Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 00:01

 

 

 

 

 

 

 

1361 : Libéré et revenu sur le trône, Jean le Bon hérite du duché de Bourgogne.

1620 : Débarquement des émigrants du Mayflower sur la côte du Massachusetts.

1629 : Richelieu devient Conseiller du roi Louis XIII.

1783 : Premier vol libre en montgolfière des frères Montgolfier.

1789 : Stanislas de Clermont-Tonnerre, député de la noblesse de la prévôté et de la vicomté de Paris, tente un tour de force juridique, en essayant de faire adopter, sans motion, la question de l'accès des Juifs aux emplois publics, maintes fois repoussée. Mais cette manœuvre habile, qui aurait permis aux Juifs d'obtenir leur première émancipation, échoue.

1793 : Robespierre s'élève contre les « mascarades religieuses ».

1806 : Promulgation par Napoléon Bonaparte du décret de Berlin officialisant le blocus continental.

1831 : Début de la révolte des Canuts à Lyon.

1839 : Les forces égyptiennes mettent en déroute l'armée turque à la bataille de Konieh.

1876 : Le général Porfirio Díaz s'empare du pouvoir au Mexique.

1898 : Découverte du radium par Pierre et Marie Curie.

1913 : Vingt-deux manuscrits de Léon Tolstoï sont détruits sur ordre de la justice de Saint-Pétersbourg.

À Sainte-Marie, en Beauce, le feu détruit plus de cent cinquante maisons.

1916 : À Schönbrunn, François-Joseph, empereur d'Autriche et roi de Hongrie, meurt à quatre-vingt-six ans. Il régnait sur la monarchie danubienne depuis 1848.

1916 : Le navire hôpital HMHS Britannic, un jumeau du Titanic, heurte une mine sous-marine en mer Égée : 33 personnes périssent dans le naufrage.

1918 : À Bruxelles, rentrée triomphale d'Albert Ier dans son pays.

1920 : En Irlande, l'IRA tue quatorze agents britanniques. Cette journée de violence porte le nom de Bloody Sunday.

1933 : Terre-Neuve devient colonie de la Couronne britannique.

1935 : En union soviétique, une grande campagne de presse fait connaître au monde ébloui les « faits héroïques » d'un mineur du bassin du Donets : Alexeï Stakhanov est parvenu à extraire, l'espace de six heures, 102 puis 227 tonnes de charbon d'un même filon, le travail d'un mineur moyen étant cinq fois moindre. Cet «exploit» a été rendu possible par la nouvelle organisation - tayloriste - du travail. Il ouvre la voie à des performances stimulées par un système de récompenses. Mais le 15 octobre 1988, la Komsomolskaya Pravda révèle que le « héros » s'était fait aider par deux camarades.

1938 : L'Allemagne annexe le territoire tchécoslovaque des Sudètes.

1956 : L'Assemblée générale des Nations unies condamne l'intervention soviétique en Hongrie.

1958 : Le général de Gaulle est élu président de la République française.

1962 : La Chine accepte un cessez-le-feu sur la frontière sino-indienne.

1963 : Le concile Vatican II autorise la langue locale dans la liturgie catholique, à la place du latin.

1967 : Violentes émeutes estudiantines en Égypte.

1974 : Des bombes de l'IRA font vingt-et-un morts dans deux pubs de Birmingham.

1975 : Les gouvernements de Hanoï et de Saïgon conviennent de fusionner rapidement pour assurer l'unification du Vietnam.

1976 : L'armée syrienne achève la première phase de son occupation du Liban.

1977 : Un cyclone fait 3.000 morts dans le Sud-est de l'Inde, où des villages entiers sont balayés par un raz-de-marée.

1979 : Deux semaines après celle d'Iran, l'ambassade des États-Unis au Pakistan est prise par des militants musulmans.

1983 : Grève générale en Bolivie à la suite de l'annonce de mesures d'austérité économique.

1991 : Le vice-premier ministre égyptien Boutros Boutros-Ghali est élu par le Conseil de sécurité de l'ONU au poste de Secrétaire Général des Nations unies.

Gérard d'Aboville complète la première traversée à la rame du Pacifique, soit 10 135 km en 134 jours, entre le Japon et l'État de Washington.

1995 : Les présidents serbe, croate et bosniaque paraphent à Dayton (États-Unis) l'accord de paix conclu pour la Bosnie-Herzégovine à l'issue de trois semaines de pourparlers.

2000 : À Barcelone, l'ancien ministre de la Santé Ernest Lluch est tué par des tireurs de l'ETA.

2002 : La Corée du Nord considère comme caduc le pacte nucléaire conclu en 1994 avec les États-Unis après la décision américaine de suspendre les approvisionnements en fioul à Pyongyang.

2004 : Malgré l'annonce de la victoire à l'élection présidentielle en Ukraine du Premier ministre sortant Viktor Ianoukovytch, le candidat de l'opposition Viktor Iouchtchenko conteste la validité du scrutin et demande à la Cour suprême d'invalider les résultats du second tour.

2006 : Signature du traité international pour ITER, un projet qui développe un réacteur expérimental de fusion nucléaire.

2006 : Assassinat du ministre de l'industrie libanais Pierre Gemayel.

2007 : Jacques Chirac est mis en examen dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

 

Partager cet article

Repost0
17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 00:00

Maire de Lille et député socialiste du Nord, Roger Salengro devient en 1936, à 46 ans, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Léon Blum issu de la victoire du Front populaire aux élections législatives. Il participe activement à la conclusion des accords de Matignon.

 

Mais à l'été 1936, L'Action française de Charles Maurras et l'hebdomadaire de droite Gringoire et son directeur Henri Béraud (un ancien journaliste du Canard Enchaîné !) l'accusent d'avoir déserté pendant la Grande Guerre. Il avait été en fait capturé en allant chercher le corps de l'un de ses compagnons de tranchée, avec l'accord de son chef. C'est ce qu'établira une enquête conduite par un tribunal de guerre peu après sa capture, en 1916.

