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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 00:01

 

Le vendredi 20 février 1846, la France de Louis-Philippe 1er impose à la Chine de l'empereur Daoguang un édit de tolérance en faveur du christianisme.

L'édit concédé par le vieil empereur Daoguang autorise la pratique de la religion dans les principaux ports et interdit toute forme de persécution. Il ordonne même la reconstruction des vieilles églises détruites lors des persécutions précédentes.

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 00:01

Dans la nuit du 25 au 26 décembre 1559, le pape Pie IV est élu au terme d'un conclave relativement long. Son intronisation aura lieu le 6 janvier 1560.

 

Jean-Ange de Médicis (en italien Giovanni Angelo Medici di Marignano) est né à Milan le 31 mars 1499.

Il fait des études de droit à l'université de Bologne, où il est reçu docteur in utroque jure (« dans les deux droits », civil et canonique) en 1525. Deux ans plus tard, il entre dans la Curie romaine. Il est nommé cardinal en 1549 par Paul III.

Le 26 décembre 1559, il est élu pape au terme d'un long conclave et prend le nom de Pie IV. Son pontificat, qui va durer six ans, démarre avec le procès de la famille de son prédécesseur, Paul IV Carafa. Ce dernier avait favorisé l'accession de membres de sa famille à des postes clés de façon outrancière. Le pape Pie IV est aussi connu pour être le fondateur des archives du Vatican.

De goûts simples pour la cour pontificale, il n'est pas exempt de tout reproche : on lui connaît trois enfants illégitimes.

Pie IV meurt à Rome, le 9 décembre 1565, officiellement d'une mauvaise fièvre ; certains prétendent qu'il est mort d'épectase dans les bras d'Elvira Cagliari, courtisane romaine. Inhumé d'abord à la basilique Saint-Pierre, il sera transféré à Sainte-Marie-des-Anges.

 

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Par Archimède - dans Religions
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 00:01

Le jeudi 8 décembre 1864, en annexe de l'encyclique « Quanta cura », le pape Pie IX publie le Syllabus.

Il s'agit d'un catalogue à la Prévert de tout ce que le souverain pontife pense être les erreurs de la pensée moderne.

 

Le Syllabus  (du latin «sommaire»)  résume de toutes les allocutions consistoriales, lettres et encycliques prononcées et écrites par ce Pontife depuis 1846, il reprend, sans y ajouter le moindre commentaire, toutes les condamnations formulées contre les doctrines et les sociétés modernes. Le texte latin peut se traduire ainsi : « Résumé des principales erreurs de notre temps qui sont signalées dans les allocutions consistoriales, encycliques et autres lettres apostoliques de Notre Très Saint Père le Pape Pie IX ».

Ce document témoigne de son appréhension face à des États de plus en plus envahissants, qui tendent à limiter la liberté des individus. Il illustre aussi un rejet viscéral de la démocratie que partageront ses successeurs jusqu'à Pie XII, mort en 1958.

 

Télécharger le texte

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 23:01

Imprimés à Neuchâtel sous l'instigation du pasteur François Antoine Marcourt, les « placards » sont des affiches protestantes. Elles s'opposent à la messe et accusent le pape de l'avoir instauré dans le but d'asseoir son pouvoir. Elles sont « placardées » dans la nuit du 17 au 18 octobre dans toute la France, jusque dans les appartements du roi François Ier à Amboise.

C'est la première manifestation d'hostilité entre protestants et catholiques en France. Elle mènera vingt-cinq ans plus tard aux guerres de religion.

Selon les protestants de l'époque les « placards » sont des : « Articles véritables sur les horribles, grands et insupportables abus de la messe royale ».

 

Cet épisode aura des conséquences dramatiques pour les protestants de France. L'affaire des « placards » mettra un terme à la tolérance religieuse qui régnait en France depuis quelques années.

Le roi décide de préserver le royaume de l’« hérésie » en déclenchant la répression. Très vite, l'encouragement à la délation fit recette. De nombreux suspects sont inquiétés, emprisonnés, jugés, voire exécutés à Paris et en province. Beaucoup de protestants et de sympathisants s’enfuient.

Le 13 novembre suivant, un premier hérétique est brûlé. Le 13 janvier 1535, le Parlement de Paris crée une commission spéciale, la « chambre ardente » pour traquer les livres séditieux. Un édit royal prohibe l'imprimerie et ferme les librairies. C'est la première manifestation de censure depuis l'invention de l'imprimerie.

Le 21 janvier 1535, une journée d'expiation solennelle se clôt par la mort sur le bûcher de six nouveaux hérétiques protestants.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 23:01

Le dimanche 25 septembre 1555, la paix d'Augsbourg suspend les hostilités entre les États luthériens et les États catholiques en Allemagne. Elle est signée entre l'Empereur Charles Quint, catholique, d'une part, et, d'autre part des princes révoltés et l'Église « hérétique » représentée par Mélanchton, qui négocie au nom de Luther.

 

 
Charles Quint   Luther

La paix d'Augsbourg consacre la division religieuse de l'Allemagne entre catholiques et luthériens.

