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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 00:01

1312 : Édouard III, roi d'Angleterre de 1327 à 1377 (Décédé le 21 juin 1377).

1778 : Charles Joseph Auriol, peintre suisse (Décédé le 25 mai 1834).

1848 : Albert Ier, prince de Monaco (Décédé le 26 juin 1922).

1871 : Vladislav F. Ribnikar, journaliste serbe, fondateur de Politika (Décédé le 1er septembre 1914).

1882 : Joseph Cardjin, cardinal belge (Décédé le 24 juillet 1967).

1930 : Jacques Rouland, animateur et producteur de télévision français († 14 juin 2002).

1955 : Whoopi Goldberg, actrice américaine.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 00:01

À la suite de la conquête de l’Angleterre par son père, Sven Ier barbe-fourchue, le roi danois Knut le Grand établit en 1028 un royaume réunissant le Danemark, l’Angleterre et la Norvège.

Lorsqu’il décède, le 12 novembre 1035 à Shaftesbury, en Angleterre, son immense empire est partagé en trois. Les Saxons prennent le pouvoir jusqu'à l'arrivée de Guillaume le Conquérant en terre britannique en 1066.

 

Relire aussi : 14 octobre 1066 - Bataille d'Hastings

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 00:01

Le 11 novembre 1215, le pape Innocent III ouvre le quatrième concile du Latran. Il hisse ainsi la papauté à un niveau de prestige qu'elle n'avait encore jamais atteint. Ce quatrième concile œcuménique du Latran (souvent surnommé Latran IV) est le douzième concile œcuménique de l’Église catholique.

 

De nouvelles structures pour l'Église

Le concile Latran IV marque l'apogée de la chrétienté médiévale et de la papauté après l'effort de renouveau inauguré, 150 ans plus tôt, par Grégoire VII.
Environ 800 abbés et 400 évêques se réunissent dans la basilique romaine dont les papes du Moyen Âge ont fait leur principale résidence.

 

Pendant les trois semaines que dure le concile, du 11 au 30 novembre 1215, de nombreuses décisions sont prises qui renforcent l'emprise du Saint-Siège sur la chrétienté occidentale.

Le concile réglemente en premier lieu la confession. Il établit l'obligation de se confesser et de communier au moins une fois l'an, à Pâques. Il instaure la confession auriculaire (à l'oreille du prêtre) en remplacement de la confession publique, rare et réservée aux actes graves et connus de tous. La religion catholique confirme ainsi son emprise sur les populations d'Europe occidentale.

Avec le concile Latran IV apparaît un nouveau personnage, le curé. Celui-ci est un prêtre affecté à un territoire, la paroisse, avec la charge d'en soigner les âmes. D'où son nom, dérivé du latin «cura animarum» (soin des âmes).

 

70 décrets ou canons, préparés par le pape, sont ratifiés, notamment :

- profession de foi qui contient pour la première fois la définition de la transsubstantiation dans l’Eucharistie : « Il n’y a qu’une seule Église universelle des fidèles, hors de laquelle nul n’est absolument sauvé, et dans laquelle Jésus-Christ est le prêtre et la victime, dont le corps et le sang sont véritablement dans le sacrement de l’autel sous les espèces du pain et du vin ; le pain étant transsubstantié au corps de Jésus-Christ, et le vin en son sang, par la puissance divine… » (Canon 1) ;

- anathématisation et condamnation des hérétiques cathares et des vaudois : « Le concile prononce anathème contre toutes les hérésies (...) et ordonne que les hérétiques, après avoir été condamnés, seront livrés aux puissances séculières. Il ajoute que l’on avertira ces puissances, et qu’on les contraindra, même par censures, de prêter serment en public, qu’elles chasseront de leurs terres tous les hérétiques notés par l’Église ; que, si les seigneurs temporels négligent de le faire, ils seront excommuniés par le métropolitain et les évêques de la province » (Canon 3) ;

- exhortation aux Grecs « à se réunir et à se conformer à l’Église romaine, afin qu’il n’y ait qu’un pasteur et qu’un troupeau ; et l’on défend aux Grecs, sous peine d’excommunication et de déposition, de laver les autels où les prêtres latins avaient célébré, et de rebaptiser ceux qu’ils avaient baptisés » (Canon 4) ;

- interdiction de fonder de nouveaux ordres religieux (Canon 13) ;

- mesures contre les clercs incontinents, ivrognes, cupides (Canons 14 à 17) ;

- « Défense aux clercs de dicter ou de prononcer une sentence de mort, ni de rien faire qui ait rapport au dernier supplice ; d’exercer aucune partie de la chirurgie où il faille employer le fer ou le feu ; de donner la bénédiction pour l’épreuve de l’eau chaude ou froide, ou du fer chaud » (Canon 18) ;

- obligation pour tous les fidèles de se confesser et de communier au moins une fois par an (Canon 21 : Omnis utriusque sexus) ;

- obligation du secret de la confession (la coutume du secret est rendue obligatoire, interdiction est faite au prêtre confesseur, mais aussi à l’interprète ou au passant ayant surpris par hasard une confession, d’en divulguer le contenu) : « Le confesseur doit aussi prendre garde de ne pas découvrir, par quelque parole ou par quelque signe, les péchés de ceux qui se confessent ; et celui qui se trouvera coupable en ce point sera déposé et enfermé dans un monastère, pour y faire pénitence le reste de ses jours » (Canon 21) ;

- institution de la charge de "curé" affecté à une paroisse (cura animarum) ;

- interdiction du mariage clandestin, publication des bans dans les églises et présence du prêtre obligatoire, interdiction d’épouser un parent en deçà du 4e degré (Canon 51),

- affirmation "que la dîme est due de droit divin à l’Église ; qu’elle doit se prendre sur toute la récolte, avant qu’on en ait rien levé pour les cens et les tributs ; que les terres acquises aux moines de Cîteaux, ou à d’autres, depuis la tenue de ce concile, doivent payer la dîme, soit qu’ils cultivent ces terres par eux-mêmes ou par des étrangers" (Canons 54 et 55) ;

- défense aux Juifs de pratiquer des "usures excessives envers les chrétiens, et on leur ordonne de payer la dîme et les autres oblations pour les maisons ou les héritages qu’ils ont achetés des chrétiens" (Canon 67) ;

- renonciation aux rites anciens des juifs par les juifs convertis à la foi chrétienne et baptisés volontairement "afin de ne pas faire un mélange du christianisme avec le judaïsme, qui ne serait propre qu’à ternir la beauté de la religion chrétienne" (Canon 70) ;

- affirmation de l’existence des Anges ;

- reconnaissance que le pape a le monopole de la canonisation ;

- prédication dans toute la chrétienté d'une nouvelle croisade vers l’Egypte ; le bénéfice de l'indulgence plénière est étendu à ceux qui contribuent à la construction des navires croisés, dans les mêmes conditions que pour ceux qui vont combattre en Terre Sainte. Le décret conciliaire frappe d'un impôt du vingtième les revenus ecclésiastiques et du dixième les biens du pape et des cardinaux, pendant trois ans. L'excommunication est portée contre tous ceux qui commercent avec les infidèles.

