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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 00:04

Le mardi 15 novembre 1988, devant le Conseil National Palestinien réuni à Alger, le chef charismatique de l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) annonce la création d'un État palestinien.

 

Fondée en 1964, l'OLP a été chassée du Liban en 1982 et contrainte de s'installer à Tunis. Depuis lors, elle n'a plus eu de contact direct ni avec l’« ennemi sioniste », ni avec les Palestiniens des territoires occupés.

Pour ne pas se faire oublier, l'organisation tente de promouvoir sa cause par des actions terroristes à travers le monde.

En décembre 1987, le déclenchement de la première « Intifada » (soulèvement en arabe) dans les territoires occupés fait craindre à Yasser Arafat d'être marginalisé. Il reprend donc la main en annonçant la création de l'État palestinien.

Pour l'historien franco-israélien Alain Michel, cette création, si virtuelle qu'elle soit, marque un tournant dans le conflit israélo-palestinien car, en filigrane, elle signifie la reconnaissance du droit à l’existence de l’État d’Israël et de son droit à des frontières sûres et reconnues, selon les termes de la résolution 242 de l'ONU de 1967, consécutive à la guerre des Six Jours. Elle va ainsi ouvrir la voie aux accords d'Oslo, cinq ans plus tard.

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 18:57

Le lundi 21 octobre 1680, par lettre de cachet ou décret, le roi Louis XIV fonde la Comédie-Française afin de fusionner les deux seules troupes parisiennes de l’époque.

Le roi use de son pouvoir pour mettre fin à la concurrence stérile entre deux troupes qui les conduisait à jouer parfois en même temps les mêmes pièces et à se voler les comédiens à la mode. Ainsi, la Comédie-Française rassemble deux troupes rivales : celles de l'hôtel de Bourgogne et de l'hôtel Guénégaud.

Louis XIV veut aussi, pour la grandeur de la monarchie, promouvoir le théâtre classique français.

Faisant concurrence à la comédie italienne, très en vogue au milieu du XVIIe siècle, la Comédie-Française présente principalement les pièces du défunt Molière, de Racine, ainsi que de Corneille.

 

La Comédie-Française est établie dans un premier temps à l'hôtel Guénégaud mais déménage plusieurs fois au cours du siècle suivant.

La troupe est dissoute pendant la Terreur révolutionnaire puis rétablie en 1799 par le Directoire qui met à sa disposition la salle Richelieu, sur la place du Palais-Royal, où elle n'a depuis lors cessé de jouer.

 

Comédie-Française est devenue le conservatoire du théâtre français mais aussi international, élargissant sa programmation à toutes les grandes œuvres du répertoire…

Aujourd’hui, elle a un répertoire de 3.000 pièces et dispose de trois théâtres à Paris : la salle Richelieu (Palais-Royal), le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 23:01

Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) est créé le jeudi 18 octobre 1945 par Charles de Gaulle avec à sa tête Frédéric Joliot-Curie (haut-commissaire à l’Énergie atomique) et Raoul Dautry (administrateur général).

 

L’objectif est de poursuivre la recherche nucléaire afin de prévoir ses futures applications. Juliot-Curie sera à sa tête jusqu’à l’appel de Stockholm. Le CEA a notamment pour mission de développer les énergies nucléaires et ses méthodes de retraitement, ainsi que de participer aux programmes de Défense nationale. Il fait désormais parti d’Aréva.

 

En janvier 1946 les premiers membres du CEA sont désignés : Pierre Auger, Irène Curie, Francis Perrin et le général Paul Dassault. Ils seront rejoints quelques mois plus tard par Lew Kowarski, Bertrand Goldschmidt, Jules Guéron et Pierre Biquard. En juillet 1946, les premiers membres du personnel du CEA prennent possession du fort de Châtillon, premier centre de recherche du CEA situé à proximité de Paris. À la même époque, le CEA s'installe aussi dans une enclave de la Poudrerie du Bouchet pour effectuer les opérations de raffinage des concentrés de minerai d'uranium qui viennent d'Afrique. L'uranium purifié dans l'usine du Bouchet est utilisé dans le fort de Châtillon pour constituer la pile Zoé, pile atomique à eau lourde construite par l’équipe de Joliot-Curie, qui diverge en 1948. L'année suivante est extrait le premier milligramme de plutonium du combustible usé de Zoé à l'usine du Bouchet.

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 23:01

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ou en anglais Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC) est créée le mercredi 14 septembre 1960, lors de la Conférence de Bagdad.

L'OPEP est une organisation intergouvernementale de pays visant à négocier avec les sociétés pétrolières pour tout ce qui touche à la production de pétrole, son prix et les futurs droits de concession.

 

Du 10 au 14 septembre 1960, des ministres irakiens, koweïtiens, iraniens, saoudiens et vénézuéliens se réunissent à Bagdad pour signer l’acte de naissance de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Quatre États musulmans, dont trois arabes, qui s’allient avec le Venezuela catholique ; trois démocraties qui s’allient avec deux monarchies – le Koweït et l’Arabie saoudite – ; un pays aux réserves limitées – le Venezuela – qui s’allie avec d’autres dotés de gisements importants : pour les observateurs internationaux, la longévité de cet étrange mariage à cinq est loin d’être acquise…

 

Les 5 États fondateurs furent rejoints par d'autres pays producteurs :

  • le Qatar en 1961
  • l'Indonésie en 1962, qui se retire en 2008 et réintègre l'OPEP en 2016.
  • la Libye en 1962
  • Abou Dabi en 1967, qui avec six de ses voisins formera les Émirats arabes unis en 1971
  • l'Algérie en 1969
  • le Nigeria en 1971
  • l'Équateur en 1973, qui se retire en 1992 et y revient en 2007
  • le Gabon en 1975, qui se retire en 1996 mais réintègre l'organisation en juillet 2016.
  • l'Angola en 2007.
  • La Guinée équatoriale en 2017.

