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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 00:01

A New-York, à l'issue de la rencontre de tennis qui oppose la Grande-Bretagne aux États-Unis, le joueur de tennis américain Dwight Filley Davis fait don du trophée qui portera son nom. La coupe est façonnée à partir de 18 kilos d'argent massif.

La coupe sera disputée dès le mois d'août et sera remportée par le même Dwight Filley Davis à Newport.

Depuis sa création, la formule est inchangée : les rencontres se déroulent sur trois jours au cours desquels quatre simples sont entrecoupés d'un double.

Les matches (cinq au total) se disputent sur trois jours :

  • Le 1er jour : les numéros 1 de chaque équipe rencontrent les numéros 2 (2 simples).
  • Le 2e jour : le double, qui peut être disputé par des joueurs ayant déjà joué en simple ou par des joueurs spécialement sélectionnés pour le double.
  • Le 3e jour : les numéros 1 de chaque équipe se rencontrent en 1er match et les numéros 2 en second.
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 12:21

Au lendemain de la libération de la Corée du Nord du joug japonais en 1945, les comités provinciaux, qui forment le Comité populaire provisoire nord-coréen, exercent les fonctions de gouvernement provisoire. C'est le 8 février 1946 qu'ils élisent à leur tête Kim Il-sung, l'un des grands artisans de la libération du pays. Dès lors, ce dernier se révélera être l'homme fort du régime nord-coréen, notamment en mettant en place une succession de réformes.

Kim Il-sung (ou Kim Il-song), né le 15 avril 1912 et mort le 8 juillet 1994, est un homme politique nord-coréen. Né sous le nom de Kim Song-ju (« le pilier du pays ») à Pyongyang, il prend son nom définitif lors de la résistance face aux Japonais. Fondateur et le premier dirigeant de la Corée du Nord en 1948, il dirigea le pays jusqu'à sa mort.

Il occupa les postes de premier ministre de 1948 à 1972 et de président de la République à partir de 1972, tout en occupant de manière permanente le poste de secrétaire général du Parti du travail de Corée.

Il fut surnommé le « Président éternel » ou « professeur de l'humanité tout entière ». Son fils Kim Jong-il lui succéda à la tête du parti et du régime.

7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 00:16

La première épreuve de ski alpin de l’histoire des Jeux Olympiques à Partenkirchen s’ouvre sur une vive polémique. Suivant la règle excluant le professionnalisme de cette compétition, le comité a en effet décidé d'interdire la course aux moniteurs de ski. Les suisses et les Autrichiens répondent par un boycott pur et simple de ces nouvelles épreuves.

 

Par Archimède - dans Sport
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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 00:01

1617 : Prospero Alpini, botaniste italien (Né le 23 novembre 1553).

1685 : Charles II d'Angleterre depuis 1660 (Né le 29 mai 1630).

1833 : Pierre-André Latreille, entomologiste français (Né le 20 novembre 1762).

1945 : Robert Brasillach, écrivain français, fusillé pour faits de collaboration (Né le 31 mars 1909).

1952 : George VI d'Angleterre, roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne, de l'Irlande du Nord et du Commonwealth de 1936 jusqu'à sa mort (Né le 14 décembre 1895).

1963 : Abdelkrim al-Khattabi, chef berbère rebelle dans le Rif marocain (Né leC.1882).

1967 : Martine Carol (Maryse Mourer), actrice française (Née le 16 mai 1920).

1981 : Marthe Robin, mystique catholique française, fondatrice des Foyers de Charité, connue pour des phénomènes tels que des visions religieuses, des stigmates et qui ne se serait nourrie que d'hosties durant cinquante ans (Née le 13 mars 1902).

1998 : Claude Érignac, préfet français de la Corse, assassiné à Ajaccio (Né le 15 décembre 1937).

2011 : Andrée Chedid, écrivain et poétesse française (Née le 20 mars 1920).

2011 : Gary Moore, guitariste et chanteur britannique (Né le 4 avril 1952).

5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 00:01

Les poètes Hugo Ball et Tristan Tzara ainsi que les peintres Jean Arp, Marcel Janco et Sophie Taeuber-Arp transforment une grande taverne en café littéraire et artistique, qu'ils baptisent Cabaret Voltaire. Cet évènement marque le début du mouvement Dada.

Le dadaïsme

Ce mouvement intellectuel, littéraire et artistique, est caractérisé par une remise en cause totale des conventions et contraintes idéologiques, artistiques et politiques. Malgré la Première Guerre mondiale, il connaît une propagation rapide avec des foyers importants à Paris, New-York, Berlin ou Cologne.

Le mouvement s'impose sans véritable tête dirigeante, tous les Dadas étant chef de file.

 

Le mot « Dada » n'a absolument aucune signification particulière en rapport avec le mouvement, ce dernier se voulant un pied de nez à la guerre et sa gravité, jugées absurdes.

Pour l’anecdote,  Dada est issu d’un jeu de hasard : les fondateurs se munissent d’un dictionnaire, y insèrent un coupe-papier et donnent à leur nouveau-né le premier mot sur lequel ils tombent. Dada, terme qui se prononce et se lit dans pratiquement toutes les langues, représente bien les désirs d’internationalité et de mixité que veulent aller chercher les fondateurs du groupe.

Liens du jour :

Le-Dadaisme.com

Dadaisme.org 

Le Cercle des poètes Zutiques (ou Zutistes) 

4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 00:01

Le 4 février 1536 fut signé l'Acte d'Union, série de mesures parlementaires prises entre 1535 et 1542, qui intègrent le Pays de Galles aux systèmes judiciaires et administratifs anglais.

Jusqu'à cette date, le Pays de Galles était divisé en cinq comtés, mais le roi Henry VIII d'Angleterre se méfiait de quelques seigneurs des Marches. Le chef de l'administration, Thomas Crownell, décida alors d'annexer le Pays de Galles à l'Angleterre.

 

Le Royaume-Uni est un état souverain englobant l'Angleterre, l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord.

Le Pays de Galles, envahi par l'Angleterre sous le règne d'Henri VIII a été rattaché à l'Angleterre par un Union Act en 1536.

Ce sont les actes d'Union de 1707 qui, unissant le Parlement anglais et le Parlement écossais, marquent la naissance d'un « Royaume de Grande-Bretagne ».

En 1800, un autre acte d'Union rassemble le royaume de Grande-Bretagne et le royaume d'Irlande pour former le « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande ».

En 1922, l'État libre d'Irlande obtient son indépendance et se sépare de l'Irlande du Nord, qui demeure une partie du Royaume-Uni.

Depuis 1927, le nom officiel de la Grande-Bretagne est le « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord »

3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 00:01

1014 : Prise de Londres par les Danois de Sven Ier de Danemark, qui meurt au combat à Gainsborough. Son fils Knut, âgé de 18 ans, lui succède.

1190 : Création des échevins de la ville de Paris par Philippe Auguste, qui donna à cette capitale les armes qu’elle a si longtemps portées, et qui la fit clore de murailles et de fossés.

1387 : Application de la loi salique en France.

1486 : Première tenue de la Foire Saint-Germain à Paris, établie quatre ans auparavant par Louis XI.

1509 : Bataille navale de Diu, en Inde. Les Portugais de Francisco de Almeida remportent une victoire décisive sur les flottes du sultan d'Égypte et du Zamorin de Calicut, éliminant la flotte mamelouk grâce à leur artillerie et donnant au Portugal la supériorité maritime dans l'océan Indien.

