matinée, le bombardement reprend à midi, tuant un des adjoints, le docteur Jacquin, qui sortait de l’Hôtel de Ville.

À 15 heures, un obus touche l’échafaudage en bois de pin qui depuis mai 1913 ceinturait la tour nord de la cathédrale et l’enflamme. Vers 15h30, la toiture prend feu rendant l’incendie visible de loin ce qui amène les Allemands à cesser leur tir. Mais la chaleur de l’incendie met en ébullition les 400 tonnes de feuilles de plomb qui recouvrent la toiture. Le plomb fondu se répand alors sur les voûtes et coule par les gargouilles, provoquant une spectaculaire fumée couleur jaune d’or. À 15h50 l’échafaudage s’effondre sur le parvis, remplissant celui-ci de fumée.

 

Le bilan humain

Le drame touche aussi l’intérieur de la cathédrale où sont rassemblés de nombreux blessés allemands. Cette transformation de la cathédrale en hôpital militaire remonte à une décision prise par les autorités militaires allemandes lors de la courte occupation de Reims. Le 11 septembre 15 000 bottes de paille sont amenées pour servir de couchage tandis que les chaises sont empilées dans le chœur. En même temps, un drapeau de la Croix Rouge remplace, au sommet de la tour nord, le drapeau blanc installé le 4 septembre. A la reprise de la ville, le projet allemand est repris à son compte par l’État-major français qui, le 16 septembre, fait regrouper dans la cathédrale les 131 blessés allemands soignés dans les hôpitaux de Reims. Or, le 19 septembre, très vite, des flammèches venant de l’incendie de l’échafaudage communiquent le feu aux bottes de paille. Affolés, les blessés allemands tentent de sortir mais sont bloqués par quelques soldats territoriaux et une foule de quelques 300 Rémois déchaînés contre eux. Il faut l’insistance du clergé de la cathédrale et d’un capitaine de dragons français pour que les blessés allemands soient finalement évacués. Mais 14 Allemands sont morts, dont 10 qui ont tenté de fuir par la cour de l’archevêché. Au total, les bombardements du 19 septembre 1914 causent la mort de 32 personnes.

 

Le bilan matériel

Il ne reste rien de la toiture sur la nef, les transepts, le chœur, l’abside et les bas-côtés. Le clocher de l’Ange a totalement disparu. Cependant, les voûtes ont tenu même si elles ont souffert du feu. A l’intérieur, l’incendie a dégradé la pierre, en particulier les sculptures du revers du portail sud. Une grande partie du mobilier est en cendres : les tambours et les stalles du XVIIIe siècle, le tapis du sacre de Charles X, le trône archiépiscopal. Le clergé a pu cependant évacuer les objets liturgiques et le Trésor de la cathédrale au début de l’incendie. Au total, si les superstructures de la cathédrale ont résisté, l’incendie a entraîné des dommages importants et le bâtiment se trouve désormais exposé sans toiture aux intempéries.

 

 

La contre-offensive de la Marne permet aux Français de reprendre le fort dès le 24 septembre 1914 mais jusqu'à la fin de la guerre, quatre ans plus tard, la ville et sa cathédrale n'en finiront pas d'être touchées par des obus.

 

Grâce à un don de John Rockefeller, la cathédrale est reconstruite dans les années 1920 par l'architecte Henri Deneux, qui conçoit une ingénieuse charpente en ciment armé.

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 23:01

Les Allemands attendaient les Jeux Olympiques de Munich de 1972 pour effacer le triste souvenir des Jeux de Berlin de 1936, présidés par Hitler. Mais le 5 septembre, onze athlètes israéliens sont abattus par un commando de l'organisation palestinienne Septembre noir.

 

Une semaine après le début des Jeux Olympiques de Munich, le mardi 5 septembre, à quatre heures du matin, huit hommes armés s'infiltrent dans le village olympique. Ils gagnent le bloc 31 où dort la délégation israélienne et pénètrent en force dans les appartements.

Sur les quinze sportifs présents, deux sont tués en tentant de résister aux intrus, un troisième arrive à s'enfuir en arrachant une fenêtre, un quatrième s'échappera un peu plus tard. Restent onze otages aux mains du commando.

