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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 23:01

Le lundi 10 avril 1815, l’île indonésienne de Sumbawa est secouée par le réveil volcanique du mont Tambora.

 

Vers 19 heures, l'intensification des éruptions fit émerger trois colonnes éruptives, tandis qu'une pluie de pierre ponce (certaines de 20 cm de diamètre) frappa le village de Sanggar à 30 km de là, vers 20 heures, suivie d'une pluie extrêmement dense de cendre.

Vers 22 heures, les trois colonnes fusionnent dans une gigantesque explosion dont l'onde de choc détruit les villages alentours. 160 km3 de coulées pyroclastiques forment 7 rivières de magma qui foncent vers la mer pendant que le sommet du volcan s'effondre sur lui-même. La colonne de cendres de plus de 40 km de haut, était visible à 600 km de là.

L’explosion fait perdre presque 1.500 mètres à l’altitude du volcan. En plus des dix milles victimes directement imputables aux coulées de laves, près de 60.000 habitants de la région périrent des suites de pluies de cendres, de tsunamis, d'épidémies ou de malnutrition à cause de la destruction et de la stérilisation des terres cultivées.

 

Le réveil du volcan aura également des répercussions dramatiques sur le climat terrestre. En effet,

Les géologues ont estimé que des nuages de cendres et de gaz furent projetés jusqu'à 43.000 mètres dans la stratosphère. Ils recouvrirent d'un voile de poussières et de particules de soufre l'atmosphère. Pendant plus d'une année, les cendres noires, en tournant autour de la planète, refroidissent le climat de celle-ci.

Le rayonnement solaire fut amoindri pour plusieurs années avec des conséquences fatales telles la chute des températures, des nuages, de la brume,… Les années 1815 - 1820 furent parmi les années les plus froides de l'histoire récente.

 

En 1816, les habitants d’Amérique et d’Europe connaîtront une « année sans été », marquée par le froid sec jusqu'au mois de mai, suivi de pluies continues jusqu'à l'automne. Ce phénomène causant la famine dans divers pays et multipliant le nombre des victimes du Tambora.

Les habitants de Londres et de l’Europe purent d’ailleurs constater des couleurs inhabituelles dans leur ciel, lors des couchers de soleil, liées aux poussières et gaz dégagés. William Turner en témoignera dans ses peintures et Lord Byron dans ses poèmes.

 

L'éruption de Tambora est l'éruption la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité loin devant les éruptions largement plus connues du Krakatoa (1883 - 36.600 morts) ou du Vésuve (An 79 - plus de 2.000 morts).

Aujourd’hui, une centaine de volcans à haut risque ont été répertoriés dans le monde par les Nations Unis et l’Unesco. La majorité de ces volcans se trouvent autour du Pacifique dans une zone appelée « ceinture de feu ».

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 00:00

L'empereur du Japon Meiji Tenno ayant remplacé le corps féodal des samouraïs par une armée de conscrits, son ancien ministre de la Guerre Saigo Takamori. Celui-ci prend la tête d'une ultime révolte de ces guerriers, nostalgiques de leur code de l'honneur (le bushido), de leurs beaux uniformes et de leur sabre rituel (le katana).

Personnalités

Saigo Takamori a créé une région indépendante et rebelle à Kaghoshima, au sud du pays. Le gouvernement impérial ne peut laisser faire cet affront. Le 22 février 1877, il attaque avec quelques centaines de samouraïs le château de Kumamoto, une ville de garnison de l’armée impériale.

L’attaque commence bien pour les rebelles, mais après deux jours d’assaut, le château continue de tenir bon. Saigo Takamori a sous-estimé ses adversaires. Le siège va durer deux mois et s’achève par un repli des rebelles. Quelques batailles héroïques auront lieu jusqu’en septembre mais les samouraïs sont d’ores et déjà battus. L’ultime confrontation a lieu sur le mont Shiroyama. Saigo, blessé, va devoir s’infliger le Seppuku, le suicide rituel des samouraïs (faussement appelé harakiri).

 

C’est cet épisode de rébellion qui a inspiré le film « Le dernier samouraï ».

 

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 00:01

 

Le vendredi 20 février 1846, la France de Louis-Philippe 1er impose à la Chine de l'empereur Daoguang un édit de tolérance en faveur du christianisme.

L'édit concédé par le vieil empereur Daoguang autorise la pratique de la religion dans les principaux ports et interdit toute forme de persécution. Il ordonne même la reconstruction des vieilles églises détruites lors des persécutions précédentes.

