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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 09:00

La guerre d’Espagne, est un conflit qui opposa le camp des « nationalistes » à celui des « républicains ». Elle se déroula de juillet 1936 à avril 1939 et s’acheva par la défaite des républicains et l’établissement de la dictature de Francisco Franco, qui conserva le pouvoir absolu jusqu’à sa mort en 1975.

À partir de mars 1937, l’armée de Franco, sous le commandement du général Mola, investit le nord de l’Espagne. Après avoir traversé le Pays basque, au cœur duquel eut lieu le terrible bombardement de la ville de Guernica, les nationalistes atteignent la ville de Bilbao.  Bilbao était la capitale de la communauté autonome basque établie par la république depuis le commencement de la guerre. Cette autonomie avait été octroyée en échange de l'appui des nationalistes basques.

 

Ce furent précisément ceux qui avaient été chargés d'organiser les défenses de la ville qui, par leur trahison, rendirent possible sa chute.

Murga et Anglada, après que les républicains eurent découvert leur trahison, les fusillèrent, mais le monarchiste Alejandro Goicoechea réussit à franchir les lignes, emportant avec tous les plans et informations disponibles sur le système de défense. Munis de ces renseignements, les chefs nationalistes découvrirent que le secteur du mont Gaztelumendi était un point faible dans la « Ceinture de Fer », car il n'y avait plus là qu'une seule ligne de défense, après les assauts nationalistes des mois précédents.

Dans la nuit du 13 juin, les défenseurs évacuèrent la majeure partie de la population civile de la ville. Les troupes franquistes lancèrent alors avec l'aide de la légion Condor une attaque de grande envergure qui détruit les défenses de Bilbao. C'est à Artxanda que se livrèrent les derniers combats, où mourut le lieutenant Mardaras.

Le 18 juin, le général républicain Ulibarri fit retraite, laissant tomber la ville aux mains de ses ennemis le 19 juin 1937. Ils détruisirent les ponts avant de se replier, mais la plus grande partie de la ville resta intacte.

 

En août, les combats se portent dans la région de Santander, qui tombe le 26 août. Les Asturies restent alors seules dans le nord de l’Espagne à rester sous contrôle de la République. Cette petite zone résiste longtemps mais doit capituler le 17 octobre, laissant ainsi les forces nationalistes entièrement maîtresses de la côte atlantique.

 

Relire également :

18 juillet 1936 - Début de la guerre civile espagnole

1 avril 1939 - Fin de la guerre civile en Espagne

15 juin 1977 - Élections démocratiques en Espagne

 

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 23:01

Une junte de colonels menée par Geórgios Papadópoulos déclenche un coup d'état le 21 avril 1967.

Stylianos Pattakos, Georgios Papadopoulos et Nikolaos Makarezos,
chefs de la junte militaire

 

Le vendredi 21 avril 1967, à 2 heures du matin, environ cent cinquante blindés, des chars et quelques centaines d’hommes, tous de l’armée de terre, investissent la capitale. Tranquillement, des commandos casqués et armés de fusils mitrailleurs occupent les bâtiments et les positions stratégiques. Les tanks prennent position autour du palais royal et des principaux carrefours. Toutes les communications avec la province et l’étranger sont coupées. A l’aube, les putschistes sont maîtres d’Athènes. En trois heures, ils ont fait arrêter plusieurs milliers de personnes.

L’opération est une remarquable réussite technique. Pourtant, ni l’aviation, ni la marine, ni la police, ni la gendarmerie ne sont dans le coup.

 

Ce coup d'État militaire instaure une dictature pro-américaine, appelée le « régime des colonels », qui bloque l'évolution politique et isole la Grèce de l'Europe. Ce régime autoritaire verrouille le pays et limite les libertés individuelles.

 

La dictature des colonels s'effondre à la suite de la crise chypriote le 15 juillet 1974.

Konstantínos Karamanlís, ancien Premier ministre exilé à Paris, rentre en Grèce. Celui-ci rétablira la démocratie, sera élu président en 1980 et fera entrer son pays dans la Communauté européenne en 1981.

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 23:03

Numéro deux du Troisième Reich, Heinrich Himmler a joué un rôle important dans la mise en place du régime totalitaire nazi. Tête de file des SS, il prend les rênes de la Gestapo le 20 avril 1934. Dès lors, il possède tous les outils de répressions pour imposer l'idéologie nazie aux citoyens.

La Gestapo, acronyme tiré de l'allemand GEheime STAatsPOlizei signifiant « Police secrète d'État », était la police politique du Troisième Reich. Fondée en Prusse par Hermann Göring, son pouvoir s'étendit ensuite, sous l'impulsion d'Heinrich Himmler, à l'ensemble du Reich et des territoires envahis par ce dernier au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Cette police politique chargée des arrestations des adversaires du régime symbolise dans toute son horreur la terreur mise en place par le nazisme.

