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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 13:55

Le vendredi 28 janvier 1910, une crue d'exception recouvre le centre de Paris et les bords de la Seine.

Le débordement atteint un maximum de 8,62 mètres, du jamais vu dans la capitale !

 

La crue de 1910 est une crue « double », c'est à dire générée par deux par deux épisodes de pluie à intervalles rapprochés. Dès la première série de pluie du 18 au 21 janvier, la Seine et ses affluents en amont ont réagi (sols saturés et gelés). Les vallées rapides du Loing et du Grand-Morin font monter en 4 jours la Seine de plus de 3 mètres.

Le 20 janvier, le tirant d'air sous les ponts est jugé trop faible et la navigation sur la Seine est interdite.

Le 22 janvier on enregistre 5,93 m au Pont d'Austerlitz. Pour les bassins de la Petite Seine et de la Marne, la progression des ondes de la crue est moins rapide. Le deuxième épisode pluvieux entraine une notable reprise de la crue de l'Yonne supérieure, le Loing et le Grand-Morin. La décroissance de l'Yonne est instantanément stoppée tandis que le Loing et le Grand-Morin reprennent des niveaux très importants.

Le 26 janvier, le niveau de la Seine est aggravé de la pointe de la Marne avec la deuxième pointe très marquée du Grand-Morin. La concomitance de ces deux nouvelles ondes de crue de la Seine et de la Marne produira le maximum de la crue le 28 janvier 1910 avec 8,62 sur l'échelle du Pont de l'Alma à midi. 

Les dégâts matériels sont très importants.

22.000 caves et des centaines de rues sont envahies par une eau glacée et de plus en plus polluée car les égouts refluent.

L'eau s'infiltre dans les voies ferrées souterraines et dans les tunnels du métro, dans les caves, les canalisations, les égouts et en surface atteint les quais. L'eau fait sauter les pavés et les dalles, des portions de rues ou les trottoirs s'effondrent, certaines voûtes du Métropolitain cèdent.

Des milliers d'immeubles et de maisons sont inondés et 200.000 Parisiens sinistrés, mais l'on ne déplore pas de victimes parmi la population. Mais un sapeur-pompier est emporté avec son embarcation.

La situation sanitaire devient préoccupante, des cas de typhoïde et de scarlatine sont signalés.

 

La décrue

Le 29 janvier 1910 après 12 jours de montée continue des eaux le décrue s'amorce enfin. Il faudra attendre le 16 mars 1910 pour que la Seine retrouve son lit normal  (moins de 2,50 m à l'échelle de Paris-Austerlitz).  Après le commencement de la décrue, l'heure est à la désinfection et à la lutte contre les risques d'épidémie ; à la remise en marche progressive des transports et des différents services, ce qui prendra de nombreux mois .

 

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