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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 00:04

Le mardi 20 janvier 1942, la conférence de Wannsee, dans la banlieue de Berlin, réunit 15 hauts responsables nazis et des officiers SS sous la présidence de Reinhard Heydrich.

Reinhard Heydrich était l'adjoint d'Heinrich Himmler et directeur de l'Office central de sécurité du Reich (Reichssicherheitshauptamt).

 

La réunion a pour objectif de débattre sur « la solution finale de la question juive ».

Les hauts fonctionnaires du Parti nazi et de l'administration allemande se réunissaient dans une villa réquisitionnée par l'Office central de sécurité du Reich, au bord du lac de Wannsee.

La « Solution finale » était le nom de code nazi pour la destruction délibérée, programmée, des Juifs d'Europe. La Conférence de Wannsee détermina la façon dont la solution du « problème juif » selon Hitler, par des assassinats de masse, serait transmise aux ministères et fonctionnaires concernés.

Il est décidé que les juifs d'Europe en état de travailler seront transférés dans des camps de travaux forcés. Pour ceux incapables de travailler, l'élimination pure et simple est décrétée. Certains camps seront bientôt essentiellement consacrés à cette extermination de masse : Belzec, Sobibor, Treblinka puis Auschwitz.

Le génocide du peuple juif est clairement amorcé.

 

La signification véritable de cette Conférence de Wannsee, reste débattue par les historiens.

S'agissait-il de coordonner et de discuter de la mise en œuvre de la « Solution finale » entre les grandes administrations allemandes, ou d' « officialiser » une décision qui avait été prise précédemment ?

La plupart des participants avaient déjà conscience du fait que le régime national-socialiste s'était engagé dans les meurtres de masse des Juifs. Certains avaient eu connaissance des actions des Einsatzgruppen (unités mobiles d'intervention) : au moment de la conférence de Wannsee, au moins 50.000 Juifs avaient déjà été assassinés en Europe orientale ou dans les Balkans.

 

Parmi les participants il n'y eut aucune opposition à la politique prévue.

Heydrich annonça que la « Solution finale » s'appliquerait à tous les Juifs d'Europe, et qu'elle concernerait environ 11 millions de Juifs.

Les Lois de Nuremberg servant à déterminer qui était juif. « Sous bonne surveillance, les Juifs devraient être (…) transportés à l'Est », annonça Heydrich, « et affectés à un travail approprié… Les Juifs valides, séparés selon leur sexe, seront emmenés dans ces régions pour y travailler à la construction de routes, et la plupart d'entre eux seront éliminés naturellement. Il faudra traiter les survivants convenablement ».

Les discussions portèrent seulement sur le sort des demi-Juifs et des conjoints d'aryens. Cette question ne fut d'ailleurs pas tranchée complètement.

 

Plus de 6 millions d'entre eux périront dans les camps de la mort.

http://www.crdp-reims.fr/memoire/enseigner/natzweiler_struthof/images_struthof/carte_camps.jpg

 

 

Voir aussi :

11 avril 1945 - Les Américains libèrent le camp de Buchenwald

27 janvier - Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité.

Définitions des termes "Génocide - Shoah - Holocauste"

 

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 00:01

Le 15 décembre 1941, 75 otages juifs et communistes sont fusillés au mont Valérien.

Parmi les victimes figure Gabriel Péri, 39 ans, ancien journaliste au quotidien du parti communiste, « L'Humanité ».

 

Le mont Valérien est une colline culminant à 162 mètres, située en Hauts-de-Seine sur les communes de Suresnes, Nanterre et Rueil-Malmaison, quelques kilomètres à l'ouest de Paris. Sa partie supérieure est occupée par la forteresse du Mont-Valérien, construite à partir de 1841.

carte Mont-Valérien

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Mont-Valérien est utilisé par les Allemands comme lieu d'exécution de résistants et d'otages. Les condamnés sont fusillés dans la clairière située en contrebas. Entre 1940 et 1944, un millier d’otages et prisonniers ont été exécutés au Mont Valérien.

 

Adossé au rempart sud de la forteresse, le Mémorial de la France combattante, inauguré le 18 juin 1960 par le général de Gaulle, fut érigé en l'honneur de tous les morts de la Seconde Guerre mondiale.

Mémorial de la France combattante Mont-Valérien

Liens du jour :

Le site du Mont-Valérien

Chemin de la mémoire - Le Mont-Valérien

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 00:04

Le dimanche 7 décembre 1941, la flotte américaine du Pacifique était au repos, ses matelots étaient pour beaucoup en permissions... journée s'annonçait paisible.

