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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 00:01

La République démocratique hongroise est proclamée le samedi 16 novembre 1918.

 

En 1918, l'Autriche-Hongrie s'effondre en quelques semaines…
Le 25 octobre, trois partis d'opposition, le Parti radical hongrois, le Parti social-démocrate hongrois et le Parti d'indépendance hongrois du comte Mihály Károlyi forment un Conseil national qui revendique la paix séparée, l'indépendance, le suffrage universel et la réforme agraire.

Le 27, l'empereur Charles Ier d'Autriche donne le titre d'« Homo regius » (littéralement « Homme du roi ») à l'archiduc Joseph-Auguste de Habsbourg-Lorraine dans l'espoir de contenir les velléités d'indépendances hongroises.

Le 30 octobre, les manifestants envahissent Budapest au cours de l'évènement connu sous le nom de « Révolution des Asters » (ou Révolution des chrysanthèmes, ou encore Révolution des reines-marguerites). L'ancien premier ministre, István Tisza, est assassiné par un groupe de soldats au cours de l'un des seuls actes de violence de la révolution. Mihály Károlyi forme un gouvernement de coalition approuvé par l'archiduc Joseph. Le 16 novembre, il proclame la République.

Mais la Hongrie indépendante doit gérer les conditions d'armistice imposées par les Alliés, qui prévoient l'amputation des deux tiers du territoire national, au profit de la Tchécoslovaquie, du Royaume de Roumanie et de l'État des Slovènes, Croates et Serbes.

 

Mihály Károlyi est élu chef de l'État le 11 janvier 1919 et Dénes Berinkey lui succède le 19 comme premier ministre ; le gouvernement est plusieurs fois remanié. Károlyi tente d'instaurer un État de droit alors que le pays est en plein désordre et annonce une réforme agraire radicale, partageant même ses propres domaines. Mais il doit faire face aux demandes de plus en plus pressantes des vainqueurs de la Première Guerre mondiale.

Le 20 mars, le chef de la mission militaire de la Triple-Entente, le lieutenant-colonel Fernand Vix, remet à Károlyi une note (dite Note Vix) exigeant sous 24 heures un nouveau recul du territoire hongrois, sur une nouvelle zone d'environ 100 km, allant presque jusqu'à la rivière Tisza. Ne pouvant accepter cet ultimatum, Károlyi et Berinkey démissionnent. Károlyi annonce alors son intention de former un nouveau gouvernement social-démocrate. Mais une proclamation signée de son nom circule aussitôt, annonçant que le président « transmet le pouvoir au prolétariat ». Károlyi niera toujours avoir rédigé et signé cette note. Le 21 mars, un nouveau gouvernement, formé par le Parti communiste hongrois et le Parti social-démocrate hongrois, qui ont fusionné la veille, proclame la République des conseils de Hongrie. Le régime du comte Károlyi n'a vécu que 171 jours !

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 00:01

Le lundi 11 novembre 1918, jour de l'Armistice, les Polonais ont proclamé leur indépendance qui sera confirmée par le Traité de Versailles. Depuis, le 11 novembre est fête nationale.*

 

En 1914, les Polonais partagés entre trois empires, depuis 1795, doivent se soumettre aux mobilisations respectives de la Première Guerre mondiale. 3,4 millions d'entre eux participent au conflit : 1,4 million dans l'armée autrichienne, 1,2 dans l'armée russe, 800.000 dans l'armée allemande.

Józef Piłsudski crée la Légion polonaise, qui se bat aux côtés de l'Autriche-Hongrie sous la promesse d'un État indépendant après la guerre, tandis que plus tard, les hommes de Józef Haller créent un corps de volontaires qui, sous le nom d'« Armée bleue », prendront part aux combats en Champagne du côté des Alliés à partir de mai 19187.

En 1915, l'armée allemande entre à Varsovie. Le Royaume du Congrès est alors occupé par l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie. D'après la déclaration du 5 novembre 1916, Guillaume II d'Allemagne et François-Joseph Ier d'Autriche créent à partir de l'ancien territoire (russe) du Royaume du Congrès un nouveau Royaume de Pologne. Roman Dmowski et Ignacy Paderewski, de leur côté, mettent en place le « Comité national polonais », qui organise les bases du futur État polonais, grâce à ses démarches auprès des forces de l'Entente, notamment la France.

Plus de 500.000 soldats polonais ont perdu la vie dans le conflit. Mais, le nombre de victimes civiles est beaucoup plus important ; plus de trois millions du fait des épidémies qui ont ravagé le pays, la retraite russe, notamment, ayant été accompagnée d'une politique de « terre brûlée » contraignant la population à l'exode.

Le 11 novembre 1918, la Pologne retrouve donc son indépendance avec la proclamation de la Deuxième République. Au mois décembre, éclate une révolte à Poznan, qui permet le rattachement de la Grande-Pologne au Royaume de Pologne. En février 1919, la diète proclame la Petite Constitution (en), Józef Piłsudski devient chef de l'État. Le 28 juin 1919, le Traité de Versailles reconnaît l'indépendance de la Pologne et lui accorde un accès à la mer, Ignacy Paderewski ayant joué un rôle décisif auprès du président Wilson.

 

Cette indépendance sera toutefois de courte durée puisqu'en septembre 1939 la Pologne est envahie par l'Allemagne nazie, ce qui déclenchera la Deuxième Guerre mondiale.

 

* Deux fêtes nationales existent en Pologne, le 3 mai (qui commémore la Constitution de 1791, la première en Europe) et le 11 novembre, date de la renaissance du pays qui fut rayé de la carte pendant plus de 140 ans.

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 00:01

1873 : La compagnie des chemins de fer de l'Est et la Compagnie du Chemin de fer des Vosges signent un traité d'utilisation commune de la gare d'Arches qui se trouve sur la ligne Épinal - Bussang et la ligne Arches - Saint-Dié.

1873 : La Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans (PO) met en service la ligne Orléans – Gien.

1879 : Ouverture de la gare de Wattignies - Templemars par la compagnie des chemins de fer du Nord.

xxe siècle

1904 : La section Valdonne - Fuveau, de la ligne Aubagne - La Barque, au profil quasi-montagneux, est achevée et connectée à la ligne Carnoules - Gardanne.

1904 : Ouverture de la station Quatre-Septembre de la ligne 3 du métro de Paris.

1969 : Fermeture de la ligne Charleval - Serqueux.

1969 : Fermeture de la section Mézidon - Dives-Cabourg de la ligne Mézidon - Trouville-Deauville.

1969 : Fermeture au trafic pour les voyageurs de l'ensemble des lignes du PO-Corrèze.

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 23:01

La gare de Calais Fréthun, située dans la ville de Fréthun, est mise en service le dimanche 26 septembre 1993.

Cette gare moderne compte 5 quais pour les voyageurs qui peuvent rejoindre Paris (Gare-du-Nord) en 1 h 40, Lille-Europe en 30 minutes, et Londres en seulement 1 h.

 

La gare de Calais-Fréthun est située à 10 km au sud-ouest du centre-ville de Calais et à proximité immédiate du terminal Eurotunnel de Coquelles.

