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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 23:02

Le pacte Ribbentrop-Molotov

Le pacte germano-soviétique, connu aussi sous le nom de pacte Ribbentrop-Molotov (les deux ministres des Affaires étrangères qui ont négocié l'accord), était constitué de deux parties : un accord économique, signé le samedi 19 août 1939, qui prévoyait que l'Allemagne échangerait des biens manufacturés contre des matières premières soviétiques, et un pacte de non-agression d'une durée de 10 ans, signé le mercredi 23 août 1939, dans lequel l'Allemagne nazie et l'Union Soviétique se promirent de ne pas s'attaquer mutuellement.

Le pacte qui déclencha la Seconde Guerre mondiale

Tard dans la nuit du 23 août 1939, au Kremlin, le commissaire du peuple aux affaires étrangères, Viatcheslav Molotov, et le ministre allemand des affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, signèrent « un pacte de non-agression » (dont l’URSS niera l’existence jusqu’en 1989).

 

Ce pacte permit à l’Allemagne d’attaquer la Pologne sans crainte d’une intervention soviétique. Le 1er septembre, la Wehrmacht envahit la Pologne, suivie le 17 septembre par l’Armée rouge.

 

Rapprochement des dictatures

Les protocoles secrets adoptés au cours de la seconde visite de Ribbentrop à Moscou, le 28 septembre 1939, divisèrent l’Europe orientale en sphères d’influence.

En signant ce « traité d'amitié », les Russes ont volontairement scellé le destin de la Pologne, de la Bessarabie, de la Finlande et des pays baltes, partageant ainsi la responsabilité du déclenchement de la seconde guerre mondiale.

Les deux dictatures se proposent de régler, par voie de négociation bilatérale germano-soviétique, l'agression de la Pologne, le partage de son territoire et la suppression de l'Etat polonais.

Ces protocoles sont suivis de plusieurs accords organisant la collaboration germano-soviétique. Ils sont beaucoup moins connus mais lourds de sens.

 

Le pacte germano-soviétique laisse à penser que l’Allemagne nazie et l’Union soviétique étaient des régimes de même nature. Les points communs entre les deux systèmes totalitaires n'empêchent pas des différences dans leur massacre des élites polonaises. Les Allemands mettent en avant des critères raciaux et les Soviétiques des critères de classes.

 

Ce pacte prend fin le 22 juin 1941 lors de l'attaque de l'URSS par l'Allemagne hitlérienne au cours de l'Opération Barbarossa, ou « Barberousse ».

 

Le 23 septembre 2008, le Parlement européen qui a proclamé le 23 août, jour anniversaire de la signature du pacte germano-soviétique, « journée européenne de commémoration des victimes des crimes du stalinisme et du nazisme ».

 

Liens du jour :

Génocide - Shoah - Holocauste

Totalitarisme

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 23:01

Dès la conférence de Québec (août 1943), un plan américain de débarquement en Provence, complémentaire de celui de Normandie, a été étudié.

15 août 1944 Débarquement en Provence

À l'origine appelée Anvil (enclume en anglais), le nom a été changé en Dragoon par Winston Churchill car il était contre ce débarquement (il déclara y avoir été contraint = dragooned) préférant une percée des troupes déployées sur le front d'Italie vers les Balkans afin de prendre en tenaille l'armée allemande en Europe centrale et d'arriver à Berlin avant les Soviétiques.

Il s'oppose notamment à Charles De Gaulle, qui menace de retirer les divisions françaises du front italien. Les objectifs étaient de libérer Toulon, Marseille puis de remonter le Rhône jusqu'à effectuer la jonction avec les forces de l'opération Overlord débarquées en Normandie.

La ténacité de De Gaulle dans cette opération comme dans d’autres lors de la seconde guerre mondiale a permis à la France d’être indépendante de la Grande Bretagne et des États-Unis après 1945.

15 août 1944 carte Débarquement en Provence

Le débarquement de Provence débute par un parachutage de troupes suivi d’un débarquement sur la côte. Durant la nuit du 14 au 15 août, les commandos français sont débarqués sur les flancs du futur débarquement.

Au total, plus de 94.000 soldats et 11.000 véhicules ont été débarqués le premier jour.

L’opération, engageant plus de 300.000 hommes, est de moindre envergure qu’en Normandie mais elle obtient une avance plus rapide, les nazis ayant envoyé des renforts vers le nord.

 

Les villes de Marseille, Toulon ou même Grenoble, seront libérées en moins de dix jours.

 

Voir la vidéo


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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:02

3ème guerre de religion

La guerre reprend en septembre 1568 après que la régente Catherine de Médicis ait lancé un ordre d'arrestation contre les chefs protestants Condé et Coligny. La noblesse catholique remporte une première victoire sur les protestants à Jarnac le 13 mars 1569, au cours de laquelle est tué le prince de Condé (après qu'il se soit constitué prisonnier), et une autre victoire à Moncontour le 3 octobre 1569.

 

Le 8 août 1570, un édit royal de Charles IX ramène la paix civile.

roi Charles IX 

Pour mettre un terme aux hostilités entre protestants et catholiques, l’édit octroie à nouveau la liberté de culte aux protestants, dans une limite territoriale.

C’est « la paix de Saint-Germain ».

 

Après une troisième guerre entre catholiques et protestants, qui voit la nomination d’Henri de Bourbon (futur Henri IV) comme chef des protestants, la paix de Saint-Germain, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard de Coligny accorde aux protestants une liberté limitée de pratiquer leur culte dans les lieux où ils le pratiquaient auparavant ainsi que dans les faubourgs de 24 villes.

 

Cognac, La Rochelle, Montauban, et La Charité-sur-Loire sont consenties comme places de sûreté aux huguenots.

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:01

De 1561 à 1598, la France souffre des guerres entre la majorité catholique, fidèle au pape et à la dynastie, et la minorité protestante (on dit aussi « réformée »), disciple de Calvin.

1ère guerre de religion (1561-1563)

2ème guerre de religion (1567-1568)

3ème guerre de religion (1568-1570)

4ème guerre de religion (1572-1573)

5ème guerre de religion (1574-1576)

6ème guerre de religion (1576-1577)

7ème guerre de religion (1579-1580)

8ème guerre de religion (1585-1598)

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 23:01

A 8h15, l'avion américain « Enola Gay » piloté par Paul Tibbets lâche la première bombe atomique, « Little Boy », sur la ville Hiroshima, siège du commandement du Japon impérial.

http://www.temoignages.re/IMG/jpg/8-9a-.jpg

L’équipage d’Enola Gay avec Paul Tibbets au centre.

 

Activée par les capteurs d’altitude et ses radars, la bombe explosa à 580 mètres à la verticale de l’hôpital Shima, en plein cœur de l’agglomération, à 170 m au Sud-Est du pont visé, libérant une énergie équivalente à environ 15.000 tonnes de TNT.

Une énorme bulle de gaz incandescent de plus de 400 mètres de diamètre se forma en quelques fractions de secondes, émettant un puissant rayonnement thermique. En dessous, près de l’hypocentre, la température des surfaces exposées à ce rayonnement s’est élevée un bref instant, très superficiellement, à peut-être 4000°C.