Au matin, des nuées d'avions japonais attaquent par surprise, sans déclaration de guerre préalable, la base américaine de Pearl Harbor située sur l’île Hawaïenne d’Oahu.

7 décembre 1941 Pearl Harbor 

L'amiral Yamamoto a voulu détruire préventivement la flotte américaine pour permettre au Japon de poursuivre la conquête de l'Asie.

Ses pilotes ont été entraînés en secret et leurs avions équipés de torpilles spéciales capables de plonger dans les eaux très peu profondes de la rade américaine.

 

Le jour venu, la flotte nippone, forte de 6 porte-avions, 423 avions et 27 sous-marins, s'approche à 500 km de l'archipel sans être repérée par les radars.

Le code de déclenchement de l'attaque est « Tora, Tora, Tora » (Tigre en japonais).

 

À 7h 40, une première vague d'assaut pique vers les navires rangés dans la rade (90 au total!).

Une deuxième vague frappe la base à 9h 45. En deux heures, les Japonais détruisent ou endommagent huit cuirassés ainsi que 3 croiseurs, 3 destroyers et 4 navires auxiliaires.

 

188 avions sont aussi détruits. Au total 2403 marins américains sont tués. Du côté des assaillants, les pertes sont très faibles (29 avions, 55 tués).

Fort heureusement, les trois porte-avions de la flotte américaine du Pacifique n'étaient pas présents sur les lieux. D'autre part, six des huit cuirassés attaqués sont rapidement remis en service.

7 décembre 1941 Pearl Harbor

 

Franklin Roosevelt, président des États-Unis, était partisan d'une intervention dans le second conflit mondial. Il avait fait voter la loi prêt-bail en juin 1941, afin de fournir des armes à la Grande-Bretagne, tandis qu'une partie de son opinion publique restait isolationniste.

L'attaque de Pearl Harbor cause un tel choc, que le Congrès constatant « l'état de guerre » déclare la guerre aux forces de l'Axe (Allemagne nazie, Japon, Italie fasciste), le 8 décembre 1941.

 

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 00:01

Le Breton Nominoë, comte de Vannes et gouverneur de Bretagne, bat les troupes du roi Carolingien Charles le Chauve à Ballon près de Redon. Pour le roi cette défaite marque l'échec de la conquête de la Bretagne. Celle-ci deviendra bientôt indépendante du royaume et le restera pendant près de 7 siècles.

Charlemagne a le plus grand mal à soumettre les Bretons malgré la victoire du comte Wido sur les chefs locaux en 799. Son fils Louis le Pieux confère au chef breton Nominoë le titre de duc dans l'espoir de se l'attacher. Mais Nominoë ne tarde pas à se soulever contre les Francs.

 

Charles le Chauve, fils de Louis le Pieux, à qui le traité de Verdun (843) avait reconnu la possession de la Gaule, veut en finir avec Nominoë et s'avance jusqu'au delà de la Vilaine avec une forte armée. La rencontre a lieu le 22 novembre 845 à Ballon, près de Bains-sur-Oust.

 

La bataille

Nominoë attire le Roi au confluent marécageux de l'Oust et de l'Aff, non loin de l'abbaye de Ballon. Il s'agit d'un véritable chausse-trape, où les Bretons exploitent leur connaissance des marécages pour vaincre les Francs. Charles le Chauve est battu par Nominoë.

 

L’année suivante, Charles le Chauve désire prendre sa revanche : nouvelle victoire de Nominoë. Charles le Chauve reconnaît alors l'indépendance de la Bretagne. Nominoë est couronné roi de Bretagne à Dol, en 848.

Par sa politique et ses victoires, Nominoë donna à la Bretagne son unité géographique, des institutions durables et une indépendance qui allait perdurer, avec des hauts et des bas, jusqu'en 1532.

http://kounbreizh.free.fr/images/nominoe.a3.jpg

Statue érigée en l'honneur du roi Nominoë à BAINS-sur-OUST.

 

Lien du jour : Histoire de la Bretagne

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 00:06

 

Le 8 novembre 1942, les troupes aliées débarquent en Afrique du Nord : au petit matin, 75.000 soldats anglais et américains débarquent sur les côtes du Maroc et de l'Algérie.

C'est l'opération « Torch » menée par le commandant anglais Cunningham et le général américain Dwight Eisenhower.