Active jusqu'aux derniers jours du régime nazi, elle fut condamnée en tant qu'organisation criminelle lors du procès de Nuremberg.

 

Après la capitulation de l'Allemagne, Himmler tente de fuir, est rapidement capturé et se suicide aussitôt pour échapper à tout jugement.

 

Voir aussi : 20 novembre 1945 - Ouverture du procès de Nuremberg

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 00:01

 

La loi allemande sur la jeunesse hitlérienne (Gesetz über die Hitler-Jugend) fait de la Hitlerjugend NSDAP l'unique organisation de jeunesse en Allemagne. Cette loi est décidée par le gouvernement et non par le parlement, sur base de la loi des pleins pouvoirs.

Sa promulgation, le 1er décembre 1936 est signée par le chancelier Adolf Hitler et le Secrétaire d'État et chef de la chancellerie, Hans Lammers.

 

Les Jeunesses hitlériennes deviennent donc obligatoires pour tous les jeunes de 10 à 18 ans, le 1er décembre 1936. Tous les autres groupes de cette tranche d'âge sont automatiquement dissous.

Fondée le 4 juillet 1926, cette organisation paramilitaire du Parti nazi forme les jeunes allemands à devenir de bons soldats, prêts à servir le Troisième Reich.

 

Les Jeunesses hitlériennes disparaîtront à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, après avoir grandement contribué à défendre la ville de Berlin en 1945.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 23:01

Le 28 octobre 1922, des dizaines de milliers de Chemises noires du Partito Nazionale Fascista (PNF) marchent en direction de Rome. La manifestation apparaît avant tout comme un acte symbolique de la montée au pouvoir du fascisme.

À la fin du mois d'août 1922, la décision d'organiser la marche sur Rome est définitivement adoptée : les préparatifs et la mobilisation des troupes sont confiés à quatre lieutenants de Mussolini, les « quadriumvirs » (Michele Bianchi, Italo Balbo, Emilio de Bono, Cesare Maria de Vecchi).

Le 24 octobre le congrès du parti fasciste est réuni à Naples. Il permet à la fois de mettre au point les derniers préparatifs de la marche sur Rome et de procéder à une première démonstration de force : 40.000 miliciens en tenue affluent dans la ville pour accueillir le Duce.

Le 27 octobre 30.000 chemises noires se mettent en marche.

Le 28 octobre, ils atteindront la capitale. Mais le roi Victor-Emmanuel III, au lieu de proclamer l’état de siège, fera parvenir un télégramme à Mussolini pour lui confier la direction du gouvernement. C’est en train que le chef du Parti national fasciste rejoindra la capitale en toute sécurité le 30 octobre.

Dans les jours suivant cette nomination, les partisans de Mussolini se livrent à de nombreuses parades dans la capitale italienne.

 

Relire aussi :

29 octobre 1922 - Mussolini accède au pouvoir

25 novembre 1922 - Mussolini obtient les pleins pouvoirs

 

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 23:01

Le samedi 7 octobre 1950, un an après la proclamation de la République populaire de Chine, Mao Zedong ordonne l'invasion militaire du Tibet, considéré par le nouveau régime comme « une province chinoise dont l'indépendance n'est qu'une fiction créée par les Occidentaux ».

30.000 soldats chinois pénètrent au Tibet. Cet assaut de l'armée populaire de libération (APL)  marque le commencement de la campagne de la République populaire de Chine pour prendre le contrôle du territoire tibétain.

Le chef du bouddhisme tibétain, le quatorzième dalaï-lama, Tenzin Gyatso (16 ans), prend acte de l'état de fait mais, neuf ans plus tard, il devra quitter son palais du Potala, à Lhassa (ou Lhasa) et s'enfuir à Dharamsala, en Inde.

 

Le 23 mai 1951, un traité sino-tibétain intègre officiellement le Tibet à la Chine communiste, mais prévoit le respect de la religion bouddhique et des droits du dalaï-lama. Dans les années 1950 s'opère une profonde transformation du Tibet traditionnel, qui entre dans une phase de modernisation accélérée. Mais, en 1959, le compromis est rompu lorsque la Chine réprime un sursaut de la résistance tibétaine, contraignant le dalaï-lama à fuir le pays pour l'Inde.

 

Le Tibet aujourd’hui

L'actuelle Région autonome du Tibet, partie intégrante de la République populaire de Chine, est vaste de 1,2 million de km2, soit l'équivalent de la France et de la péninsule ibérique. Mais elle n'est peuplée que d'environ 5 millions d'habitants.

La très faible densité du Tibet s'explique par la géographie. Ce plateau, adossé à l'Himalaya, s'étage entre 3000 et plus de 6000 mètres d'altitude, ce qui lui vaut d'être surnommé à juste titre le «Toit du monde». C'est le berceau de grands fleuves (Brahmapoutre et Mékong). Les ressources se limitent à l'élevage et un peu d'agriculture dans les vallées et les dépressions.