1651 : Depuis ce jour où le Parlement a demandé le renvoi de Mazarin, l'agitation a repris de plus belle et Condé a pris la tête de l'insurrection.

1653 : Le roi nomme Nicolas Fouquet, surintendant des finances.

Après sa fuite, patient, Mazarin rentre dans Paris, plusieurs mois après le roi.

1689 : Première représentation d’Esther, tragédie de Jean Racine, au couvent de Saint-Cyr.

1690 : Le premier billet de banque américain est émis.

1716 : Un séisme tue 20.000 personnes à Alger.

1757 : Les Autrichiens et les Piémontais sont forcés par les Français de quitter le Var avec précipitation, et d'évacuer la Provence et le Dauphiné.

1781 : L'amiral anglais Rodney s'empare de l'île de Saint-Eustache, qui appartient aux Hollandais.

1830 : Après neuf années de violents affrontements, la Grèce devient indépendante de l'Empire ottoman.

1831 : Sous l'influence de la Révolution française, des mouvements insurrectionnels éclatent à Modène, Parme et dans les États pontificaux.

1831 : Louis, duc de Nemours, fils de Louis-Philippe Ier, est élu roi des Belges.

1847 : Le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV crée par une « patente », une assemblée unifiée rassemblant les délégués des huit provinces prussiennes, dont la première réunion aura lieu le 26 juin et dont les deux Chambres ne siègeront ensembles que pour ratifier les impôts.

1848 : Au nom de la Grande-Bretagne, Sir Harry Smith annexe les territoires compris entre les fleuves Orange et Vaal, en Afrique du Sud.

1851 : Instauration des bateaux-lavoirs à Paris. Les lavandières étant réputées de mœurs légères, nombreux étaient les hommes en quête d’aventures et venant troubler leur travail le long des cours d’eau. Pour enrayer cette prostitution, on dut créer des endroits où elles pourraient laver en toute tranquillité.

1852 : Argentine, Justo José de Urquiza défait le président Rosas à Caseros et combat le séparatisme de Buenos Aires.

1894 : Le Dirigo, premier voilier à coque d'acier, est lancé à Bath (Maine).

1913 : Début du procès des survivants de la Bande à Bonnot.

1913 : Les Bulgares reprennent les hostilités contre la Turquie.

1917 : États-Unis, Rupture des relations diplomatiques avec l'Allemagne après le torpillage du bateau américain Housatonic.

1919 : Le président américain Woodrow Wilson préside la première réunion de la Société des nations, à Paris.

1919 : Les troupes bolchéviques prennent Kiev.

1922 : La Société des Nations (future ONU) approuve le mandat de la Grande-Bretagne sur la Palestine.

1927 : Une révolte éclate au Portugal contre le régime du Général Carmona.

1930 : à New York, Roy Disney, frère de Walt, signe un premier contrat de produits dérivés, avec la société Borgfeldt, pour des figurines de Mickey Mouse et Minnie Mouse.

1932 : La ville Santiago, à Cuba, est détruite par un tremblement de terre.

1943 : La Royal Air Force bombarde Hambourg.

1945 : Sortie aux États-Unis du dessin animé Les Trois Caballeros de Walt Disney avec Donald Duck.

1945 : Une attaque aérienne sur Berlin fait vingt-deux mille morts.

1953 : à Ottawa, une loi fait d'Élisabeth II la reine du Canada.

1953 : Inondations meurtrières aux Pays-Bas : Dans la région de Zélande, les digues sont emportées par une mer du Nord déchaînée. Deux mille kilomètres carrés de terres sont dévastés et plus de mille personnes sont mortes ou portées disparues.

1954 : Début du siège de Diên Biên Phu.

1955 : France, chute du gouvernement Pierre Mendès France.

1958 : Création du Bénélux, association économique entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

1959 : Un avion Lockheed L-188 de la compagnie American Airlines se crashe dans l'Est River, à New York et tue 65 de ses 72 passagers et membres d'équipage.

1960 : Au parlement d'Afrique du Sud, au sujet de la décolonisation, le premier ministre anglais Harold Macmillan affirme que « le vent du renouveau souffle sur ce continent ».

1962 : Voyage inaugural du paquebot France entre Le Havre et New York.

1964 : La Chine populaire conteste à l'Union soviétique la direction du monde communiste.

1966 : Une sonde automatique soviétique Luna se pose sur la lune et transmet des informations vers la terre.

1967 : en France, la scolarité obligatoire est portée à seize ans.

1969 : Réunis en congrès, les militants palestiniens nomment Yasser Arafat à la tête de l'Organisation de Libération de la Palestine.

1971 : La capsule américaine Apollo 14 se met en orbite autour de la lune.

1972 : Les Jeux olympiques d'hiver s'ouvrent à Sapporo, au Japon.

1973 : Un cessez-le-feu entre en vigueur au Vietnam.

1976 : 22.000 victimes lors d'un tremblement de terre au Guatemala.

1977 : Le général Tafari Banti, chef de l'État éthiopien, est tué dans une fusillade qui éclate autour du siège de l'état-major, à Addis-Abeba.

1979 : L'ayatollah Khomeiny annonce son intention de constituer un gouvernement provisoire iranien et de mener une « guerre sainte » pour renverser le régime de Shapour Bakhtiar.

1981 : En Norvège, Gro Harlem Brundtland devient la première femme Premier Ministre.

1985 : Mgr Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, est consacré évêque de Johannesbourg. Il devient ainsi le premier évêque noir anglican de la plus grande ville d'Afrique du Sud.

1993 : Non-lieu pour Christine Villemin, inculpée de l'assassinat de son fils Grégory, retrouvé noyé en octobre 1984.

1994 : La Cour de justice de La Haye attribue au Tchad la bande d'Aouzou annexée par les Libyens.

1995 : Décollage de la navette américaine Discovery avec comme pilote le lieutenant-colonel Eileen Collins qui devient la première femme pilote de navette spatiale.

1996 : Un tremblement de terre secoue le Sud-Ouest de la Chine et tue 246 personnes.

1998 : Des chercheurs identifient le plus vieux cas connu de SIDA au monde dans du plasma sanguin prélevé en 1959 chez un Africain, habitant de l'ancien Congo belge.

2000 : L'ancien président tchadien Hissène Habré est inculpé de complicité d'actes de torture par la justice du Sénégal, et assigné à résidence.

2004 : Le Premier ministre britannique Tony Blair annonce l'ouverture d'une enquête sur les informations des services de renseignement qui ont servi à justifier l'entrée en guerre contre le régime de Saddam Hussein.

2007 : Au moins 103 morts et 305 blessés dans un attentat sur une place de marché à Bagdad.

2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 00:01

La Chandeleur commémore le 2 février la Présentation de Jésus au Temple, à Jérusalem, 40 jours après sa naissance. La tradition hébraïque voulait que le premier garçon né dans une famille soit « présenté » au temple et consacré à Dieu. 

 

 

Plusieurs origines possibles…

La fête de la Chandeleur, ou fête des chandelles (« Festa candelarum » en Latin), débutait à Rome, au VIIe siècle, par une procession du Forum à la basilique Sainte-Marie-Majeure. Les fidèles se mettaient en route avant l'aurore, en portant des chandelles, d'où le nom de la fête. Ils allaient de cette manière symbolique à la rencontre de Dieu.

