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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 00:01

1191 : Clément III (Paulino Scolari), pape (date de naissance inconnue)

1378 : Grégoire XI (Pierre Roger de Beaufort), Pape (NE vers 1336)

1729 : Léopold Ier de Lorraine, duc de Lorraine et de Bar. (Né le 11 septembre 1679).

1772 : Charles Pinot Duclos, écrivain et historien français. (Né le 12 février 1704).

1827 : François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld-Liancourt, personnalité de la Révolution française (né le 11 janvier 1747)

1864 : Jean-Jacques Ampère, philologue français, académicien (né le 12 août 1800)

1873 : Amédée Thierry, historien français (né le 2 août 1797)

1875 : Edgar Quinet, historien français (né le 17 février 1803)

1968 : Youri Gagarine, cosmonaute Soviétique, premier homme dans l'Espace (né le 9 mars 1934)

1998 : Ferdinand Anton Ernst Porsche, Connu sous le nom de Ferry Porsche, ingénieur germano-Autrichien (né le 19 septembre 1909)

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 00:03

Situé sur le plateau des Glières à 1400 mètres d’altitude, dans le massif des Bornes en Haute-Savoie, créé par l'Armée secrète le 31 janvier 1944, le Maquis des Glières est commandé par l'ex-officier d'active Tom Morel et encadré par des anciens du 27e BCA d’Annecy.
C'est le premier grand maquis à avoir affronté les Allemands le 26 mars 1944.
Ce jour là, trois bataillons de la 157e division de la Wehrmacht, appuyés par l'aviation et l'artillerie, prennent d'assaut le plateau des Glières. Cette bataille met fin au premier « maquis » de la Résistance.

Le dimanche 26 mars 1944, le commandant allemand du secteur envoie deux patrouilles en reconnaissance vers les hauteurs du plateau. L'une d'elles est facilement repoussée mais l'autre arrive à contourner les défenses du maquis. Il s'ensuit un bref affrontement durant lequel deux « maquisards » sont tués et un autre blessé.

 

Les Allemands donnent l'assaut aussitôt après, avec le concours de la Milice française. Le capitaine Maurice Anjot, qui a remplacé Tom Morel à la tête du maquis, juge que ses hommes ont tenu les positions assez longtemps et que l'honneur est sauf. Il décide d’évacuer le plateau avec tous ses hommes.

 

Dans la retraite, cependant, 210 résistants sont capturés par l’ennemi ou ses alliés de la Milice ou la police de Vichy. Une centaine sont fusillés, parfois après avoir été torturés.

 

La « bataille des Glières » devient un enjeu dans la guerre des ondes que se livrent la France Libre de De Gaulle et le gouvernement collaborationniste de Vichy.

 

Philippe Henriot, le propagandiste de Radio Paris, évoque la liquidation du maquis par la police sans faire état de la participation allemande ! De son côté, Jean Rosenthal, dans son désir de bien faire, télégraphie à Londres une information selon laquelle 400 Allemands auraient été tués et 300 blessés dans les affrontements avec le maquis.

 

Sur Radio Londres, par la voix de Maurice Schumann, on peut encore entendre ceci le 7 avril 1944 : « À Glières, 500 Français ont résisté à 12.000 Allemands pendant 14 jours ». Il n'en reste pas moins que le maquis des Glières aura convaincu les chefs alliés de l'utilité de la Résistance française dans leur combat contre le nazisme.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 00:01

1152 : Alphonse II d'Aragon, dit Le Chaste, roi d'Aragon de 1162 à 1196, comte de Barcelone de 1162 à 1196, comte de Provence de 1166 à 1196 et comte de Roussillon de 1172 à 1196 (Décédé le 25 avril 1196).

1347 : Sainte Catherine de Sienne née Catherine Benincasa, mystique, tertiaire dominicaine et théologienne italienne (Décédée le 29 avril 1380).

1541 : François Ier de Médicis, Grand-duc de Toscane (Décédé le 19 octobre 1587).

1699 : Johann Adolph Hasse, compositeur allemand (Décédé le 23 décembre 1783).

1739 : Édouard-Auguste de Grande-Bretagne, duc d’York et d’Albany (décédé 17 septembre 1767)

1762 : Thomas Alexandre Dumas, (Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie, dit le général Dumas), général d'Empire (Décédé le 26 février 1806).

1767 : Joachim Murat, maréchal d'Empire (Décédé le 13 octobre 1815).

1774 : François Marie Daudin, zoologiste français (Décédé le 1804).

1795 : Jacques Louis Randon, comte et Maréchal de France (Décédé le 16 janvier 1871).

1821 : Robert Bentley, botaniste britannique (Décédé le 24 décembre 1893).

1886 : Athénagoras, patriarche de Constantinople (Décédé le 7 juillet 1972).

1906 : Jean Sablon, chanteur français (Décédé le 24 février 1994).

1921 : Simone Signoret, actrice française (Décédée le 30 septembre 1985).

1938 : Daniel Buren, peintre et sculpteur français.

1942 : Aretha Franklin, chanteuse américaine.

1947 : Elton John, chanteur et compositeur britannique.

1949 : Philippe de Villiers, homme politique français.

1958 : Bernard de La Villardière, journaliste français.

1965 : Sarah Jessica Parker, actrice américaine.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 00:01

En remerciement de l'aide militaire apportée au royaume du Piémont contre l'Autriche, le roi du Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel, cède à Napoléon III Nice et la Savoie.

 

Le samedi 24 mars 1860, par le traité de Turin, Nice et la Savoie reviennent à la France.

Napoléon III obtient ces deux territoires en récompense de son intervention militaire contre l'Autriche, aux côtés du royaume du Piémont, et en échange de l'annexion de l'Italie centrale par le Piémont.

Pour la première fois au monde, l'exécution du traité est subordonnée à son approbation par les populations concernées en vertu du «droit des peuples à disposer d'eux-mêmes».

 

Ce droit avait déjà été appliqué une première fois par le gouvernement français dans le Comtat Venaissin et à Avignon, propriété du Saint-Siège, le 14 septembre 1791. Mais ce fut de manière unilatérale et non dans le cadre d'un traité international.