La gare de Fréthun ne se compose pas que d'une seule gare, en vérité, car elle en regroupe 3 :

  • Une gare pour les voyageurs sur les lignes à grande vitesse nommées LVG Nord. Elle concerne l'Eurostar à destination de Paris ou Bruxelles, ou encore de Londres. 
    Les voyageurs qui se rendent à Londres doivent se présenter trente minutes avant le départ du train. Durant ce laps de temps, vous devez remplir les formalités pour la douane et passer les contrôles.
  • Une gare pour les TER.
  • Une gare pour le fret qui se trouve en parallèle avec les navettes nommées Le Shuttle qui est la navette d'Eurotunnel. Il existe deux sortes de navettes : une pour les camions et une autre pour le transport des bus et des voitures.

 

 

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 23:01

Le jeudi 25 août 1718, le gouverneur de la Louisiane fonde un comptoir sur une courbe du Mississippi, entre le delta et le lac Pontchartrain qui le borde sur sa gauche. Il est baptisé La Nouvelle-Orléans en l'honneur du duc Philippe d'Orléans, qui exerce alors la régence pendant la minorité de Louis XV.

 

Découverte en 1682 par Cavelier de La Salle, la Louisiane a tardé à prendre son essor et son développement doit beaucoup aux investissements consentis par la Compagnie du Mississippi de John Law.  Le gouverneur de la colonie, Jean Baptiste Le Moyne de Bienville, obtient d’elle la création d’un comptoir à l’embouchure du fleuve en 1717. Mais ce n’est que durant l’été 1718 que La Nouvelle-Orléans sort de terre. L'ingénieur Adrien de Pauger est chargé de tracer le plan en damier de la future cité.

Le site, au milieu de marais tropicaux, n'en est pas moins incommode et même rebutant. Craignant à juste titre les fièvres, les Européens y regardent à deux fois avant de s'y installer. La Nouvelle-Orléans est aussi construite en-dessous du niveau de la mer et ses habitants doivent lutter en permanence contre les crues du fleuve et les ouragans tropicaux.

La Nouvelle-Orléans deviendra la capitale de la colonie de Louisiane. Cédée en 1762 à l'Espagne, qui la restituera à la France en 1800, elle sera vendue aux États-Unis en 1803 par le premier consul, Napoléon Bonaparte, avec le reste de la Louisiane.

 

 

Lire également : 30 avril 1803 - Bonaparte cède la Louisiane

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 12:16

Le 24 août 1852, la concession de la ligne de chemin de fer de Bordeaux à Sète (écrit Cette jusqu'en 1927) est attribuée par décret à la compagnie du chemin de fer du Midi.

La gare de Bègles, première station en sortant de Bordeaux Saint-Jean

 

Compagnie du chemin de fer de Bordeaux à Cette

La Compagnie du chemin de fer de Bordeaux à Cette est créée le 24 septembre 1846. C’était l'un des plus ambitieux projets de développement des chemins de fer en France au milieu du XIXe siècle, d'une longueur de 526 kilomètres. La ligne devait progressivement rejoindre l'Atlantique à la Méditerranée, pour faire de la concurrence au canal du Midi et au canal latéral à la Garonne. Mais, faute de fonds suffisants, la compagnie fut dissoute le 31 juillet 1847.

Comme ils avaient déjà obtenu les concessions de la ligne de Bordeaux à La Teste et de Lamothe à Bayonne, les frères Péreire furent les mieux placés pour reprendre le projet de liaison entre l'Atlantique et la Méditerranée.

 

Compagnie des chemins de fer du Midi

La Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne (dite aussi Compagnie des Chemins de fer du Midi) créée en 1852 par les frères Pereire, est l'une des anciennes grandes compagnies privées de chemin de fer française. Son réseau desservait la partie du sud-ouest de la France comprise entre la Garonne et les Pyrénées. À l'époque, le territoire français était partagé entre six grandes compagnies ferroviaires, la Compagnie du Midi étant la seule n'ayant pas d'accès direct à la capitale.

En 1934, la compagnie du Midi qui dispose alors d'un réseau de 4.300 km, fusionne son exploitation avec celle de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. Les deux sociétés conservent leur structure juridique et leurs concessions. En 1938, l'exploitation commune des deux réseaux est intégrée dans la SNCF et l'ensemble des actifs ferroviaires de la compagnie du Midi sont nationalisés.

 

Chronologie de la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville

24 août 1852 : concession à la Compagnie du Midi.

31 mai 1855 : ouverture de Bordeaux à Langon.

4 décembre 1855 : ouverture de Langon à Tonneins.

29 mai 1856 : ouverture de Tonneins à Valence-d'Agen.

30 août 1856 : ouverture de Valence-d'Agen à Toulouse.

22 avril 1857 : ouverture de Toulouse à Cette.

1862 : achèvement de la mise à double voie.

20 décembre 1935 : mise en service de l'électrification en 1500 V continu entre Montauban et Sète.

1er juin 1980 : mise en service de l'électrification en 1500 V continu entre Bordeaux et Montauban.

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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 23:01

Le mardi 10 août 1920, le premier traité entre les Alliés et la Turquie est signé à Sèvres, dans les Hauts-de-Seine.

 

Fin 1918, les troupes alliées occupent Constantinople, la capitale de l’Empire, ainsi que de nombreux territoires ottomans : les forces britanniques contrôlent la Mésopotamie et une bonne partie de la Syrie, la France occupe la Cilicie, les Italiens le sud-ouest de l’Anatolie et l’armée grecque se déploie en Thrace orientale et à Smyrne. L’avenir de la région est dorénavant largement entre les mains des puissances occidentales. Après plusieurs rencontres et conférences, les Alliés finissent par s’entendre sur les conditions de paix avec l’Empire lors de la conférence de San Remo, en Italie, en avril 1920. Un traité de paix est signé à Sèvres, en France, par le Sultan Mehmet VI (1861-1926), dernier sultan ottoman, qui choisit de coopérer avec les Alliés. Les conditions du traité sont pourtant humiliantes pour un des plus grands empires de l’histoire moderne :

 

En effet, pour punir l'empire ottoman de sa participation à la guerre mondiale aux côtés de l'Allemagne, les Alliés lui imposent un démembrement qui le réduit à une fraction de l'Anatolie, exclusivement peuplée de Turcs.

La Grèce récupère la côte égéenne, peuplée de Grecs depuis l'Antiquité. À l'Est, l'Arménie et le Kurdistan obtiennent le droit à l'indépendance.

 

Si le sultan se résigne, après deux mois de discussion, à signer le traité de Sèvres, il est considéré comme inadmissible par les nationalistes, dirigés par Mustafa Kemal. Ce héros de la guerre, qui mène, à partir de l’Anatolie, une lutte acharnée contre le gouvernement de Constantinople et contre les puissances occupantes depuis juin 1919, le rejette immédiatement. La sévérité des clauses du traité de Sèvres l’aide alors à rallier une bonne partie de la population au mouvement…

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5 août 2018 7 05 /08 /août /2018 23:01

Menant une guerre ouverte depuis 1282 pour le contrôle de la Sardaigne et de la Corse, les républiques de Pise et de Gênes jettent leurs flottes dans une bataille décisive au cœur de la mer Tyrrhénienne : la bataille de La Meloria.

C'est l'une des plus grandes batailles navales du Moyen Âge avec près de deux cent galères engagées et dix mille victimes du côté pisan.

 

Le dimanche 6 août 1284, revenant d’une incursion en Ligurie par cette chaude matinée ensoleillée, la flotte de la république de Pise qui aligne 72 galères réparties en trois escadres est commandée par Podesta Morosini da Venezia, Andreotto Saraceno et Conte Ugolino della Gherardesca.