Le chef du commando communique à un agent de police un texte revendicatif. On apprend comme cela qu'il se réclame d'un groupe terroriste palestinien appelé « Septembre Noir ». Ce nom fait référence au massacre par le roi Hussein de Jordanie des groupes armés palestiniens présents sur son territoire en septembre 1970 et affiliés à l'OLP de Yasser Arafat (Organisation de Libération de la Palestine).

 

Le président du Comité international olympique demande aux autorités allemandes d'entraîner les ravisseurs et leurs otages hors de l'enceinte olympique. À la hâte, on négocie avec les terroristes leur départ pour l'Égypte. Dès la nuit suivante est organisé le transfert en hélicoptère des terroristes et des Israéliens à l'aéroport. Quand les deux hélicoptères arrivent sur le tarmac, la police lance l'assaut avec une incroyable maladresse.

Trois terroristes sur les huit sont immédiatement abattus. Les autres, se voyant assaillis, ont le temps de jeter une grenade dans un hélicoptère et de tirer dans le second où sont attachés leurs prisonniers : 9 otages israéliens sont tués. Un policier allemand meurt également au cours des échanges de tirs. Trois terroristes survivants restent aux mains des policiers.

Les Jeux Olympiques sont suspendus et un hommage à la mémoire des disparus a lieu dans le stade olympique. Pour ne pas céder devant le défi terroriste, le Comité International Olympique ordonne la poursuite des compétitions après une pause de 34 heures.

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 23:10

Le mardi 29 août 1944, à l'approche de l'armée américaine, des soldats allemands instaurent la terreur dans la vallée de la Saulx, suite à des actes de résistance. 86 habitants de 16 à 85 ans des communes de Couvonges, Robert-Espagne, Beurey-sur-Saulx, Mognéville, et Trémont-sur-Saulx sont abattus et plusieurs centaines de maisons brûlées (54 maisons sur 60 détruites à Couvonges, 200 sur 300 à Robert-Espagne).

 

Arrivée en Lorraine de troupes venues d'Italie

Au début août 1944, Hitler décide de faire venir en France la 3e division de Panzergrenadiers qui est alors en Italie, dans la région de Florence. L'un de ses régiments, le 29e régiment de Panzergrenadiers, arrive ainsi au sud-ouest de Bar-le-Duc (Meuse) le 28 août.

Il répartit ses différentes unités dans plusieurs villages situés entre Bar-le-Duc et Saint-Dizier (Haute-Marne), notamment dans la vallée de la Saulx. Compte tenu de l'avance alliée, la mission de ce régiment n'est plus d'engager le combat contre les Américains mais de couvrir la retraite d'autres unités allemandes. Il s'agit de leurrer les Alliés en faisant croire à une présence ennemie plus importante qu'elle n'est en réalité.

Dès le 29 août au matin, plusieurs unités de ce régiment, équipées de véhicules blindés légers, se préparent à remplir leur mission. Elles quittent leur cantonnement pour faire mouvement vers l'ouest, en direction de Vitry-le-François. Un de leurs convois circule dans la forêt à proximité de Robert-Espagne mais il est attaqué par un petit groupe de résistants locaux. Un officier allemand donne aussitôt l'ordre de bloquer l'accès aux villages qu'il allait traverser, tous dans la Meuse et dans la vallée de la Saulx.

 

 

La tuerie de la vallée de la Saulx

Quatre villages sont particulièrement visés : Robert-Espagne, Beurey-sur-Saulx, Couvonges et Mognéville.

À chaque fois, les soldats empêchent toute personne d’en sortir ou d’y pénétrer. À midi, ils raflent les hommes rentrés manger chez eux. Ils fouillent systématiquement les maisons et mettent le feu aux maisons en lançant des plaquettes incendiaires. Les femmes et les enfants fuient sur les hauteurs dominant la vallée. À Robert-Espagne, Couvonges et Mognéville, les hommes raflés sont rassemblés sous bonne garde. Dans les deux premières localités, ils seront abattus vers 15 heures à l’aide de mitrailleuses. À Mognéville, un notaire qui parle allemand parvient à négocier la libération des otages mais une femme et deux hommes perdront néanmoins la vie dans ce village. À Beurey-sur-Saulx, plusieurs Malgré-nous parviennent discrètement à dire aux villageois de fuir. Dans ce village, les 6 victimes du 29 août seront 5 vieillards et une jeune fille, abattus devant leur maison en flammes ou tués dans une tranchée-abri. À Robert-Espagne, 49 hommes sont fusillés et un autre abattu dans une rue. À Couvonges, 26 hommes sont fusillés.