Elle repose sur un principe fondamental : cuius regio, eius religio soit : tel prince, telle religion. Les princes et les seigneurs étaient désormais libres de choisir, pour eux et leurs vassaux, entre les deux confessions chrétiennes. Les habitants doivent accepter de se soumettre à la confession choisie par leur souverain sans quoi ils sont contraints de quitter l'état et ils perdent tous leurs biens.

 

La Guerre de Trente Ans remet tout en question.

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 23:01

La troisième guerre de Religion en France débute le 23 août 1568 lorsque Condé(1) et Coligny(2) fuient la Bourgogne pour la ville de La Rochelle où ils regroupent les armées protestantes.

 

 

La deuxième  guerre de Religion s’est achevée quelques mois plus tôt, mais les tensions entre catholiques et protestants sont telles que la Paix de Longjumeau signée le 23 mars devient caduque.

 

Le 24 mai 1568, le chancelier Michel de l'Hospital est disgracié et les Guise sont rappelés à la Cour.

Les catholiques anticipent en tentant de capturer par surprise le prince de Condé, au château de Noyers, et l’amiral de Coligny, à Tanlay, le 29 juillet 1568. Le projet échoue et les chefs protestants se rassemblent à La Rochelle où Coligny et Condé ont trouvé refuge.

Les affrontements reprennent, la répression se durcit, et pour la première fois les protestants s'organisent en armées lors de batailles rangées (Jarnac, Moncontour).

 

En mars 1569, les protestants sont battus à Jarnac (le prince de Condé blessé est assassiné sur l'ordre de son vainqueur, le duc d'Anjou, frère du roi et futur roi Henri III). En octobre les protestants sont de nouveaux battus à Montcontour. Mais les protestants reforment une armée sous les ordres de Coligny qui bat les troupes royales à Arnay-le-Duc en juin 1570.

Le 8 août 1570 la Paix de Saint Germain en Laye fut signée : on en revenait au statu quo, reprenant les termes énoncés par l’édit d’Amboise, en mars 1563.

 

Lors de cette troisième guerre, les principaux meneurs des deux partis trouvent la mort : Louis de Condé pour les protestants, François de Guise pour les catholiques. C'est une nouvelle génération qui prend la relève : Henri de Navarre et Henri de Condé (fils de Louis) pour les protestants, Henri de Guise (fils de François) pour les catholiques. Le seul chef historique qui a survécu est l'amiral de Coligny (protestant).

 

 

(1) Louis Ier de Bourbon, prince de Condé, duc d'Enghien (7 mai 1530 –13 mars 1569) est un prince du sang de la maison de Bourbon et le principal chef protestant pendant les trois premières guerres de religion. Il meurt assassiné sur le champ de bataille de Jarnac.

(2) Gaspard de Coligny est un noble et amiral français, engagé aux côtés du prince de Condé en 1562. Il sera assassiné le 24 août 1572 à Paris, lors du massacre de la Saint-Barthélemy.

 

 

Lire également :

29 septembre 1567 - Début de la deuxième guerre de religion en France

8 août 1570 - Édit de Saint-Germain-en-Laye : fin de la troisième guerre de Religion

 

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 23:01

Flavius Valerius constantinus est né le 17 février 280 de Constance Chlore et de Sainte Hélène.

Malade, épuisé par un règne agité, l'empereur romain Constantin 1er expire le dimanche 22 mai 337, jour de la Pentecôte chrétienne.

Il meurt à Ancyrona, dans les faubourgs de Nicomédie (aujourd'hui Izmit, en Turquie), tandis qu'il tente de regagner en toute hâte sa capitale, Constantinople.

Juste avant de rendre le dernier soupir, Constantin a le temps de recevoir le baptême des mains de l'évêque Eusèbe de Nicomédie.

 

Sa conversion et son action en faveur de l'Église lui valent d'être vénéré comme un saint par les chrétiens orthodoxes... bien que n'ayant pas eu sa vie durant un comportement des plus vertueux. Sa mère Hélène, chrétienne sincère qui pria pour la conversion de son fils, figure également parmi les saints.

 

Voir aussi : 21 mai - Saint Constantin

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 23:01

Les Églises d'Orient fêtent tout spécialement et ensemble l'empereur Constantin Ier le Grand (17 février 280 - 22 mai 337) et sa mère ; l’Église en Occident les fête séparément. Constantin eut un rôle essentiel dans la diffusion de l’Évangile.

Hélène était l'épouse d'un obscur centurion romain à qui elle avait donné un fils. Mais voici que les circonstances font du centurion un empereur, l'empereur Constance 1er dit « Constance Chlore ». Jugée « trop peu décorative » par le nouvel empereur parvenu au pouvoir, elle est répudiée sans autre forme de procès. Humblement, elle se retire, mais son fils lui reste fidèle. Quand il sera, lui aussi, devenu empereur en 306 sous le nom de Constantin, « égal des apôtres » comme l'appelle l'Orient chrétien, il rappellera sa mère et la comblera d'honneurs.

