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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 23:02

Le roi Charles VII s'est acquis une légitimité dynastique grâce à l'intervention de Jeanne d'Arc. Il se sent désormais en mesure d'engager la contre-offensive contre les Anglais. Mais il a besoin pour cela de ramener le duc de Bourgogne dans son camp. Le 21 septembre 1435, un traité entre le roi de France et le duc de Bourgogne Philippe le Bon enterre la querelle « des Armagnacs et des Bourguignons ».

 

Par l'entremise du pape et de son beau-frère, René d'Anjou, Charles VII entreprend de se réconcilier avec le duc de Bourgogne, Philippe le Bon. Il n'hésite pas à s'humilier en faisant amende honorable pour le meurtre du duc Jean sans Peur.

Le traité signé le lundi 21 septembre 1435 dans l'église Saint-Vaast à Arras, débute par cette confession : « Premièrement, le roi dira, ou par ses gens notables suffisamment fondés fera dire à mondit seigneur de Bourgogne, que la mort de feu le duc Jean de Bourgogne, son père, que Dieu absolve, fut iniquement et mauvaisement faite par ceux qui perpétrèrent ledit cas, et par mauvais conseil, et lui en a toujours déplu et de présent déplaît de tout son cœur, et que s'il eût su ledit cas, et en tel âge et entendement qu'il a à présent, il y eût obvié à son pouvoir... »

Si le roi nie toute participation personnelle au meurtre, il en endosse les responsabilités, promet de châtier les coupables, de faire dire des messes pour la victime et d'élever un monument expiatoire sur le lieu du crime.

 

 

Le roi cède au duc le comté de Mâcon, le vicomté de Bar-sur-Seine et le comté d'Auxerre. De plus, plusieurs villes de Picardie, (Péronne, Montdidier, Roye, Saint-Quentin, Corbie, Amiens, Abbeville, Doullens…) lui sont laissées, sous réserve de rachat royal pour 400.000 écus. Enfin, Philippe le Bon est dispensé de l'hommage au roi, du vivant de Charles VII.

En contrepartie, le Bourguignon renonce à son alliance avec les Anglais.

 

Après la signature du traité, une messe solennelle fut célébrée dans l’église de Saint-Waast ; l’évêque d’Auxerre, Laurent Pinon, prononça un discours dont le texte était : Fides tua te salvum fecit, vade in pace. On lut ensuite le traité, et les parties jurèrent de l’observer.

 

À noter que la querelle reprendra une génération plus tard, entre le roi de France Louis XI (fils de Charles VII) et la Bourgogne riche et puissante du duc Charles le Téméraire (fils de Philippe le Bon). La mort du duc en 1477 et l'annexion de son duché au royaume y mettront un terme définitif.

Les villes de la Somme cédées par Charles VII furent rachetées par Louis XI, le 20 août 1463, à Philippe le Bon pour la somme de quatre cent mille écus, afin que les Bourguignons soient éloignés de Paris et que soit oublié ce traité moins glorieux pour la couronne de France.

 

Après le traité d'Arras, le roi se hâte de retrouver sa capitale. Le connétable de Richemont reprend Paris en 1436 et l'ancien « petit roi de Bourges » y fait une entrée triomphale le 12 novembre 1437. Le roi anglais, qui prétend toujours régner sur la France, se résigne à signer une trêve à Tours le 28 mai 1444.

Tranquille pour quelques années, Charles VII peut mettre les affaires du royaume en ordre.

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 23:02

Charles VI, né le 3 décembre 1368 et mort le 21 octobre 1422, est le fils de Charles V dit « Charles le Sage », roi de France, et de Jeanne de Bourbon.

 

Charles VI n’a que 11 ans quand il succède à son père Charles V le 16 septembre 1380. Le roi étant mineur, ses puissants oncles, Louis d'Anjou, Jean de Berry, Louis de Bourbon et Philippe de Bourgogne, assurent la régence et en profitent pour dilapider les ressources du royaume. Plusieurs révoltes comme celle des Maillotins secouent le pays.

En 1388, Charles VI met un terme à la Régence et prend personnellement le pouvoir. Il s'entoure aussitôt des conseillers de son père, appelés les Marmousets : Jean de Montagu (secrétaire du roi Charles V), Olivier V de Clisson (conseiller de Charles V), Bureau de la Rivière (premier chambellan de Charles V), Jean Le Mercier et Pierre le Bègue de Villaines (général des armées en France et en Espagne). La compétence de ce groupe de conseillers unis permet d'améliorer significativement la situation économique du pays, d'où le premier surnom du roi : Charles le Bien-Aimé.

 

Il aura un deuxième surnom, plus connu, celui de « Charles le Fou » (ou encore « Charles le Fol »). En effet, en 1392, alors qu'il était dans la forêt du Mans, Charles VI est atteint d'une crise de folie : il tue plusieurs des soldats qui l'entourent. Le roi retrouve ses esprits deux jours après. Le 28 janvier 1393, le Bal des ardents tourne à la tragédie : plusieurs des compagnons du roi périssent accidentellement, brûlés vifs. À partir de cet événement, le roi devient irrémédiablement fou.

Incapable de prendre des décisions, le pouvoir retombe entre les mains des princes de sang : c'est le début d'une importante crise dans l'Histoire de la France. En effet, une bataille pour le pouvoir se développe entre Louis d'Orléans, frère de Charles VI, et Jean sans Peur, duc de Bourgogne et fils de Philippe le Hardi…

 

Le règne, l'un des plus longs de l'Histoire de France, se terminera en 1422 dans les pires calamités : querelle entre les Armagnacs et les Bourguignons, révolte des Cabochiens, défaite d'Azincourt et humiliant traité de Troyes, qui déshérite le fils du roi et d'Isabeau de Bavière au profit de l'héritier de la couronne d'Angleterre !...

