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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 23:01

Le dimanche 31 mai 1970, à 15 h 23 min 31 s (heure locale), un séisme d'une intensité de 7,75 sur l'échelle de Richter touche le Nord du Pérou.

 

 

 

Les tremblements de terre sont fréquents et meurtriers dans la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde (7.100 kilomètres). Mais du fait de la secousse et des glissements de terrains induits, le tremblement de terre du 31 mai 1970 est la plus grande catastrophe naturelle jamais enregistrée au Pérou.

 

Le séisme s’est au produit au large de la côte du Pérou dans l'océan Pacifique et a duré 54 secondes. Il a affecté une superficie d'environ 83.000 km², une zone plus grande que la Belgique et les Pays-Bas et provoqué la destruction de nombreuses habitations. Les conséquences humaines sont immenses : 66.800 décès, 25.000 disparus et 200.000 blessés.

Des dommages et scènes de panique ont été signalés dans certaines parties de l'Équateur. Les tremblements se firent sentir aussi dans l'ouest et le centre du Brésil.

À Chimbote, Carhuaz et Recuay, environ 80% à 90% de bâtiments ont été détruits, ce qui a affecté environ 3 millions de personnes.

La muraille nord du mont Huascarán a été déstabilisée, provoquant une avalanche de roche, de glace et de neige. Les villes de Yungay et Ranrahirca ont été totalement enterrées.

 

L’élément médical d’intervention rapide de l'armée française intervient en amenant 500 tonnes de matériel sur place et en évacuant 470 personnes sur un hôpital de campagne installé à Anta à 2 700 m d’altitude et plus de 3 000 autres sur la capitale Lima.

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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 23:01

Le dimanche 13 mai 1888, la princesse Isabel (Isabelle), fille de l'empereur Dom Pedro II, profite d'un déplacement de son père à l'étranger pour promulguer une loi dite Aurea qui met fin à l'esclavage.

 

Sous la pression des Anglais, le Portugal s'engage dès 1810 à mettre un terme à la traite des esclaves mais sa promesse reste sans effet et le trafic clandestin se poursuit entre les colonies portugaises d'Afrique et le Brésil.

En 1822, le Brésil s'émancipe du Portugal, devient un empire et porte à sa tête Dom Pedro 1er, lui-même issu de la famille de Bragance qui règne au Portugal.

En 1830, l'empereur renouvelle la promesse d'abolir la traite en vue de s'attirer les bonnes grâces de l'Angleterre. Le 4 septembre 1850, le Parlement brésilien réitère l'interdiction de la traite.

Dans les années 1860, les idées abolitionnistes se répandent dans la bourgeoisie libérale de Rio avec la création de deux associations militantes : la « Sociedade Brasilera contra a Escradidao » et l'« Associaçao Central Emancipacionista ».

En 1866, l'empereur Dom Pedro II signe plusieurs lettres de libération d'esclaves. A l'ambassadeur français qui lui demande d'en finir avec l'esclavage, il répond que ce n'est plus qu'une question de forme et d'opportunité. Mais les grands propriétaires fonciers, qui vivent grassement en exploitant d'immenses étendues de terres (latifundia), ne sont pas prêts à libérer leurs esclaves.

En 1871 vient la « loi du ventre libre » qui octroie la liberté d'office à tous les enfants à naître. En 1884 enfin, plusieurs provinces du Brésil déclarent leur intention de ne plus importer d'esclaves, autrement dit d'appliquer les engagements internationaux déjà vieux de plus de 70 ans !

La loi du 28 septembre 1885 déclare libres les esclaves de plus de 60 ans. En 1887, l'Église catholique se déclare publiquement désireuse d'en finir avec l'esclavage.

 

Quelques mois plus tard, comme l'empereur a entrepris un long voyage en Europe et confié la régence à sa fille Isabel.