 

Disculpé mais affecté par la campagne de calomnies et, qui plus est, déprimé par la mort de sa femme, Roger Salengro se suicide le 17 novembre 1936 dans sa cuisine de Lille. « Il n'y a pas d'antidote contre le poison de la calomnie », lance Léon Blum à ses funérailles, cinq jours plus tard.

Partager cet article

Repost0
15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 00:04

Le mardi 15 novembre 1988, devant le Conseil National Palestinien réuni à Alger, le chef charismatique de l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) annonce la création d'un État palestinien.

 

Fondée en 1964, l'OLP a été chassée du Liban en 1982 et contrainte de s'installer à Tunis. Depuis lors, elle n'a plus eu de contact direct ni avec l’« ennemi sioniste », ni avec les Palestiniens des territoires occupés.

Pour ne pas se faire oublier, l'organisation tente de promouvoir sa cause par des actions terroristes à travers le monde.

En décembre 1987, le déclenchement de la première « Intifada » (soulèvement en arabe) dans les territoires occupés fait craindre à Yasser Arafat d'être marginalisé. Il reprend donc la main en annonçant la création de l'État palestinien.

Pour l'historien franco-israélien Alain Michel, cette création, si virtuelle qu'elle soit, marque un tournant dans le conflit israélo-palestinien car, en filigrane, elle signifie la reconnaissance du droit à l’existence de l’État d’Israël et de son droit à des frontières sûres et reconnues, selon les termes de la résolution 242 de l'ONU de 1967, consécutive à la guerre des Six Jours. Elle va ainsi ouvrir la voie aux accords d'Oslo, cinq ans plus tard.

Partager cet article

Repost0
23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 23:01

Le lundi 24 octobre 1870, la nationalité française est accordée aux 37.000 Juifs d'Algérie par décret promulgué à Tours.

 

Il s'agit de l'une des premières décisions d'importance de la IIIe République. Du nom d'Isaac Adolphe Crémieux (de confession israélite), chef du Parti républicain et ministre de la Justice dans le gouvernement de Défense nationale, qui a succédé au Second Empire, le décret marque les prémices de la fracture entre les deux communautés algériennes, juive et musulmane, ces derniers conservant leur statut d'indigènes.

 

Isaac Adolphe Crémieux est l'un des leaders républicains de l'époque et est un farouche opposant à Napoléon III. Il est le fils d'un commerçant juif de Nîmes et est l'un des rares personnages de son époque issu d'une classe populaire qui parvint à accéder dans les hautes sphères de l'Etat. Devenu juriste, il entra rapidement dans la franc-maçonnerie qui l'aida à accéder dans le monde politique. En 1860, il participa à la création de l'Alliance Israélite Universelle dont il fut également le dirigeant, et qui avait pour objectif de protéger les juifs à travers le monde, tout en créant un réseau d'écoles francophones afin de favoriser leur ascension sociale. A l'aube de la IIIème République, il parvint au poste de ministre de la justice et fut à l'initiative de la loi qui porte son nom.

Partager cet article

Repost0
29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 23:01

Les événements de mai 1968 amènent le président de la République, Charles de Gaulle, à annoncer la dissolution de l'Assemblée nationale le 30 mai. Il a formé un nouveau parti : l’Union pour la Défense de la République.

Le second tour des élections législatives correspond aux départs en vacances, mais les Français se déplacent nombreux le 30 juin 1968 pour donner une large majorité au général de Gaulle.

 

Pendant la campagne électorale, les Gaullistes, groupés dans l'UDR (L'Union pour la Défense de la République) dénoncent le complot communiste : l'anticommunisme fait recette, même si les communistes ont été bien loin d'agir sur les événements de mai 68.

Les partis d'opposition sont pour leur part fort embarrassés : ils souhaitent à la fois rassurer les électeurs inquiétés par les événements de mai, sans désavouer les manifestants et les grévistes. La peur anime en fait les électeurs qui votent massivement pour la majorité gaulliste et donnent au gouvernement la première majorité absolue de la Cinquième république

L’UDR obtient une victoire sans appel avec 293 sièges sur 487 (60,2 %).

Partager cet article

Repost0
16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 23:01

Le samedi 17 juin 1972, la police surprend dans l'immeuble du siège du Parti démocrate, le Watergate, à Washington, cinq espions en train de poser des micros.

 

Le lendemain, l’article paru en une du « Washington Post », est traité comme un fait divers.

« Bien vêtus, les cinq suspects portaient des gants chirurgicaux en caoutchouc et n’étaient pas armés. Ils ont été arrêtés autour de 2 h 30, samedi matin, après avoir été surpris par un policier au sein des quartiers généraux du parti démocrate [ …]. Les suspects étaient en possession d’un important équipement de photographie et d’instruments de surveillance électronique, capables d’intercepter des conversations standards et des appels téléphoniques. »

 

Le Directeur du FBI, Patrick Gray, fraîchement nommé à son poste par Richard Nixon, décide de ne pas lancer d’enquête. Ainsi, à ses débuts, l’affaire ne provoque aucun remous.

Mais les journalistes Woodward et Bernstein du « Washington Post » démontreront, grâce à un « mystérieux informateur », surnommé Deep Throat (pseudonyme de Mark Felt, numéro 2 du FBI à l’époque) vont alors alerter l’opinion publique. Ils révèlent que ces individus opéraient pour le président républicain Richard Nixon, alors en pleine campagne électorale.

Réélu, Nixon niera toute implication dans cette affaire, avant de se rétracter suite à l’enquête conduite par le Sénat.

 

Une commission sénatoriale est finalement mise sur pied et, à partir du 17 mai 1973, va télédiffuser ses auditions.

 

 

Une procédure d' « impeachment » sera engagée contre lui et il démissionnera le 9 août 1974.

C'est la première fois qu'un président américain quitte ainsi ses fonctions !

 

Lire aussi : 8 août 1974 - Richard Nixon annonce sa démission

Partager cet article

Repost0
12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 23:02

Le vendredi 13 juin 1924, Gaston Doumergue devient le 13e président de la République française.

 

Parcours de Gaston Doumergue

Gaston Doumergue, fils de vigneron, d‘origine protestante est né le 1er août 1863 à Aigues-Vives (Gard).