On ne sait qui des deux devint chrétien le premier et convertit l'autre. Constantin arrête les persécutions et favorise l'Église. Il convoque le concile œcuménique (universel) à Nicée, pour surmonter des divergences entre partisans d'Arius et partisans d'Athanase d'Alexandrie sur la question subtile de la divinité du Christ. Il bâtit à Rome une basilique sur le tombeau de Pierre.

Sainte Hélène veut voir la Terre Sainte, retrouve ce qu'elle pense être les reliques de la croix, fonde des basiliques à Bethléem et au Mont des Oliviers. Tout cela conduit Constantin à être placé aussi parmi les saints. Il l'est sans aucun doute car il est monté tout droit au ciel ayant attendu l'heure de sa mort pour recevoir le baptême…

 

Lien du jour : 21 mai

 

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 00:01

La radio vaticane a été voulue par Pie XI, après le Traité du Latran avec l’Italie, afin de pouvoir relier à travers ses propres installations le centre de l’Eglise Catholique avec les différentes parties du monde.

La première station émettrice projetée par G. Marconi à l’intérieur de la Cité du Vatican fut inaugurée par Pie XI lui-même, le 12 février 1931, avec un message radio adressé au monde entier.

Afin de répondre aux exigences croissantes, Pie XII décida la construction d’un nouveau Centre émetteur dans la localité de Santa Maria di Galeria, à 25 km de Rome. Le nouveau Centre qui bénéficie des immunités prévues par les articles 15 et 16 du Traité du Latran (l’accord précis entre le Saint-Siège et la République italienne date du 8 octobre 1951) fut inauguré par Pie XII, le 27 octobre 1957.

 

Sur les ondes de Radio Vatican, il est désormais possible d'écouter des émissions en quarante langues différentes. On peut observer l'ancien émetteur depuis les jardins du Vatican.

 

Site officiel : http://fr.radiovaticana.va/

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 00:01

La Chandeleur commémore le 2 février la Présentation de Jésus au Temple, à Jérusalem, 40 jours après sa naissance. La tradition hébraïque voulait que le premier garçon né dans une famille soit « présenté » au temple et consacré à Dieu. 

 

 

Plusieurs origines possibles…

La fête de la Chandeleur, ou fête des chandelles (« Festa candelarum » en Latin), débutait à Rome, au VIIe siècle, par une procession du Forum à la basilique Sainte-Marie-Majeure. Les fidèles se mettaient en route avant l'aurore, en portant des chandelles, d'où le nom de la fête. Ils allaient de cette manière symbolique à la rencontre de Dieu.

Certaines pensent que cette fête chrétienne aurait pris la place des Lupercales romaines vers le Ve siècle. Les fêtes en l'honneur de Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité, donnaient lieu à une procession aux flambeaux aux alentours du 15 février.

 

Selon une autre interprétation, la Chandeleur se serait substituée à une fête en l'honneur de Proserpine, alias Perséphone, déesse des moissons et de la fécondité. Cette fête se célébrait à la lumière des torches et autour d'une galette de céréales. Aujourd'hui encore, le 2 février, il est de tradition de faire des crêpes !

En Amérique du nord, une légende probablement d'origine amérindienne fait du 2 février le jour de la Marmotte (Ground Hog Day). À midi, ce jour-là, la marmotte sort de son terrier et inspecte les environs. Si elle aperçoit son ombre et juge que le ciel est suffisamment ensoleillé, elle flâne et prend son temps avant de retourner se mettre à l'abri pour six semaines, soit jusqu'à l'arrivée du printemps. Si elle trouve le ciel trop couvert et rentre rapidement à l'abri, c'est le signe d'une arrivée plus tardive du printemps…

 

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 00:01

Le 29 décembre 1170, l'archevêque Thomas Becket (52 ans) est assassiné, par quatre chevaliers anglo-normands fidèles d’Henri II, pendant qu'il célèbre les vêpres dans sa cathédrale de Cantorbéry.

Bien que ceux-ci agissent sans ordre royal, on pense qu’ils ont pris cette initiative après qu’Henri II ait prononcé de colère la phrase : « N'y aura-t-il donc personne pour me débarrasser de ce clerc outrecuidant ? ».

Nommé par son ancien ami le roi, Thomas Becket s’aliéna ce dernier lorsqu’il commença à opposer une résistance intransigeante aux Constitutions de Clarendon. Celles-ci prévoyaient de réduire le pouvoir de l’Église et de la faire dépendre du pouvoir royal. Après un exil en France et une série d’excommunications contre les prêtres qui ne le soutenaient pas, Thomas Becket avait pu revenir en Angleterre.

Cet assassinat provoqua la colère de l’Église et des croyants, forçant Henri II à faire pénitence publiquement. Thomas Becket sera sanctifié trois ans plus tard.

 

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 00:29

Écrasé par le poids des responsabilités et se sentant incapable de résister aux pressions du roi de France Philippe IV le Bel, Célestin V abdique le 13 décembre 1294, soit cinq mois à peine après son élection à Rome.

Cette démission sera longtemps appelée « Le grand refus ».

Élu à l'unanimité mais contre son gré par un conclave réuni à Pérouse le 5 juillet 1294, ce bénédictin et ermite de plus de 80 ans, né Pietro de Morrone, ne se sentait pas capable d'assumer sa charge ni de résister aux pressions des grandes familles et des souverains étrangers, tel le roi de France Philippe Le Bel.