Cette fois, c'est Paris et Turin qui organisent de concert un référendum dans le comté de Nice et en Savoie.

Le dimanche 22 avril 1860, les populations des deux comtés se prononcent massivement en faveur de leur rattachement à la France par plébiscite.

À Nice, on compte 25.743 « oui », 160 « non » et 5.000 abstentions. En Savoie, 235 « non » et une poignée d'abstentions sur 130.000 votants !

 

Un sénatus-consulte du 12 juin 1860 confirme l'incorporation des deux provinces à l'Empire français.

 

Au nord des Alpes, la Savoie est divisée en deux départements : Savoie et Haute-Savoie.

 

Au sud, le comté de Nice est réuni à un morceau du département du Var, avec le fleuve Var lui-même, pour former le département des Alpes-Maritimes (le département du Var se réfère depuis lors à un fleuve qui lui est étranger !).

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 00:02

1103 : Eudes Ier de Bourgogne, duc de Bourgogne (Né le 1058).

1237 : Jean de Brienne, roi de Jérusalem (Né le 1148).

1369 : Pierre Ier de Castille, roi de Castille (Né le 30 août 1334).

1559 : Gelawdéwos d'Éthiopie, négus d'Éthiopie (Né le 1522).

1653 : Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu, cardinal français, archevêque de Lyon (Né le 1582).

1801 : Paul Ier de Russie, tsar de Russie (Né le 1er octobre 1754).

1842 : Stendhal (Henri Beyle), écrivain français (Né le 23 janvier 1783).

1946 : Gilbert Newton Lewis, physicien et chimiste américain (Né le 23 octobre 1875).

1955 : Artur da Silva Bernardes, président du Brésil (Né le 8 août 1875).

1983 : Armand Lanoux, écrivain français, membre de l'Académie Goncourt (Né le 24 octobre 1913).

2001 : David McTaggart, fondateur de la section internationale de Greenpeace (Né le 24 juin 1932).

2006 : Noël Josèphe, ancien président du Conseil Régional Nord Pas de Calais (Né le 25 mai 1920).

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 22:44

1459 : Maximilien Ier du Saint-Empire empereur romain germanique (Décédé le 12 janvier 1519).

1609 : Jean II Casimir Vasa, roi de Pologne (Décédé le 16 décembre 1672).

1797 : Guillaume Ier cinquième roi de Prusse (1861-1888) puis premier empereur allemand (1871-1888) (Décédé le 9 mars 1888).

1857 : Paul Doumer, homme d'État français, Président de la République française du 13 juin 1931 au 7 mai 1932 (Décédé le 7 mai 1932).

1887 : Chico Marx, acteur américain, un des Marx Brothers (Décédé le 11 octobre 1961).

1949 : Fanny Ardant, actrice française.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 00:01

 

« Mai 68 » a en réalité commencé le 22 mars…
En effet le « Mouvement du 22 mars » participe à l’agitation politique qui débouche vers la révolte de Mai 68.

 

Un groupe à tendance anarchiste se crée à l’université de Nanterre autour de Daniel Cohn-Bendit dit « Dany le rouge ». Les étudiants qui composent le « Mouvement du 22 mars » réagissent à l’arrestation de camarades lors d’une manifestation contre la guerre du Vietnam. Ils occupent la salle du conseil de la faculté de Lettres.

Les cours sont suspendus jusqu'au 1er avril pour éviter l'occupation de la  faculté, annoncée pour le 29 mars. Les étudiants se replient sur la Sorbonne et  y occupent le grand amphithéâtre.

L’occupation dure et les incidents se multiplient si bien que le recteur décidera de fermer la faculté de Nanterre le 2 mai. Le 3 mai, la Sorbonne est évacuée par les forces de l'ordre. De violents incidents éclatent dans la nuit suivante au Quartier Latin qui se soldent au matin par 600  interpellations.

Si ce « Mouvement du 22 mars 1968 » est un symbole de la contestation étudiante qui ébranlera la France au cours du mois de mai, il est aussi l'expression d'un clivage générationnel qui fait écho à des situations similaires en Europe de l'Est, aux États-Unis, au Mexique et même en Chine.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 00:01

Le jeudi 21 mars 1940, dans l'émotion suscitée par l'armistice entre les Finlandais et les Soviétiques, dix jours plus tôt, Paul Reynaud remplace Édouard Daladier (l'homme des accords de Munich) à la présidence du Conseil (le gouvernement français).

Paul Reynaud est l'un des rares hommes politiques à s'être opposé aux accords de Munich (automne 1938) qui autorisaient l'annexion du territoire tchèque des Sudètes par Hitler. A la tête du ministère des Finances depuis cette date, il a pris une place déterminante dans la préparation du pays à la guerre en étant partisan de la plus grande fermeté à l'égard de l'Allemagne.

Il devient  ainsi Président du Conseil en remplaçant Edouard Daladier déconsidéré depuis qu’il avait signé les accords de Munich.

Dès le début de l’invasion allemande, Reynaud appelle le 18 mai, le Maréchal Philippe Pétain, le vainqueur de la bataille de Verdun, pour être son vice-président. Le lendemain, il rappelle Maxime Weygand à la tête des armées : ce dernier était l’ancien adjoint du Maréchal Foch.

Une semaine plus tard, Paul Reynaud rencontre Winston Churchill, le nouveau Premier ministre britannique. Les deux hommes tombent d’accord pour lutter ensemble contre Hitler selon l’engagement mutuel de la France et de l’Angleterre de ne pas accepter d’armistice ou de traité de paix séparé. Pourtant, dans son gouvernement, Reynaud compte quelques ministres favorables à un armistice dont Maxime Weygand et Philippe Pétain convaincus de la future défaite française.

Paul Reynaud propose alors que les militaires demandent un cessez-le-feu afin que le gouvernement puisse se replier en Afrique du Nord en continuant la lutte. En effet, la France dispose d’une aviation, d’une flotte, de régiments et de beaucoup d’âmes dans les colonies et les Français de métropole n’auraient qu’à patienter.

