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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 23:23

1555 : Louis II de Guise, dit le cardinal de Lorraine puis de Guise (Décédé le 24 décembre 1588). Il fut archevêque-duc de Reims de 1574 à 1588. A l’âge de 19 ans.

1686 : Antoine de Jussieu, botaniste français (Décédé le 22 avril 1758). Il a, entre autres, expérimenté l'effet de certaines plantes contre les fièvres.

1796 : Nicolas Ier, tsar de Russie de 1825 à 1855 (Décédé le 2 mars 1855).

1832 : Maximilien Ier, Empereur du Mexique (Décédé le 19 juin 1867).

1886 : Marc Bloch, historien et résistant français (Décédé le 16 juin 1944).

1923 : Wojciech Jaruzelski, militaire et président de la république de Pologne (Décédé le 25 mai 2014).

1933 : Jean-Pierre Mocky, cinéaste français.

1946 : George W. Bush, président des États-Unis.

1946 : Sylvester Stallone, acteur américain.

1972 : Isabelle Boulay, chanteuse canadienne.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 23:18

Le dernier épisode de la guerre d'Algérie a lieu à Oran le 5 juillet 1962, le jour même de la proclamation officielle de l'indépendance algérienne. C'est un épisode presque « oublié » de la fin de l'Algérie française.

 

Les accords d'Evian, signés les 18 mars 1962,  consacrent le cessez-le-feu en Algérie qui entre en application dès le lendemain. Mais ce cessez-le-feu n’est pas respecté partout.

Dès le 17 avril, une vague d’enlèvements de personnes s’abat sur Oran. Les rapts s’effectuent par le moyen de barrages établis dans la ville par le FLN, notamment dans les quartiers musulmans que doivent traverser des Européens pour se rendre à leur travail - quartiers où les soldats français ne patrouillent plus. Les enlèvements sont quotidiens. Ils vont se poursuivre jusqu’au mois de novembre.

Le 1er juillet, a lieu en Algérie, qui était encore un département français, un référendum sur l'autodétermination. Le « Oui » l'emporte haut-la-main avec une quasi-unanimité : 99,72% des près de 6 millions de suffrages exprimés. Le 3 juillet, le général de Gaulle reconnaît l'indépendance de l'Algérie qui est officiellement proclamée le jeudi 5 juillet 1962.

 

La fusillade

Ce 5 juillet, les Algériens étaient dans la rue pour fêter l'indépendance quand tout a basculé.

Á 11 heures 15, un coup de feu d’origine inconnue est entendu, place d’Armes à Oran. On n’y prête guère attention, puisque l’on est familier des coups de feu (depuis le 1er juillet, l’habitude est prise de tirer en l’air pour manifester sa joie). Mais d’autres coups de feu répondent au premier. Des musulmans armés se mêlent à la foule. Certains sont en uniforme (ATO et ALN). Et il s’avère que de nombreux manifestants sont armés. Les tirs se généralisent. Un mouvement de panique s’empare de la foule des manifestants musulmans. Beaucoup se couchent à terre. Femmes et enfants s’enfuient.

La fusillade est si nourrie et si confuse qu’on ne peut dire qui tire sur qui. On attaque même les zouaves en faction à l’entrée de l’opéra, qui ripostent.

 

Le massacre

On ignore qui prend l’initiative du massacre d’Européens qui va suivre.

En revanche, concernant son déroulement ainsi que les enlèvements, les témoins directs mettent en cause l’ALN, les ATO et des civils équipés d’armes de poing et de couteaux. Au début, l’on voit beaucoup les ATO s’impliquer dans les lynchages et dans les meurtres. Puis, peu à peu, les hommes de l’ALN s’imposent en nombre dans ces mêmes exactions.

Tous ces hommes armés agressent les Européens qu’ils rencontrent, dans un déchaînement meurtrier. C’est une véritable chasse à l’homme qui s’organise. Elle va mettre à feu et à sang de nombreux quartiers européens. Les hommes armés se ruent sur les immeubles, enfoncent les portes des appartements, ouvrent le feu dans les restaurants, arrêtent, enlèvent, égorgent, au hasard des rencontres.

Des rafales de mitraillette balaient les terrasses des cafés, les porches, les voitures. Sur les atrocités commises, de nombreux témoignages se recoupent : exécutions sommaires d’Européens et de musulmans soupçonnés de leur avoir été favorables, scènes de lynchage (place d’Armes, boulevard de Sébastopol, place Karguentah, boulevard de l’Industrie, rue d’Arzew et ailleurs), actes de torture (pendaison, pendaison à des crocs de boucher, mutilations, énucléations).

Les enlèvements

Les premiers rapts sont signalés vers 12 heures 10 : une centaine d’Européens sont dirigés sur Ville-Nouvelle (quartier musulman du centre). D’autres rapts ont lieu avenue de Sidi-Chami (12 heures 20). Entre 12 heures et 12 heures 30, la poste principale est envahie, les fonctionnaires présents sont égorgés et une trentaine de personnes, hommes et femmes, sont enlevées, contraintes de se déplacer à genoux. À 13 heures 15, des zouaves signalent de nombreux enlèvements d’Européens, rue du Lieutenant-Dahan et dans le secteur du cinéma Rex (rue de Tlemcen). D’autres sont signalés boulevard du 2e-Zouaves, rue d’Arzew (rue Général-Leclerc), boulevard de Mascara (boulevard Édouard-Herriot) et boulevard du Corps-Expéditionnaire-Français. Les hommes de l’ALN quadrillent la ville. Ils enlèvent des personnes, et les regroupent. C’est ainsi qu’ils conduisent des Européens en cortège au commissariat central, ou vers Petit-Lac (quartier musulman, au sud-est). Certains de ces prisonniers sont tués en chemin.

 

Il faut attendre 17 heures pour que l’armée Française prenne position dans la ville et commence à rétablir le calme. Au soir de cette journée, le général De Gaulle apparaît comme prévu à la télévision, et proclame l’indépendance de l’Algérie. Aucune information ne filtre sur les ondes en Métropole sur les évènements du jour à Oran !