La rencontre est inévitable avec la flotte génoise supérieure en nombre dont les 100 galères remontent de Sardaigne sous les ordres de l’amiral Oberto Doria. Or, une seconde flottille génoise commandée par Benedetto Zaccaria attend, postée derrière le rocher de la Meloria, au large de Livourne,  à l’insu des Pisans.

Cette ruse de guerre sera déterminante pour l’issue de la bataille. Les deux flottes en formation de combat se rapprochent en dessinant un arc. Les galères pisanes arborent à la proue un rostre capable d’éventrer les navires ennemis mais les Génois ont enlevé les leurs afin de laisser une plus grande liberté de mouvement à leurs arbalétriers.

Connue sous le nom de balestrieri del Mandraccio, cette unité d’élite est utilisée également à terre comme armée mercenaire. L’amiral pisan Morosini s’avance, tandis qu’Andreotto Saraceno se tient sur les côtés et que le Conte Ugolino forme une seconde ligne sur l’arrière.

En face, Gênes déploie 63 galères commandées par Oberto Doria. L’engagement est très violent. Les catapultes bombardent et écrasent l’ennemi. On se lance aussi à mains nues des pierres, de la poix bouillante et même de la chaux vive. Ceux qui par malchance tombent à la mer sont frappés à coups de rames !

La bataille, âpre, dure plusieurs heures. Et au moment décidé par l’amiral Doria, l’escadre de Zaccaria en embuscade derrière la Meloria fonce sur l’ennemi semant l’effroi.

La manœuvre consiste à frapper les Pisans par le flanc. Au moyen d’une grosse chaîne tendue entre deux galères, les Génois balayent d’un coup le pont du navire amiral pisan et foncent aussitôt sur les galères ennemies, provoquant un carnage.

Comprenant soudain la ruse des Génois disposant d’une seconde flotte en réserve, Conte Ugolino au lieu d’affronter l’ennemi ordonne à ses vingt galères de se retirer à Porto Pisano. Accusé de haute trahison, il sera enfermé à Pise dans une tour avec toute sa famille et condamné ainsi à mourir de faim…

 

Cette bataille consacre ainsi la suprématie de la République de Gênes sur la Méditerranée occidentale. Pise tombe sous l'influence de Florence, sa rivale en Toscane.

 

Territoire pontifical en vertu d'une donation qui aurait faite par Pépin le Bref au pape Étienne II en 754, la Corse passe de la tutelle de Pise à celle de Gênes sans cesser d'appartenir officiellement au Saint-Siège. Mais sous l'administration génoise, sa situation tend à se dégrader...

Elle est divisée en deux régions administratives séparées par la chaîne montagneuse centrale : l'En-Deçà-des-Monts (capitales : Bastia et Calvi) et l'Au-Delà-des-Monts (capitale : Ajaccio). Ces régions recoupent les limites des départements institués par la Révolution en 1793, le Golo et le Liamone, ainsi que des départements institués par la Ve République en 1976 : la Haute-Corse et la Corse du Sud. Elles sont elles-mêmes subdivisées en 90 pièvi (l'équivalent des cantons actuels). Chaque pièva correspond à peu près à une vallée.

 

Voir aussi :

15 mai 1768 - Gênes cède la Corse à la France

30 novembre 1789 - La Corse devient française

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2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 23:01

Samuel de Champlain, un grand navigateur, explorateur, cartographe, et géographe français, remonte le Saint-Laurent et débarque au pied du cap Diamant.

 

Le jeudi 3 juillet 1608, l'explorateur Samuel de Champlain débarque à Québec en compagnie d'une trentaine d'ouvriers et y fonde le premier établissement français permanent en Amérique. D'abord un comptoir de commerce, Québec est appelée à devenir le centre administratif et politique de la Nouvelle-France.

Québec va donner son nom à la province canadienne dont elle est aujourd'hui la capitale administrative.

 

Origine de la naissance de Québec

En 1535, lors de son deuxième voyage, Jacques Cartier est le premier Européen à passer l'hiver sur le site. Fréquenté depuis près de 10.000 ans par des peuples autochtones, l'endroit est occupé par le village iroquoien de Stadaconé. Six ans plus tard, Cartier est de retour à titre de guide de Jean-François de La Rocque de Roberval. Mandatés par le roi François 1er, les deux hommes tentent d'établir une colonie permanente à l'embouchure de la rivière du Cap Rouge. Ce projet colonial est abandonné en 1543 après que la guerre franco-espagnole force Roberval à rentrer en France.

L'idée d'implanter une colonie permanente sur le site de Québec refait surface au début du XVIIe siècle. Le commerce des fourrures ayant pris de l'importance, il devient de plus en plus intéressant d'installer un poste de traite au bord du fleuve Saint-Laurent, loin de la concurrence et près de zones riches en fourrures.

En 1608, Pierre Du Gua de Monts, détenteur du monopole de la traite en Nouvelle-France, commandite l'expédition de Champlain et le charge de fonder un comptoir permanent.

 

Le choix de s'établir à Québec n'est pas un hasard. De 1603 à 1608, Champlain est à la recherche du lieu idéal pour fonder un établissement le long de la côte atlantique et autour du Saint-Laurent. Au terme de cette prospection, après qu'il ait considéré plusieurs sites, notamment celui de Trois-Rivières, Champlain conclut que : « Aucun lieu ne peut être plus commode ni être mieux situé que la pointe de Québec, ainsi appelée des sauvages, laquelle est remplie de noyers ».

Il le choisit en raison de son emplacement stratégique à proximité des voies commerciales de la traite des fourrures, de son climat relativement tempéré, de la fertilité de ses sols et de l'avantage militaire que confère le promontoire constitué par le Cap Diamant.

 

Durant les années qui suivent la construction de la première habitation, Québec n'est guère davantage qu'un comptoir de commerce fortifié dépendant de l'approvisionnement transatlantique. Douze ans après sa fondation, seulement une soixantaine de colons y vivent.

 

Voir aussi : 9 août 1534 - Jacques Cartier découvre le Saint-Laurent

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 23:01

La République malgache, proclamée en octobre 1958, accède à l'indépendance le dimanche 26 Juin 1960.

 

L'île, située au sud-est de l'Afrique, avait été annexée par les Français en 1896. C’est la cinquième plus grande île du monde après l'Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo. Longue de 1 580 km et large de 580 km, Madagascar couvre une superficie de 587.000 km2 (plus grande que celle de la France).

La révolte de mars 1947, sévèrement réprimée par les colons français, marque l'apogée du mouvement nationaliste malgache.

La loi-cadre Defferre de 1956 contribue au renouveau de la vie politique malgache. Elle institue le suffrage universel et supprime dans le même temps la distinction au sein de l'électorat entre citoyens et autochtones. Elle permet également la création d'un pouvoir exécutif autonome.

Le 14 octobre 1958, une deuxième étape est franchie vers l'indépendance effective : Philibert Tsiranana est élu président de la nouvelle République de Madagascar. La population malgache accepte alors par référendum d'entrer dans la Communauté française. La métropole continue donc à diriger la politique étrangère, la défense et l'économie de l'île, notamment la gestion des matières premières stratégiques. Après la dissolution de la Communauté en 1960, Madagascar obtient son indépendance le 26 Juin 1960.

 

La Première République malgache reste très étroitement liée à la France par les accords de coopération. Le président Tsiranana, critiqué par la population pour son soutien aux intérêts français, fait face à une contestation grandissante, en particulier la grève des étudiants menée de la capitale vers les provinces, et quitte le pouvoir en 1972.