Certaines pensent que cette fête chrétienne aurait pris la place des Lupercales romaines vers le Ve siècle. Les fêtes en l'honneur de Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité, donnaient lieu à une procession aux flambeaux aux alentours du 15 février.

 

Selon une autre interprétation, la Chandeleur se serait substituée à une fête en l'honneur de Proserpine, alias Perséphone, déesse des moissons et de la fécondité. Cette fête se célébrait à la lumière des torches et autour d'une galette de céréales. Aujourd'hui encore, le 2 février, il est de tradition de faire des crêpes !

En Amérique du nord, une légende probablement d'origine amérindienne fait du 2 février le jour de la Marmotte (Ground Hog Day). À midi, ce jour-là, la marmotte sort de son terrier et inspecte les environs. Si elle aperçoit son ombre et juge que le ciel est suffisamment ensoleillé, elle flâne et prend son temps avant de retourner se mettre à l'abri pour six semaines, soit jusqu'à l'arrivée du printemps. Si elle trouve le ciel trop couvert et rentre rapidement à l'abri, c'est le signe d'une arrivée plus tardive du printemps…

 

1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 00:01

Moïse Polydore Millaud fonde « le Petit Journal », un quotidien français populaire.

Le Petit Journal attire de nombreux lecteurs car il est bon marché (5 centimes au lieu de 15 centimes pour les journaux ordinaires), il a un format commode (43 × 30 cm), il est accessible à tous (pas d'abonnement), il propose un contenu distrayant (fait divers, feuilleton, horoscope et chronique), journal sans politique, il est dispensé du timbre même si une partie de son contenu est politique. Il est l'emblème d'une nouvelle forme de journalisme qui se développe, celle de la petite presse.

 

Petit Journal publiera des faits divers extraordinaires. C'est notamment le cas avec l'affaire Troppmann, septembre 1869. Tout Paris se presse à Pantin, où l'on vient de découvrir sept cadavres appartenant à une même famille. Autour de la fosse, on a monté une fête foraine. Devant l'émotion suscitée par cette tuerie, Alphonse Millaud, patron du Petit Journal, décide de couvrir abondamment le fait divers.

 

Immédiatement, le pays tout entier se passionne pour l'histoire de cette famille odieusement massacrée. La police arrête un certain Jean-Baptiste Troppmann alors qu'il tentait d'embarquer pour les Amériques. Il a sur lui les papiers et les bijoux de l'infortunée famille. Pour Millaud, l'affaire Troppmann se révèle une mine d'or. Le tirage du Petit Journal passe de 200.000 exemplaires par jour à 300.000, puis à 500.000. Cette exploitation des faits divers devient alors la stratégie éditoriale du journal sur laquelle beaucoup d'historiens ont porté un jugement sévère

 

Novateur, le journal imaginera la course automobile reliant Paris et Rouen, organisant ainsi la première compétition du genre en France.

Dès 1884, paraît l'hebdomadaire le Supplément illustré, dont le tirage atteint 1 million d'exemplaires en 1895. L'illustration couleur fut aussi une innovation du Petit Journal.

 

Un tirage de plus en plus important

Le premier numéro sort le 1er février 1863, et dès octobre, dépasse avec 83 000 exemplaires, le plus fort tirage des journaux sérieux comme Le Siècle qui publie 50.000 copies. Deux ans plus tard, à lui tout seul, le tirage du Petit Journal avec 259.000 exemplaires est supérieur à l'ensemble de la presse parisienne. En 1870, il atteint 340.000 exemplaires, soit le double du tirage de la presse parisienne. Ses progrès avaient aussi été rendus possibles grâce aux presses rotatives qu’Hippolyte Marinoni (1823-1904) mit au point pour lui dès 1867. En 1882, Marinoni prend le contrôle du journal, succédant à Girardin. Malgré quelques crises – Émile de Girardin en prit le contrôle en 1873 avec Gibiat, Jenty et Marinoni –, son audience ne cessa d'augmenter et aucun de ses concurrents ne put mettre sa suprématie en cause ; son tirage atteignit 500 000 exemplaires en 1878, 1 million en 1890.

Le Petit Journal est alors l'un des trois principaux journaux français. Ce journal de presse populaire expédie 80 % de son tirage en province.

Mais, incapable de s’adapter à l’évolution du monde, il disparaîtra finalement en 1944.

 

Voir aussi : 22 juillet 1894 - Première course automobile en France

 

31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 00:01

1246 : Mariage entre Béatrice de Provence, comtesse de Provence et Charles Ier d'Anjou, le frère de Louis IX.

1472 : Giuliano della Rovere, futur pape Jules II, est nommé évêque de Lausanne.

1488 : Bruges : Maximilien se rend avec une faible escorte aux États Généraux de Flandres.

1504 : La France cède Naples à l'Aragon.

1531 : Charles Quint désigne sa sœur, Marie de Hongrie, comme régente des Pays-Bas.

1795 : L'interdiction de commercer avec l'étranger est levée en France.

1856 : Gail Borden Jr met un point au procédé qui permet d'obtenir du lait en poudre.

1865 : Le Congrès des États-Unis vote le 13ème amendement de la Constitution.

1874 : Une Constitution démocratique organise un État fédéral en Suisse avec dix-neuf cantons et six demi-cantons.

1878 : Les troupes russes, roumaines et bulgares s'avancent vers le Bosphore et s'emparent d'Andrinople, où les Ottomans acceptent un armistice.

1881 : Les obsèques de Dostoïevski, mort le 28, sont suivies par trente mille personnes à Saint-Petersbourg.

1884 : Les Russes poursuivent leur poussée et s'emparent de la ville de Merv au Turkménistan.

1891 : Guerre civile au Chili.

1901 : Abolition des peines corporelles dans l'armée et la marine en France.

1902 : En Angleterre a lieu le premier match d'une équipe française de football outre-Manche.

1917 : L'Allemagne annonce une guerre sous-marine totale.

1918 : Le IIIe congrès des soviets proclament la République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie. En Union soviétique, c'est le dernier jour selon le calendrier julien ; le lendemain sera le 14 février.

1927 : Allemagne : Fin du contrôle militaire interallié.

1928 : La Minnesota Mining & Manufacturing (3M) met en marché le Scotch Tape transparent.

1929 : Léon Trotski est expulsé d'Union soviétique ; il sera assassiné au Mexique, en 1940, par un agent de Staline.

1929 : Erich Maria Remarque (1898-1970) publie son roman pacifiste À l'Ouest, rien de nouveau.

1930 : En Inde, Gandhi lance un appel à la désobéissance contre le pouvoir britannique.

1941 : Sortie au États-Unis de « Joies matrimoniales » d'Alfred Hitchcock avec Carole Lombard.

1943 : Capitulation des troupes nazies du secteur sud de Stalingrad. Le secteur nord capitulera le 2 février.

1944 : Les troupes américaines s'emparent des îles Marshall.

1946 : La nouvelle constitution de la république populaire fédératrice de Yougoslavie est promulguée, modelant l'Union soviétique en établissant six républiques constituantes.

1949 : Les États-Unis reconnaissent l'État d'Israël.

1950 : Harry Truman autοrise la fabrication de lа bombe à hydrogène. Trοis ans plus tard, le président américain annoncеra que son pаys est désormais en possession de la superbombe.

1957 : Achèvement de la construction de l'oléoduc trans-iranien, entre Abadan et Téhéran.