À Trémont-sur-Saulx, une localité voisine de Robert-Espagne, une jeune fille de 16 ans a eu la malchance d'être aperçue par des soldats du 29e qui l'abattent.

 

Responsabilités et poursuites

Après Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), Maillé (Indre-et-Loire), Tulle (Corrèze) et Ascq (Nord), la vallée de la Saulx (à la limite entre les départements de la Marne et de la Meuse) figure parmi les cinq grands massacres commis en France par les Allemands en 1944.

Alors que les premiers sont l’œuvre des SS, celui de ces villages meusiens a été commis par des militaires de la Wehrmacht.

L'enquête permit d'identifier les auteurs du massacre comme appartenant au 29e régiment de la 3e division de Panzer-Grenadiers, commandée par le generalmajor Hans Hecker.

L’affaire fut confiée au tribunal militaire de Metz qui identifia 8 militaires allemands (sur la cinquantaine qui aurait participé aux exactions). En 1950, l’instruction s’acheva mais les 8 inculpés (4 officiers, 2 sous-officiers et 2 soldats) étaient en fuite. Le jugement fut rendu le 28 mai 1952 et les condamnations furent prononcées par contumace : 4 condamnations à mort et 4 condamnations aux travaux forcés à perpétuité. Une peine de mort, celle concernant le colonel Schaefer, commandant du régiment, a été annulée en 1990, la famille du colonel étant parvenue à prouver qu'il ne commandait plus ce régiment le 29 août 1944.

 

 

Lien du jour : Hommage aux martyrs de la vallée de la Saulx

 

 

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 23:01

Hébron est une ville sainte du judaïsme

Située à 30 km au sud de Jérusalem, Juifs et musulmans y situent le caveau de Makhpela (qui est le tombeau des Patriarches et Matriarches), où sont enterrés Abraham, Sarah, Rivka, Jacob.  C’est également à Hébron que le roi David a été oint et qu’il a régné, jusqu’à la prise de Jérusalem.

Une présence juive a été maintenue à Hébron sans discontinuité pendant des millénaires, quel que soit le pouvoir régnant en place.Dans les 1920,  les relations entre les Arabes et les Juifs se tendent rapidement, et les Arabes commencent à harceler les Juifs de façon quasi-quotidienne. Des injures dans la rue, des bastonnades occasionnelles, des pierres jetées dans les fenêtres et des troubles dans le caveau des Patriarches, amènent la communauté juive à déposer de nombreuses plaintes auprès de la police britannique, en se plaignant du manque de protection. Les Juifs attribuent certains de ces troubles à l’Association Nationaliste Arabe Chrétienne-Musulmane qui répand des chansons et autres incitations anti juives.

 

Les massacres d’août 1929

Le signal du déclenchement des hostilités est donné à Jérusalem ce vendredi 23 août vers 11h, après la prière à la mosquée Al Aqsa. Dès le début de la matinée, une foule, munie de gourdins et de couteaux, venue de plusieurs villages des environs de Jérusalem, gagne la mosquée. Un discours nationaliste sur l’esplanade des mosquées explique à la foule que les croyants de l’Islam devront se battre contre les Juifs jusqu’à leur dernière goutte de sang.

Les violences arabes à l’encontre des Juifs commencent dans les rues de la Vieille ville de Jérusalem,  avant de se propager à l’ensemble de la Palestine.

67 Juifs sont assassinés à Hébron et 18 à Safed.

Les massacres de Hébron et Safed ont particulièrement sanglants, mais d’autres tueries se produisent à Motza, Kfar Ouriyah, Jérusalem et Tel Aviv.  À Safed, 18 Juifs sont tués et 80 autres blessés.

Pendant la semaine d'émeutes du 23 au 29 août, on recense en tout 133 morts et 339 blessés suite aux massacres palestiniens de cette journée.

Les villes d'Hebron et Safed seront ensuite vidées de leur population juive pendant trente-sept ans, jusqu'à la guerre des Six Jours.

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 23:01

Le jeudi 6 juin 1912, le volcan Novarupta en Alaska entre en éruption.