Au même moment François Darlan, le second de Pétain, se trouve à Alger. Il exhorte les français d'Afrique du Nord, fidèles au régime de Vichy, à résister face à l'invasion des alliés.

http://penzinipilote.chez-alice.fr/cartes/galeriecarteb/images/debarquement_allie_afn.jpg

 

Ce débarquement marque le tournant de la Seconde Guerre mondiale sur le front occidental, conjointement avec les victoires britanniques d'El Alamein et soviétique de Stalingrad.

La prise d'Alger se fait en un jour grâce à la résistance française, alors qu'à Oran et au Maroc, les généraux de Vichy accueillent les Alliés à coups de canon, tout en livrant le Protectorat français de Tunisie aux Allemands sans aucune résistance, déclenchant ainsi la campagne de Tunisie.

 

Darlan signera peu après la reddition d'Alger. En représailles, l'Allemagne envahira le sud de la France, la zone libre, le 11 novembre.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 23:01

Énergique et ambitieux, le jeune roi anglais profite de la folie du roi Charles VI pour dénoncer la trêve conclue en 1396.

Le 25 octobre 1415, la « fleur de la chevalerie française » est anéantie à Azincourt, au nord de la Somme, par les archers et les piétons du roi d'Angleterre, Henri V de Lancastre (28 ans).

carte bataille d'Azincourt

L'armée française est écrasée par les troupes anglaises du roi Henri V à Azincourt, au nord de la Somme.

Le champ de bataille était situé sur 900 mètres de terrain découvert, coincés entre deux bois, ce qui empêchait les grandes manœuvres et joua en faveur d'Henri V.

La bataille débuta à 11 heures du matin. Les Français étaient lourdement armés (leurs armures ne pesaient plus de 20 kg) et progressaient difficilement sur le sol boueux. Les archers ennemis étaient équipés d'arcs performants, avec une portée supérieure à 200 mètres. Ils étaient, protégés par une ligne de défense constitués de pieux.

Bien qu'en supériorité numérique (50.000 contre 15.000 anglais) les Français sont trop désorganisés.

http://www.histoirdefrance.fr/images/image196.gif

Plus les Français avançaient, plus ils s’embourbaient, si bien que certains n'avaient plus la force de lever leurs armes. Henri V a décidé de profiter de cet avantage et à lancer ses archers, plus légèrement équipés, à l'assaut de l'adversaire. Ce fût le début d'un véritable massacre.

Plus de 6000 soldats français ont perdu la vie à Azincourt contre 400 Anglais.

De nombreux chevaliers sont faits prisonniers.

Azincourt est l'une des batailles les plus meurtrières du moyen-âge. Suite à cette victoire, Henri V s'emparera de la Normandie.

 

Voir aussi : 5 août 1392 - Charles VI sombre dans la folie

 

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 23:01

Giuseppe Garibaldi tente de s'emparer de l'état pontifical protégé par Napoléon III depuis le décret du 15 septembre 1864 signé avec le roi Victor-Emannuel II.

Les troupes françaises interviennent et le Pape Pie IX obtient la protection de la France pour encore trois ans.

Le 3 novembre 1867 à Mentana, les "Chemies Rouges" de Garibaldi sont mises en déroute par la bravoure des Français et des soldats pontificaux armés du redoutable chassepot à longue portée.


plan du Vatican

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 23:01

Les guerres de religion opposant les catholiques et les protestants durent en France depuis 1562. Le roi Henri III de Navarre (né Henri de Bourbon) est l’héritier de la couronne de France (futur Henri IV), et par ailleurs le chef du parti protestant. Le roi de France étant Henri III, son beau-frère et cousin.

 

Le 20 octobre 1587, Henri de Navarre bat les ligueurs catholiques commandés par le duc de Joyeuse lors de la bataille de Coutras (Gironde), malgré des effectifs inférieurs.

http://www.henri-iv.culture.fr/medias/communs/images/grand_format/0/104_4.jpg 

Après un début de bataille qui donne l'avantage aux catholiques, Henri de Navarre utilise l'artillerie et la cavalerie, gardées en réserve. L'armée royale fléchit.

En effet, le duc de Joyeuse lance sa charge de loin, au grand galop. Quand il arrive au contact, ses chevaux sont épuisés, et ses escadrons de lanciers ont perdu leur cohésion, perdant toute efficacité.

C'est un corps-à-corps qui s’engage, dans lequel Henri de Navarre fait preuve d'un courage remarquable.