Des incendies se déclenchèrent, même à plusieurs kilomètres. Les personnes exposées à ce flash furent brûlées. Celles protégées à l’intérieur ou par l’ombre des bâtiments furent ensevelies ou blessées par les projections de débris quand, quelques secondes plus tard, l’onde de choc arriva sur elles.

Des vents de 300 à 800 km/h dévastèrent les rues et les habitations. Le champignon atomique, aspirant la poussière et les débris, débutait son ascension de plusieurs kilomètres.

Bombe atomique sur Hiroshima

L'explosion provoquera la mort d'environ 100.000 personnes et anéantira complètement la ville dans un rayon de 2 kilomètres. Les radiations continueront à faire de nombreuses autres victimes pendant des années.

 

Cette explosion a été décidée par le président américain Harry Truman pour mettre fin à la Seconde Guerre mondiale.

La cité de Hiroshima fut choisie comme cible, car elle n’avait pas encore subi de raids aériens : elle constituait une zone idéale pour évaluer l’impact de la bombe atomique. Le centre de la ville possédait plusieurs bâtiments en béton armé, de même que des constructions moins solides. En périphérie, les habitations en bois côtoyaient les petits commerces, formant une dense collection de structures légères. Quelques usines s’étaient implantées dans la banlieue. Le risque d’incendie était élevé à Hiroshima : la concentration des bâtiments et les matériaux utilisés étaient propices à une destruction maximale grâce aux effets thermiques de la bombe.

Bombe atomique sur Hiroshima 

 

Le 9 août : Bockscar largue Fat Man sur Nagasaki.

Le 14 août : le conseil impérial accepte la capitulation sans conditions.

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 23:01

Le samedi 1er août 1914, à 4 heures de l'après-midi, tous les clochers de France font entendre un sinistre tocsin.

C'est la mobilisation générale !

Le président Raymond Poincaré a beau préciser que « la mobilisation n'est pas la guerre ! », la plupart des Français se résignent à l'inéluctable. Certains responsables, ultra-minoritaires, espèrent encore y échapper par quelques concessions à l'Autriche-Hongrie.

affiche mobilisation générale

Le même jour, l'Allemagne, déclare la guerre à la Russie.

Ces événements font suite à l'assassinat d'un archiduc autrichien à Sarajevo, le 28 juin 1914.

Le 3 août l'Allemagne déclarera la guerre à la France et le 4 août ses troupes violeront la neutralité de la Belgique. Dans cette cascade désastreuse, l'Angleterre déclare la guerre à l'Allemagne, le 5 août.

Toutes les grandes nations européennes entrent dans le conflit avec l'idée qu'il sera court.

La guerre durera 4 ans et fera 8 millions de morts.

Europe alliances 1914

Voir aussi : 28 juin 1914 - Assassinat d'un archiduc à Sarajevo


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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 23:01

Le dimanche 27 juillet 1214, le roi Philippe Auguste remporte à Bouvines, près de Lille, une victoire écrasante sur les armées de l'empereur allemand Otton IV de Brunswick, (allié du roi d'Angleterre Jean sans Terre) et ses alliés « les coalisés flamands », (le comte Ferrand de Flandre, le duc Henri de Brabant et le comte Renaud de Boulogne).

27 juillet 1214 : Victoire française à Bouvines

Contre toute attente, la bataille se déroule un dimanche, jour du Seigneur

En effet, Otton est l'ennemi du pape. Il a été excommunié et déposé par le souverain pontife au profit de son rival, Frédéric II.

 

Le 27 juillet à midi, Philippe Auguste et ses hommes sont en train de traverser le pont de la petite ville de Bouvines, située entre Tournai et Lille. Quand il apprend, contre toute attente (nous sommes un dimanche, et l'on n'enfreint pas la Loi de Dieu) que son arrière-garde est attaquée par les troupes d'Otton IV.

Le roi de France décide alors de repasser le pont et de riposter.

Le roi de France veut une victoire absolue s'engage lui-même dans la mêlée au risque d'être pris, blessé, tué peut-être. Sa fougue redouble l'ardeur de ses hommes.

Les deux camps s'affrontent donc de midi jusqu'au coucher du soleil et face à la débâcle des ses troupes, Otton préfère fuir plutôt que d'être capturé. Ses alliés, les comtes de Flandres, de Boulogne et de Salisbury sont faits prisonniers.

Pour la France la victoire est totale : elle écarte définitivement la coalition et confère au règne de Philippe Auguste une justification divine.

http://www.earlyblazon.com/earlyblazon/images/carte/events/bouvines.gif

 

Le dimanche 27 juillet est une grande date de l'histoire de la France

Certains historiens considèrent qu’il s’agit d’un fait marquant l'émergence de la Nation française. Cette victoire hisse en effet la monarchie capétienne au premier plan de la scène européenne. Elle est d’ailleurs accueillie par le peuple de France avec fierté et donne lieu aux premières manifestations d'orgueil national.

 

Lien du jour : Anniversaire de la bataille de Bouvines

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 23:01

 

Ce lundi 23 juillet 1945, une chaleur accablante s'est abattue sur Paris.

Inculpé de crime de haute trahison pour avoir collaboré avec l'Allemagne de 1940 à 1945, le maréchal Philippe Pétain comparaît devant la Haute Cour de justice créée le 18 novembre 1944.

ouverture du procès Pétain

Le procès se déroula dans la première Chambre de la Cour d'Appel de Paris. La salle est certes trop exiguë pour contenir l'assistance prévue (en particulier la presse), mais choisie après de longues hésitations pour des raisons de sécurité.

Un appartement avait été aménagé pour le Maréchal dans le cabinet du greffier et le vestiaire des magistrats. Quelques pas seulement séparaient ainsi l'accusé de la salle d'audience.

 

Il est 13h00 quand le procès de Pétain s’ouvre.

Après la lecture par le greffier de l'acte d'accusation, qui retient les griefs d'attentat contre la sûreté intérieure de l'Etat et d'intelligence avec l'ennemi, après lecture d'un complément par Mornet, après l'appel des témoins et au moment où l'interrogatoire va commencer, Pétain demande la parole pour lire une déclaration :

 

« C'est le peuple français qui, par ses représentants, réunis en Assemblée Nationale, le 10 juillet 1940, m'a confié le pouvoir. C'est à lui seul que je suis venu rendre des comptes. La Haute-Cour, telle qu'elle est constituée, ne représente pas le peuple français, et c'est à lui seul que s'adresse le Maréchal de France, chef de l'Etat.

Je ne ferai pas d'autre déclaration

Je ne répondrai à aucune question. Mes défenseurs ont reçu de moi la mission de répondre à des accusations qui veulent me salir et qui n'attaquent que ceux qui les profèrent... »

 

Pétain sera condamné à mort le 15 août et démuni de tous ses biens.

Le jugement de la haute Cour de Justice est rendu le 15 août 1945 : frappé d'indignité nationale, Pétain est déchu de son titre de maréchal de France, il est dépouillé de son uniforme à la fin de son procès, radié de l'Académie française, condamné à la confiscation de ses biens et surtout à la peine de mort.