Celle-ci profite de l'ouverture de la session du Parlement pour soumettre au vote la loi Aurea, sans prévoir de compensation financière pour les propriétaires d'esclaves.

En reconnaissance de son action contre l'esclavage, Isabel reçoit du pape Léon XIII une Rose d'Or.

 

Mais, l'année suivante, les grands propriétaires fonciers irrités par l'abolition de l'esclavage se joignent à l'opposition républicaine. L'empire est aboli et Dom Pedro II s'installe à Paris alors que sa fille se retire au château d'Eu, en Normandie, propriété de son mari, Gaston d'Orléans, comte d'Eu et petit-fils du roi Louis-Philipe 1er.

 

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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 00:02

Le jeudi 12 février 1818, Bernardo O'Higgins, fort de ses victoires sur les armées de la métropole, proclame l'indépendance du Chili.

Pour être plus précis, il renouvelle solennellement, la proclamation d'indépendance publiée par une junte insurrectionnelle en septembre 1810.

 

À Santiago, capitale de la colonie espagnole du Chili, le 18 septembre 1810, prenant acte de ce que le roi d'Espagne légitime, Ferdinand VII, a été déposé par Napoléon 1er et remplacé par Joseph Bonaparte, un groupe de créoles ou criollos (Espagnols nés au Chili) prennent le pouvoir et tentent d'instaurer l'indépendance.

Le gouverneur Bernardo O'Higgins, fils naturel d'un Irlandais, est porté à la tête de la colonie. Mais les Espagnols, sitôt débarrassés de Napoléon, reviennent en force en profitant des rivalités au sein de la Junte civile. Ils défont les troupes de la Junte à Rancagua les 1er et 2 octobre 1814.

O'Higgins se réfugie de l'autre côté des Andes, en Argentine, où le général José de San Martín, plus chanceux, a réussi à se débarrasser des Espagnols. Il convainc le héros d'apporter son concours à la libération du Chili et avec lui repasse la cordillère des Andes.

Les Espagnols sont défaits à la bataille de Chacabuco le 12 février 1817 (jour anniversaire de la fondation de Santiago). O'Higgins devient « directeur suprême » du Chili, avec des pouvoirs dictatoriaux. L'année suivante, encore un 12 février, il rétablit solennellement l'indépendance du pays.

 

Il doit cependant encore lutter contre les troupes espagnoles aux ordres du vice-roi du Pérou, qui siège à Lima. Il est grièvement blessé au bras lors d'un affrontement mais finit par écraser l'armée loyaliste le 5 mars 1818 à la bataille de Maipú, avec une fois encore le concours décisif de San Martín et de ses officiers issus de la Grande Armée de Napoléon !

 

Après plusieurs années de troubles, le Chili accède en 1833 à la stabilité avec une Constitution et un gouvernement respectés.

 

 

Voir également : 12 février 1541 - Fondation de Santiago du Chili

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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 00:01

Le Pacte de Zanjón, également connu sous le nom de Paix de Zanjón ou encore de traité de Zanjón, est un document daté du 10 février 1878 qui établit la capitulation de l'armée indépendantiste cubaine (Ejército independentista cubano) devant les troupes espagnoles.

 

Dès la fin du 18e siècle, un important mouvement d’émancipation embrase tout le continent américain, des colonies britanniques au nord aux possessions espagnoles d’Amérique latine. En 1825, seules Puerto Rico et Cuba demeurent sous la férule espagnole.

Au début du 19e siècle, un fort mécontentement règne au sein de l’ensemble de la société cubaine. Quelques révoltes de « cimarrones », réfugiés dans des palenques (camps fortifiés), sont étouffées.

Le 10 octobre 1868, sous l'impulsion de Carlos Manuel de Cespedes, planteur qui décide de libérer et d'armer ses esclaves, 37 autres planteurs entrent en rébellion contre l'administration du colonisateur espagnol, avant de proclamer l'indépendance de l'île. Ce soulèvement nationaliste noir marque les prémices de la première guerre d'indépendance à Cuba, guerre longue de dix ans qui coûta 200.000 victimes.

