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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 12:32

Entre le 22 et le 27 septembre 1947, les délégués des partis communistes de neuf pays Européens se rencontrent dans le plus grand secret à Szklarska Poreba, en Pologne, pour la réunion constitutive du Kominform (Bureau d'information des partis communistes).

 

Doctrine Jdanov

Afin de répondre à la doctrine Truman qui prône l’endiguement du communisme, Andreï Jdanov, troisième secrétaire du Parti communiste d'Union soviétique (PCUS) et fidèle de Staline, présente son rapport qui définit la position de l’URSS face aux États-Unis. L’impérialisme de ce dernier y est dénoncé avec virulence et Jdanov définit les nouvelles lignes idéologiques des Soviétiques.

 

La création du Kominform est ainsi officiellement annoncée le dimanche 5 octobre 1947

Il réuni 9 partis communistes dont 7 étaient au pouvoir dans leurs pays respectifs : U.R.S.S., Bulgarie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie et Yougoslavie, les deux autres étant le français et l'italien.

Présenté comme une réformation du Komintern, ce bureau d’information a en réalité des objectifs bien différents d’une Internationale communiste. En effet, il réduit son champ d’action à l’Europe.

Opérant jusqu’à la mort de Staline, le Komintern aura avant tout pour fonction de vérifier que les communistes européens s’alignent bien sur la politique de Moscou. Ainsi, les Yougoslaves seront bientôt exclus et tous les PC devront chasser les titistes, accusés de déviance idéologique.

 

 

Le Kominform siège à Belgrade, puis Bucarest (après la rupture entre Staline et Tito, le dirigeant yougoslave).

Après la mort de Staline en mars 1953, le Kominform se met petit à petit en veille : on se dirige vers la coexistence pacifique entre les deux blocs, l'organisation est dissoute le 17 avril 1956. Cette dissolution est l'effet notamment de la déstalinisation lancée par Nikita Khrouchtchev en février 1956, après le XXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique et le « rapport secret » sur le « culte de la personnalité » et les crimes de Staline.

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 23:01

Le soulèvement de Varsovie prend fin le 2 octobre 1944 après deux mois de combat.

 

Le 1er août 1944, à Varsovie, l'Armia Krajowa (la résistance polonaise) déclenche un soulèvement contre l'occupant allemand. Cette insurrection vise à se libérer de l'occupation allemande pour permettre à l'Armée rouge d'être en position de force. Trompant l'espoir des combattants, qui comptaient sur son soutien, l'armée soviétique s'arrête sur les bords de la Vistule et laisse aux Allemands le temps de liquider l'insurrection.

Un moment déstabilisés par l'insurrection, les Allemands dépêchent des renforts massifs tandis que les Russes, parvenus de l'autre côté de la Vistule, reçoivent l'ordre d'attendre que les insurgés se fassent anéantir. Les aérodromes sous contrôle soviétique sont même fermés pour empêcher tout secours occidental.

Restés maîtres des faubourgs, les SS y accomplissent en représailles des horreurs rarement égalées dans l'histoire, rassemblant les civils dans les caves des immeubles et y mettant le feu, égorgeant ou mitraillant les malades et le personnel des hôpitaux : du 5 au 7 août, plus de 50.000 habitants du seul quartier de Wola sont ainsi massacrés.

Les insurgés tiennent pendant soixante-trois jours. Certains bastions ne se sont toujours pas rendus quand la capitulation est ordonnée le 2 octobre, après 63 jours de combat. Les membres de l'AK sont emmenés en captivité en Allemagne.

Quant aux civils, terrés depuis deux mois dans les caves, en proie à la faim, à la soif et aux épidémies, ils sont évacués manu militari et, pour nombre d'entre eux, déportés. Le bilan de la bataille de Varsovie, entre 220.000 et 250.000 morts en deux mois et une capitale rasée à 85%, est l'un des plus lourds du second conflit mondial.

 

 

Le 17 janvier 1945, l'Armée Rouge se décide à entrer dans la capitale polonaise. Il ne s'y trouve plus personne susceptible de contester l'autorité des nouveaux occupants. Les communistes polonais n'ont aucune peine à s'installer au pouvoir.

 

Lire aussi :

19 avril 1943 - Soulèvement du ghetto de Varsovie

17 janvier 1945 - Les Soviétiques entrent à Varsovie

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 23:01

Le dimanche 29 septembre 1399, le roi d'Angleterre Richard II est contraint d'abdiquer après un règne troublé.

En abdiquant, Richard II, alors âgé de 32 ans, met un terme à la dynastie des Plantagenêts qui s'est installée en Angleterre deux siècles et demi plus tôt, avec le couronnement d'Henri II et Aliénor.

Son cousin et rival Henri Bolingbroke, duc de Lancastre, monte sur le trône sous le nom d'Henri IV et fonde la dynastie des Lancastre.

 

Le fils aîné d'Édouard III, le Prince Noir, étant mort prématurément, son fils monte sur le trône sous le nom de Richard II alors qu'il a à peine dix ans. Jean de Gand, troisième fils du roi Édouard III, assure la régence mais sa rapacité suscite de graves révoltes fiscales et vaut au jeune roi une grande impopularité.

 

Henri Bolingbroke hérite du père de sa première épouse le titre de duc de Lancastre. Il va tirer parti des difficultés de la dynastie des Plantagenêt pour fonder sa propre dynastie…

Quelques mois après la mort de son père Jean de Gand, Henri Bolingbroke soulève les barons contre le pauvre roi Richard II.

Une irrésistible coalition de grandes familles aristocratiques se forme autour d’Henri Bolingbroke et bénéficie du soutien quasi unanime des élites bourgeoise et cléricale. Elle permet une rébellion facilitée par l'absence, au début de 1399, du roi qui fait alors campagne en Irlande. Elle aboutit à la capture de Richard II.

Son vainqueur, malgré ses proclamations antérieures, entend obtenir pour sa maison de Lancastre bien plus que la restitution de ses fiefs : ayant extorqué à Richard la convocation d'un parlement, il lui arrache une abdication « volontaire » que ce parlement ratifie le 30 septembre1399.

Ce même 30 septembre, Henri de Lancastre se fait proclamer nouveau roi d'Angleterre sous le nom d'Henri IV. Couronné le 13 octobre de la même année, il régnera jusqu'à sa mort en 1413.

 

Henri IV consolide le royaume en triomphant de ses ennemis, mais il ruine aussi ses finances. Peu après sa mort, son fils et successeur Henri V profite de la querelle des Armagnacs et des Bourguignons pour débarquer en France et relancer la guerre de Cent Ans après une longue accalmie.