Devant ses cardinaux, qui avaient finalement approuvé sa décision, le pape descend de son trône, pose sa tiare à terre et se défait de ses autres insignes pontificaux.

S'étant retiré dans la solitude, il meurt l'année suivante. Il est plus tard canonisé malgré le scandale que constitue aux yeux du commun des chrétiens sa démission devant Dieu.

Son successeur, Benedetto Caetani, est élu la veille de Noël. Issu d'une grande famille romaine, il prend le nom de Boniface VIII et met toute son énergie... et sa férocité à tenter de restaurer l'autorité du Saint-Siège.

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Par Archimède - dans Religions
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 00:01

En 1850, le toit de l’église de Fourvière est en piteux état, ébranlé par les vibrations des bombardements. L’Église décide de faire reconstruire le clocher, d’en profiter pour l’agrandir et surtout de placer à son sommet une grande statue de la Vierge, qui doit surplomber la ville.

Le 8 décembre 1852, jour de l’Immaculée Conception de la Vierge, fut choisi pour bénir la statue de la Vierge sur le clocher de l'ancienne basilique de Fourvière. Une illumination était prévue en soirée mais elle fut annulée en raison de pluies violentes. À la faveur d'une éclaircie, les Lyonnais prirent d'eux-mêmes l'initiative d'illuminer leurs fenêtres avec des bougies.

Par la suite, les habitants prennent l'habitude de mettre des lumignons à leurs fenêtres chaque année, perpétuant une nouvelle tradition qui reste encore très loin de la fête que l'on connaît aujourd'hui.

Cette tradition s'est perpétuée jusqu'à nos jours en s'accompagnant de joyeuses virées dans les rues du vieux quartier Saint-Jean.

En 1989, le maire Michel Noir décide de faire illuminer certains monuments et ponts de la ville pour célébrer le 8 décembre, mais aussi pour assurer la promotion du plan Lumière, plaçant Lyon comme l’un des spécialistes de l’éclairage urbain. L’événement à l’origine religieux, est ainsi transformé en un festival son et lumière rebaptisé de manière très laïque : « Fête des Lumières ».

 

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 00:03

Le Pape Innocent VIII, élu en 29 août et consacré le 12 septembre,  promulgue une bulle papale « Summis desiderantes affectibus » dans laquelle il organise la lutte contre la sorcellerie.

Le pape « désire, avec l’ardeur suprême, comme la sollicitude pastorale l’exige, que la foi catholique en nos jours partout se développe et s’épanouisse autant que possible, et que toute la dépravation hérétique soit rejetée loin des territoires du fidèle ».

La bulle papale du  5 décembre 1484 condamne les rituels de sorcellerie et l'hérésie dans la vallée du Rhin ; elle organise la lutte contre la sorcellerie et étend les pouvoirs des deux inquisiteurs de Cologne, les dominicains Henri Institoris (Heinrich Kramer de Sélestat) et Jacob Sprenger, officiant dans la Germanie supérieure entre Cologne et Mayence et en butte à la mauvaise volonté des autorités locales ; le pape leur demande de rédiger un manuel destiné aux inquisiteurs.

Les jeteurs de sort et les magiciens sont traqués. Une fois arrêtés sur simple délation, les accusés (souvent des femmes) sont soumis à la torture et à un tribunal ecclésiastique. S'ils survivent aux supplices endurés lors des interrogatoires, ils sont alors brûlés.

La persécution est véritablement lancée à grande échelle après la publication en 1486 du Malleus Maleficarum, par Heinrich Kramer et Jacques Sprenger, deux dominicains. Il s’agit d’une enquête commanditée par l’Inquisition qui décrit les sorcières, leurs pratiques, et les méthodes à suivre pour les reconnaître.

En France « la chasse aux sorcières » prendra fin au XVIIIème siècle.

 

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Par Archimède - dans Religions
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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 00:07

Le frère du roi de France dit « Monsieur » (François de France, duc d'Alençon, d'Anjou, de Touraine, de Brabant et Château-Thierry, est le dernier fils d´Henri II et de Catherine de Médicis) et Henri de Navarre signent le traité mettant fin à la septième guerre de religion. C'est à Fleix (en Dordogne), dans le château de Germain-Gaston de Foix, Marquis de Trans, que se tint la Conférence.

Chronologie de la septième guerre de religion

28 février 1579 : le traité de Nérac confirme l'Édit de Poitiers en accordant 14 places de sureté supplémentaires aux protestants pour six mois. Six mois plus tard, les protestants refusent de rendre les places.

17 août 1579 : Prise de Cambrai par « Monsieur ».

29 novembre : Prise de La Fère par le prince de Condé (Henri Ier de Bourbon).

30 mai 1580 : Prise de Cahors par le roi de Navarre

19 septembre 1580 : Traité de Plessis-lès-Tours entre « Monsieur » et les Pays-Bas

26 novembre 1580 : Paix de Fleix qui confirme les concessions de Nérac. Les places de sûreté devront être rendues dans un délai de six ans.