1962 : Les ministres des Affaires étrangères de l'Organisation des États américains (OEA) votent l'exclusion de Cuba.

1966 : Première sonde soviétique sur la lune, Luna 9.

1968 : Nauru, obtient son indépendance. C'est la plus petite république du monde. Sa surface est de 2129 ha pour 8.000 habitants.

1971 : Dépаrt dе la mission Apollo 14 vers la lune, avec les astronautes américains Alan Shepard, Edgar Mitchell еt Stuart Roosa.

1974 : Le crash d'un avion de la Pan Am dans l'archipel des Samoa tue 95 des 101 passagers et membres d'équipage.

1976 : 119 toiles de Picasso exposées au Palais des Papes d'Avignon sont dérobées.

1977 : Inauguration du Centre Georges-Pompidou à Paris (quartier Beaubourg).

1979 : Après avoir rencontré le président américain Jimmy Carter, Deng Xiaoping, premier vice-président du conseil chinois, déclare que l'Union soviétique est « le principal foyer de guerre » dans le monde.

1980 : à Ciudad de Guatemala, l'assaut de la police fait trente-cinq morts à l'ambassade d'Espagne où des paysans sans terre gardaient des otages.

1988 : Drame écologique, le pétrolier « Amazzone » perd 3. 000 tonnes de brut au large d'Ouessant.

1992 : Le Conseil de sécurité des Nations unies tient la première réunion de son histoire au niveau des chefs d'État et de gouvernement.

1995 : La Lettonie entre au Conseil de l'Europe.

1996 : Une attaque au camion piégé fait quatre-vingt-dix morts à Colombo, capitale du Sri Lanka, sur la côte ouest de l'île.

1996 : Dans le Hunan, en Chine, l'écroulement d'un immeuble fait cent vingt-deux morts.

1997 : L'amiral Didier Ratsiraka, 62 ans, est proclamé président de la République de Madagascar.

1999 : Des chercheurs américains de l'université de l'Alabama révèlent les origines du virus du SIDA : ce dernier vient bien des chimpanzés comme on le supposait.

2000 : Un McDonnell Douglas MD-80 d'Alaska Airlines (vol 261) se crashe en mer dans l'Océan Pacifique à 35 km au nord de Los Angeles (Californie) avec 88 personnes à bords, pas de survivants.

2000 : Trois semaines après les patrons, les chauffeurs routiers organisent pendant deux jours des barrages pour protester contre les modalités d'application des trente-cinq heures.

2001 : Aux Pays-Bas à Camp Zeist : Abdel Basset Ali al-Megrahi, est condamné à la prison à vie par un tribunal écossais réuni aux Pays-Bas. Il est reconnu coupable dans l'attentat commis contre un Boeing 747 de la Pan Am qui s'est écrasé sur la ville de Lockerbie en décembre 1988, en Écosse, tuant 270 personnes (259 voyageurs et 11 personnes au sol).

2002 : Le Premier ministre Ariel Sharon déclare dans une interview au quotidien Maariv qu'Israël aurait dû supprimer Yasser Arafat il y a vingt ans, alors qu'il était assiégé à Beyrouth par les troupes de l'État hébreu, déclaration aussitôt considérée comme une menace de meurtre par les dirigeants palestiniens.

2002 : Exécution, entre fin janvier et début février, de Daniel Pearl, trente-huit ans, journaliste du Wall Street Journal enlevé par des extrémistes musulmans au Pakistan.

2003 : Le président américain George W. Bush et le Premier ministre britannique Tony Blair déclarent que le président irakien Saddam Hussein n'a pas procédé au désarmement de l'Irak et qu'il doit être tenu pour responsable par la communauté internationale.

2005 : Poursuivi pour agression sexuelle sur un garçon de 13 ans, Michael Jackson comparaît devant le tribunal de Santa Maria, en Californie, pour l'ouverture d'un procès hypermédiatisé.

30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 00:01

1619 : Michelangelo Ricci, mathématicien italien (Décédé le 12 mai 1682).

1703 : François Bigot, administrateur français, dernier intendant de la Nouvelle-France (Décédé le 12 janvier 1778).

1831 : Henri Rochefort, journaliste, écrivain et homme politique français (Décédé le 30 juin 1913).

1841 : Félix Faure, député, secrétaire d'État aux colonies, Président de la République française (Décédé le 16 février 1899).

1844 : Moritz von Bissing, aristocrate prussien et général de la Première Guerre mondiale (Décédé le 18 avril 1917).

1882 : Franklin Delano Roosevelt, 32e président des États-Unis (Décédé le 12 avril 1945).

1894 : Boris III de Bulgarie, tsar des Bulgares (1918-1943) (Décédé le 28 août 1943).

1927 : Olof Palme, homme politique socialiste réformiste suédois (Décédé le 28 février 1986).

1935 : Jean Tiberi, homme politique français.

1951 : Phil Collins, chanteur britannique, ancien leader de Genesis.

1962 : Abdallah II de Jordanie, roi de Jordanie.

29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 00:01

Le compromis de Luxembourg fut signé le 30 janvier 1966, suite à la politique de la chaise vide menée par le général de Gaulle depuis juillet 1965.

De Gaulle s'oppose à deux réformes institutionnelles majeures de la CEE.

La première concerne les modalités de vote au sein du Conseil des ministres, censé passer du principe de l'unanimité à celui à la majorité qualifiée.
La seconde porte sur le renforcement des compétences budgétaires du Parlement européen (dénommé à l’époque Assemblée des communautés) et de la Commission européenne dans le contexte du financement de la Politique agricole commune (PAC) lors de la phase d'achèvement de l'Union douanière.

La France ne peut accepter une telle évolution qu'elle considère comme un abandon inacceptable de souveraineté !

Charles De Gaulle suspend donc la participation de la France aux réunions du Conseil des Ministres de la CEE, bloquant de fait les décisions.

 

Les membres de la CEE se rassemblent pour trouver un compromis et mettre fin à la crise. Au terme des discussions, plusieurs compromis sont adoptés, dont le principe d’unanimité décisionnelle. 

Dès lors, un État membre pourra faire reporter un vote et prolonger les discussions sur un projet, dans la mesure où celui-ci affecte ses intérêts essentiels. En effet, le compromis de Luxembourg, prévoit que :
« Lorsque, dans les cas de décisions susceptibles d'être prises à la majorité sur proposition de la Commission, des intérêts très importants d'un ou plusieurs partenaires sont en jeu, les membres du Conseil s'efforceront, dans un délai raisonnable, d'arriver à des solutions qui pourront être adoptées par tous les membres du Conseil, dans le respect de leurs intérêts mutuels et de ceux de la Communauté ».

 

Charles de Gaulle se félicite du « compromis de Luxembourg », qui permet de contenir les aspects supranationaux de l'intégration européenne communautaire et de commencer à réorienter la construction européenne dans un sens intergouvernemental.

 

Depuis, le « compromis de Luxembourg »  est souvent invoqué par les États membres quand ils entendent bloquer des décisions majoritaires. Contrairement à l'interprétation littérale du texte, ils s'appuient en effet sur le compromis pour faire, en pratique, de l'unanimité la procédure normale de délibération. Les délégations nationales ont ainsi laissé dégénérer le compromis de Luxembourg en un droit de veto pour des questions quelquefois secondaires….