 

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 23:01

Le 25 août 1580 se déroule la bataille d'Alcantara qui oppose les troupes portugaises d'Antoine, prieur de Crato et neveu d'Henri Ier, à l'armée espagnole du Duc d'Albe et de Philippe II. Ce dernier revendique le trône portugais depuis la mort d'Henri Ier, décédé sans héritier.

 

Une couronne sans héritier direct

Le roi du Portugal Sébastien Ier, tué le 4 août 1578, au cours de la « bataille des Trois Rois » (Alcácer-Quibir, Maroc), est mort à 24 ans sans héritier. Son grand-oncle, le cardinal dom Henri lui succède sous le nom de Henri Ier « le Chaste ». Il meurt en janvier 1580, lui aussi sans héritier.

 

De nombreux prétendants se font connaître :

- Antoine Ier, Grand Prieur de Crato, fils naturel de Louis de Portugal (5ème duc de Beja) et neveu du cardinal,

- Philippe II d'Espagne, petit-fils d'Emmanuel Ier le Fortuné par sa mère Isabelle de Portugal,

Mais aussi :

- Raymond ou Ranuccio ou Ranuce Ier Farnèse, Duc de Parme, enfant de Marie de Portugal, fille aînée d'Édouard de Portugal, Duc de Guimarães, dernier enfant mâle d'Emmanuel Ier le Fortuné,

- Jean Ier de Bragance, Duc de Bragance, marié à Catherine de Portugal (de Guimarães), sœur cadette de Marie de Portugal,

- Catherine de Médicis (a reine Catherine de Médicis descend, à la onzième génération, de ce personnage et c'est sur cette ascendance qu'elle revendique des droits à la couronne portugaise)

- Emmanuel-Philibert de Savoie fils de Marie-Béatrice de Portugal.

 

La confrontation

Philippe II revendiquant la couronne fit de grands préparatifs et réunit une armée considérable. Il en donna le commandement au duc d’Albe, qui eut sous ses ordres le chef de l’artillerie et le commandant de la flotte.

 

L’armée portugaise se trouvait rangée en bataille entre Lisbonne et le ruisseau d’Alcantara, sa gauche appuyée au Tage. Le duc d’Albe disposa ses troupes vis-à-vis, de l’autre côté du ruisseau, de sorte que c’était sa droite qui s’appuyait au Tage. Il occupa en arrière un petit mamelon rocheux du haut duquel il dirigea les mouvements de son armée. Sa réserve était au pied de ce mamelon que désigne encore la tradition, ainsi que la pierre sur laquelle on prétend qu’il s’assit pendant l’action.

Pour traverser le ruisseau, il lui fallait s’emparer d’un pont et d’un moulin qui se trouvaient sur son cours. Il fit attaquer ces deux points faiblement pour gagner du temps et attirer de ce côté les forces portugaises.

Pendant cette première période de la bataille, un corps de cavalerie remontait par ses ordres le cours du ruisseau, le passait en amont et se dirigeait sur la droite des ennemis, tandis que la flotte espagnole remontait le Tage au moyen de la marée montante, et venait se poster sur le flanc gauche des Portugais. Tout fut si bien combiné, dans ce double mouvement tournant, que la cavalerie tomba sur la droite des ennemis au moment où la flotte canonnait et fusillait leur gauche.

L’armée de don Antonio, ainsi attaquée à la fois en front et sur les deux flancs, ne tint pas longtemps et s’enfuit vers Lisbonne, le seul côté qu’on lui eût laissé libre. Ainsi, dans cette journée, le duc d’Albe dut la victoire à une observation heureuse et pratique du phénomène de la marée, observation combinée avec une manœuvre tournante de cavalerie sur l’aile opposée. Cette combinaison fait honneur à son talent de conception, encore dans toute la vigueur, malgré son grand âge, et l’exécution de ce plan prouve que les troupes espagnoles possédaient encore à la fin du XVIe siècle des qualités manœuvrières que depuis, elles ont rarement retrouvées.

 

Les conséquences

La victoire espagnole entraine l'occupation du Portugal, l'exil forcé d'Antoine et la réunion des deux royaumes de la péninsule Ibérique, établie jusqu'en 1640. Dom Antoine, réfugié aux Açores, résiste aux Espagnols jusqu'en 1583. Il meurt en exil à Paris, en 1595. C'est la fin de la dynastie portugaise de Viseu.

 

 

Voir aussi :

25 juillet 1139 - Victoire portugaise sur les musulmans - Naissance du Portugal

13 juin 1580 - L'Espagne occupe le Portugal

1er décembre 1640 - Le Portugal retrouve son indépendance

 

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:01

Le dimanche 10 août 1913, le traité de Bucarest met fin à la deuxième guerre balkanique. Ce traité contient avant tout des clauses territoriales, partageant à nouveau les territoires conquis lors de la précédente guerre balkanique. Les Bulgares, responsables des hostilités, restituent Andrinople aux Turcs et cèdent une partie de la Dobroudja à la Roumanie. La Macédoine est partagée entre la Serbie et la Grèce.

Le Congrès de Berlin de 1878 avait permis à l'Empire ottoman de conserver en Europe un vaste territoire habité majoritairement par des populations chrétiennes liées aux pays voisins : bulgares, grecs, serbes.

La proclamation de l'indépendance de la Bulgarie en 1908 et, en même temps, la poussée autrichienne marquée par l'annexion de la Bosnie et de l'Herzégovine, ainsi que l'aide apportée par l'Allemagne à la Turquie incitent les petits États des Balkans à se rapprocher et à former une ligue balkanique.

Mais les autorités ottomanes poussent les musulmans de Bosnie à s'installer en Macédoine pour modifier la composition ethnique de la région. Au début de l'année 1912, plusieurs traités d'alliance sont ainsi conclus entre la Bulgarie, la Grèce, la Serbie et le Monténégro, en vue de se partager les territoires européens de l'Empire ottoman.

La première guerre balkanique éclate en octobre 1912 et se termine par le traité de Londres du en mai 1913, qui met pratiquement fin à la présente ottomane en Europe. Cependant, ce traité ne détermine pas les nouvelles frontières en Macédoine. Dès le 1er juin, un accord est conclu entre la Grèce et la Serbie pour confirmer la ligne de démarcation entre leurs zones d'occupation en Macédoine et s'opposer aux ambitions bulgares dans la région.