 

Usant de la grâce présidentielle, le général de Gaulle commue la peine de ce vieil homme de 89 ans en détention à perpétuité (Vainqueur de Verdun).

Emprisonné dans un premier temps dans les Pyrénées, Pétain est transféré en novembre 1945 sur l'Île-d'Yeu, il y mourra le 23 juillet 1951 (à 95 ans).

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 23:01

La guerre franco-prussienne de 1870-1871 est une guerre dont on parle peu.

Elle a été supplantée par les deux guerres mondiales plus récentes et beaucoup plus meurtrières.

 

Contexte de la guerre franco-prussienne

En 1870, Bismarck ministre de son roi Guillaume 1er a pour objectif de soumettre tous les états allemands à la Prusse. Pour réaliser cette unification il cherche à éveiller le patriotisme des allemands du sud et à les pousser à s'unir avec ceux du nord dans une grande cause commune.

Le trône d'Espagne laissé vacant par la reine Isabelle II, exilée en France après une révolution, est proposé par le gouvernement provisoire espagnol du général Prim à Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, petit-cousin du roi de Prusse.

Une même famille aurait alors régné sur l'Espagne et sur la Prusse, la France se sentant bientôt menacée d'une sorte de reconstitution de l'empire de Charles-Quint.

Otto Eduard Leopold von Bismarck - Schönhausen

Otto Eduard Leopold von Bismarck-Schönhausen

 

Bismarck provoque la guerre

Tout d’abord, les démarches de plusieurs pays amènent Léopold de Hohenzollern à renoncer au trône d'Espagne.

Mais Napoléon III poussé par des extrémistes et pensant qu'un succès fortifierait l'empire français, se laisse entraîner à demander au roi de Prusse de promettre qu'une nouvelle candidature au trône d'Espagne par un de ses parents soit désormais interdite.

Guillaume premier qui est "aux bains" à Ems refuse d'accéder à cette demande et annonce par dépêche son refus à Bismarck.

Celui-ci, qui a besoin d’une guerre pour renforcer l’unité Prussienne et aboutir au IIème Reich, falsifie la dépêche d'Ems qu'il vient de recevoir de son souverain, en lui donnant un sens outrageant pour la France, pour provoquer Napoléon III.

 

La France se sentant humiliée à la suite à la dépêche d'Ems déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870. Toute l'Allemagne s'unit alors pour défendre la Prusse attaquée, le plan de Bismarck est une totale réussite.

Napoléon III, loin d’avoir la clairvoyance de son oncle, réagit donc vivement alors que son armée n’est pas prête. L'alliance germano-prussienne mobilise 800.000 hommes contre seulement 250.000 pour la France.

guerre de 1870

 

La guerre de 1870 sera expéditive

Le 2 septembre, l’armée des princes de Prusse et de Saxe encercle Sedan où une partie de l’armée française s’était repliée. Coupée en 2 et inférieure en nombre, l’armée française ne peut rien contre les Prussiens : Napoléon III capitule et est fait prisonnier.

A Paris, l’Assemblée législative proclamera alors la fin de l’Empire et le début de la IIIième République. Les armées prussiennes marcheront ensuite sur Paris.

Le 28 janvier 1871, Paris capitule.

Le traité de paix est signé à Francfort le 10 mai 1871. La France abandonne l'Alsace, la partie nord-est de la Lorraine et est condamnée à verser une contribution de guerre de 5 milliards de francs or.

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 23:01

Le 17 juillet 1453, l'armée de Charles VII se heurte à un corps expéditionnaire anglais sur les bords de la Dordogne, près du village de Castillon.

http://medieval.mrugala.net/Guerre/Guerre%20de%20100%20ans/Bordelais%20-%20carte.gif

La Bataille de Castillon aura une importance considérable au Moyen-âge. Pourtant les Français connaissent souvent moins cette victoire décisive que les défaites éclatantes de la Guerre de Cent Ans.
La date du 17 juillet 1453 doit pourtant rester gravée dans l'Histoire du Moyen-âge.

 

L'armée française remporte une victoire capitale sur les Anglais qui marque la fin de la Guerre de Cent Ans.

En effet, à l'issue des combats les Anglais renoncent à s'emparer du trône de France.

Elle met aussi un terme définitif à la présence anglaise en Guyenne. La reconquête de la région aquitaine sera complète quand le roi de France s'emparera de Bordeaux le 19 octobre.

Les Anglais seront alors définitivement boutés hors du royaume.

 

Liens du jour :

La Bataille de Castillon détaillée

7 octobre 1337 - Début de la guerre de Cent Ans

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 23:01

POM-POM-POM-POM.

Cet indicatif radiophonique est sans doute le plus célèbre du monde et même pour ceux qui n'étaient pas d'âge à l'écouter entre 1940-1944.

http://doctsf.com/bbc/speakers.jpg

 

Moins d’un mois après célèbre Appel du Général De Gaulle, une émission quotidienne, indépendante de la France libre est diffusée à partir du 14 juillet, date de la fête nationale française.

Appelée « Ici la France » puis à partir du 6 septembre 1940 « Les Français parlent aux Français », l’émission est diffusée depuis la BBC à Londres.

Elle propose de nombreux reportages et commentaires sur l’actualité, tous destinés à servir la cause alliée, et sera diffusée jusqu’en août 1944.

Cette émission a joué un très grand rôle pour faire connaître les nouvelles du front expurgées de la propagande nazie, transmettre des messages codés à la résistance intérieure française mais aussi soutenir le moral des Français.

 

Des voix dans la nuit…

Certains seront des stars, mais durant quatre ans, ils ne sont que des voix dans la nuit de l'Occupation :

les journalistes Jean Marin et Pierre Bourdan ;

le dessinateur Jean Oberlé créateur du fameux slogan « Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand » ;

Paul Gordeaux qui traduisait les journaux étrangers ;

Pierre Lazareff qui préparait le débarquement allié ;

Pierre Lefèvre ;

le réalisateur et acteur Jacques Brunius ;

e poète et homme de théâtre Jacques Duchesne.

Ils seront rejoints par : Franck Bauer, Pierre Dac, Maurice Diamant-Berger et Maurice Schumann qui sera le porte-parole officiel de la France Libre.

Le Général de Gaulle s'exprimait aussi dans l'émission en moyenne une fois par semaine.


J. Duchesne, pilier de l'émission « Les Français parlent aux Français »

J. Duchesne, pilier de l'émission « Les Français parlent aux Français »

 

Messages codés

Andromaque se parfume à la lavande

Grand-Mère mange nos bonbons

Il faut avoir des pipes pour trier les lentilles

La vache saute par dessus la lune

Tante Amélie fait du vélo en short

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 23:01

« Je m'adresse aujourd'hui à vous, Français de la Métropole et Français d'outre-mer, pour vous expliquer les motifs des deux armistices conclus, le premier avec l'Allemagne il trois jours, le second avec l'Italie.