 

Innocent III a cherché à convaincre le sultan d’Égypte de restituer Jérusalem aux chrétiens, mais la construction d’une forteresse musulmane sur le mont Thabor, qui bloque Acre, l'a décidé à prêcher la cinquième croisade (1217-1221). La bulle concernant la croisade est publiée le 14 décembre.

 

Voir :
Histoire d'un lieu : Latran

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 00:01

  474 : Début du premier règne de Zénon, empereur romain d’Orient, gendre de Léon Ier dont il a épousé la fille Aelia Ariadnè et père de Léon II le Jeune (fin en 475).

1444 : Bataille de Varna, en Bulgarie.

1449 : Entrée solennelle du roi Charles VII dans Rouen libérée.

1567 : Bataille de Saint-Denis en France.

1630 : Journée des Dupes

1663 : Le Saint-Charles mouille à Saint-Paul et l'île Bourbon devient une colonie et la première base française de l'océan Indien.

1674 : Les Pays-Bas cèdent officiellement la Nouvelle Amsterdam aux Britanniques. Ceux-ci rebaptisent la ville New York.

1799 : Deuxième partie du Coup d'État du 18 Brumaire, qui voit la naissance du Consulat. Napoléon Bonaparte est nommé Premier consul. Il est maintenant le vrai maître de la France.

1859 : Traité de Zurich avec l'Autriche mettant fin à la guerre d'Italie. Le Piémont annexe la Lombardie.

1928 : Hiro-Hito devient empereur du Japon.

1937 : Au Brésil, le président Getúlio Vargas, par un coup d’État présidentiel, impose une nouvelle dictature, qu’il baptise l’Estado Novo (État nouveau).

1938 : L'Italie adopte une législation antisémite.

1939 : Mobilisation générale en Suisse.

1945 : Le gouvernement communiste d'Albanie est reconnu par les puissances occidentales.

1958 : Le drapeau de la Guinée est adopté.

1959 : L'ONU condamne l'apartheid en Afrique du Sud.

1973 : Henry Kissinger, secrétaire d'État américain, se rend à Pékin et donne l'assurance que les États-Unis sont prêts à normaliser leurs relations avec la Chine.

1975 : L'Angola proclame son indépendance du Portugal.

1976 : Troupes et tanks syriens d'une Force arabe de dissuasion entrent à Beyrouth.

1982 : Léonid Brejnev meurt après avoir présidé pendant 18 ans aux destinées de l'Union soviétique.

1983 : Microsoft annonce son système d'exploitation sous le nom de Windows 1.0

1984 : Les troupes françaises et libyennes achèvent un retrait simultané du Tchad.

1994 : L'Irak reconnaît formellement le Koweït comme État souverain.

1999 : Entrée en vigueur du Protocole de Montréal.

2000 : Le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, adopte une proposition de loi reconnaissant les couples homosexuels et leur accordant les mêmes droits qu'aux hétérosexuels.

2001 : Après deux mois d'une sécheresse inquiétante, des pluies diluviennes accompagnées de bourrasques s'abattent sur le nord de l'Algérie, faisant au moins 757 morts dont 706 dans le quartier populaire de Bab El-Oued à Alger.

2005 : Critiqué pour sa discrétion depuis le déclenchement des émeutes urbaines, Jacques Chirac s'exprime sur la crise, précisant qu'il en tirera les conséquences « le moment venu ».

2005 : Un Boeing 777-LR bat le record du plus long vol commercial du monde avec un vol Hong-Kong-Londres de 21.596 kilomètres parcourue en 22 h 45.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 00:01

L’affaire des écoutes de l’Élysée est une affaire française d’écoutes téléphoniques illégales qui s'est déroulée de 1983 à 1986 sous la présidence de François Mitterrand.

Elle s'est terminée par le jugement du mercredi 9 novembre 2005 du Tribunal correctionnel de Paris.

Il a donc fallu près de vingt ans pour que l’affaire soit jugée !

 

Sous prétexte de défense de la sécurité nationale , après l’attentat de la rue des Rosiers, la cellule a surtout cherché à étouffer certaines affaires compromettantes pour le pouvoir ou taire les secrets d'alcôve du président, écoutant des personnalités.

3.000 conversations concernant 150 personnes ont ainsi été enregistrées et archivées entre janvier 1983 et mars 1986. Les noms de 2.000 personnes sont conservés dans trois fichiers informatiques.

Le procès

Le procès de l’affaire s’est ouvert le 15 novembre 2004 devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Douze personnes ont été inculpées :

  • Christian Prouteau, chef de la cellule antiterroriste de l’Élysée et ancien chef du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).
  • Marie-Pierre Sajous, secrétaire de M. Prouteau.
  • Cinq membres de la-dite cellule :
  • Jean-Louis Esquivié, général de gendarmerie, ancien numéro 2 de la cellule ;
  • Pierre-Yves Gilleron, ancien commissaire de la Direction de la surveillance du territoire (DST) ;
  • Jean Orluc, ancien commissaire divisionnaire des Renseignements généraux (RG) ;
  • Michel Tissier, commissaire de police des Renseignements généraux, adjoint de Jean Orluc ;
  • Dominique Mangin, commissaire de police, ancien de la DST.
  • Pierre-Eugène Charroy, général de brigade de l’armée de terre, qui était responsable à l’époque du Groupement interministériel de contrôle (GIC).
  • Gilles Ménage, ancien directeur du cabinet de François Mitterrand.
  • Michel Delebarre, ancien directeur du cabinet de Pierre Mauroy, ancien ministre.
  • Louis Schweitzer, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius à Matignon, PDG de Renault jusqu'au 29 avril 2005.
  • Paul Barril, capitaine de gendarmerie, ancien chef du GIGN4, déjà impliqué dans le scandale des Irlandais de Vincennes.

Les onze premiers sont poursuivis pour atteinte à la vie privée, et le dernier, qui est également partie civile, ayant lui-même fait l’objet d’écoutes, pour recel de fichiers informatiques.