Dans la nuit du 29 au 30 juin 1913, sans déclaration de guerre préalable, les Bulgares envahissent les territoires que leur contestent les Serbes et les Grecs. Les Turcs en profitent pour récupérer Andrinople et sa région, tandis que la Roumanie s'empare de la Dobroudja du Sud. La Bulgarie vaincue demande la médiation des puissances et un cessez-le-feu est établi fin juillet 1913. Le traité de paix est rapidement signé le 28 juillet par les représentants de la Bulgarie, de la Roumanie, de la Serbie, du Monténégro et de la Grèce. Il est ratifié le 10 août.

Dans la foulée de ce traité, celui de Constantinople (29 septembre 1913) entérine les limites territoriales entre la Bulgarie et l'Empire ottoman

 

Cette défaite de la Bulgarie a pour effet un renversement des alliances balkaniques, avec de graves conséquences pour l'Europe. Ainsi, la Russie jusque-là alliée de la Bulgarie se range aux côtés de ses vainqueurs, (Serbie et Roumanie) alors que la Bulgarie se voit contrainte de rechercher l'alliance de l'Autriche-Hongrie.

 

Au début de 1914, la situation dans les Balkans semble stabilisée mais les équilibres restent précaires. L’Autriche s’est montrée offensive et intransigeante. Elle s’est opposée avec détermination aux objectifs nationaux serbes. L’Allemagne et la Russie ont su calmer leurs alliés respectifs, mais la tension entre Vienne et Belgrade est si forte qu’un nouvel incident pourrait mettre le feu aux poudres…

En juillet 1914, après l’assassinat à Sarajevo de l’héritier au trône d’Autriche, Vienne et Berlin ne sauront pas montrer la même retenue, entraînant l’Europe et le monde dans « la grande guerre ».

 

Lire également :

17 octobre 1912 - Début de la guerre des Balkans

28 novembre 1912 - L'Albanie proclame son indépendance

28 juin 1914 - Assassinat d'un archiduc à Sarajevo

 

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 23:01

Après trois ans de piétinement dans la plaine flamande, le commandant en chef britannique Douglas Haig lance le mardi 31 juillet 1917 à Passchendaele (ou Passendale), près d'Ypres, une grande offensive en direction des ports belges de Bruges et Ostende.

 

La Bataille de Passchendaele, appelée aussi troisième bataille d’Ypres, qui débute le 31 juillet 1917 et s’achève le 10 novembre 1917, renvoie exactement aux représentations des combats de la Première Guerre mondiale qui ont conquis notre imaginaire aujourd’hui : violence inouïe d’affrontements gigantesques, puissance écrasante des machines de guerre qui massacrent à bonne distance, mortalité effrayante et accélérée au sein de troupes engagées par vagues, gains territoriaux dérisoires au prix exorbitant d’assauts répétés et de carnages insensés. Le bilan est désastreux pour les Britanniques dont les pertes s’élèvent à environ 250.000 hommes, alors que les objectifs ne sont pas atteints, tandis que les Allemands perdent 170.000 hommes.

 

Lien du jour : La bataille sur le site officielle de la ville de Passchendaele

 

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 23:01

Le lundi 15 juillet 1974, avec la complicité des colonels qui exercent le pouvoir à Athènes, en Grèce, la Garde nationale de Chypre fomente un coup d'État contre le président Makarios et tente de réaliser l'Enosis. Le 20 juillet, l’armée turque envahit Chypre sous le nom de code « Opération Attila », afin de protéger la communauté turque de l’île. Depuis cette date, les deux communautés vivent séparées, de part et d'autre d'une « ligne verte ».

Contexte :

Colonie britannique depuis 1878, Chypre obtient son indépendance le 16 août 1960, après déjà cinq années de troubles ethniques entre les communautés grecque et turque de l’île, les nationalistes du mouvement grec Eoka (« l’Organisation Nationale des Combattants Chypriotes ») s’opposant aux Turcs de TMT (« l’Organisation de la Défense turque »). L’indépendance octroie aux Turcs une place privilégiée au gouvernement de l’île (30% des sièges au parlement alors que les Turcs ne représentent que 18% de la population de l’île), attisant de facto les tensions avec les nationalistes grecs. Ces derniers voient d’un mauvais œil l’indépendance de Chypre et militent pour l’enosis, le rattachement à la Grèce.

 

Coup d'État à Chypre et intervention de la Turquie :

Après 15 années de troubles aussi bien politiques (les Turcs se retirent du gouvernement chypriote en 1964) que sociaux, les ultranationalistes grecs d’Eoka B lancent le 15 juillet 1974, sous l’impulsion de la junte grecque au pouvoir à Athènes, un coup d’état contre le gouvernement chypriote de Makarios et tentent de mettre en place à Chypre un système similaire à celui de la dictature des colonels.

Mais l’armée turque réagit immédiatement, et envahit le Nord de l’île le 20 juillet, afin de protéger les membres de sa communauté.

Du 8 au 15 août 1974, l'armée turque prend le contrôle de près de 40 % du territoire, provoquant le regroupement de la communauté turque (80.000 personnes) au Nord et expulsant 200.000 personnes vers le Sud.

Une ligne de démarcation est tracée au Niveau de Nicosie. Elle doit son nom au fait qu’elle aurait été tracée au crayon vert par les Anglais, alors responsables de la mission d’interposition de l’ONU. Les Turcs la nommeront quant à eux « ligne Attila ».

Le 24 avril 2004, à la suite du plan de réunification proposé par Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, un référendum est organisé : les Chypriotes turcs votent massivement pour, les Chypriotes grecs contre (à 78 %). L’île reste donc divisée.

Le 1er mai 2004, la République de Chypre fait son entrée dans l’Union européenne.

 

Lire également :

9 septembre 1570 - Chypre devient turque

16 août 1960 - Indépendance de Chypre

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 23:01

Le 8 juillet 452, le pape Léon 1er sort en grande pompe de Rome et va au-devant d'Attila. Le roi des Huns cède à sa requête et renonce à envahir Rome.

Raphael réalisa cette œuvre en 1513, au Vatican, dans la chambre d'Héliodore.

 

Au milieu du Ve siècle, la seule évocation du chef des Huns suffisait à susciter la peur, la panique, l'effroi parmi les populations qui avaient le malheur de se trouver sur sa route. Rares étaient ceux qui parvenaient à conserver leur sang-froid et leur confiance en Dieu.