 

Dans le même temps, le sommet du mont Katmai situé à l'est s'effondre sur lui-même en donnant naissance à la caldeira actuelle, la lave émise par le Novarupta provenant en réalité de la chambre magmatique du mont Katmai.

Il s'agit de l'éruption volcanique la plus puissante du XXe siècle.

Le nuage de cendre s’est élevé à plus de 32.000 mètres. Les dépôts de cendres éjectées recouvrent une vallée entière. 

Le ruisseau Knife est asséché et des milliers de jets de vapeurs s'échappent du sol. Cette vallée est alors appelée la Vallée des Dix Milles Fumées. Le nuage de cendre est considérable, il atteint l'Afrique le 17 juin. Il a également été fait état de retombées de cendre en Grèce.

Des simulations réalisées au début des années 2000 montrent que les cendres et gaz volcaniques émis par le Novarupta ont entraîné un refroidissement climatique dans l'hémisphère nord et un affaiblissement de la mousson en Asie.

Voir aussi :

24 août 79 - Disparition de Pompéi

27 août 1883 - Explosion volcanique du Krakatoa

 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 23:01

Dans le hall de l'aéroport de Lod à Tel-Aviv (Israël), trois Japonais sortent grenades et fusils mitrailleurs et tirent sur la foule, faisant 26 morts et 80 blessés.

Les tireurs appartiennent à l'Armée rouge japonaise (ARJ), une organisation terroriste créée en 1969 alliée au Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP). Parce que la sécurité des aéroports était focalisée sur la possibilité d'une attaque palestinienne, l'utilisation de terroristes japonais a pris les gardes de sécurité par surprise.

Jusqu'alors, aucun groupe engagé dans le terrorisme n'avait pratiqué une telle opération sur le sol israélien. D'autres membres de l'ARJ deviendront instructeurs en arts martiaux dans les camps d'entraînement du Hezbollah, initiant d'autres opérations « kamikazes ».

 

Les victimes décédées sont : dix-sept pèlerins chrétiens de Porto Rico, un citoyen canadien et 8 Israéliens, dont le professeur Aharon Katzir, un biophysicien de renommée internationale (son frère, Ephraïm Katzir, sera élu président d'Israël l'année suivante).

 

Au lendemain de l'attentat, le Premier ministre israélien, Mme Golda Meir, déclarait :

« Ce qui s'est passé cette nuit est un crime minutieusement planifié avec la seule intention de tuer sans distinction. Les assassins étaient des criminels qui ont agi au nom d'une prétendue révolution qui n'a d'autre but que le meurtre et qui ont frappé des pèlerins innocents.»

Réponse du FPLP qui revendique l'attentat :

« Cet attentat n'est qu'une étape dans la lutte des Palestiniens contre l'impérialisme. Il a eu lieu à la veille du cinquième anniversaire de la guerre des six jours. Le FPLP avertit les touristes qu'en se rendant en Israël, ils ne peuvent pas être considérés comme des victimes innocentes. Pour les Palestiniens, le simple choix, comme lieux de tourisme, de leurs territoires occupés, est un parti pris en faveur des Israéliens. »

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 00:01

Le vendredi 27 décembre 1974, à 6h19 une déflagration retentit dans la fosse des Six-Sillons à Liévin (Pas-de-Calais). Une cinquantaine d’hommes se trouvait au fond, exécutant des travaux préparatoires pour l’exploitation future de ce chantier. Quarante-deux « gueules noires » y laissèrent leur vie, le plus jeune avait vingt-cinq ans, le plus âgé cinquante-quatre, laissant 40 veuves et 116 orphelins.

C'est la plus grande catastrophe minière de l'après-guerre.

Depuis quatre jours, la fosse 3-3 bis dite Saint-Amé de l’Unité de production 19 de Lens était au repos, les mineurs passant Noël en famille. Le 26 décembre 1974, la communauté polonaise avait fêté la Saint-Étienne… Le vendredi 27 décembre, à 5h30 le travail reprenait. Moins d’une heure plus tard, c’est le drame.

La déflagration parcourt des kilomètres de galerie, projetant les corps des mineurs à des centaines de mètres.