 

Des peines symboliques

Gilles Ménage a été condamné à six mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende.

Christian Prouteau a été condamné à huit mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende.

Louis Schweitzer  ainsi que Michel Delebarre ont été reconnus coupables uniquement pour le placement sur écoutes de l'écrivain Jean-Edern Hallier mais… le tribunal les a dispensés de peine !

 

Lire également :

2 avril 1993 - Libération révèle clairement les écoutes téléphoniques illégales de l’Élysée

Mitterrand était au cœur des écoutes

Le tribunal juge Mitterrand responsable des écoutes

 

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 00:01

Ladislas (né le 9 juin 1595 et décédé le 20 mai 1648) est le fils unique de Sigismond III de Pologne et de l'archiduchesse Anne d'Autriche, et appartient à la dynastie des Vasa.

Le 27 août 1610, âgé de 15 ans, alors que son père combat l'armée Russe et prend Moscou, il est nommé tsar par une petite partie des nobles boyards, mais les Russes refusent cette nomination et se soulèvent contre les 3.000 soldats polonais stationnés au Kremlin.

Bien que vaincu, Ladislas revendiquera le titre de Tsar de Russie jusqu'en 1634.

Il combat également contre les Ottomans en 1621, puis contre les Suédois de 1626 à 1629 et s'impose comme le défenseur du catholicisme. Il rêve même un temps de mener une croisade pour regagner les Balkans alors sous domination ottomane.

Ladislas est élu roi de Pologne par la Diète, l'assemblée des nobles de Pologne, le 8 novembre 1632.

Il est couronné le 6 février 1633 en la basilique-cathédrale Saints-Stanislas-et-Venceslas de Cracovie.

Il proclamera la Pologne neutre durant la guerre de Trente ans même s'il épousera ensuite l'archiduchesse Cécile Renée, des Habsbourg.

 

Voir : Des rois élus !

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 00:01

1728 : James Cook, navigateur et explorateur britannique († 14 février 1779).

1759 : Jean Antoine Rossignol, militaire français († 27 avril 1802).

1828 : Paul Baudry, peintre français († 17 janvier 1886).

1867 : Marie Curie, physicienne et chimiste française, Prix Nobel de physique en 1903 et de chimie en 1911 († 4 juillet 1934).

1875 : Mikhaïl Kalinine, homme politique soviétique († 3 juin 1946).

1879 : Léon Trotski, homme politique soviétique († 21 août 1940).

1903 : Konrad Lorenz, biologiste autrichien, prix Nobel de physiologie ou médecine en 1973 († 27 février 1989).

1913 : Albert Camus, homme de lettres français, Prix Nobel de littérature en 1957 († 4 janvier 1960).

1915 : Philip Morrison, astrophysicien américain († 22 avril 2005).

1926 : Graeme Allwright, chanteur néozélandais.

1942 : André Vingt-Trois, cardinal français, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France du 5 novembre 2007 au 30 juin 2013.

1963 : Franck Dubosc, humoriste français.

1967 : David Guetta, musicien français.

1967 : Sharleen Spiteri, chanteuse britannique, membre du groupe Texas

1975 : Raphael, chanteur français.

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 00:01

1153 : le traité de Wallingford met fin à la guerre civile en Angleterre entre Mathilde l'Emperesse et Étienne de Blois.

1632 : Le roi Gustave II Adolphe de Suède est tué à la bataille de Lutzen.

1792 : Victoire de Dumouriez sur les Autrichiens à Jemmapes (Belgique).

1846 : L'Autriche annexe la République de Cracovie en violation du Traité de Vienne.

1860 : Abraham Lincoln devient le 16e président des États-Unis avec 39,9 % des voix, grâce aux divisions au sein du Parti démocrate.

1870 : Évacuation de Reims par les troupes prussiennes.

1915 : La Russie décide le blocus économique de l'Allemagne.

1917 : Début de la révolution d'octobre en Russie (nuit du 24 au 25 octobre dans l'ancien calendrier tsariste, ce qui correspond à la nuit du 6 au 7 novembre).

Russie: Les Bolcheviks s'emparent du pouvoir à Saint-Pétersbourg.

1932 : Élections au Reichstag en Allemagne, dernières élections avant l'accession d'Adolf Hitler au poste de Chancelier.

1937 : Adhésion de l'Italie au pacte anti-Komintern.

1938 : Début du siège de Madrid par les forces franquistes; le gouvernement républicain espagnol s'installe à Valence.

1942 : Un raz-de-marée fait 10.000 morts au Bengale.

1943 : Les Russes reprennent Kiev aux Allemands.

1955 : négociation de La Celle-Saint-Cloud qui reconnait au Maroc son statut d'état indépendant, c’est la fin du protectorat français sur le Maroc.

1956 : Fin de l'opération franco-britannique de Suez.

1962 : L'Assemblée générale des Nations unies réclame des sanctions économiques contre l'Afrique du Sud, en raison de sa politique raciale.

1967 : Apparition de la Carte Bleue.

1968 : Les négociations sur la paix au Viêt Nam s'ouvrent à Paris.

1975 : Départ vers le Sahara occidental de la Marche verte marocaine.

1976 : Les pays africains de la « ligne de front », réunis à Dar es Salam, accordent leur appui à la lutte de la guérilla en Rhodésie.

1982 : La direction du Parti communiste polonais ordonne de réprimer sévèrement les nouvelles manifestations du syndicat « Solidarité ».

1983 : Premières élections législatives en Turquie après trois ans de régime militaire.

1984 : Ronald Reagan est réélu président des États-Unis.

1990 : Sortie de l'album Crazy World du groupe rock allemand Scorpions.

1994 : L'ancien Président Ronald Reagan, 83 ans, révèle dans une lettre rendue publique qu'il souffre de la maladie d'Alzheimer.

2000 : Ouverture à la cour d'appel de Paris du procès de l'épouse du maire de Paris, Xavière Tiberi, portant sur son emploi présumé fictif en 1994 au conseil général de l'Essonne.

2004 : Vive tension entre la France et la Côte d'Ivoire, après la mort de neuf soldats français tués dans un raid de l'armée ivoirienne, près de Bouaké, déclenchant la riposte de Paris et provoquant une vague de violences anti-françaises.

2005 : Un avion d'Iraqi Airways transportant des passagers atterrit à Téhéran, pour la première fois depuis 25 ans.

2011 : élection d'Otto Pérez Molina à la Présidence du Guatemala.

2012 : réélection de Barack Obama à la Présidence des États-Unis.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 00:07

1327 : Jacques II d'Aragon, dit le Juste, roi d'Aragon.