 

Voir l’article :

5 août 1392 - Charles VI sombre dans la folie

16 septembre 1380 - Mort de Charles V dit « Charles le Sage »

 

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 23:01

Les massacres de septembre 1792 constituent l’un des sommets de la violence révolutionnaire. Ils se sont déroulés dans un contexte de psychose collective provoquée par l’invasion austro-prussienne et par la crainte, entretenue par la presse, d’un retournement de situation en faveur des royalistes et de la monarchie.

 

Le dimanche 2 septembre 1792, vers midi le canon tonne, puis le tocsin se propage dans Paris. Dans l’après-midi, débutent « les massacres de Septembre ».

Du 2 au 6, une centaine de massacreurs parcourent les prisons et tuent environ 1.300 personnes dans des simulacres barbares de jugement. Bien que les premiers exécutés soient des prêtres, on dénombre parmi les massacrés 72% de droit commun, 17% de prêtres, des aristocrates mais des citoyens ordinaires. Certaines prisons furent totalement vidées comme aux Bernardins (73 tués sur 75), Saint-Firmin (75 tués sur 91) ou le Châtelet (220 tués sur 269).

 

Parmi les victimes figure la princesse Marie-Thérèse de Lamballe (42 ans), ancienne confidente de la reine, connue pour être aussi belle que vertueuse ! Elle avait été enfermée à la prison de la Force après avoir accompagné la famille royale à la prison du Temple. Le 3 septembre, son corps est mis en lambeaux par les émeutiers. Sa tête, plantée au bout d'une pique, est promenée sous la fenêtre de la cellule de la reine !

 

Ce déferlement de violences s’étend à d’autres villes (Versailles, Meaux, Lyon, Caen, Gisors, Reims…) faisant au moins 150 victimes supplémentaires.

Le 9 septembre, à Versailles, les prisonniers venus d'Orléans sous la conduite de Claude Fournier dit l’Américain sont arrachés de force par la foule et sont massacrés, l’on recense 53 morts. Parmi les tués se trouve l’ancien ministre Valdec de Lessart, il devait à l’origine comparaître devant la haute cour (introuvable) de justice. Les dépouilles seront ramenées à Paris, entassées sur des charrettes.

Avec ces massacres, la Révolution française entre dans sa phase la plus violente.

 

Ces massacres, qui ont marqué les esprits, ont donné lieu à la création de nouveaux mots : les septembriseurs sont les massacreurs de septembre 1792 ; septembriser signifie massacrer ; une septembrisade, un massacre.

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 23:01

Le jeudi 21 août 1941 vers 9 heures, à Paris, un militant communiste de 22 ans, Pierre Georges, dit « colonel Fabien », se rend au métro Barbès et abat le premier Allemand qu'il croise sur le quai, un aspirant de la Kriegsmarine, Alfons Moser.

Cet attentat fait suite à l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht.

L'objectif des communistes est l'affrontement frontal avec l'ennemi. Cet attentat et ceux qui suivent sont réalisés dans le but d'aider l'URSS en obligeant le Reich à maintenir des troupes à l'Ouest.

À Vichy, dès qu'est connu l'attentat du métro Barbès, le ministre de l'Intérieur Pierre Pucheu décide de punir le crime sans attendre en faisant exécuter six «communistes». De cette façon, il espère dissuader les Allemands de s'immiscer dans le maintien de l'ordre.

 

Dès le 23 août, une loi crée un nouveau tribunal, les Sections Spéciales, habilité à rejuger des condamnés en violation du sacro-saint principe de non-rétroactivité des lois (nulla poena sine lege).

Trois malheureux emprisonnés pour des délits mineurs ou la diffusion de tracts communistes sont extraits des prisons de Paris, rejugés à la hâte en qualité de présumés terroristes et guillotinés dès le lendemain matin dans la cour de la prison de la Santé. Les juges requis pour le tribunal n'osent cependant aller au bout de leur mission.

Ce n'est que le 24 septembre 1941 que le ministre obtient ses trois autres têtes, après avoir dû créer le 7 septembre un nouveau Tribunal d'État composé d'un seul magistrat « en activité ou en retraite » !

 

 

Lien du jour :

21 août 1941 : l'arme terroriste

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 23:01

Allié du duc de Bourgogne Jean sans Peur, le roi d'Angleterre Henry V débarque en Normandie.

S'ensuit le siège d'Harfleur qui commence le 18 août 1415 et dure jusqu'à la reddition de la ville près d'un mois après le 22 septembre.

Le dimanche 13 août 1415, les voiles d'une immense flotte apparaissent devant les côtes normandes, à l'embouchure de la Seine. Très impressionnés, les chroniqueurs de l'époque ont évoqué 1.500 navires mais selon les récents travaux de l'historien Craig Lambert, ils étaient probablement deux fois moins nombreux.

À bord de ces navires partis deux jours plus tôt du port de Southampton se trouvent environ 11.700 soldats (2.500 hommes d’armes et leur suite, 9.000 archers et 200 combattants spécialisés dans l’artillerie à poudre, pour la plupart des mercenaires allemands), et toute une logistique de siège, canons, bombardes et chevaux.

L'objectif du roi d'Angleterre Henry V, qui s'apprête à commander ses troupes en personne, c'est la ville fortifiée d'Harfleur (3 kilomètres de remparts, 18 tours) où il souhaite établir une tête de pont pour la reconquête de la Normandie, terre de son ancêtre Guillaume le Conquérant. C'est aussi un riche port de commerce à l'époque et un point stratégique qui permet de contrôler l'estuaire de la Seine et l'accès à Paris.

 

La campagne de France culmina avec la victoire anglaise sur les Armagnacs, lors de la bataille d'Azincourt (25 octobre 1415).