Cette idée n’est pas du goût du général Maxime Weygand qui objecte que tout le territoire serait occupé, les armées défaites et les armes saisies. Il prône donc un armistice, soit un arrêt des combats en attendant un traité de paix normal. Pétain le soutient dans cette idée d’autant plus que l’exode a commencé, que la Belgique et les Pays-Bas ont été pris, que Sedan a été vaincue. Il ne veut pas abandonner le pays, affirme que l’armée a fait son devoir et qu’il faut savoir reconnaître une défaite.

Paul Reynaud et les membres de son gouvernement, le 6 juin 1940.

De gauche à droite, MM. Ludovic-Oscar Frossard (Travaux publics), Albert Chichery (Commerce),

Jean Prouvost (Information), Yves Bouthillier (Finances), 
Paul Reynaud (président du Conseil, ministre de la Défense nationale et de la Guerre et des Affaires étrangères), André Février (sous-secrétaire d’État aux Travaux publics), Yvon Delbos (Éducation), Charles de Gaulle (sous-secrétaire d’État au ministère de la Défense nationale et de la Guerre), Georges Pernot (Famille).

 

Deux personnes ne sont pas d’accord avec cette vision des choses : Georges Mandel, le Ministre de l’Intérieur et le général de brigade Charles de Gaulle, alors sous-secrétaire d’état à la Défense. Pour eux, cette guerre n’a rien à voir avec les précédentes : il s’agit de se battre contre des régimes totalitaires (Allemagne nazie, Italie fasciste et URSS communiste).

De Gaulle est envoyé à Londres par Paul Reynaud pour prier Churchill de dégager la France de sa promesse. Le 16 juin, Paul Reynaud reçoit un télégramme de Churchill qui l’autorise à demander les conditions d’un armistice à Hitler tout en mettant la flotte française à l’abri dans les ports britanniques. Puis Churchill propose une union totale entre l’Angleterre et la France ne faisant des deux pays qu’un seul. Un rendez-vous est pris pour le lendemain entre les deux hommes mais ce traité d’union est rejeté par les partisans de l’armistice, majoritaires dans le gouvernement.

 

Isolé, Paul Reynaud démissionne le soir du 16 juin 1940.

Mal inspiré cette fois, suggère au président Albert Lebrun d'appeler le maréchal Pétain à sa place !

 

Arrêté en septembre 1940, Paul Reynaud sera déféré devant le tribunal de Riom, chargé par Pétain de juger les « responsables de la défaite » mais aucun magistrat ne voudra le condamner.

 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 00:01

1413 : Henri IV d'Angleterre, roi d'Angleterre (Décédé le 3 avril 1367).

1568 : Albert de Brandebourg, duc de Prusse (Décédé le 16 mai 1490).

1615 : Louis de Montmorency-Bouteville, comte de Luxe, gouverneur de Senlis (Décédé le 1560).

1619 : Matthias Ier du Saint-Empire, Empereur romain germanique (Décédé le 24 février 1557).

1727 : Isaac Newton, philosophe, mathématicien, physicien et astronome anglais (Décédé le 4 janvier 1642).

1750 : Léon de Montmorency-Fosseux, marquis de Fosseux, lieutenant général (Décédé le 31 octobre 1664).

1788 : François Poulletier de La Salle, médecin et chimiste français (Décédé le 30 septembre 1719).

1816 : Marie Ire de Portugal, reine du Portugal (Décédée le 17 décembre 1734).

1844 : Pierre Claude Pajol, général d'Empire et homme politique français (Décédé le 3 février 1772).

1881 : Justin Clinchant, Général français du second Empire (Décédé le 24 décembre 1820).

1914 : Giuseppe Mercalli, sismologue et volcanologue italien (Décédé le 21 mai 1850).

1923 : Saint Joseph Bilczewski, archevêque catholique béatifié en 2001 par Jean-Paul II et canonisé en 2005 par Benoît XVI (Décédé le 26 avril 1860).

1975 : Jacques Henri de Bourbon, duc d'Anjou et de Ségovie, aîné des Capétiens et chef de la maison de France (Décédé le 23 juin 1908).

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 00:00

La Déclaration des Quatre articles est écrite par Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux. Elle est adoptée le 19 mars 1682, par l'assemblée extraordinaire du clergé du royaume de France, convoquée par Louis XIV.

Jacques-Bénigne Bossuet

Le 19 mars 1682, l'assemblée générale du haut clergé, réunie sous la houlette de Bossuet, vote la Déclaration des Quatre articles à l'instigation du roi Louis XIV. Cette déclaration, qui prend aussitôt valeur de loi, porte à son paroxysme le conflit ouvert dix ans plus tôt par l'ordonnance de Saint-Germain à propos du droit de régale* (revenus des évêchés vacants).

 

Le premier article de la Déclaration restreint l'autorité du pape au domaine spirituel ; le deuxième déclare que les conciles et la coutume ont autorité sur le pape ; le troisième défend l'Église gallicane (ou française**) ; le quatrième enfin nie l'infaillibilité du pape.

 

Le pape Innocent XI décide de ne plus investir de nouveaux évêques en France. On compte bientôt 35 évêchés vacants. La crise ne s'atténue pas avec son successeur Alexandre VIII en 1689. Le pays est au bord d'un schisme religieux et comme le roi commence à éprouver de graves difficultés par ailleurs, il finit par composer. Il renonce en septembre 1693 à la Déclaration cependant que le nouveau pape Innocent XII accorde l'extension du droit de régale et entérine les nouvelles investitures d'évêques.

 

 

* La Régale ou droit de régale est l'ensemble des droits que le roi de France avait sur les diocèses catholiques qui temporairement n'avaient pas d'évêque titulaire.

** Le gallicanisme est une doctrine religieuse et politique cherchant à promouvoir l'organisation de l'Église catholique en France de façon largement autonome par rapport au pape.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 00:01

Le procès du docteur Petiot s’ouvre le lundi 18 mars 1946. Ce dernier est jugé pour 27 assassinats (lui, en revendique 63). Ce procès sera aussi médiatisé que celui de Landru au lendemain de la Grande Guerre.