 

28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 00:01

 

Au terme de plusieurs mois d’un siège qui a affamé les Parisiens et quelques jours après l’échec de Trochu, Paris est contraint de capituler. Prussiens et Français ont déjà signé un armistice puis un traité de paix préliminaire à Versailles le 26 février.

 

La population parisienne, qui a douloureusement résisté, perçoit cette capitulation comme une véritable trahison de la part du gouvernement de la défense nationale. Par ailleurs, l’une des clauses de l’armistice oblige ce gouvernement à organiser des élections pour désigner les membres d’une Assemblée nationale. Les votes aboutiront à la victoire d’une majorité de monarchistes, favorables à la paix, contre les républicains.

Convention entre M. le comte de Bismarck, chancelier de la Confédération germanique, stipulant au nom de S. M. l’empereur d’Allemagne, roi de Prusse, et M. Jules Favre, ministre des affaires étrangères du Gouvernement de la défense nationale, munis de pouvoirs réguliers.

Ont été arrêtés les conventions suivantes :

 

Article premier

Un armistice général, sur toute la ligne des opérations militaires en cours d’exécution entre les armées allemandes et les armées françaises, commencera pour Paris aujourd’hui-même, pour les départements dans un délai de trois jours ; la durée de l’armistice sera de vingt-et-un jours, à dater d’aujourd’hui, de manière que, sauf le cas où il serait renouvelé, l’armistice se terminera partout le dix-neuf février, à midi.

Les armées belligérantes conserveront leurs positions respectives qui seront séparées par une ligne de démarcation. Cette ligne partira de Pont-l’Evêque, sur les côtes du département du Calvados, se dirigera sur Lignières, dans le nord-est du département de la Mayenne, en passant entre Briouze et Fromentet. En touchant au département de la Mayenne à Lignières, elle suivra la limite qui sépare ce département de celui de l’Orne et de la Sarthe, jusqu’au nord de Morannes, et sera continuée de manière à laisser à l’occupation allemande les départements de la Sarthe, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, du Loiret, de l’Yonne, jusqu’au point où, à l’est de Quarré-les-Tombes, se touchent les départements de la Côte-d’Or, de la Nièvre et de l’Yonne.

A partir de ce point, le tracé de la ligne sera réservé à une entente qui aura lieu aussitôt que les parties, contractantes seront renseignées sur la situation actuelle des opérations militaires en exécution dans les départements de la Côte-d’Or, du Doubs et du Jura. Dans tous les cas, elle traversera le territoire composé de ces trois départements, en laissant à l’occupation allemande les départements situés au nord, à l’armée française ceux situés au midi de ce territoire.

Les départements du Nord et du Pas-de-Calais, les forteresses de Givet et de Langres, avec le terrain qui les entoure à une distance de dix kilomètres, la péninsule du Havre jusqu’à une ligne à tirer d’Etretat, dans la dir ection de Saint-Romain, resteront en dehors de l’occupation allemande.

Les deux armées belligérantes et leurs avant-postes de part et d’autre, se tiendront à une distance de dix kilomètres au moins des lignes tracées pour séparer leurs positions.

Chacune des deux armées se réserve le droit de maintenir son autorité dans le territoire qu’elle occupe, et d’employer les moyens que ses commandants jugeront nécessaires pour arriver à ce but.

L’armistice s’applique également aux forces navales des deux pays, en adoptant le méridien de Dunkerque comme ligne de démarcation, à l’ouest de laquelle se retireront, aussitôt qu’ils pourront être avertis, les bâtiments de guerre allemands qui se trouvent dans les eaux occidentales.

Les captures qui seraient faites après la conclusion et avant la notification de l’armistice, seront restituées, de même que les prisonniers qui pourraient être faits de part et d’autre, dans des engagements qui auraient eu lieu dans l’intervalle indiqué. Les opérations militaires sur le terrain des départements du Doubs, du Jura et de la Côte-d’Or, ainsi que le siège de Belfort, se continueront indépendamment de l’armistice, jusqu’au moment où on se sera mis d’accord sur la ligne de démarcation dont le tracé à travers les trois départements mentionnés a été réservé à une entente ultérieure.

 

Article 2

L’armistice ainsi convenu a pour but de permettre au gouvernement de la défense nationale de convoquer une Assemblée librement élue qui se prononcera sur la question de savoir si la guerre doit être continuée, ou à quelles conditions la paix doit être faite.

L’Assemblée se réunira dans la ville de Bordeaux.

Toutes les facilités seront données par les commandants des armées allemandes pour l’élection et la réunion des députés qui la composeront.

 

Article 3

Il sera fait immédiatement remise à l’armée allemande, par l’autorité militaire française, de tous les forts formant le périmètre de la défense extérieure de Paris, ainsi que de leur matériel de guerre. Les communes et les maisons situées en dehors de ce périmètre ou entre les forts pourront être occupées par les troupes allemandes, jusqu’à une ligne à tracer par des commissaires militaires.

Le terrain restant entre cette ligne et l’enceinte fortifiée de la ville de Paris sera interdit aux forces armées des deux parties. La manière de rendre les forts, et le tracé de la ligne mentionnée formeront l’objet d’un protocole à annexer à la présente Convention.

 

Article 4

Pendant la durée de l’armistice, l’armée allemande n’entrera pas dans la ville de Paris.

 

Article 5

L’enceinte sera désarmée de ses canons, dont les affûts seront transportés dans les forts à désigner par un com- missaire de l’armée allemande (Dans le protocole, cette condition du transport des affûts dans les forts a été abandonnée par les commissaires allemands, sur la demande des commissaires français).

 

Article 6

Les garnisons (armée de ligne, gare mobile et marins) des forts et de Paris seront prisonnières de guerre, sauf une division de douze mille hommes que l’autorité militaire dans Paris conservera pour le service intérieur.

Les troupes prisonnières de guerres déposeront leurs armes, qui seront réunies dans des lieux désignés et livrées suivant règlement par commissaires suivant l’usage. Ces troupes resteront dans l’intérieur de la ville, dont elles ne pourront pas franchir l’enceinte pendant l’armistice.

Les autorités françaises s’engagent à veiller à ce que tout individu appartenant à l’armée et à la garde mobile reste consigné dans l’intérieur de la ville. Les officiers des troupes prisonnières seront désignés par une liste à remettre aux autorités allemandes.

A l’expiration de l’armistice, tous les militaires appartenant à l’armée consignée dans Paris auront à se constituer prisonniers de guerre de l’armée allemande, si la paix n’est pas conclue jusque-là.

Les officiers prisonniers conserveront leurs armes.

 

Article 7

La garde nationale conservera ses armes. Elle sera chargée de la garde de Paris et du maintien de l’ordre. Il en sera de même de la gendarmerie et des troupes assimilées, employées dans le service municipal, telles que garde républicaine, douaniers et pompiers.

La totalité de cette catégorie n’excédera pas trois mille cinq cents hommes.

Tous les corps de francs-tireurs seront dissous par une ordonnance du Gouvernement français.

 

Article 8

Aussitôt après la signature des présentes et avant la prise de possession des forts, le commandant en chef des armées allemandes donnera toutes facilités aux commissaires que le Gouvernement francais enverra, tant dans les départements qu’à l’étranger, pour préparer le ravitaillement et faire approcher de la ville, les marchandises qui y sont destinées.

 

Article 9

Après la remise des forts et après le désarmement de l’enceinte et de la garnison stipulés dans les articles 5 et 6, le ravitaillement de Paris s’opérera librement par la circulation sur les voies ferrées et fluviales.