Le 7 Février 1878, le général Martinez Campos et le général Garcia (nouveau président) ont tenu une réunion secrète menant à la suspension des hostilités.

Le dimanche 10 février 1878, l'Espagne et les rebelles cubains signent la paix de Zanjon. Avec ce traité, les Espagnols offrent une autonomie, limitée, à Cuba, mais refusent l'indépendance de l'île, ainsi que l'abolition de l'esclavage.

Ce pacte sera de nouveau mis en question lors de la Guerre d'indépendance cubaine entre 1895 et 1898, qui entraînera la victoire des Cubains.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 00:01

Alignée à la Grande Colombie après sa séparation de l'Espagne en 1821, le Panama déclare son indépendance de la Colombie le 3 novembre 1903 après une rébellion menée par un groupe d'indépendantistes.

Après 17 tentatives de séparations et 4 séparations déclarées, le 3 novembre 1903 une nouvelle rébellion se forma pour l'indépendance du Panama et des troupes américaines furent envoyées pour soutenir le nouveau gouvernement panaméen. Le lendemain, le 4 novembre 1903, le Conseil Municipal de Panama créa la Junte Provisoire du Gouvernement.

Les États-Unis qui souhaitent y percer un canal pour relier les océans Atlantique et Pacifique, ont soutenu les indépendantistes. Ainsi, ils obtiennent par traité la concession de la zone du canal. Les travaux avaient commencé en 1881 par Ferdinand de Lesseps qui fit faillite. La zone du canal ne reviendra sous souveraineté panaméenne qu'en 1999.

 

Le Jour de l'indépendance est la fête nationale du Panama et un jour férié officiel.

 

Voir aussi : 7 juin 1914 – Le canal de Panama ouvert à la navigation

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 23:01

Día de la Fiesta Nacional de España y Día de la Hispanidad

Tous les ans, le 12 octobre, les habitants de l'Espagne et les communautés de langue espagnole, en Amérique du Nord et du Sud, commémorent cet événement. C'est le jour de l'Hispanidad (ou « Hispanité »), aussi appelé Día de la raza (« Jour de la race »).

En Espagne, un défilé militaire est organisé, en présence du roi et de la famille royale et les représentants les plus importants de toutes les branches du gouvernement, ainsi que les présidents des régions autonomes espagnoles.

Le Jour de l'hispanité a été légalement reconnu en Espagne sous le régime franquiste, par un décret de la présidence du gouvernement du 9 janvier 1958 qui a établi :

 « Vu l'énorme importance historique que signifie pour l'Espagne et pour tous les peuples de l'Amérique hispanique, le 12 octobre sera festivité nationale, sous le nom de Jour de l'hispanité ».

En 1981, après la restauration de la monarchie et l'entrée en vigueur de la Constitution espagnole de 1978, l'arrêté royal 3217/1981, publié dans le premier Bulletin officiel de l'État de l'année 1982, a officialisé la date du 12 octobre comme fête nationale et Jour de l'hispanité.

 

Aux États-Unis, la découverte du Nouveau Monde est commémorée chaque année par un jour chômé, le Columbus Day (« Jour de Colomb »), le deuxième lundi d'octobre.

 

Voir aussi : 12 octobre 1492 : Christophe Colomb découvre l'Amérique

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 23:01

La première capitale du Brésil colonial, Salvador de Bahia, a été fondée en 1549 à la pointe orientale du pays.

Essentiellement pour des raisons logistiques, l'administration coloniale portugaise transfère la capitale du Brésil à Rio de Janeiro le jeudi 31 août 1673. Ce site portuaire est en effet plus propice aux exportations des richesses (or, argent) découvertes dans la région.

Destituant Lisbonne (alors envahie par les troupes napoléoniennes) en tant que capitale de l'empire portugais en 1808, son prestige perdura deux siècles.