Très vite, les autorités, les mineurs et leurs familles prennent conscience de la gravité potentielle de l'événement : pour tout le monde et avant même que la chose soit confirmée, il s'agit d'un « coup de poussière », c'est-à-dire l'inflammation du poussier (poussières de charbon en suspension) à la suite d'un coup de grisou  qui a joué le rôle de détonateur. La terrible catastrophe de Courrières de mars 1906 qui avait entraîné le décès de 1 099 mineurs revient immédiatement en mémoire.

 

Le carreau de la mine se trouve bientôt envahi par les proches en quête d'une quelconque information. On cherche en premier lieu à savoir à quel endroit exactement s'est produite la catastrophe : c'est un quartier de Six sillons qui a été touché, situé à 50 mètres en aval du niveau - 70, dans le secteur de la taille 31 qui allait être mise en exploitation.

Dans l'immédiat, il est cependant impossible de descendre porter secours aux éventuels survivants, en raison de la teneur en gaz encore présente dans l'atmosphère confinée de la mine.

Les mineurs employés sur les tailles voisines sont bien vite mobilisés pour les secours mais leur aide demeure limitée. Ils n'en sont pas moins assaillis par les épouses et les proches des mineurs absents : on donne un nom, on demande des détails, on espère encore que le père, le mari, le fils en a réchappé.

 

À 7 heures, le bilan est déjà lourd : deux morts et six blessés évacués vers les hôpitaux de Lens, Liévin, Bully-les-Mines et Lille.

À 8 heures,  la nouvelle s’est répandue dans les corons. Les familles arrivent, se heurtent aux grilles fermées et gardées par la police et les gardes des Houillères.

Vers 10 h 30, le bilan s’alourdit ; on parle de 11 morts, peut-être 14.

Un peu avant 15 heures, Michel d’Ornano, ministre de l’Industrie, arrive pour se recueillir devant les cercueils. Les personnalités se succèdent pendant que les corps continuent d’être remontés. À la fin de la journée, on en dénombre 41. La dernière victime, Pierre Bertinchamps, succombera dimanche midi à ses blessures.

 

Dès le 31 décembre, lors de la cérémonie officielle des funérailles des victimes, le Premier ministre Jacques Chirac promet aux mineurs que « toute la lumière sera faite sur cette catastrophe, toutes les conséquences en seront tirées ».

Le 23 janvier 1981, le Tribunal de Béthune rend son jugement, 7 ans après la catastrophe qui a coûté la vie aux 42 mineurs de la fosse 3-3 bis de Liévin. Il prononce la "faute inexcusable de l'employeur". La Société des Houillères du Nord et du Pas-de-Calais est déclarée civilement responsable du drame.

C'est une première. Mais la société fera appel, et le jugement définitif qui surviendra en 1984 n'établira finalement pas « la faute inexcusable des Houillères », au grand dam des familles de victimes.

 

Le seul à payer restera l'ingénieur responsable de la fosse de Liévin est lui condamné à 10.000 francs d'amende pour « négligence en hommes et en matériel pour détecter la présence de grisou dans ce puits. »

 

Voir également :

10 mars 1906 - la catastrophe minière de courrières fait officiellement 1099 victimes

Témoignages

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 00:01

Le 23 décembre 1933, en soirée, le train rapide Paris - Strasbourg percute par l'arrière un train express Paris – Nancy qui était à presque à l'arrêt à Pomponne (à 25 km à l'est de Paris, aujourd'hui dans le département de Seine-et-Marne).

L’express No 55 Paris - Nancy était d'un train supplémentaire mis en place par la Compagnie des chemins de fer de l'Est qui exploitait alors le réseau pour l'Est de la France, pour faire face à l'afflux de voyageurs pour les fêtes de fin d'année. Or, pour ces trains supplémentaires, on utilisait généralement d'anciens wagons de voyageurs dont la caisse était entièrement en bois avec seulement le châssis en acier.

La puissante locomotive de type 241 Mountain, du rapide No 25-bis Paris - Strasbourg est venue percuter, dans le noir, le dernier wagon du Paris - Nancy, le chevauchant et détruisant ainsi sa caisse en bois et celles des 4 wagons suivants.

 

C'est le deuxième accident ferroviaire le plus meurtrier en France après l'accident de Saint-Michel-de-Maurienne en 1917. On dénombre 204 morts et 120 blessés. Une chapelle ardente est dressée dans la salle à bagages de la gare de Paris-Est, lieu de départ des deux trains. Le président de la République Albert Lebrun vient s’y recueillir.