L'aire de civilisation tibétaine dépasse très largement les frontières de l'actuelle Région autonome. Elle inclut les petits royaumes himalayens du Bouthan et du Sikkim.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 23:01

L'ancien vice-président du gouvernement de Vichy, Pierre Laval, doit s'expliquer devant la haute cour pour expliquer son rôle pendant la collaboration et son alliance avec le régime nazi.

Le procès se déroule à la hâte et Laval doit souffrir les insultes des jurés. Le principal maître d'œuvre de la politique de collaboration d'État avec l'Allemagne nazie est condamné à mort le 9 octobre et exécuté le 15 à la prison de Fresnes après avoir tenté de se suicider.

 

 

Pierre Laval, commença sa carrière politique comme député socialiste de la SFIO (section française de l'internationale ouvrière) de 1914 à 1919 et la continuera comme maire socialiste d’Aubervilliers et sénateur sous l’étiquette « Socialistes indépendants » jusqu’en 1940 ; Il fut fait ministre par le Cartel des gauches en avril 1925, devint à quatre reprises président du Conseil de la Troisième République à la demande du radical Gaston Doumergue et fut dix fois ministre.

Farouche opposant de la guerre contre l'Allemagne en 1939, Laval revient au gouvernement à la faveur de la défaite de la France en 1940. Il devient vice-président du Conseil dans le gouvernement de Vichy en juillet 1940, et engage une collaboration active avec l'Allemagne.

 

Relire aussi :

2 juillet 1940 - Le gouvernement Pétain s'installe à Vichy

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

23 juillet 1945 - Ouverture du procès Pétain

 

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 23:01

La dictature de Maximilien de Robespierre prend brutalement fin le 9 thermidor An II (27 juillet 1794). Le président du Comité de Salut public et ses proches sont arrêtés après un an de pouvoir sans partage.

A la tribune de la Convention, Maximilien Robespierre se fait huer du haut des gradins aux cris de « A bas le tyran ! ». Ses opposants lui reprochent d'avoir instauré la loi du 22 prairial (10 juin) qui met en place la « Grande Terreur » et d'avoir organisé un système d'espionnage des députés. La grande majorité des conventionnels rejoint le mouvement. Robespierre « l'Incorruptible » et Saint-Just « l'Archange de la Terreur », Couthon, Robespierre jeune, frère de Maximilien, ainsi qu'une vingtaine d'autres jacobins seront exécutés le lendemain. Le jour suivant, quelque 80 autres partisans de Robespierre montent à l'échafaud sans avoir été jugés.

La Convention fait fermer le club des Jacobins et instaure la République thermidorienne.

 

Relire aussi : 10 juin 1794 - La Convention décrète la Terreur

 

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 23:01

Menés par l'ancien chef d'état-major de l'armée, le général Francisco Franco Bahamonde, les militaires de la garnison de Melilla (enclave espagnole en territoire marocain) se soulèvent contre le gouvernement du Front Populaire.

Grâce à l'appui des généraux Mola et Sanjurjo, le mouvement d'insurrection des militaires s'étend bientôt à toute l'Espagne. La guerre civile éclate, et se terminera trente-trois mois plus tard, avec la chute de Madrid.

Intervention internationale

Cette guerre est une « guerre oubliée » ; on ne la considère pas comme faisant partie de la seconde guerre mondiale, mais comme une guerre civile purement espagnole. Pourtant, dès le 30 juillet, Mussolini envoie 30 bombardiers à Franco qui est dans une position difficile. Les Anglais ont des intérêts financiers en Espagne, ils voient d’un mauvais oeil le Front Populaire. Ils demandent à la France de ne pas intervenir en Espagne, mettant en balance leur accord d’aide en cas d’attaque de L’Allemagne. Le 8 août la France propose une convention de non-intervention. Les Russes, favorables aux républicains, la signent tout en déclarant leur scepticisme à son application. Les Allemands ne se gênent pas, pour eux l’Espagne devient un camp d’entraînement dans la perspective de la guerre mondiale. Hitler envoie la légion Condor, escadrille qui expérimentera le bombardement massif sur les villes (Guernica).

 

La dictature franquiste (1939-1975)

Le régime franquiste s’installe dans un pays ruiné et décimé par la guerre. Pendant toute la dictature de Franco, de 1939 à 1975, une idéologie totalitaire, sur le modèle de Mussolini et Hitler, est instaurée. L’Espagne va, dans la première partie du régime fasciste, s’isoler progressivement du reste de l’Europe, n’ayant d’ailleurs aucun rôle dans la Seconde Guerre Mondiale. 