 

Lire également : 25 octobre 1415 - Bataille d'Azincourt

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 23:01

Le mardi 1er août 1589, tandis que l'armée royale assiège Paris, aux mains de la Sainte Ligue catholique et de ses alliés espagnols, un moine dominicain, Jacques Clément (22 ans), sollicite une audience auprès du roi Henri III (38 ans). Celui-ci le reçoit dans sa chambre, au premier étage du château de Saint-Cloud, alors qu'il se tient sur sa chaise percée.

 

Le moine sort de sa manche non un message mais un poignard et le plante dans le flanc du roi. « Ah ! Le méchant moine, il m'a tué », gémit le roi. Il a la force de retirer l'arme et de blesser son assassin. Celui-ci est tué sur le champ par les gardes de service et défenestré.

 

Sur son lit de mort, Henri III convoque en urgence son cousin et héritier légitime, le roi Henri III de Navarre (qui selon certains témoins était en pleurs au chevet de son cousin). Le lendemain, il ordonne aux nobles de son entourage de lui prêter serment de fidélité. Ce sera l'avènement de la dynastie des Bourbons. Sous le nom d’Henri IV, le roi parviendra à mettra fin aux guerres de Religion, mais sera à son tour assassiné par un catholique fanatique en 1610.

 

Voir aussi : 14 mai 1610 - Henri IV est assassiné par Ravaillac

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 23:01

 

 

 

 

 

 

1306 : Léon IV est couronné roi d'Arménie.

1729 : fondation de la ville de Baltimore.

1791 : À l'initiative du député Armand-Gaston Camus, l’Assemblée Constituante vote la suppression des titres de noblesse.

1791 : Un décret déchoit de leur nationalité les Français affiliés à un ordre de chevalerie installé à l’étranger.

1792 : Les Marseillais entrent à Paris en chantant (voir détail)

1909 : Création par Eugène Schueller de la Société Française de Teintures Inoffensives pour Cheveux, futur Groupe L'Oréal.

1940 : Début de la bataille d'Angleterre.

1971 : Apollo 15 atterrit sur la Lune.

1980 : Indépendance de Vanuatu.

1980 : Israël adopte une loi faisant de Jérusalem sa capitale.

1999 : Intronisation du nouveau roi Mohammed VI du Maroc.

2000 : Réélection du président Hugo Chávez au Venezuela.

2003 : La dernière Coccinelle de Volkswagen sort de l'usine de Mexico.

 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 23:01

Le 22 juillet 1209, la population de Béziers est massacrée suite à la prise de la ville par des croisés en guerre contre l'hérésie cathare. C'est le premier des nombreux drames de la croisade contre les Albigeois, destinée à éradiquer l'hérésie cathare dans le Midi.

 

L'armée des croisés chargée d'éradiquer les cathares à la demande du pape Innocent III s'empare de Béziers. Sous la direction du légat du pape Arnaud Amaury (ou Arnaud Amalric) et du chef Simon de Monfort, la ville est mise à sac et la population massacrée. Bien qu'en majorité catholique, Béziers ne voulait pas livrer les cathares qu'elle protégeait.

Pendant vingt ans, les combats feront rage dans la région. Les albigeois, dans un premier temps dépassés, organiseront une reconquête avant de se heurter à l’armée royale française. Bien que glorieuse pour les catholiques, la croisade des albigeois n’élimine pas complètement le catharisme. C’est une des raisons de la création de l’Inquisition quelques années plus tard.

 

L'Histoire retient de ce drame la formule prêtée à Arnaud-Amaury…

Avant de donner l'assaut, les croisés demandent au légat du pape comment reconnaître les hérétiques des vrais chrétiens. Celui-ci leur aurait répondu : « Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens ! ».

 

Lire également :

16 mars 1244 - Les Cathares capitulent à Montségur

 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 23:01

Le mardi 21 juillet 1857, Napoléon III signe le décret de Plombières-les-Bains qui donne naissance au corps des « tirailleurs sénégalais ». Ce texte fait suite à la carence de recrues venues de métropole, constatée par le gouverneur général de l'Afrique occidentale française, Louis Faidherbe.

Faidherbe étant installé à Dakar au Sénégal, ce corps allait prendre le nom « générique » de « Tirailleurs sénégalais ». Nom générique, car  ces soldats viendront non seulement du Sénégal mais de toute l’AOF et parfois de l’Afrique Équatoriale Française (AEF).  Par ailleurs, ils se distinguaient des Tirailleurs algériens et marocains rassemblés dans « l’Armée d’Afrique ». Au départ, le corps des « Sénégalais » fut composé d’anciens esclaves qui retrouvaient leur liberté au prix d’une douzaine d’années d’engagement.

 

Jusqu'en 1905, ce corps intègre donc des esclaves rachetés à leurs maîtres, puis des prisonniers de guerre et même des volontaires ayant une grande diversité d'origines.

En 1895, ils participent à la conquête de Madagascar, de 1895 à 1905, ils sont employés à la pacification de ce pays.

En Afrique Française du Nord (AFN) et surtout au Maroc, des unités de l'armée coloniale, européennes ou africaines (12 bataillons), servaient dans le cadre de la « pacification ».

En 1914-1918 lors de la Première Guerre mondiale, ce sont environ 200.000 « Sénégalais » de l'AOF qui se battent sous le drapeau français, dont plus de 135.000 en Europe.

Entre 1939 et 1944, ils sont près de 140 000 Africains engagés par la France, près de 24 000 sont faits prisonniers ou sont tués au combat. Les tirailleurs sénégalais participent à la bataille de Bir Hakeim, à la conquête de l'île d'Elbe en juin 1944 et à la prise de Toulon, après le débarquement de Provence en août 1944.