 

Cet épisode tragique, qui accélère et amplifie fortement la fuite massive des pieds-noirs vers la métropole, demeure un sujet sensible et controversé.

Chaque camp a donné sa version des événements et de l'origine des tirs qui ont déclenché des exactions et des chasses à l'homme visant des Européens et des musulmans suspectés d'être hostiles à l'indépendance.

Une bataille de chiffres persiste sur le nombre de victimes (morts et disparus), qui serait vraisemblablement de l'ordre de 700 à 1000, selon les différentes sources.

 

Relire aussi :

14 juin 1830 - Les Français débarquent en Algérie

18 mars 1962 - Accords d'Évian

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 23:01

1906 : départ du Tour de France, Émile Georget gagne la première étape mais René Pottier remporte le tour.

1912 : à Stockholm, en finale de Football des Jeux olympiques, la Grande-Bretagne s'impose sur le Danemark 4-2.

1919 : Jack Dempsey devient champion du monde de Boxe anglaise en s’imposant par KO face à Jess Willard.

1926 : le Servette de Genève est sacré champion de Football de Suisse.

1935 : départ du Tour de France, Romain Maes gagne la 1re étape, la 11e et la 21e, il remporte le tour en conservant le maillot jaune durant les 21 étapes.

1936 : George Varoff porte le record du monde du saut à la perche à 4,43 mètres.

1951 : départ du Tour de France, le Suisse Giovanni Rossi gagne la 1re étape.

1954 : l'Allemagne remporte la Coupe du monde de football de 1954.

1986 : départ du Tour de France, le Français Thierry Marie gagne le prologue.

1988 : départ du Tour de France, l'Italien Guido Bontempi gagne la préface (étape contre-la-montre par équipes).

1992 : départ du Tour de France, l'Espagnol Miguel Indurain gagne le prologue.

1993 : l'Argentine remporte la Copa America 1993 en battant le Mexique en finale 2-1.

2004 : la Grèce remporte l'Euro 2004 en s'imposant en finale 1-0 face au Portugal.

2007 : lors de la troisième journée des championnats d'Europe disputés à Gand en Belgique, le Français Jérôme Jeannet s'impose en épée masculine et la Russe Ekaterina Fedorkina enlève le titre en sabre féminin.

2007 : à l'occasion de la 119e session du Comité international olympique qui se tient au Guatemala, Sotchi (Russie) a été désignée ville hôte pour les Jeux olympiques d'hiver de 2014. Trois sites étaient en concurrence : Salzbourg (Autriche) fut éliminé au premier tour et PyeongChang (Corée du Sud) au second tour.

2007 : Rugby à XIII ; à Brisbane en Australie, les New South Wales Blues remportent l'édition 2007 du State of Origin en s'imposant 18-4 dans le troisième match de la série annuelle les opposant aux Queensland Maroons.

2013 : dans la 6e étape Aix-en-Provence – Montpellier, victoire de l'Allemand André Greipel au sprint. Le Sud-Africain Daryl Impey est le nouveau maillot jaune.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 23:01

Seuls à faire face aux nazis, après l'armistice franco-allemand du 22 juin 1940, les Anglais craignent que la flotte française, puissante et réputée, ne soit un jour réquisitionnée par les Allemands.

En effet, à la lecture de l'armistice, les Anglais comprennent que la flotte sera sous l'autorité des Allemands puisque les navires devront rejoindre des ports d'attache pour la plupart situés en zone occupée (même si la convention d'armistice prévoit leur désarmement).

Churchill décide en conséquence de s'emparer de tous les navires de guerre français à sa portée. À tout le moins, il demande que les Français les mettent hors de portée de l'ennemi, à la Martinique, par exemple. C'est l'opération « Catapult ».

 

Dès le 2 juillet 1940, par des ruses diverses ou par la menace, des officiers britanniques montent à bord des navires français amarrés dans leurs ports, à Portsmouth et Plymouth. Capturés, les marins et officiers se voient proposer de rejoindre de Gaulle. La plupart refusent, par fidélité au gouvernement légitime, et se font rapatrier.

Les Anglais excluent de s'en prendre aux navires français amarrés à Toulon, car leur attaque est risquée et d'autre part inciterait les Allemands à occuper ce port, pour l'heure épargné. L'escadre amarrée dans la rade de Mers el-Kébir, en Algérie, paraît davantage à leur portée.

 

L'assaut est donné après que le chef de la flotte française, l'amiral Marcel Gensoul, ait rejeté l'ultimatum du vice-amiral britannique Somerville.

Le mercredi 3 juillet 1940, l'aviation anglaise ouvre le feu à 17h57 heures sur les bâtiments français basés à Mers el-Kebir près d'Oran. Les canons de 380 qui tirent sur les navires français depuis le Hood, un croiseur, font mouche. Le cuirassé « Bretagne » est coulé, les cuirassés « Dunkerque » et « Provence » gravement endommagés.

1.380 marins français trouvent la mort.

 

De Gaulle à la BBC déplore l'épisode mais déclare aussi au sujet des navires bombardés : « Il n'y a pas le moindre doute que, par principe et par nécessité, l'ennemi les aurait un jour employés, soit contre l'Angleterre, soit contre notre propre empire ».

 

 

Lien du jour : http://www.ledrame-merselkebir.fr/

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 23:01

A la suite de la signature de l'armistice avec l'Allemagne le 22 juin 1940, le gouvernement français quitte Bordeaux le mardi 2 juillet, pour Vichy en zone libre.

 

Installé à l'hôtel du Parc, il est tout de suite nommé « gouvernement de Vichy ». Le maréchal Pétain impose une modification de la Constitution qui aboutira à la création de « l'Etat français ».  Le 10 juin à 14 heures, le Parlement rassemblé au Grand-Casino de Vichy vote la fin de la IIIe République, par 569 voix contre 80 et 19 abstentions.

Dès le 11 Juillet 1940, par le biais de trois « actes constitutionnels », Pétain se proclame chef de l’Etat français et s’attribue tous les pouvoirs.

Le nouveau régime est désigné sous le nom d’« Etat français ». Mais du fait de son aspect particulier dans l’histoire de France, il est généralement appelé « régime de Vichy », « gouvernement de Vichy », voire tout simplement « Vichy ».