 

Franco avant la guerre civile

Francisco Franco est né en 1892 en Galice. Il est le fils d’un receveur des postes dans la marine. Franco suit des études militaires et reçoit notamment un diplôme de l’académie militaire de Toledo, en 1910. Malgré sa petite taille, Franco est très vite remarqué pour son courage avant de devenir général.

Durant toute la IIe République, il se trouve aux îles Canaries.

Son rôle dans la répression de l’insurrection révolutionnaire des Asturies, en octobre 1934, lui vaut le titre de commandant en chef des forces armées au Maroc, en 1935.

 

Voir également : 1 avril 1939 - Fin de la guerre civile en Espagne

 

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 23:01

L'ancien ministre des Finances portugais, Antonio de Oliveira Salazar, est nommé Premier ministre. Il profite de cet accès au pouvoir pour instaurer un régime dictatorial et fonde l'État nouveau (O estado nôvo), national et chrétien.

Salazar (né le 28 avril 1889 et décédé le 27 juillet 1970) commence sa carrière comme enseignant en économie politique à l'Université de Coimbra.

Ses opinions et liaisons à la Jeunesse Catholique le font élire en 1921 pour un bref mandat de député catholique au Parlement.

En 1926, une dictature militaire met fin à la République. Le Portugal vit alors une crise économique et militaire. En 1928, Salazar est nommé au poste de Ministre des Finances. En un an, il procède à un redressement économique spectaculaire.

En 1932 il est nommé Premier Ministre par le président-général António de Fragoso Carmona.

Il introduit une nouvelle constitution qui lui confère les pleins pouvoirs et le contrôle total de l'État : c'est l'État nouveau (O estado nôvo).

 

Il introduit en 1933 une police politique secrète, la PVDE (Police de Vigilance et de Défense de l'État) plus tard appelée PIDE (Police Internationale de Défense de l'État) qui deviendra DGS (Direction Générale de Sécurité) après sa mort.

Durant la Guerre civile espagnole, il aide Francisco Franco à combattre les Républicains.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il réussit à maintenir une neutralité apparente bien que dans un premier temps ses affinités idéologiques lui fassent préférer une victoire des forces de l'Axe allemand. Il signe avec Franco un pacte de neutralité vis à vis du conflit.

 

Une attaque cérébrale le contraindra à quitter le pouvoir en 1968, pour laisser la place à son dauphin Marcelo Caetano après plus de trente-cinq ans au pouvoir. Le Portugal sortira définitivement de la dictature militaire imposée par Salazar en avril 1974 avec « la révolution des œillets ».

 

Relire également : 28 mai 1926 - Coup d'État à Lisbonne

 

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 23:01

La République, instaurée à Lisbonne par la révolution des 4 et 5 octobre 1910, a fait brutalement sombrer le Portugal dans un régime ultra-laïc et violemment anticlérical, instable et impuissant à moderniser le pays. Après la Première Guerre mondiale, l'instabilité grandit encore. Les gouvernements se succèdent (23 ministères entre 1920 et 1926), les attentats à la bombe et l'activité anarchiste et syndicaliste plongent le pays dans un climat pré-insurrectionnel qui laisse présager la fin prochaine du régime.

 

Le 28 mai 1926, le général Gomes de Costa commet un énième coup d'État, mettant fin au régime parlementaire et instaurant une dictature militaire. Celle-ci se consolide avec l'arrivée en 1928 d'Antonio de Oliveira Salazar, un professeur d'économie politique de 39 ans, au poste de ministre des Finances.

Général Gomes de Costa Antonio de Oliveira Salazar

 

 

L'État Nouveau

Il s’agit là, d’un régime politique proche de l'idéologie fasciste de Benito Mussolini, fondé sur le catholicisme et l'anticommunisme.

Salazar maintient son hégémonie grâce au soutien de riches propriétaires, d'industriels, et de banquiers et en supprimant les syndicats, la presse ainsi que toute opposition politique, dissidence ou institution nuisible à cette hégémonie. Il crée le parti unique: l'Union Nationale.

Il introduit en 1933 une police politique secrète, la PVDE (Police de Vigilance et de Défense de l'État) plus tard appelée PIDE (Police Internationale de Défense de l'État) et encore plus tard après sa mort DGS (Direction Générale de Sécurité)

Il réussit à stabiliser les finances grâce à une politique monétaire restrictive.

Durant la Guerre civile espagnole, il aide Francisco Franco à combattre les Républicains.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il réussit à maintenir une neutralité apparente bien que dans un premier temps ses affinités idéologiques lui fassent préférer une victoire des forces de l'Axe allemand. Il signe avec Franco un pacte de neutralité vis à vis du conflit.

 

Des « élections » très particulières

Les partis d'opposition sont illicites et seuls les candidats officiels bénéficient de facilités pour leur campagne électorale.