1841 : Martin Michel Charles Gaudin, duc de Gaëte, homme politique français, ministre des Finances du Consulat et de l'Empire (Né le 16 janvier 1756).

1914 : August Weismann, biologiste et médecin allemand (Né le 17 janvier 1834).

1955 : Maurice Utrillo, peintre français (Né le 26 décembre 1883).

1960 : Ward Bond, acteur américain (Né le 9 avril 1903).

1977 : René Goscinny, scénariste de bande dessinée français, cocréateur des personnages Iznogoud et Astérix (Né le 14 août 1926).

1983 : Jean-Marc Reiser, dessinateur humoristique, scénariste français (Né le 13 avril 1941).

1991 : Robert Maxwell, magnat de la presse britannique (Né le 10 juin 1923).

2001 : Jeannette Thorez-Vermeersch, femme politique française, épouse de Maurice Thorez (Née le 26 novembre 1910).

2014 : Manitas de Plata, guitariste gitan (Né le 7 août 1921).

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 00:01

Le 4 novembre 1904, le ministre de la Guerre, le général Louis André, est giflé à la Chambre par le député nationaliste du IIème arrondissement, Gabriel Syveton.

L'incident porte à son paroxysme le conflit entre l'Église et le gouvernement de la IIIe République, que d'aucuns qualifient de « république des francs-maçons » (on évalue à 30.000 le nombre de francs-maçons dans les instances politiques parmi lesquels 250 députés, 200 sénateurs et un grand nombre d'instituteurs).

 

Chasse aux sorcières

Il était reproché au ministre comme à son homologue le ministre de la Marine Camille Pelletan, d'avoir favorisé la promotion des officiers laïques et athées sans prendre en compte le critère de compétence. Louis André avait fait rédiger par des francs-maçons des fiches de renseignements sur les opinions religieuses des officiers républicains.

Un premier scandale éclate le 29 mars 1904, avec formation d'une commission parlementaire, quand on découvre que le ministre de la Marine Camille Pelletan refuse de recevoir les amiraux, tous bons catholiques.

Il encourage par ailleurs les mouvements de grève dans les chantiers navals, cela au moment où l'Allemagne et l'Angleterre accélèrent le renforcement de leur flotte !

Désireux de son côté de favoriser l'avancement des officiers républicains anticléricaux, le ministre de la Guerre, le général Louis André, n'attend pas l'arrivée d'Émile Combes à la présidence du Conseil. Il lance une vaste enquête interne sur les opinions religieuses des gradés : vont-ils à la messe? Ont-ils envoyé leurs enfants dans des écoles catholiques ?...

Près de vingt mille fiches sont établies par les francs-maçons de la loge du Grand Orient de France, fer de lance de la lutte contre l'Église et confiées au bureau des fiches pour vérification.

 

Malgré le scandale le fichage continue de plus belle !

Emile Combe n’en resta pas là...

Le 18 novembre, après la démission de son ministre de la guerre, il envoie aux préfets une circulaire leur enjoignant de ficher les candidats à la fonction publique. L’état d’esprit et les opinions des futurs fonctionnaires sont collectés par les élus du bloc républicain et les notables favorables à la gauche.

Le 9 décembre 1904, cette délation dans la fonction publique fit débat devant la chambre. Alexandre Millerand demande à la chambre de « libérer ce pays de la domination la plus abjecte et la plus répugnante que jamais gouvernement ait entrepris de faire peser sur l’honneur et les intérêts des citoyens ».

Le 18 janvier 1905, Emile Combe démissionna faute de soutien à la Chambre. Son biographe reconnu que le système des fiches était « la tentation de la dictature républicaine ».

Le 24 janvier 1905, le président Émile Loubet appelle Maurice Rouvier à la présidence du Conseil. Sous son gouvernement est votée la loi sur la séparation des Églises et de l'État. Elle jette les bases de la laïcité à la française et met fin aux polémiques anticléricales.

 

Conséquences oubliées par certains historiens

Entre le 2 août et le 31 décembre 1914, Joseph Joffre devra limoger pour incompétence 180 des 425 généraux français, soit 42%. En deux mois de guerre, les Allemands étaient arrivés à Vitry le François, Beauvais et aux portes de Paris.

Le système des fiches et la discrimination positive allaient conduire au même désastre que celui de la guerre de 1870 !

 

Les mauvaises habitudes reviennent parfois assez vite

Ce système fut remis à l’honneur sous le gouvernement de Léon Blum en 1936. Le sous-chef de bureau au cabinet du directeur de la sûreté nationale était chargé de superviser les fiches, collectées dans différentes administrations, de cinq millions de Français et de deux millions d’étrangers classés « suspects » ou « indésirables ».

Ce haut fonctionnaire s’appelait René Bousquet !

 

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 00:01

Le 3 novembre 1957, un mois après le lancement du premier satellite Spoutnik (en russe « compagnon de route »), Spoutnik 2 est lancé avec, dans un compartiment pressurisé, Laïka (en russe « petite aboyeuse »). Cette petite chienne est le premier être vivant satellisé.

Le vol de Laïka fut pénible, avant de lui être fatal. L'animal avait été revêtu de sa combinaison spatiale spécialement taillée à sa mesure et installée à bord de sa capsule trois jours avant le départ.

La pauvre bête ne survivra que 7 heures, faute d’oxygène. Mais ce sera suffisant pour les scientifiques à qui ce sacrifice va apporter une quantité de données sur la réaction d’un organisme vivant en apesanteur.

 

Spoutnik 2 est rentré dans l'atmosphère le 14 avril 1958 au-dessus des Antilles après avoir effectué 2.570 révolutions autour de la Terre.

 

Relire aussi :

4 octobre 1957 - Lancement de Spoutnik

13 septembre 1959 - Une fusée soviétique atteint la lune

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 22:27

L'affaire de la MNEF  (Emplois fictifs, détournements d’argent, lien avec le PS…) a provoqué la démission de Dominique Strauss-Kahn de ses fonctions de ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie.

En 1998, quand éclate ce que les médias appelleront « l'affaire de la MNEF », les dérives de gestion de la MNEF (Mutuelle Nationale des Etudiants de France) durent depuis plus de 16 ans.

Chronologie

9 septembre 1998 : une information judiciaire visant trois sociétés sous-traitantes de la MNEF, chargées de la communication et des travaux d'impression, est ouverte. Elle est confiée aux juges Armand Riberolles et Françoise Neher. Démission d’Olivier Spithakis, directeur général de la MNEF depuis 1983.