 

Ce qu'il faut d'abord souligner, c'est l'illusion profonde que la France et ses alliés se sont faite sur la véritable force militaire et sur l'efficacité de l'arme économique : liberté des mers, blocus, ressources dont ils pouvaient disposer. Pas plus aujourd'hui qu'hier on ne gagne une guerre uniquement avec de l'or et des matières premières. La victoire dépend des effectifs, du matériel et des conditions de leur emploi. Les événements ont prouvé que l'Allemagne possédait, en mai 1940, dans ce, domaine, une écrasante supériorité à laquelle nous ne pouvions plus opposer, quand la bataille s'est engagée, que des mots d'encouragement et d'espoir.

 

La bataille des Flandres s'est terminée par la capitulation de l'armée belge en, rase campagne et l'encerclement des divisions 'anglaises et françaises. .'Ces dernières se sont battues bravement. Elles formaient l'élite de notre armée ; malgré leur valeur, elles n'ont pu sauver une partie de leurs effectifs qu'en abandonnant leur matériel.

 

Une deuxième bataille s'est livrée sur l'Aisne et sur la Somme Pour tenir cette lignée soixante divisions françaises, sans fortifications, presque sans chars, ont lutté contre 150 divisions d'infanterie et 2 divisions cuirassées allemandes. L'ennemi, en quelques jours, a rompu notre dispositif, divisé nos troupes en quatre tronçons et envahi la majeure partie du sol français.

 

La guerre était déjà gagnée virtuellement par l'Allemagne lorsque l'Italie est entrée en campagne, créant contre la France un nouveau front en face duquel notre armée des Alpes a résisté.

 

L'exode des réfugiés a pris, dès lors, des proportions inouïes. Dix millions de Français, rejoignant un million et demi de Belges, se sont précipités vers l'arrière de notre front, dans des conditions de désordre et de misères indescriptibles.

 

A partir du 15 juin, l'ennemi, franchissant la Loire, se répandait a son tour sur le reste de la France.

 

Devant une telle épreuve, la résistance armée devait cesser. Le Gouvernement était acculé à l'une de ces deux décisions : soit demeurer sur place, soit prendre la mer. Il en a délibéré et s'est résolu à rester en France, pour maintenir l'unité de notre peuple et le représenter en face de l'adversaire. Il a estimé qu'en de telles circonstances, soit devoir était d'obtenir un armistice acceptable, en faisant appel chez l'adversaire au sens de l'honneur et de la raison.

 

L'armistice est conclu, le combat a pris fin. En ce jour de deuil national, ma pensée va à tous les morts, à tous ceux que la guerre a meurtris dans leurs chairs et dans leurs affections. Leur sacrifice a maintenu haut et pur le drapeau de la France. Qu'ils demeurent dans nos mémoires et dans nos coeurs 1

 

Les conditions auxquelles nous avons dû souscrire sont sévères.

 

Une grande partie de notre territoire va être temporairement occupée. Dans tout le nord et dans l'ouest de notre pays, depuis le lac de Genève jusqu'à Tours, puis le long de la côte, de Tours -aux Pyrénées, l'Allemagne tiendra garnison. Nos armées devront être démobilisées. Notre, matériel remis à l'adversaire, nos fortifications rasées, notre flotte désarmée dans nos ports. En Méditerranée, des bases navales seront démilitarisées. Du moins l'honneur est-il sauf. Nul ne fera usage de nos avions et de notre flotte. Nous gardons les unités terrestres et navales nécessaires au maintien de l'ordre dans la métropole et dans nos colonies. Le gouvernement reste libre,' la. France ne sera administrée que par des Français.,

 

Vous étiez prêts à continuer la lutte, je le savais. La guerre était perdue dans la métropole ; fallait-il la prolonger dans nos colonies ?

 

Je ne serais pas digne de rester à votre tête si j'avais accepté de répandre le sang français pour prolonger le rêve de quelques Français mal instruits des conditions de la lutte. Je n'ai pas voulu placer hors du sol de France ni ma Personne, ni mon espoir.

Je n'ai pas été moins soucieux de nos colonies que de la métropole. L'armistice sauvegarde les liens qui l'unissent à elle. La Franc a le droit de compter sur leur loyauté.

 

C'est vers l'avenir que, désormais, nous devons tourner nos efforts. Un ordre nouveau commence. Vous serez bientôt rendus à vos foyers. Certains auront à le reconstruire.

 

Vous avez souffert.

 

Vous souffrirez encore. Beaucoup d'entre vous ne retrouveront pas leur métier ou leur maison. Votre vie sera dure. Ce n'est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. La terre, elle, ne ment pas. Elle demeure votre recours. Elle est la patrie elle-même. Un champ qui tombe en friche, c'est Une portion de France qui meurt. Une jachère de nouveau emblavée, c'est une portion de France qui renaît. N'espérez pas trop de l'Etat qui ne peut donner que ce qu'il reçoit. Comptez pour le présent sur vous-mêmes et, pour l'avenir, -sur les enfants que vous aurez élevés dans le sentiment du devoir.

 

Nous avons à restaurer la France. Montrez-la au monde qui l'observe, à l'adversaire qui l'occupe, dans tout son calme, tout son labeur et toute sa dignité. Notre défaite est venue de nos relâchements. L'esprit de jouissance détruit ce que l'esprit de sacrifice a édifié. C'est à un redressement intellectuel et moral que, d'abord, je vous convie. Français, vous l'accomplirez et vous verrez, je le jure, une France neuve surgir de votre ferveur. »

hitler pétain

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 23:01

 

Napoléon 1er envahit la Russie sans déclaration de guerre préalable. Il franchit le Niemen (fleuve coulant sur les territoires actuels de la Biélorussie, de la Lituanie et de la Russie) avec ses troupes.

http://anapophil.free.fr/DECLIN/niemen1812.jpg 

L'Europe avant la campagne de Russie

En 1812, Napoléon était l’homme le plus puissant du continent Européen, maitre d’un empire s’étendant de la péninsule ibérique à la Pologne et de la baltique à l’Italie.

En avril, le Tsar Alexandre, qui avait concentré des troupes à la frontières avec le Grand Duché de Varsovie depuis 1811, adressa un ultimatum à Napoléon : les Français devaient évacuer séance tenante l'ensemble de la Pologne et se retirer derrière l'Elbe. En réponse, Napoléon et son immense armée passèrent à l’attaque.

états alliés de la france empire 1812

Le jeudi 24 juin 1812, la « Grande Armée », forte de 600.000 hommes, en grande partie fournis par les états annexés à la France, traverse le Niémen et force les frontières de l'empire du tsar Nicolas 1er.

Les troupes napoléoniennes pénètreront sans difficulté à l'intérieur de la Russie jusqu'à Moscou.

 

Le 18 Août : Entrée dans Smolensk ; les russes font sauter la ville et les combats sont rares.

7 Septembre : Bataille de la Moskova, les effectifs de la Grande Armée ne s’élèvent plus qu’à 130.000 car usés par 3 mois de marche ! ! Les russes se replient en bon ordre…

Bien que l’issue de la bataille ait tourné en faveur des français ; on déplore des dizaines de milliers de morts et blessés de part et d’autre.