En effet, pour les chrétiens de l'époque, Attila est le « Fléau de Dieu », autrement dit l'instrument de la punition divine. Il frappe ceux qui se sont détournés de l'enseignement de l'Église, et épargne les miséricordieux.

Le vieil Empire romain d'Occident se délabrait sous les assauts des barbares. Même Rome n'était plus à l'abri ! Au printemps 452, la « Ville éternelle » se retrouva sous la menace directe d'Attila, qui venait de pénétrer avec ses troupes en Italie du nord.

À la demande du Sénat romain, le pape Léon, entouré de prêtres et de moines, s'en alla au-devant du chef des Huns. La rencontre eut lieu près de Mantoue. Attila et Léon, qui parlaient tous deux le latin, s'entretinrent une bonne partie de la nuit.

Que se dirent-ils au cours de cette entrevue de la dernière chance ? On l'ignore mais le pape dut être convaincant puisque, au matin, Attila ordonna à ses troupes de se retirer.

Léon 1er rentra auréolé de son succès, et en profita pour se faire désigner comme chef de l'Église, alors qu'auparavant il n'était que l'évêque de Rome, avec seulement une autorité morale. Il fut en quelque sorte le premier « vrai » pape.

 

Attila  retourne dans les steppes d'où son peuple est originaire. Il mourra peu après sur les bords du Danube et l'empire des Huns s'évanouira.

 

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 23:01

Le mercredi 15 juin 1977, après plus de quarante ans de dictature et deux ans après la mort du général Franco, l'Espagne connaît les premières élections parlementaires libres.

Adolfo Suárez vote en compagnie de sa femme

En 1936, les dernières élections de la IIe République avaient apporté la victoire au Front populaire, suivie d’une guerre civile provoquée par une rébellion militaire, et d’une longue dictature du général Franco.

Les élections générales se sont tenues le 15 juin 1977, afin d'élire les trois cent cinquante députés et les deux cent six sénateurs de la législature constituante espagnole.

 

L'UCD (Union du centre démocratique) d'Adolfo Suárez, et le PSOE (Parti socialiste ouvrier) de Felipe Gonzáles, avec 34 et 29% de voix, sortent vainqueurs au détriment des partis plus radicaux tels que l'Alliance populaire à droite ou le PCE (Parti communiste) qui vient d'être légalisé. La transition démocratique espagnole culminera avec l'adoption d'une nouvelle Constitution en décembre 1978.

 

Voir également : 18 juillet 1936 - Début de la guerre civile espagnole

 

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 23:01

Le 9 juin 721, près de Toulouse, le duc d'Aquitaine Eudes inflige une sévère défaite aux musulmans. Sa victoire porte un coup d'arrêt à l'expansion de l'islam en Occident, dix ans après le franchissement du détroit de Gibraltar par les premiers musulmans.

Maître de l'Al-Andalus, Al-Samh ibn Malik al-Khawlani revendique les droits que les Wisigoths avaient au-delà des Pyrénées. Dès 719, ses hommes pénètrent dans le sud-ouest de la France et prennent rapidement Narbonne, Nîmes et Carcassonne, avant de conquérir la quasi-totalité de la Septimanie franque en 721. Il ne lui reste plus qu'à s'emparer de l'Aquitaine et de sa capitale mérovingienne rayonnante, Toulouse.

Pour faire face à la redoutable armée musulmane, le duc d'Aquitaine va partir avec ses hommes recruter des mercenaires vascons (basques) et quelques renforts de Neustrie et de Bourgogne.

Alors que Toulouse, assiégée depuis plusieurs mois, est sur le point de céder, Eudes d'Aquitaine tente une sortie héroïque le 9 juin 721. Confiante en sa supériorité, l'armée sarrasine avait installé son campement aux portes de Toulouse sur le territoire de la commune de Castanet. Compte tenu du déroulement des combats, elle ne défendait que faiblement son camp et n'utilisait pas d'éclaireurs. Ce 9 juin 721, l'effet de surprise est donc total. Les musulmans sont encerclés par l'armée d'Eudes, qui les attaque par les flancs et leur inflige de lourdes pertes.

Bien qu'inférieurs en nombre, les chevaliers et combattants autour d'Eudes d'Aquitaine détruisent les rangs ennemis complètement désorientés. Les musulmans paniquent très vite et reculent avant de fuir en se dispersant. Leur chef, Al-Samh ibn Malik al-Khawlani, est rattrapé puis tué.

 

Si l'histoire retient la victoire à Poitiers en 732, la défaite de Toulouse est probablement plus importante. Cette bataille est déterminante pour la suite des événements, notamment parce qu'elle offre le temps nécessaire à Charles Martel pour consolider son pouvoir et bâtir une armée afin de vaincre et déjouer les prochaines invasions.

 

 

Lire également :

27 Avril 711 – Début de l’invasion musulmane de la péninsule ibérique

25 octobre 732 - Charles Martel « arrête les arabes » à Poitiers

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 23:01

La bataille de Tourcoing se déroule le dimanche 18 mai 1794 (29 Floréal An II). Elle se solde par une victoire des Français commandés par le général Souham et le général Moreau, sur les Britanniques commandés par Frederick, duc d'York et Albany et les Autrichiens par le prince de Cobourg.

Contexte :

Depuis un an la situation militaire et politique de la France au sein de l'Europe s'était considérablement améliorée. Des armées et des Provinces avaient déjà été perdues par les coalisés durant l’année 1793 et certains gouvernements se repentaient d'avoir pris part à la coalition. Début 1794, il ne restait plus que quatre états directement intéressés à la continuation des hostilités l'Angleterre, l'Autriche, la Russie et le royaume de Naples.

Le Nord est le principal théâtre des opérations militaires et le cordon sanitaire qui protège l’intégrité de la France et de la République.

Au printemps, 78.000 coalisés attendaient le long de l'Escaut : Anglais, Prussiens, Autrichiens et Hanovriens, répartis en six camps. L'empereur d'Autriche arriva le 15 mai à Tournai avec le prince de Cobourg, à la tête de 20.000 Autrichiens d'élite.

 

La bataille de Tourcoing :

Dans le conflit armée qui l'oppose à la Coalition, la France possède trois armées situées au Nord du territoire. L'une d'entre elles est commandée le général Joseph Souham et le général Jean-Victor Marie Moreau.

Après avoir perdu la ville de Landrecies, les Français reprennent l'avantage le 18 mai 1794 en battant l'armée ennemie au cours de la bataille de Tourcoing.

 

Conséquences :

La bataille fut rude et meurtrière : 3.000 tués et blessés chez les Français, 4.500 chez les coalisés qui ont de plus abandonné 1.500 prisonniers et 60 canons.