10 septembre 1998 : Plusieurs noms de personnalités du PS ayant eu des liens avec la MNEF circulent dans la presse, dont celui du ministre de l'économie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, de Jean-Marie Le Guen, patron de la fédération de Paris, ou Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS.

2 janvier 1999 : Ouverture d'une deuxième information judiciaire concernant des escroqueries au préjudice de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), des largesses indûment consenties aux filiales, d’emplois fictifs et certaines opérations immobilières.

19 juin 1999 : un rapport provisoire de l'Inspection générale des affaires sociales, accablant pour la MNEF, est rendu public par le journal Le Monde.

28 juin 1999 : Bruno Pelletier, ancien directeur d'Efic (imprimerie de la MNEF), est extradé du Togo et placé en détention provisoire en France. Il est soupçonné d'avoir financé des élus en leur fournissant gratuitement des travaux d'impression entre 1991 et 1993. D'autres « faux-facturiers » présumés, dont Eric Bérardingo et Thierry Bonnes, seront également mis en examen et écroués.

14 octobre 1999 : Première mise en examen d'un responsable de la MNEF. Ancien chef de cabinet d'Olivier Spithakis, Philippe Plantagenest est poursuivi pour « complicité d'abus de biens sociaux ».

26 et 27 octobre 1999 : mises en examen de deux hommes d'affaires, Alain Obadia, et Wilson Bihi Zenou, dans le cadre d'une opération immobilière réalisée en 1990 à Paris. Le second est écroué. -

28 octobre 1999 : M. Spithakis est mis en examen et écroué pour « recel et complicité de détournement de fonds publics ». Un réquisitoire supplétif est délivré par le parquet de Paris aux juges pour « faux et usage » contre Dominique Strauss-Kahn, Olivier Spithakis « et tous autres ».

29 octobre : François Bernardini, premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, est mis en examen. C'est le premier responsable politique à être poursuivi dans cette affaire. Dominique Strauss-Kahn dément, mettant en doute la réalité d'un travail rémunéré qu'il aurait effectué en qualité d'avocat conseil de la Mutuelle en 1997.

31 octobre 1999 : Dominique Strauss-Kahn s'entretient à Matignon avec Lionel Jospin.

2 novembre 1999 : Dominique Strauss-Kahn démissionne de ses fonctions de ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.

 

Les grandes lignes de cette vaste escroquerie

Pendant toutes ces années, les dérives de gestion de la MNEF sont innombrables : elles concernent les salaires (100.000 Francs par mois) et émoluments d'Olivier Spithakis et d'autres dirigeants, l'embauche prioritaire des militants de l'UNEF-ID, liés d'une manière générale au mouvement trotskiste, puis intégrés dans le parti socialiste comme Jean-Christophe Cambadélis ou Marc Rozenblatt, président de l'UNEF-ID.

Le journal Le Point parlera du « binôme MNEF-Unef-ID : un vivier de jeunes loups socialistes ». Ces dérives comprennent également des « gestes » de complaisance tels 300.000 francs versés à SOS Racisme par « le courtier d'assurances maison, l'Iram ».

La direction crée un ensemble de filiales afin d'« opacifier » sa gestion. Ces structures satellites servent des intérêts politiques et permettent de salarier des personnalités prometteuses telles que Jean-Marie Le Guen, Manuel Valls ou Fodé Sylla, l'ex-président de SOS Racisme. Elles permettent de créer des systèmes de fausses factures (par exemple pour la filiale EFIC, spécialisée dans l'imprimerie), des montages financiers sophistiqués (l'un d'entre eux permettant à Marc Rozenblatt, grâce à la vente de sa société Iram, d'encaisser 17 millions de francs de plus-value) ou des opérations immobilières suspectes.

Ainsi, en 1998, autour de la MNEF gravite un « entrelacs complexe et obscur d'une cinquantaine de sociétés commerciales réalisant un chiffre d'affaires d'environ 2,5 milliards de francs ».

Condamnations

En mars 2004, dans le volet financier de l'affaire, Olivier Spithakis a été condamné à deux ans de prison dont six mois avec sursis pour « complicité d'abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance ».

Au bout de huit ans de procédure, des peines de prison avec sursis - la plupart étant couvertes par la loi d'amnistie votée après la présidentielle de 1995 - et des amendes ont finalement été prononcées à l'encontre de 17 prévenus, dans le procès des emplois présumés fictifs de la MNEF.

Jean-Christophe Cambadélis a été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende, pour une supposée mission de conseil sur les étudiants étrangers, entre 1991 et 1993.

Marie-France Lavarini a reconnu n'avoir jamais effectué de véritable mission pour la MNEF et a remboursé l'argent perçu. Jean-Michel Grosz a été condamné à deux ans avec sursis et 150 000 euros d'amende, et Olivier Spithakis à deux ans avec sursis et 50.000 euros.

 

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 00:01

agenda novembre

1549 : Anne d'Autriche, princesse autrichienne, fille de l'empereur germanique Maximilien II, fiancée en 1568 à Charles d'Autriche (1545-1568), prince des Asturies, puis mariée en 1570 avec le père de ce dernier, le roi d'Espagne Philippe II (Décédée le 26 octobre 1580).

1699 : Jean Siméon Chardin, peintre français (Décédé le 6 décembre 1779).

1734 : Daniel Boone, explorateur américain (Décédé le 26 septembre 1820).

1755 : Marie-Antoinette Josèphe Jeanne, archiduchesse d’Autriche, princesse impériale, princesse royale de Hongrie et de Bohême, fut la dernière reine de France et de Navarre (Décédée le 16 octobre 1793).

1815 : George Boole, logicien et mathématicien britannique (Décédé le 8 décembre 1864).

1847 : Georges Sorel philosophe et sociologue français (Décédé le 29 août 1922).

1885 : Harlow Shapley, astrophysicien américain (Décédé le 20 octobre 1972).

1906 : Luchino Visconti, cinéaste italien (Décédé le 17 mars 1976).

1913 : Burt Lancaster, acteur et producteur américain (Décédé le 20 octobre 1994).

1944 : Patrice Chéreau, metteur en scène et réalisateur français (Décédé le 7 octobre 2013).

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 00:01

Le 1 novembre 1952, les États-Unis testent pour la première fois la bombe thermonucléaire baptisée « Mike ».

Elle explose sur l'atoll d'Eniwetok près des îles Marshall dans le Pacifique. 1000 fois plus puissante que la bombe atomique lancée sur Hiroshima  !

Eniwetok - îles Marshall

L'essai d'une bombe atomique par l'Union soviétique (URSS), le 29 août 1949, suscite de fortes réactions aux États-Unis. Le 31 janvier 1950, le président Harry Truman annonce qu'il autorise des recherches devant mener à la fabrication d'une super-bombe dont la puissance serait de beaucoup supérieure à la bombe atomique.