Les tirailleurs sénégalais sont toujours restés fidèles à l’Empire colonial français, et ont été engagés dans des conflits qui ont opposé la France à ses colonies : Indochine, Algérie, Madagascar ; Léopold Sédar Senghor les a surnommés les « Dogues noirs de l’Empire ».

Les régiments de tirailleurs sénégalais sont transformés en régiments d’infanterie de marine en 1958 avant d’être définitivement supprimés entre 1960 et 1962.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 23:01

Le 1er juillet 987, exaspérés par la faiblesse des derniers héritiers de Charlemagne, les principaux seigneurs de Francie occidentale offrent la couronne royale au comte de Paris Hugues Capet (47 ans).

Il est sacré deux jours plus tard dans la cathédrale de Reims par l'évêque de Reims, Adalbéron, selon un rituel germanique inauguré par Pépin le Bref en 751. Il devient roi sous le nom d'Hugues 1er.

Deux aïeux d'Hugues 1er, Eudes et Robert 1er, ont déjà régné sur le pays en lieu et place des héritiers de Charlemagne. Ses descendants vont quant à eux régner sans discontinuer sur la France, sous le nom de Capétiens, jusqu'en 1792 !

 

Les premières générations de Capétiens se soumettent à la règle féodale de l'élection mais ont soin de faire élire de leur vivant leur fils aîné ! Les Grands du royaume se prêtent de bon gré à la manœuvre, l'élection coupant court à toute querelle entre d'éventuels prétendants.

 

Ils s'habituent peu à peu à une succession héréditaire et l'acceptent d'autant mieux qu'Hugues Capet et ses premiers descendants font preuve d'une sage réserve face à des seigneurs parfois plus puissants et plus riches qu'eux-mêmes.

 

Avec Philippe II Auguste, deux siècles plus tard, la royauté sera devenue assez forte pour ignorer le rite de l'élection. Le roi dédaignera de faire désigner son fils de son vivant. Son fils Louis VIII dit Le Lion lui succèdera automatiquement et sans difficulté le 14 juillet 1223.

 

Voir aussi : 3 juillet 987 - Sacre d'Hugues Capet

 

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 23:01

Mort de Louis XV

Louis XV meurt le 10 mai 1774 à 15h15 de la petite vérole à Versailles. Louis XV reste une des figures les plus attachantes de sa lignée. Fin, sensible et généreux, mais faible de caractère, il n'a pas su moderniser le pays et prendre en compte les nouvelles attentes des Français.

Aux cris de « Vive le roi ! », la foule des courtisans dévale la galerie des Glaces pour se rendre dans l’appartement du Dauphin au rez-de-chaussée.

 

Louis XVI, roi de France

Louis XVI, né Louis-Auguste, le 23 août 1754, accède au trône de France au décès de son grand-père Louis XV.

Louis XVI est le troisième petit-fils du roi Louis XV. Ses frères ainés étant morts, il devient dauphin, héritier du trône, au décès de son père Louis-Ferdinand en 1765. Son éducation politique est totalement négligée par son grand-père. Il reçoit en revanche une forte éducation religieuse catholique et s'intéresse beaucoup à l'histoire et à la géographie.

Il devient roi le 10 mai 1774, il est sacré à Reims le 11 Juin 1775, lors d’une cérémonie fastueuse.

 

C’est un roi bon et intelligent qui prend les rênes du pouvoir. Mais il souffre d’une timidité presque handicapante qui l’empêche de s’imposer véritablement. Au bout de quelques années, le royaume souffrira d’une crise financière catastrophique, causée notamment par la guerre d’Indépendance américaine et également attribuée aux dépenses capricieuses de la reine. La situation empire, jusqu’à l’éclatement de la Révolution française.

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 23:01

Le mercredi 4 mai 1814, Napoléon 1er arrive à Portoferraio, sur l'île d'Elbe, une île italienne de la mer Tyrrhénienne à l'est de la Corse. Il y séjournera jusqu'à son retour en France, le 26 février 1815.

La prise de Paris par les Alliés, la défection des maréchaux forcèrent Napoléon 1er  à signer une abdication sans condition, le 6 avril 1814. Celui-ci fut également contraint à s'embarquer pour l'île d'Elbe, dont  la souveraineté pleine et entière a été accordée lors du traité de Fontainebleau (11 avril 1814) à l'empereur déchu qui l'avait conquise en 1802.

Dès son abdication, Louis XVIII, frère de Louis XVI, est rétabli par les Alliés, sur le trône de France.

Après un voyage tumultueux, raison d'un épisode dépressif pour l'empereur déchu, l'arrivée à Elbe sous l'acclamation des autochtones rendit Napoléon un peu plus « joyeux »... Accompagné des quelques fidèles qui avaient décidé de partager son exil, il prit possession de son nouveau domaine le 4 mai.

Fidèle à son tempérament, il se « remit au travail » dès le 7 mai en réglementant ses nouveaux domaines. Le 10 mai, il conçut l'organisation militaire de son territoire, créa son administration de la Guerre et un hôpital. Le 22 mai, il finalisa la création de la Garde et de la marine, et régla leur approvisionnement le 5 juin.

 

Lire également :

6 avril 1814 - Napoléon Ier abdique

26 février 1815 - Napoléon quitte l'île d'Elbe

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 23:01

Signé le 12 avril 1365, le traité de Guérande met fin à la première guerre de succession de Bretagne.

Après la bataille d’Auray, des ambassadeurs royaux se rendent en Bretagne pour négocier la paix. Le but est de trouver un accord ménageant à la fois les droits de Montfort et ceux de Jeanne de Penthièvre. Les pourparlers aboutissent à la signature d’un traité à Guérande le 12 avril 1365 ratifié par le roi de France Charles V en 1366. Jean de Montfort est reconnu comme le seul duc. Les droits des vaincus sont respectés et il est prévu une amnistie générale. On met par écrit la règle de succession :

- Le duché reviendra à l’héritier mâle descendant de la lignée des Montforts.