Macabre découverte

Le 11 mars 1944, pendant l'Occupation, les pompiers parisiens sont alertés par des voisins incommodés depuis plusieurs jours par les odeurs s'échappant d'une cheminée de l'immeuble de la rue Le Sueur, au n°21. L’hôtel particulier appartient au docteur Marcel Petiot.

 

Après avoir tenté de joindre le propriétaire, les pompiers fracturent une fenêtre et pénètrent dans la demeure. Dans la cave, ils découvrent des corps humains dépecés, prêts à être incinérés. Arrivé sur ces entrefaites, Petiot se justifie en affirmant que ce sont des cadavres de nazis qu'il a tués lui-même, et persuade les policiers, bons patriotes, de le laisser partir.

 

L’enquête

Lors des perquisitions ultérieures, la police découvre soixante-douze valises, une cave aménagée, des doubles portes, une chambre à gaz dont la porte est équipée d'un judas pour regarder l'agonie des victimes, ainsi qu'un puits rempli de chaux vive.

 

Fasciné par les thèses nazies, il se présentait sous le nom du « Docteur Eugène » comme un passeur auprès des juifs qu'il rencontre et leur promet de les emmener en Argentine. Les prétendants au voyage se rendaient la nuit au domicile du médecin, munis de leurs biens les plus précieux et de leur argent.

Une fois chez lui, il les enfermait dans une pièce où ils mouraient asphyxiés par un mélange de cyanure, de potassium et d'acide sulfurique. Il faisait disparaître les corps en les incinérant ou en les ensevelissant sous la chaux vive.

 

Le passé de Petiot trouble également les enquêteurs.

Marcel André Henri Félix Petiot, dit le docteur Petiot est né le 17 janvier 1897 à Auxerre.

Il a été interné plusieurs fois en hôpital psychiatrique depuis son adolescence et a comparu devant la justice, notamment pour des affaires de vols.

 

En 1926, à Villeneuve-sur-Yonne où il possède un cabinet médical depuis quatre ans, la maison de la fille d’une de ses patientes, avec qui il entretient une liaison et qui a été découverte, est incendiée. La jeune fille, quant à elle, disparait sans laisser de traces.

Les disparitions inexpliquées commencent à susciter des rumeurs. En 1933, Marcel Petiot signe le permis d’inhumer d'un témoin important dans une affaire de meurtre dans laquelle lui-même est impliqué, ce témoin étant mort brutalement après une visite dans son cabinet. Le docteur part s’installer à Paris la même année.

 

Rattrapé par son passé

Après la découverte funeste du 21, rue Le Sueur, Petiot, en fuite de nouveau, reste introuvable. Résistant opportuniste, il s’est engagé dans les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) sous le nom de « Valéry ». Devenu capitaine, il a été affecté à la caserne de Reuilly, dans l'Est parisien !

À la Libération, un mandat d’arrêt est délivré à son nom. Suite à l’article « Petiot, soldat du Reich » publié en septembre 1944 dans le journal « Résistance », comble du cynisme, le docteur Petiot réclame un droit de réponse Il écrit une lettre manuscrite au journal qui permet à la police d’en déduire qu'il est toujours caché à Paris au sein même de la Résistance française.

Il est ainsi arrêté le 31 octobre 1944 dans une station de métro.

 

Son procès s'ouvre le 18 mars 1946

Le 4 avril à 00h10, il est reconnu coupable des 27 meurtres et se voit condamné à la peine de mort malgré les efforts de son avocat, un ténor du barreau, maître René Floriot.

Le 25 mai, au garde qui vient le réveiller pour l'exécution, Petiot rétorque : « Tu me fais ch... ».

À 5h05, le docteur Marcel Petiot déclare « Je suis un voyageur qui emporte ses bagages ». « Ça ne va pas être beau », et le couperet tombe.

 

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Par Archimède - dans Procès
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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 00:01

1231 : Shijō, 87e empereur du Japon (Décédé le 10 février 1242).

1473 : James IV roi d'Écosse (Décédé le 9 septembre 1513).

1771 : Pierre Dumoustier, le général de division (Décédé le 15 juin 1831).

1776 : Jean Le Marois, le général de division, aide de camp de Napoléon, Député de la Manche (Décédé le 14 octobre 1836).

1949 : Daniel Lavoie, auteur-compositeur-interprète et pianiste franco-manitobain.

1967 : Nathalie Marquay, Mlle Alsace 1986 PUIS Miss France 1987.

1970 : Patrick Lebeau, joueur de hockey sur glace canadien.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 00:03

Fernand de Magellan (Fernão Magalhaes), explorateur portugais voyageant pour le compte de l'Espagne, est le premier Européen à arriver aux Philippines (avec 150 hommes d'équipage) le mercredi 16 mars 1521 où une première messe est dite.

Parti le 20 septembre 1519, à la tête d'une expédition de trois navires (il en a perdu deux en route) battant pavillon espagnol, le navigateur portugais Fernand de Magellan, Magellan a réussi à atteindre l'Asie par la route de l'ouest. Il débarquera aux Philippines et y évangélise la population locale.

 

Le 27 avril Magellan sera tué d’une flèche empoisonnée par des indigènes de l'île de Mactan.

 

Les îles ont été nommées ainsi en l'honneur de l'Infant d'Espagne, le futur Philippe II d'Espagne, par Ruy López de Villalobos peu après leur découverte. L'archipel est entré dans l'Empire colonial espagnol à partir de 1565.

 

Relire également :

27 avril 1565 - Les Philippines deviennent espagnoles

 

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 00:01

Après Avoir Été sacrifiée sieurs couleurs des Accords de Munich, La Republique De Tchécoslovaquie environ à l'une des Premières Victimes de la politique d'annexions et d'agressions de l'Allemagne nazie Qui en Occupe La Bohème-Moravie et y instaurer de fils protectorat.

L'Etat tchécoslovaque FUT Créé en 1918 Avec l'effondrement de l'Empire austro-hongrois à la fin de la Première Guerre mondiale. La Tchécoslovaquie comprenait les provinces de Bohême, Moravie de, et de Slovaquie, AINSI Que l'Ukraine transcarpathienne et des Partis de la Silésie.