14 Septembre : Entrée dans Moscou presque déserte ; la résistance est très faible.

16 Septembre : Durant la nuit des policiers russes incendient la ville sur ordre du gouverneur Rostopchine.

19 octobre : Face à la résistance moscovite et au refus des Russes de négocier, Napoléon fut contraint d'ordonner la retraite. Cette opération tournera au désastre en raison de la rigueur de l'hiver et du manque de ravitaillement.

27 novembre : Les Français, harcelés par l'ennemi et souffrant du froid, atteignent les rives de la Bérézina. Cependant, les Russes avaient coupé les ponts surplombant la rivière, coupant ainsi la retraite de la Grande armée.

28 novembre : Les troupes russes, changeant de stratégie, attaquèrent la rive droite du fleuve, mais furent finalement repoussés par les Français.

Ce même jour, la Grande armée reçut l'ordre de traverser, Napoléon annonçant son intention de détruire les ponts le lendemain matin.

Malgré les multiples mises en garde annoncées par l'Etat-major, de nombreux trainards préfèrent attendre le matin du 29 novembre pour traverser. Cependant, soucieux de protéger la retraite de la Grande armée, Napoléon ordonna la destruction des deux ponts vers 9 heures du matin.

Plus d’un millier de retardataires, paniqués, se jetèrent dans les flammes ou furent contraints de traverser la rivière à la nage.

http://boulesteix.blog.lemonde.fr/files/2010/03/berezina.1269278972.jpg

5 décembre : Le commandement de l'armée est confié à Joachim Murat. Napoléon Ier part pour Varsovie. 6 décembre : Débâcle de l'armée française ; la température est de -36°C.

La campagne de Russie, qui a coûté 300.000 hommes, s’achève par une immense déroute à travers la Lithanie, la Prusse, le Brandebourg, la Saxe.

http://napoleonbonaparte.files.wordpress.com/2007/08/blog-portraits-de-napoleon-bonaparte.jpg


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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 23:02

Le 22 juin 1940 l'armistice est conclu entre le IIIe Reich allemand et les représentants du gouvernement français de Philippe Pétain.

http://www.linternaute.com/savoir/magazine/adolf-hitler/image/france-se-rend-a-l-allemagne-565508.jpg

Désireux de laver l'humiliation de 1918, Hitler exige de signer l'armistice à Rethondes, en forêt de Compiègne, dans le wagon historique où le maréchal Foch et les plénipotentiaires allemands se retrouvèrent pour l'Armistice du 11 novembre 1918.

Il est entouré du maréchal Hermann Goering, du ministre des Affaires étrangères Joachim Von Ribbentrop, du maréchal Wilhelm Keitel et du général Alfred Jodl (ce dernier signera à Reims, cinq ans plus tard, la capitulation de l'Allemagne).

Quelques minutes plus tard arrive la délégation française, conduite par le général Charles Huntziger, qui a commandé la IIe Armée de Sedan, et composée d'un amiral, d'un général d'aviation et d'un civil, Léon Noël, ancien ambassadeur en Pologne.

 

Le maréchal Keitel présente un texte en 24 articles qui exclut toute revendication sur les colonies et sur la flotte de guerre, pour éviter que colons et marins français n'y trouvent motif de se rallier aux Britanniques, encore invaincus.

Hitler et sa suite quittent le wagon après la lecture de ce préambule, laissant les négociateurs entre eux.

 

Cet armistice met un terme à la participation de la France au conflit et fait du nord du pays une zone sous occupation allemande.

Deux jours plus tard, à 19h35, est signé à Rome l'armistice franco-italien. Au vu des médiocres performances de ses troupes, Mussolini ne peut obtenir que l'annexion d'une bande de quelques centaines de mètres à la frontière et la démilitarisation d'une bande de 80 kilomètres en France et en Tunisie.

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 23:01

Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, à la tête de l'armée française, bat les Espagnols et l'armée du prince de Condé près de Dunkerque.

Cette victoire met fin à des années de guerre de guerre entre la dynastie française des Bourbons et la dynastie espagnole des Habsbourg.

Le siège de Dunkerque est risqué car les places alentour sont aux mains des Espagnols qui peuvent toujours prendre les Français à revers. La ville est défendue par le marquis de Lede, avec 2.200 fantassins et 800 cavaliers.

Mais son port ne va pas tarder à être bloqué par 20 vaisseaux anglais.

Turenne arrive le 23 mai à Socx, contourne Bergues et fait la jonction avec les forces du marquis de Castelnau positionnées à l’ouest avec les Anglais.

 

Le siège de Dunkerque débuta le 27 mai 1658.

En réaction, don Juan José d'Autriche, commandant l'armée espagnole de Flandre cantonnée à Bruxelles, se mit en mouvement pour porter secours à la ville. Condé lui conseilla d'emmener son artillerie, les pièces étant difficiles à manœuvrer rapidement en terrain boueux, mais le commandant espagnol ne tint pas compte du conseil, commettant là une première erreur.

 

Le 12 juin, l’armée espagnole est annoncée. Ayant appris que les Espagnols attendaient leur artillerie pour venir délivrer Dunkerque, Turenne décide, le 14 juin au matin, d’aller au contact de l’ennemi et fait avancer ses troupes sur un front de trois kilomètres qui s’étend de la mer au canal de Furnes.

L'affrontement a lieu dans les dunes de Leffrinckoucke.

 

Les deux armées alignèrent des effectifs apparemment similaires : 14.000 hommes.

Turenne aligna 8.000 fantassins, 6.000 cavaliers et 10 canons.

Don Juan José n'aligna aucune pièce d'artillerie, seulement 6.000 fantassins et 8.000 cavaliers.

Même si la cavalerie était à l'époque l'arme décisive, son avantage fut annulé par le terrain de Dunkerque car les dunes constituèrent des obstacles fatigants pour les chevaux montés d'un cavalier en armure.

 

En revanche, les deux armées présentaient une structure de commandement très différente :

Dans le camp français, Turenne était un stratège de grande valeur.

Du côté espagnol en revanche, don Juan José était peu compétent. La situation fut aggravée par l'aspect hétéroclite du commandement ibérique : aux côtés de Juan José, on trouvait Condé, le marquis de Caracena et le frère de Charles Stuart, Jacques duc d'York...

Jacques d'York et Condé intervinrent auprès de Juan José afin de réclamer une attaque immédiate mais l'Espagnol tergiversa. Lorsqu'il se décida enfin à mettre ses troupes en ordre de bataille, les Espagnols, méticuleux mais lents, agirent avec confusion

 

Commandant incompétent, Juan José ne tint pas compte de la marée descendante qui, bientôt, ouvrit largement son flanc droit.

En positionnant ses meilleures troupes sur la dune située à sa droite, il ne tint pas davantage compte de la présence de trois frégates anglaises, détachées du siège de Dunkerque, qui ne manquèrent pas de prendre sous leurs feux l'ensemble du flanc droit espagnol.

 

Turenne déclencha l'attaque vers huit heures.

L'infanterie anglaise attaqua la dune fortifiée. De nombreux assaillants tombèrent sous le feu des mousquetaires espagnols mais les piquiers anglais poursuivirent leur progression. Les Espagnols de don Gaspar Boniface finirent par prendre la fuite.