Le droit de vote est accessible à tous les hommes de plus de 21 ans sous réserve qu'ils sachent lire et écrire (sauf à payer une taxe de 100 escudos !), et aux seules femmes ayant une licence ou une maîtrise. Les fonctionnaires sont seuls obligés de voter, par devoir civique. Ces conditions excluent des urnes une bonne partie de la population et en particulier la plupart des habitants des colonies ou « provinces d'outre-mer ».

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 23:01

Le mardi 5 mai 1936, les troupes de l'Italie fasciste pénètrent dans la capitale Addis-Abeba et le négus (roi) Haïlé Sélassié se réfugie dans la zone française du golfe d'Aden, à Djibouti.


Mussolini entre dans Addis-abeba 

Rien ne justifie les prétentions de l'Italie fasciste sur l'Ethiopie, un État indépendant reconnu par la communauté internationale. Mais le 3 octobre 1935, pour venger une humiliante défaite des armées italiennes face aux Éthiopiens à Adoua en 1896, et sous prétexte d’incidents frontaliers, le dictateur Benito Mussolini se lance la conquête du pays.

Placées devant le fait accompli, les démocraties occidentales prennent des sanctions. Le seul résultat auquel elles aboutissent est de pousser Mussolini dans les bras d’Hitler.

 

Le 9 mai, le roi Victor-Emmanuel III sera proclamé empereur d'Éthiopie. Haïlé Sélassié reprendra sa place en 1941, puis sera renversé par un coup d'Etat en 1970.

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 23:00

Le jeudi 27 avril 1978, à Kaboul, capitale de l'Afghanistan, un coup d'État met brutalement fin au gouvernement du général Daoud.

Leonid Brejnev et les Soviétiques, qui en sont les instigateurs, ne se doutent pas qu'ils s'engagent dans une aventure qui va les perdre. Les Américains ne se doutent pas davantage que l'un de leurs pions en Afghanistan, le Séoudien Oussama Ben Laden, sera quelques années plus tard leur ennemi n°1.

 

Le 17 juillet 1973, le général Daoud Khan avait renversé son cousin et beau-frère, le roi Mohammed Zaher Khan, et instauré la république. Il avait tenté une politique de non-alignement en se tenant à égale distance des États-Unis et de l'URSS. Mais sa politique déplaît au gouvernement soviétique de Leonid Brejnev. C'est ainsi qu'il est renversé par un groupe d'officiers prosoviétiques.

 

En 1989, les soviétiques quitteront le pays, mais les moudjahidin (guerriers islamiques), politiquement divisés, ne parviendront pas à conquérir les villes. Les talibans, islamistes extrémistes, imposeront leur loi jusqu'à l'intervention militaire des Etats-Unis après le 11 septembre 2001.

 

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Par Archimède - dans Dictature
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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 23:01

Le Vendredi Saint de l'an 1939, faisant fi de la trêve pascale, les troupes italiennes envahissent l'Albanie.

Une semaine leur suffit pour occuper le pays qui était déjà depuis plusieurs années un protectorat virtuel de l'Italie.

Le dictateur italien Benito Mussolini entre dans une surenchère guerrière avec son homologue allemand, Hitler, qui a envahi la Tchécoslovaquie trois semaines avant. Il ne rêve de rien d'autre que de renouer avec la grandeur de la Rome antique, une ambition démesurée au vu de l'état piteux de l'armée et de l'économie italienne.

Quelques mois plus tard, ce sera la Seconde Guerre mondiale !

 

Le roi Zog 1er, de son vrai nom Ahmad Zogou, abdique et s'enfuit en Grèce. Benito Mussolini propose au roi d'Italie, Victor-Emmanuel III, de reprendre le trône d'Albanie.

 


ZOG 1er

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 00:01

Le 24 mars 1976, le gouvernement d'Isabel Perón, au pouvoir en république Argentine depuis la mort de son mari Juan Perón en 1974, est renversé par un coup d'État mené par le général Jorge Rafael Videla (49 ans), commandant en chef de l'armée de terre.

 

La veuve de l'ancien président Juan Perón est arrêtée et retenue prisonnière par l'armée. Sitôt après son coup d'État, Videla est nommé président de la République. Il dissout le Congrès, remplace la Cour suprême, impose la loi martiale et ne gouverne plus que par décrets.

Une violente répression s'engage contre les mouvements et partis d'opposition. Certains sont interdits, comme le Parti communiste révolutionnaire ou le Parti socialiste des travailleurs, leurs membres sont au mieux intimidés, au pire torturés et exécutés. La peine de mort est rétablie et les journaux censurés.

L'enseignement étant considéré comme une source de la subversion, les frais de scolarité sont augmentés afin de minimiser le nombre d'étudiants, les cursus sont revus à la baisse et certaines universités sont tout simplement fermées.

Après les opposants politiques directs, certains syndicats, avocats ou religieux sont eux aussi pourchassés.

Ce Coup d'État va plonger l'Argentine dans un marasme économique et politique sans précédent.