La famille royale du Portugal arrive donc à Río. La cour amène avec elle une grande quantité d'argent qui servira à la construction des monuments les plus importants de la ville.

L'essor de la culture du café dans les montagnes de São Paulo et de Río va revitaliser l'économie de la région, et la capitale va récupérer sa place en tant que première ville portuaire et commerciale.

 

Mais l'Empire du Brésil va s'effondrer rapidement quand ses ressources économiques vont diminuer, laissant alors São Paulo devenir la nouvelle capitale économique du pays.

Le 15 novembre 1889, Pedro II est renversé à la suite d'un coup d'État et la République est proclamée. Le pouvoir est alors transféré de Rio à São Paulo.

 

 

Le 21 avril 1960, Brasilia devient officiellement la capitale du Brésil. Le président brésilien Juscelino Kubitschek avait décidé 4 ans plus tôt, de réorienter le développement du Brésil vers l'intérieur.

Le président Juscelino Kubitschek, quelques mois après son élection, en avril 1956, décide de construire une toute nouvelle capitale en plein cœur du pays et de la baptiser Brasilia. Quatre ans plus tard, presque jour pour jour, la ville est inaugurée en grande pompe.

 

Relire aussi : 21 avril 1960 - Brasilia capitale du Brésil

 

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 23:01

Le 9 juillet 1816, la bourgeoisie créole de Buenos Aires proclame officiellement l'indépendance de l'ancienne vice-royauté espagnole du Rio de la Plata sous le nom de « Provinces-Unies de la Plata ».

La vice-royauté du Rio de La Plata est crée en 1776 par la couronne espagnole. La dynastie des Bourbons qui siège alors en Espagne est en déclin. En 1810, dans l’Amérique du Sud espagnole, la Révolution de mai remplace la vice-royauté coloniale par une junte militaire connue sous le nom de « Provincial Unidas en Sudamérica ».

Ces Provinces-Unies regroupent alors l’Argentine, l’Uruguay et une partie de la Bolivie. 

L'acte d'indépendance est lu à San Miguel de Tucuman, où la bourgeoisie créole s'est mise d'accord pour instaurer un état fédéral. Le général José de San Martin, leader du mouvement indépendantiste de la région, poursuivra sa « croisade » dans toute l'Amérique du Sud en libérant par la suite le Pérou et le Chili.

 

Voir aussi : 24 mars 1976 - Coup d'État militaire en Argentine

 

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 23:01

Le 5 juillet 1811, les guerres napoléoniennes et l'occupation de l'Espagne encouragent la bourgeoisie de Caracas, capitale du Venezuela, à revendiquer l'indépendance du pays, sous la conduite de Francisco de Miranda. Le Venezuela est ainsi la première colonie espagnole d'Amérique à devenir indépendante.

Lorsque les troupes de Napoléon occupent l'Espagne, en 1808, la colonie du Venezuela doit apprendre à se gouverner seule. Cela donne à la bourgeoisie blanche de Caracas, l'idée de s'émanciper complètement de la tutelle coloniale.

Le petit peuple se tient en retrait de ce mouvement, par attachement au roi Ferdinand VII et surtout dans la crainte (justifiée) d'être davantage exploité par les futurs dominants qu'ils ne le sont par les fonctionnaires espagnols.

Le Congrès vénézuelien, composé des représentants des sept provinces du pays et réuni à Caracas, se prononce pour l'indépendance. C'est le plaidoyer des deux indépendantistes, Francisco Miranda et Simon Bolivar, qui a emporté la décision du Congrès. L'acte d'indépendance est rédigé dans les heures qui suivent.

Pourtant, la guerre contre les colonisateurs espagnols va continuer jusqu'en juin 1821.

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 23:03

La réussite de sa précédente expédition gonfle l’ambition de Christophe Colomb. En septembre 1493, mandaté une nouvelle fois par la reine d'Espagne Isabelle la Catholique.