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 00:01

Le mardi 13 février 1912, quatre mois après une rébellion militaire, Pu Yi (ou Puyi), douzième et dernier empereur de la dynastie mandchoue ou Qing, abdique. L'empire chinois devient officiellement une République.

 

L'empereur de Chine, âgé de 6 ans, est contraint de renoncer au trône sous la pression du président du Conseil du gouvernement impérial, Yuan Shih-kai.

C'est sa mère qui lit au souverain enfant l'édit d'abdication. Depuis l'automne, deux gouvernements coexistent en Chine : le républicain dirigé par Sun Yat-sen, à Nankin, et un gouvernement impérial, à Pékin. L'abdication de Puyi marque la fin de ce dernier régime et instaure définitivement la république chinoise.

 

Après son abdication, Puyi n'en continue pas moins de résider quelques années encore dans la Cité interdite, le palais impérial, au milieu de ses femmes et de ses eunuques.

Dans l'anarchie des débuts de la République, les généraux et politiciens qui se disputent le pouvoir et hésitent en effet à liquider les derniers symboles de l'ancienne dynastie. Ils veulent conserver une solution de rechange pour le cas où la République s'enfoncerait dans l'impasse.

Le souverain déchu est ainsi rétabli sur le trône pendant douze jours en juillet 1917…

Mais il est finalement chassé de son palais en 1924 par un « seigneur de la guerre » et se réfugie dans la concession japonaise de Tianjin (T'ien-tsin).

Quand ils attaquent la Chine en 1931, les Japonais mettent la main sur Pu Yi.

Le 1er mars 1932, ils en font le dirigeant de l'État du Mandchoukouo (la Mandchourie) puis lui confèrent le titre d'empereur de ce pseudo-État. Il réside à Moukden, capitale de cette ancienne province périphérique de l'empire chinois, d'où sa dynastie est originaire.

Après la défaite japonaise, il est capturé par les Soviétiques mais ceux-ci ne tardent pas à le livrer aux nouveaux dirigeants communistes de la Chine. Le dernier représentant de la dynastie mandchoue subit pendant dix ans une longue et humiliante « rééducation » avant de finir sa vie comme employé de bureau pendant la « Révolution culturelle ».

 

Le cinéaste Bertolucci a représenté l'histoire de Pu Yi dans un film à grand spectacle, « Le dernier empereur ».

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 00:01

Dans la nuit du 8 au 9 février 1904, la flotte de guerre japonaise attaque la base russe de Port-Arthur, à la pointe de la Chine, sans déclaration de guerre préalable.

Présents à Port-Arthur (en chinois Liu-chouen) depuis un traité signé avec la Chine le 27 mars 1898, les Russes avaient fait de ce port le point d’appui de leur flotte d’Extrême-Orient. Le Japon frappe la Russie suite à l'échec des négociations pour le retrait des troupes russes de Mandchourie.

 

Les Japonais coulent 7 de leurs navires dans la rade. Dans le même temps, 8.000 soldats japonais débarquent en Corée et marchent vers Séoul. C'est le début de la guerre russo-japonaise.

Port-Arthur capitulera le 2 janvier 1905 et la guerre se conclura à Portsmouth, le 5 septembre 1905, par la victoire du Japon.

 

Voir également : 5 février 1904 - Début de la guerre russo-japonaise

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 00:01

Le samedi 27 janvier 1973, un accord de cessez-le-feu est signé à Paris entre les États-Unis et le Nord-Vietnam.

L'action des négociateurs, Lê Duc Tho (Nord-Vietnam) et Henry Kissinger (États-Unis), met fin à 10 années de guerre. L'accord prévoit le retrait des forces américaines dans un délai de 60 jours. En échange de quoi, Hanoï s'engage à libérer tous ses prisonniers.

Mais le problème vietnamien n'est pas réglé pour autant : si l'Amérique se retire du conflit, les communistes du Nord et l'armée Sud-Vietnamienne continueront à s'affronter jusqu'à la défaite du Sud, en 1975.

 

Les principaux artisans des accords de Paris, Lê Duc Tho et Henry Kissinger seront récompensés par le Prix Nobel de la paix en octobre 1973.

 

Voir aussi : 29 mars 1973 - Les derniers GI quittent le Vietnam

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 00:01

Le 23 novembre 1946, trois bâtiments de la flotte de guerre française basée dans le golfe du Tonkin tournent leurs canons vers Haïphong, au nord du Vietnam.