La nouvelle devise de la France sera « Travail, Famille, Patrie ».

 

Les partisans du régime de Vichy seront nommés « vichystes ».

 

Relire aussi :
10 juillet 1940 - Pétain instaure l'État Français

22 juin 1940 - La France signe l'armistice

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy


 

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 23:01

Le 29 mars 1867, le Parlement de Londres adopte le British North America Act (Acte de l'Amérique du Nord britannique).

Le lundi 1er juillet 1867, la reine Victoria promulgue l'Acte de l'Amérique du Nord britannique qui est d’une certaine manière, l’acte de naissance du Canada sous sa forme actuelle.

Ce texte issu des conférences de Charlottetown et de Québec jette les bases de la Confédération canadienne avec un Parlement fédéral et un gouvernement central à Ottawa.

Le statut du Canada n’est donc pas modifié, il reste sous la domination de la Couronne mais confie l’autorité à un gouvernement fédéral.

Les deux anciennes provinces du Haut-Canada et du Bas-Canada, qui avaient fusionné avec l'Acte d'Union du 23 juillet 1840, réapparaissent sous la dénomination respective d'Ontario et de Québec (à ne pas confondre avec la ville fondée par Samuel de Champlain). Deux autres colonies britanniques leur sont par ailleurs adjointes au sein de la nouvelle Confédération : le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Le Canada se verra plus tard ajouter le Manitoba, la Colombie-Britannique et l’Île-du-Prince-Édouard, grâce notamment à John MacDonald.

 

En souvenir de l'acte fondateur du Canada actuel, le 1er juillet est devenu la fête de la Fédération canadienne.

 

En 1870, le Canada acquiert les Territoires du Nord-Ouest (Terre de Rupert et Territoire du Nord-Ouest) de la Compagnie de la Baie d'Hudson. On en détache une partie pour former le Manitoba à titre de cinquième province.

La Colombie-Britannique se joint au Canada à titre de sixième province en 1871.

En 1873, l'Île-du-Prince-Édouard entre dans la Confédération à titre de septième province.

En 1876 est créé le district du Keewatin au sein des Territoires du Nord-Ouest.

En 1880, la Grande-Bretagne cède au Canada ses droits sur les îles de l’Arctique.

En 1881, la frontière du Manitoba est agrandie vers l’est, au grand dam de l’Ontario.

En 1898, on modifie les frontières des districts de Mackenzie, Keewatin, Ungava, Franklin et Yukon (1897). Retenant les mêmes frontières, le District du Yukon est constitué en territoire séparé. Le frontières du Québec sont poussées plus au nord.

En 1905, l’Alberta et la Saskatchewan constituent les huitième et neuvième provinces canadiennes. Le district du Keewatin réintègre les Territoires du Nord-Ouest et les frontières de ceux-ci sont redéfinies l’année suivante.

En 1912, l’Ontario et le Manitoba trouvent leurs frontières actuelles. Les limites septentrionales du Québec s’étendent jusqu’à la baie d’Hudson et au détroit d’Hudson. En 1927, le Québec doit céder le Labrador à Terre-Neuve ; le contentieux remonte à 1902, année où les Terre-Neuviens se sont mis à exploiter les ressources forestières le long du fleuve Churchill.

En 1949, suite à un plébiscite, Terre-Neuve entre dans la Confédération à titre de dixième province du Dominion du Canada.

Enfin, le 1er avril 1999, un troisième territoire, le Nunavut, est créé à partir de la portion continentale orientale des Territoires du Nord-Ouest et de la plupart des archipels et des îles de l’Arctique.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 23:01

Dans la nuit du 30 juin 1934, Hitler fait éliminer les chefs SA de Ernst Röhm.

La « SA » ou SturmAbteilung (section d'assaut), formation paramilitaire nazie créée en 1921, a été un instrument efficace pour l'accession au pouvoir de Hitler. Pourtant, celui-ci, inquiet de l'importance que prend l'organisation, fait assassiner ses chefs.

Sur de fausses preuves, les SA sont accusés de projeter un coup d'État. Assuré du soutien de la Gestapo, de la Schutzstaffel (SS) et de la police allemande, Hitler se rend à Munich

Vers six heures du matin, le samedi 30 juin 1934, Hitler, revolver au poing, cerne avec un groupe de SS une pension tranquille ou dorment encore ses camarades des premiers jours du nazisme : les chefs des Sections d'Assaut. Hitler arrête donc personnellement Ernst Röhm et d'autres membres de la « SA ». Les prisonniers sont envoyés à Munich, dans la prison de Stadelheim, puis fusillés. Ailleurs en Allemagne, d'autres assassinats sont commis par la SS. Le 2 juillet, Ernst Röhm est abattu dans sa cellule.

 

On évalue à 85 le nombre d'assassinats. Parmi les victimes figurent surtout des nazis de la première heure : Ernst Röhm, chef des « SA », Kurt von Schleicher, Karl Ernst, Gregor Strasser,... mais aussi des opposants catholiques : Erich Klauser, secrétaire général de l'Action catholique, Edgar Jung, autre dirigeant de l'Action catholique, Adalbert Probst, directeur national de l'Association sportive des Jeunesses catholiques, Fritz Gerlic, directeur de l'hebdomadaire catholique Der gerade Weg.

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Par Archimède - dans Dictature
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 23:01

Après s’être emparée d’Angers, l’armée Vendéenne de Cathelineau parvient aux portes de Nantes. Mais la ville s’est préparée et attend les insurgés de pied ferme : la population a fait le choix de se défendre.

Ainsi, 12.000 hommes sont prêts à résister aux 30.000 soldats des colonnes vendéennes, réparties au nord et au sud de la ville.

La meilleure organisation des Nantais comble largement leur infériorité numérique et contraint les Blancs à abandonner la bataille et à se replier. Cathelineau, blessé dans la bataille, meurt dans les jours suivants. La progression des Vendéens marque une pause et, tandis que Paris prend conscience de l’ampleur de la menace, c’est en fait le tournant de la guerre. La Convention, désormais sous les ordres de Robespierre, s’apprête à réagir vivement.