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 23:01

Le 21 août 1192, au Japon, Yoritomo, du clan des Minamoto, fonde le shogunat. Cette institution perdurera jusqu’en 1868.

Conscient de l'incapacité de l'empereur à prendre le pays en main, le samouraï Minamoto-no-Yoritomo édifie à Kamakura (au sud de la ville actuelle de Tokyo) un gouvernement militaire qui exercera le vrai pouvoir. Il adopte le titre de shogun.

Le terme shogun, du japonais shōgun, signifie « général ».
C’est l'abréviation de seiitaishōgun, que l'on peut traduire par « grand général pacificateur des barbares ».

Minamoto-no-Yoritomo (né le 9 mai 1147), premier shogun du shogunat de Kamakura a régné jusqu’à sa mort (des suites d'une chute de cheval le 9 février 1199).

Au côté de l'empereur, cantonné dans un rôle symbolique et religieux, le shogun exerce la réalité du pouvoir en s'appuyant sur une classe combattante très hiérarchisée. L'archipel devient une société féodale comparable à celles qui existent à la même époque en Occident. C'est la seule féodalité non-européenne qui n’ait jamais existé !

 

Voir aussi :

8 juillet 1853 - Le Japon s'ouvre à l'Occident

 

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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 23:01

Le mercredi 13 août 1281, les Japonais repoussent une puissante flotte mongole qui a tenté d'accoster sur l'archipel, aidés par une tempête divine («kamikaze») qui met à mal les jonques géantes ennemies.

 

Les invasions mongoles du Japon de 1274 et 1281 sont des opérations militaires majeures entreprises par Kubilai Khan pour conquérir l'archipel japonais après sa conquête de la Corée. Malgré leur échec, ces tentatives d'invasions ont eu une grande importance historique : elles marquent le terme de l'expansion mongole et restent des événements de dimension nationale dans l'histoire du Japon.

 

En aout 1281, l'armée japonaise est encore largement dépassée en nombre, mais elle a fortifié la ligne de côte et se trouve facilement capable de repousser les forces auxiliaires lancées contre elle, tandis que des bateaux japonais harcèlent la flotte, obligeant l'armée à rester à bord des navires. Durant deux jours à compter du 15 août, le typhon « Kamikaze » dévaste les côtes de Kyūshū, et détruit la majeure partie de la flotte mongole, mettant ainsi fin à la deuxième tentative d'invasion.

 

En souvenir de cet événement surnaturel, le terme japonais « kamikaze », qui désigne le vent divin, va être repris à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour honorer les jeunes pilotes qui font le sacrifice de leur vie en se jetant avec leur appareil sur les navires américains.

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28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 23:01

Le lundi 29 juillet 1907, le mouvement scout (« éclaireur » en anglais) est créé sur l'île de Brownsea, dans le sud de l'Angleterre.

 

C'est en Afrique du Sud, lors du siège de Mafeking, que le colonel britannique Robert Baden-Powell a l'idée d'utiliser de jeunes garçons comme sentinelles et éclaireurs. Fort de son succès, Baden-Powell écrit « Aids to scouting », petit ouvrage à destination des militaires. À son retour en Angleterre, il réalise que son ouvrage remporte un franc succès, tant auprès des jeunes que des éducateurs. Se plongeant alors dans l'étude des techniques d'éducation, il met au point un système qui permettra de canaliser les jeunes, délinquants ou non, en les encadrant dans un contexte aventureux.  

C'est finalement le 29 juillet 1907 qu'il mettra la théorie en pratique en créant le premier camp scout, sur l'île de Brownsea, en réunissant une vingtaine de garçons issus de différents milieux sociaux.

 

Vu le succès auprès des jeunes garçons, deux ans plus tard, il lance les premières compagnies guides qu’il confie à sa sœur Agnès. Par la suite, en 1914, sa femme, Lady Olave Soames qu’il épouse en 1912, reprendra cette organisation.

Lorsque débute la Première Guerre mondiale, les scouts anglais se mobilisent pour offrir leurs services. Ils ne feront pas partie des unités de combat mais rendront de nombreux services à la population, notamment en matière de secours aux blessés ou de transport de messages.

En 1916, ils lancent la première unité louveteaux (âge entre 8 et 12 ans).

En 1920, le père Sevin créera les Scouts de France. Aujourd'hui, l'Organisation mondiale du mouvement scout (OMMS) compte environ 25 millions de membres.

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 07:01

Le samedi 4 juin 1898, tous les membres défendant la cause dreyfusarde se regroupèrent et le républicain Ludovic Trarieux fit officiellement enregistrer la LDH, avant même le vote de la loi de 1901 sur les associations.

 

Se basant sur une défense stricte des droits individuels, au pied de la lettre de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, la Ligue des droits de l'homme des débuts ne s'intéresse pas aux droits sociaux. D'autres associations similaires existent à l'époque, comme la Société protectrice des citoyens contre les abus, créée en 1881 par Victor Hugo et Georges Clemenceau.

 

La Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen, plus communément appelée Ligue des droits de l'homme ou LDH, est aujourd’hui une association (loi de 1901) visant à l'observation, la défense et la promulgation des droits de l'homme au sein de la République française, dans tous les domaines de la vie publique.