Cette victoire permet aux Français de dégager la frontière de l'Escaut à la mer. Les coalisés doivent reculer, permettant aux forces françaises de se réorganiser.

L’armée des Ardennes et l'armée de Moselle furent regroupées (future armée de Sambre et Meuse) et dirigées vers Charleroi.

 

Lien du jour : Bataille de Tourcoing détaillée

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 23:01

État-tampon issu du Congrès de Vienne (1815), le grand-duché de Luxembourg a pour souverain le roi des Pays-Bas mais fait également partie d'une Confédération germanique et doit, à ce titre, accepter sur son petit territoire une garnison prussienne.

En 1867, l'empereur des Français Napoléon III confie au chancelier prussien Otto von Bismarck son désir d'être récompensé pour sa médiation dans la guerre entre l'Autriche et la Prusse. Le Luxembourg paraît être un « pourboire » acceptable et la France pourrait l'acheter au roi des Pays-Bas.

Cependant, lorsque ce projet est communiqué à l'opinion publique allemande, celle-ci s'oppose catégoriquement à cette cession, considérant le Luxembourg comme un territoire historiquement allemand.

 

Pour régler cette crise, une conférence réunit à Londres les principales puissances (Autriche, Belgique, France, Italie, Pays-Bas, Prusse, Royaume-Uni, Russie).

Par un traité signé le 11 mai 1867, la France renonce à l'annexion du Luxembourg, en échange de quoi la Prusse retire ses garnisons du grand-duché de Luxembourg, lequel est déclaré neutre et peut dès lors savourer une pleine indépendance.

 

Traité de Londres du 11 mai 1867

Article premier :

S. M. le Roi des Pays-Bas, Grand-Duc de Luxembourg, maintient les liens qui attachent ledit Grand-Duché à la Maison d'Orange-Nassau, en vertu des traités qui ont placé cet État sous la souveraineté de S. M. le Roi Grand-Duc, ses descendants et successeurs.

Les droits que possèdent les Agnats de la Maison de Nassau sur la succession du Grand-Duché, en vertu des mêmes traités, sont maintenus.

Les Hautes Parties Contractantes acceptent la présente déclaration et en prennent acte.

Article 2 :

Le Grand-Duché de Luxembourg, dans les limites déterminées par l'Acte annexé au traité du 19 avril 1839 sous la garantie des cours de France, d'Autriche, de la Grande-Bretagne, de la Prusse et de Russie, formera désormais un État perpétuellement neutre. Il sera tenu d'observer cette même neutralité envers tous les autres États.

Les H.P.C. s'engagent à respecter le principe de neutralité stipulé par le présent article.

Le principe est et demeure placé sous la sanction de la garantie collective des Puissances signataires du présent traité, à l'exception de la Belgique, qui est elle-même un État neutre.

Article 3 :

Le Grand-Duché de Luxembourg étant neutralisé aux termes de l'article précédent, le maintien ou l'établissement de places fortes sur son territoire devient sans nécessité comme sans objet.

En conséquence, il est convenu d'un commun accord, que la ville de Luxembourg, considérée par le passé, sous le rapport militaire, comme forteresse fédérale, cessera d'être une ville fortifiée.

S. M. le Roi Grand-Duc se réserve d'entretenir dans cette ville le nombre de troupes nécessaires pour y veiller au maintien du bon ordre.

Article 4 :

Conformément aux stipulations contenues dans les articles 2 et 3, S. M. le Roi de Prusse déclare que ses troupes actuellement en garnison dans la forteresse de Luxembourg recevront l'ordre de procéder à l'évacuation de cette place immédiatement après l'échange des ratifications du présent traité.

On commencera simultanément à retirer l'artillerie, les munitions et, tous les objets qui font partie de la dotation de la dite place forte.

Durant cette opération, il n'y restera que le nombre nécessaire pour veiller à la sûreté du matériel de guerre et pour en effectuer l'expédition qui s'achèvera dans le plus bref délai possible.

Article 5 :

S. M. le Roi Grand-Duc, en vertu des droits de souveraineté qu'il exerce sur la ville et forteresse de Luxembourg s'engage de son côté à prendre les mesures nécessaires afin de convertir ladite place forte en ville ouverte, au moyen d'une démolition que sa Majesté jugera suffisante pour remplir les intentions des H.P.C exprimées dans l'article 3 du présent traité. Les travaux requis à cet effet commenceront immédiatement, après la retraite de la garnison. Ils s'effectueront avec tous les ménagements que réclament les intérêts des habitants de la ville.

S. M. le Roi Grand-Duc promet en outre que les fortifications de la ville de Luxembourg ne seront pas rétablies à l'avenir, et qu'il n'y sera maintenu ni créé aucun établissement militaire.

Article 6 :

Les Puissances signataires du présent traité constatent que la dissolution de la Confédération germanique ayant également amené la dissolution des liens qui unissaient le Duché de Limbourg, collectivement avec le Grand-Duché de Luxembourg, à ladite Confédération, il en résulte que les rapports dont il est fait mention aux articles 3, 4 et 5 du traité du 19 avril 1839 entre le Grand-Duché et certains territoires appartenant au Duché de Limbourg ont cessé d'exister, lesdits territoires continuant à faire partie intégrante du Royaume des Pays-Bas.

Article 7 :

Le présent traité sera ratifié et les ratifications en seront échangées à Londres, dans l'espace de quatre semaines, ou plus tôt, si faire se peut.

En foi de quoi, les Plénipotentiaires respectifs l'ont signé et y ont apposé le sceau de leurs armes.

 

Fait à Londres le 11 mai, l'an de grâce 1867.

 

Voir également : 9 juin 1815 - Fin du Congrès de Vienne

 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 23:01

Le paquebot britannique Lusitania, en provenance de New York, est coulé par un sous-marin allemand pour la raison qu’il transportait des armes à destination des belligérants. Parmi les victimes, de nombreux citoyens américains.

Lancé en 1906 pour la compagnie Cunard, le RMS Lusitania est le premier paquebot anglais à quatre cheminées. Véritable symbole de fierté nationale, il est alors le plus grand, le plus luxueux et le plus moderne de tous les navires jamais construits. Il pulvérise tous les records de vitesse et remporte le Ruban Bleu à plusieurs reprises; il devient le premier vaisseau à traverser l'Atlantique en moins de 5 jours. Très prisé de la clientèle et mondialement réputé, Lusitania rencontre un glorieux succès pendant sept années d'une carrière prestigieuse où il domine l'Atlantique-Nord aux côtés de son sister ship, le non moins célèbre Mauretania.