En mars 1981, Videla est remplacé par le maréchal Roberto Eduardo Viola. Lui-même est destitué en décembre de la même année par le général Leopoldo Galtieri, commandant en chef des armées. Pour tenter de restaurer le crédit de l'armée, celui-ci entreprend l'année suivante l'invasion des Malouines. Disqualifié par l'échec de l'opération, il est remplacé par Reynaldo Bignone.

 

Affaiblie par sa défaite militaire, la junte se résigne à organiser des élections et rendre le pouvoir aux civils. Le candidat radical Raul Alfonsín remporte la présidentielle le 10 décembre 1983, mettant un terme à sept années de dictature, permettant au pays de renouer avec la démocratie.

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 09:37

Le chancelier allemand, Adolf Hitler, déclare caduques les dispositions du Traité de Versailles par lesquelles l'Allemagne s'engage à démilitariser la Rhur.

Si les puissances occidentales s'insurgent face à cette violation du droit international, elles ne prennent aucune mesure concrète pour contrer l'Allemagne. Le service militaire obligatoire avait déjà été rétabli illégalement un an auparavant. En 1938, les accords sur les frontières seront à nouveau bafoués quand le Fürher ordonnera l'invasion de l'Autriche.

Hitler fait de la Rhénanie remilitarisée un puissant camp retranché protégé par la ligne Siegfried qui servira de base à l'offensive allemande de mai-juin 1940.

Des civils allemands saluent les forces allemandes traversant le Rhin
Mayence, 7 mars 1936

 

 

Relire aussi :

28 juin 1919 - Le traité de Versailles

16 mars 1935 - Hitler réarme l'Allemagne

 

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 00:01

Le 3 décembre 1952, l'un des plus spectaculaires procès de l'ère stalinienne s'achève à Prague.

 

Les hommes sont accusés d'avoir comploté pour écarter le PC de Tchécoslovaquie. Leur chef de file est Rudolf Slansky, ex-secrétaire général du Parti communiste tchécoslovaque, un communiste qui a eu le tort de déplaire à Staline.

Durant le procès, les accusés sont forcés d'avouer des crimes politiques absurdes. Ainsi, Rudolf Slansky déclarant avoir lui-même organisé l'arrestation de ses collaborateurs.

Les 14 prévenus, essentiellement des juifs, sont inculpés de trahison au profit d'Israël.

Arthur London, survivant du procès, a raconté celui-ci dans L'Aveu. Le roman est devenu un film à succès de Costa Gavras, avec Yves Montand dans le rôle principal.

 

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 00:01

Un vote de la Chambre confère les pleins pouvoirs à Mussolini « pour un an ». L’ancien socialiste et futur « Duce » a obtenu ce vote grâce au discours d'intimidation dit « du bivouac » et quelques violences. Il peut ainsi mettre en place l'Etat fasciste totalitaire. Il interdira définitivement toute opposition quatre ans plus tard.

 

Quelles dates importantes dans la montée du fascisme :

Le 28 Octobre 1922, les chemises noires de Mussolini entament une marche spectaculaire en direction de Rome.

Le lendemain, le roi d'Italie Victor-Emmanuel III demande officiellement au chef du Parti national fasciste d'assurer la nouvelle formation d'un gouvernement.

Le 25 Novembre, Mussolini obtient les pleins pouvoirs.

Le 6 Avril 1924, le Parti fasciste de Benito Mussolini remporte pour la première fois les élections législatives italiennes. Il gagne 372 sièges au Parlement contre 144 dans l'opposition.

Le 3 Janvier 1925, l'Italie entre dans la dictature.

Le 7 Octobre 1926, Mussolini fait interdire tous les partis politiques autres que le sien, les membres de l'opposition sont congédiés et une police sécrète se charge de surveiller les « suspects » tandis qu'un Tribunal spécial est mis en place. Le Duce devient ainsi le maître de l'Italie fasciste et réduit à néant les pouvoirs du Roi Victor-Emmanuel III.

Le 23 Mars 1933, Hitler obtient à son tour les pleins pouvoirs.

Le 1 Novembre 1936, naissance de l'Axe Rome-Berlin.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 12:00

 

Le 30 octobre 1940, conscient du trouble causé par cette fameuse poignée de main, Pétain prononce un discours à la radio qui tente, a posteriori, de justifier l’entrevue avec Hitler. Mais il s’agit surtout d’un aveu supplémentaire : la France s’engage donc bien, aux côtés des nazis.

 

« Français !

 

C’est librement que je me suis rendu à l’invitation du Führer. Je n’ai subi, de sa part, aucun Diktat , aucune pression.

 

Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J’en ai accepté le principe (...)

C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen, que j’entre aujourd’hui dans la voie de la collaboration.

 

Ainsi, dans un proche avenir pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos prisonniers, atténuée la charge des frais d’occupation. Ainsi pourrait être assouplie la ligne de démarcation et facilités l’administration et le ravitaillement du territoire. (...)