Elle combat l'injustice, l'illégalité, l'arbitraire, l'intolérance, toute forme de racisme et de discrimination fondée sur le sexe, l'orientation sexuelle, les mœurs, l'état de santé ou le handicap, les opinions politiques, philosophiques et religieuses, la nationalité, et plus généralement toute atteinte au principe fondamental d'égalité entre les êtres humains, toutes les violences et toutes les mutilations sexuelles, toutes les tortures, tous les crimes de guerre, tous les génocides, et tout crime contre l'humanité.

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 23:01

Le dimanche  1 juin 1980, Ted Turner, richissime homme d'affaires américain et magnat de l'audiovisuel, lance CNN (Cable News Network), la première chaîne télévisée d'information en continu.

 

 

Présentée comme une alternative aux trois grandes chaînes nationales (American Broadcasting Company, Columbia Broadcasting System et National Broadcasting Company), CNN offre des informations 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

À ses débuts, CNN, dont le siège est situé à Atlanta, en Georgie, compte 300 employés et des bureaux dans 9 villes, dont Londres et Rome. Après des départs modestes, la chaîne occupe une place de plus en plus importante dans le paysage télévisuel aux États-Unis, ainsi qu'à l'extérieur du pays.

Le succès est tel que Ted Turner créera CNN International en 1985.

La popularité de certains de ses animateurs, comme Larry King, ajoute à sa notoriété qui atteint un nouveau sommet lors de la guerre du Golfe, en 1991. La spectaculaire couverture en direct de la Guerre du Golfe sera suivie par des millions de téléspectateurs dans le monde.

 

Aujourd'hui, CNN emploie plus de 4.000 personnes et compte plus de 37 bureaux internationaux.

 

 

Ted Turner ne partait pas de rien ; il avait fait fortune dans le placement de publicité et avait, dix ans plus tôt, acheté une chaîne de télévision locale d'Atlanta. Pour en assurer la croissance, il rediffuse des séries amorties et les matches de baseball et de basket de deux équipes locales qu'il a achetées. Pour élargir son audience, il a l'idée d'envoyer ses programmes vers un satellite qui les rediffuse vers les réseaux câblés d'autres villes des Etats-Unis. C'est ce modèle technologique qui va servir de base à CNN.

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 23:01

Le samedi 14 mai 1796, le médecin britannique Edward Jenner inocule une « variante » de la variole à James Phipps, un jeune garçon de huit ans, en le piquant au bras. Après une dizaine de jours, celui-ci est immunisé contre la maladie.

 

Très tôt, dès le Moyen Âge, on s'est aperçu que les personnes ayant survécu à la variole étaient définitivement immunisées contre le fléau. Le savant andalou Averroès y fait allusion et des praticiens ont l'idée d'inoculer la maladie à leurs patients, avec un maximum de précautions, afin de les protéger contre les fréquentes épidémies.

Mais cette protection préventive n'est pas sans danger et elle nécessite que le patient soit très soigneusement isolé afin qu'il ne provoque pas lui-même une épidémie. Elle est limitée pour cela aux milieux aristocratiques et bourgeois.

 

Edward Jenner, membre de la Royal Society (17 mai 1749 - 26 janvier 1823), est le premier médecin à avoir introduit et étudié de façon scientifique le vaccin contre la variole. Il est considéré comme le « père de l'immunologie ».

Edward Jenner utilise du pus provenant d'une maladie apparentée mais bénigne, la vaccine des vaches.  En cela, il se distingue de ses prédécesseurs qui, non sans risque, immunisaient leurs patients en leur inoculant la variole elle-même.

Par une action déterminée auprès de ses collègues,  Édouard Jenner  va donner à la vaccination une caution scientifique et la généraliser à l'ensemble de la population.

 

La pratique de la vaccination se répand très vite en Europe et en Amérique, contribuant au recul des épidémies. À ce jour, les grandes campagnes de vaccination contre la variole ont pratiquement éliminé ce virus de la surface de la terre.

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 23:01

Le lundi 30 avril 1827, à Alger, le dey* Hussein donne un coup d'éventail (ou de chasse-mouche selon les versions) au consul de France, un affairiste du nom de Deval qui avait refusé avec insolence de s'engager sur le remboursement d'un prêt. C'est le prétexte à une tension entre les deux pays qui débouche trois ans plus tard sur la conquête de l'Algérie…

 

 

Les dettes de la France

En 1800, lors de la campagne d’Égypte de Bonaparte, deux négociants juifs, Busnach et Jacob Bacri, proposent au Directoire de ravitailler en blé l’armée française. Le contrat est signé et le dey d’Alger avance l’argent pour toute l’opération. Les caisses du Directoire sont vides et le paiement est ajourné. Une fois au pouvoir, Napoléon repousse à la fin de la guerre le paiement de ses créances. Sous la Restauration, le gouvernement de Louis XVIII rembourse la moitié de la somme, l’autre partie étant bloquée dans le cadre d’un arbitrage juridique. Trente ans après l’emprunt, en 1830, le dey d’Alger n’a toujours pas été payé.

 

L’incident diplomatique

Recevant le 30 avril 1827 en audience le consul de France Pierre Deval, le dey lui demande la réponse du roi de France à trois lettres « amicales » qu’il lui avait écrites. Le consul lui répondant que le roi ne peut lui répondre, et ajoutant, aux dires du dey, « des paroles outrageantes pour la religion musulmane » (que le dey ne précise pas), celui-ci le frappe « deux ou trois fois de légers coups de chasse-mouche ».