 

Alors que la Première Guerre Mondiale fait rage en Europe, Lusitania est torpillé par le sous-marin allemand « U-20 » au sud de l'Irlande le 7 Mai 1915. Il sombre en seulement 18 minutes et sur les 1.959 passagers, 1.198, dont 128 américains, meurent.

 

Ce drame choque l'opinion publique américaine, de plus en plus favorable à un engagement militaire contre les « Puissances centrales ». Sitôt après le naufrage, le président américain Woodrow Wilson agite la mort de nombreux concitoyens dans le naufrage du Lusitania  pour menacer l'Allemagne et exiger réparation.

Le gouvernement de Berlin, embarrassé, sanctionne le capitaine du sous-marin incriminé et décide le 27 août 1915 de suspendre la guerre sous-marine.

En 1917, l'empereur Guillaume II proclamera la reprise de la guerre sous-marine à outrance et le président Wilson déclarera la guerre à l'Allemagne.

 

Lien du jour :

RMS LUSITANIA

6 avril 1917 - Les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 23:01

Le 27 Avril 711, les troupes maures menée par Tariq ibn Ziyad traversent le détroit entre le Maroc et l'Espagne, et commencent leur conquête de la péninsule Ibérique. Depuis, le détroit porte son nom : le mot « Gibraltar » vient de l'arabe « djabal Ṭāriq » (montagne de Tariq).

Les Wisigoths ont dominé la majeure partie la péninsule Ibérique pendant près de trois siècles, des années 420 jusqu'à 711, date de la conquête par les Berbères et les Arabes…

À partir de la mort de Mahomet en 632, les musulmans se lancent dans une phase de conquête vers l’Empire byzantin, l’Empire perse sassanide et l’Afrique du Nord. En Afrique du Nord, la conquête est plus facile. Les Arabes fondent Kairouan en 670, prennent définitivement Carthage en 698 (la cité est rasée de peur que les Byzantins ne la réoccupent) et finissent par mettre un terme à la résistance des Berbères.

Au printemps 711, Mūsā ibn Nuṣayr, gouverneur omeyyade, envoie Ṭāriq ibn Ziyād à la conquête de la péninsule Ibérique. A la tête d'environ 12.000 hommes, il débarque dans la nuit du 27 au 28 avril 711.

Les Maures écrasent les Wisigoths (menés par leur dernier roi Rodéric) lors de la bataille de Guadalete. Cette défaite militaire provoque l'effondrement du royaume Wisigoth.

Deux ans plus tard, pratiquement toute la péninsule est occupée ; elle fait désormais partie du califat.

 

Relire également :

8 juin 632 - Mort du prophète Mahomet

11 juillet 711 - Les musulmans s'emparent de l'Espagne

25 octobre 732 - Charles Martel « arrête les arabes » à Poitiers

 

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 23:01

Jacques Stuart (en anglais : James Stuart) né le 14 octobre 1633 au palais St. James de Londres est le second fils du roi Charles Ier et de Henriette Marie de France. Il est couronné roi d'Angleterre le 23 avril 1685 en l'abbaye de Westminster sous le nom de Jacques II.

 

Fils de Charles Ier, il accède au trône à la mort de son frère ainé Charles II, le 6 février 1685.

Son catholicisme, sa politique pro-française et ses ambitions absolutistes le rendirent très impopulaire auprès d’une grande partie de la population, en majorité protestante. Il dut affronter une opposition de plus en plus radicale de la part de l'élite religieuse et aristocratique anglaise. Lorsque sa seconde épouse Marie de Modène donna naissance à un fils, Jacques François Stuart, laissant présager la mise en place d'une dynastie catholique, les nobles anglais demandèrent l'aide du protestant Guillaume III d'Orange, son neveu qui avait épousé sa fille Marie. Ce dernier débarqua en Grande-Bretagne à la tête d'une armée hollandaise et Jacques II fut contraint de se réfugier en France où il est soutenu par son cousin germain Louis XIV.

Le Parlement considéra que cette fuite équivalait à une abdication et accorda la couronne à Guillaume et Marie qui régnèrent conjointement à partir de 1689 sous les noms de Guillaume III et de Marie II. Jacques tenta de récupérer son trône en débarquant en Irlande mais ses partisans furent défaits lors de la bataille de la Boyne en juillet 1690.

Il meurt le 16 septembre 1701, sans avoir pu récupérer son trône.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 23:01

Une junte de colonels menée par Geórgios Papadópoulos déclenche un coup d'état le 21 avril 1967.

Stylianos Pattakos, Georgios Papadopoulos et Nikolaos Makarezos,
chefs de la junte militaire

 

Le vendredi 21 avril 1967, à 2 heures du matin, environ cent cinquante blindés, des chars et quelques centaines d’hommes, tous de l’armée de terre, investissent la capitale. Tranquillement, des commandos casqués et armés de fusils mitrailleurs occupent les bâtiments et les positions stratégiques. Les tanks prennent position autour du palais royal et des principaux carrefours. Toutes les communications avec la province et l’étranger sont coupées. A l’aube, les putschistes sont maîtres d’Athènes. En trois heures, ils ont fait arrêter plusieurs milliers de personnes.

L’opération est une remarquable réussite technique. Pourtant, ni l’aviation, ni la marine, ni la police, ni la gendarmerie ne sont dans le coup.

 

Ce coup d'État militaire instaure une dictature pro-américaine, appelée le « régime des colonels », qui bloque l'évolution politique et isole la Grèce de l'Europe. Ce régime autoritaire verrouille le pays et limite les libertés individuelles.

 

La dictature des colonels s'effondre à la suite de la crise chypriote le 15 juillet 1974.

Konstantínos Karamanlís, ancien Premier ministre exilé à Paris, rentre en Grèce. Celui-ci rétablira la démocratie, sera élu président en 1980 et fera entrer son pays dans la Communauté européenne en 1981.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 23:01

Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, après 10 ans d'exil, quitte la Suisse où il s’était réfugié depuis les débuts de la guerre,  pour rentrer en Russie.

Le chef des bolcheviks, accompagné d'autres révolutionnaires russes, fait une entrée triomphale à Petrograd. La Révolution d'octobre se prépare…

Le 8 mars 1917, à l'occasion de la Journée des femmes, des travailleurs défilent paisiblement à Petrograd. La manifestation se dégrade très vite et entraîne en quelques jours l'effondrement du régime tsariste. Une semaine plus tard, Nicolas II abdique et laisse la place à une République démocratique qui s'effondrera à son tour neuf mois plus tard, laissant le pouvoir aux bolcheviques...