 

Voir aussi : 29 mars 1947 - Une insurrection à Madagascar débute dans la nuit

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 23:01

Le 22 juin 1636, les missionnaires sont bannis du Japon et les Japonais ont interdiction de quitter l'archipel. Le vieil empire du Japon se replie ainsi sur lui-même pour plus de deux cents ans...

 

En 1542, pour la première fois, un navire portugais accoste au Japon. C'est le début de relations fructueuses pour le Portugal. Les marchands sont suivis par des missionnaires jésuites. Le premier est saint François Xavier. Sa prédication rencontre un immense succès : trente ans après son passage, on compte 150.000 convertis et 200 églises, principalement autour de Nagasaki.

En 1600, un navire hollandais accoste involontairement sur l'île de Kyushu. Les Hollandais, de confession calviniste (protestante), tiennent les catholiques pour des agents du diable et médisent sur eux auprès des autorités.

Irrité, le shogun (général en chef) Leyasu interdit le christianisme en 1612. Son fils et successeur Hidetada fait brûler vif cinquante chrétiens à Édo en 1623.

Treize ans plus tard, le 22 juin 1636, par un décret du shogun Tokugawa Iemitsu, le Japon se ferme aux influences étrangères.

 

Parmi les instructions données par le shogun, on note :

Aucun navire japonais n’est autorisé à partir vers d’autres pays.

Aucun Japonais ne doit se rendre secrètement à l’étranger. Quiconque le tentera sera mis à mort ; le navire et son propriétaire seront saisis jusqu’à ce que les hautes autorités aient été informées.

Tout japonais vivant actuellement à l’étranger qui essaiera de revenir au Japon sera mis à mort.

Tout navire étranger qui se présentera devra être surveillé par des navires fournis par le han d’Omura pendant qu’un rapport sera transmis à Edo, comme il a été fait jusqu’ici.

Tout étranger qui aidera les bateren  ou autres criminels étrangers sera emprisonné à Omura, comme il a été fait jusqu’ici.

Aucun enfant des Barbares du Sud ne sera autorisé à rester au Japon. Quiconque violera cet ordre sera mis à mort, et les parents punis selon la gravité du délit.

Tout Japonais ayant adopté un enfant des Barbares du Sud mériterait mort. Cependant de tels enfants adoptés et les parents adoptifs seront remis aux Barbares du Sud pour être déportés.

Tout déporté qui tentera de revenir ou de communiquer avec la Japon par lettre ou autrement sera naturellement mis à mort si l’on peut se saisir de lui, tandis que ses parents seront traités sévèrement, selon la gravité du délit.

Les samurais ne sont pas autorisés à entretenir des relations commerciales directes avec les marchands étrangers ou chinois à Nagasaki.

Personne, en dehors des « cinq villes » (Edo, Kyoto, Osaka, Sakaï – le port d’Osaka – et Nagasaki) n’est autorisé à participer à l’itowappu (la vente de soie en gros aux guildes des négociants en soie) et à la fixation des prix de la soie. »

 

Au XIXème siècle, les Occidentaux interviendront militairement pour obliger le Japon à s'ouvrir au commerce international.

 

Voir aussi : 8 juillet 1853 - Le Japon s'ouvre à l'Occident

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 23:01

Le dimanche 12 juin 1898, au terme d'un soulèvement contre l'Espagne, puissance coloniale, les Philippins proclament leur indépendance.

La rébellion de l'archipel contre le gouvernement espagnol avait été encouragée par les États-Unis, qui étaient entrés en guerre contre l'Espagne quelques semaines plus tôt. Mais ce soutien n’avait pas pour objectif de libérer les Philippins. D’ailleurs, les États-Unis ne reconnaîtront pas cette indépendance et réprimeront durement les révoltes indépendantistes.

Contexte

Les Philippines étaient sous domination espagnole depuis 1565. L'archipel est resté à l'écart des grandes civilisations jusqu'à son occupation par l'Espagne, au temps du roi Philippe II, qui lui a donné son nom. Les colonisateurs y ont introduit la religion catholique, faisant des Philippines le seul État d'Asie à majorité chrétienne. Pendant la période coloniale, les terres étaient distribuées d'office à des particuliers espagnols ou à l'Église. L'administration  relevait du vice-roi du Mexique, faisant des Philippines la colonie d'une autre colonie !

Vers une indépendance difficilement acquise

Le 7 juillet 1892, Andres Bonifacio fonde la Katipunan. C'est la première organisation indépendantiste notable. Elle déclenche une insurrection en août 1896 mais celle-ci échoue quelques mois plus tard. Andres Bonifacio est tué par un rival et son meurtrier, Émilio Aguinaldo, prend la tête des indépendantistes. Alors en guerre contre l'Espagne, les États-Unis promettent leur aide aux Philippins.

Le 1er mai, l'escadre américaine du Pacifique, sous les ordres du commodore Dewey, entre dans les eaux du port de Manille, aux Philippines. L'escadre détruit la flotte espagnole de l'amiral Montojo. Quelques mois plus tard, les Espagnols abandonnent l'archipel.

Après succès, le président américain William McKinley envoie une armée de plus de cent mille hommes prendre possession de l'archipel... et réduire à néant les promesses faites aux indépendantistes.

 

Émilio Aguinaldo s'aperçoit qu'il a été floué. Le 4 février 1899, il se retourne contre les nouveaux colonisateurs qui réagissent violement : la répression fait 200.000 victimes.

En 1902, les États-Unis autorisent l'élection d'un Parlement philippin mais l'autonomie sera accordée qu’en 1934 et l'indépendance ne deviendra effective qu'en 1946, après une occupation japonaise.

 

La déclaration du 12 juin 1898 ne doit pas être confondue avec l’indépendance du 4 juillet 1946 (qui marque la fin de la colonisation américaine). L’existence de ces deux jours de l’indépendance a créé des débats pour le choix de la fête nationale. C’est finalement le 12 juin qui a été retenu comme fête nationale aux Philippines.

 

Voir aussi : 4 juillet 1946 - Indépendance des Philippines

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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 23:01

Le vendredi 10 juin 1791, le roi anglais George III signe l'Acte constitutionnel du Canada. Il partage la colonie nord-américaine en deux provinces :

– À l'ouest de la rivière Outaouais (Ottawa en anglais), est créé le Haut-Canada, à dominante anglophone.

– À l'est, le Bas-Canada réunit les Canadiens de souche française. Il compte 160.000 habitants dont seulement 20.000 anglophones. Sa capitale est la ville de Québec.

Le Bas-Canada inclut la Nouvelle-France, qui sera annexée par l'Angleterre en 1763, par le traité de Paris.

L'Acte constitutionnel (The Clergy Endowments Canada Act 1791) adoptée par le Parlement de Grande-Bretagne est entré en vigueur le 28 décembre 1791.

Cette loi entérine les changements constitutionnels qui font partie de la réorganisation de l'Amérique du Nord britannique, à la suite de pressions exercées par des milliers de Loyalistes venus trouver refuge au Canada au lendemain de la guerre d’Indépendance des États-Unis.

 

 

En 1840, un Acte d'Union réunira le Haut et le Bas-Canada en une seule province, appelée Canada.

 

Lire également :

24 juillet 1534 - Jacques Cartier prend possession du Canada

1er juillet 1867 - Naissance du Canada

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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 23:01

Le dimanche  8 juin 1783, le volcan islandais Laki entrait en éruption. Au début celle-ci fut explosive, puis elle continua en émission de lave pendant des mois, jusqu’en février 1784. Les cendres recouvrirent l’île. Les conséquences pour toute l'Europe en sont dramatiques.