- En l’absence d’héritier mâle, le duché reviendra au fils aîné de l’autre branche (Blois-Penthièvre).

- Sans aucun héritier mâle, la succession serait ouverte aux filles.

 

Le traité de Guérande est donc un pacte de compromis pour finir la guerre civile. L’unité du duché est préservée mais le clivage reste constitué après 1364. Il débouche en 1373 sur la reprise du conflit, l’invasion de la Bretagne par le roi de France et l’exil du duc en Angleterre. Après la tentative de confiscation du duché par Charles V (1378), Jean IV revient en Bretagne en 1379. En 1381, un second traité de Guérande est signé, sur les mêmes bases que le précédent.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 23:01

Le lundi 29 mars 1880, le ministre de l'Instruction publique Jules Ferry prend deux décrets par lesquels il ordonne aux Jésuites de quitter l'enseignement dans les trois mois.

Fervent républicain athée et franc-maçon, issu d'une riche famille de « libres penseurs » de Saint-Dié (Vosges), Jules Ferry donne aux enseignants des congrégations catholiques le même délai pour se mettre en règle avec la loi ou quitter aussi l'enseignement. Ces mesures viennent en réaction aux excès de la loi Falloux, votée trente ans plus tôt sous la IIe République, qui accordait aux congrégations religieuses une liberté totale d'enseignement.

5.000 congrégationnistes sont presque aussitôt expulsés sans ménagement excessif et certaines municipalités anticléricales font du zèle en expulsant aussi les religieuses qui se dévouent dans les hôpitaux.

Cette laïcisation à marches forcées de l'enseignement provoque de violents remous et oblige le président du Conseil Charles de Freycinet à démissionner le 19 septembre 1880. Il est remplacé à la tête du gouvernement par... Jules Ferry lui-même.

 

Le nouveau chef du gouvernement en profite pour compléter l'application de ses décrets. Le 21 décembre 1880, le député Camille Sée, ami de Jules Ferry, fait passer une loi qui ouvre aux filles l'accès à un enseignement secondaire public où les cours de religion seront remplacés par des cours de morale. L'année suivante, il fait voter la création de l'École Normale Supérieure de Sèvres en vue de former des professeurs féminins pour ces lycées. L'Église n'a plus désormais le monopole de la formation des filles.

 

Jules Ferry établit par ailleurs la gratuité de l'enseignement primaire par la loi du 16 juin 1881 et le rend laïc et obligatoire par la loi du 29 mars 1882. L'enseignement primaire, public, gratuit et obligatoire, devient le fer de lance de la IIIe République. Ses thuriféraires exaltent les « hussards noirs de la République», modestes et dévoués instituteurs qui préparent les écoliers à devenir de « bon citoyens et de fervents patriotes ».

 

Voir aussi :

15 mars 1850 - Loi Falloux sur l'enseignement confessionnel

21 décembre 1880 - Création de lycées pour filles

16 juin 1881 - L’école devient gratuite

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 00:01

Le château de Montségur a été assiégé à plusieurs reprises. Le siège le plus important est celui de 1243-1244, qui s'acheva par la prise du château et le bûcher de deux cents cathares.

Depuis des mois, de nombreux cathares occupent le château de Montségur, élevé entre les roches pyrénéennes. Jusque-là, ils sont parvenus à tenir le siège tant bien que mal contre les croisés du roi Saint-Louis et de l’Inquisition, mais lorsqu’un paysan révèle l’emplacement d’un passage secret menant à la forteresse, ils sont perdus.

Le 16 mars 1244, les troupes envahissent les lieux ; les cathares capitulent. Ils seront faits prisonniers et 220 d’entre eux seront brûlés vifs au pied des murailles, dans un champ appelé « Prat des cramats » (Pré des brûlés).

Les survivants seront conduits à Bram et remis au tribunal de l'Inquisition.

 

Avec la chute de Montségur, il ne subsiste pratiquement plus rien de l'hérésie qui avait pendant quelques décennies menacé l'unité de la Chrétienté occidentale. Un demi-siècle plus tard, les inquisiteurs auront raison de ses derniers fidèles dans quelques villages reculés des Pyrénées comme Montaillou.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 00:01

La guerre de Vendée est le nom donné à la guerre civile qui opposa, dans l'Ouest de la France, les républicains (bleus) aux royalistes (blancs), entre l'an I et l'an IV (1793 et 1796) pendant la Révolution française.

Le jeudi 14 mars 1793, soit  quelques jours seulement après le début de la rébellion des paysans vendéens, ceux-ci sont parvenus à s’organiser et à se trouver un chef en la personne de Jacques Cathelineau, simple colporteur et sacristain de Pin en Mauges. Avec ce chef à son image, l’armée paysanne parvient à s’emparer de Cholet. Rapidement, ils progressent vers Chalonnes-sur-Loire (au sud d’Angers) puis Thouars.

 

Les causes du soulèvement de la Vendée

En 1789 les provinces de l’ouest avaient beaucoup attendu de la Révolution. Aussi, dès 1790, la déception s’installe dans les campagnes de l'Ouest pour les raisons suivantes :

  • L’allègement des impôts avait surtout favorisé les propriétaires, minoritaires dans la région et la nouvelle répartition mise en place en 1790 par les municipalités tendait à pénaliser le monde rural. De plus la mise en place de ces mesures impopulaires pour les ruraux était assurée par les nouvelles gardes nationales composées essentiellement de citadins.
  • La constitution civile du clergé heurtait les paysans dans leur foi. Cett foi, ancrée dans les traditions, était le ciment de la vie sociale du bocage. Les prêtres jureurs sont donc très mal accueillis en 1791 lorsqu’ils viennent remplacer les prêtres réfractaires. En 1792 les lois condamnant à l’emprisonnement les « bons prêtres », obligent ceuxci à officier dans la clandestinité.
  • Enfin c'est l’exécution de Louis XVI en janvier 1793 suivie de la levée des 300.000 hommes en février 1793 qui rend définitive la fracture entre les provinces de l’Ouest et le régime révolutionnaire.