Soutenu par le tir des frégates anglaises, Turenne engagea la cavalerie française de son flanc gauche le long de la plage laissée à découvert par la marée et prit les Espagnols de flanc.

Prise de panique, l'aile droite de Juan José craqua.

 

Au centre, l'infanterie française repoussa progressivement les Espagnols également pris à partie par l'artillerie de Turenne.

Sur la gauche espagnole, Condé chargea trois fois, espérant éviter la déroute complète mais ses succès ne furent que provisoires et ses cavaliers furent finalement repoussés par les tirs français.

 

Sans illusion, Condé accepta la défaite, lui qui, avant même le déclenchement des affrontements, avait déclaré "Dans une demi-heure, vous allez nous voir perdre une bataille".

Avec les restes de sa cavalerie, il couvrit la retraite espagnole vers l'Est.

vicomte de Turenne

Le vicomte de Turenne

Bilan

Les franco-anglais ont perdu 500 hommes.

Les espagnols laissent sur le terrain plus de 4.000 hommes et le corps de Condé entre 500 et 1000 hommes.nOn comptera 3 000 – 4 000 prisonniers.

La victoire française fut tellement totale qu'elle mit, pratiquement à elle seule, un terme à un conflit qui s'éternisait depuis 23 ans.

 

A l'issue de la bataille des Dunes, les Français se concentrèrent sur la prise de Dunkerque pour l'offrir aux Anglais en vertu du pacte d'alliance signé.

La ville résiste encore durant plusieurs jours et cesse le combat après le décès de son gouverneur. Le 25 juin 1658, Louis XIV visite le champ de bataille, fait son entrée solennelle à Dunkerque et remet à regret la ville aux Anglais.

 

La paix sera signée dans les Pyrénées, le 7 novembre 1659.

Les 124 points du traité prévoient des concessions territoriales ainsi que l’union du Roi de France, Louis XIV à l’Infante Marie-Thérèse d’Autriche, fille aînée du roi d’Espagne.

Le Roussillon, la Cerdagne, l'Artois et d'autres places en Flandres furent donnés à la France.

Turenne est récompensé en 1660 par Louis XIV et reçoit le titre de maréchal général des armées du roi.

 

Voir aussi : 9 juin 1660 - Louis XIV épouse Marie-Thérèse

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 23:01

Hitler, après le débarquement allié en Normandie, veut porter un coup décisif au moral des Britanniques. La propagande nazie a donné à une nouvelle arme le nom de V1 (Vergeltungswaffe eins, « arme de représailles n° 1 »).

Le mardi 13 juin 1944, à partir de 3h30 du matin, les premiers V1 allemands sont lancés sur l'Angleterre, à partir de rampes situées sur les côtes de la Manche.

Ce 13 juin, sur les dix V1 lancés, quatre seulement atteignent le sol britannique, et un seul tombe sur Londres, tuant six personnes.

 V1 sur Londres

La nouvelle arme, construite dans la base ultrasecrète de Peenemünde

La bombe volante Fi-103/V1 mesure 7,90m de long et est propulsée par un moteur à réaction qui ne fonctionne qu'à partir de 300km/h. Le V1 est donc catapulté. Il est guidé par un pilote automatique. L'engin tombe sur sa cible après l'arrêt programmé du moteur. Il a une envergure de 5,38m et pèse au décollage 2 150Kg, dont 550Kg de carburant. Il contient une charge explosive de 830Kg.

L'engin a une vitesse maximale de 644Km/h et a une portée de 230Km.

 

80 jours d'angoisse

Durant l'été 1944, les Allemands lancèrent en moyenne une centaine de V1 par jour (et parfois jusqu'à 250) à partir de plusieurs dizaines de rampes installées sur le littoral de la Manche.

En moyenne 70 s'écrasent sur Londres chaque jour, faisant au total.

Sur ces 8.000 engins, environ 2.400 franchirent les écrans anti-aériens et les barrages de chasseurs, tuant 6.184 personnes, en blessant 17.981 et causant de sérieux dégâts à la ville de Londres.

 

Un effet surtout psychologique

La Royal Air Force démontrera que les V-1 peuvent être abattus en vol ou déviés de leur trajectoire. Après avoir réorganisé leur défense (qui combine des avions de chasse, des canons antiaériens et des barrages de ballons captifs), les Britanniques parviennent, en août 1944, à abattre la plupart des V1 qui franchissent la Manche.

 

Les V1 eurent un effet psychologique, plutôt que tactique. Leur faible charge explosive et leur précision toute relative en firent une arme finalement « peu efficace » (proportionnellement on nombre lancés).

Mais les armes secrètes allemandes alimentèrent la propagande de Goebbels et laissèrent croire à l'opinion étrangère et allemande, que l'Allemagne pouvait encore retourner le sort de la guerre.

 

Grâce à un résistant français, Michel Hollard, qui localise les 104 rampes de lancement, l'aviation britannique va pouvoir détruire celles-ci une à une et annihiler ainsi la menace.

Les attaques de V1 cessent le 1er septembre 1944.

Les V1 ne frappèrent pas que l'Angleterre, la Belgique fut également touchée. Plus de 8 000 V1 furent lancés sur Anvers et plus de 3 000 sur Liège.

 

Les V2 frappent Londres et Anvers

Contrairement à la croyance des Alliés, la menace des armes nouvelles allemandes n'est pas définitivement écartée après la libération de la France et de la majeure partie de la Belgique.

Hitler a confié aux S.S. le déploiement des fusées A4, rebaptisées V2. Le premier de ces missiles frappe Paris, le 8 septembre 1944.

Mais l'essentiel des attaques de V2 porte sur deux villes : Londres et Anvers, principal port des Alliés sur le continent. Pendant sept mois, les V2 tuent aveuglément.

 

Le Blockhaus d'Éperlecques - lancement de fusées V1 et V2

 

Les savants allemands qui ont mis au point ces fusées participeront, après la guerre, à la conquête de l'espace.

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 23:01

Le matin du 10 juin 1944, des chenillettes chargées de soldats allemands s'arrêtent à Oradour-sur-Glane, une bourgade paisible de 1.200 habitants, proche de Limoges.

La compagnie qui vient d'y pénétrer appartient à la division SS Das Reich du général Lammerding.

http://members.iinet.net.au/~gduncan/images/oradour-hulk.jpg

Les Allemands ont été attaqués dans les jours précédents par les maquisards qui veulent freiner leur remontée vers la Normandie où les Alliés viennent de débarquer. En guise de représailles, le général Lammerding ordonne à la compagnie de détruire Oradour-sur-Glane.

La compagnie SS compte environ 120 hommes qui se sont déjà illustrés en Russie dans l'extermination des populations civiles.

 

En début d'après-midi, le bourg est cerné et la population rassemblée sur le champ de foire sous le prétexte d'une vérification d'identité. Les hommes sont enfermés dans des granges, les femmes et les enfants sont conduits dans l'église.

 

Les SS agissent dans le calme et la population s'exécute sans broncher.

Les hommes sont séparés des femmes et des enfants. Ils sont divisés en six groupes et enfermés dans des granges, sous la menace de mitraillettes. Vers 16 heures, les SS tirent des rafales et tuent les malheureux en quelques secondes.