Les provisions destinées à ce ravitaillement ne pourront être puisées dans le terrain occupé par les troupes allemandes, et le Gouvernement français s’engage à en faire l’acquisition en dehors de la ligne de démarcation qui entoure les positions des armées allemandes, à moins d’autorisation contraire donnée par les commandants de ces dernières.

 

Article 10

Toute personne qui voudra quitter la ville de Paris, devra être munie de permis réguliers délivrés par l’autorité militaire française, et soumis au visa des avant-postes allemands. Ces permis et visas seront accordés de droit à la députation en province et aux députés à l’Assemblée.

La circulation des personnes qui auront obtenu l’autorisation indiquée, ne sera admise qu’entre six heures du matin et six heures du soir.

 

Article 11

La ville de Paris payera une contribution municipale de guerre de la somme de deux cents millions de francs.

Ce payement devra être effectué avant le quinzième jour de l’armistice. Le mode de payement sera déterminé par une commission mixte allemande et française.

 

Article 12

Pendant la durée de l’armistice, il ne sera rien distrait des valeurs publiques pouvant servir de gages au recouvrement des contributions de guerre.

 

Article 13

L’importation dans Paris, d’armes, de munitions ou de matières servant à leur fabrication, sera interdite pendant la durée de l’armistice.

 

Article 14

Il sera procédé immédiatement à l’échange de tous les prisonniers de guerre qui ont été faits par l’armée française depuis le commencement de la guerre. Dans ce but, les autorités françaises remettront, dans le plus bref délai, des listes nominatives des prisonniers de guerre allemands aux autorités militaires allemandes à Amiens, au Mans, à Orléans et à Vesoul.

La mise en liberté des prisonniers de guerre allemands s’effectuera sur les points les plus rapprochés de la frontière. Les autorités allemandes remettront en échange, sur les mêmes points, et dans le plus bref délai possible, un nombre pareil de prisonniers français, de grades correspondants, aux autorités militaires françaises.

L’échange s’étendra aux prisonniers de condition bourgeoise, tels que les capitaines de navires de la marine marchande allemande, et les prisonniers français civils qui ont été internés en Allemagne.

 

Article 15

Un service postal pour des lettres non cachetées sera organisé entre Paris et les départements, par l’intermédiaire du quartier général de Versailles.

En foi de quoi les soussignés ont revêtu de leurs signatures et de leur sceau les présentes Conventions.

 

Fait à Versailles, le vingt-huit janvier mille huit cent soixante-et-onze.

Signé. Jules Favre. Bismarck.

 

Relire aussi :

19 juillet 1870 - La guerre de 1870 éclate

19 septembre 1870 - Début du siège de Paris par les Prussiens

7 octobre 1870 - Gambetta quitte Paris en ballon 

18 janvier 1871 - Proclamation de l'Empire allemand 

27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 00:01

    98 : Nerva, empereur romain (Né en 35)

1490 : Yoshimasa Ashikaga, shogun japonais (Né le 20 janvier 1435)

1740 : Louis IV Henri de Bourbon-Condé, prince de Condé (Né le 18 août 1692)

1844 : Charles Nodier, écrivain français, membre de l'Académie française (Né le 29 avril 1780)

1901 : Giuseppe Verdi, compositeur italien (Né le 10 octobre 1813)

1965 : Hassan Ali Mansour, premier ministre iranien (Né le 13 avril 1923).

1971 : Jacobo Arbenz Guzmán, président du Guatemala de 1951 à 1954 (Né le 14 septembre 1913)

1983 : Louis de Funès, acteur français (Né le 31 juillet 1914)

26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 00:01

Onze navires anglais, commandés par le capitaine Arthur Phillip, accostent à Port Jackson (futur Sydney), sur la côte orientale de l'Australie.

Partis d'Angleterre en mai 1787, les 450 marins et leurs familles ainsi que 714 prisonniers ou « convicts » qui vont s'installer en Nouvelle-Galles du Sud, constituent la base de peuplement européen de la nouvelle colonie britannique.

Après 8 mois de voyage, la première flotte, composée de onze navires pas plus gros que les ferries que l’on voit aujourd’hui en baie de Sydney, a mis des canots à l’eau. Le Capitaine Arthur Phillip, qui commandait la flotte, a posé le pied sur le sol australien, suivi plus tard par les passagers. Une écrasante majorité d’entre eux étaient Britanniques, mais il y a avait aussi quelques détenus africains, américains et français. 

 

Pour la couronne britannique, cette terre remplace les treize colonies d'Amérique qui ont acquis leur indépendance en 1783.

En 80 ans, 160.000 prisonniers, pour l'essentiel des condamnés de droit commun, seront acheminés en Australie.

 

Le jour du débarquement de cette « First Fleet » (la Première Flotte) est la date de la fête nationale australienne.

 

 

25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 00:01

A Paris, l'usine de munitions et de fabrication d'obus André Citroën est reconvertie pour produire des voitures en grandes quantités.

 

André Gustave Citroën, né le 5 février 1878 à Paris, est un ingénieur polytechnicien, pionnier de l'industrie automobile. Les objectifs clairement affichés de Citroën sont :

- une production de 100 voitures (d’un même modèle) par jour

- une production d’automobiles entièrement équipées et à la portée du grand public Septembre 1919, sortie de la Citroën type A, première voiture fabriquée en série en France [moteur quatre-cylindre, atteint les 65 km/h.

 

Relire aussi : 25 janvier 1901 - Première du salon de l'auto au Grand Palais à Paris

 

André Gustave Citroën, né le 5 février 1878 à Paris, est un ingénieur polytechnicien, pionnier de l'industrie automobile.
24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 00:01

En 1914, la Grande-Bretagne ne dispose que d'une armée de métier de 300.000 hommes et fait appel au volontariat pour compléter ses effectifs. Patriotisme aidant, 700.000 jeunes Britanniques s'engagent d'eux-mêmes dès les premiers mois de la guerre. Les activités sociales telles que les matches de rugby ou de cricket, pratiquées à grande échelle à l'arrière du front, contribuent à maintenir la cohésion des troupes.

En 1915, les recrutements se font plus difficiles. Pour convaincre les hésitants, l'état-major encourage les « bataillons de copains » : les amis de quartier ou d'école vont ensemble au bureau de recrutement avec l'assurance de combattre côte à côte.

Mais cette consolation ne suffit bientôt plus à vaincre les réticences et le gouvernement se résout à instaurer le service militaire obligatoire le 24 janvier 1916.

3 millions de conscrits viennent ainsi s'ajouter aux 3 millions de volontaires.

 

23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 00:01

1538 : Guillaume de Mantoue, noble italien, duc de Mantoue, marquis puis duc de Montferrat (Décédé le 14 août 1587).

1751 : Charles Éléonor Dufriche-Valazé, député de l’Orne à la Convention nationale (Décédé le30 octobre 1793).

1783 : Stendhal, écrivain français (Décédé le 23 mars 1842).

1785 : Carl Adolph Agardh, botaniste, mathématicien, économiste et homme politique suédois (Décédé le 28 janvier 1859).

1832 : Édouard Manet, peintre français (Décédé le 30 avril 1883).

1840 : Ernst Abbe, mathématicien allemand (Décédé le 14 janvier 1905).

1844 : Paul Brousse, membre de la Fédération jurassienne, militant anarchiste puis socialiste réformiste français (Décédé le 1er avril 1912).