Après une licence et un doctorat de droit à Paris, il s'inscrit en 1885 au barreau de Nîmes et participe au procès retentissant du député Numa Gilly, avant d'entrer en 1890 dans la magistrature comme substitut à Hanoï, en Indochine. Son séjour est bref car il revient en métropole à la mort de son père en 1891.

En 1893, alors qu'il est juge de paix à Alger, il revient en France, à Aigues-Vives, et entre en politique en présentant sa candidature à une élection législative partielle, en décembre, destinée à pourvoir le siège d'Émile Jamais, décédé subitement le 18 novembre. Il est réélu député le 8 mai 1898, au premier tour du scrutin, et pour la troisième fois, le 27 avril 1902.

Sous la présidence d'Émile Loubet, il est ministre des Colonies, dans le gouvernement Émile Combes, de 1902 à 1905. Il est ensuite ministre sans interruption de 1906 à 1910, d'abord au Commerce et à l'Industrie puis à l'Instruction publique et aux Beaux-Arts, à partir de 1908.

Il devient vice-président de l'Assemblée nationale durant une année, de février 1905 à mars 1906, entre ses deux ministères. En 1910, il est élu sénateur du Gard et réélu en 1912 et en 1921.

Du 9 décembre 1913 au 8 juin 1914, il est président du Conseil et ministre des Affaires étrangères à la demande du président Poincaré, qui cherche en Doumergue un conciliateur capable de former un cabinet « d'entente républicaine ».

Le 3 août 1914, le jour de la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France, le nouveau président du Conseil René Viviani fait appel à lui pour le remplacer au ministère des Affaires étrangères, lors de la composition de son éphémère premier gouvernement. Puis, il est ministre des Colonies dans les gouvernements qui se succèdent du 26 août 1914 au 19 mars 1917.

En février 1923, il est élu président du Sénat.

 

Président de la République

Après la victoire aux élections législatives du Cartel des gauches, le président Alexandre Millerand a démissionné le 11 juin 1924. Gaston Doumergue, alors président du Sénat jouit de la faveur de tous les partis de la Chambre. Il est élu nouveau président de la République, dès le 1er tour de scrutin, loin devant Paul Painlevé, le candidat socialiste.

 

Conformément à l'article 2 de la loi du 25 février 1875 relative à l'organisation des pouvoirs publics : « Le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. »

 

Radical Gaston Doumergue60,38 %
Socialiste     Paul Painlevé 36,23 %
Communiste Zéphyrin Camélinat2,46 %
 Divers   0,93 %

 

 

Le septennat de Gaston Doumergue sera marqué par une période prospère pour la France, mais marqué par une instabilité ministérielle et des difficultés financières engendrées par la chute du franc..  Il mènera son septennat à son terme, le 13 juin 1931, mais il ne se représentera pas.

 

Partager cet article

Repost0
26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 23:01

Les négociations entamées deux jours plus tôt entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, aboutissent aux accords signés au ministère des affaires sociales, rue de grenelle le lundi 27 mai 1968.

 

Après des semaines de manifestations, à l'initiative de Georges Pompidou, alors premier ministre du général de Gaulle, les négociations débutent le 25 mai au ministère des affaires sociales, situé rue de Grenelle, à Paris.

Les représentants du gouvernement, des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, FEN) et des organisations patronales signent les accords que l’on nomme depuis « les accords de Grenelle ». Parmi les négociateurs figurait Jacques Chirac, alors jeune secrétaire d'État aux affaires sociales.

 

Ils prévoient l'augmentation du SMIG (salaire minimum) de 25%, des salaires et la réduction du temps de travail.

 

Mais ces concessions ne satisfont pas la base ouvrière et la grève continue. C'est l'impasse, la crise sociale de mai 68 débouche alors sur une crise politique. Le 30 mai, De Gaulle annoncera la dissolution de l'Assemblée et reprendra le pays en main. Aux élections législatives du 30 juin, les gaullistes de l'UDR triomphent avec 293 sièges sur 378.

 

Les accords de Grenelle ne permettront pas une reprise immédiate du travail, mais serviront de base aux négociations à suivre. Ces accords ont fini par aboutir à plusieurs réformes :

  • augmentation de 35 % du salaire minimum interprofessionnel garanti (passant de 2,22 à 3 francs de l'heure)
  • augmentation de tous les autres salaires (environ 7 %)
  • réduction du temps de travail : la semaine de 40 heures (le temps de travail était en moyenne de 43 heures)
  • droit au syndicat d'entreprise
  • mise en place des allocations familiales
  • hausse du minimum vieillesse
  • récupération des journées de grève

 

Relire aussi :

22 mars 1968 - Mouvement du 22 mars - Effervescence dans les universités françaises

3 mai 1968 - Premières barricades de Mai 68

10 et 11 mai 1968 - La « nuit des barricades »

13 mai 1968 - Grande manifestation contre de Gaulle

30 mai 1968 - De Gaulle dénonce un complot ourdi par « un parti qui est une entreprise totalitaire » et décide de dissoudre l'Assemblée

Partager cet article

Repost0
6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 23:01

Candidat pour la troisième fois, le maire de Paris devient, à 62 ans, le cinquième président de la Ve République avec 52,64 % des suffrages.

 

L'élection présidentielle française de 1995 voit neuf candidats s'affronter au premier tour le 23 avril. Elle est marquée par la division à droite, avec d'un côté Édouard Balladur, Premier ministre issu du RPR et soutenu par l'UDF, et de l'autre Jacques Chirac, président du RPR.

Longtemps donné favori par les sondages, Édouard Balladur arrive en troisième position au premier tour, avec 18,58 % des voix, derrière Jacques Chirac (20,84 %) et Lionel Jospin (23,3 %).

 

Au second tour, le 7 mai, Jacques Chirac obtient 52,64 % des voix face au candidat socialiste, Lionel Jospin.

 

Le lendemain, la France célèbre le cinquantième anniversaire du 8 mai 1945. La cérémonie se fait en présence de deux présidents : Jacques Chirac, élu mais pas encore investi et François Mitterrand qui n'a pas encore quitté ses fonctions.