Puis ils mettent le feu aux granges bourrées de foin et de paille où gisent les cadavres.

 

Pendant ce temps, les femmes et les enfants sont enfermés dans l'église et des SS y déposent une caisse d'explosifs et de la paille. Le feu commence de ravager l'édifice.

Pour s'assurer de l'extermination de tous les occupants, les SS leur tirent dessus.

 

Leur forfait accompli, ils pillent le village et mettent le feu aux bâtiments.

Au total, ils laissent 642 victimes.

Parmi elles 246 femmes et 207 enfants, dont 6 de moins de 6 mois, brûlés dans l'église.

 

Oradour-sur-Glane est devenu en Europe occidentale le symbole de la barbarie nazie.

 

Lien du jour :

Oradour-souviens-toi, site qui a pour but d'entretenir la mémoire du lieu et du massacre

http://ddotb.files.wordpress.com/2007/03/plan_natio.jpg

Il existe plusieurs événements historiques intéressant, le 10 juin. Je réserve les autres pour les années suivantes si je parviens à continuer ce blog. Vous comprendrez ce choix qui m’a semblé évident.

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 23:05

Ce débarquement, placé sous le commandement du général américain Eisenhower, était secrètement préparé depuis plus d'un an en Angleterre.

http://cigalemistralavande.c.i.pic.centerblog.net/lv7k7g7t.jpg

La planification de l'invasion du continent européen débute le 14 janvier 1943, à la demande de Staline, lors de la conférence de Casablanca. En effet Roosevelt et Churchill avaient décidé d'ouvrir un second front en Europe de l'Ouest. Le nom de code du débarquement qui devait avoir lieu sur les côtes Normandes est opération Overlord (Seigneur suprême).

L'opération navale a pour nom de code Neptune.

Les Alliés décidèrent de faire croire aux Allemands que le débarquement aurait lieu dans le Pas-de-Calais ou en Norvège (c'est-à-dire là où les Allemands les attendaient) : ce sont les opérations Fortitude Sud (Pas-de-Calais) et Fortitude Nord (Norvège).

Le débarquement était prévu le lundi 5 juin, mais il fut repoussé au 6 à cause du mauvais temps.

 

Le débarquement allié, connu sous le nom de Jour J (en anglais, D-Day).

La nuit précédente, des parachutistes ont été lâchés derrière les lignes allemandes et les avions alliés ont commencé à bombarder les fortifications du "mur de l'Atlantique".

 

Le Jour-J, huit divisions participèrent au débarquement: cinq divisions sur les plages (3 brigades de chars, et 2 de commandos) et trois dans les airs. 173.000 hommes vont ainsi participer au débarquement.

Suivant les plans de l'opération "Overlord", les Alliés disposaient de 5.000 embarcations d'assaut, de 1.300 navires marchands, de 1.200 bateaux de guerre, de 1 900 avions de transport, de 800 planeurs, de 10.000 bombardiers ou chasseurs et de 20 000 véhicules (Jeep, chars,. . . ).

Ils avaient mobilisé le XXième groupe d'armées Allié (IIème armée Britannique et Ière armée Américaine).

 

Fin juillet, les Alliés auront débarqué pas moins de 1.500.000 hommes sur le sol français.

 

Ces grands événements comme le débarquement en Normandie ou l’appel du Général De Gaulle, font partie des principales motivations qui m’ont conduit à faire ce blog.

Je veux donc aujourd’hui rendre hommage aux combattants du « Jour J » et à tous ceux qui ont combattu pour la liberté et la paix en Europe.

 

Lien du jour : le site officiel du Dday

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 23:01

Au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne, les chefs d'états et de gouvernements alliés, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

Signature de la capitulation à Reims

Le général Alfred Jodl signe dans la nuit du 6 au 7 mai, à 2h41 du matin, la capitulation sans condition de l'Allemagne.

Le chef d'état-major du général Eisenhower, commandant suprême des Alliés, et le général soviétique Ivan Sousloparov signent l'acte de capitulation au nom des vainqueurs.

Le général français François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.

 

La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h 01.

 

Ratification de la capitulation à Berlin le 8 mai

Pour Staline, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au coeur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d'occupation soviétique.

 

Cette formalité est accomplie le lendemain, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov.

Le gouvernement de De Gaulle y est représenté par le général Jean de Lattre de Tassigny :

Charles de Gaulle avait convaincu Winston Churchill d'accorder une place à son gouvernement, bien que la France se fût officiellement retirée de la guerre avec l'armistice du 22 juin 1940.

 

Les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, peuvent annoncer simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

La capitulation n'est pas la paix

Malgré la capitulation de l'Allemagne nazie, son allié le Japon poursuit un combat contre les Américains dans l'océan Pacifique.

La fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre suivant, avec la capitulation du Japon, près de quatre mois après l'Allemagne, après les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.

 

Voir aussi :

Mai 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe

6 août 1945 - Bombe atomique sur Hiroshima

9 août 1945 - Bombe atomique sur Nagasaki

2 septembre 1945 - fin de la Seconde Guerre mondiale

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 23:01

Le lundi 7 mai 1945 : à 2 heures 41 du matin, au siège de l’État-major suprême des Forces expéditionnaires alliées à Reims, le chef suprême de forces armées allemandes, le général Alfred Jodl, signa les documents stipulant la capitulation sans conditions de toutes les forces allemandes aux Alliés par l'expression :

« Toutes les forces sous commandement allemand doivent cesser les opérations actives à 23 h 01, en Europe centrale, le 8 mai 1945 ».

 

Le mardi 8 mai 1945 : peu avant minuit, le chef d'état-major de l’Oberkommando der Wehrmacht, le représentant de la Luftwaffe et le commandant en chef de la Kriegsmarine signent un document semblable, se rendant explicitement aux forces soviétiques.

Les nouvelles de la reddition signée à Reims arrivent à l'ouest et des célébrations éclatent dans l'ensemble de l'Europe.

Le 9 mai : l'Union Soviétique apprend la signature de la reddition de Berlin, et c'est pourquoi une grande partie de l'Europe de l'Est commémore la victoire ce jour-là.

 

Au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne, les chefs d'états et de gouvernements alliés, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

Mais, la fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre suivant, avec la capitulation du Japon après les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.

 

Terrible bilan humain :

Bien que le conflit ait une dimension mondiale encore plus accusée que la première guerre mondiale, c'est bien l'Europe qui est la première victime de l'affrontement.

Le nombre total des victimes est estimé à près de 40 millions, dont plus de la moitié parmi les populations civiles. Suite aux déportations et aux expulsions, il y a, en 1945, près de vingt millions de personnes déplacées et en attente d'être rapatriées.

Ce sont donc en majorité des civils, tués lors des bombardements ou victimes de la barbarie nazie : exécutions d'otages, représailles, massacres de villages entiers, déportations massives, extermination systématique et programmée dans le cadre de la « solution finale » de millions de personnes.

 

Conséquences démographiques :

À la surmortalité qui a frappé davantage le sexe masculin, s'est ajouté pendant les années de guerre un déficit des naissances.