 

Lien du jour : Les guerres de Vendée 

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 23:01

Le jeudi 28 juin 1635, les Français Jean Duplessis et Charles Liénard de l'Olive, de la Compagnie des Isles d'Amérique (ou des Isles de l'Amérique), prennent possession de la Guadeloupe au nom du roi Louis XIII.

Le 14 février 1635, ils signaient un contrat les autorisant à « commander ensemble dans l'île qu'ils habiteraient ».

Partis le 25 mai de Dieppe, leur navire et les 554 colons à son bord débarquent à la Guadeloupe le jeudi 28 juin 1635 du côté de Pointe-Allègre, un bien mauvais choix car l'endroit est l'un des plus inhospitaliers de l'île.

 

Malgré des débuts difficiles marqués par la maladie et le manque de vivres, la Guadeloupe se développe rapidement pour atteindre 15.000 habitants dont 3.000 esclaves noirs amenés d'Afrique.

Après que Charles de l'Olive, nommé gouverneur de l'île par Richelieu, a exterminé les Indiens Caraïbes qui l'habitaient, la Guadeloupe va devenir, comme la Martinique et Saint-Domingue (Haïti), une terre de grandes plantations sucrières avec une population constituée en grande majorité d'esclaves d'origine africaine.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 23:01

1462 : Louis XII, roi de France de 1498 à 1515 (Décédé le 1er janvier 1515).

1550 : Charles IX, roi de France de 1560 à 1574 (Décédé le 30 mai 1574).

1717 : Louis-Guillaume Le Monnier, botaniste français, médecin de Louis XV puis de Louis XVI (Décédé le 7 septembre 1799).

1884 : Gaston Bachelard, philosophe français (Décédé le 16 octobre 1962).

1910 : Pierre Joubert, auteur de bande dessinée français (Décédé le 13 janvier 2002).

1935 : Laurent Terzieff, comédien et metteur en scène français (Décédé le 2 juillet 2010).

1942 : Jérôme Savary, metteur en scène, français (Décédé le 4 mars 2013).

1955 : Isabelle Adjani, actrice française.

1955 : Muriel Montossey, actrice et auteure française.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 11:00

Tourné de décembre 1923 à mai 1925, le film « The Gold Rush » sort aux Etats-Unis le vendredi 26 juin 1925.

 

Il s’agit d’une comédie dont l'action se déroule en Alaska qui connaît un succès critique et populaire immédiat. Son réalisateur et acteur, Charlie Chaplin, transformé en chercheur d'or, y affronte la misère, les ours et la cupidité des hommes.

En France « La Ruée vers l'Or » sort le vendredi 9 octobre 1925.

 

Muet à l’origine, ce film a fait l'objet d'une reprise en 1942 dans une version plus courte (72 minutes contre 96 minutes en 1925)  et sonorisée par Chaplin lui-même.

 

En 1958, un jury international sacrera l'œuvre comme le deuxième plus grand film de tous les temps, après « Le Cuirassé Potemkine » d'Eisenstein tourné la même année.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 23:01

1921 : Départ de la 15e édition du Tour de France qui s’est terminé le 24 juillet. Au terme de 15 étapes pour 5.485 km, ce Tour est remporté par le Belge Léon Scieur.

1941 : Cornelius Warmerdam porte le record du monde du saut à la perche à 4,72 mètres.

1958 : Départ du 45ème Tour de France (24 étapes pour 4.319 km) qui se termine le 19 juillet 1958. Il est remporté par Charly Gaul. Ce Tour de France détient le record, avec le Tour 1987, du plus grand nombre de porteurs du maillot jaune différents, à savoir huit porteurs différents.

1959 : Ingemar Johansson devient le nouveau champion du monde des poids lourds (Boxe anglaise)  en battant Floyd Patterson par arrêt de l'arbitre au 3e round à New York.

1960 : Départ du 47ème Tour de France qui se terminera le 17 juillet 1960 (21 étapes pour 4.173 km).

La 20e étape passe à Colombey-les-Deux-Églises où, parmi les spectateurs, se trouve Charles de Gaulle. Jacques Goddet, directeur du Tour de France, en est informé et il arrête alors les coureurs pour saluer le président de la République française. Il est remporté par l’Italien Gastone Nencini

1963 : le Valence CF remporte la Coupe UEFA face au Dinamo Zagreb.

1971 : départ du 58ème Tour de France qui comprend 20 étapes pour une longueur totale de 3.608 km.

Eddy Merckx gagne ce tour avec une moyenne de 38,084 km/h.

1975 : départ du 62ème Tour de France à Charleroi, en Belgique. A l’issue de 22 étapes (4.000 km) le Français Bernard Thévenet termine vainqueur.

1980 : départ du 67ème Tour de France. Le 21 juillet, au terme de sur 22 étapes pour 3 842 km, le Néerlandais Joop Zoetemelk remporte le Tour 1980… après avoir fini cinq fois deuxième.

1981 : Vladimir Polyakov porte le record du monde du saut à la perche à 5,81 mètres.

1992 : finale du Championnat d'Europe de football 1992. Le Danemark s'impose 2-0 contre l'Allemagne.

1994 : Coupe d'Europe des nations d'athlétisme 1994. L'Allemagne remporte le titre chez les hommes et chez les femmes.

1996 : Loïck Peyron gagne la Transat anglaise sur Fujicolor II.

2004 : finale du Championnat de France de rugby à XV. Le Stade français Paris s'impose 38-20 contre l'USA Perpignan.

2005 : Pierrick Fédrigo devient champion de France de Cyclisme sur route, succédant à Thomas Voeckler.

2007 : à Saint-Raphaël, lors de la troisième journée des Championnats de France de natation, Laure Manaudou remporte, après ses deux médailles d'or (sur le 800 mètres et le 50 mètres dos), le 400 mètres nage libre — sa distance de prédilection — avec plus de six secondes d'avance sur Coralie Balmy. 

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Par Archimède - dans Sport
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 23:01

Le dimanche 25 juin 1950, à 4 heures du matin, 600.000 soldats nord-coréens franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare leur État, sous gouvernement communiste, de la Corée du Sud, sous régime pro-occidental. C'est le début de la guerre de Corée.