Éloignés des frontières, refusant de quitter leurs clochers les paysans sont d’autant plus hostiles au principe de la conscription que les gardes nationaux composés principalement de citadins se voient mobilisés sur place. L’insurrection gronde et s’étend en mars 1793 sur un territoire d'environ 10.000 km2, la Vendée militaire.

 

Liens du jour :

11 mars 1793 - Massacre de Machecoul, début de l’insurrection vendéenne

La guerre fratricide de l'Anjou

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:01

La troisième guerre de Religion a éclaté suite à la décision du roi, Charles IX, toujours sous l’influence de Catherine de Médicis, d’ordonner l’arrestation du prince de Condé. Contraints de reprendre les armes, les protestants doivent affronter une nouvelle fois les catholiques.

Les armées catholiques et protestantes s'affrontent à Jarnac, près de La Rochelle, le jeudi 13 mars 1569, après que la reine Catherine de Médicis eut interdit le culte réformé (protestant) par l'édit de Saint-Maur (25 septembre 1568).

Les protestants, moins nombreux que les catholiques, sont commandés par Coligny et Condé, ainsi que par Jeanne d'Albret et son fils, le roi Henri III de Navarre (futur roi de France sous le nom d'Henri IV).

L'arrière-garde protestante, conduite par Coligny, est défaite par surprise. Condé tente de la secourir avec 300 cavaliers. Trop tard. Le prince, bien que blessé, se jette néanmoins dans la bataille. Contraint à la reddition, il relève sa visière et tend son épée à un gentilhomme catholique.

C'est alors que Joseph de Montesquiou, capitaine des gardes d'Henri d'Anjou, (futur Henri III), lui tire un coup de pistolet dans la tête à bout portant !

À cette mort par traîtrise s'ajoute la profanation : la dépouille de Condé, prince de sang, est juchée sur une ânesse et renvoyée de cette façon aux protestants.

Selon certains historiens, la perfidie de Montesquiou aurait inspiré l'expression : « coup de Jarnac ». Selon d'autres, celle-ci rappellerait le duel judiciaire entre le baron de Jarnac et le seigneur de La Chataîgneraie (1547).

 

Voir aussi : 23 août 1568 - Début de la troisième guerre de religion

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 00:01

Le mercredi 9 mars 1796, le général Bonaparte épouse sans formalités, devant un officier d'état-civil, Marie-Josèphe-Rose de Tascher de La Pagerie, veuve du vicomte Alexandre de Beauharnais.

Joséphine a grandi en Martinique puis s'est mariée une première fois en métropole en 1779 (à l’age de 16 ans). Son défunt mari, le général Alexandre de Beauharnais, lui a donné deux enfants, Hortense et Eugène.

Le 9 mars 1796, à la mairie du 2e arrondissement de Paris, Napoléon Bonaparte (26 ans)  épouse civilement à la mairie du IIème arrondissement de Paris, Marie-Josèphe Rose Tascher de La Pagerie, dite Joséphine (32 ans). Le mariage religieux aura lieu le 30 mars 1804.

Bonaparte l’appelle « Joséphine » pour ne pas devoir prononcer le prénom usité par ses précédents amants !

 

Deux jours après son union, Napoléon Bonaparte prend le commandement de l'armée d'Italie. Son prodigieux destin se met en marche. Insatiable, Joséphine le trompe néanmoins pendant ses équipées en Italie puis en Égypte avec un capitaine de hussards.

Son union avec Joséphine étant restée sans descendance, Napoléon se décide à répudier son épouse en novembre 1809. Pour que le consentement mutuel soit un motif valable à leur divorce, Joséphine dut déclarer par écrit et de sa propre main n’avoir plus « aucun espoir d’avoir des enfants » et consentir à « la dissolution d’un mariage qui désormais est un obstacle au bien de la France ».

Le divorce sera prononcé le 15 décembre 1809.

 

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 00:01

Lieutenant général du royaume, François Ier de Lorraine, 2e duc de Guise, dit le Balafré, a repris Calais aux Anglais cinq ans plus tôt, ce qui l'a rendu immensément populaire auprès des catholiques français.

Alors que débutent les guerres de religion, un gentilhomme protestant de l'Angoumois, Jean de Poltrot de Méré (26 ans), décide pour cette raison de le tuer. Il lui tend une embuscade et lui tire un coup d'arquebuse le 18 février 1563 à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, près d'Orléans, alors que les troupes du duc font le siège de la ville.

 

Arrêté dès le lendemain, le meurtrier déclare sous la torture avoir agi sur ordre des chefs protestants, dont l'amiral de Coligny et le théologien Théodore de Bèze. Il est écartelé un mois plus tard, le 18 mars 1563, en place de Grève, à Paris.

 

François de Guise meurt le 24 février et est enterré le 19 mars 1563 : il reçoit des funérailles quasi royales en la cathédrale Notre-Dame de Paris. À l’endroit de l’attentat, est encore visible une grosse pierre appelée « la pierre du duc », sur laquelle la victime se serait assise après avoir été atteinte par le projectile mortel.

 

Cet attentat est le premier d'une longue série, jusqu'à la mort d'Henri IV. Il illustre la faveur dont jouit à cette époque le « tyrannicide », présenté comme légitime par des penseurs catholiques espagnols.

Les Guise n’auront de cesse de se venger de ce chef protestant, finalement assassiné lors du massacre de la Saint-Barthélemy.

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 00:01

Le 16 janvier 1947, Vincent Auriol devient le premier président de la IVe République.