 

L'enquête ouverte ne put déterminer les réelles causes de l'accident, seules plusieurs hypothèses furent avancées.

Cause humaine

Il semblerait que le mécanicien du train tamponneur ait été daltonien. Ne pouvant discerner la couleur des feux de signalisation dans la nuit, il aurait interprété le signal d'annonce protégeant le train Paris - Nancy comme étant un signal de voie libre. Ce handicap n'était alors pas détecté lors de l'embauche du personnel roulant. D'autre part, du fait de cantons courts de block-système (les signaux en tôle étaient manœuvrés par les trains eux-mêmes. De nuit, la position des panneaux était fournie par des feux produits par des lampes à pétrole), les signaux d'annonce étaient positionnés dans le canton précédent.

Cause climatique

Au vu des conditions météorologiques de cette nuit, en particulier du gel, on ne peut pas non plus exclure un raté de fermeture des signaux devant protéger le train Paris-Nancy.

En effet, les sémaphores ou cocardes étant manœuvrées mécaniquement, le dispositif de commande à distance était susceptible de se gripper en cas de formation de givre sur les organes mobiles ou de gel des lubrifiants.

Facteurs aggravants

Le bilan humain se révéla extrêmement élevé du fait de l'utilisation de voitures en bois.

 

Conséquences

Conséquence de la catastrophe, les voitures à caisse en bois durent être progressivement retirées du service. Cette opération ne fut toutefois achevée que vers 1962 par la SNCF. Entretemps, de 1935 à 1937, la signalisation des grands réseaux de chemins de fer français avait été simplifiée et harmonisée.

 

Les points significatifs furent (signalisation Verlant, mise en place en 1936) :

  1. remplacement des lampes à pétrole par des ampoules électriques beaucoup plus lumineuses ;
  2. remplacement de la couleur verte d'annonce par la couleur jaune, beaucoup plus perceptible. Le signal d'annonce n'est plus constitué de deux feux verts faiblement lumineux, mais par un seul feu jaune ;
  3. remplacement des deux couleurs de sémaphore d'arrêt (une verte et une rouge) par un seul feu rouge ;
  4. remplacement de la couleur de voie libre, le blanc (pouvant être confondu avec n'importe quelle lampe d'éclairage) par la couleur verte ;
  5. conjugaison des feux : un signal mécanique ayant un sémaphore et un avertissement fermés présentait quatre feux : deux verts de l'avertissement et un vert et un rouge du sémaphore. Si l'avertissement était ouvert, on avait alors deux feux blancs de l'avertissement ouvert et toujours les feux rouge et vert du sémaphore fermé. Avec l'électricité et la signalisation Verlant, on n'indique que la signalisation la plus contraignante : sémaphore fermé = un feu rouge, sémaphore ouvert mais avertissement fermé = un feu jaune, signaux ouverts = un feu vert.

 

Voir aussi : 12 décembre 1917 - Accident ferroviaire de Saint-Jean-de-Maurienne

 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 00:01

Un Boeing 747 de la compagnie Pan American assurant le vol 103 Francfort/Londres/New York explose en vol au-dessus du village écossais de Lockerbie.

 

Le mercredi 21 décembre 1988, à 18 h 30, le vol 103 de la Pan Am décolle de l'Aéroport de Londres Heathrow. Il vole vers le nord, en suivant son plan de vol. À 19 h 01, l'avion commence à se désintégrer au-dessus de la ville de Lockerbie en Écosse. Une partie de l'avion, comprenant un gros morceau du fuselage, une aile et deux réacteurs, s'écrase sur plusieurs maisons et tue onze habitants de Lockerbie. Les cadavres des 259 victimes de l'explosion encombrent tellement la morgue que le gymnase de la ville est réquisitionné par la police.

L'impact des débris du 747 provoque un trou béant de plusieurs mètres au milieu des habitations.

 

La thèse de l'attentat est avancée suite aux récentes menaces qu'avait reçues la compagnie de la part de la Libye. Le 31 janvier 2001, l'ancien chef de la sécurité aérienne de la Libyan Arab Airlines, Abdel Basset Ali Megrahi, sera reconnu coupable de l'attentat. Il avait réussi à dissimuler la bombe dans un radiocassette.

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