Situation

Colonie japonaise depuis 1910, l'antique royaume de Corée a été libéré conjointement par les Soviétiques et les Américains en 1945. Comme convenu à la conférence de Yalta, les deux vainqueurs partagent le pays en deux zones d'occupation avec une séparation sur le 38e parallèle. Mais la guerre froide, qui éclate presque aussitôt, fait de cette ligne artificielle un lieu de grande tension internationale.

 

L'ONU a donc entériné la création de deux États distincts en 1948 :

- La République démocratique populaire de Corée (Corée du nord, capitale : Pyongyang), dirigée avec une poigne de fer par le secrétaire général du Parti des travailleurs (communiste), Kim Il-sung (38 ans).

- La République de Corée, au sud (capitale : Séoul), dirigée de façon au moins aussi autoritaire par Syngman Rhee (75 ans), homme vénal et corrompu.

 

La réaction américaine

La jeune instance internationale joue sa crédibilité sur ce conflit. Aussi le Conseil de sécurité ne se fait-il pas prier pour condamner l'agression et annoncer la mise en place d'une force internationale pour rétablir la paix dans la région.

Cette décision a été rendue possible par l'absence des Soviétiques qui, depuis plusieurs mois, boycottaient le Conseil de sécurité...

Un corps expéditionnaire sous les ordres du général Douglas MacArthur (70 ans) débarque dans la péninsule et préserve de l'invasion une tête de pont à Pusan, au sud-est. Le général lance sa contre-offensive le 15 septembre, reprend Séoul le 2 octobre, repousse les envahisseurs vers le nord, franchit le 38e parallèle et atteint en un mois la frontière avec la Chine.

               

Bataille de Pusan en Corée du sud

Dans la nuit, trois navires de la marine sud-coréenne, dont un patrouilleur PC-701, repèrent un cargo nord-coréen rempli de mille soldats prêts à débarquer dans le port de Pusan. Après vingt minutes de bataille acharnée, le patrouilleur coule le cargo. Grâce à ce combat, la ville de Pusan est restée sous le contrôle sud-coréen, et a permis le débarquement des alliés dans son port.

 

Une guerre meurtrière

Le 26 novembre 1950, c'est au tour des Nord-Coréens et de leurs alliés chinois de reprendre l'offensive.

Incapable de faire face à ces brusques vagues d'assaut, le corps expéditionnaire de l'ONU doit se replier au sud du 38e parallèle et au prix de nombreux efforts arrive à se rétablir sur l'ancienne ligne de démarcation. La Chine est condamnée par l'ONU.

Mais le général MacArthur ne se satisfait pas de cette condamnation diplomatique et réclame une intervention aérienne contre les bases arrières des Nord-Coréens situées en Mandchourie, de l'autre côté de la frontière avec la Chine.

La guerre de Corée reste le conflit le plus meurtrier de la deuxième moitié du XXe siècle. On évalue le nombre de victimes à 38.500 dans les forces onusiennes, à 70.000 dans les forces sud-coréennes et à 2 millions chez les combattants nord-coréens et chinois. À cela s'ajoutent les civils, victimes des bombardements, des disettes et des épidémies (trois millions de victimes en plus des combattants).

L'armistice sera signé trois ans plus tard

Des négociations de paix s'engagent entre les deux parties. Elles traînent en longueur et c'est seulement la mort de Staline, protecteur des Nord-Coréens, qui va débloquer le processus.

Un armistice est signé quatre mois après sa mort, le 27 juillet 1953, à Pammunjon, sur le 38e parallèle. Il est toujours en vigueur dans l'attente d'un hypothétique traité de paix. La division de la Corée est confirmée par la conférence de Genève (1954).

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 23:01

Le vendredi 24 juin 1859, la coalition franco-sarde affronte l'armée autrichienne lors de la bataille de Solférino (province de Mantoue) dans le cadre de la campagne d'Italie.

Le combat voit 330.000 hommes combattre, ce qui constitue le plus gros effectif depuis la bataille de Leipzig, en 1813. En outre, de nouvelles techniques sont utilisées au combat, telles que le transport des troupes par train ou l'utilisation de canons et de fusils à canon rayé.
Les Autrichiens seront finalement défaits.

Le caractère sanglant de cette bataille, qui coûta 17 000 morts aux Français et 22 000 aux Autrichiens, fut à l'origine de la fondation de la Croix-Rouge.

 

 

Naissance de la Croix-Rouge

La bataille de Solferino inaugure une période de conflits très meurtriers, avec des batailles où mourront des dizaines de milliers de soldats sans emporter la décision. La guerre de Sécession, qui se profile aux États-Unis, sera le premier de ces conflits d'un nouveau genre.

 

Visitant le champ de bataille de Solferino à l'occasion d'un voyage d'affaires, un banquier genevois de 31 ans, Henry Dunant, s'indigne du sort fait aux blessés et organise de premiers secours. De retour à Genève, il lance un appel à l'opinion européenne dans un livre intitulé : Un souvenir de Solferino. Lui-même s'entretient avec l'empereur Napoléon III.

 

Avec quatre amis genevois, il crée le 17 juillet 1863 une organisation internationale et neutre destinée à secourir les victimes de guerre, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR).  Une conférence internationale aboutit à la signature le 22 août 1864 de la première Convention de Genève « pour l'amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en   campagne ».

 

Voir aussi : 22 août 1864 - Première Convention de Genève - création de la Croix-Rouge

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 23:01

Le vendredi 23 juin 1848 éclatent à Paris de violentes émeutes de la faim provoquées par la fermeture des Ateliers nationaux et le licenciement de 120.000 ouvriers.

Les Ateliers nationaux ont été créés le 28 février 1848 par le gouvernement provisoire de la IIe République en vue de procurer aux chômeurs un petit revenu en échange d'un travail symbolique.

Mais des élections législatives ont lieu les 23 et 24 avril. Ce sont les premières élections au suffrage universel (masculin). Contre toute attente, elles amènent à l'Assemblée une forte majorité de notables provinciaux très conservateurs...

Le 10 mai, dans l'attente d'une Constitution, le gouvernement provisoire cède la place à une Commission exécutive issue de l'Assemblée.