Le dey refusant de présenter ses excuses, l’affaire est considérée par la France comme un casus belli entraînant l’envoi d’une escadre pour opérer le blocus du port d’Alger. L’escalade diplomatique conduira à l’expédition d’Alger.

 

* Le dey est le plus haut dirigeant de la régence d'Alger de 1671 à 1830. La fonction disparait avec la prise d'Alger par les Français en 1830. À partir de 1711, le dey d'Alger est quasiment indépendant par rapport au sultan turc ottoman, dont l'Algérie dépendait en théorie.

 

 

Voir également : 14 juin 1830 - Les Français débarquent en Algérie

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 23:01

Afin de répartir les aides financières proposées par le plan Marshall pour faciliter la reconstruction européenne, des organismes administratifs communs sont mis en place.

 

Le vendredi 16 avril 1948, est ainsi créée l’Organisation Européenne de Coopération Economique (OECE). Elle est chargée de dépenser équitablement les crédits entre les différents États d’Europe occidentale.

Son but consiste aussi à renforcer les relations économiques entre ses membres ainsi que de libéraliser les échanges commerciaux et monétaires.

Le siège de l'Organisation a été fixé à Paris au Château de la Muette.

 

Paul-Henri Spaak, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Belgique

 

L’OECE était une structure permanente de coopération économique qui devait fonctionner selon les principes suivants :

  • promouvoir la coopération entre les pays participants et les programmes nationaux de production pour hâter la reconstruction de l'Europe
  • intensifier les échanges intraeuropéens en abaissant les droits de douane et autres obstacles au développement des échanges
  • étudier la possibilité de créer une union douanière ou une zone de libreéchange
  • étudier la possibilité d'une multilatéralisation des paiements
  • instaurer les conditions propres à permettre une meilleure utilisation de la maind'œuvre

 

Composition et structure

Initialement, l'OECE comptait 18 participants :

Autriche, Belgique, Danemark, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Suisse, Turquie, Allemagne occidentale (initialement représentée par les zones d'occupation anglaise et américaine réunies - la Bizone - et la zone d'occupation française). La zone anglo-américaine du Territoire libre de Trieste a également participé à l'OECE jusqu'à ce qu'elle passe de nouveau sous la souveraineté de l'Italie.

Les décisions se prenaient à l'unanimité. Le Conseil nommait un Comité exécutif de sept membres qui jouissait d'une délégation partielle de pouvoirs entre les réunions plénières du Conseil. La structure opérationnelle de l'OECE consistait en quelque quinze comités techniques verticaux et cinq comités horizontaux chargés de domaines spécifiques : alimentation et agriculture, charbon, électricité, pétrole, sidérurgie, matières premières, équipement, métaux non ferreux, produits chimiques, bois, pâtes et papiers, textiles, transports maritimes et intérieurs, programmes, balance des paiements, échanges, paiements intraeuropéens et main-d’œuvre.

 

À la fin des années 1950, l’OECE sera fragilisée par les désaccords entre les membres de la CEE et les États favorables à une zone de libre-échange. En septembre 1961, l’OECE laissera place à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui se composait des pays européens originaires de l'OECE plus les États-Unis et le Canada.
La liste des pays Membres n'a cessé de s'allonger au fil des ans et l'Organisation compte aujourd'hui 35 pays Membres.

 

Voir aussi : 30 septembre 1961- Naissance de l´OCDE

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 23:01

Le vendredi 15 avril 1994 est instituée à Marrakech l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Cette instance internationale de concertation et d'arbitrage est destinée à promouvoir et garantir la liberté de circulation des marchandises entre les pays adhérents.

 

L’OMC entre en vigueur le 1er janvier 1995 conformément à l'accord de Marrakech signé le 15 avril 1994, au terme d'un cycle de négociations (Uruguay Round) ayant duré près de huit ans.

Elle succède au G.A.T.T. (en français : Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) conclu près de cinquante ans plus tôt, avec le même objectif : favoriser le développement du commerce international en organisant une ouverture progressive et négociée des marchés nationaux via la réduction des droits de douane et autres obstacles à la circulation des biens et services.

 

Basée à Genève, l'O.M.C. offre l'originalité, par rapport à d'autres organisations internationales, de fonctionner selon le principe du consensus, avec toutefois l'inconvénient que ses décisions puissent s'en trouver bloquées. La grande nouveauté tient surtout à la création de l'Organe de règlement des différends (O.R.D.), sorte de tribunal devant lequel les pays membres peuvent porter plainte pour trouver une solution à leurs contentieux commerciaux. Si le caractère juridictionnel de l'O.M.C. accroît l'égalité entre les États, les négociations n'en demeurent pas moins le reflet des rapports de forces, en faveur le plus souvent des économies les plus diversifiées et les plus productives qui dominent les échanges internationaux et qui cherchent à imposer des règles privilégiant les acteurs économiques nationaux.

 

Dans la déclaration fondatrice, il est question de « l’ouverture des marchés pour les marchandises », « la protection des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce », « la volonté de résister aux pressions protectionnistes de toute nature », « l’accroissement de la production et du commerce de marchandises et de services »…

Mais on n'y trouve aucun rappel des droits sociaux élémentaires ni des aspirations humaines !

 

En 2001, désireuse de promouvoir la mondialisation des échanges et la baisse des prix, l'OMC prend le risque d'admettre en son sein la Chine populaire, en dépit d'une économie très peu respectueuse des règles libérales.