Cet événement marque le début de la guerre d'Indochine, qui durera sept ans et demi.

Sous l'impulsion de l'amiral Thierry d'Argenlieu, les troupes françaises tentent de reprendre la ville d'Haiphong au Vietminh (Front de l'indépendance du Vietnam). Le grand port de la ville est bombardé et plusieurs quartiers annamites et chinois sont détruits. Plusieurs milliers de personnes perdent la vie.

Le conflit s'enlisera jusqu'au retrait des troupes françaises et la proclamation de l'indépendance du Laos et du Cambodge le 21 juillet 1954. La naissance d'un nouvel état vietnamien, divisé en deux zones, se fera dans la douleur d'une nouvelle guerre, cette fois avec les États-Unis.

 

Relire également :

2 septembre 1945 - Ho Chi Minh proclame l'indépendance du Vietnam

19 décembre 1946 - Début de la guerre d'Indochine

Chronologie en Indochine

 

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 23:01

Bien que bénéficiant d'une certaine autonomie depuis 1935 et la création du « Commonwealth des Philippines », le pays demeure néanmoins un État vassal des États-Unis depuis 1898.

L'histoire des Philippines a commencé avec l'arrivée des premiers hommes par voie terrestre, il y a au moins 30 000 ans. Ferdinand Magellan est le premier européen à visiter l’archipel, le 16 mars 1521. La colonisation espagnole commence avec l’arrivée de Miguel López de Legazpi en 1565. Les Espagnols apportent une unité politique à un archipel auparavant formé de royaumes et communautés indépendantes.
Les Philippines sont gérées comme un territoire de la Nouvelle-Espagne et administrées à partir de Mexico entre 1565 et 1821, puis directement de Madrid entre 1821 et la fin de la guerre hispano-américaine en 1898, avec une brève période d’administration britannique entre 1762 et 1764.

 

La révolution philippine contre l’Espagne débute en avril 1896, et se termine deux ans plus tard par la proclamation d’indépendance et l’établissement de la Première République des Philippines. Toutefois, le traité de Paris de 1898 qui marque la fin de la guerre hispano-américaine, transfère le contrôle des Philippines aux États-Unis. Cet accord n’est pas reconnu par le gouvernement philippin qui déclare la guerre aux États-Unis le 2 juin 1899. Le président du pays, Emilio Aguinaldo, est capturé en 1901 et le gouvernement américain déclare le conflit officiellement terminé en 1902. Les leaders philippins reconnaissent la victoire américaine, mais les hostilités se poursuivent jusqu’en 1913. L’administration américaine des Philippines commence réellement en 1905.

Une autonomie partielle est promulguée en 1935, en préparation de l’indépendance complète du pays prévue pour 1946.

L'occupation japonaise de l'archipel dès 1941, puis sa reconquête par les Américains en 1945, accéléreront les velléités d'indépendance des Philippins. Ces derniers obtiendront satisfaction le 4 juillet 1946 avec la proclamation de l'indépendance de leur pays, qui met fin à près d'un demi-siècle de domination américaine.

 

La République des Philippines est constituée d'un archipel de 7.107 îles dont onze d'entre elles totalisent plus de 90 % des terres et dont un peu plus de 2.000 seulement sont habitées ; environ 2.400 îles n'ont même pas reçu de nom.

 

Voir aussi :

16 mars 1521 - Magellan découvre les Philippines

27 avril 1565 - Les Philippines deviennent espagnoles

 

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 23:01

Le président américain Lyndon Baines Johnson déclenche les premiers raids aériens sur le Vietnam du Nord.

Il s'agit d'une nouvelle « escalade » dans la guerre non déclarée qui oppose les États-Unis et leur allié sud-vietnamien au Nord-Vietnam.

Le Vietnam a été divisé en 1954 et une guerre oppose le Sud, soutenu par les États-Unis, au Nord communiste dirigé par Ho chi-Minh.

Le 7 février 1965, le président Johnson prend prétexte d'un incident naval dans le golfe du Tonkin pour lancer les premiers bombardements sur le Nord-Vietnam.

 

Au printemps 1966, devant l’échec des bombardements aériens du Nord-Vietnam, jusque-là limités aux zones rurales et aux installations militaires localisées, les Américains se décident à attaquer les réserves de pétrole et d'huile du Nord-Vietnam.