1865 : Grigory Yefimovich Raspoutine, homme politique russe (Décédé le 30 décembre 1916).

1872 : Paul Langevin, physicien français (Décédé le 19 décembre 1946).

1910 : Django Reinhardt, jazzman belge (Décédé le 16 mai 1953).

1911 : André Castelot, historien français (Décédé le 18 juillet 2004).

1920 : Walter Frederick Morrison, inventeur du frisbee (Décédé le 9 février 2010).

1950 : Richard Dean Anderson, acteur américain (MacGyver).

1957 : Caroline Grimaldi, princesse de Monaco.

1958 : Laurent Boyer, animateur français de télévision et de radio.

1958 : Christophe Dechavanne, animateur français.

1959 : Didier Bourdon, acteur français.

1972 : Léa Drucker, actrice française.

22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 00:01

A Bruxelles, l'Irlande, le Royaume-Uni, le Danemark et la Norvège signent un traité d'adhésion au marché commun européen.

Dès le 1er janvier 1973, les Britanniques, les Danois et les Irlandais intègreront la CEE. En revanche, les Norvégiens, soumis à un référendum, refuseront d'entrer dans la Communauté européenne.

L'Europe des Six devient l'Europe des Neuf 

En Irlande, le premier ministre John Lynch tient un référendum le 10 mai 1972 sur la question de l'adhésion à la CEE. Il est remporté par une écrasante majorité de 5 contre 1 qui est séduite par ce que la CEE peut offrir : coopération économique, élimination progressive des barrières douanières et élaboration d'un tarif douanier commun avec l'extérieur.

Le Royaume-Uni du premier ministre Edward Heath fait face à une forte inflation, au chômage, de même qu'à des troubles en Irlande. Le gouvernement maintient tout de même le cap et approuve l'adhésion à la CEE.

Au Danemark, le premier ministre Jens Otto Krag soumet la question à un référendum. Malgré une campagne très émotive et des difficultés économiques importantes, cette monarchie constitutionnelle choisit de se joindre à la CEE.

En Norvège, est malgré l'appui de 75% des députés du Storting, le Parlement norvégien, le premier ministre Trygve Bratteli respecte cependant la volonté populaire exprimée lors d'un référendum organisé le 25 septembre 1972. Les opposants à l'adhésion l'emportent alors avec 53,5% des voix.

 

Relire aussi :

17 mars 1948 - Signature du Traité de Bruxelles

18 avril 1951 - Création de la CECA

25 mars 1957 - Le traité de Rome

12 juin 1985 - L'Espagne et le Portugal adhèrent officiellement à la CEE

7 février 1992 - Le traité de Maastricht

 

21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 00:01

L'USS « Nautilus » sort des chantiers navals de Croton dans le Connecticut.

Long de 91 mètres et pesant plus de 3.000 tonnes, le « Nautilus » est le premier bâtiment à propulsion nucléaire au monde. Il est baptisé ainsi en hommage à Jules Vernes et au sous-marin du Capitaine Nemo dans « Vingt mille lieues sous les mers ». Il entrera officiellement en fonction à partir du mois de septembre. Le « Nautilus » est capable de rester plusieurs semaines immergé et de parcourir ainsi 140.000 kilomètres.

 

En août 1958, il sera le premier bâtiment à naviguer sous la calotte glacière du pôle Nord.

 

Lire aussi :

3 août 1958 - Le Nautilus sous le Pôle Nord

 

20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 00:01

Le 20 janvier 1831, au cours de la conférence qui s'est réunie à Londres le 4 novembre 1830 en vue de reconnaître l'indépendance de la Belgique, les grandes puissances (Angleterre, Autriche, Prusse, France, Russie) proclament solennellement la neutralité du nouvel État.

 

Protocole du 20 janvier 1831

Article premier.

Les limites de la Hollande comprennent tous les territoires, places, villes et lieux qui appartenaient à la ci-devant république des Provinces-unies des Pays-Bas en l'année 1790.

Article 2.

La Belgique sera formée de tout le reste des territoires qui avaient reçu la dénomination de royaume des Pays-Bas dans le traité de 1815, sauf le grand-duché de Luxembourg, qui, possédé à un titre différent par les princes de la maison de Nassau, fait et continuera à faire partie de la Confédération germanique.

Article 3.

Il est entendu que les dispositions des articles 108 jusqu'à 117 inclusivement, de l'acte général du Congrès de Vienne, relatives à la libre navigation des fleuves et rivières navigables seront applicables aux rivières et aux fleuves qui traversent le territoire hollandais et le territoire belge.

Article 4.

Comme il résulterait néanmoins des bases posées dans les articles 1 et 2 que la Hollande et la Belgique posséderaient des enclaves sur leurs territoires respectifs, il sera effectué par les soins des cinq cours tels échanges et arrangements entre les deux pays, qui leur assureraient l'avantage réciproque d'une entière contiguïté de possessions et d'une libre communication entre les villes et les fleuves compris dans leurs frontières.

Article 5.

La Belgique, dans les limites telles qu'elles seront arrêtées et tracées conformément aux bases posées dans les articles 1, 2 et 4 du présent protocole, formera un État perpétuellement neutre. Les cinq puissances lui garantissent cette neutralité perpétuelle, ainsi que l'intégrité et l'inviolabilité de son territoire dans les limites mentionnées ci-dessus.

Article 6.

Par une juste réciprocité, la Belgique sera tenue d'observer cette même neutralité envers tous les autres États, et de ne porter aucune atteinte à leur tranquillité intérieure ni extérieure.

 

19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 00:01

Le tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient, plus communément appelé tribunal de Tokyo, a été créé le 19 janvier 1946, dans le but de juger les dignitaires japonais ayant perpétré des crimes de guerre durant la Seconde Guerre mondiale.

Comme leurs nazis, les hauts responsables Japonais se sont rendus coupables de très nombreuses atrocités envers les populations civiles et les prisonniers de guerre. Le procès durera plus de deux ans, et verra comparaître vingt-huit de ces dignitaires, dont sept furent condamnés à mort.

Lors de l'ouverture du procès de Tokyo, le Japon est un pays ruiné, dévasté. Il a perdu durant la guerre qui pour lui a commencé dès 1937 au moins 2,7 millions d'hommes et un quart de ses richesses. De nombreuses cités sont en grande partie détruites : Tokyo à 65 %, Nagoya à 87 %. Deux villes ont été soumises au feu atomique. Neuf millions de personnes sont sans abri, 6,5 millions sont à rapatrier depuis l'Asie, la Sibérie et les îles du Pacifique - dont environ 3 millions de civils.

18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 00:01

Le 18 janvier 1919, débute la conférence de paix de Paris avec pour but de négocier les traités de paix entre les pays vainqueurs de la Première Guerre mondiale et l'Allemagne.

18 janvier 1919 - Ouverture de la conférence de la paix à Paris

C'est lors de cette convention que fut créée la Société des Nations afin d'assurer la paix en Europe et à l'échelle mondiale. Les représentants des territoires du monde entier y assistèrent. Certains eurent une influence déterminante, notamment les dirigeants de quatre des puissances victorieuses : Georges Clemenceau pour la France, David Lloyd Georges, premier ministre britannique, Vittorio Orlando pour l'Italie et Woodrow Wilson, président des États-Unis.