Le 1e novembre 1952, les États-Unis testent dans le secret un de ces engins dans l'atoll Eniwetok (îles Marshall). La bombe de plusieurs dizaines de tonnes déclenche une formidable explosion de 10.4 mégatonnes qui crée des dégâts impressionnants. L'écart technologique entre les superpuissances est cependant de moins en moins prononcé. Le 12 août 1953, l'URSS fait à son tour sauter une bombe thermonucléaire. Elle est de puissance inférieure, mais peut être transportée par avion, ce que les États-Unis feront également à partir de 1954. Cette capacité à se détruire mutuellement contribue à alimenter le climat de peur qui se développe dans la population civile.

 

Voir aussi :

Les essais nucléaires depuis 1945 

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 00:01

Le 31 octobre 1512, l'œuvre gigantesque de Michelangelo Buonarroti (Michel Ange) est inaugurée à Rome.

La critique est en admiration devant une telle grandeur. La fresque qui décore la voûte de la chapelle Sixtine mesure 40 mètre de long sur 13 mètres de large.

La chapelle Sixtine doit son nom au pape Sixte IV, né Francesco della Rovere, qui l'a faite ériger au cœur des palais du Vatican en 1481-1483, à la place de l'ancienne Capella Magna du Moyen Âge.

Conçue par l'architecte Baccio Pontelli, la nouvelle chapelle à 40 mètres de long, 13 de large et 21 de haut. Ses murs (2500 m2) sont alors peints à fresque par d'illustres artistes tels Botticelli, Ghirlandaio ou Le Pérugin.

La chapelle Sixtine est inaugurée le 15 août 1483 et consacrée à la Vierge de l'Assomption.

 

En 1508, le pape Jules II commande à son artiste favori, Michel-Ange (33 ans), la décoration de la voûte avec des scènes et des personnages de la Bible, comme la Création de l'Homme.

Le projet initial prévoyait la représentation des 12 apôtres, mais Michel-Ange suggéra au Pape Jules II la réalisation d'une œuvre plus ambitieuse. Il réalise ainsi neuf panneaux au centre de la voûte sur le thème de la création, Adam et Eve et Moïse. Ce travail en hauteur est accompli dans des conditions très éprouvantes.

 

En 1535, le pape Clément VII rappelle Michel-Ange, alors âgé de 60 ans, et lui demande de décorer le mur de l'autel. L'immense fresque, qui représente le Jugement dernier, est achevée six ans plus tard. La chapelle apparaît depuis lors comme le plus remarquable ensemble de fresques qui soit.

La chapelle Sixtine fait partie des incontournables de la visite du Vatican et un lieu de passage obligé pour les visiteurs.

 

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 12:00

 

Le 30 octobre 1940, conscient du trouble causé par cette fameuse poignée de main, Pétain prononce un discours à la radio qui tente, a posteriori, de justifier l’entrevue avec Hitler. Mais il s’agit surtout d’un aveu supplémentaire : la France s’engage donc bien, aux côtés des nazis.

 

« Français !

 

C’est librement que je me suis rendu à l’invitation du Führer. Je n’ai subi, de sa part, aucun Diktat , aucune pression.

 

Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J’en ai accepté le principe (...)

C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen, que j’entre aujourd’hui dans la voie de la collaboration.

 

Ainsi, dans un proche avenir pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos prisonniers, atténuée la charge des frais d’occupation. Ainsi pourrait être assouplie la ligne de démarcation et facilités l’administration et le ravitaillement du territoire. (...)

 

Je vous ai tenu jusqu’ici le langage d’un père ; je vous tiens aujourd’hui le langage du chef. Suivez-moi. Gardez votre confiance en la France éternelle. »

 

Allocution radiodiffusée de Philippe Pétain, le 30 octobre 1940

 

Voir aussi : 24 octobre 1940 - Poignée de main entre Pétain et Hitler à Montoire

 

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 00:01

Le 30 octobre 1918 est signé l'armistice par lequel l'empire ottoman se retire de la guerre contre la Grande-Bretagne et ses alliés. La signature a lieu sur le cuirassé anglais HMS Agamemnon, en face de la rade de Moudros, sur l'île grecque de Lemnos, au débouché du détroit des Dardanelles.

Cette signature met face à face le ministre ottoman de la Marine Rauf bey et l'amiral britannique Arthur Calthrope. L'amiral Gauchet, présent à Moudros, n'a pu représenter la France aux négociations et à la signature finale.

 

Un mois plus tôt, le 29 septembre 1918, la Bulgarie, assaillie par les 28 divisions alliées de l'armée de Salonique, commandées par le général français Louis Franchet d'Espérey, s'était inclinée sans discuter et avait conclu à Thessalonique le premier armistice de la Première Guerre mondiale.

 

À la différence des Bulgares, les Turcs ne se voient pas imposer la dissolution de leur armée. C'est la récompense de sa relative résistance face aux offensives alliées de tous bords, malgré 300.000 soldats morts ou disparus au combat, 500.000 victimes de leurs blessures, 250.000 prisonniers... et plus de 500.000 déserteurs.

 

Les 12.000 conseillers militaires allemands quittent aussitôt le pays. C'est également le cas des principaux dirigeants Jeunes-Turcs, dont les ministres Talaat pacha, Enver pacha et Cemal pacha, qui embarquent dans la nuit du 1er au 2 novembre 1918 à bord d'un torpilleur allemand pour rejoindre l'Allemagne et échapper à l'éventualité d'un procès.

 

Le 13 novembre 1918, la flotte alliée, soit 54 navires anglais, français et italiens et même un cuirassé grec, entre solennellement dans le Bosphore et jette l'ancre devant le palais Dolmabahçe, où réside encore le sultan Mehmet VI. Les 400.000 Grecs de Constantinople exultent. Ils imaginent déjà le retour de la « deuxième Rome » dans la chrétienté.

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 00:01

1017 : Henry III, Fils de Conrad II le Salique et de Gisèle de Souabe, il fut duc de Bavière de 1026 à 1042, roi des Romains de 1039 à 1046 puis empereur des Romains de 1046 à sa mort le 5 octobre 1056.

1656 : Edmond Halley, astronome britannique (Décédé le 14 janvier 1742).

1682 : Pierre François Xavier de Charlevoix, historien français (Décédé le 1er février 1761).

1811 : Louis Blanc, homme politique et écrivain français (Décédé le 6 décembre 1882).