Vincent Auriol est né le 27 août 1884 à Revel (Haute-Garonne). Licencié en droit en 1905 à Toulouse où il a suivi les cours de Jean Jaurès, puis docteur en droit, il exerce la profession d'avocat à Toulouse, milite à la SFIO dès sa fondation. Député de Muret (Haute-Garonne) de 1914 à 1940, puis maire de cette même ville en 1925, secrétaire du groupe socialiste à la Chambre des députés à partir de 1928.

Ministre socialiste des Finances, de 1936 à 1937, dans le cabinet du Front populaire dirigé par Léon Blum, puis garde des Sceaux de 1937 à 1938 dans les troisième et quatrième cabinet de Camille Chautemps, il occupe l'éphémère ministère chargé de la Coordination des services ministériels à la présidence du Conseil en 1938, dans le second cabinet de son ami Léon Blum.

Il est l'un des quatre-vingts parlementaires à refuser de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le 10 juillet 1940. En septembre 1940, le gouvernement de Vichy le fait arrêter. Vincent Auriol est d'abord incarcéré à Pellevoisin (Indre) puis à Vals-les-Bains (Ardèche).

En 1942, il entre dans la Résistance. Il écrit « Hier et demain », qui sera publié en 1944 à Alger, et dans lequel il entame une réflexion sur les institutions qui, selon lui, devraient remplacer celles de la IIIe République. En 1943, il parvient à rejoindre Londres en avion et se met au service du général de Gaulle. En 1944, il est président de la Commission des Finances de l'Assemblée consultative d'Alger.

En octobre 1945, il est élu président du Conseil général de la Haute-Garonne. Du 21 novembre 1945 au 23 janvier 1946, Auriol est Ministre d'État dans le deuxième gouvernement du général de Gaulle. Il est élu le 21 octobre 1945 député à la première Assemblée constituante, dont il devient président le 23 janvier 1946, succédant à Félix Gouin élu à la présidence du gouvernement provisoire. Réélu député le 2 juin 1946, il continue de présider l'Assemblée constituante, chargée de mettre en œuvre la future Constitution.

Le 3 décembre 1946, l'Assemblée nationale, issue des élections du 10 novembre précédent, élit Vincent Auriol à sa présidence. C'est à ce titre que le 16 janvier 1947, il préside le Parlement réuni à Versailles pour l'élection présidentielle dont il sort vainqueur et qui met fin à son mandat à la tête de l'Assemblée nationale.

 

À l'occasion de sa brillante victoire dès le premier tour à l'élection présidentielle, il devient le premier président de la IVe République, élu par par 452 voix sur 883, contre 242 à son adversaire Auguste Champetier de Ribes.

 

Son unique mandat est marqué par la guerre d'Indochine et par la mise en place de la « troisième force », coalition politique regroupant plusieurs partis pour rivaliser avec les communistes et les gaullistes. À l'issue de son mandat en 1951, Vincent Auriol refusera de se représenter.

Le 1er janvier 1966, Vincent Auriol s'éteint à Paris.

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 00:02

Pépin II de Herstal, dit Pépin d'Héristal, Pépin le Gros ou encore Pépin le Jeune, souverain des royaumes francs de Neustrie et d'Austrasie, meurt à Jupille (près de Liège) le 16 décembre 714. Il a désigné pour unique successeur son fils illégitime de 26 ans, Charles Martel.

Son épouse Plectrude ne l'entend pas ainsi et donne à son petit-fils Theudoald la souveraineté sur les deux palais. Charles Martel devra se battre contre les ambitions de Plectrude et les soulèvements de la noblesse neustrienne avant de pouvoir régner en maître sur le royaume franc.

 

Charles Martel se pose en héritier de Pépin

Issu d'une puissante famille de la région, les Pippinides, Pépin a hérité la fonction de maire du palais d'Austrasie de son père Grimoald et de son grand-père Pépin de Landen.

 

Après la mort de son rival Ébroïn, maire du palais de Neustrie, il a vaincu la noblesse neustrienne à Tertry, près de Saint-Quentin, en 687. Il est devenu de ce fait l'homme fort du vieux Regnum Francorum de Clovis. Comme Pépin de Herstal n'a pas de fils légitime susceptible de lui succéder, les nobles neustriens décident de prendre leur revanche avec le concours de Plectrude, sa veuve, qui souhaiterait hisser sur le trône son petit-fils.

 

Par précaution, Plectrude fait enfermer un certain Charles, bâtard du défunt, mais celui-ci s'échappe et prend les armes... Qu'importe ! Les Neustriens tirent d'un couvent un prétendu mérovingien et le proclament roi sous le nom de Chilpéric II.

Mais à sa mort, en 721, Charles arrache un nouveau mérovingien d'un couvent et le proclame roi de Neustrie et d'Austrasie sous le nom de Clotaire IV. Le nouveau roi fait de lui le maire du palais. Charles devra à son énergie d'être surnommé Charles Martel. Son fils Pépin le Bref troquera la fonction de maire du palais contre celle de roi et son petit-fils, de roi deviendra empereur sous le nom de Charlemagne !

 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 00:01

Le 28 mai 1258, le roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt signe avec le roi de France Louis IX (futur Saint Louis) le traité de Paris, qui est ratifié le jeudi 4 décembre 1259 (ce traité est appelé parfois « traité d'Abbeville »)

 

Ce traité met fin à ce que l'on appelle parfois la « première Guerre de Cent Ans ». Ce conflit entre la France et l'Angleterre avait débuté au siècle précédent avec le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et du futur roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt.

 

Louis IX rétrocède à Henri III le Périgord, la Guyenne, le Limousin, le Quercy, l'Agenais et la Saintonge. Mais le roi d'Angleterre s'engage, pour ces possessions, à rendre au roi de France l'hommage féodal dû au suzerain.