La cérémonie d'installation de Jacques Chirac à la Présidence de la République a lieu le 17 mai.

 

 

Lire aussi :

19 décembre 1965 - De Gaulle premier président élu au suffrage universel

15 juin 1969 - Pompidou élu président de la République

19 mai 1974 - Valéry Giscard d’Estaing élu Président de la République

10 mai 1981 - François Mitterrand président

6 mai 2007 - Nicolas Sarkozy est élu président de la République

Partager cet article

Repost0
17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 23:01

Le lundi 18 avril 1904, le premier numéro de « L’Humanité » sort dans les kiosques.

 

Le leader socialiste Jean Jaurès fonde son propre journal, L'Humanité, et s'attire rapidement un grand succès grâce à ses talents journalistiques.

Le premier numéro, tiré à 140.000 exemplaires et vendu à 138.000, le nouveau quotidien est un grand succès.

Jaurès précise, dans son éditorial, la ligne du journal qui ne se veut pas un outil de propagande, mais doit apporter des « informations étendues et exactes », garantir « la loyauté des comptes rendus, la suite de [ses] renseignements, l’exactitude de [ses] correspondances », manifester « un souci constant et scrupuleux de la vérité » qui n’empêchera pas la « vigueur du combat ».

 

L'Humanité ne tarde pas à réunir d'illustres signatures comme Léon Blum, Anatole France, Aristide Briand, Jules Renard, Octave Mirbeau, Tristan Bernard, Henri de Jouvenel...

Malgré la présence dans la rédaction des leaders de tous les courants, le jeune quotidien ne réussit pas plus que ses prédécesseurs à conquérir un public à la mesure de l’influence du parti socialiste.

Les dix premières années sont difficiles économiquement pour le journal.

 

Dans le contexte international de plus en plus tendu du début du XXe siècle, le journal de Jaurès défend résolument des positions pacifistes et antimilitaristes en accord avec l'internationalisme du mouvement ouvrier. Le journal est également très présent dans le combat pour la laïcité et se veut le défenseur de la classe ouvrière.

 

En 1911, la SFIO fait de L'Humanité son organe officiel lors du congrès de Saint-Quentin.

L'Humanité est devenue en 1920, l'organe officiel du parti communiste français.

 

Lire aussi : 31 juillet 1914 - Assassinat de Jean Jaurès

 

Partager cet article

Repost0
16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 00:01

Le lundi 16 mars 1914, Henriette Caillaux tue Gaston Calmette, le directeur du Figaro, par crainte que le passé sentimental de son couple soit étalé sur la place publique.

 

Henriette Caillaux née Raynouard est l'épouse de l'homme politique le plus en vue du moment, le ministre des finances Joseph Caillaux. Ce dernier est promoteur d'un projet de loi qui vise à instaurer un impôt général et progressif sur le revenu. De plus il est farouchement opposé à la loi Barthou du 19 juillet 1913, qui porte de deux à trois ans le service militaire obligatoire. Il a été porté à la tête du parti radical à l'automne 1913 et a pris la direction du Bloc des gauches en s'alliant avec Jean Jaurès et les socialistes. Il est redevenu ministre des Finances le 9 décembre 1913 et il pressenti pour prendre la tête du gouvernement à l'issue des élections législatives de mai 1914.

 

Mais Henriette Caillaux est déprimée par une campagne qui vise son mari  dans la volonté évidente de détruire sa carrière. En pleine ascension politique, l'homme dérange. Pacifiste, promoteur dès 1907 d'une loi sur l'impôt sur le revenu progressif alors qu'il était ministre des Finances de Clemenceau (voir notre article), il se démène pour faire voter sa loi par la Haute Assemblée. Le débat sur la légitimité de cet impôt déchaîne les passions. Joseph Caillaux devient « l'homme à abattre ».

Gaston Calmette, le directeur du quotidien depuis 12 ans, prend la tête de cette campagne de presse contre l'impôt sur le revenu et son inventeur. Il publie cent dix articles qui l'accablent de tous les maux.

Le Figaro publie notamment des échanges de Joseph Caillaux avec celle qui n'était encore que sa maîtresse et deviendra plus tard sa femme, Henriette. Dans ces lettres signées « Ton Jo », Caillaux apparaît comme un homme politique hypocrite.

Gaston Calmette utilise également l'affaire politico-financière Rochette pour tenter de mettre fin à la carrière politique de Caillaux, l'accusant de trafic d'influence, de détournement de fonds publics au profit de son parti politique et de pressions sur des établissements financiers.

Le 13 mars 1914, le quotidien annonce en une détenir « la preuve des machinations secrètes de M. Caillaux ».

 

Dans l’après-midi du 16 mars, Henriette Caillaux, décidée à défendre la réputation de son mari et la sienne, achète pour 55 francs chez l’armurier de la bourgeoisie Gastinne Renette un pistolet automatique Browning qu’elle essaie dans un stand au sous-sol. Vers 17h15, elle se fait conduire dans la voiture de ministre de son mari (dont elle a fait retirer la cocarde ministérielle) à la direction du Figaro au 26 rue Drouot pour rencontrer Gaston Calmette. Portant une jaquette de karakul assortie à sa robe de satin noir et une toque à aigrette, elle a les mains enfouies dans un manchon à fourrure, ce qui est surprenant pour la saison. L’huissier lui annonce que le directeur est absent, elle attend donc près d’une heure dans l’antichambre.

Finalement reçue par Gaston Calmette dans son bureau, elle lui tire 6 balles à bout portant dont 4 atteignent leur cible. Le directeur du Figaro est grièvement blessé, il va mourir à l’hôpital. Mme Caillaux est arrêtée.

À Paris, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre…

 

Le procès d’Henriette Caillaux s'ouvre le 20 juillet 1914 et fait la Une de tous les journaux, loin devant la situation dans les Balkans !

Finalement, comme l'opinion publique se montre extrêmement bienveillante à l'égard des femmes qui tuent par passion amoureuse, elle est sans trop de surprise acquittée par le jury d'assises le 28 juillet 1914.