 

Je vous ai tenu jusqu’ici le langage d’un père ; je vous tiens aujourd’hui le langage du chef. Suivez-moi. Gardez votre confiance en la France éternelle. »

 

Allocution radiodiffusée de Philippe Pétain, le 30 octobre 1940

 

Voir aussi : 24 octobre 1940 - Poignée de main entre Pétain et Hitler à Montoire

 

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 23:01

Le 24 octobre 1940, le maréchal Philippe Pétain rencontre Adolf Hitler dans son train blindé en gare de Montoire-sur-le-Loir. Pétain accepte de devenir l'allié des forces de l'Axe et s'oppose désormais à l'Angleterre. Leur pacte est scellé devant le monde entier par une lourde poignée de main.

À l'arrière plan, le Dr. Schmidt, interprète de Hitler et sur la droite, von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères.

Le gouvernement de Vichy sera reconnu comme étant le seul gouvernement légal de la France. Cette entrevue a été organisée par Pierre Laval qui avait déjà rencontré le Führer le 22 octobre.

 

Pourquoi Montoire ?

Parce que le ministre allemand circule en train et que cette gare est proche de la ligne de démarcation ; elle est d'autre part à l'écart de toute agglomération, ce qui facilite sa protection ; enfin, la présence à proximité d'un tunnel permet de mettre le train officiel à l'abri d'une éventuelle attaque aérienne.

 

Dans une allocution à la radio le 30 octobre, Pétain appellera tous les Français à la « collaboration ».

Le 30 octobre 1940, conscient du trouble causé par cette fameuse poignée de main, Pétain prononce un discours à la radio qui tente, a posteriori, de justifier l’entrevue avec Hitler. Mais il s’agit surtout d’un aveu supplémentaire : la France s’engage donc bien, aux côtés des nazis.

 

Relire aussi :

10 juillet 1940 - Pétain instaure l'État Français

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 23:01

Sur les ordres du chef de l'Italie fasciste, Benito Mussolini, 400.000 hommes débarquent en Abyssinie et prennent le pays à partir des colonies italiennes de Somalie et d'Érythrée.  Ce pays africain, aussi appelé Abyssinie, est gouverné par un empereur ou négus du nom de Haïlé Sélassié 1er. Chrétien de rite copte comme la majorité de ses sujets, il se flatte de descendre de la reine de Saba et du roi d'Israël Salomon.

L'Éthiopie est le seul pays d'Afrique qui ait jusque-là échappé à toute forme de colonisation européenne.

ethiopie

Mussolini prétexte de l'agression d'inspecteurs italiens, le 23 novembre 1934, aux confins de la colonie italienne de Somalia et de l'Éthiopie.

Haïlé Sélassié 1er riposte en dénonçant une incursion de militaires italiens à Walwal, à une centaine de kilomètres à l'intérieur de ses frontières. Il a saisi la Société des Nations.

La SDN se trouve mise à l'épreuve pour la première fois de son existence ; elle nomme une commission d'arbitrage. Celle-ci renvoie les deux plaignants dos à dos le 3 septembre 1935. Mais le Duce italien ne tient pas compte de son avis ; il est de toute façon décidé à envahir l'Éthiopie.

Il veut offrir à son pays un empire colonial digne de son rang et n'a pas d'autre solution pour cela que d'attaquer le seul État africain qui ait échappé à la colonisation européenne.

 

C'est ainsi que le 2 octobre 1935, le Duce adresse un discours belliqueux aux Italiens et leur annonce sa décision d'envahir l'Éthiopie. Dès le lendemain, dix divisions appuyées par les chars et l'aviation (au total 400.000 hommes) se ruent sur ce pays misérable et le prennent en tenaille à partir des colonies italiennes de Somalia et d'Érythrée.

 

Après plusieurs mois d'affrontements, les troupes éthiopiennes emmenées par le souverain Hailé Sélassié, capitulent. Le 9 mai 1936 le roi d'Italie, Victor-Emanuel III deviendra empereur d'Éthiopie. 

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 23:01

Le samedi 18 juillet 1925, Adolf Hitler publie le premier volume de Mein Kampf (Mon combat). Cet ouvrage, qui mêle des réflexions sur l'idéologie du parti nazi à des références autobiographiques, a été rédigé en 1924, lorsqu’Hitler était incarcéré à la prison de Landsberg pour avoir tenté de prendre le pouvoir en novembre 1923.

Mein Kampf présente de manière assez radicale sa vision de l'idéologie nazie, basée sur la suprématie de la race aryenne. Un deuxième volume de Mein Kampf sortira en décembre 1926.