Le roi de France conserve par ailleurs la Normandie et les pays de Loire (Touraine, Anjou, Poitou et Maine). Ces riches provinces ont été confisquées par son aïeul Philippe Auguste au père d’Henri III, le roi Jean sans Terre.

Par ce traité équitable, tissé de concessions réciproques et appuyé par les victoires des armées françaises à  Saintes et Taillebourg, le roi de France devient le monarque le plus puissant d'Occident.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 00:01

Très actifs durant le IXe siècle, les Vikings ont pris l’habitude de remonter les fleuves pour piller et rançonner les villes. Le 24 novembre 885, 700 bateaux et environ 30.000 guerriers danois et norvégiens se présentent ainsi devant l'île de la Cité, le cœur de Paris.

Le chef de l'expédition, un certain Siegfried, se voit refuser par l'évêque Gozlin (ou Josselin) le droit de remonter le fleuve. Il entame donc le siège de la ville, laquelle est énergiquement défendue par l'évêque et le comte Eudes pendant un an et demi.

Finalement, en mai 887, l'empereur Charles III le Gros accepte de payer aux Vikings un tribut de 700 livres d'argent et les autorise à piller la Bourgogne. Cette couardise vaut au piteux descendant de Charlemagne d'être déposé par les barons de Francie orientale (l'actuelle Allemagne) en novembre 887 à la Diète de Tibur. Et quand il meurt, le 13 janvier 888, c'est le comte de Paris Eudes que les barons de Francie occidentale (l'actuelle France) élisent à sa place.

 

Relire : 8 juin 793 - Première incursion des Vikings

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 00:01

Le 18 octobre 1831, tisserands de soie lyonnais (appelés canuts) demandent au préfet du Rhône, Louis Bouvier-Dumolart, de jouer les intermédiaires pour obtenir des fabricants l’établissement d’un tarif, permettant de limiter la baisse des prix. Le préfet réunit aussitôt une commission de patrons et d’ouvriers qui établit un tarif le 26 octobre et confie au conseil de prud’hommes la charge d’en surveiller l’application.

Mais l’intervention du préfet a été mal vue par un certain nombre de fabricants, qui tiennent son attitude pour démagogique, et les concessions de leurs représentants pour des marques de faiblesse : 104 d’entre eux, invoquant les principes de la Révolution qui, avec notamment la loi Le Chapelier et le décret d’Allarde de 1791, a consacré le principe de non-intervention de l’État dans les relations de travail, refusent d’appliquer le tarif, qu’ils dénoncent comme entrave à la liberté économique et rejettent comme exorbitantes les prétentions des canuts en matière de salaire (10 novembre 1831).

Cette attitude provoque le soulèvement des ouvriers, le 21 novembre.

 

Les canuts s'insurgent et déclarent la grève générale. Les ouvriers se révoltent contre leurs patrons dans tous les quartiers de Lyon. Le 22 novembre, à Lyon, un combat sanglant a lieu au Pont Morand.

La révolte des canuts sera réprimée dans le sang par le fils du roi Louis-Philippe, le Duc d'Orléans, au mois de décembre.

Au terme d’une terrible bataille (environ 600 victimes dont quelque 100 morts et 263 blessés côté militaire, et 69 morts et 140 blessés côté civil), les émeutiers se rendent maîtres de la ville que fuient, dans la nuit du 22 au 23 novembre, le général Roguet, commandant la 7e division militaire, ainsi que le maire, Victor Prunelle.

 

Le 23 novembre, les insurgés sont maîtres de la ville et se gardent de tout pillage. Ils occupent l’Hôtel de Ville, mais leurs chefs, qui n’étaient « entrés en grève » que pour obtenir la correcte application de l’accord collectif, ne savent plus que faire de leur victoire. Un comité insurrectionnel se forme sous l’impulsion de quelques républicains, mais ne prend pas de mesures concrètes, faute d’un véritable programme et aussi du soutien des canuts, qui refusent de voir leur mouvement récupéré à des fins politiques.

La semaine suivante, les ouvriers, pensant tenir leur tarif, reprennent le travail.

 

Relire aussi : 9 avril 1834 - Seconde insurrection des canuts

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 00:01

En réponse au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, l'armée allemande franchit la ligne de démarcation qui sépare la France occupée de la France dite « libre » depuis l'armistice de 1940.

 

Le mercredi 11 novembre 1942, à  l'aube les troupes allemandes franchissent la ligne de démarcation entre la zone libre et la zone occupée. Au fur et à mesure de leur pénétrations dans les villes françaises, exception faite de Toulon ou ils n'entrent pas, ils occupent les points stratégiques et désarment les garnisons de l'armée d'armistice qui ne bouge pas. Le général Bridoux, ministre de la Guerre, a intimé l'ordre aux unités de rester dans leurs garnisons. Seul, le général de Lattre de Tassigny, commandant une division à Montpellier refuse d'obéir et tente avec quelques hommes de prendre le maquis. L'expédition échoue cependant et il est arrêté et envoyé à la prison militaire de Toulouse.

 

À Vichy, le gouvernement du maréchal Pétain et de Pierre Laval sera placé sous le contrôle direct de l'occupant.

La zone libre est alors appelée « zone sud » et la zone occupée, « zone nord ». Deux occupants se la partagent : les Allemands et les Italiens (qui se retirent de la zone sud après la capitulation du 8 septembre 1943).

À Toulon, sur ordre de l'amiral Jean de Laborde, la flotte française se sabordera pour échapper aux Allemands sans pour autant tomber entre les mains des Anglais !

 

 

Voir aussi :

22 juin 1940 - La France signe l'armistice

8 novembre 1942 - Débarquement en Afrique du Nord

27 novembre 1942 - La flotte française se saborde à Toulon

 

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