Le 3 mai suivant, il découvre l'île de la Jamaïque, à l'époque appelée Xaymaca par les indiens Arawaks, premiers habitants de l'île.

Les Espagnols y fonderont une colonie, massacreront les indiens et importeront des esclaves africains pour travailler le tabac et la canne à sucre. Les Anglais prendront possession de l'île en 1655 et la Jamaïque obtiendra son indépendance dans le cadre du Commonwealth en 1962.

 

Relire aussi : 25 septembre 1493 - 2e expédition de Christophe Colomb

 

 

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 23:01

Le 21 avril 1960, (le jour anniversaire de la fondation de Rome) Brasilia devient officiellement la capitale du Brésil.

Quatre ans plus tôt, le président brésilien Juscelino Kubitschek avait décidé de construire une nouvelle capitale en plein cœur du pays, dans les steppes de l'État de Goiás, afin de réorienter le développement du Brésil vers l'intérieur.

Pourquoi une nouvelle capitale ?

La première capitale du Brésil colonial, Salvador de Bahia, a été fondée en 1549 à la pointe orientale du pays. Elle a conservé son statut durant deux siècles avant d'être remplacée par Rio de Janeiro en 1763.

Il apparaît bientôt aux dirigeants du pays que le sud très développé avec São Paulo, Belo Horizonte et Rio, au cœur des régions minières et caféières, risque de phagocyter le reste du Brésil. Comment unifier la nation et exploiter ses possibilités si la capitale est située en marge de ce territoire ? La constitution républicaine de 1891, inspirée de celle des États-Unis, prévoit donc dans son troisième article la construction d'une nouvelle capitale sur le plateau central.

Mais ce texte reste lettre morte jusqu'à l'entrée en fonction du président Juscelino Kubitschek, en 1956 !

Ce dernier, qui succède à Getúlio Vargas dans des conditions très difficiles, décide de créer une nouvelle capitale conforme à la Constitution afin de consolider sa légitimité.

Ce grand projet doit lui assurer de nouveaux soutiens dans le pays. Il en fait donc un argument de campagne et, dès 1957, fixe par décret la date d'inauguration de la nouvelle capitale, le 21 avril 1960, double anniversaire, de la fondation de Rome d'une part, de l'exécution du premier héros de l'indépendance brésilienne, Tiradentes, en 1792, d'autre part.

 

Lire aussi : 21 avril -753 - Fondation légendaire de Rome

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 23:01

L’archipel des Malouines, également appelé Falklands, est un territoire britannique d'Amérique du Sud depuis 1832. Au début des années 1980, les généraux qui dirigent l'Argentine d'une main de fer décident de restaurer leur popularité flageolante en mettant à exécution la vieille revendication nationale sur l'archipel des Malouines située à 650 km de ses côtes. Ils sont convaincus que les Britanniques, eux-mêmes aux prises avec de graves difficultés économiques, n'oseront pas riposter...

Le vendredi 2 avril 1982 à 4h30 du matin, 150 soldats argentins débarquent à Port Stanley, capitale des Malouines et chassent la petite garnison britannique (70 hommes).

Contre toute attente et malgré les tentatives de solution négociée promues par le Conseil de sécurité de l'O.N.U. (résolution 502) et par les États-Unis, Margaret Thatcher, le Premier ministre britannique, lance une opération de reconquête de grande ampleur : les deux pays entrent en guerre.

 

Les hostilités commencent les 24 et 25 avril par la reprise de la Géorgie du Sud. Le 2 mai, un sous-marin britannique coule le croiseur General-Belgrano, fleuron de la flotte argentine, faisant 350 victimes.

Deux jours plus tard, les Argentins réagissent en coulant le lance-missiles HMS Sheffield avec un missile français Exocet tiré d'un avion Super-Etendard (le second de ces missiles de haute technologie dont disposent les Argentins est tiré en même temps mais se perd dans les flots).