L'administration des Ateliers nationaux est confiée à un conservateur, Marie, qui va s'employer à les disqualifier. Tandis que les effectifs employés croissent de 25.000 à près de 120.000, on ne leur confie aucun travail susceptible de concurrencer une entreprise privée. Les bénéficiaires pavent et dépavent les rues en contrepartie d'un franc par jour. Désœuvrés, ils refont le monde et cultivent qui les idées bonapartistes, qui les idées socialistes.

La Commission décide donc le 20 juin de supprimer les Ateliers nationaux avec l'espoir d'étouffer ainsi l'agitation ouvrière. C'est le contraire qui se passe.

 

Le 23 juin 1848, une foule s'ébranle sur la place de la Bastille, au pied de la colonne de Juillet, 20.000 ouvriers descendent dans la rue.

Guidé par un dénommé Pujol, au cri de : « La Liberté ou la Mort », elle commence de dresser des barricades. Il va s'ensuivre trois jours de violents combats avec la troupe.

 

Au terme de ces émeutes, 5.000 insurgés seront tués, dont beaucoup fusillés sans jugement. 25.000 seront arrêtés, 11.000 condamnés à la prison ou à la déportation en Algérie.

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 23:01

Le dimanche 22 juin 1941, les troupes allemandes pénètrent en Union Soviétique.  Hitler a baptisé l'opération secrète : « Barbarossa », du nom de l'ancien empereur germanique Frédéric 1er Barberousse. Cette guerre non déclarée survient un an jour pour jour après l'armistice franco-allemand.

 

Pourtant alerté par ses services secrets, Staline ne s'attendait pas à ce qu'Hitler rompe le pacte de non-agression signé deux ans plus tôt. Bien qu'ennemi du bolchevisme, le Premier ministre britannique, Winston Churchill, apporte aussitôt son soutien à l'URSS. La Wehrmacht, d'abord victorieuse face à une Armée rouge démoralisée, sera arrêtée par l'hiver avant d'atteindre Moscou.

Considérant les Slaves comme des sous-hommes et le communisme comme leur principal ennemi, les nazis mèneront en URSS une guerre bien plus cruelle qu’à l’ouest. Cette attitude jouera en leur défaveur, stimulant le patriotisme russe au sein de toute la population.

 

Le même jour, Mussolini lance la guerre contre l’URSS

Malgré ses précédentes déroutes militaires, Benito Mussolini prend l’initiative d’envoyer ses troupes combattre en URSS. Il espère enfin jouir de ses propres victoires et ne plus vivre les succès militaires par procuration avec son allié allemand. Mais le résultat de cette intervention s’avère une fois de plus désastreux. Mussolini perd de plus en plus l’estime d’Hitler et de la population italienne.

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 23:01

Sous l’impulsion de Louis XIV, l’observatoire royal est fondé le mardi 21 juin 1667. Il deviendra plus tard l’Observatoire de Paris. L’année précédente, le roi avait mis en place, en compagnie de Colbert, l’Académie royale des sciences, qui décida du projet.

C’est ainsi que le jour du solstice d’été, les scientifiques de l’Académie décident de l’emplacement du monument, en fonction du méridien de Paris. Claude Perrault en assurera la construction et Jean-Dominique Cassini la direction. Ce dernier découvrira d’ailleurs deux satellites de Saturne et étudiera la division qui portera son nom.

Au cours du XXe siècle, les observatoires de Meudon et de Nancay y seront rattachés.

 

Aujourd’hui, l’Observatoire de Paris est le plus grand pôle national de recherche en astronomie. 30 % des astronomes français y poursuivent leurs recherches au sein de cinq laboratoires et un institut.

 

Lien du jour : Site officiel de l’Observatoire de Paris

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 23:12

Suite à la bataille de Waterloo, Nathan Rothschild accomplit un « coup de bourse » remarquable. Informé de la défaite napoléonienne bien avant les autorités, grâce à son réseau d’espionnage et de courrier, il se rend à la Bourse de Londres et met en vente toutes ses actions « English Consul ».

Tous pensent alors que Napoléon est sorti victorieux du combat et chacun, gagné par la panique, suit l’exemple de Rothschild. Les actions chutent à une vitesse folle.

Au bout de quelques heures, la valeur des actions tombe à 5 cents, c'est alors que Nathan Rothschild les rachète.

Peu de temps après, la nouvelle officielle sur l'issue de la guerre se répandit à Londres. En l'espace de quelques secondes, le cours des « English Consul » dépassa sa valeur première et ne cessa de monter.

En une nuit, la fortune déjà gigantesque des Rothschild est multipliée par vingt, et obtient de fait le contrôle de l'économie anglaise !

 

Relire aussi : 18 juin 1815 - Waterloo, la dernière bataille

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 23:01

1623 : Blaise Pascal, mathématicien et physicien, philosophe, moraliste et théologien français (Décédé le 19 août 1662).

1861 : José Rizal, poète, romancier, et artiste philippin. Médecin et chirurgien ophtalmologue, homme politique et linguiste. (Décédé le 30 décembre 1896).

1894 : Pierre Boisson, haut-fonctionnaire français ayant soutenu le régime de Vichy  (Décédé le 20 juillet 1948).

1896 : Wallis Simpson, duchesse de Windsor (Décédé le 24 avril 1986).

1942 : Mouammar Kadhafi, homme d'État libyen (Décédé le 20 octobre 2011).

1954 : Philippe Manœuvre, journaliste, animateur de télévision, animateur de radio et scénariste de bande dessinée français.

1972 : Jean Dujardin, acteur français.

1972 : Robin Tunney, actrice américaine.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 23:20

L'épopée napoléonienne s'achève le dimanche 18 juin 1815 à Waterloo, à quelques kilomètres au sud de Bruxelles.

Le retour de Napoléon de l’Ile d’Elbe le 1er mars 1815 et la campagne des Cent-Jours unissant les Alliés contre Napoléon, conduisent à la reprise de l’offensive napoléonienne face à la coalition de la Grande-Bretagne, de la Prusse, de la Russie et de l’Autriche, soutenues par l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas. C'est la campagne de Belgique qui conduit à la fameuse bataille de Waterloo.

