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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 00:01

Le jeudi 21 mars 1918, après quatre ans de guerre, les Allemands lancent une offensive de la dernière chance.

« L’offensive du Printemps », également connue sous les noms de bataille du Kaisera ou offensive de Ludendorff, fait référence aux séries d'attaques allemandes sur le front occidental du 21 mars au 18 juillet 1918.

 

Les Allemands s'étaient rendu compte que leur seule chance de gagner la guerre était d'anéantir les Alliés avant que les États-Unis ne puissent déployer suffisamment de troupes en Europe pour vaincre l'Allemagne.

Cinquante divisions allemandes avaient pu être redéployées sur le front occidental après la signature du traité de Brest-Litovsk avec la jeune Russie soviétique.

Plusieurs opérations allemandes furent mises au point : Michael, Georgette, Gneisenau et Blücher-Yorck.

Michael constituait la principale attaque, qui était destinée à percer les lignes alliées, déborder les forces britanniques de la Somme à la Manche. Une fois que ceci aurait été réalisé, on espérait que les Français chercheraient des conditions d'armistice. Les autres offensives étaient subordonnées à Michael et ont été conçues pour détourner les forces alliées de l'offensive principale sur la Somme.

 

L’offensive Michael

Déclenchée le 21 mars 1918, l’opération « Michael » frappe par surprise et avec une inouïe violence les troupes britanniques qui y sont exposées. Utilisant à plein leur supériorité numérique (58 divisions contre 16), les Allemands réalisent en quelques heures une large trouée dans le front britannique. Plusieurs divisions sont littéralement détruites.

Les unités qui n’ont pas été disloquées se replient en combattant, dans un contexte de panique : les routes sont encombrées, l’artillerie allemande sème le chaos. Amiens se trouve rapidement menacé, ce qui oblige les Britanniques à envoyer massivement des réserves pour tenter de combler la brèche.

La panique s’empare alors des milieux dirigeants politiques et militaires français et anglais. La peur d’un effondrement complet pousse à la mise en place, dans l’urgence, d’un commandement unique, afin d’assurer la coordination de l’ensemble des forces alliées, principe qui avait été constamment repoussé depuis le début du conflit. L’avance allemande commence à ralentir au bout de quelques jours, à la fois en raison de l’insuffisance de la logistique (les munitions et même la nourriture des troupes sont insuffisantes) et de la résistance croissante de l’adversaire. Progressivement, le succès initial et spectaculaire de Ludendorff est en train de se transformer en défaite…

 

Lire également : 3 mars 1918 - Signature du traité de Brest-Litovsk

 

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