 

Le Laki, volcan qui culmine à 500 m d'altitude, s’active le 8 juin 1783, Une gigantesque fissure éruptive de plus de 40 km, l'ouvre en deux, donnant naissance à 110 cratères, tous alignés sur cette fissure, nommée fissure de Lakagigar.

La quantité de sulfates dans l'air connaît un pic dramatique et tous les êtres vivants en sont affectés : 80% des moutons islandais, la moitié des bovins et des chevaux périssent dans l'année. La famine tue un cinquième de la population de l'île, ramenant celle-ci à 40.000 habitants.

Mais les problèmes ne se limitent pas à l'Islande : poussé par les vents, le nuage volcanique atteint l'Europe continentale dans les jours et les semaines qui suivent. Le dioxyde sulfurique présent dans la brume attaque le système respiratoire des plus faibles. En Angleterre, la surmortalité est 30 % supérieure à la moyenne. En France, les registres paroissiaux révèlent un taux identique, notamment chez les enfants de 1 à 8 ans, et ce, dans toutes les couches sociales. Au total, 160.000 personnes auraient succombé en Europe !

On en constate même les effets en Asie et en Amérique du nord. Affolée par le brouillard dense, qui prend parfois une couleur sang, et les pluies de cendre, la population panique et recourt aux superstitions pour prévenir la catastrophe.

 

Les années qui ont suivi l'éruption du Laki furent marquées par des phénomènes météorologiques extrêmes, dont des sécheresses et des hivers très rigoureux. Après avoir élevé la température dans les premiers jours, les nuages volcaniques, en empêchant le rayonnement solaire de toucher la terre, provoquent un hiver exceptionnellement froid en Europe. La Seine est totalement gelée le 1er février 1784. Et lorsqu'intervient la fonte des neiges, les rivières sortent de leur lit à travers tout le continent : de Caen à Prague, les inondations sont catastrophiques. À Paris, elles durent un mois et demi.

 

 

Voir également : 10 avril 1815 - Le mont Tambora explose

 

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 23:01

Quelques implantations de colons allemands ont lieu dès les 16e et 17e  siècles, en Afrique et en Amérique du Sud. Mais on ne peut pas véritablement les considérer comme faisant partie d’un empire colonial.

Avec la création du deuxième Reich, en 1871, l’impérialisme allemand s’affirme dans les domaines économique, commercial, industriel et financier, et ce dans le monde entier. Cet impérialisme se traduit aussi, progressivement, par une expansion coloniale.

 

Le jeudi 24 avril 1884, le chancelier allemand Otto von Bismarck proclame la souveraineté de l'Empire allemand sur le Lüderitz-land ou Sud-Ouest africain (l'actuelle Namibie). C'est le début de L'empire colonial allemand qui comprendra en plus du Sud-Ouest africain : le Tanganyika, le Rwanda-Burundi, le Cameroun, le Togo, et une partie de la Nouvelle-Guinée.

Souverain autocrate, Guillaume II prend conscience qu'au-delà des motivations économiques, la colonisation renforce le prestige du pays colonisateur et son « poids » sur la scène internationale dans les rapports de force diplomatiques. Il devient ainsi nécessaire d’avoir un empire colonial à sa mesure pour y être considéré comme une grande puissance. Mais à mesure que la colonisation de l'Afrique progresse, les territoires restant à conquérir se faisant de plus en plus rares, la compétition coloniale contribue au choc des impérialismes et, au-delà, des nationalismes européens.

 

L’Empire allemand sera partagé entre les vainqueurs de la Première Guerre mondiale en 1919.

La perte des colonies fut ressentie par le peuple allemand comme une des humiliations issues du Traité de Versailles.

 

Liens du jour :

L’empire colonial allemand

La défense des colonies allemandes avant 1914 entre mythe et réalités

 

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 23:01

Le lundi 4 avril 1960, par un accord avec le gouvernement du général de Gaulle, Léopold Sédar Senghor obtient l'indépendance de la Fédération du Mali, qui réunit le Sénégal et le Soudan français, deux colonies de l'Afrique Occidentale Française (AOF).

 

L'indépendance est effective le 20 juin suivant. Mais dès le 20 août, le Sénégal se retire de la fédération. Léopold Sédar Senghor est élu premier président de la jeune république le 5 septembre 1960, avec une Constitution calquée sur celle de la Ve République.

Deux ans plus tard, les tensions montent cette fois entre le président Senghor et le chef du gouvernement Mamadou Dia, plus ancré à gauche. En décembre 1962, dénonçant une tentative de coup d'État, Senghor fait emprisonner Dia (il sera libéré en 1974). En avril 1963, une nouvelle Constitution est adoptée, qui supprime le poste de Premier ministre et établit un régime présidentiel.

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 23:01

Le 1er avril 1572, des « gueux », qui sont en réalité des nobles calvinistes, débarquent en Hollande et s'emparent du port de Brielle et quelques jours plus tard de celui de Flessingue. Cet événement a provoqué la généralisation de la rébellion hollandaise contre l'Espagne à d'autres cités de Hollande et de Zélande.

C'est le début d'une longue guerre de libération des Provinces-Unies, sous souveraineté espagnole, la « guerre de Quatre-Vingts Ans ». Elle donnera naissance aux Pays-Bas actuels.

 

La prise de Brielle

Les Gueux de mer étaient conduits par le Liégeois Guillaume II de La Marck, seigneur de Lummen. À la fin de mars, ils partirent de Douvres (Angleterre), expulsés par Élisabeth Ire d'Angleterre, qui interdit de les aider. Avec une flotte de 24 embarcations de diverses tailles et environ 200 hommes, ils mirent le cap vers la Zélande. Poussés par la fatigue et le manque de vivres, ils remontèrent la Meuse en direction de Brielle.

La cité, fortifiée, était peu peuplée et se trouvait sans garnison militaire pour la défendre. Les Gueux de mer divisèrent leur flotte en deux: pendant que le Liégeois La Marck s'approchait par le nord, le huguenot français Guillaume de Blois, seigneur de Treslong, attaqua par le sud. Les habitants, qui en majorité, avaient fui devant la présence des assaillants, n'opposèrent aucune résistance, et les Gueux prirent facilement la cité.

Le IIIe duc d'Albe Ferdinand Alvare de Tolède, à cette époque gouverneur des Pays-Bas espagnols envoya le comte de Bossu, stathouder de Hollande et Zélande après le renoncement de Guillaume Ier d'Orange-Nassau, avec la mission d'étouffer la rébellion. Bossu leva dix compagnies de la garnison d'Utrecht. Arrivé à La Brielle, ses troupes furent rejetées par les hollandais, qui mirent le feu à quelques barques espagnoles, obligeant les forces de Bossu à se retirer vers Rotterdam.

 

Après la prise de Brielle, d'autres cités de Hollande et Zélande rejoignirent la rébellion. Le 6 avril, les Gueux prirent Flessingue et ensuite Dordrecht et Gorcum, où ils arrêtèrent dix-neuf religieux catholiques qui furent exécutés sans jugement, religieux qui ont été appelés les Martyrs de Gorcum.

L'extension du conflit a entraîné sept ans après la fondation des Provinces-Unies et l'aggravation de la guerre contre l'Empire espagnol, qui se terminera en 1648 avec l'indépendance définitive des Pays-Bas vis-à-vis de la monarchie espagnole.