1882 : Jean Giraudoux, romancier et dramaturge français (Décédé le 31 janvier 1944).

1897 : Joseph Goebbels, ministre allemand de la propagande sous le régime d'Hitler (Décédé le 1er mai 1945).

1907 : Edwige Feuillère, comédienne française (Décédée le 13 novembre 1998).

1917 : Eddie Constantine, chanteur et acteur français d'origine américaine (Décédé le 25 février 1993).

1919 : Pierre Doris, comédien et humoriste français (Décédé le 27 octobre 2009).

1924 : Danielle Mitterrand, épouse de François Mitterrand (Décédée le 22 novembre 2011)

1942 : Gérard Klein, acteur français.

1943 : Jean-Guy Moreau, humoriste et acteur québécois (Décédé le 1er mai 2012).

1944 : Denny Laine, guitariste britannique (The Moody Blues – Wings).

1946 : Peter Green, guitariste et compositeur britannique (Fleetwood Mac).

1947 : Richard Dreyfuss, acteur américain.

1947 : Coline Serreau, actrice, réalisatrice et scénariste française.

1961 : Randy Jackson, chanteur et musicien américain (The Jackson Five).

1963 : Christophe Alévêque, humoriste français.

1973 : Robert Pirès, joueur de football français.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 00:01

Le jeudi 28 octobre 1886, La statue de la liberté est inaugurée à l'entrée du port de New York. Le président de la cérémonie est le président américain, Cleveland.

 

C'est la plus colossale statue jamais construite (46 mètres de haut et 93 avec le piédestal). Elle est l'œuvre du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi. Construite en plaques de cuivre moulées, elle est dotée d'une armature de fer conçue par Gustave Eiffel.

 

Elle est installée sur l'île de Liberty Island à New York. La France l'a offert aux Etats-Unis pour célébrer l'amitié franco-américaine pendant la guerre d'indépendance.  Ce cadeau été financé par une souscription publique des deux côtés de l'Atlantique.

 

Lorsque la statue de la Liberté fut imaginée, tout au début du projet, nous étions en 1865. Edouard de Laboulaye, un républicain américanophile et professeur de droit - c'est lui qui proposa sa construction - supposa que 11 ans étaient suffisant pour sa construction, et qu'elle pourrait être inauguré le jour du centenaire de l'indépendance américaine, le 4 juillet 1876. Ce planning optimiste ne fut pas tenu, et entre les retards de construction, les manques de moyens pour financer les ouvriers et le matériel, et les errements politiques dans les deux pays, le sculpteur Auguste Bartholdi ne put faire mieux de 21 ans pour tout boucler.

Le socle terminé, les officiels américains purent avancer une date définitive. Le 4 juillet 1886 aurait été parfait, pile 110 ans après l'indépendance, mais malheureusement le socle eu du retard il cette date était impossible à tenir. Il fut choisi le 28 octobre 1886.

La baie de New-York était couverte de bateaux, la plupart à vapeur; une fumée épaisse de déployait dans le ciel. New-York avait décidé que ce jour serait férié pour permettre à la population de participer. Cet appel fut entendu, près d'un million de personnes ont participé à la cérémonie. La journée commença par des parades, des défilés des corps de métier de la ville. La population agitait à tour de bras des drapeaux américains et français, tous étaient dans une grande joie.

 

Un poème d'Emma Lazarus

Dès 1883 a été gravé dans le piédestal de « La Liberté éclairant le monde » un sonnet de la poétesse Emma Lazarus (1849-1887). Il s'adresse aux millions d'immigrants qui ont débarqué à Ellis Island et pour lesquels la statue de la Liberté figurait l'espoir d'une vie meilleure :

 

« Give me your tired, your poor,

Your huddled masses yearning to breathe free,

The wretched refuse of your teeming shore.

Send these, the homeless, tempest-tost, to me,

I lift my lamp beside the golden door !

 

Donne-moi tes pauvres, tes exténués

Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,

Le rebut de tes rivages surpeuplés,

Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte

De ma lumière, j'éclaire la porte d'or ! ».

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 00:01

La ville de New-York inaugure son premier métro le mardi 27 octobre 1904.

Elle suit ainsi l'exemple de Londres qui s'est dotée du tout premier métro au monde en 1863, suivie ensuite de Paris en 1900 et de Berlin en 1902.

 

La station de métro de 14th Street à New York en 1904.

Avant la mise en service des premières lignes de métro souterraines en 1904, la ville possédait plusieurs lignes de chemin de fer aériennes, éparpillées dans les différents comtés de la future ville de New York.

 

Rapidement le réseau s'étend et son exploitation est confiée à deux sociétés privées, l'IRT (Interborough Rapid Transit) et la BRT (Brooklyn Rapid Transit).

Les deux sociétés privées privilégièrent le développement de lignes aériennes, plus faciles à construire et rapidement mises en exploitation.

 

En 1940 les deux réseaux sont rachetés par le City of Greater New York, et la construction de lignes souterraines privilégiée.

Les lignes aériennes redondantes sont supprimées et le réseau progressivement étendu sous l'égide d'une nouvelle structure publique : la New York Transit Authority, créée en 1953.

En 1968, celle-ci est mise sous tutelle de la Metropolitan Transportation Authority : MTA.

 

 

Aujourd'hui, le métro new-yorkais est le plus grand au monde. Il compte 28 lignes différentes, 469 stations et près de 373 kilomètres de lignes pour la plupart à 4 voies (soit un total de 1355 km de voies ferrées !)

En comparaison, le métro parisien compte 16 lignes et près de 220 kilomètres de voies ferrées.

 

Lire ou relire : 10 janvier 1863 - Inauguration du premier métro du monde à Londres

 

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 00:09

1556 : Ahmed Baba, savant et homme de lettres malien (Décédé en 1627).

1685 : Domenico Scarlatti, compositeur napolitain (Décédé le 23 juillet 1757).

1759 : Georges Jacques Danton, homme politique français (Décédé le 5 avril 1794).

1869 : Washington Luís Pereira de Sousa, président de Brésil (Décédé le 4 août 1957).

1887 : Édouard Bourdet, écrivain français (Décédé le 17 janvier 1945).

1916 : François Mitterrand, chef d'État français (Décédé le 8 janvier 1996). Détails

1947 : Hillary Clinton, femme politique américaine.

1951 : Patrice Carmouze, animateur de radio et télévision français.

1959 : Evo Morales, chef d'État bolivien.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 23:01

  912 : Rodolphe Ier, roi de Bourgogne (Né en 859).

1154 : Étienne, roi d'Angleterre (Né vers 1092).