 

Le mercredi 15 mars 1939, l'Allemagne nazie envahie la Bohème Moravie.

Is La Fin de la Tchécoslovaquie AINSI Que des Accorde de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye.

Quant aux Accorde de Munich, ILS Ont manifestement raté Leur Objectif Qui était le Maintien de la Paix.

 

Les provinces Tchèques de Bohème et Moravie devinrent Dès le Lendemain non protectorat allemand. La Slovaquie devînt non Etat «indépendant», Allie étroitement à l'Allemagne. La Hongrie, alliée de l'Allemagne, l'Ukraine annexion transcarpathique en mai 1939, après s'être emparée de Territoires en Slovaquie méridionale Avec l'aide de l'Allemagne et de l'Italie en 1938. La Tchécoslovaquie en Tant qu ' Etat indépendant cessa d'Exister.

Le gouvernement Beneš, Qui a démissionné et Quitte le payeur après Les Accords de Munich, organisera la résistance à partir de Londres.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 00:01

  752 : Zacharie, pape.

  968 : Mathilde de Ringelheim, épouse du duc de Saxe, le futur Henri l'Oiseleur, roi de Francie orientale, et la mère d'Otton I (Née le 895).

1471  : Sir Thomas Malory, écrivain anglais, Qui a rassemblé l'ensemble de la légende du roi Arthur (Né le 1405).

1571 : Jean II de Hongrie, roi de Hongrie et prince de Transylvanie de 1559 à sa mort. (Né le 1540).

1883 : Karl Marx, philosophe allemand (Né le 5 mai 1818).

1992 : Jean Poiret, acteur, réalisateur et scénariste français, auteur de La Cage aux folles (Né le 17 août 1926).

1997 : Fred Zinnemann, réalisateur et producteur américain (Né le 29 avril 1907).

2000 : C. Jérôme, de nom de fils de fils Claude Dhotel vrai, chanteur français (Né le 21 décembre 1946).

2007 : Lucie Aubrac, résistante française (Née le 29 juin 1912).

2009 : Alain Bashung, auteur-compositeur-interprète français (Né le 1er décembre 1947).

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 00:01

1372 : Louis Ier, duc d'Orléans (Décédé le 23 novembre 1407)

1615 : Innocent XII, 242e pape (Décédé le 27 septembre 1700).

1674 : Jean-Louis Petit, anatomiste français (Décédé le 20 avril 1750).

1696 : Louis François Armand de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu, Maréchal de France (Décédé le 8 août 1788).

1741 : Joseph II d'Autriche, empereur romain germanique (Décédé le 20 février 1790).

1840 : Antoine Lumière, peintre, photographe et homme d'affaires français (Décédé le 15 avril 1911).

1888 : Paul Morand, homme de lettres français (Décédé le 23 juillet 1976).

1904 : René Dumont, ingénieur agronome et sociologue français (Décédé le 18 juin 2001).

1904 : Martial Lapeyre, industriel et collectionneur français (Décédé le 27 décembre 1984).

1924 : Pierre Arpaillange, magistrat et ministre français.

1939 : Ève Ruggiéri, journaliste française.

1943 : André Téchiné, cinéaste français.

1943 : Gianni Motta, coureur cycliste italien.

1946 : Yann Arthus-Bertrand, photographe français

1954 : Renaud Donnedieu de Vabres, homme politique français.

1959 : Pascal Légitimus, humoriste et homme de cinéma français, membre du groupe Les Inconnus.

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 00:01

Le mercredi 12 mars 1930, le Mahatma Gandhi lance une première campagne de désobéissance civile contre le pouvoir colonial anglais aux Indes. Au terme d'une marche de 300 km, il arrive avec ses partisans au bord de la mer et recueille un peu de sel dans ses mains, violant ainsi symboliquement le monopole d'État sur la distribution du sel. Une action de désobéissance civile de masse exemplaire qui s'avèrera une étape décisive sur la voie de l'indépendance de l'Inde.

Dans les années précédentes, le Mahatma a multiplié les manifestations non-violentes et les grèves de la faim en vue d'obtenir pour l'Empire des Indes un statut d'autonomie analogue à celui dont bénéficient les colonies à population européenne telles que le Canada ou l'Australie.

Faute de résultat, certains membres de son parti, le parti du Congrès, s'impatientent et menacent de déclencher une guerre en faveur de l'indépendance.

 

Gandhi, pour ne pas être débordé, avertit le vice-roi des Indes que sa prochaine campagne de désobéissance civile aura pour objectif l'indépendance. C'est ainsi qu'il quitte son ashram des environs d'Ahmedabad, au nord-ouest du pays, accompagné de quelques dizaines de partisans... et de nombreux journalistes.

 

Après un parcours à pied plus de 300 km, il arrive le dimanche 6 avril au bord de l'océan Indien. Il s'avance dans l'eau et recueille dans ses mains un peu de sel. Par ce geste dérisoire mais pourtant hautement symbolique, Gandhi encourage ses compatriotes à violer le monopole d'État sur la distribution du sel.

Ce monopole oblige en effet tous les consommateurs indiens (y compris les plus pauvres), à payer un impôt sur le sel et leur interdit d'en récolter eux-mêmes. Ce qui n’est pas sans rappeler la gabelle en vigueur en France sous l'Ancien Régime.

Sur la plage, la foule, grossie de plusieurs milliers de sympathisants, imite le Mahatma et remplit des récipients d'eau salée. L'exemple se répand dans tout le pays... À Karachi comme à Bombay, les Indiens font évaporer l'eau et collectent le sel au vu des Anglais. Ces derniers jettent plus de 60.000 contrevenants en prison.

 

Les Indiens, respectant aux recommandations de Gandhi, se gardent bien de résister. Le Mahatma lui-même est arrêté le dimanche 4 mai 1930. Ironique, il déclare à ses geôliers : « Je vais enfin pouvoir dormir ! »

Au bout de neuf mois de ce repos forcé, le vice-roi reconnaît son impuissance à imposer la loi britannique. Il libère tous les prisonniers, y compris le Mahatma, et accorde aux Indiens le droit de collecter eux-mêmes le sel.