 

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 00:01

1847 : Ouverture du tronçon de la ligne de chemin de fer entre Amiens et Abbeville sur la ligne Longueau -Boulogne par la Compagnie du chemin de fer d'Amiens à Boulogne (qui fusionnera en 1852 avec la Compagnie des chemins de fer du Nord). La « station d'Abbeville » est mise en service à cette occasion. Le prolongement jusqu'à Neufchâtel-Hardelot est ouvert le 21 décembre 1847, et la totalité de la ligne le 17 avril 1848.

 

1870 : Mise en service du tronçon de 4 km entre l'Ille-sur-Têt et Bouleternère (Pyrénées-Orientales) par la Compagnie PP (Compagnie du chemin de Fer de Perpignan à Prades).

Ne parvenant pas à terminer la ligne dans le temps imparti par le cahier des charges, elle adresse à l'administration, le 8 avril 1870, une demande de prolongation du délai pour l'achèvement de la construction de la ligne, elle est acceptée et confirmée par le décret Impérial du 24 juin 1870 qui repousse la date limite au 1er juin 1871. La compagnie est déclarée en faillite le 6 novembre 1878. En 1881, l'État français rachète la ligne de Perpignan à Prades.

 

1937 : Dernier jour de circulation du dernier tramway de Paris, sur la ligne 123/124 Porte de Saint Cloud - Cours de Vincennes. Le lendemain, les autobus livrés par Renault prenaient la relève. Des véhicules de 40 places succédaient à des tramways, âgés d'à peine plus de 15 ans, qui pouvaient en transporter 120... on appelait cela le progrès !

 

1996 : L’entreprise ferroviaire publique américaine Amtrak choisit le matériel American Flyer construit par Bombardier et Gec-Alsthom. Ce matériel pendulaire, dérivé du TGV français est destiné au futur service Acela.

 

2006 : Le projet de nouveau pont ferroviaire traversant le Rhin entre Strasbourg et Kehl a été officiellement adopté, à l'occasion du 6e conseil des ministres franco-allemand,. L’objectif est de permettre la traversée du Rhin par des trains rapides (à une vitesse pouvant atteindre 120 km/h contre seulement 60 km/h avec le pont de 1956). Les travaux ont commencé en mars 2008. Il a été inauguré le 10 décembre 2010.

 

2006 : Louis Gallois, président de la SNCF, a annoncé des résultats records pour son entreprise en 2005 ; le bénéfice de la SNCF en 2005 a été de 1,3 milliard d'euros. Après des années plus difficiles, le bénéfice 2017 est de 1,33 milliard d'euros.

 

2007 : Anne-Marie Idrac, nouvelle présidente de la SNCF, inaugure le premier tronçon la LGV Est européenne, trois mois avant sa mise en service commercial. Le train inaugural a quitté vers 16h00 de la gare de Paris-Est emportant à son bord le ministre des Transports, Dominique Perben, et l'ensemble des partenaires finançant la ligne. Le convoi est arrivé en gare de Lorraine TGV à Louvigny, à 17 h 40, avec un arrêt sur le parcours en gare de Champagne-Ardenne TGV à Bezannes.

Illuminations et feux d'artifices ont marqué l'inauguration en grande pompe de la LGV-Est.

 

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13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 00:01

Le dimanche 13 mars 1988, le Japon inaugure un tunnel reliant Honshu, l'île principale du pays, à l'île d’Hokkaido. D'une longueur de 53,85 km, il s'agit alors de la plus grande voie de communication souterraine du monde (le tunnel sous la Manche mesure 50,45 km). Il appartient à la ligne Kaikyō des chemins de fer japonais.
 

 

Le tunnel du Seikan est creusé sous le détroit de Tsugaru au Japon. Il relie Aomori dans l'île de Honshū à l'île de Hokkaidō. Il comporte un tronçon de 23,3 km sous le fond marin (le tronçon sous-marin du tunnel sous la Manche mesure 37,5 km). Le point le plus bas se situe à 240 m sous le niveau de la mer (à 100 m sous le fond marin).

 

La décision de construire ce tunnel a été prise après le naufrage du ferry Tōya Maru qui provoqua la mort de 1.159 passagers en 1954.

La nature volcanique, trop instable, des roches localisées sous le détroit de Tsugaru a conduit les constructeurs à creuser à l'explosif (dynamite) la plus grande partie de la galerie. Les premiers forages d'essais ont commencé en 1961, le creusement du tunnel proprement dit a démarré en 1971 de part et d'autre du détroit et la jonction des deux tronçons a eu lieu en 1983.

Deux gares de voyageurs (Yoshioka-Kaitei, côté Hokkaidō et Tappi-Kaitei, côté Honshū) ont été construites dans le tunnel, sous la ligne côtière — toutes deux présentant des expositions qui détaillent l'histoire et les fonctions du tunnel.

 

Cet ouvrage reste le plus long tunnel sous-marin à ce jour. Mais depuis 2016, le plus long tunnel du monde est le tunnel de base du Saint-Gothard mesurant 57,1 km. Il s’agit d’un tunnel ferroviaire bi-tube passant sous le massif du Saint-Gothard, en Suisse. Sa mise en service commerciale a eu lieu le 11 décembre 2016. Il est essentiellement destiné au trafic ferroviaire à grande vitesse.

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 00:01

Grâce aux négociations entamées par le Docteur Seewoosagur Ramgoolam, la possession anglaise de l'île Maurice accède à l'indépendance le mardi 12 mars 1968.

L'île Maurice a été découverte en 1547 par Péro de Mascarenhas, capitaine portugais, en même temps que les deux autres îles de l'archipel (Réunion et Rodrigues) qui en a gardé le nom de Mascareignes. La première occupation date de 1598 et est l'œuvre de l'amiral hollandais Van Nek qui donne à l'île le nom de Mauritius en l'honneur du prince Maurice d'Orange.

Après plusieurs siècles de domination hollandaise (1598-1710), française (1710-1810) puis britannique, l'île Maurice acquiert son indépendance. C'est le dénouement d'un long processus engagé, en septembre 1965, lors de la conférence constitutionnelle de Lancaster House, à l'issue de laquelle le secrétaire d'Etat aux Colonies, Anthony Greenwood et le Premier ministre mauricien, Seewoosagur Ramgoolam signent un accord prévoyant le désengagement progressif des Britanniques dans l'île.

Le 22 août 1967, Ramgoolam dépose à la table de l’Assemblée une motion « C’est le désir du peuple de Maurice d’accéder à l’indépendance au sein du Commonwealth. C’est la fin d’un voyage et le début d’un autre ».

 

L’indépendance ne vient que le 12 mars 1968, à midi, le drapeau quadricolore est pour la première fois hissé dans le ciel mauricien au Champ de Mars, en remplacement de l’Union Jack. La Reine d’Angleterre reste toutefois chef de l’État, elle est désormais représentée par un gouverneur général, Sir John Rennie.

 

Après 24 ans d’une démocratie stable ponctuée d’élections libres et régulières ainsi qu'un bilan positif en matière de droits de l’homme et sur le plan économique, le Parlement vote à une très large majorité l'abolition de la monarchie.

Maurice devient une République le 12 mars 1992, tout en restant au sein du Commonwealth. Le pays inclut l'île principale de Maurice mais aussi l'île Rodrigues à 560 kilomètres à l'est de l'île principale. Les îles plus lointaines d'Agaléga et de Saint Brandon font également partie du territoire national. La capitale et plus grande ville est Port Louis. De plus, Maurice revendique sa souveraineté sur l'archipel des Chagos (Royaume-Uni) et l'île de Tromelin (France).