97 % de ces réserves étaient conservés sur seulement 13 sites situés près de Hanoï et Haïphong. Johnson donna le feu vert et le premier raid fut lancé le mercredi 29 juin 1966. Ces bombardements sont complétés par une intervention massive de troupes au sol.

 

Les troupes américaines seront présentes au Vietnam jusqu'en 1975 et le pays sera réunifié en 1976.

 

Relire aussi :

2 septembre 1945 - Ho Chi Minh proclame l'indépendance du Vietnam

6 mars 1946 - Le France reconnaît le Vietnam

7 février 1965 - Bombardement du Nord-Vietnam

29 mars 1973 - Les derniers GI quittent le Vietnam

 

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 13:56

Le 17 avril 1971, le Bangladesh (« pays du Bengale » en bengali) proclame son indépendance et se sépare de la partie occidentale du Pakistan dont il est séparé par 2000 km.

L'indépendance vient de ce que le général-dictateur pakistanais Yahya Khan refuse à la province l'autonomie que réclame la Ligue Awami du cheikh Mujibur Rahman, un parti de notables victorieux aux élections de décembre 1970. Le cheikh lance une campagne de désobéissance civile. La répression brutale par l'armée lui vaut le ralliement de toute la population.

 

Après la proclamation d'indépendance, l'Inde d'Indira Gandhi intervient militairement au côté du Bangladesh. Il s'ensuit une épouvantable guerre qui se conclut le 17 décembre 1971 par la défaite des Pakistanais.

 

Le Bangladesh, très pauvre, occupe le delta du Brahmapoutre et du Gange (144.000 km2). Il compte 169 millions d'habitants.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 00:01

À partir de novembre 1944, les Américains bombardent intensément l'archipel nippon. Les B29 détruisent les usines et les voies de communication sans épargner les villes...

 

L’opération Meetinghouse

Dans la nuit du 9 au 10 mars 1945, un tiers de la capitale Tokyo est détruite dans l'un des pires bombardements de l'Histoire, avec près de 100.000 morts et 30.000 blessés dont beaucoup décèderont les jours suivants de leurs brûlures. C'est autant qu'à Hiroshima et plus qu'à Nagasaki, cinq mois plus tard !

 

 

 

Selon une technique mise au point contre l'Allemagne, 334 bombardiers américains déversent en quelques heures 1.700 tonnes de bombes explosives et incendiaires (496.000 bombes au phosphore, magnésium et napalm). Sous l'effet du vent qui souffle cette nuit-là, les maisons, dont la plupart sont en bois, s'embrasent instantanément, 40 km2 de la ville sont incendiés !

 

Du 13 avril au 26 mai 1945, Tokyo subit encore 4 raids, de 400 B.29 chacun, qui détruisirent plus de 60 km2 supplémentaires.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 00:01

Le 15 février 1942, le port britannique de Singapour capitule devant les armées japonaises.

Contrôlant le détroit de Malacca, Singapour est une position stratégique qui bloque le passage maritime entre l'Extrême Orient et l'océan Indien. De plus la Malaisie est un territoire très riche en ressources naturelles.

 

La bataille de Singapour

Défendue par 85.000 hommes sous le commandement du général Arthur Percival, Singapour est une forteresse réputée « imprenable » (en tous cas par la mer). Mais les 30.000 du général japonais Tomoyuki Yamashita, surnommé le « Tigre de Malaisie », vont contourner la difficulté en l'attaquant par la terre !

Les vagues d'assauts submergent les soldats britanniques et les Japonais prennent pieds dans la cité. Malgré des combats acharnés, la désorganisation, la fatigue et le manque de munition commence à peser sur les troupes du général Percival. Dans la soirée du 15 février, ce dernier est contraint de capituler.

Dernier déshonneur, Yamashita exige que Percival porte lui-même le drapeau de la reddition. C'est la fin d'une campagne qui a fait près de 9000 morts chez les Britanniques et 3000 chez les Japonais. En 73 jours, le symbole de la toute puissance britannique en Extrême Orient s'est écroulé.

 

W. Churchill, consterné, voit dans la chute de Singapour la « pire des catastrophes ». En faisant sauter ce verrou, le Japon ouvre à sa marine et à son armée l'Océan Indien, l'Insulinde et même l'Australie. Pour la Grande-Bretagne, depuis peu soutenue par les États-Unis et l'URSS, c'est le moment le plus critique de sa lutte contre les puissances de l'Axe.