Joseph Caillaux peut donc envisager de reprendre la tête du gouvernement avant la fin de l'été, avec Jean Jaurès pour ministre des Affaire étrangères… Mais, trois jours plus tard, la France décrète la mobilisation générale contre l'Allemagne.

 

Partager cet article

Repost0
12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 00:01

Le jeudi 12 janvier 1956, aux cris de « Sortez les sortants », 52 députés font leur entrée à l'Assemblée nationale.

Deux ans plus tard, la Ve République « sortira »… tout le monde !

 

L'Union et fraternité française (UFF) constitua, de 1956 à 1958, le groupe parlementaire de l'Union de défense des commerçants et artisans (UDCA), le syndicat professionnel de Pierre Poujade.

Artisans ou commerçants originaires des petites villes et du monde rural, les nouveaux députés se réfèrent à un chef de file charismatique, Pierre Poujade. Il les a lancés à l'assaut de l'Assemblée en négligeant, lui-même, de se faire élire député…

 

Avec le mot d'ordre « Sortez les sortants », ce mouvement obtient donc 52 députés (2,4 millions de suffrages, 11,6 %) à l'Assemblée nationale. Il fut, comme les autres partis opposés au régime de la IVe République (Parti Communiste Français, Rassemblement du Peuple Français…) pénalisé par la loi électorale qui favorisait les listes « apparentées », c'est-à-dire celles susceptibles de trouver des alliés et donc de former une majorité dans un parlement très divisé.

Parmi eux se trouvait Jean-Marie Le Pen qui était alors, à 27 ans, le deuxième plus jeune député de France1, après le communiste André Chène.

 

Trois interventions fondamentales à l'Assemblée nationale :

  • Projet de loi demandant la convocation d'États généraux en avril 1956 afin de redonner la parole au peuple, déclaré irrecevable par le bureau de l'Assemblée et par conséquent pas soumis au vote des députés. Son but : ajouter au Parlement des États généraux, dans un but de proposition et de consultation. C'est-à-dire ajouter une représentation sociologique à une représentation géographique afin d'éviter une surreprésentation d'une classe sociale au détriment d'une autre, ainsi que le risque que le Parlement soit majoritairement formé d'une élite sociale et intellectuelle et s'éloigne ainsi des préoccupations des citoyens.
  • Vote contre le gouvernement socialiste de Guy Mollet qui demandait, avec l'aide des Britanniques, l'expédition militaire en Égypte pour le canal de Suez, en 1956.
  • Projet de loi demandant le lancement de l'agro-carburant (bio-carburant) afin de réduire la dépendance de la France en pétrole et d'apporter des ressources directes et renouvelables à l'agriculture et à tout le monde rural, en mai 1958.

Partager cet article

Repost0
5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 12:32

Entre le 22 et le 27 septembre 1947, les délégués des partis communistes de neuf pays Européens se rencontrent dans le plus grand secret à Szklarska Poreba, en Pologne, pour la réunion constitutive du Kominform (Bureau d'information des partis communistes).

 

Doctrine Jdanov

Afin de répondre à la doctrine Truman qui prône l’endiguement du communisme, Andreï Jdanov, troisième secrétaire du Parti communiste d'Union soviétique (PCUS) et fidèle de Staline, présente son rapport qui définit la position de l’URSS face aux États-Unis. L’impérialisme de ce dernier y est dénoncé avec virulence et Jdanov définit les nouvelles lignes idéologiques des Soviétiques.

 

La création du Kominform est ainsi officiellement annoncée le dimanche 5 octobre 1947

Il réuni 9 partis communistes dont 7 étaient au pouvoir dans leurs pays respectifs : U.R.S.S., Bulgarie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie et Yougoslavie, les deux autres étant le français et l'italien.

Présenté comme une réformation du Komintern, ce bureau d’information a en réalité des objectifs bien différents d’une Internationale communiste. En effet, il réduit son champ d’action à l’Europe.

Opérant jusqu’à la mort de Staline, le Komintern aura avant tout pour fonction de vérifier que les communistes européens s’alignent bien sur la politique de Moscou. Ainsi, les Yougoslaves seront bientôt exclus et tous les PC devront chasser les titistes, accusés de déviance idéologique.

 

 

Le Kominform siège à Belgrade, puis Bucarest (après la rupture entre Staline et Tito, le dirigeant yougoslave).

Après la mort de Staline en mars 1953, le Kominform se met petit à petit en veille : on se dirige vers la coexistence pacifique entre les deux blocs, l'organisation est dissoute le 17 avril 1956. Cette dissolution est l'effet notamment de la déstalinisation lancée par Nikita Khrouchtchev en février 1956, après le XXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique et le « rapport secret » sur le « culte de la personnalité » et les crimes de Staline.

Partager cet article

Repost0
10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 23:01

Du 11 au 13 juin 1971, les socialistes sont réunis à Épinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis. Ce Congrès d'Epinay, ou « Congrès d'unification des socialistes » marque l'étape la plus importante de l'unité et de la rénovation du socialisme.

Lors du congrès d'Alfortville en mai 1969, la SFIO, dirigée depuis 23 ans par Guy Mollet, a laissé place au Parti socialiste. À ce congrès, François Mitterrand et ses amis de la Convention des institutions républicaines (CIR) n'ont pas été conviés. Au lendemain du désastre électoral de 1969, la minorité qui veut évincer Guy Mollet et la CIR relancent le projet d'unification des socialistes.

 

François Mitterrand, qui n'est pas membre du PS, peut compter sur de puissants soutiens dans le Parti : d'une part, l'aile modérée, à la recherche d'un leader capable de rendre attractif le parti, emmenée par Gaston Defferre et Pierre Mauroy ; d'autre part, l'aile marxisante du PS, conduite par Jean-Pierre Chevènement (CERES), qui prône une stratégie d'union de la gauche avec les communistes. François Mitterrand parvient à coaliser ces différentes tendances sur une stratégie commune : face à Guy Mollet et Alain Savary (Premier secrétaire depuis 1969) qui proposent de discuter de la doctrine avec les communistes avant d'élaborer un éventuel programme commun, il suggère de conclure immédiatement un accord électoral avec le PCF sur la base d'un programme commun. Le but de cette manœuvre est de mobiliser l'électorat de gauche, avec l'espoir que le PS soit le principal bénéficiaire de l'union. A l'occasion du vote sur les statuts, en particulier le mode de désignation des dirigeants, François Mitterrand, qui a fait alliance avec le CERES et la tendance Mauroy-Defferre, parvient à renverser la direction sortante. Il est élu Premier secrétaire du PS, le jour même où il en est devenu adhérent. La page du « molletisme » est désormais tournée.