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 23:01

Le lundi 5 avril 1971, sous l’impulsion du Mouvement de libération des femmes, le magazine « Le Nouvel Observateur » publie une pétition portant 343 signatures de femmes. Toutes déclarent avoir recouru à l’avortement au cours de leur vie.

 

L’IVG étant sévèrement puni par la loi, elles courent des risques afin de changer la législation. Elles réclament le droit d’accéder librement à la contraception, ainsi que celui d’avorter en toute légalité.

Parmi ces signatures figurent celles de personnalités très en vogue, telles que Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Françoise Sagan, Delphine Seyrig…

Le manifeste, rédigé par Simone de Beauvoir, commence par ces phrases :

« Un million de femmes se font avorter chaque année en France. 
Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées, alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples.
On fait le silence sur ces millions de femmes.
Je déclare que je suis l'une d'elles. Je déclare avoir avorté. 

De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l'avortement libre. »

Le scandale est retentissant.

La loi Veil autorisera finalement l’avortement en 1975.

 

Voir : 17 janvier 1975 - Promulgation de la Loi Veil

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17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 00:01

Le 17 mars 1808, Napoléon 1er organise l'Université, fondée le 10 mai 1806.

Dans le même temps, il crée les « Palmes universitaires », ou palmes académiques, afin de « distinguer les fonctions éminentes et de récompenser les services rendus à l’enseignement ».

L'empereur fait aussi du baccalauréat un grade d'État qui sanctionne la fin des études secondaires et donne accès aux études supérieures.

 

D'origine médiévale, le baccalauréat (de baccalarius, « apprenti chevalier », et laureatus, « couronné de lauriers ») était jusque-là le premier grade de l'Université de Paris, avant la maîtrise et le doctorat.

Le « nouveau » baccalauréat, créé par décret de Napoléon, comporte cinq disciplines : lettres, sciences, droit, théologie et médecine. La première session, avec seulement des épreuves orales, se déroule en 1809 avec 31 candidats, tous des garçons de seize ans. La première bachelière est Julie-Victoire Daubié, une institutrice de 36 ans, en 1861 (grâce à l'intervention de l'Impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III).

 

Loin de sanctionner les années d’études passées au lycée, le baccalauréat est en réalité conçu comme le premier grade universitaire, ce qu’il est d’ailleurs toujours dans les textes.

La première session du baccalauréat, en juillet 1809, n’accueille que 39 candidats, tous issus de la haute bourgeoisie. L'examen est alors quasi donné : il n’existe pas encore d’épreuve écrite, l’épreuve consiste simplement en un entretien oral.

L'obtention du baccalauréat est jugée trop facile, notamment en raison d'entretiens uniquement oraux. En 1830, la première épreuve écrite facultative est introduite, avant de devenir obligatoire en 1840. L’objectif est de rendre plus difficile l’examen, afin de faire concurrence à l’École polytechnique.

En 1881, la composition latine sera remplacée par une « composition française sur un sujet de littérature ou d'histoire ». C'est la fin de la primauté du latin.

Au départ, une appréciation (très bien, bien...) sanctionne la réussite du candidat. La notation sur 20 est introduite en 1890.

Malgré l'opposition de conservateurs attachés aux enseignements classiques, le baccalauréat se modernise peu à peu au profit des sciences. Au fil du XIXe siècle, l’enseignement des lettres diminue au profit des mathématiques et des matières scientifiques, conséquence directe de la révolution industrielle.

 

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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 00:01

Le 21 janvier 1948, le Fleurdelisé devient le drapeau officiel du Québec à l'initiative de l'Assemblée Législative de la province (l'actuelle Assemblée Nationale du Québec).

 

Comme la province canadienne du Québec relève du Commonwealth britannique, ce choix doit être agréé par le roi d'Angleterre. C'est chose faite le 9 mars 1950.

 

Le drapeau de la « Belle Province » (surnom du Québec) rappelle la monarchie capétienne qui régna sur la France pendant huit siècles. D'ailleurs, ce drapeau aux quatre fleurs de lys est adopté le jour anniversaire de l'exécution du roi Louis XVI.

Les fleurs de lys, emblème de la dynastie, sont apparues au XIIe siècle, sous le règne de Louis VII, époux malheureux d'Aliénor d'Aquitaine. Elles ornaient la bannière d'azur brandie par l'écuyer du roi lors des batailles.

La croix blanche sur fond bleu que l'on voit sur le drapeau du Québec est apparue quant à elle sur les navires français au temps de Jacques Cartier et de François 1er.

L'idée d'un drapeau propre au Québec est née à la Saint-Jean du 24 juin 1848, lorsque les habitants ont défilé avec émotion derrière une bannière qu'aurait brandie Montcalm à sa dernière bataille : le Carillon.

 

Voir aussi : 21 janvier 1793 - Mort de Louis XVI

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25 décembre 2017 1 25 /12 /décembre /2017 00:01

Le 25 décembre 1741, le physicien et astronome suédois Anders Celsius met au point une échelle thermométrique centésimale. Il fera connaître ses travaux l’année suivante.

En divisant la balance de Fahrenheit en 100 divisions égales, il établit une graduation renversée et désigne par 0 le point d'ébullition de l'eau et par 100 le point de congélation (au niveau de la mer). Cette graduation renversée sera changée après la mort de Celsius pour s'accorder avec les autres balances de température.

 

 

Anders Celsius

Anders Celsius est un savant suédois né à Uppsala le 27 novembre 1701 et mort de la tuberculose dans la même ville le 25 avril 1744.