 

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 00:01

Le vendredi 10 mars 1893, le gouvernement français regroupe ses comptoirs du golfe de Guinée dans une colonie qui prend le nom de « Côte d'Ivoire ». Elle perdurera à peine plus d'un demi-siècle, jusqu'à son indépendance en 1960.

 

La nouvelle colonie constitue un quadrilatère de 322.463 km2, soit les 2/3 de la France, avec un peu plus d'un million d'habitants au début du XXe siècle (23,8 millions en 2017). Elle est délimitée par le golfe de Guinée au sud (océan Atlantique), par le Libéria et la Guinée à l'ouest, par le Mali et le Burkina au nord, par le Ghana à l'est.

Ses frontières ont été délimitées quelques années plus tôt par Louis-Gustave Binger, un officier de marine qui s’est distingué par ses voyages dans la boucle du Niger. À 36 ans, il devient le premier gouverneur de la Côte d’Ivoire, avec résidence à Bassam, non loin d’Abidjan, et donnera son nom à la deuxième capitale du pays, Bingerville, qui supplantera rapidement Bassam. Binger ne conservera le poste que deux ans avant de devenir directeur des Affaires d'Afrique au ministère des Colonies.

La colonie compte au total une soixantaine d'ethnies ou tribus, avec autant de langues ou de dialectes, divisées en quatre groupes principaux :

– Au sud-est, les Akans, cousins des habitants du Ghana voisin et répartis entre Baoulés, Sanwis...

– Au sud-est (et au Libéria limitrophe), les Krous,

– Au nord-ouest (ainsi qu'en Guinée), les Mandés,

– Au nord-est, les groupes Voltaïques et en particulier les Sénoufos, principale ethnie ivoirienne.

 

En 1902, la Côte d'Ivoire devient partie intégrante d'un ensemble appelé Afrique Occidentale Française (AOF) et dirigé par un gouverneur général établi à Dakar, au Sénégal. Son chef-lieu est fixé à Bingerville. On aménage non loin de là le port d'Abidjan (qui deviendra la capitale de la Côte d'Ivoire en 1934).

 

Le 4 décembre 1958, la Côte d’Ivoire devient une république au sein de la Communauté française, Houphouët-Boigny assurant les fonctions de premier ministre. Houphouët-Boigny rompt les liens unissant la Côte d'Ivoire à la France et proclame, le 7 août 1960, l'indépendance ivoirienne.

 

Voir également : 7 août 1960 - Indépendance de la Côte d'Ivoire

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7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 00:01

Débarquant le 1er mars 1815 à Golfe-Juan à la tête d’un millier hommes, Napoléon se dirige vers Grenoble par la Route des Alpes afin d’éviter les populations royalistes de la Vallée du Rhône.

Napoléon fait face au Cinquième Régiment d’infanterie à l’entrée de Grenoble. Mais cette confrontation n’aboutit à aucun combat. Au contraire, le Régiment fait le choix de l’Empereur déchu et l’accompagne pour une entrée triomphante à Grenoble. Malgré les concessions de Louis XVIII, le retour de la Monarchie à peine un an plus tôt n’a pas la faveur du peuple.

Napoléon peut marcher sur Paris sans rencontrer de véritable résistance. Il reprend le pouvoir le 20 mars pour « Cent jours » jusqu’au 22 juin 1815.

 

 

La Route Napoléon

Baptisée ainsi en souvenir de cette épopée, cette route est celle que suivit l’Empereur de Golfe-Juan à Grenoble. Napoléon lui-même déclara : « Jusqu’à Grenoble on me traita d’aventurier, à Grenoble je fus prince ». C’est donc cette route qui est devenue une voie touristique jalonnées de plaques commémoratives et de monuments divers. Longue de 331 km, elle permet, outre son intérêt historique, une découverte des Alpes-Maritimes, des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes et de l’Isère.

 

Les étapes de la route Napoléon

1er MARS

Débarquement à Golfe-Juan dans l’après-midi.

Itinéraire : Vallauris Golfe-Juan – Cannes

Volonté de rallier la garnison d’Antibes, seuls les émissaires de Napoléon s’y rendront mais seront fait prisonniers pendant que Napoléon patiente à Golfe-Juan. 1ère nuit à Cannes - Alpes-Maritimes (6 km).

2 MARS

Itinéraire : Cannes – Le Cannet – Mougins – Mouans-Sartoux – Grasse (halte au plateau de Roquevignon) – Saint-Vallier-de-Thiey (2ème halte au Plan de l’Apié) – Escragnolles - Séranon (arrivée à 20h).

2ème nuit à Séranon (57 km).

3 MARS

Itinéraire : Séranon (départ vers 7h) – Chateauvieux – La Batie-Castellane (déjeuner) – Senez- Barrême (fort avant la nuit). 3ème nuit à Barrême (48km).

4 MARS

Itinéraire : Barrême – Chateauredon – Digne-les-Bains – Aiglun – Mallemoisson - Malijai. 4ème nuit à Malijai - Alpes de Haute-Provence (54 km).

5 MARS

Itinéraire : Malijai – L’Escale – Château Arnoux /Saint-Auban – Volonne – Aubignosc – Peipin Sisteron – Le Pôet – Upaix – Ventavon – Monêtier-Allemont – La Saulce – Tallard – Gap.

5ème nuit à Gap (63km).

6 MARS

Itinéraire : Gap – La Fare en Champsaur – Saint-Bonnet-en-Champsaur – Le Noyer – Saint-Firmin – Corps.

6ème nuit à Corps - Hautes-Alpes (42 km).

7 MARS

Itinéraire : Corps – La Mure – Laffrey – Vizille – Brié et Angonne – Grenoble.

7ème nuit à Grenoble – Isère (31 km).

9 MARS

Départ de Grenoble

 

Relire également : 1er mars 1815 - Napoléon débarque à Golfe-Juan - début des Cent-Jours

 

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 07:13

 

Le mercredi 17 février 1925, l'Anatolie orientale, majoritairement peuplée de Kurdes, se soulève contre « les infidèles de la République » à l'appel du prédicateur Cheikh Saïd Piran.  Cette révolte survient après l'abolition du califat et l'expulsion du dernier calife par Moustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne.

 

Le Kurdistan est une région montagneuse et de hauts plateaux d’Asie centrale entre l’Iran, l’Irak et la Turquie.

La région du Kurdistan est connue par plusieurs termes apparentés au mot Kurde au cours de l’Antiquité.

À partir du 20ième siècle, l'histoire kurde est marquée par une montée de la prise de conscience d’une identité nationale se centrant sur le but d’un Kurdistan indépendant tel que prévu dans le Traité de Sèvres en 1920 (remis en cause 3 ans plus tard).

Signé le 24 juillet 1923, le Traité de Lausanne divisa le Kurdistan entre la Turquie, l’Iran, l’Irak, la Syrie et l’Azerbaïdjan.

 

Le nouveau gouvernement d'Ankara, dirigé par Mustafa Kemal Atatürk, avait proclamé la république et abolit le sultanat en septembre 1922 puis le califat, dernière attribution religieuse de l'ancien sultan, en mars 1924. La politique nationaliste et laïque remet en cause le statut des religieux (cheikh, agha) vis-à-vis de la société civile. Elle interdit les écoles kurdes et l'usage de la langue kurde. De plus, le gouvernement distribue aux anciens soldats turcs des terres confisquées après la déportation des Arméniens ou ayant appartenu à des chefs kurdes exilés.