 

Voir aussi :

25 décembre 1920 - Congrès de Tours des socialistes français

4 mai 1969 - LA SFIO devient le PS

 

Partager cet article

Repost0
1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 23:01

Le 1er mai 1997, le Parti travailliste gagne les élections législatives, avec une large victoire de 43% des voix (soit 419 sièges sur 659), mettant un terme au courant conservateur né avec les années Thatcher. Dès le lendemain, Tony Blair succède à John Major et emménage à Downing Street, où il prend ses fonctions de Premier ministre.

 

Anthony Charles Lynton Blair, dit « Tony Blair », né le 6 mai 1953 à Édimbourg (Écosse), est  fut élu chef du parti travailliste (Labour Party) le 21 juillet 1994. Il a réformé en profondeur l'idéologie et la pratique du travaillisme britannique, largement converti aux mérites de l'économie de marché.

Le courant de pensée de Tony Blair, défini comme une « troisième voie » entre la gauche et la droite traditionnelles, est surnommé le « blairisme ». Dans l'histoire du Parti travailliste britannique, la période du leadership de Blair et de son entourage est surnommée le New Labour.

Les réformes les plus importantes de son mandat concernent la lutte contre le chômage, la réforme des institutions et la signature d’un accord de paix avec l’Irlande du Nord.

 

Le 27 juin 2007,  Tony Blair  se rend au palais de Buckingham pour présenter officiellement sa démission à la reine Élisabeth II. Son successeur, Gordon Brown, intronisé chef du Labour le 24 juin, est automatiquement désigné Premier ministre. Tony Blair a choisi de faire ses adieux politiques au Parlement où il a été longuement ovationné.

Partager cet article

Repost0
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 23:01

Afin de promouvoir ses idées, Charles de Gaulle lance un mouvement : « le Rassemblement du peuple français.

 

Le RPF rassemble autour du général de nombreux hommes politiques qui appartiennent à divers partis politiques et compte rapidement de très nombreuses adhésions. Mais, luttant contre le « régime des partis », de Gaulle ne souhaite pas que son mouvement soit considéré comme tel. C'est pourquoi il propose « la double appartenance », c'est-à-dire que les membres de tous les partis politiques, sauf le PCF, peuvent adhérer au RPF.

Le RPF connaîtra le succès électoral lors des municipales de de l'automne 1947, mais s'affaiblira pour ne faire qu'un score moyen aux Législatives de 1951.

Ce sera finalement un échec, car les partis traditionnels refusent la double appartenance.

Charles, de Gaulle quittera la politique en 1953, entamant ainsi sa « traversée du désert ».

 

Le RPF est le seul mouvement de l'histoire du gaullisme fondé et présidé par Charles de Gaulle et le seul mouvement à réunir tous les gaullistes. Le 13 septembre 1955, le RPF est définitivement mis en sommeil. Il a été « réveillé » en 2013.

Partager cet article

Repost0
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 00:01

Élu en novembre 1932, le nouveau président des États-Unis, Franklin Delano Roosevelt, prend officiellement ses fonctions. Dans son discours d'investiture, il présente son nouveau programme de redressement économique : le « New Deal » (Nouvelle Donne).

Depuis 1929, le pays fait face à une récession sans précédent. Roosevelt met en place un programme de financements publics destiné à lancer des grands travaux.

Sur les conseils de son « Brain trust » (groupe informel de jeunes intellectuels), il fait voter par le Congrès, du 9 mars au 16 juin 1933, une série de lois interventionnistes qui vont bouleverser les traditions américaines.

 

Le concept de « New Deal » vient du titre d'un ouvrage écrit par l'économiste américain Stuart Chase en 1932. Les réformes du New Deal ne permettront pas au pays de retrouver sa croissance d’autrefois mais bouleverseront l'histoire de la politique américaine. En effet, le capitalisme prend une tournure nouvelle avec le principe d'intervention de l'État dans les affaires économiques et sociales du pays.

 

Voir aussi : 4 mars et la Présidence des États-Unis

Partager cet article

Repost0
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 00:01

1876 : Élection contestée de R. B. Hayes à la présidence américaine

Rutherford Birchard Hayes (1822-1893) est élu 19e président des Etats-Unis (1877-1881) dans la controverse. Gouverneur de l'Ohio et membre du Parti républicain, il ne dut sa victoire qu'à une voix pile, après validation du Collège des Grands électeurs, suite à des semaines d'une intense polémique. Une réputation de fraude entacha ainsi son accession, le candidat démocrate Samuel Jones Tilden ayant acquis le vote populaire. Son camp admit sa défaite par le compromis de 1877 en échange du retrait militaire des États du Sud.

 

1916 : Woodrow Wilson est réélu président des États-Unis

Thomas Woodrow Wilson est élu président des États-Unis pour un second mandat. Le candidat démocrate a obtenu 49,2 % des suffrages tandis que son adversaire républicain, Charles E. Hughes, n'en a obtenu que 46,1 %. L'année suivante, les États-Unis viendront apporter leur soutien à la France et à l'Angleterre dans le cadre de la Première Guerre mondiale. Quand bien même, le prix Nobel de la paix sera décerné à Woodrow Wilson en 1919.

 

1944 : Quatrième élection de Franklin D. Roosevelt à la présidence américaine

Le 7 novembre 1944, Franklin Delano Roosevelt est élu pour la quatrième fois consécutive à la présidence des États-Unis. Il triomphe du candidat républicain, le conservateur Thomas Dewey. Il est le dernier président américain à avoir effectué plus de deux mandats consécutifs, et est décédé quelques mois après son élection. Harry Truman l'a remplacé et a eu la lourde tâche d'effectuer ce pour quoi Roosevelt avait été réélu : mettre fin à la guerre.