Très jeune, Anders Celsius se fait remarquer par son intérêt pour les mathématiques.

Dès 1728, il enseigne les mathématiques et il devient professeur d’astronomie à l’université d’Uppsala en 1730.

En 1732, il effectue un voyage d’études en divers pays d’Europe, Allemagne, Angleterre, Italie, France, qui dure 4 ans, et au cours duquel il visite en particulier des observatoires.

En 1733, il publie à Nuremberg les observations de 316 aurores boréales faites par lui ou par d’autres en Suède, de 1716 à 1732. En 1736, il est de retour en Suède et participe au premier grand programme scientifique international destiné à vérifier la validité d’une théorie concernant la rotondité de la Terre.

En 1737, l’astronome français Joseph-Nicolas Delisle (1688-1768) envoie à Celsius deux thermomètres de sa conception pour lequel 0 est le point d’ébullition de l’eau (150, celui de sa congélation, sera établi en 1738 par le professeur de médecine allemand Josias Weitbrecht, qui simplifie les 2.400 graduations de Delisle).

 

En 1741, Celsius conçoit également un thermomètre dont il a besoin pour ses observations météorologiques. Comme Delisle, il part du point d’ébullition de l’eau fixé à 0, mais avec 100 pour son point de congélation. On obtient ainsi une division centésimale, plus facile d’utilisation.

Cette échelle sera inversée après la mort d’Anders Celsius en 1744.

 

En France, en 1794, la Convention décide que le « degré thermométrique sera la centième partie de la distance entre le terme de la glace et celui de l'eau bouillante ».

Ce système appelé échelle centésimale ou échelle de Celsius a été adopté dans la plupart des pays (sauf la les États-Unis, Bélize ou les Îles Caïman qui utilisent l'échelle Fahrenheit).

Le nom de degré Celsius a été choisi par la IXème Conférence Internationale des Poids et Mesures en octobre 1948.

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 00:01

Le samedi 23 décembre 1865, la Belgique, la France, l'Italie et la Suisse signent une convention monétaire à l'initiative de l'Empereur des Français. C'est la naissance de la toute première union monétaire de l'Histoire : l'Union latine.

Le principe est simple : les monnaies de référence de chaque pays de l'Union ont le même poids d'or fin tout en gardant leur nom (franc français, franc suisse, lire...) et leur symbole national. Ces monnaies et leurs subdivisions principales peuvent de la sorte circuler indifféremment dans tous les pays de la convention: il devient possible de payer à Bruxelles ou Paris ses achats avec des lires ou des francs suisses !

La convention exclut de son champ les pièces dites « de billon », dont la valeur faciale est inférieure à 20 centimes, ainsi que le papier-monnaie dont la circulation est encore confidentielle.

 

Le traité était renouvelable par tacite reconduction tous les 15 ans, à partir du 1er janvier 1880, sauf dénonciation par un pays signataire  Il était également ouvert à d’autres signataires, sous réserve d’unanimité des États membres de l'Union.

Le succès de l’Union latine, mesuré par le nombre de pays ayant adopté le système (32 au total), a posé les bases d’un système monétaire international. Il faut noter deux absents de taille : le Royaume-Uni et l'Empire allemand.

 

L’Union latine fut dissoute le 1er janvier 1927.

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 00:01

Le mercredi 22 décembre 1666, Jean-Baptiste Colbert Colbert présente à Louis XIV les membres de ce qui deviendra l’Académie royale des sciences.

Tableau d’Henri Testelin

 

Réunissant une quinzaine de savants, mathématiciens et physiciens, la première séance eut lieu dans la bibliothèque du roi, rue Vivienne à Paris (les réunions de l’Académie des sciences furent ensuite bihebdomadaires). Parmi eux figure un étranger, l'astronome et physicien hollandais Christian Huygens.  Ces savant ont reçu de Louis XIV mission « d'avancer et favoriser la science pour l'utilité publique et la gloire de son règne » et constituent donc l'Académie des sciences de Paris.

La création de l’Académie des sciences s’intègre dans le grand projet de la monarchie absolue visant à placer l’ensemble de la vie culturelle sous sa tutelle. Colbert a compris que les progrès scientifiques pouvaient se traduire par des progrès techniques capables d’accroître la puissance de la France et d’exalter la gloire du roi.

 

Elle est inspirée de la Royal Society fondée six ans plus tôt à Londres et de l'Accademia dei lincei (« Académie des lyncées »), fondée en 1603 à Rome et reconnue comme la plus ancienne académie des sciences.

Trois ans plus tard, l'académie prend officiellement le nom d'Académie royale des sciences et reçoit ses premiers statuts, à l'imitation de l'Académie française fondée plus de trente ans plus tôt. L'une et l'autre font aujourd'hui partie de l'Institut de France.

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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 00:01

Créé le 5 décembre 1360 par le roi Jean II, et mis en circulation en février 1361 le « franc à cheval » est le premier franc français, monnaie d'or à 24 carats pesant 3,88 grammes(1). C’est aussi la première monnaie royale française représentant le souverain en chevalier chargeant comme pour aller au combat.

Origine du Franc

Le roi Jean II, dit Jean le Bon, a été fait prisonnier par les Anglais après la défaite de Poitiers de 1356. Son fils, le Dauphin Charles, prend alors le titre de Régent, et rétablit l'autorité royale à Paris.