Dans les pays les plus engagés dans le conflit, l'ampleur des pertes humaines a entraîné une féminisation et un vieillissement de la population, ainsi qu'une baisse de la population active

Des millions de personnes ont été déplacées pendant et à l'issue du conflit, notamment en Allemagne, en Pologne, en URSS et en Europe centrale : populations fuyant les combats ; déportations ; prisonniers de guerre ; populations transférées ou expulsées.

Cependant la reprise de la natalité amorcée avant même la fin du conflit, se traduit par un baby-boom de grande ampleur et de longue durée.

 

Conséquences économiques :

L'Europe est en ruine et en proie à la confusion la plus totale : usines et voies de communication détruites, échanges commerciaux traditionnels rompus, disparition du cheptel, pénuries de matières premières et de biens de consommation.

 

Liens :

11 avril 1945 : Les Américains libèrent le camp de Buchenwald

27 janvier : Journée de la mémoire de l'Holocauste.

2 mai 1945 - L’Allemagne Nazie capitule

Les vicissitudes de la commémoration du 8 mai

Génocide - Shoah - Holocauste

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 23:02

L’intérêt stratégique du plateau du Chemin des Dames est connu depuis l'Antiquité.

Les légions de Jules César ou encore les troupes de Napoléon y ont combattu.

 http://www.webmatters.net/graphics/maps/soissons_reims.gif

La guerre de 1914 confirme l’importance stratégique du plateau.

A partir du 13 septembre, Français et Anglais poursuivant la contre-offensive (que l'on nomme première bataille de la Marne).

Ils franchissent l'Aisne et se heurtent aux Allemands qui s'accrochent au plateau du Chemin des Dames. Après des combats acharnés, les Allemands parviennent début novembre 1914 à rester seuls maîtres du plateau.

Le 25 janvier 1915, les Allemands reprennent la dernière position encore tenue par les Français sur le Chemin des Dames, c'est l'attaque de la ferme de la Creute (aujourd'hui la Caverne du Dragon).

Pendant deux ans et demi le front reste stable dans le secteur du Chemin des Dames.

Les bombardements provoquent la mort de milliers de combattants…

Fin 1916, le général Joffre, commandant en chef du Grand Quartier Général (GQG), est remplacé par le général Nivelle, qui remanie le plan des opérations pour 1917.

 

L'offensive Nivelle : défaite sanglante

La grande offensive connue sous le nom d'offensive Nivelle commence le 16 avril 1917.

Intégrée dans un vaste plan offensif allié, la reprise du Chemin des Dames est le principal objectif visé par Nivelle.

Loin de se dérouler comme prévue, cette attaque rencontre des difficultés dès le premier jour.

C'est un sanglant échec qui provoque une grande crise dans l'armée française.

 

Les premières mutineries importantes éclatent parmi les Français.

Le 15 mai, Nivelle est remplacé par Pétain à la tête des armées françaises.

  Robert Georges Nivelle

Robert Georges Nivelle, 15 octobre 1856 - 23 mars 1924
commandant en chef des armées françaises pendant la Première Guerre mondiale.

 

Été 1917 : la série d'opérations et de contre-attaques pour contrôler les positions-clés du Chemin des Dames est appelée "la bataille des observatoires".

 

Fin octobre 1917 : la bataille de la Malmaison.

L'objectif limité de cette attaque française est l'ancien fort de la Malmaison à l'ouest du Chemin des Dames qui est pris le 23 octobre et amène les Allemands à abandonner le plateau du Chemin des Dames et à se replier au nord de la vallée de l'Ailette.

 

Le 27 mai 1918, commence une puissante offensive allemande (opération Blücher) qui enfonce en quelques heures les positions françaises et britanniques.

Carte chemin des dames

Seconde bataille de la Marne

La contre-offensive alliée lancée le 18 juillet (que l'on nomme seconde bataille de la Marne) atteint Soissons le 2 août.

Au cours des semaines suivantes, les combats font rage au centre et à l'est du Chemin des Dames.

Les Allemands abandonnent définitivement le 10 octobre, un mois avant l'armistice, le plateau aux troupes françaises et italiennes.

 

Liens du jour :

Le Portail du Chemin des Dames 

La Caverne du dragon 

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 00:04

Depuis janvier 1916 les Allemands préparent une grande offensive. Une certaine émotion s’empare des combattants de Verdun en apprenant que des mouvements importants de troupes sont signalés au nord-est dans l’armée Allemande.

verdun front 1916

Le lundi 21 février 1916 à 7h30 du matin, les fantassins allemands commandés par le chef d'état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l'assaut des forts et des tranchées de Verdun.

Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l'artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres.

La puissance de feu est telle que la colline appelée "Côte 304" perd sept mètres de hauteur !

Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes.

Les poilus résistent héroïquement en dépit de la perte du fort de Douaumont.
La riposte française sera dirigée par le général Philippe Pétain.

 

La bataille de Verdun prendra fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916.

carte de la bataille verdun 1916

Le bilan sera un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : Sur un champ de bataille de moins de cent kilomètres carrés sur lequels sont tombés 163.000 soldats français et 143.000 soldats allemands.

 

 

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 00:01

Un ballon dirigeable allemand lâche 17 bombes sur l'Est de la capitale provoquant la mort de 26 personnes dans les quartiers de Belleville et de Ménilmontant.

 

Dans la soirée du samedi 29 janvier 1916 deux zeppelins, les LZ 77 (LZ 47) et LZ 79 (LZ 49) partent pour un raid sur Paris, le LZ 77 (LZ 47) survole Charleroi puis Maubeuge mais fait demi-tour en raison de problèmes mécaniques.

Le LZ 79 (LZ 49) poursuit sa mission et largue 18 bombes sur la capitale.

Bilan : 26 morts et 32 blessés.

Les victimes auront des funérailles nationales.

 

La première bombe lancée par le zeppelin éclata sur le terre-plein d'un boulevard extérieur et creva la voûte du métro.

http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/5621/zeppelin02.jpg

 

Fiche technique du Zeppelin LZ 79 (LZ 49) :

Numéro de construction : LZ 49

Longueur : 163.50 mètres environ

Diamètre : 18.70 mètres environ

Charge utile : 16 tonnes environ

Moteurs : 4 moteurs Maybach HLS de 240 chevaux environ

Vitesse : 26,7 mètres par seconde (environ 100 kilomètres/heure)

Plafond : 3200 mètres

Premier vol : 2 août 1915

Dernier vol : 30 janvier 1916

 

Les avions remplaceront bientôt les zeppelins :

Les bombardements des zeppelins s’arrêteront rapidement, les progrès de l’aviation feront qu’ils deviennent une proie trop vulnérable malgré leurs nombreux avantages : autonomie et charge transportée.

Jusqu'à la fin de la guerre il seront cantonnés à leur rôle premier : plate-forme d’observation.

 

Après le guerre le Zeppelin aura une toute autre destinée :

Le transport de passagers.

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/90/ZeppelinLZ127a.jpg

 

Liens du jour :

Définition du Zeppelin 

Histoire de l'aérostatique
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