 

Lénine profite de la chute du tsarisme et de l'avènement de la démocratie en Russie pour revenir.

Le lundi 16 avril 1917, Lénine fut accueilli à Pétrograd (nouveau nom de Saint-Pétersbourg) par une foule enthousiaste. Dès le 17 avril, il exposait aux bolcheviks les Thèses d’Avril : lutte contre la guerre, refus de tout soutien au Gouvernement Provisoire, édification d’une République des Soviets, distribution de la terre aux paysans, contrôle des ouvriers sur la production et la répartition des produits.

 Alors que le Gouvernement Provisoire reportait le règlement de tous les grands problèmes intérieurs au retour de la paix, Lénine souhaitait en fait conquérir les masses par un programme réclamant tout et tout de suite. Les idées de Lénine gagnèrent peu à peu du terrain car elles correspondaient aux vœux de nombreux ouvriers.

Malgré les critiques des responsables bolcheviks (Kamenev, Zinoniev notamment), elles furent adoptées par la VIIème Conférence du parti en mai 1917.

 

Lire aussi : 6 novembre 1917 - La Révolution d'Octobre

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 00:01

Le 22 mars 1516, au cours d'une cérémonie fastueuse, Charles Ier est proclamé roi de Castille et d'Aragon dans la collégiale Sainte-Gudule de Bruxelles, conjointement avec sa mère, Jeanne la Folle, qui portera le titre de reine de Castille. Elle n'a cependant aucune des prérogatives dont dispose son fils Charles.

Également roi de Sicile et prince des Pays-Bas, ce dernier devient finalement empereur du Saint Empire romain germanique le 28 juin 1519.

Charles Quint est le produit d’une série d’alliances entre de nombreuses familles régnantes d’Europe, ce qui le met à la tête du plus vaste ensemble territorial d’Europe par simples héritages ; il est le fils ainé de Philippe Ier le Beau, archiduc d’Autriche et de la reine d’Espagne Jeanne Ire d’Espagne, dite la Folle. Ses grands-parents maternels Ferdinand II d’Aragon et Isabelle Ire de Castille (dits les Rois catholiques) avaient uni l’Espagne par leur mariage ; il est le petit-fils par son père de l’Empereur romain germanique Maximilien Ier de Habsbourg à qui il succède, et de la duchesse Marie de Bourgogne (héritière du puissant duc de Bourgogne Charles le Téméraire) dont il hérite des Pays-Bas bourguignons (actuel Benelux) et de la Franche-Comté.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 00:01

Convoquée le 15 novembre 1884 à l'instigation du chancelier de Prusse Otto Von Bismarck, la conférence de Berlin sur l'Afrique s'achève le jeudi 26 février 1885.

Les 14 pays européens présents et les Etats-Unis mettent un terme aux conflits coloniaux qui enveniment le continent africain en se le partageant.

Le roi des Belges, Léopold II, obtient à titre personnel un vaste territoire au cœur de l'Afrique noire, qui sera baptisé « État indépendant du Congo » !

La Grande-Bretagne renonce à ses prétentions sur ce territoire et assoit son hégémonie sur un axe allant du Cap jusqu'au Caire.

La France se voit attribuer toutes les terres au sud du Sahara et l'Allemagne, l'Afrique de l'Ouest.

La conférence de Berlin décide aussi de la libre circulation des navires marchands sur les fleuves Congo et Niger.

Le traité arrête aussi quelques principes humanitaires contre la traite des esclaves ainsi que le commerce de l'alcool et des armes à feu.

 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 00:01

Joseph Ier de Portugal

Joseph Ier de Portugal, le Réformateur est né le 6 juin 1714. Il était fils du roi Jean V de Portugal et Marie-Anne d'Autriche. Il fut roi du Portugal du 31 juillet 1750 (au décès de son père).

Surnommé « le réformateur », il prit en charge le redressement du pays, ruiné suite au ralentissement des entrées d'or au Brésil, s'appuyant sur son premier ministre Sébastien José de Carvalho et Melo. Le 4 janvier 1762, il s'engagea dans la Guerre de Sept ans face à l'Espagne.

En 1765, Joseph Ier promulgue un édit prescrivant l'arrachage du vignoble des environs du Tage, du Mondego et de la Vecga pour promouvoir la culture du blé et éviter la famine.

Le 6 avril 1768, un décret royal supprime la bulle In Cœna Domini, et le 8 avril, le Saint-Office perd tout pouvoir de censure dans le pays. Le 20 mai 1769, un édit laïcise l'Inquisition qui devient un tribunal purement royal.

Joseph Ier meurt le 24 février 1777 à l'âge de 63 ans ; sa fille Marie Ire lui succède.

 

Marie Ier reine du Portugal

Le 24 février 1777 marque donc l'accession au trône du Portugal de la Reine Marie Ier.

Marie Ire de Portugal, dite la Pieuse (au Portugal) ou la Folle (au Brésil), de son nom complet en portugais, Maria Francisca Isabel Josefa Antónia Gertrudes Rita Joana de Bragança est née le 17 décembre 1734 à Lisbonne et décédée le 20 mars 1816 à Rio de Janeiro. Elle est l'aînée des quatre filles de Joseph Ier de Portugal et Marie Anne Victoire d'Espagne.

 

Mariée à l'infant Pedro, elle en fit le roi-consort, le décorant du titre de Pierre III du Portugal.

Très pieuse, proche de Marie-Antoinette, elle fut choquée par la Révolution Française et sombra dans la démence en 1791, suite au décès de son mari et de deux de ses enfants.

En exil suite à l'invasion du Portugal par l'Espagne et la France, elle mourut au Brésil en 1816.

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 00:01

Le dimanche 5 février 1679 se clôture le congrès de Nimègue (ouvert le 14 juin 1676). Mettant fin à la guerre de Hollande, il confirme les traités de Westphalie qui ont eux-mêmes mis fin, trente ans plus tôt, à la guerre de Trente Ans.

 

Un premier traité est conclu par la France du Roi-Soleil, le 10 août 1678, avec les Provinces-Unies. Celles-ci obtiennent la restitution de leurs places et l'abrogation par Colbert du tarif douanier prohibitif de 1667 qui ruinait leur commerce.