Le Sheffield est le premier navire de guerre que perdent les Britanniques en opération depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Son naufrage se solde par 20 morts et 24 blessés !

 

Les Argentins frappent également les frégates Ardent et Antelope, le lance-missiles HMS Coventry (120 morts !), le porte-conteneurs Atlantic-Conveyor et le navire de débarquement Sir Galahad (53 morts). À leur actif aussi 18 avions. Eux-mêmes perdent en sus de leur croiseur un sous-marin, le Santa-Fé, et une bonne partie de leur aéronavale.

 

La capitulation argentine a lieu le 14 juin, les Britanniques annoncent la fin des hostilités le 20 juin.

Le 14 juillet 1982, Buenos Aires et Londres concluent un accord qui met fin à la guerre.

 

La guerre des Malouines, qui a causé la mort d'environ 250 Britanniques et 750 Argentins, a d'importantes conséquences politiques dans les deux pays belligérants :

Margaret Thatcher assoit davantage encore son pouvoir et sa réputation de « Dame de fer ». Impopulaire avant le conflit, elle est réélue triomphalement en juin 1983 pour avoir montré de la fermeté sur des questions de souveraineté nationale.

En argentine, dès le 17 juin, Galtieri démissionne et est remplacé par Bignone précipitant le pays vers un retour à la démocratie avec l’élection de Raoul Alfonsin en octobre 1983.

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 00:01

Le 24 mars 1976, le gouvernement d'Isabel Perón, au pouvoir en république Argentine depuis la mort de son mari Juan Perón en 1974, est renversé par un coup d'État mené par le général Jorge Rafael Videla (49 ans), commandant en chef de l'armée de terre.

 

La veuve de l'ancien président Juan Perón est arrêtée et retenue prisonnière par l'armée. Sitôt après son coup d'État, Videla est nommé président de la République. Il dissout le Congrès, remplace la Cour suprême, impose la loi martiale et ne gouverne plus que par décrets.

Une violente répression s'engage contre les mouvements et partis d'opposition. Certains sont interdits, comme le Parti communiste révolutionnaire ou le Parti socialiste des travailleurs, leurs membres sont au mieux intimidés, au pire torturés et exécutés. La peine de mort est rétablie et les journaux censurés.

L'enseignement étant considéré comme une source de la subversion, les frais de scolarité sont augmentés afin de minimiser le nombre d'étudiants, les cursus sont revus à la baisse et certaines universités sont tout simplement fermées.

Après les opposants politiques directs, certains syndicats, avocats ou religieux sont eux aussi pourchassés.

Ce Coup d'État va plonger l'Argentine dans un marasme économique et politique sans précédent.

En mars 1981, Videla est remplacé par le maréchal Roberto Eduardo Viola. Lui-même est destitué en décembre de la même année par le général Leopoldo Galtieri, commandant en chef des armées. Pour tenter de restaurer le crédit de l'armée, celui-ci entreprend l'année suivante l'invasion des Malouines. Disqualifié par l'échec de l'opération, il est remplacé par Reynaldo Bignone.

 

Affaiblie par sa défaite militaire, la junte se résigne à organiser des élections et rendre le pouvoir aux civils. Le candidat radical Raul Alfonsín remporte la présidentielle le 10 décembre 1983, mettant un terme à sept années de dictature, permettant au pays de renouer avec la démocratie.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 23:01

Le 25 Septembre 1493, Christophe Colomb quitte le port de Cadix et entreprend son deuxième voyage vers ce qu'il croit toujours être les Indes. Mandaté une nouvelle fois par la reine d'Espagne Isabelle la Catholique, il est à la tête de 17 navires et 1.500 hommes.

C'est le début de la conquête et de la colonisation du Nouveau Monde.