 

Extraits du discours de Raymond Poincaré retranscrit le lendemain dans le Figaro :

 « Ces énormes sacrifices, la France les a subis sans avoir la moindre responsabilité dans l'épouvantable cataclysme qui a bouleversé l'univers ; et, au moment où s'achève ce cycle d'horreur, toutes les puissances dont les délégués sont assemblés ici peuvent se rendre elles-mêmes cette justice qu'elles n'ont aucune part dans le crime d'où est sorti un désastre sans précédent. Ce qui vous donne toute qualité pour établir une paix de justice, c'est qu'aucun des peuples dont vous êtes les mandataires n'a trempé dans l'injustice. L'humanité peut vous faire confiance, parce que vous n'êtes pas de ceux qui ont violé les droits de l'humanité.»

[…] « Ce que la justice exclut, ce sont les rêves de conquête et d'impérialisme, le mépris des volontés nationales, les échanges arbitraires de provinces entre États, comme si les peuples “n'étaient que des meubles ou des pions dans un jeu”. Le temps n'est plus où les diplomates pouvaient se réunir pour refaire d'autorité, sur un coin de table, la carte des empires. Si vous avez à remanier la carte du monde, c'est au nom des peuples et à la condition de traduire fidèlement leurs pensées; de respecter le droit des nations, petites et grandes, à disposer d'elles-mêmes et de le concilier avec le droit, également sacré, des minorités ethniques et religieuses. Besogne formidable, que la science et l'histoire, vos deux conseillères, se chargeront d'éclaircir et d'alléger. »

[…] « Il y a quarante-huit ans, jour pour jour, le 18 janvier 1871, l'Empire d'Allemagne était proclamé, par une armée d'invasion, dans le château de Versailles. Il demandait au rapt de deux provinces françaises sa première consécration. Il était ainsi, vicié dans ses origines mêmes et, par la faute de ses fondateurs, il contenait en lui un germe de mort. Né dans l'injustice, il a fini dans l'opprobre. Vous êtes assemblés pour réparer le mal qu'il a fait et pour en empêcher le retour. Vous tenez dans vos mains l'avenir du monde. Je vous laisse, Messieurs, à vos graves délibérations et je déclare ouverte la Conférence de Paris. »

 

Extraits du discours de Georges Clemenceau retranscrit dans le Figaro du 19 janvier 1919 :

« M. le Président Wilson a une autorité particulière pour dire que c'est la première fois qu'on voit ensemble une délégation de tous les peuples civilisés de la terre. Plus grande a été la catastrophe sanglante qui a dévasté et ruiné l'une des plus riches parties de la France, plus large et plus belle doit être la réparation, non seulement la réparation des faits, la réparation vulgaire, si j'ose dire, qui nous est due à tous, mais la réparation plus noble et plus haute que nous allons tâcher de faire pour que les peuples puissent enfin échapper à cette étreinte fatale qui, amassant les ruines et les douleurs, terrorise les populations et ne leur permet pas de s'abandonner librement au travail, par crainte des ennemis qui peuvent surgir du jour au lendemain. »

[…] « Nous sommes venus amis, nous devons franchir cette porte frères. Telle est la première pensée que je tiens à exprimer. »

[…] « La Société des Nations, elle est ici, elle est en vous c'est à vous de la faire vivre, et pour cela, il faut qu'elle soit dans nos cœurs ; il faut, je l'ai dit au Président Wilson, qu'il n'y ait pas de sacrifice que nous ne soyons prêts à consentir. Je ne doute pas que vous y soyez tous disposés. »

[…] « Le programme de cette Conférence a été établi par M. le Président Wilson : ce n'est plus la paix de territoires plus ou moins vastes que nous avons à faire, ce n'est plus la paix des continents, c'est celle des peuples. Ce programme se suffit à lui-même, il n'y a plus de parole superflue à ajouter, Messieurs, tâchons de faire vite et bien. »

 

Relire aussi :

28 juin 1919 - Le traité de Versailles

 

17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 14:14

La ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing fait voter son texte autorisant l'avortement en France avec l'appoint des voix de gauche, après un débat houleux.

28 décembre 1967 :

Loi relative à la régulation des naissances, qui autorise la fabrication et l’importation de contraceptifs, leur vente exclusive en pharmacie sur ordonnance médicale, avec autorisation parentale pour les mineures, et qui interdit toute publicité commerciale ou propagande anti-nataliste.

 

5 avril 1971 :

Le Nouvel Observateur publie un manifeste signé par 343 femmes, parmi lesquelles de nombreuses personnalités (actrices, avocates, femmes de lettres, enseignantes, etc.), qui déclarent avoir avorté et réclament l’avortement libre.

Juillet 1971 :

Création de l’association "Choisir", autour de l’avocate Gisèle Halimi, qui lutte pour l’abrogation de la loi de 1920 qui fait de l’avortement un crime.

20 novembre 1971 :

Marche internationale pour l’abolition des lois contre l’avortement à Paris.

 

4 décembre 1974 :

Loi portant diverses dispositions relatives à la régulation des naissances, qui libéralise la contraception et élargit le dispositif de la loi de 1967 : notamment remboursement de la contraception par la Sécurité sociale et suppression de l’autorisation parentale pour les mineures (loi n° 74-1026).

 

13 novembre - 20 décembre 1974 :

Après une longue procédure législative et des débats très vifs, le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse, présenté en Conseil des ministres le 13 novembre, est adopté le 20 décembre, par 277 voix contre 192 à l’Assemblée nationale et 185 voix contre 88 au Sénat.

La loi autorise l’IVG dans un délai de 10 semaines, sur simple demande à un médecin ; elle laisse la possibilité à tout médecin ou à tout établissement hospitalier privé de refuser de donner suite à une demande d’IVG ; elle s’efforce de limiter les IVG à des cas de nécessité et d’empêcher qu’elles ne deviennent un moyen de réguler les naissances ; elle ne prévoit pas le remboursement par la Sécurité sociale, mais une prise en charge sur demande au titre de l’aide médicale.

 

La loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dite « loi Veil » est promulguée 17 janvier 1975, à titre provisoire pour une période de 5 ans. (loi n° 75-17)

Elle sera reconduite le 31 décembre 1979.

16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 00:01

Le 16 janvier 1919, le 18e amendement à la Constitution des États-Unis d'Amérique interdit la fabrication, la distribution et la vente des boissons qui contiennent plus de 0,5 % d’alcool sur toute l'étendue du pays. Cette « Prohibition » marque le triomphe des ligues de vertu.

Il est entré en vigueur un an après sa ratification, le 17 janvier 1920 (certains États avaient déjà imposé cette interdiction dans leur territoire avant la ratification).

 

Mais il s'ensuit paradoxalement une explosion des trafics illégaux par des « bootleggers », ainsi appelés parce qu'ils cachent des bouteilles dans leurs bottes. Les organisations mafieuses d'origine sicilienne, transplantées aux États-Unis par la dernière vague d'immigration, sautent sur l'occasion pour étendre leurs activités avec des hommes comme Al Capone ou Lucky Luciano. La corruption gangrène la police et l'administration et la criminalité s'étend.

Face à un tel échec, le gouvernement américain choisit de reculer. Le 17 février 1933, au tout début de la présidence de Franklin Delanoo Roosevelt, est voté le « Blaine Act » du sénateur John J. Blaine, qui autorise la vente de bière.

Puis le 5 décembre 1933 est voté le 21e amendement qui annule le 18e.

La Prohibition cesse dès lors de ronger la société américaine.

 

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