En réalité, les combats n'eurent pas lieu dans la commune de Waterloo mais un peu plus au sud, sur les territoires des communes actuelles de Lasne, Braine-l'Alleud et de Genappe. Cependant, Wellington écrivit la dépêche annonçant la victoire des Coalisés depuis son quartier général situé à Waterloo, fixant ainsi ce nom à la bataille qui fut initialement appelée en France « bataille de Mont Saint-Jean ».

cliquez sur l'image pour agrandir

La campagne de Belgique

Napoléon pénètre en Belgique à la tête de ses troupes, le 15 juin, et traverse la Sambre à Charleroi en vue de se placer entre les deux armées ennemies.

- Contre les Prussiens du feld-maréchal Blücher, il envoie son aile droite commandée par Grouchy.

- Contre les Anglais duc de Wellington, il envoie son aile gauche commandée par le maréchal Ney. Lui-même se tient prêt à porter secours aux uns et aux autres.

Les Prussiens sont battus le 16 juin à Ligny, entre Charleroi et Namur. Ils se retirent en bon ordre. Napoléon ordonne à Grouchy de les poursuivre avec 33.000 hommes et d'empêcher leur jonction avec les Anglais.

Le lendemain, les Anglais se retirent vers le nord et se retranchent solidement sur le plateau du Mont-Saint-Jean, au sud du village de Waterloo.

 

Chronologie de la bataille de Waterloo 

Le sol est détrempé par un violent orage survenu la veille et l'artillerie française se déplace mal. L'attaque doit être différée jusqu'à la fin de la matinée.

Les défenses anglaises se montrent d'une redoutable efficacité et les canons font des ravages dans les rangs français. Décontenancé, Napoléon se résout à reporter son attaque sur le centre.

 

 - 11h30 : Attaque française de diversion menée par la division du Prince Jérôme, frère de Napoléon, contre la ferme d’Hougoumont. On s’y battra farouchement sans que les français ne réussissent à s’emparer d’aucun des bâtiments.

- 12h30 : Préparation de l’artillerie française ; 80 canons sont disposés au centre et centre gauche de la ligne alliée.

- 13h30 : Attaque à l’est de la chaussée, entre la ferme de la Haie-Sainte et la ferme de Papelotte, des 17.000 fantassins du 1er corps français de Drouet d’Erlon. Reçus par des tirs en salves et repoussés par une attaque à la baïonnette des troupes du général Picton, ces hommes sont ensuite chargés par la lourde cavalerie britannique. C’est un carnage et le 1er corps reflue en désordre. Emportés par l’action, les cavaliers remontent le vallon pour s’en prendre à la grande batterie. Débandés, leurs montures fatiguées, ils sont alors contre chargés par les lanciers français qui leur infligent de lourdes pertes.

- 15h00 : La ligne alliée est tenue, Napoléon a déjà perdu la bataille de Waterloo...

- 16h00 : Début des charges de la cavalerie française dirigées contre le centre droit allié. Menée par le maréchal Ney pendant près de deux heures, ces charges successives aligneront jusqu’à 10.000 cavaliers sur un front de moins de 10. 000 mètres. Du côté des alliés, l’infanterie formée en carré résiste. Elle est aidée par ce qui reste de la cavalerie et surtout par l’artillerie postée sur la crête.

- 17h00 : Le IVe Corps de Büllow passe à l’attaque vers Plancenoit où l’on se bat au corps à corps. Napoléon envoie la jeune garde sous le commandement de Duhesme.

- 18h30 : La situation est très critique pour Wellington après la chute de la Haie-Sainte. Le maréchal Ney peut y mettre quelques canons en batterie et prendre la ligne alliée en enfilade. Il demande de l’infanterie à Napoléon pour exploiter ce succès mais celui-ci a déjà épuisé toutes ses réserves, à l’exception de quelques bataillons de la Garde qu’il hésite à engager. Wellington pare au danger. Il serre alors les rangs au centre en affaiblissant son aile gauche. Il sait que Blücher arrive pour l’y relever.

- 19h30 : Napoléon connait la stratégie de Wellington et, après avoir repris Plancenoit, il décide un dernier coup de boutoir pour enfoncer la ligne alliée avant l’arrivée du gros des troupes prussiennes. La Garde impériale remonte le vallon appuyée par tout ce qui reste de valide dans l’armée française. Les grognards, fidèles à la légende, avancent imperturbablement sous la mitraille. Ils vont pourtant ployer sous le nombre car Wellington a appelé toutes ses réserves et repousse la Garde impériale.

- 20h00 : Les prussiens débouchent en masse sur le champ de bataille. Les troupes françaises, voyant reculer la Garde, décrochent en criant à la trahison. On leur avait annoncé Grouchy, c’était Blücher… C’est la débâcle, Wellington lève son bicorne pour donner à ses hommes l’ordre d’avancer.

- 21h00 : Les français refluent en déroute à la seule exception de deux carrés de la garde qui parviennent à protéger la fuite de l’Empereur. Wellington et Blücher se retrouvent et se serrent la main devant la Belle-Alliance : leurs armées ont remporté la victoire. À la nuit tombante, le champ de bataille présente un spectacle d’apocalypse : près de 12.000 tués, des milliers de blessés gémissent ou agonisent, les cadavres de milliers de chevaux jonchent le terrain où les pillards et les détrousseurs sont déjà apparus. Les derniers blessés ne seront secourus que trois jours plus tard !

 

Les troupes britanniques de Wellington et les troupes prussiennes de Blücher remportent une victoire décisive sur l'armée de Napoléon Ier. Cette défaite provoque la chute de l'Empire napoléonien.

Napoléon doit en effet abdiquer quatre jours plus tard à son retour à Paris, le 22 juin.

Louis XVIII, qui avait fui Paris lors du retour de Napoléon de l'île d'Elbe, reprendra le trône.

Napoléon, empereur déchu, est exilé sur l’île de Sainte-Hélène à 7.000 km de la France.