Après un nouveau débarquement à Calais d'Edouard III d'Angleterre, un traité de paix, préparé par le Régent à Brétigny, est signé le 24 octobre 1360 par les deux rois. Edouard III renonce alors à ses prétentions sur le trône de France et redonne sa liberté à Jean le Bon en échange quand même de toute la partie sud-ouest de la France à laquelle s'ajoute une énorme rançon de 3 millions d'écus soit l’équivalent de 12,5 tonnes d’or !

 

Le roi d’Angleterre exige un acompte de 600.000 écus. Or, Charles, le dauphin, ne réussit à collecter que 400.000 écus au prix d’efforts considérables de la population.  Édouard III accepte finalement  de libérer son prisonnier après un premier versement de 400.000 écus. Mais le roi de France doit s'engager à verser le reste et pour cela n'hésite pas à endetter son pays.

 

Jean le Bon revient de Calais à Paris par petites étapes, sans hâte particulière, s'arrête à Compiègne où il va passer quelques jours. Le 5 décembre il y promulgue trois ordonnances. Elles marquent la mise en œuvre d'une politique monétaire par les engagements que prend le roi. L'une de ces ordonnances constitue l'acte de naissance du franc.

L’intronisation d’une nouvelle monnaie est censée faciliter le paiement de la dette contractée par la France envers l’Angleterre. Avec une forte teneur en or, elle incarne la confiance.

Le terme « franc » fait référence à la libération de Jean le Bon qui s'était proclamé « franc », c'est-à-dire libéré.

 

Description de la pièce

La pièce représente, sur la face, Jean II le bon à cheval, galopant à gauche, l'épée haute, coiffé d'un heaume couronné sommé d'un lis, portant par-dessus sa cotte de mailles une cote d'armes fleurdelisée ; le caparaçon du cheval est également brodé de fleurs de lis.

Inscription circulaire(2) : IOHANNES DEI GRATIA • FRANCORV REX, qui veut dire « Jean, par la grâce de Dieu, roi des Francs ».

Sur le revers, on y trouve une croix feuillue avec quadrilobe en cœur, dans un quadrilobe orné de palmettes et cantonné de quatre trèfles évidés.

Inscription circulaire(2) : XPC VINCIT • XPC REGNAT • XPC IMPERAT qui veut dire « le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande ».

 

  1. Au Moyen Âge, les pièces de monnaie tirent leur valeur de leur poids en métal précieux (or ou argent). Les pièces de différents pays peuvent circuler côte à côte sur les marchés, leur attrait dépendant de la confiance que le public accorde à l'émetteur. Si celui-ci est suspect de tricher sur la quantité de métal précieux ou de laisser faire les faux-monnayeurs, sa monnaie tendra à être rejetée par le public et dévalorisée à son détriment.
  2. La langue des légendes monétaires royales fut à quelques exceptions près le latin jusqu'en 1789.

 

Lien du jour : L'histoire du Franc

Voir aussi :

8 mai 1360 - Préliminaires de paix à Brétigny

8 avril 1364 - Décès de Jean II « le Bon » et avènement de Charles V « le Sage »

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 00:02

Le jeudi 30 novembre 1854, vice-roi d’Égypte, Saïd Pacha accorde à Ferdinand de Lesseps une concession de 99 ans, lui permettant de percer l’isthme de Suez.

 

Ferdinand Marie, vicomte de Lesseps est né le 19 novembre 1805 et le 7 décembre 1894, est un diplomate et entrepreneur français. Il envisage de créer une route maritime entre la Méditerranée et la Mer Rouge.

 

Ferdinand de Lesseps est invité par Saïd Pacha, et le 7 novembre 1854 débarque à Alexandrie. Le 30 du même mois, le vice-roi d’Égypte signe la concession autorisant Ferdinand de Lesseps à percer l'isthme de Suez.

Pour superviser le chantier et gérer les fonds, de Lesseps créera la Compagnie universelle du canal maritime de Suez. Même si le projet se heurtera aux désaccords britanniques, il sera mené à son terme, en 1869, après dix ans de travaux.

 

Le Canal de Suez mesure 190,25 km, il est large 280 m à 345 m et profond de 22,5 m.

Il relie la mer Méditerranée et la mer Rouge, passant par les villes de Port-Saïd et de Suez, et traversant les lacs Amers. Il permet, ainsi, de passer de l'Europe à l'Asie sans contourner le continent africain.

On estime que 1,5 million d'Égyptiens participèrent à sa construction et que 125.000 moururent, principalement du choléra.

 

La construction de ce canal ne plut pas à tout le monde, en particulier aux Anglais qui voulaient construire une ligne ferroviaire en Égypte. Mais ils craignaient surtout la domination des Français, ce canal se trouvant sur la route des Indes, colonie britannique.

Bien après sa construction, les Français, les Anglais et les Égyptiens se sont affrontés pour obtenir le canal de Suez. En 1956, Nasser, alors président de l'Égypte, nationalise le canal et l'intègre donc au patrimoine égyptien.

 

Lire également :

25 avril 1859 - Début des travaux du canal de Suez

26 juillet 1956 - Nasser nationalise le Canal de Suez

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 00:01

L'américain Charles B. Darrow dépose la marque de son jeu, le « Monopoly », en Pennsylvanie. Il s'est largement inspiré du « Jeu du propriétaire » inventé par Elizabeth Magie en 1904.

Le but du jeu consiste à ruiner ses concurrents par des opérations immobilières.

Elizabeth « Lizzie » J. Magie invente en 1904 The Landlord's Game (Le jeu du propriétaire foncier), un jeu de société ayant pour but de montrer la « nature antisociale du monopole sur le sol ». Durant les années 1910 et 1920, la diffusion de ce jeu politiquement marqué s'étend sur le territoire des États-Unis.