 

«...Fait à Flex près Sainte-Foy, le 26 jour de Novembre 1580. Ainsi signé de la propre main de Montseigneur le frère du roi, Francois. Et de la propre main du roi de Navarre, Henri. »

 

L'équilibre entre les forces catholiques et protestantes est retrouvé. Cette septième guerre sera aussi appelée « guerre des Amoureux » car elle aurait été déclenchée par les amours de Marguerite de Valois, dite la reine Margot.

 

Voir aussi : Les guerres de religion en France

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 00:01

Le 11 novembre 1215, le pape Innocent III ouvre le quatrième concile du Latran. Il hisse ainsi la papauté à un niveau de prestige qu'elle n'avait encore jamais atteint. Ce quatrième concile œcuménique du Latran (souvent surnommé Latran IV) est le douzième concile œcuménique de l’Église catholique.

 

De nouvelles structures pour l'Église

Le concile Latran IV marque l'apogée de la chrétienté médiévale et de la papauté après l'effort de renouveau inauguré, 150 ans plus tôt, par Grégoire VII.
Environ 800 abbés et 400 évêques se réunissent dans la basilique romaine dont les papes du Moyen Âge ont fait leur principale résidence.

 

Pendant les trois semaines que dure le concile, du 11 au 30 novembre 1215, de nombreuses décisions sont prises qui renforcent l'emprise du Saint-Siège sur la chrétienté occidentale.

Le concile réglemente en premier lieu la confession. Il établit l'obligation de se confesser et de communier au moins une fois l'an, à Pâques. Il instaure la confession auriculaire (à l'oreille du prêtre) en remplacement de la confession publique, rare et réservée aux actes graves et connus de tous. La religion catholique confirme ainsi son emprise sur les populations d'Europe occidentale.

Avec le concile Latran IV apparaît un nouveau personnage, le curé. Celui-ci est un prêtre affecté à un territoire, la paroisse, avec la charge d'en soigner les âmes. D'où son nom, dérivé du latin «cura animarum» (soin des âmes).

 

70 décrets ou canons, préparés par le pape, sont ratifiés, notamment :

- profession de foi qui contient pour la première fois la définition de la transsubstantiation dans l’Eucharistie : « Il n’y a qu’une seule Église universelle des fidèles, hors de laquelle nul n’est absolument sauvé, et dans laquelle Jésus-Christ est le prêtre et la victime, dont le corps et le sang sont véritablement dans le sacrement de l’autel sous les espèces du pain et du vin ; le pain étant transsubstantié au corps de Jésus-Christ, et le vin en son sang, par la puissance divine… » (Canon 1) ;

- anathématisation et condamnation des hérétiques cathares et des vaudois : « Le concile prononce anathème contre toutes les hérésies (...) et ordonne que les hérétiques, après avoir été condamnés, seront livrés aux puissances séculières. Il ajoute que l’on avertira ces puissances, et qu’on les contraindra, même par censures, de prêter serment en public, qu’elles chasseront de leurs terres tous les hérétiques notés par l’Église ; que, si les seigneurs temporels négligent de le faire, ils seront excommuniés par le métropolitain et les évêques de la province » (Canon 3) ;

- exhortation aux Grecs « à se réunir et à se conformer à l’Église romaine, afin qu’il n’y ait qu’un pasteur et qu’un troupeau ; et l’on défend aux Grecs, sous peine d’excommunication et de déposition, de laver les autels où les prêtres latins avaient célébré, et de rebaptiser ceux qu’ils avaient baptisés » (Canon 4) ;

- interdiction de fonder de nouveaux ordres religieux (Canon 13) ;

- mesures contre les clercs incontinents, ivrognes, cupides (Canons 14 à 17) ;

- « Défense aux clercs de dicter ou de prononcer une sentence de mort, ni de rien faire qui ait rapport au dernier supplice ; d’exercer aucune partie de la chirurgie où il faille employer le fer ou le feu ; de donner la bénédiction pour l’épreuve de l’eau chaude ou froide, ou du fer chaud » (Canon 18) ;

- obligation pour tous les fidèles de se confesser et de communier au moins une fois par an (Canon 21 : Omnis utriusque sexus) ;

- obligation du secret de la confession (la coutume du secret est rendue obligatoire, interdiction est faite au prêtre confesseur, mais aussi à l’interprète ou au passant ayant surpris par hasard une confession, d’en divulguer le contenu) : « Le confesseur doit aussi prendre garde de ne pas découvrir, par quelque parole ou par quelque signe, les péchés de ceux qui se confessent ; et celui qui se trouvera coupable en ce point sera déposé et enfermé dans un monastère, pour y faire pénitence le reste de ses jours » (Canon 21) ;

- institution de la charge de "curé" affecté à une paroisse (cura animarum) ;

- interdiction du mariage clandestin, publication des bans dans les églises et présence du prêtre obligatoire, interdiction d’épouser un parent en deçà du 4e degré (Canon 51),