 

Partager cet article

Repost0
16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 23:01

L'OMNIC (Office municipal Nantais d'Information et de Communication) est créée en septembre 1989, présidée par le maire socialiste de Nantes nouvellement élu Jean-Marc Ayrault (également député). Elle est administrée exclusivement par l'équipe municipale jusqu'à sa dissolution en février 1995 !

Ce montage juridique avait pour effet de soustraire aux règles et contrôles administratifs, notamment ceux du code des marchés publics, les activités confiées par Jean-Marc Ayrault à cette association. Celle-ci était en quelque sorte le doublon de l'équipe municipale.

 

L’OMNIC se voit allouer annuellement une subvention d'environ 6 millions de francs par an, et confier diverses publications, principalement la confection et la distribution du journal municipal « Nantes Passion », ainsi que les campagnes de communications.

Ainsi, Jean-Marc Ayrault, sous couvert de sa qualité de président d'OMNIC, confiera dès 1989, et jusqu'au 1er janvier 1994, l'ensemble de ces activités à une seule et même société, la SNEP (Société nantaise d'édition et de publicité). Celle-ci est dirigée par Daniel Nedzela, connu pour avoir été le financier du parti socialiste dans plusieurs villes de l'ouest, ceci sans appel formalisé à la concurrence, ni contrat écrit.

 

Le 13 juin 1996, Jean-Marc Ayrault, Guy Lorant, son directeur de la communication, et Daniel Nedzela ont été mis en examen par le juge d'instruction Jean-Pierre Pétillon, à la suite d'un rapport de la chambre régionale des comptes de février 1995 pour le non-respect du code des marchés publics.

 

Le vendredi 17 octobre 1997, les accusés comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Nantes pour délit de favoritisme envers Daniel Nedzela, directeur de la SNEP.

 

Le 19 décembre 1997, Jean-Marc Ayrault est finalement condamné à une peine de six mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende, condamnation supérieure à la demande du procureur, pour octroi d'avantage injustifié. Il ne fera pas appel du jugement.

Le prestataire Daniel Nedzela, qui faisait déjà appel d'un jugement rendu le 19 septembre 1997 pour trafic d'influence à trois ans de prison dont six mois ferme et 500.000 francs d'amende, fut condamné à 6 mois de prison avec sursis et 200.000 francs d'amende pour recel d'octroi d'avantage injustifié.

Guy Lorant, le directeur de la communication municipale, qui encourait 3 mois de prison, fut condamné à deux mois avec sursis.

 

Partager cet article

Repost0
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 23:01

Le mercredi 28 septembre 1864, au cours d'une réunion au Saint Martin's Hall à Londres, des leaders ouvriers européens fondent l'Association Internationale des Travailleurs (AIT) qui sera plus tard connue sous le nom de « Première internationale ».

L'association est issue d'un vaste mouvement de protestation en faveur des Polonais, victimes en 1863 d'une féroce répression russe. Son objectif est de coordonner les luttes de tous les pays.

Fondation de la première Internationale socialiste

C'est un intellectuel allemand, réfugié à Londres depuis l'échec des révolutions de 1848, qui rédige les statuts de l'Association internationale des travailleurs. Il a 46 ans et s'appelle… Karl Marx.

En 1864, il est surtout connu des syndicalistes et des socialistes par un opuscule qu'il a publié en 1848 avec son riche ami Friedrich Engels : Le Manifeste du Parti communiste (son œuvre principale, Das Kapital, paraîtra en 1867).

En juillet 1889, six ans après la mort de Marx, à l'initiative de Frierich Engels, ami de Marx, mort six ans plus tôt,  les socialistes se retrouvent à Paris où ils fondent une deuxième Internationale.

 

De 1919 à 1943, la IIe Internationale est concurrencée par une IIIe Internationale dite communiste (Komintern) et sévèrement contrôlée par Staline. Une IVe Internationale, concurrente des précédentes, fait également son apparition à l'initiative de Trotski, en 1938. Elle sera très en vogue parmi les jeunes contestataires français de Mai 68.

La IIe Internationale est relayée en France par la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière), issu de la fusion, le 26 avril 1905, de différents partis socialistes, dont celui, réformiste, de Jean Jaurès et celui, marxiste, de Jules Guesde. Ses compromissions dans les guerres coloniales, sous l'autorité de Guy Mollet, l'amènent, le 4 mai 1969, à changer son nom pour celui de Parti socialiste.

 

Relire également :

11 mai 1924 - Le Cartel des Gauches au pouvoir

4 mai 1969 - LA SFIO devient le PS

Partager cet article

Repost0
20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 23:01

Le « parti républicain radical » est fondé à l'occasion d'un congrès, à Paris, les 21, 22 et 23 juin 1901.

La création du plus ancien parti politique français se fait donc avant même l’adoption des lois de juillet 1901 sur les associations.

Auparavant, les élus se regroupaient par affinités mais ne disposaient d'aucune structure solide, avec financement et militants, pour les soutenir.

Le premier président est le franc-maçon Gustave Mesureur.

À la tête du Bloc des gauches aux élections législatives de 1902, il participe au gouvernement Émile Combes et réalise notamment, après la chute de Combes, la séparation des Églises et de l'État de 1905. À la suite de nombreux avatars sous la IVe et la Ve République et du fait de la scission, intervenue en 1971, d'avec les « radicaux de gauche », il se situe désormais au centre droit de l'échiquier politique.

 

Le 23 avril 1905, Jean Jaurès et Jules Guesde fondent à Paris le deuxième grand parti de la gauche française : la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière).

Partager cet article

Repost0
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 00:01

Le « manifeste du Parti communiste » est tout d'abord publié de manière anonyme avant d'être de nouveau édité avec les noms de ses auteurs : Karl Marx et Friedrich Engels.

Il s'agit d'un essai politique et philosophique commandé par l'organisation la Ligue des communistes. Karl Marx, qui se charge de la rédaction, se sert alors des textes et des discours préparés par l'organisation et notamment des écrits d'Engels pour rédiger l'ouvrage.