Jeu du propriétaire de Lizzie Magie

En 1931, Charles Darrow, chômeur, découvre le jeu grâce à des voisins. Il crée alors un jeu très proche.

Pour rendre son jeu différent la première conception de Darrow pour le Monopoly était circulaire, mais la signature visuelle classique était déjà présente : les lignes de démarcation, les barres de couleur identifiant les différentes propriétés, et les icônes désormais familiers pour « Un parking gratuit », les gares, « Electric Company », « Water Works », et « GO ». Il a rapidement remplacé la conception inefficace circulaire avec un carré et a commencé à vendre des ensembles faits à la main à des amis pour quelques dollars.

Charles Darrow propose son jeu à Parker Brothers, qui le refuse notamment parce qu'il était trop complexe. Il le commercialise alors par ses propres moyens en et obtient un succès tel qu'en 1935, Parker Brothers lui achète finalement les droits du jeu. La firme rachète ensuite les droits originaux à Elizabeth Magie en 1936.

Les noms des rues sont ceux des vraies rues d’Atlantic City où Darrow avait l'habitude de passer ses vacances. Le jeu sera mis sur le marché par la société Parker Brothers en 1935.

Ce jeu de société est mondialement connu, il en existe des milliers de versions localisées et des éditions spéciales.

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 23:01

Día de la Fiesta Nacional de España y Día de la Hispanidad

Tous les ans, le 12 octobre, les habitants de l'Espagne et les communautés de langue espagnole, en Amérique du Nord et du Sud, commémorent cet événement. C'est le jour de l'Hispanidad (ou « Hispanité »), aussi appelé Día de la raza (« Jour de la race »).

En Espagne, un défilé militaire est organisé, en présence du roi et de la famille royale et les représentants les plus importants de toutes les branches du gouvernement, ainsi que les présidents des régions autonomes espagnoles.

Le Jour de l'hispanité a été légalement reconnu en Espagne sous le régime franquiste, par un décret de la présidence du gouvernement du 9 janvier 1958 qui a établi :

 « Vu l'énorme importance historique que signifie pour l'Espagne et pour tous les peuples de l'Amérique hispanique, le 12 octobre sera festivité nationale, sous le nom de Jour de l'hispanité ».

En 1981, après la restauration de la monarchie et l'entrée en vigueur de la Constitution espagnole de 1978, l'arrêté royal 3217/1981, publié dans le premier Bulletin officiel de l'État de l'année 1982, a officialisé la date du 12 octobre comme fête nationale et Jour de l'hispanité.

 

Aux États-Unis, la découverte du Nouveau Monde est commémorée chaque année par un jour chômé, le Columbus Day (« Jour de Colomb »), le deuxième lundi d'octobre.

 

Voir aussi : 12 octobre 1492 : Christophe Colomb découvre l'Amérique

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 23:01

Le dimanche 6 octobre 1889, au pied de la Butte Montmartre, l’ambiance est à la fête : l’ouverture dans le Jardin de Paris d’un nouveau Music-Hall, le Moulin Rouge, ne passe pas inaperçue.

Joseph Oller et Charles Zidler ont surnommé leur établissement « le premier Palais des Femmes ». Immortalisé par le peintre Henri de Toulouse-Lautrec, le Moulin Rouge est connu dans le monde entier pour son french-cancan.

 

Du côté de la Place Blanche, le public vient en foule découvrir ce lieu extravagant : une gigantesque piste de danse, des miroirs partout, une galerie où il est du dernier chic de s’encanailler, un jardin agrémenté d’un énorme éléphant et des promenades à dos d’âne pour amuser les dames.

Une folle ambiance où le spectacle se déroule aussi bien sur scène que dans la salle : aristocrates et voyous à casquette se côtoient dans une joyeuse complicité, équipages des beaux quartiers et petites gens de Paris s’amusent ensemble dans l’euphorie la plus totale.

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 23:01

L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) est officiellement née le 30 septembre 1961, en remplacement de l’Organisation Européenne de Coopération Économique (OECE).

Afin de ne pas reproduire les erreurs commises au lendemain de la Première Guerre mondiale, les leaders européens ont réalisé que le meilleur moyen d’assurer une paix durable était d’encourager la coopération et la reconstruction, et non de punir les vaincus.

L’Organisation européenne de coopération économique (OECE) a ainsi été instituée en 1948 pour administrer le plan Marshall financé par les États-Unis.

 

Encouragés par le succès de l’OECE et dans la perspective d’étendre ses travaux à l’échelle mondiale, le Canada et les États-Unis se sont joints à ses membres en signant la Convention de l’OCDE le 14 décembre 1960. L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) est officiellement née le 30 septembre 1961, date d’entrée en vigueur de la Convention. Depuis, 15 autres pays ont adhéré à l'OCDE.

 

L’OCDE est conçue comme un forum où les pays membres peuvent partager leurs expériences et chercher des solutions à des problèmes économiques communs. 

 

Ses travaux portent sur quatre domaines principaux :

  • Les réglementations et les modes de gouvernance permettant d'améliorer le fonctionnement des marchés ainsi que l'efficacité des institutions et des entreprises qui en ont la charge.
  • La gestion des finances publiques comme base d'une croissance économique durable.
  • Les moyens de stimuler de nouvelles sources de croissance à travers l’innovation, des politiques respectueuses de l’environnement et le développement des économies émergentes.
  • L'accès du plus grand nombre aux compétences et aux savoirs nécessaires pour une insertion réussie sur le marché du travail.

 

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