 

En 1937, le comité du congrès obtient une majorité écrasante au parlement indien.

Le 15 août 1947, Lord Mountbatten (nommé par le premier ministre Britannique) annonce l’indépendance de l’Inde, mais sa scission en deux nouvelles nations : l’Inde et le Pakistan.

La « marche du sel » apparaît aux Indiens comme l'équivalent de la « Tea Party » le 16 décembre 1773 à Boston qui a conduit à l'indépendance des États-Unis.

 

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 00:01

Le lundi 11 mars 1793, à Machecoul, en Loire-Inférieure (actuelle Loire-Atlantique), des paysans exaspérés par la conscription militaire massacrent plusieurs gardes nationaux et bourgeois, ainsi qu’un curé.

C'est le début des guerres de Vendée...

 

Le contexte historique

L’Ouest catholique et royaliste manifeste très tôt une vive opposition aux bouleversements créés par les événements révolutionnaires de 1789. La Constitution civile du clergé, adoptée par l’Assemblée constituante le 12 juillet 1790, suscite une franche hostilité en Bretagne et en Vendée : plus de 80 % des prêtres refusent de jurer fidélité à leur nouveau statut, et l’arrestation de nombre de ces prêtres réfractaires aggrave les tensions.

 

L’élément déclencheur de l’insurrection

Le 31 janvier 1793, Danton a proclamé devant la Convention le dogme des « frontières naturelles » qui sous-entend la conquête des Pays-Bas et de la Belgique. Les puissances européennes ripostent par une coalition. C'est pour y faire face et suppléer au manque de combattants volontaires que la Convention organise une réquisition autoritaire.

 

Des registres sont ouverts dans chaque commune pour l'inscription des volontaires et, si ceux-ci font défaut, les autorités organisent un tirage au sort parmi tous les jeunes hommes célibataires.

 

Le dimanche 10 mars 1793, l'assemblée de la Convention recourt à la levée en masse autoritaire de 300.000 hommes dans tout le pays, pour suppléer aux insuffisances des engagements volontaires après sa proclamation du 24 février sur la « patrie en danger ».

 

Le jour même, les paysans, qui ont été échaudés par l'exécution du roi Louis XVI (le 21 janvier) et les mesures antireligieuses des révolutionnaires parisiens, assaillent les autorités municipales.

La rébellion couvre les Mauges, le Choletais, le bocage vendéen, le marais de Challans et le pays de Retz (toute une région du sud de la Loire qui prendra bientôt le nom de Vendée militaire).

Début de l’insurrection à Machecoul

Le lendemain, la population se rassemble et décide de marcher sur Machecoul, principale bourgade du secteur, où se tiennent la garde nationale et la commission de recrutement. À l'entrée du bourg, la foule armée de fourches fait face aux gendarmes et aux gardes nationaux. Ceux-ci, bien qu'au nombre de plusieurs centaines, prennent peur et refluent dans les rues. La foule les poursuit. Plusieurs gardes nationaux sont massacrés ainsi que quelques bourgeois, connus pour leurs sympathies républicaines, et le curé assermenté (ce dernier a approuvé la Constitution civile du clergé).

 

Le 12 mars, les autorités nantaises exigent la reddition des coupables.

Les insurgés se raidissent. Ils constituent un Comité royal et proclament : « Le peuple du Pays de Retz... déclare... qu'il ne reconnaît et ne reconnaîtra jamais que le Roy de France pour son seul et légitime souverain... qu'il ne reconnaît plus la prétendue Convention nationale, ni les départements, ni les districts... »

 

Le carnage ne cesse que le lundi 22 avril, lorsque les troupes républicaines du général Beysser reprennent la ville. Les massacres de Machecoul, ceux de Noirmoutier, vont cependant faire tache d’huile. Ces jacqueries paysannes prennent bientôt la forme d’un mouvement contre-révolutionnaire explicitement royaliste et catholique.

Étalée sur trois années, la guerre de Vendée a connu plusieurs phases, avec une brève période de paix au printemps 1795. Elle s'est terminée au début de l'année 1796, après avoir fait plus de 200 000 morts et causé de nombreuses destructions.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 00:01

1503 : Ferdinand Ier du Saint-Empire (Décédé le 25 juillet 1564).

1748 : Gabriel Bexon, connu sous le nom d’abbé Bexon, naturaliste français (Décédé le 2 mai 1784).

1752 : Louis François d'Arlandes de Salton, général français de la Révolution (Décédé le 11 septembre 1793).

1845 : Alexandre III, tsar russe (Décédé le 11 novembre 1894).

1885 : Pierre-Jules Boulanger, inventeur français de la 2CV Citroën (Décédé le 11 novembre 1950).

1920 : Boris Vian, écrivain français, ingénieur, poète, chanteur, musicien (Décédé le 23 juin 1959).

1924 : Fred Mella, chanteur français du groupe Les Compagnons de la chanson.

1938 : Jean-Jacques Hénaff, industriel français.

1940 : Chuck Norris, acteur américain.

1953 : Denis Crouzet, historien moderniste français, spécialiste du XVIe siècle.

1954 : Didier Barbelivien, auteur, compositeur et interprète français.

1958 : Sharon Stone, actrice américaine.

1964 : Édouard, comte de Wessex, fils benjamin d'Élisabeth II d'Angleterre.

1966 : Arthur, animateur de télévision et humoriste français.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 00:01

1661 : Jules Mazarin, cardinal et homme d'État français (Né le 14 juillet 1602).

1743 : Jean-Baptiste Lully fils, musicien français (Né le 6 août 1665).

1782 : Félix Le Royer de La Sauvagère, militaire français (Né le 14 septembre 1707).

1840 : Pierre Dupont de l'Étang, militaire français (Né le 4 juillet 1765).

1875 : Pierre Prosper Chabrol, architecte français (Né le 1er février 1812).

1888 : Guillaume Ier, empereur allemand (Né le 22 mars 1797).

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 12:00

1945 - 2015 : 70 ans !