- affirmation "que la dîme est due de droit divin à l’Église ; qu’elle doit se prendre sur toute la récolte, avant qu’on en ait rien levé pour les cens et les tributs ; que les terres acquises aux moines de Cîteaux, ou à d’autres, depuis la tenue de ce concile, doivent payer la dîme, soit qu’ils cultivent ces terres par eux-mêmes ou par des étrangers" (Canons 54 et 55) ;

- défense aux Juifs de pratiquer des "usures excessives envers les chrétiens, et on leur ordonne de payer la dîme et les autres oblations pour les maisons ou les héritages qu’ils ont achetés des chrétiens" (Canon 67) ;

- renonciation aux rites anciens des juifs par les juifs convertis à la foi chrétienne et baptisés volontairement "afin de ne pas faire un mélange du christianisme avec le judaïsme, qui ne serait propre qu’à ternir la beauté de la religion chrétienne" (Canon 70) ;

- affirmation de l’existence des Anges ;

- reconnaissance que le pape a le monopole de la canonisation ;

- prédication dans toute la chrétienté d'une nouvelle croisade vers l’Egypte ; le bénéfice de l'indulgence plénière est étendu à ceux qui contribuent à la construction des navires croisés, dans les mêmes conditions que pour ceux qui vont combattre en Terre Sainte. Le décret conciliaire frappe d'un impôt du vingtième les revenus ecclésiastiques et du dixième les biens du pape et des cardinaux, pendant trois ans. L'excommunication est portée contre tous ceux qui commercent avec les infidèles.

 

Innocent III a cherché à convaincre le sultan d’Égypte de restituer Jérusalem aux chrétiens, mais la construction d’une forteresse musulmane sur le mont Thabor, qui bloque Acre, l'a décidé à prêcher la cinquième croisade (1217-1221). La bulle concernant la croisade est publiée le 14 décembre.

 

Voir :
Histoire d'un lieu : Latran

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 00:01

Le 31 octobre 1512, l'œuvre gigantesque de Michelangelo Buonarroti (Michel Ange) est inaugurée à Rome.

La critique est en admiration devant une telle grandeur. La fresque qui décore la voûte de la chapelle Sixtine mesure 40 mètre de long sur 13 mètres de large.

La chapelle Sixtine doit son nom au pape Sixte IV, né Francesco della Rovere, qui l'a faite ériger au cœur des palais du Vatican en 1481-1483, à la place de l'ancienne Capella Magna du Moyen Âge.

Conçue par l'architecte Baccio Pontelli, la nouvelle chapelle à 40 mètres de long, 13 de large et 21 de haut. Ses murs (2500 m2) sont alors peints à fresque par d'illustres artistes tels Botticelli, Ghirlandaio ou Le Pérugin.

La chapelle Sixtine est inaugurée le 15 août 1483 et consacrée à la Vierge de l'Assomption.

 

En 1508, le pape Jules II commande à son artiste favori, Michel-Ange (33 ans), la décoration de la voûte avec des scènes et des personnages de la Bible, comme la Création de l'Homme.

Le projet initial prévoyait la représentation des 12 apôtres, mais Michel-Ange suggéra au Pape Jules II la réalisation d'une œuvre plus ambitieuse. Il réalise ainsi neuf panneaux au centre de la voûte sur le thème de la création, Adam et Eve et Moïse. Ce travail en hauteur est accompli dans des conditions très éprouvantes.

 

En 1535, le pape Clément VII rappelle Michel-Ange, alors âgé de 60 ans, et lui demande de décorer le mur de l'autel. L'immense fresque, qui représente le Jugement dernier, est achevée six ans plus tard. La chapelle apparaît depuis lors comme le plus remarquable ensemble de fresques qui soit.

La chapelle Sixtine fait partie des incontournables de la visite du Vatican et un lieu de passage obligé pour les visiteurs.

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 23:01

Le 8 octobre 1577 est publié l'édit de Poitiers qui signe la fin de la sixième guerre de Religion en France.

 

Favorable aux catholiques, la sixième guerre se termina par la paix de Bergerac, le 14 septembre 1577. Elle fut entérinée par l'édit de Poitiers du 17 septembre, lequel sera enregistré le 8 octobre.

Les Protestants sont en position de faiblesse, Henri de Bourbon signe la paix de Bergerac, formalisée par l'édit de Poitiers.

L'édit de Poitiers restreint les droits acquis par les protestants suite à l'édit de Beaulieu. La liberté de culte est limitée aux faubourgs d'une ville par bailliage et aux villes où le culte est pratiqué en 1577 (sauf Paris), le nombre de chambres de justice mixtes est réduit à quatre. La Ligue catholique est officiellement dissoute par Henri III, ainsi que l'Union calviniste. 

 

Voir aussi :

Les guerres de religion en France

Bailliage 

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 23:01

Le jeudi 28 septembre 1978, soit 33 jours seulement après son accès sur le trône pontifical Albino Luciani, Jean Paul 1er, meurt soudainement.

Sœur Vincenza Taffarel, chargée de le réveiller à 5h du matin l'a trouvé mort dans son lit.

Pape Jean-Paul

 

Le docteur Renato Buzzonetti, appelé aussitôt, ne put que constater le décès, qu’il attribue à un infarctus aigu du myocarde.