 

Cheikh Saïd, avec l’appui de plusieurs chefs de tribus kurdes de confession sunnite, se prépare à renverser le gouvernement infidèle d'Ankara. Il lance un appel à l'ensemble des musulmans de Turquie à se joindre à la rébellion. Il parcourt avec ses fidèles la région de Harput et de Diyarbakır pour tenter de persuader les populations zazas de la nécessité d'abattre la République kémaliste.

En novembre 1924, Cheikh Saïd traverse la ville de Diyarbakır avec une centaine de cavaliers et développe sa propagande dans la région sans éveiller les soupçons.

Au début de 1925, Cheikh Saïd peut rassembler au moins dix mille combattants, dont beaucoup de déserteurs de l'armée turque.

Le 17 février 1925, Cheikh Saïd appelle au soulèvement dans une proclamation publique. Il appelle à s’opposer à la disparition de l’Etat islamique, à combattre « la République mécréante » kémaliste, pour restaurer le califat et à mettre fin à l’oppression des « Jeunes-Turcs » contre les populations kurdes. Les combattants s'emparent de plusieurs localités.

La répression est impitoyable. Le 27 juin 1925, cheikh Saïd et 29 partisans sont condamnés à mort et aussitôt pendus.

Le 28 octobre 1927, quelques Kurdes récalcitrants proclament une éphémère République d'Ararat dans les montagnes mais elle est détruite par l'armée turque quelques mois plus tard.

En 1936, les villageois du massif du Dersim, à l'est de l'Euphrate, renouent avec leur tradition rebelle et tiennent en échec l'armée turque. Celle-ci recourt à des bombardements aveugles. Elle enfume aussi les grottes où les insurgés ont trouvé refuge. Le bilan est évalué à quelques dizaines de milliers de morts et autant d'exilés.

 

La « question kurde » est relancée par Abdullah Öcalan, dit « Apo », jeune militant de la cause kurde, né le 4 avril 1949. Il fonde en 1978 le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) qui se veut marxiste-léniniste….

 

Lien :

Les kurdes - de la première guerre mondiale à 2003

Vers l'indépendance : le Kurdistan politique en 5 dates

 

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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 00:04

Par la signature du traité de Lisbonne, l'Espagne met fin à la guerre qui l'oppose au Portugal et reconnaît son indépendance.

 

L'Union ibérique (1580-1640)

En 1580, alors que le Portugal connait une crise de succession, Philippe II d’Espagne (1527-1598) envahit le pays pour l’incorporer à son royaume avec le soutien de la grande bourgeoisie portugaise, qui vit d’énormes débouchés commerciaux dans les colonies de cette Union ibérique.

En réalité, le Portugal continue juridiquement d'exister en tant que royaume, mais les couronnes du Portugal et de l'Espagne sont réunies dans la seule personne du roi, en l'occurrence Philippe II d'Espagne.

Au début, l’union des deux monarchies est plutôt bien acceptée par les sujets portugais, en raison de la solidarité religieuse (le catholicisme), de la complémentarité des deux économies et des liens dynastiques déjà anciens établis entre les deux monarchies. Mais la situation se détériore vers la fin du règne de Philippe II.

L'avènement du règne de Philippe IV d'Espagne (1621-1640), sous le nom de Philippe III au Portugal, entraîne une plus grande domination espagnole sur le Portugal. La guerre de Trente ans (1618-1648) oblige l'Espagne à augmenter les impôts au Portugal afin de financer l'effort de guerre contre les Hollandais. L'Empire colonial portugais est de plus en plus menacé, car l'augmentation des taxes affecte principalement les marchands portugais.

 

Fin de l’union ibérique

Philippe IV d'Espagne tente de faire du Portugal une province espagnole et fait perdre à la noblesse portugaise tous ses pouvoirs. Cette situation aboutit à la révolte de la part de la noblesse et de la haute bourgeoisie portugaises.

Le 1er décembre 1640, les partisans du duc Jean de Bragance s’emparent du palais royal de Lisbonne et déclenchent une insurrection contre la domination espagnole qui gagne rapidement les campagnes. Après soixante ans de tutelle espagnole le trône du Portugal revient au 8ème duc de Bragance.

En janvier 1641, il convoque le Parlement portugais qui ratifie son élection à la couronne portugaise. Il prête serment devant les Cortes le 28 janvier 1641 sous le nom de Jean IV du Portugal.

 

Jean IV règne jusqu’en 1656 et sera considéré comme l'un des plus grands rois de l'histoire du Portugal. Il a réussi à tenir tête aux armées castillanes (espagnoles) réputées invincibles. L’Espagne ne reconnaîtra l’indépendance du Portugal qu’après une longue guerre.

 

Le lundi 13 février 1668, grâce à la médiation du roi Charles II d'Angleterre, l’Espagne reconnaît l'indépendance du Portugal, moyennant la cession de Ceuta.

Mais, il faudra un siècle pour que l’autonomie du Portugal soit totale.

 

 

Voir aussi :

13 juin 1580 - L'Espagne occupe le Portugal

1er décembre 1640 - Le Portugal retrouve son indépendance

 

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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 00:02

Le jeudi 12 février 1818, Bernardo O'Higgins, fort de ses victoires sur les armées de la métropole, proclame l'indépendance du Chili.

Pour être plus précis, il renouvelle solennellement, la proclamation d'indépendance publiée par une junte insurrectionnelle en septembre 1810.

 

À Santiago, capitale de la colonie espagnole du Chili, le 18 septembre 1810, prenant acte de ce que le roi d'Espagne légitime, Ferdinand VII, a été déposé par Napoléon 1er et remplacé par Joseph Bonaparte, un groupe de créoles ou criollos (Espagnols nés au Chili) prennent le pouvoir et tentent d'instaurer l'indépendance.

Le gouverneur Bernardo O'Higgins, fils naturel d'un Irlandais, est porté à la tête de la colonie. Mais les Espagnols, sitôt débarrassés de Napoléon, reviennent en force en profitant des rivalités au sein de la Junte civile. Ils défont les troupes de la Junte à Rancagua les 1er et 2 octobre 1814.

O'Higgins se réfugie de l'autre côté des Andes, en Argentine, où le général José de San Martín, plus chanceux, a réussi à se débarrasser des Espagnols. Il convainc le héros d'apporter son concours à la libération du Chili et avec lui repasse la cordillère des Andes.

Les Espagnols sont défaits à la bataille de Chacabuco le 12 février 1817 (jour anniversaire de la fondation de Santiago). O'Higgins devient « directeur suprême » du Chili, avec des pouvoirs dictatoriaux. L'année suivante, encore un 12 février, il rétablit solennellement l'indépendance du pays.

 

Il doit cependant encore lutter contre les troupes espagnoles aux ordres du vice-roi du Pérou, qui siège à Lima. Il est grièvement blessé au bras lors d'un affrontement mais finit par écraser l'armée loyaliste le 5 mars 1818 à la bataille de Maipú, avec une fois encore le concours décisif de San Martín et de ses officiers issus de la Grande Armée de Napoléon !

 

Après plusieurs années de troubles, le Chili accède en 1833 à la stabilité avec une Constitution et un gouvernement respectés.

 

 

Voir également : 12 février 1541 - Fondation de Santiago du Chili

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