Un deuxième traité, le 17 septembre 1678, est conclu avec l'Espagne, grande perdante de la guerre de Hollande. Elle cède à la France la Franche-Comté et la ligne Cambrai-Bouchain-Valenciennes-Condé-Maubeuge ainsi que Saint-Omer, Cassel et Ypres. La France atteint ainsi sur le Jura et dans les Flandres ses frontières quasi-définitives.

Enfin, par un troisième et dernier traité avec l'empereur Léopold 1er de Habsbourg, le 5 février 1679, Louis XIV cède Philippebiourg à l'empereur tout en gardant Fribourg-en-Brisgau.

Il restitue aussi la Lorraine à son duc, Charles V, mais garde Nancy, Commercy et quatre routes vers l'Alsace. La Lorraine demeure sous occupation française, le duc refusant l'application du traité.

Au final, en dépit des difficultés de la guerre de Hollande, le congrès marque l'apogée du règne de Louis XIV et lui vaut le surnom de Louis le Grand.

 

Voir aussi :

2 mai 1668 - Le traité d'Aix-la-Chapelle

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 00:01

Le 2 février 962, Otton Ier le Grand, roi de Germanie, roi des Francs, roi des Lombards et roi de Pavie reçoit à Rome la couronne impériale des mains du Pape Jean XII.

 

En péril face aux familles de l’aristocratie romaine, les États pontificaux ont besoin d’une aide extérieure. Othon se porte alors à leur secours et est couronné empereur des Romains par Jean XII en échange de sa protection. Dès lors, les États pontificaux passent une fois de plus sous la tutelle impériale. À 49 ans, Othon Ier sera alors le premier souverain de l’Empire romain germanique, un territoire qui comprend la Germanie et l’Italie.

 

Otton le Grand marche ainsi sur les traces de Charlemagne, qui s'était aussi fait couronner empereur d'Occident près de deux siècles plus tôt.

Sans infrastructures ni administration autre que l'Église, le nouvel empire est une très pâle copie de l'empire romain, disparu depuis près de 500 ans. Il couvre l'Allemagne et l'Italie du nord. Quelques décennies plus tard, il s'adjoint le royaume de Bourgogne, c'est-à-dire le bassin du Rhône et de la Saône.

L'empire d'Occident se fait bientôt appeler «Saint Empire romain» pour se distinguer de l'empire byzantin de religion orthodoxe. Sous la Renaissance, le titre impérial échoit à la famille des Habsbourg et l'on en vient à parler du Saint Empire romain germanique. L'empire se cantonne désormais à l'Allemagne et son titulaire n'a véritablement d'autorité que sur les possessions héréditaires des Habsbourg, sur le Danube.

 

Devenu purement honorifique, le titre impérial sera aboli le 12 juillet 1806 par Napoléon 1er.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 00:01

L'accumulation des défaites militaires face au Japon, depuis 1904, a pour conséquence une accélération du processus de remise en cause de l'autocratie tsariste en Russie. Toutes les couches de la société sont concernées : à la campagne de contestation menée par les nobles, représentants des zemstvos (administrations provinciales élues) s'ajoutent les grèves ouvrières, dont la répression culmine avec le « dimanche rouge ».

À l'initiative du pope Gheorghi Gapone, plus de 100.000 ouvriers russes manifestent pacifiquement devant le palais d'hiver de Saint-Pétersbourg le dimanche 22 janvier 1905 (9 janvier selon le calendrier julien encore en vigueur en Russie).

Ils désirent présenter au Tsar Nicolas II une pétition en faveur de réformes sociales et politiques. Mais l'armée tire sur la foule et tue près d'un millier de manifestants.

Dans les heures qui suivent, étudiants et ouvriers décrètent la grève. La grève générale s'étend bientôt à toute le Russie, la Pologne et le Caucase.

 

Le tsar Nicolas II fait mine d’ouvrir la voie à un régime démocratique. Mais l’expérience ne durera pas et la Révolution démocratique avortée de 1905 ouvrira la voie à des révolutions autrement plus radicales en 1917.

 

Voir également : 27 juin 1905 - Mutinerie du Potemkine

 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 00:01

Engagé en Italie contre les Autrichiens, le général Bonaparte tarde à emporter la décision. Il manque d'effectifs et le siège de la citadelle de Mantoue, qui verrouille la route de Vienne, traîne en longueur depuis six mois. C’est alors que les Autrichiens du général Alvinczy descendent en quatre colonnes des Alpes pour débloquer la citadelle.

Voyant cela, Bonaparte ordonne à Masséna et Ney de concentrer leurs divisions près du lac de Garde, à Rivoli, en soutien à un autre général de l'armée d'Italie, Joubert.

L'affrontement a lieu le 14 janvier 1797, près de Rivoli.

Les Français, inférieurs en nombre mais bien coordonnés, tiennent les Autrichiens en respect. À la mi-journée, Masséna débouche avec ses troupes sur le champ de bataille au terme d'une longue marche. L'« enfant chéri de la victoire », comme le surnommera Bonaparte, décide de la victoire.

 

Mantoue, réduite à la famine, capitule le 2 février. La route de Vienne est ouverte aux Français. Il ne reste plus aux Autrichiens qu'à solliciter la paix. Le traité est signé à Campoformio le 18 octobre de la même année.

Masséna recevra le titre de duc de Rivoli en souvenir de son action lors de la bataille.

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 00:01

Au commandement de la XIII° légion,Jules César traverse le Rubicon le 11 janvier de l'an 49 avant J-C.

Petit fleuve côtier d'Italie centrale qui se jette dans l'Adriatique, le Rubicon sépare la Gaule cisalpine, une province romaine ordinaire, du territoire administré en direct par les magistrats romains (la ville de Rome et la péninsule italienne).

Pourtant le Sénat Romain interdisait formellement à tout général en arme de franchir cette frontière sans son autorisation expresse du Sénat.

En transgressant cet ordre, Jules César viole la loi de Rome et déclare la guerre au Sénat. Au moment de traverser le Rubicon, il s'exclame : « Anerrifthô Kubos » qui sera traduit en latin populaire par « Alea jacta est », (le sort en est jeté). Désormais, plus rien ne peut arrêter Jules César : il entrera dans Rome, évincera Pompée et, au terme d'une longue guerre civile, soumettra l'ensemble de l'Empire romain en devenant dictateur à vie.

 

Cet épisode de l’Histoire a donné naissance à l’expression « franchir le Rubicon », évoquant une personne qui se lance tête baissée dans une entreprise risquée, à l’issue incertaine.

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