 

Mein Kampf connaît un succès modeste jusqu'en 1929. Ensuite, son tirage va progresser rapidement et assurer une grande aisance financière à son auteur dès le début des années 1930. Il va atteindre une dizaine de millions d'exemplaires à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 

Une première traduction paraît en français en 1934, avec la couverture barrée d'une citation du maréchal Lyautey : « Tout Français doit lire ce livre ». Il faut comprendre par-là qu’il faut le lire pour s'informer sur les thèses des nazis désormais au pouvoir en Allemagne : racisme, antisémitisme, antichristianisme, espace vital, revanche...

 

  

 

 

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 23:02

Le 14 juillet 1933, à l'initiative du ministre nazi de la propagande Joseph Goebbels, le parti nazi (NSDAP, pour Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei ou Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands) devient seul autorisé en Allemagne.

Il est décrété parti unique et les autres formations politiques sont dissoutes. Les syndicats sont remplacés par un organisme corporatiste : le Deutscher Arbeiter Front (Front du Travail Allemand).

Cette loi est décidée par le gouvernement et non par le parlement, sur base de la loi des pleins pouvoirs. Sa promulgation est signée par le chancelier Adolf Hitler et les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Wilhelm Frick et Franz Gürtner.

 

La loi ne comporte que deux articles.

L'article 1er instaure le parti nazi comme parti unique en Allemagne. L'article 2 prévoit des peines de six mois à trois ans d'emprisonnement pour ceux qui collaborent au maintien des structure de partis interdits ou tentent de créer de nouveaux partis. Sur base de cette loi, de nombreuses personnalités politiques d'autres partis ont été condamnées à l'emprisonnement.

 

En six mois et malgré le soutien d'une minorité des électeurs, le chancelier Hitler aura réussi à renverser la démocratie allemande.

 

La loi sur le parti unique est abrogée via la loi n° 1 du Conseil de contrôle allié du 20 septembre 1945 portant abrogation du droit nazi.

 

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 23:01

A la suite de la signature de l'armistice avec l'Allemagne le 22 juin 1940, le gouvernement français quitte Bordeaux le mardi 2 juillet, pour Vichy en zone libre.

 

Installé à l'hôtel du Parc, il est tout de suite nommé « gouvernement de Vichy ». Le maréchal Pétain impose une modification de la Constitution qui aboutira à la création de « l'Etat français ».  Le 10 juin à 14 heures, le Parlement rassemblé au Grand-Casino de Vichy vote la fin de la IIIe République, par 569 voix contre 80 et 19 abstentions.

Dès le 11 Juillet 1940, par le biais de trois « actes constitutionnels », Pétain se proclame chef de l’Etat français et s’attribue tous les pouvoirs.

Le nouveau régime est désigné sous le nom d’« Etat français ». Mais du fait de son aspect particulier dans l’histoire de France, il est généralement appelé « régime de Vichy », « gouvernement de Vichy », voire tout simplement « Vichy ».

La nouvelle devise de la France sera « Travail, Famille, Patrie ».

 

Les partisans du régime de Vichy seront nommés « vichystes ».

 

Relire aussi :
10 juillet 1940 - Pétain instaure l'État Français

22 juin 1940 - La France signe l'armistice

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy


 

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 23:01

Dans la nuit du 30 juin 1934, Hitler fait éliminer les chefs SA de Ernst Röhm.

La « SA » ou SturmAbteilung (section d'assaut), formation paramilitaire nazie créée en 1921, a été un instrument efficace pour l'accession au pouvoir de Hitler. Pourtant, celui-ci, inquiet de l'importance que prend l'organisation, fait assassiner ses chefs.

Sur de fausses preuves, les SA sont accusés de projeter un coup d'État. Assuré du soutien de la Gestapo, de la Schutzstaffel (SS) et de la police allemande, Hitler se rend à Munich

Vers six heures du matin, le samedi 30 juin 1934, Hitler, revolver au poing, cerne avec un groupe de SS une pension tranquille ou dorment encore ses camarades des premiers jours du nazisme : les chefs des Sections d'Assaut. Hitler arrête donc personnellement Ernst Röhm et d'autres membres de la « SA ». Les prisonniers sont envoyés à Munich, dans la prison de Stadelheim, puis fusillés. Ailleurs en Allemagne, d'autres assassinats sont commis par la SS. Le 2 juillet, Ernst Röhm est abattu dans sa cellule.

 

On évalue à 85 le nombre d'assassinats. Parmi les victimes figurent surtout des nazis de la première heure : Ernst Röhm, chef des « SA », Kurt von Schleicher, Karl Ernst, Gregor Strasser,... mais aussi des opposants catholiques : Erich Klauser, secrétaire général de l'Action catholique, Edgar Jung, autre dirigeant de l'Action catholique, Adalbert Probst, directeur national de l'Association sportive des Jeunesses catholiques, Fritz Gerlic, directeur de l'hebdomadaire catholique Der gerade Weg.

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Par Archimède - dans Dictature
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