 

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 12:21

Au lendemain de la libération de la Corée du Nord du joug japonais en 1945, les comités provinciaux, qui forment le Comité populaire provisoire nord-coréen, exercent les fonctions de gouvernement provisoire. C'est le 8 février 1946 qu'ils élisent à leur tête Kim Il-sung, l'un des grands artisans de la libération du pays. Dès lors, ce dernier se révélera être l'homme fort du régime nord-coréen, notamment en mettant en place une succession de réformes.

Kim Il-sung (ou Kim Il-song), né le 15 avril 1912 et mort le 8 juillet 1994, est un homme politique nord-coréen. Né sous le nom de Kim Song-ju (« le pilier du pays ») à Pyongyang, il prend son nom définitif lors de la résistance face aux Japonais. Fondateur et le premier dirigeant de la Corée du Nord en 1948, il dirigea le pays jusqu'à sa mort.

Il occupa les postes de premier ministre de 1948 à 1972 et de président de la République à partir de 1972, tout en occupant de manière permanente le poste de secrétaire général du Parti du travail de Corée.

Il fut surnommé le « Président éternel » ou « professeur de l'humanité tout entière ». Son fils Kim Jong-il lui succéda à la tête du parti et du régime.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 00:01

Le colonisateur britannique quitte la Birmanie le dimanche 4 janvier 1948. Sous le nom d'Union Birmane, le pays accède à l'indépendance sous la forme d'une fédération d'États.

Les Britanniques, après avoir soumis au XVIIIe siècle les Indes voisines, ne tardent pas à poser leur regard sur la Birmanie. Ils vont s'en emparer au terme des trois guerres anglo-birmanes (1826, 1852 et 1886).

Au début du XXe siècle naît un mouvement nationaliste birman. Il s'organise autour d'une élite de jeunes gens, dont certains ont étudié à Londres. La crise économique des années 1930 entraîne en outre une importante révolte paysanne qui est violemment réprimée par les Britanniques.

En 1937, la Birmanie est séparée des Indes et devient une colonie à part entière, avec un niveau relativement élevé d'autonomie interne.

 

La Birmanie constitue un champ de bataille majeur de la Seconde Guerre mondiale (là se situe l'épisode du pont de la rivière Kwai, magnifié par le roman de Pierre Boulle). En 1941, les Japonais, épaulés par l'Armée de Libération birmane conduite par Aung San, repoussent les Britanniques auxquels seules les minorités restaient fidèles. Cependant, la dureté de l'occupation par l'armée japonaise, qui ne tolère qu'un gouvernement birman fantoche, retourne rapidement l'opinion birmane.

Aung San prend contact avec les Alliés en 1944 et ses troupes vont contribuer à la défaite des Japonais.

Leur reddition est signée le 28 août 1945 à Rangoun, capitale de la colonie (aujourd'hui Yangon).

 

Après une période de négociations serrées, marquées par des grèves qui paralysent tout le pays, les Britanniques admettent le principe de l'indépendance de la Birmanie. Aung San est assassiné le 19 juillet 1947 avant que celle-ci ne devienne effective. C'est son compagnon de lutte U Nu qui devient le Premier 

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 23:01

Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclame la République Populaire de Chine.

Il lance sa proclamation du balcon de la Porte de la Paix céleste, qui donne sur la grande place Tien An Men, non loin de la Cité interdite des anciens empereurs.

L'anniversaire de ce jour est depuis lors devenu fête nationale en Chine populaire.

Mao Fondation de la République Populaire de Chine

Après plusieurs années d'une sanglante guerre civile opposant le gouvernement nationaliste aux communistes, le président du Comité central du Parti communiste chinois, Mao Zedong, proclame la République populaire de Chine à Beijing.

Le « grand Timonier » devient président du comité central du gouvernement. Cet événement étend par ailleurs la Guerre froide au continent asiatique.  Mao dirigera la Chine d'une main de fer jusqu'à sa mort, le 9 septembre 1976.

 

Le 27 janvier 1964, le Général de Gaulle, alors président de la République française, reconnaît officiellement la République populaire de Chine.

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 00:01

Selon la mythologue japonaise, après avoir vaincu le royaume Yamato, le prince Jimmu Tennô monte sur le trône du Japon et fonde l'empire japonais.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/01/Tenn%C5%8D_Jimmu_detai_02.jpg

Jimmu Tennô est, selon la légende, un descendant de la déesse solaire Amaterasu Omikami, divinité majeure du culte shintô. Tous les souverains de l'histoire japonaise se réclament de Jimmu Tennô.