 

Pourtant le doute s’installe.

Des rumeurs commencent à circuler dès l'annonce de sa mort, amplifiées par le fait que le corps du défunt pape ne sera jamais autopsié.

Jean-Paul 1er avait 65 ans et était en parfaite santé, de taille moyenne, sans surpoids.

Dans un essai publié  en 1984 (Au nom de Dieu), le journaliste d’investigation David Yallop prétend que le pape aurait été empoisonné. Ce livre passionnant a été réédité en 2011 dans une version revue et augmentée sous le titre « Le Pape doit mourir ». L’auteur n’identifie ni l’assassin possible, ni l’éventuel commanditaire, mais il dresse la liste des personnes qui avaient le plus grand intérêt à la disparition du nouveau pontife.

 

Réputé pour sa douceur et sa sensibilité à l'égard de la condition ouvrière, « le Pape du sourire » était le fils d'un maçon socialiste et d'une employée d'hospice.

 

Jean-Paul Ier repose dans la crypte de Saint-Pierre de Rome. Le conclave à l'issue duquel sera désigné son successeur s'ouvre le 14 octobre 1978.

Le 22 octobre, c'est le polonais Karol Jozef Wojtyla qui lui succèdera sous le nom de Jean Paul II.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 23:01

Le vendredi 8 juin 632 (le 13 du mois de Rabi' premier, selon le calendrier arabe), Mahomet s'éteint à Médine.

Le Prophète de l'islam décède (à environ 63 ans) suite à une fièvre douloureuse. Sa tombe est creusée à l'endroit même de sa mort. Selon la tradition islamique, il serait né à La Mecque vers 570.

Le père de Mahomet était un marchand du nom d'Abd-Allah. Il meurt en voyage deux mois avant que n'accouche sa femme Amina. Lorsque celle-ci meurt à son tour, Mahomet n'a que six ans. L'orphelin est élevé par son grand-père, le chef des  Banû Hâchim du clan (familial) des Quraychites, il restera avec lui deux ans avant que celui-ci décède à son tour, il sera élevé par la suite par son grand-oncle paternel,  Abu Talib (qui deviendra à son tour le chef des Quraychites).

 

Au moment de mourir, il a achevé par les armes l'unification de la péninsule arabe. Mais bien qu'il ait eu neuf femmes légitimes, il ne laisse aucun fils survivant susceptible de lui succéder à la tête des croyants.

 

 

 

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 23:01

Né à Xanten, petite ville de Rhénanie, entre 1080 et 1085, saint Norbert était issu de nobles familles apparentées aux souverains d'Allemagne et de Lorraine.

Chapelain de son cousin l'empereur d'Allemagne, au XIIe siècle, Norbert mène une vie dissipée avant de soudain se convertir à 35 ans. Il devient prêtre et parcourt les villes en prêchant l'Évangile.

À Prémontré, dans la forêt de Laon, il fonde une communauté religieuse. Son ami le bienheureux Hugues de Fosses en définit l'organisation en s'inspirant de l'exemple de son contemporain, saint Bernard de Cîteaux. Les Prémontrés ont la particularité d'être des chanoines, c'est-à-dire des prêtres vivant ensemble selon une règle (kanon en grec).

 

Norbert meurt à Magdebourg où il a été nommé archevêque et entrepris de réformer le clergé. Sa vie est exemplaire du renouveau religieux de l'époque romane qui voit fleurir églises et abbayes.

 

Dicton du jour :

Les bains que prend Saint-Norbert inondent la terre.

 

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 00:09

L’Empereur Constantin convoque le tout premier concile œcuménique, c'est-à-dire s'étendant à l'Église entière, à Nicée (aujourd'hui, İznik, à 130 kilomètres au sud-est d'Istanbul en Turquie), dans le but d’établir l’unité de l’Église en Orient comme en Occident.

 

Alors que le christianisme étend son emprise sur l'empire romain, un prêtre d'Alexandrie nommé Arius qui se met à prêcher une doctrine hétérodoxe.

Les partisans d'Arius professent que Jésus, fils de Dieu, est subordonné à son créateur, de même que le Saint Esprit. Ils le considèrent comme un relais existant de toute origine entre Dieu et l'humanité.

Les opposants expliquent que le Fils est consubstantiel au Père, c'est-à-dire « ayant la même essence ».

 

L'empereur Constantin 1er, récemment converti,  craint un schisme qui mettrait à mal l'unité de l'empire. Pour l'éviter, il convoque le 20 mai 325 un concile œcuménique (ou universel) à Nicée.

Le concile avait pour objectif de résoudre les problèmes qui divisaient alors les Églises d'Orient, problèmes disciplinaires et surtout problème dogmatique comme la nature du Christ ou la fixation de la date de Pâques.

Il est considéré comme le premier concile œcuménique par les Églises chrétiennes.

 

Selon la tradition, le concile de Nicée aurait réuni trois cent dix-huit évêques, venus des quatre coins de la toute jeune chrétienté. Le pape saint Sylvestre, trop âgé pour faire le voyage, était représenté par son légat Osius de Cordoue, conseiller théologique de l'empereur.

