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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 00:01

Le mercredi 28 février 2001 à 6 h 14, le train rapide de la ligne Newcastle-Londres et le train de marchandises transportant plus de 1000 tonnes de charbon se trouvent impliqué dans une collision près de Selby (Comté de North Yorkshire, au nord de la Grande-Bretagne).

 

Les pompiers ont recherché, plusieurs heures durant, les survivants dans un incroyable enchevêtrement de tôles et de ferraille. Dans le froid et la neige, plusieurs wagons étaient couchés au milieu des champs, en contrebas des voies ferrées, et des centaines de débris éparpillés tout autour du lieu de l’accident.

Le bilan est terrible : 13 morts et 75 blessés (dont 30 grièvement).

 

Motif de l’accident

Un véhicule tout terrain est tombé d'un pont enjambant la voie ferrée, avec sa remorque chargée d'une autre voiture.

Bien que cette fois ce ne soit pas l'état déplorable du réseau ferroviaire britannique qui soit en cause, le titre de Railtrack, le monopole privé chargé du réseau ferré britannique, a encore reculé à la Bourse de Londres.

 

Dans un premier temps, tout le monde a cru à une Nième catastrophe due à manque d’entretien suite à la privatisation des chemins de fer britanniques.

 

Privatisation de British Rail

La privatisation de British Rail a été mise en œuvre en 1993 par le gouvernement conservateur de John Major. L'ensemble des activités gérées par le British Railways Board (BRB) ont été éclatées et vendues à plusieurs sociétés.

La privatisation des chemins de fer britanniques fut le premier exemple de privatisation d'un service public ferroviaire d'importance nationale en Europe occidentale.

 

Les conséquences de la privatisation

La privatisation de British Rail est devenue le symbole de ce que les privatisations peuvent avoir de désastreux. À l'époque, les financiers prétendaient que le secteur privé fournirait un service plus efficace, de meilleure qualité et moins cher mais aussi les investissements considérables dont les chemins de fer ont besoin.

C’est tout le contraire qui s’est produit !

Pour augmenter les profits et les dividendes exigés par les actionnaires, les dirigeants de ces nouvelles entreprises n'eurent pas le choix : Les tarifs augmentèrent, les investissements chutèrent, deux tiers des emplois furent supprimés et les coûts de maintenance furent réduits bien en dessous du minimum nécessaire à la sécurité des circulations.

Les tarifs ont largement augmenté. Les salariés Britanniques déboursent maintenant six fois plus que les Français pour se rendre sur leur lieu de travail (14% de leur revenu mensuel, très exactement, contre 2% pour les usagers de la SNCF).

En dépit des prix exorbitants, force est de constater que la qualité du service laisse à désirer. Usagers et conducteurs constatent les mêmes dysfonctionnements : retards à répétition, suppressions de trains et réduction des effectifs en gare.

Mais le pire est que les accidents par manque d’entretien du réseau se sont multipliés.

Plusieurs d'entre eux furent spectaculaires et causèrent de nombreuses morts.

 

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