 

En 1872, l'empereur Meiji a officiellement fait du 11 février l'anniversaire de la fondation de l'empire selon la tradition shintô. Cette fête nationale a été abolie en 1945 par les Américains et rétablie en 1966

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 00:01

Le 7 février 1965, le président américain Lyndon Baines Johnson prend prétexte d'un incident naval dans le golfe du Tonkin pour lancer les premiers bombardements sur le Nord-Vietnam. Ces bombardements marquent le début de la deuxième guerre d'Indochine.

L’étincelle qui mit le feu aux poudres

Entre le 2 août et le 4 août 1964, deux destroyers américains, le Maddox et le Turner Joy, qui se sont aventurés dans les eaux territoriales du Nord-Vietnam, essuient des tirs de la part des Nord-Vietnamiens.

Cet incident du golfe du Tonkin fournit au président Johnson, successeur de Kennedy, le prétexte à une intervention militaire.

Il lance dès le 4 août les premiers raids américains sur les positions communistes au Sud-Vietnam et, le 7 août, il obtient du Congrès les pleins pouvoirs militaires pour un engagement contre le Nord-Vietnam.

Après avoir fait évacuer les dernières familles américaines, l'US Air Force lance le 7 février 1965 sa première offensive aérienne directe sur le Nord-Vietnam.

Les américains espèrent par ces bombardements priver les maquisards communistes du Sud-Vietnam et les troupes d'invasion nord-vietnamiennes de leurs approvisionnements en armes et en carburant.

Le 6 mars, les premiers « marines » débarquaient au sud de Danang.

Mais ils n'arrivent jamais à couper la fameuse « piste Ho chi-Minh » et les navettes maritimes par lesquelles transitent, du nord au sud, hommes et matériels.

L'escalade atteint son maximum avec le bombardement des villes du Nord-Vietnam, à partir du 29 juin 1966. Elle se double d'une intervention massive de troupes au sol.

En 1968, se trouvaient sur le territoire sud-vietnamien 500.000 soldats américains.

 

Fin de la guerre du Vietnam

Le 27 janvier 1973, Américains et Vietnamiens signèrent les accords de Paris. Ceux-ci prévoyaient le retrait total des troupes américaines et de nouvelles élections générales au Vietnam du Sud.

Toutefois, le gouvernement de Thiêu refusa l'application des accords et reprit les combats, persuadé que les États-Unis interviendraient en cas de menace grave. En 1975, des opérations préliminaires de l'armée populaire et des Viêt-công étant restées sans réponse de la part des États-Unis, une offensive généralisée mit fin en huit semaines à un conflit vieux de seize ans : le 30 avril 1975, Saigon tombait aux mains des communistes.

Le Vietnam réunifié devint la nouvelle République socialiste du Vietnam et la ville de Saigon fut rebaptisée Hô-Chí-Minh-Ville. Le vietnamien redevint partout la langue officielle, et le français fut interdit, comme l'anglais.

 

Voir aussi : Chronologie en Indochine

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 00:01

Le 19 décembre 1946, le parti communiste vietnamien de Hô Chi Minh lance une insurrection générale contre le colonisateur français à Hanoï et dans tout le Tonkin.

 

carte indochine

Le 2 septembre 1945, juste après la capitulation du Japon, Hô Chi Minh, chef du parti communiste vietnamien, le Vietminh, proclame unilatéralement la République démocratique du Viêt-nam.

Dans le même temps, un corps expéditionnaire débarque à Saigon sous le commandement du général Leclerc. Celui-ci était partisan de négocier avec le Vietminh mais pour son supérieur hiérarchique d'Argenlieu, il n'en est pas question.

Une conférence se réunit à Fontainebleau, en présence d'Hô Chi Minh lui-même, en vue de préciser les contours de l'indépendance de l'Indochine.

Après plus d’un an de négociations entre les troupes françaises du Viêt-Nam et les représentants du parti Viêt-minh, aucune solution concrète n’a encore été trouvée.

Les négotions vont tourner court à cause d'un premier incident le 19 novembre 1946. Ce jour-là, une fusillade se produit dans le port de Haïphong entre une jonque chinoise et la douane française. À bord de la jonque, des nationalistes vietnamiens transportent de l'essence de contrebande. La fusillade dégénère et fait 24 morts, parmi lesquels le commandant Carmoin qui s'avançait avec un drapeau blanc vers les Vietnamiens de la jonque !