 

 

Les décisions importantes du concile

Au terme de plusieurs mois de discussions, l’arianisme sera condamné. En effet, le Fils de Dieu sera considéré comme « consubstantiel » – autrement dit de nature semblable – au Père.

Ainsi, les évêques adopteront le Symbole de Nicée, profession de foi chrétienne, et définiront la date précise du jour de Pâques (le premier dimanche après la pleine lune de printemps, c’est-à-dire celle qui suit le 21 mars).

 

Une confession de foi est adoptée au concile de Nicée :

« Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c’est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s’est incarné et s’est fait homme ; a souffert et est mort crucifié sur une croix, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Nous croyons aussi au Saint-Esprit. »

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 23:58

19 mai 1296 - Décès du pape Célestin V

Saint Célestin V (Pietro Angeleri, plus connu sous le nom de Pietro de Morrone), né (en 1209 ou au début de 1210) dans le Molise en Italie, était un moine-ermite italien appartenant à l'ordre des bénédictins. Il en fonda une nouvelle branche, qui prit par la suite le nom de célestins. Élu pape le 5 juillet 1294 à l'âge de 85 ans, il devient le 192e pape de l'Église catholique sous le nom de Célestin V.

Le 13 décembre de la même, Célestin V renonce au trône de Pierre devant le collège des cardinaux à Castel Nuovo.

Décédé le 19 mai 1296 à Fumone, il fut canonisé le 5 mai 1313.

19 mai 1342 - Clément VI est élu pape

Pierre Roger était archevêque de Rouen et chancelier de France. En 1338, à la demande du roi de France Philippe VI, il fut nommé cardinal au titre de Santi Nereo e Achilleo. Puis, à la mort du pape Benoît XII, il fut élu pour le remplacer le 19 mai 1342 et prit le nom de Clément VI. Adepte d'un mode de vie fastueux, il fut surnommé Clément VI « Le magnifique ». On lui reprocha son népotisme, en nommant des membres de sa famille à des postes importants.

19 mai 1769 - Début du pontificat de Clément XIV

Le 19 mai 1769, Clément XIV devient pape, succédant à Clément XIII. Né le 31 octobre 1705, le souverain pontife italien connut une élection difficile, car les grandes puissances européennes cherchaient un pape anti-jésuite, contrairement à son prédécesseur. Clément XIV finit par céder aux pressions, et dissout la Compagnie de Jésus le 21 mai 1773. Grand défenseur de la cause juive, il meurt le 22 septembre 1774.

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 19:46

Une fois n’est pas coutume, je souhaite aujourd’hui commenter l’actualité.

L’école de la république subit de nombreuses attaques avec notamment la réforme sur les rythmes scolaires qui a créé des disparités entre les communes riches et les communes pauvres mais aussi entre les communes rurales et les grandes villes.

Le nouveau calendrier scolaire privilégiera l’industrie touristique des sports d’hiver au détriment des enfants car il y aura toujours une des zones qui subira une fin d’année pénible avec une période trop longue.

Une nouvelle attaque récente des programmes fait débat actuellement, et c’est pour cette raison que j’écris cet article sur un blog normalement consacré aux dates et à l’Histoire.

En effet, une fois de plus les programmes d’Histoire vont être revisités pour faire disparaître un peu plus les connaissances fondamentales !

 

 

Le saviez-vous ?

Clovis, Saint Louis ou François I er, Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français depuis quelques années déjà !

Raison invoquée : il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à « l'enseignement des civilisations extra-européennes ».

Le programme de sixième passe sans transition de l'Empire romain au IIIe siècle à l'empire de Charlemagne, soit une impasse de six siècles.

 

Je vous invite à lire ou relire cet article pour voir toutes les incohérences des programmes scolaires : Ce que nos enfants n'apprennent plus au collège

 

L’héritage culturel français en danger

Je vous invite aussi à lire les nouvelles dispositions inquiétantes du gouvernement.
Nouveaux programmes d'histoire : atomisation sociale, culpabilité et haine de soi

On peut notamment y lire :

[…] l'étude de l'Islam sera obligatoire, mais celle du christianisme médiéval facultative - ceux qui choisiront de l'enseigner devront le faire uniquement sous l'angle de l' « emprise de l'Eglise sur les mentalités rurales ». […]

 

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 23:01

Le dimanche 13 avril 1975, au Liban, des militants du parti social nationaliste syrien tentent d'assassiner un dirigeant chrétien lors de la consécration d'une église.

 

Il s'ensuit une guérilla urbaine. Elle dégénère en guerre civile après le massacre des chrétiens de Damou en janvier 1976. Les milices chrétiennes vont dès lors affronter les milices palestiennes établies dans le pays puis les milices chiites.

 

Lors de l'indépendance, en 1943, un Pacte national avait partagé le pouvoir entre les différentes communautés religieuses en fonction de leur importance démographique respective, les plus nombreux étant de loin les chrétiens maronites. Mais, trente ans plus tard, ces derniers, devenus minoritaires, avaient vu leur prééminence contestée par les autres communautés et en particulier les musulmans chiites.

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