Le  Manifeste  du  Parti  Communiste  n’est  pas  un  texte  précis  et  chiffré,  ni  un programme. Il s’agit plutôt, pour les auteurs, d’analyser la société, ce qui conduit à sa division en  classes  et  de  démontrer  qu’il  existe  une  force  transnationale  qui  «  naît,  se  développe, s’organise  et  qui  s’appelle  le  prolétariat,  et  ensuite  à  affirmer  l’émergence  d’une  force politique  nouvelle  et  embryonnaire  qui  veut  se  faire  connaître,  le  communisme  ».  Ainsi, le manifeste a plutôt une fonction de synthèse des idées naissantes de la ligue des communistes de l’époque.

Partager cet article

Repost0
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 12:21

Au lendemain de la libération de la Corée du Nord du joug japonais en 1945, les comités provinciaux, qui forment le Comité populaire provisoire nord-coréen, exercent les fonctions de gouvernement provisoire. C'est le 8 février 1946 qu'ils élisent à leur tête Kim Il-sung, l'un des grands artisans de la libération du pays. Dès lors, ce dernier se révélera être l'homme fort du régime nord-coréen, notamment en mettant en place une succession de réformes.

Kim Il-sung (ou Kim Il-song), né le 15 avril 1912 et mort le 8 juillet 1994, est un homme politique nord-coréen. Né sous le nom de Kim Song-ju (« le pilier du pays ») à Pyongyang, il prend son nom définitif lors de la résistance face aux Japonais. Fondateur et le premier dirigeant de la Corée du Nord en 1948, il dirigea le pays jusqu'à sa mort.

Il occupa les postes de premier ministre de 1948 à 1972 et de président de la République à partir de 1972, tout en occupant de manière permanente le poste de secrétaire général du Parti du travail de Corée.

Il fut surnommé le « Président éternel » ou « professeur de l'humanité tout entière ». Son fils Kim Jong-il lui succéda à la tête du parti et du régime.

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 14:14

La ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing fait voter son texte autorisant l'avortement en France avec l'appoint des voix de gauche, après un débat houleux.

28 décembre 1967 :

Loi relative à la régulation des naissances, qui autorise la fabrication et l’importation de contraceptifs, leur vente exclusive en pharmacie sur ordonnance médicale, avec autorisation parentale pour les mineures, et qui interdit toute publicité commerciale ou propagande anti-nataliste.

 

5 avril 1971 :

Le Nouvel Observateur publie un manifeste signé par 343 femmes, parmi lesquelles de nombreuses personnalités (actrices, avocates, femmes de lettres, enseignantes, etc.), qui déclarent avoir avorté et réclament l’avortement libre.

Juillet 1971 :

Création de l’association "Choisir", autour de l’avocate Gisèle Halimi, qui lutte pour l’abrogation de la loi de 1920 qui fait de l’avortement un crime.

20 novembre 1971 :

Marche internationale pour l’abolition des lois contre l’avortement à Paris.

 

4 décembre 1974 :

Loi portant diverses dispositions relatives à la régulation des naissances, qui libéralise la contraception et élargit le dispositif de la loi de 1967 : notamment remboursement de la contraception par la Sécurité sociale et suppression de l’autorisation parentale pour les mineures (loi n° 74-1026).

 

13 novembre - 20 décembre 1974 :

Après une longue procédure législative et des débats très vifs, le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse, présenté en Conseil des ministres le 13 novembre, est adopté le 20 décembre, par 277 voix contre 192 à l’Assemblée nationale et 185 voix contre 88 au Sénat.

La loi autorise l’IVG dans un délai de 10 semaines, sur simple demande à un médecin ; elle laisse la possibilité à tout médecin ou à tout établissement hospitalier privé de refuser de donner suite à une demande d’IVG ; elle s’efforce de limiter les IVG à des cas de nécessité et d’empêcher qu’elles ne deviennent un moyen de réguler les naissances ; elle ne prévoit pas le remboursement par la Sécurité sociale, mais une prise en charge sur demande au titre de l’aide médicale.

 

La loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dite « loi Veil » est promulguée 17 janvier 1975, à titre provisoire pour une période de 5 ans. (loi n° 75-17)

Elle sera reconduite le 31 décembre 1979.

Partager cet article

Repost0
7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 00:01

Le Premier ministre, Jacques Chaban-Delmas, décide de créer, à l'occasion d'un remaniement gouvernemental, un nouveau ministère, celui de la Protection de la Nature et de l'Environnement. Le portefeuille est confié à Robert Poujade, secrétaire général de l'UDR (Union de la Droite Républicaine).

 

Robert Poujade

Ne doit pas être confondu avec Pierre Poujade (qui a donné son nom au poujadisme).

Robert Poujade, né le 6 mai 1928, s'engage dès l'âge de 18 ans au sein du mouvement gaulliste.

La protection de l’environnement l'intéresse tôt puisqu'il est membre dans les années 1960 de la Ligue urbaine et rurale et de la Ligue Contre le Bruit. Président du Haut comité de l'environnement créé en 1970 sous la responsabilité de la DATAR, il est nommé en janvier 1971 ministre délégué auprès du premier ministre, chargé de la protection de la nature et de l'environnement, dans les gouvernements Chaban-Delmas (janvier 1971-juillet 1972) et Messmer (juillet 1972-mars 1973), puis ministre de la protection de la nature et de l'environnement (Gouvernement Messmer, avril 1973-février 1974).

 

Avec un budget de près de 200 millions de francs et 300 fonctionnaires, ce ministère s'étoffe suite au premier choc pétrolier. Ses premières missions concernent la lutte contre la pollution sonore, le développement d’un réseau de contrôle de la qualité de l’air, l'extension des compétences des agences de l’eau, des contrats entre l’État avec les branches industrielles polluantes pour mettre en place des normes de lutte contre les nuisances (notamment avec la papeterie, cimenterie, l’industrie de surfaçage, BTP, cette dernière le menaçant indirectement).

 

Relire aussi :
28 février 1970 - Georges Pompidou tire le signal d’alarme

 

Partager cet article

Repost0

Sites et blogs incontournables logo

Rechercher

Calendrier lunaire