Le 23 novembre 1946, les Français bombardent le port de Haïphong. L'attaque qui aurait fait 6.000 morts et passe pourtant inaperçu en métropole. Le chef du gouvernement, le socialiste Léon Blum, n'en perçoit pas la gravité.

Le 19 décembre 1946, les forces du Viêt-minh envahissent la ville d’Hanoï et massacrent des Français. La centrale électrique de Hanoï est détruite, les rues barrées, les magasins et les maisons d'Européens attaqués... On compte au moins 400 victimes parmi les colons.

C'est le début de la première guerre d'Indochine.

Le conflit ne s’achèvera qu’en 1954, avec la défaite française de Diên Biên Phu.

 

 

Voir :

Chronologie en Indochine (voir également les liens en fin d’article)

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 00:01

Le jeudi 8 décembre 1949, après une ultime défaite sur le continent, le généralissime chinois Tchang Kaï-chek se réfugie sur l'île de Formose. Cette île qui se situe en mer de Chine, à 200 kilomètres des côtes chinoises, est connue aujourd'hui sous le nom de Taïwan.

La fuite de Tchang Kaï-chek (ou Jiang Jieshi) consacre la victoire de son rival, le leader communiste Mao Zedong (ou Mao Tsé-toung).

http://vroum52.com/asiegeo.img/Taiwan-carte-de-taiwan-T-Ai-Pei-Chine-Formose-mer-de-Chine-d%C3%A9troit-de-taiwan-mer-Philippine-.jpg

 

Le premier président de la République chinoise, Sun Yat-sen, meurt en 1925.

Tchang Kaï-chek prend alors la tête de son parti, le Guomindang (on écrit aussi Kuomintang ou KMT). Il tente de réformer le pays et veut le libérer des tutelles étrangères ainsi que des « Seigneurs de la guerre ». Mais à peine a-t-il instauré la paix civile qu'il doit faire face à une terrible invasion japonaise.

Après la libération du pays, en 1944, le Kuomintang, usé et gangréné par la corruption, affronte une nouvelle guerre civile, cette fois face au parti communiste de Mao Zedong.

http://www.chine-chinois.com/wp-content/uploads/2011/11/General-Chiang-Kai-Shek-001.jpg 

Battu, Tchang Kaï-chek n'a d'autre recours que de se réfugier à Formose sous la protection de la flotte américaine. Il emmène avec lui son armée, deux millions de fidèles... ainsi que tous les trésors artistiques de la Chine ancienne qui font aujourd'hui la fierté du musée national de Taïpeh, la capitale de l'île.

 

Installant leur siège à Taïpeh, les nationalistes refusent donc de reconnaître le gouvernement communiste et conservent le nom de « République de Chine ».

Les communistes, qui ont proclamé la « République Populaire de Chine », adoptent la même attitude.

 

Le Guomindang conduit l'île vers la prospérité et la démocratie.

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 23:01

Le 9 juin 1885, par le traité de T'ien-tsin (un port chinois), la Chine renonce à ses droits sur l'empire du Viêt-nam (on écrit aussi Vietnam).

http://www.planet-expert.com/commun/images/atlas/cartes/carte_vietnam_fr.gif

Le 25 août 1883, le traité de Hué précise à l’empereur du Vietnam que son pays est désormais sous protectorat français, ce qui n’est pas vu d’un très bon œil par la Chine.

Des troupes chinoises mènent alors la vie dure aux Français notamment à Lang-son, petite ville du Tonkin, région vietnamienne située au sud de la Chine.

Le 9 juin 1885, le traité de T’ien-tsin est signé et la Chine renonce à ses droits sur le Vietnam. Mais les révoltes se poursuivent et l’ « insurrection des lettrés » massacre des dizaines de milliers de chrétiens.

 

Deux ans plus tard, en 1887, la France crée l’Union indochinoise en regroupant toutes ses colonies du sud-est asiatique.

La réorganisation coloniale sépare les trois provinces de l’ancien empire vietnamien sur le plan administratif. Les trois régions sont désormais : le Tonkin au nord, région traversée par le fleuve rouge – l’Annam, un pays montagneux au centre – la Cochinchine au sud avec le delta du Mékong.

S’y ajoutent le Cambodge et le Laos (en 1893).

 

Les choses deviennent de plus en plus difficiles pour les Français à partir de 1920.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Japonais envahissent l’Indochine française, faisant de la propagande anticolonialiste.