Suivant à peu près la même route que durant son premier voyage, au cours de cette nouvelle expédition, il découvre les petites Antilles (la Guadeloupe et la Dominique) et Puerto Rico. Il explore les côtes de Cuba et de la Jamaïque. Il découvre que les indigènes de ces îles sont anthropophages et les réduit en esclavage sous ce prétexte.

Le 27 novembre, le navigateur arrive à Hispaniola, où il constate que le fort de la Navidad (à Haïti) garnison qu'il avait établie lors de son premier séjour, est détruit et brûlé et que tous les Espagnols sont morts, de syphilis ou tués par les indigènes.

 

Le 2 février 1494, Christophe Colomb renvoya douze de ses navires en Espagne sous le commandement de Antonino de Torres, rapatriant les malades.

Le 10 mars 1496, il prend lui-même le retour vers l'Espagne.

Le 20 avril 1496, Christophe Colomb arrive en Espagne à bord de la Santa-Clara.

Il aura de plus en plus de difficultés à conserver la confiance du roi. Mais celui-ci accepte de financer une troisième expédition qui partira le 30 mai 1498…

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 23:01

En 1821, le roi portugais Jean VI rentre à Lisbonne. Son fils, le futur Pedro Ier, resté à Rio, proclame l'indépendance du Brésil le 7 septembre 1822.

 

Le pays a été abordé par le navigateur portugais Pedro Alvares Cabralen 1500, suite à une erreur de navigation. Il est devenu de ce fait, avec la permission du pape, la principale terre sud-américaine qui échappe à la colonisation espagnole.

Lorsque le royaume du Portugal est occupé par les troupes de Napoléon 1er, en 1807, le prince régent, de la dynastie de Bragance, s'enfuit sur un navire anglais et se réfugie outre-Atlantique. Il s'établit à Rio de Janeiro, alors la capitale du Brésil. Séparée de sa métropole par la guerre, la colonie apprend à se débrouiller seule.

Devenu roi du Portugal en 1816, après la mort de sa mère, la reine Marie la Folle, le prince régent prend le nom de Joao VI (Jean VI). Mais bien que les troupes d'occupation françaises aient depuis longtemps quitté la métropole, le nouveau souverain prolonge son séjour au Brésil dont il apprécie les charmes.

Il octroie à la colonie son autonomie au sein du « Royaume-Uni de Portugal, du Brésil et des Algarves ».

 

En 1820 se produit en Espagne une révolution libérale ; elle fait tache d'huile au Portugal où, le 24 août 1820, à Porto une junte libérale menace de faire sécession. Elle convoque une assemblée constituante, les Cortes, qui se réunit à Lisbonne. Le nouveau gouvernement, poussé par l'armée, rappelle d'urgence le roi Jean VI et réclame qu'il soit mis un terme à l'autonomie du Brésil !

À regret, Jean VI regagne la métropole mais il confie la régence du Brésil à son fils cadet Dom Pedro (Pierre), 24 ans. Tandis que les provinces du nord et du centre se montrent attirées par la révolution libérale de Lisbonne et rechignent à se soumettre à Rio, la capitale supplie le régent de se prononcer pour l'indépendance.

Pour maintenir l'unité de la colonie et éviter les troubles qui endeuillent à la même époque les colonies espagnoles voisines, Dom Pedro choisit donc de rester envers et contre tout et lance ce simple cri, le 9 janvier 1822 : « Fico » (« Je reste »).

Comme les Cortes prétendent envoyer des troupes au Brésil et nommer de nouveaux gouverneurs militaires dans les provinces, le régent prend les devants.

Le 7 septembre 1822, près de São Paulo, au bord de la rivière Ipiranga, il proclame : « Independencia ou muerte » (« L'indépendance ou la mort »).

 

Le 12 octobre, le régent est nommé empereur constitutionnel du pays sous le nom de Pedro 1er et solennellement couronné à Rio de Janeiro le 1er décembre de la même année.

 

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