Dans 2 mois nous célèbrerons le 70ième aniversaire de la fin des combats en Europe avec la capitulation de l'Allemagne le 7 mai 1945 à Reims (ratifiée le 8 à Berlin).

La fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre suivant, avec la capitulation du Japon, après les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.

 

A l'occasion des 70 ans de la fin de la seconde guerre mondiale, je vous propose un diaporama de 20 questions sur les grandes dates de cette période tragique.

Quelques questions sont un peu plus difficiles que d'autres mais dans l'ensemble, vous devriez pourvoir répondre... Si certaines dates vous étaient inconnues, après avoir fait défiler ce diaporama, elle ne le seront plus.

J'espère que vous passerez un bon moment, comme moi j'ai passé à le préparer...

 

Vous pouvez le télécharger et le transmettre sans risque par mail à vos connaissances.

Télécharger le Quizz seconde guerre mondiale

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 00:05

Le dossier de la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama est porté devant la cour d'assises de la Seine. Financement des partis politiques, corruption de la presse et des élus sont au cœur du scandale le plus impressionnant de la IIIe République.

Un projet hasardeux

En 1878, Ferdinand de Lesseps, qui bénéficie d'une forte popularité depuis la création de Suez, réussit à faire admettre l'idée du percement du canal de Panama.

La construction est prévue pour durer douze ans et coûter 600 millions de francs.

Comme pour Suez, Lesseps crée le 20 octobre 1880 une société anonyme en vue de collecter les fonds et conduire le projet, la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama.

 

Les travaux débutent l'année suivante, mais l'entreprise est menée avec une incroyable légèreté.

Ainsi, en dépit du relief, des éboulements, de la fièvre jaune qui décime les travailleurs, Lesseps s'obstine dans la création d'un canal à niveau, sans écluses.

De plus,  il dissimule l'ampleur des dépenses qui atteindront plus du double de ce qui était prévu.

Devant les retards et le surcoût considérable du chantier, les titres s’effondrent, menaçant la réalisation du canal.

En 1887, la compagnie a déjà englouti 1.400 millions et n'a déblayé que 37 millions de m3 sur les 70 millions prévus.

Dans l'impasse, il fait appel à l'ingénieur Gustave Eiffel, déjà célèbre en raison de sa tour qui sera inaugurée lors de l'Exposition universelle de 1889. Celui-ci n'hésite pas à engager son prestige au service du vieil entrepreneur et remet à plat le projet en prévoyant notamment des écluses.

Il faut donc trouver à nouveau de l'argent !

Ferdinand de Lesseps lance alors une nouvelle souscription publique, mais une partie de l’argent est utilisée de manière occulte par différents financiers (notamment Jacques de Reinach et Cornélius Herz) pour convaincre divers journalistes de promouvoir le projet, puis pour acheter des parlementaires afin qu’ils débloquent des fonds publics et promulguent des lois sur mesure pour l’émission d’un dernier emprunt en 1888.

 

Obtenu le 9 juin 1888, par des moyens de corruption, le vote ne peut empêcher la mise en liquidation de la compagnie, le 4 février 1889 et la ruine de près de cent mille souscripteurs.

 

Révélation de l’affaire

L’Affaire éclate quand la Libre Parole, d'Edouard Drumond, dénonce la ruine de 85.000 petits épargnants, la corruption parlementaire et le rôle de Herz et de Reinach. Ces révélations provoquent une intense émotion dans l'opinion publique. Une centaine de députés, les « chéquards », sont compromis, y compris Clemenceau, dont la carrière connaîtra une éclipse de dix ans.

Le procès débute le 8 mars 1893

 

Verdict du procès, le 20 mars 1893

Le scandale de Panama se solde le 20 mars 1893 par la condamnation à 5 ans de prison d'un ancien ministre des travaux publics, Baïhaut, qui a eu seul la naïveté d'avouer son implication dans cette gigantesque escroquerie. Parmi les autres inculpés, Ferdinand de Lesseps et Gustave Eiffel échappent de justesse à la prison grâce à une prescription bienvenue.

Émile Loubet, alors ministre de l’Intérieur et anciennement ministre des Travaux publics (1887-1888) doit démissionner.

Clemenceau, lui aussi sali par le scandale, ne sera pas condamné.

 

Répercussions

Ferdinand de Lesseps sombre dans la sénilité. Il s'éteint tristement en 1895.

 

En 1892, Édouard Drumont, auteur du pamphlet antisémite La France juive (1886), dénonce le scandale de Panama dans son journal, La libre parole. Il souligne l'implication de plusieurs financiers israélites et relance de ce fait l'antisémitisme en France. L'affaire Dreyfus éclatera trois ans plus tard.

 

Désabusés, les épargnants français vont désormais renoncer aux investissements industriels et leur préfèreront les placements de «père de famille» (comme les emprunts russes qui se solderont en définitive par une déconfiture aussi retentissante !).

 

Il appartiendra finalement aux Américains de percer l'isthme. Le canal de Panama avec d'énormes écluses sera inauguré le 3 août 1914 (le jour même de la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France).

 

Relire aussi :10 octobre 1913 - Fin du percement du canal de Panama

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:01

1663 : Tomaso Antonio Vitali, violoniste et compositeur italien († 9 mai 1745).

1671 : Robert Roy MacGregor, héros populaire écossais et un hors-la-loi du début du XVIIIe siècle († 28 décembre 1734).

1693 : Clément XIII, pape de 1758 à 1769 († 2 février 1769).

1707 : Stephen Hopkins, politicien américain, signataire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis en tant que représentant du Rhode Island († 13 juillet 1785).

1746 : André Michaux, botaniste et explorateur français († 16 novembre 1802).

1751 : Louis Lefèvre-Gineau, chimiste et scientifique français, plusieurs fois député des Ardennes († 3 février 1829).

1765 : Joseph Nicéphore Niépce, physicien français, considéré comme l'un des inventeurs de la photographie († 5 juillet 1833).

1770 : Gabriel Jean Joseph Molitor, maréchal de France, gouverneur, grand chancelier de la Légion d'honneur († 28 juillet 1849).