Le 9 mars 1945, les Japonais mettent hors de combat les troupes françaises et prennent la direction du pays.

La guerre embrase rapidement toute la péninsule indochinoise. Elle va durer trente ans, avec la France d’abord, avec les États-Unis ensuite.

Charles de Gaulle voudra la récupérer et entamera la terrible guerre d’Indochine en décembre 1946.

 

Lire aussi : Chronologie en Indochine

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 00:01

Le 3 février 1954 commence le siège du camp retranché de Diên Biên Phu, dans la région montagneuse du haut Tonkin, près de la frontière avec le Laos.

 

Un siècle de présence française en Indochine va se terminer dans cette cuvette où le général Henri Navarre a concentré 15.000 hommes, avec l'objectif de desserrer l'étau des communistes vietnamiens sur le riche delta du Tonkin.

 

A l'extérieur de la cuvette, plus de 30.000 soldats aux ordres du général Vo Nguyên Giap sont prêts à assaillir l'occupant français. Le siège prendra fin le 7 mai avec une écrasante victoire des partisans de Hô Chi Minh.

 

La défaite de Diên Biên Phu marque la fin de la présence française en Indochine. Le retrait français sera définitivement scellé lors de la signature des accords de Genève, le 21 juin.

La bataille aura fait 3.000 morts et disparus dans le camp français ainsi que 4.000 blessés. 10.000 hommes sont faits prisonniers et vont subir un long calvaire dans la jungle, humiliés de toutes les façons possibles par les vainqueurs. Seuls 3.300 seront libérés, épuisés, en septembre 1954. Du côté vietnamien, les chiffres sont plus incertains. Il y aurait eu 20.000 à 30.000 tués et blessés.

 

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 23:01

Le royaume du Cambodge, pour échapper à l'emprise du Siam (actuelle Thaïlande) et de l'Annam (actuel Viêt Nam), demande de l'aide à la France.

Napoléon III ne se fait pas prier pour répondre à sa demande et étendre par la même occasion la France d'outre-mer.

http://lh3.ggpht.com/_ku4SWr9wP4A/S1I0EAi8NqI/AAAAAAAALe4/Inhu5yFZdOo/carte-cambodge.jpg

Le petit royaume cambodgien, dont la civilisation rayonnait quelques siècles plus tôt sur l'ensemble de la péninsule indochinoise, échappe grâce à la France à un dépècement par ses deux puissants voisins, le Siam et l'Annam.

 

Par le traité de protectorat, le roi Norodom Ier s'interdit toute relation avec une puissance étrangère sans l'accord de la France et un résident général est installé à Pnom Penh, la capitale, à l'exécution du traité.

En 1887, le Cambodge est intégré à l'Indochine française et son roi perd ce qu'il lui restait d'autorité.

 

Le pays a recouvré une complète indépendance le 9 novembre 1953, sous le règne de Norodom Sihanouk, qui n'a cessé sa vie durant de cultiver de bonnes relations avec la France.

http://www.temples-angkor.fr/photos/carte_cambodge_2.jpg

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 00:01

Le général français Thomas Arthur de Lally-Tollendal capitule devant les Anglais.

 

Ce comptoir était devenu le plus important des établissements français en Inde.

Arrivés bien après les Portugais (1497), les Anglais (1601) et les Hollandais (1605), les Français ne se sont implantés aux Indes qu'à partir du règne de Louis XIV, dans la seconde moitié du XVII` siècle.

En septembre 1760, le colonel anglais Coôte, à la tête d'une armée, de 4 500 sujets britanniques et de 10 000 indigènes, appuyée par 16 navires, arrive devant Pondichéry.

Lally-Tollendal ne dispose plus que d'un millier d'hommes.

Au bout de sept jours de combat, il s'enferme dans les murs de la ville.

Un siège de 5 mois commence.

 

Le général français Thomas Arthur de Lally-Tollendal capitule devant les Anglais le 16 janvier 1761.

La France ne lui pardonnera pas cette défaite et l'accusera de trahison, eu égard à ses origines irlandaises. Lally-Tollendal sera jugé par le Parlement de Paris et exécuté en 1766.

Son fils, avec le soutien de Voltaire, obtiendra sa réhabilitation en 1778.

 

Quant au comptoir de Pondichéry, il sera restitué à la France par le traité de Paris, en 1763. Souvent occupé par les Britanniques dans les années qui suivront, il sera finalement rendu à l’Inde en 1954.

 

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