 

Lien du jour : Champ de bataille de Waterloo

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 23:32

Arrêté pour s’être opposé à l’occupant, Jean Moulin est battu et emprisonné. Il refuse catégoriquement de signer un document accusant injustement de meurtre des tirailleurs sénégalais de l’armée française (en réalité victimes des bombardements allemands).

Le lundi 17 juin 1940, face à la pression allemande, il préfère se trancher la gorge à l’aide d’un débris de verre plutôt que de leur céder quoique ce soit et ainsi de se déshonorer. Tout de suite après avoir commis cet acte suicidaire, il est soigné et libéré.

Lire aussi : Tentative de suicide de Jean Moulin le 17 juin 40

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 23:01

En mai et juin 1940, huit millions de Français partent sur les routes : ils quittent leur maison, terrifiés par l’arrivée de l’armée allemande. Dans une pagaille monstrueuse, ces habitants partent à pied, en train, en voiture ou à cheval en direction du sud. Ils fuient les envahisseurs. Sur leur chemin, ils sont bombardés par l’armée de l’air allemande. Ces attaques font des milliers de victimes.

Le samedi 15 juin, le gouvernement français s’installe à Bordeaux. Le lendemain, le président du Conseil Paul Reynaud démissionne. Le maréchal Pétain est alors appelé à cette fonction pour reprendre la situation en main.

 

Le lundi 17 juin, le maréchal Pétain demande aux Allemands quelles sont leurs conditions d'armistice. À midi, il prononce à la radio une allocution : « C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat... ».

Alors même qu'aucun cessez-le-feu n'est encore signé, son allocution est comprise comme une invitation à cesser immédiatement le combat. Les services de propagande allemands, conscients de l'impact de cet appel sur le moral des troupes françaises, le reprennent immédiatement - et sans modification - sous forme de tracts lancés par avion.

Près d'un million de prisonniers sont capturés entre cet appel et la signature de l'armistice !

 

 

Le jour même, Charles De Gaulle, farouche opposant à l'armistice,  quitte Bordeaux pour Londres avec son aide de camp, Geoffroy de Courcel.

Winston Churchill écrira dans ses Mémoires de guerre : « Dans ce petit avion, de Gaulle emportait avec lui l'honneur de la France ».

Le lendemain, sur les ondes de la BBC, le général De Gaulle lancera un appel à la résistance invitant les Français à refuser la défaite et à combattre.

 

Le 22 juin, l’armistice est signé dans la clairière de Rethondes, près de Compiègne. Le lieu est symbolique car il s’agit du wagon où fut signé l’armistice de la Première Guerre mondiale.

Le 10 juillet, l'Assemblée nationale donne tous pouvoirs au maréchal Philippe Pétain pour promulguer la nouvelle Constitution de l'État français. Le lendemain, ce dernier met fin à la IIIe République et la remplaçait par un gouvernement de collaboration avec l'Allemagne nazie, le « régime de Vichy ».

 

Relire aussi :

18 juin 1940 - L'appel du général de Gaulle

22 juin 1940 - La France signe l'armistice

14 juillet 1940 - Première diffusion de l’émission « les Français parlent aux Français »

 

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 23:28

1139 : Konoe, 76e empereur du Japon (Décédé le 22 août 1155).

1583 : Axel Oxenstierna, haut chancelier de Suède (Décédé le 28 août 1654).

1612 : Murad IV, sultan de l'empire ottoman (Décédé le 9 février 1640).

1633 : Jean de Thévenot, explorateur français (Décédé le 28 novembre 1667).

1829 : Geronimo, chef apache (Décédé le 17 février 1909).

1880 : Alice Bailey, femme de lettres britannique (Décédée le 15 décembre 1949).

1890 : Stan Laurel, acteur britannique (Décédé le 23 février 1965).

1925 : Jean d'Ormesson, écrivain français, membre de l'Académie française.

1928 : Annie Cordy, chanteuse, actrice et scénariste belge.

1950 : Alain Gillot-Pétré, présentateur de télévision français (Décédé le 31 décembre 1999).

1952 : Geórgios Papandréou, homme politique grec.

1969 : Bénabar, chanteur français.

1973 : Thomas Dutronc, musicien et chanteur français.

1974 : Alexandre Astier, homme de cinéma et de télévision français.

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:01

Établi le 31 décembre 1987 sur une base de 1000, le CAC 40 est officiellement créé par la Compagnie des Agents de Change.

Né au cœur de la Bourse de Paris, cet indice français est calculé en fonction de 40 valeurs continuellement cotées. Son but est de refléter le plus fidèlement possible l’évolution du marché français.

CAC, était à l’origine l’acronyme de « Compagnie des agents de change ». Aujourd’hui, il signifie « Cotation Assisté en Continu ». Il est en effet réactualisé quotidiennement toutes les trente secondes.

Les entreprises qui composent le CAC 40 ont évolué au fil des années.

 

Chaque bourse a son indice : le Footsie de Londres est composé de 100 valeurs, le Dow Jones de New York comporte 30 valeurs et le Nikkei de Tokyo compte 225 sociétés.

 

Voir aussi :

24 septembre 1724 - Création de la Bourse de Paris

4 novembre 1826 - Le palais Brongniart est inauguré

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 23:01

Les accords signés à Schengen (Luxembourg) par cinq États Européens (France, RFA, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg), abolissent les contrôles aux frontières communes entre les Etats signataires.

Cette suppression des contrôles intérieurs est accompagnée de la mise en place de règles communes sur l'entrée et le séjour des ressortissants n'appartenant pas à la Communauté européenne.

 

La convention de Schengen complète l’accord et définit les conditions d’application et les garanties de mise en œuvre de cette libre circulation. Signée le 19 juin 1990 par les cinq mêmes États membres, elle n’est entrée en vigueur qu’en 1995.

 

Ce n’est que dix ans plus tard, le 26 mars 1985, que les citoyens européens ont été autorisés à circuler librement dans l’espace Schengen et même à s’installer dans un autre pays.

 

Les accords de Schengen ont été étendus au fil du temps, comme on peut le voir sur la carte.

Quatre États tiers font également partie de l’espace de Schengen. Leur participation au processus de décision est néanmoins limitée. Il s’agit de l’Islande et de la Norvège, de la Suisse et du Liechtenstein.

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