1772 : Claude Corbineau, général d’Empire français († 8 février 1807).

1788 : Antoine Becquerel, physicien français († 18 janvier 1878).

1812 : Jean Benoît Désiré Cochet, archéologue et préhistorien français († 1er juin 1875)

1822 : Victor Massé, compositeur français († 5 juillet 1884).

1868 : Giovanni Giacometti, peintre suisse († 25 juin 1933).

1875 : Maurice Ravel, compositeur français († 28 décembre 1937).

1896 : Richard Maguet, peintre français († 16 juin 1940).

1904 : Reinhard Heydrich, directeur du Reichssicherheitshauptamt (RSHA) et Protecteur adjoint du Reich en Bohême-Moravie († 4 juin 1942).

1909 : Léo Malet, écrivain français, né à Montpellier († 3 mars 1996).

1915 : Jacques Chaban-Delmas, homme politique français († 10 novembre 2000).

1952 : Corine Marienneau, bassiste française du groupe Téléphone.

1961 : Nicolas Dupont-Aignan, homme politique français.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 00:01

Le dimanche 6 mars 1836, 5.000 soldats mexicains, sous le commandement du général Antonio Lopez de Santa Anna, s'emparent de Fort Alamo, au Texas, après des combats acharnés.

Au début du XIXe siècle, le Texas appartient encore au tout jeune État mexicain… officiellement. Mais à ses 4.000 habitants hispaniques étaient venus s'ajouter de nombreux colons nord-américains accompagnés de leurs esclaves. Des centaines d'éleveurs et de fermiers américains s'approprient donc les terres sans se préoccuper des lois mexicaines et sans apprendre l'espagnol.

Les nouveaux habitants se heurtent au gouvernement mexicain, notamment parce qu'il prétend abolir l'esclavage ! Ils proclament leur autonomie à l'initiative de l'un d'eux, Sam Houston

 

Mexico délègue le général Santa Anna sur place pour faire régner la loi mexicaine au Texas.

Deux colons, James Bowie et William Travis, décident d'attendre les Mexicains dans une ancienne mission hâtivement fortifiée, près de San Antonio, avec 160 hommes. Tandis que l'armée ennemie l'encercle, il est rejoint par quelques dizaines de volontaires américains conduits par un trappeur de légende originaire du Tennessee : Davy Crockett (49 ans).

 

Pendant 13 jours, sans répit, les Mexicains canonnent le fort.

Le 5 mars, le général Santa Anna échafaude le plan d'attaque du fort. Il pense triompher aisément mais espère, avec ce massacre, terrifier les rebelles de tout le Texas. (C'est le contraire qui va se produire puisque la chute d'Alamo fera des victimes de véritables martyrs et galvanisera les troupes du Général Houston).

 

Le 6 mars à quatre heures du matin et le fort tout entier est endormi. Les sentinelles se sont assoupies, épuisées comme tous les défenseurs par les treize jours de siège dont les nuits ont été perturbées par d'intenses bombardements. A l'extérieur, l'armée mexicaine prend position pour l'assaut final. Un peu avant cinq heures, les Mexicains passent à l'offensive sous les cris « Viva Santa Anna » et attaque Alamo par les quatre cotés.

 

Quand l'alerte est donnée, chacun se précipite à son poste mais le combat est trop inégal.

Dans un premier temps, les insurgés, appuyés par leur artillerie, causèrent de terribles pertes aux Mexicains. Des bataillons entiers furent décimés et un Général fut même blessé au combat. Mais les 189 combattants d'Alamo ne peuvent plus faire face quand les canons ennemis perforent le mur du Nord. Les Texans, voulant protéger ce trou béant dans leur fortification, dirigent leur artillerie vers la brèche mais rendent par la même, le sud-ouest vulnérable qui tombe aux mains des assaillants.

À 6 h 30, la bataille était terminée. Les soldats mexicains inspectèrent chaque corps et poignardèrent tous ceux qui bougeaient.

Les 189 défenseurs du Fort furent tués, dont le trappeur Davy Crockett.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 00:01

Lors d'un discours prononcé au Westminster College de Fulton dans le Missouri, Winston Churchill utilise pour la première fois l'expression « rideau de fer ».

 

On considère ce discours comme la première manifestation officielle, du côté allié, de l'état de « guerre froide » entre l'Est et l'Ouest : le monde libre et le bloc communiste sont séparés par ce fameux « rideau de fer ».

Avant d'abandonner ses fonctions de Premier ministre, Winston Churchill avait pu mesurer la duplicité de Joseph Staline, le dictateur de l'URSS, son allié dans la guerre contre Hitler.

Il s'en était inquiété auprès du président américain Harry Truman mais le monde baignait encore dans l'allégresse de la victoire et nul n'était disposé à entendre des critiques sur l'allié de la veille.

Très vite cependant, les dissensions entre Staline et ses anciens alliés éclatent au grand jour.

 

Dans son discours du mardi 5 mars 1946 à Fulton, le retraité de 72 ans retrouve sa verve d'orateur. Il déclare : « De Stettin dans la Baltique jusqu'à Trieste dans l'Adriatique, un rideau de fer est descendu à travers le continent. »

Ce discours énonce aussi l'idée d'une « relations spéciale » entre les peuples anglophones, et un plus vaste programme d'organisation du monde

Il termine son allocution en exhortant les pays d'Europe occidentale à contrecarrer le pouvoir communiste afin « d'établir dans tous les pays, aussi rapidement que possible, les prémices de la liberté et de la démocratie. »

 

Bien que Churchill ne soit plus Premier ministre, ce discours marque le début « officiel » de la Guerre froide. L'opinion publique, d'abord sceptique, finit par lui donner raison en 1948, lorsque les communistes tchécoslovaques s'emparent du pouvoir par le «coup de Prague».

 

Les vœux de Churchill sont comblés l'année suivante avec la création d'une alliance militaire occidentale : l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). L'Union soviétique riposte en créant de son côté le Pacte de Varsovie en 1955.

 

Le texte original du discours : http://www.britannia.com/history/docs/sinews1.html

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