1415 à la bataille d'Azincourt :

        Charles Ier d'Albret, connétable de France

        Jean Ier, duc d'Alençon.

        Antoine de Brabant, comte de Rethel.

        Édouard III, duc de Bar.

        Ferry Ier, comte de Vaudémont.

        Jean IV de Bueil, grand-maître des arbalétriers de France (Né vers 1365).

1647 : Evangelista Torricelli, physicien et mathématicien italien (Né le 15 octobre 1608).

1976 : Raymond Queneau, écrivain français, membre de l'Académie Goncourt (Né le 21 février 1903)

1977 : Félix Gouin, homme politique français, ancien président du Conseil (Né le 4 octobre 1884).

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 23:01

Le 24 octobre 1940, le maréchal Philippe Pétain rencontre Adolf Hitler dans son train blindé en gare de Montoire-sur-le-Loir. Pétain accepte de devenir l'allié des forces de l'Axe et s'oppose désormais à l'Angleterre. Leur pacte est scellé devant le monde entier par une lourde poignée de main.

À l'arrière plan, le Dr. Schmidt, interprète de Hitler et sur la droite, von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères.

Le gouvernement de Vichy sera reconnu comme étant le seul gouvernement légal de la France. Cette entrevue a été organisée par Pierre Laval qui avait déjà rencontré le Führer le 22 octobre.

 

Pourquoi Montoire ?

Parce que le ministre allemand circule en train et que cette gare est proche de la ligne de démarcation ; elle est d'autre part à l'écart de toute agglomération, ce qui facilite sa protection ; enfin, la présence à proximité d'un tunnel permet de mettre le train officiel à l'abri d'une éventuelle attaque aérienne.

 

Dans une allocution à la radio le 30 octobre, Pétain appellera tous les Français à la « collaboration ».

Le 30 octobre 1940, conscient du trouble causé par cette fameuse poignée de main, Pétain prononce un discours à la radio qui tente, a posteriori, de justifier l’entrevue avec Hitler. Mais il s’agit surtout d’un aveu supplémentaire : la France s’engage donc bien, aux côtés des nazis.

 

Relire aussi :

10 juillet 1940 - Pétain instaure l'État Français

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

 

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 23:01

Le 23 octobre 1942, à El-Alamein (Égypte), l'Afrikakorps du maréchal Rommel recule devant la VIIIe armée britannique.

bataille d'El-Alamein

Les Anglais, emmenés par le général Montgomery, lancent une vaste contre-offensive contre les Allemands présents depuis le 30 juin à l'ouest d'Alexandrie. Le maréchal Rommel est obligé de reculer face à la percée de la VIII° armée britannique.

C'est le premier coup d'arrêt infligé à l'armée allemande après une guerre éclair qui lui a valu d'occuper la plus grande partie de l'Europe continentale et du bassin méditerranéen. Il a été rendu possible par l'héroïque résistance d'une brigade française à Bir Hakeim, au sud du dispositif britannique.

 

À Londres, devant la foule en joie, Winston Churchill exulte : « Ce n'est pas la fin, ni même le commencement de la fin ; mais c'est la fin du commencement ». Le Premier ministre britannique a compris que cette bataille était le tournant décisif de la Seconde Guerre mondiale. Il constatera plus tard : « Avant El-Alamein, nous n'avons jamais eu de victoire, après El-Alamein, nous n'avons jamais eu de défaite ! »

 

Après une victoire décisive des Alliés en novembre, les troupes allemandes et italiennes reculeront jusqu’à se retirer d'Egypte et de Libye. Au printemps 1943, les forces de l’Axe auront quitté l’Afrique du Nord.

 

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 23:01

Le 22 octobre 1962, à Washington, dans un discours mémorable prononcé d'une voix grave, le président américain John Fitzgerald Kennedy lance un ultimatum à peine voilé aux Soviétiques. Il les met en demeure de retirer les fusées à tête nucléaire installées à Cuba, aux portes des États-Unis.

Une semaine plus tôt, des photos aériennes prises par un avion-espion U2 ont révélé au président américain que les Soviétiques étaient en train d'installer des bases de lancement de fusées à tête nucléaire sur l'île de Cuba, à 200 kilomètres de la Floride et à portée immédiate des métropoles américaines.

Pour les Américains, cette épée de Damoclès est inadmissible.

 

Le monde tremble dans la crainte d'une guerre nucléaire entre les deux superpuissances.

Le président Kennedy confie la gestion de la crise à un Conseil de sécurité nationale placé sous l'autorité de son frère Bob et du Secrétaire à la Défense McNamara. Le vice-président Lyndon Johnson y participe exceptionnellement.

Pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, dans le secret, ce conseil élabore tous les scénarios possibles face à ce casus belli, y compris le pire, à savoir un bombardement de Cuba avec le risque d'un engrenage nucléaire.

 

Le 19 octobre, dans le salon ovale de la Maison Blanche, le général en chef de l'aviation (US Air Force) Curtis Le May tente encore de convaincre le président d'employer la manière forte.

Américains et Soviétiques négocient pendant ce temps dans les coulisses.

La tension est à son comble. Le président choisit en définitive le bluff et, dans son discours du 22 octobre, annonce une « quarantaine » autour de Cuba pour empêcher les navires communistes de livrer le matériel destiné aux bases de missiles.

C'est un jeu extrêmement périlleux : avec ce blocus (un acte de guerre qui ne dit pas son nom), on frôle à tout moment l'incident qui pourrait dégénérer en troisième guerre mondiale.

 

Dès le 24 octobre, des cargos soviétiques renoncent à poursuivre leur route vers l'île. Le 26 octobre, Nikita Khrouchtchev propose des négociations mais Kennedy ne veut rien d'officiel qui rappellerait les tristement célèbres accords de Munich (1938).

 

Le lendemain, un avion-espion U2 est abattu au-dessus de Cuba et son pilote tué. Kennedy prévient les Soviétiques que la prochaine agression de ce type serait suivie d'un bombardement des sites de missiles.

Mais finalement, du bout des lèvres, il accepte le principe des négociations et prend par écrit l'engagement de ne jamais tenter d'envahir Cuba. Par une clause secrète, il  s'engage aussi à démanteler ses missiles en Turquie, aux frontières de l'URSS.

 

Le 28 octobre, Khrouchtchev, l'honneur sauf, s'incline et accepte de démonter les sites de missiles.

 

Relire aussi :

14 octobre 1962 - Début de la crise des missiles de Cuba

30 août 1963 - mise en place du « téléphone rouge »

L’histoire d’un téléphone rouge qui n'était ni téléphone, ni rouge

 

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