La bataille fait 2000 mort chez les catholiques, parmi lesquels le chef de l'armée royale, le duc de Joyeuse, l'un des favoris (les fameux « mignons ») du roi Henri III.

 

En fin stratège politique, pour préparer la réconciliation future entre les deux clans ennemis, Henri III de Navarre organise dès le lendemain, à Libourne, de grandioses funérailles pour les victimes des deux camps.

Il renvoie la dépouille de Joyeuse au roi de France avec un message de sincère contrition :

« Je suis bien marri qu'en cette journée je ne pus faire de différence des bons et naturels Français d'avec les partisans et adhérents de la Ligue... Croyez, mon cousin, qu'il me fâche fort du sang qui se répand... ».

La défaite achève de discréditer Henri III aux yeux des ligueurs catholiques. Ceux-ci vont se rallier aux Guise et chasser le roi de Paris.

 

Pour rétablir la paix et s’assurer le trône, Henri de Navarre, ayant succédé à Henri III sous le nom d’Henri IV, se convertira définitivement au catholicisme en 1593 et sera sacré à Chartres en 1594. Les nobles catholiques finiront par se rallier au roi, mettant ainsi fin aux guerres de Religion.

 

Pour s’y retrouver, voir aussi :

19 septembre 1551 - Naissance d’Henri III de France

27 février 1594 - Sacre d'Henri IV

13 avril 1598 - Signature de l'Édit de Nantes

Les guerres de religion en France

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 23:10

A la mort de Charles IV, dernier fils de Philippe IV, le problème de la succession se pose de nouveau. En effet le roi est mort sans descendance.

Le 7 octobre 1337, à l'abbaye de Westminster, le roi d'Angleterre Édouard III lance publiquement un défi à son cousin le roi de France. Il conteste la légitimité de Philippe VI de Valois et revendique la couronne de France pour lui-même.

C'est le début d'un conflit qui opposera la France à l'Angleterre que l'on appellera : guerre de Cent Ans.

Cette guerre de Cent Ans va être intermittente et va ravager le pays pendant des années et ne prendra fin qu’en 1453 lors de la bataille de Castillon.

Carte Début de la guerre de Cent Ans

Au final, la France aura récupéré la Normandie et la Guyenne. Ce long conflit débouchera sur la formation de deux nations indépendantes, la France et l’Angleterre qui étaient jusqu’alors extrêmement imbriquées dans de nombreux territoires aujourd’hui français.

 

Voir aussi : 17 juillet 1453 - Fin de la Guerre de Cent Ans

 


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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 07:10

L'armée française emmenée par les généraux Dumouriez et Kellermann l'emporte face aux Prussiens du duc de Brunswick. Cette victoire surprise donne un coup d'arrêt à l'invasion de la France révolutionnaire par les puissances monarchistes.
Valmy est la première victoire militaire de la république.

http://www.horloge-edifice.fr/images/Documents/A0014-Bataille-de-Valmy.jpg

Depuis l'emprisonnement de Louis XVI, en août 1792, les Prussiens avaient envahi l'Est de la France sans difficultés.

Après la prise des Tuileries et la chute de la monarchie le 10 août, les coalisés sous les ordres du duc de Brunswick projette d'envahir la France et de gagner Paris pour venir en aide à Louis XVI. Après de multiples revers, l'armée française s'appuie sur son dernier rempart situé à Valmy. L'armée du Nord a rejoint l'armée du Centre et Danton demandait « De l'audace, toujours de l'audace et encore de l'audace ! ».

Les Français se placèrent sur un plateau face à un moulin. Face à eux une armée prussienne qui est déjà affaibli par la dysenterie, ces derniers ouvrent le feu. Mais face à eux l'artillerie de l'ingénieur français Gribeauval est la meilleure d'Europe, elle riposte violemment.

Le général Kellermann enlève son chapeau à panache tricolore le place au-dessus de son sabre et crie : « Vive la Nation ! », et les patriotes enthousiastes répètent ces mots à mesure que la canonnade repousse les Prussiens. Les premières notes de « La Marseillaise » retentissent sur les tambours, les Prussiens reculent et fuient. Même si il n'y a eu seulement 500 morts dans la bataille, la victoire française est prestigieuse.

 

Goethe qui assista à la canonnade en dit alors : « D'aujourd'hui et de ce lieu date une ère nouvelle dans l'histoire du monde ; vous pourrez dire que vous y étiez ! ».

http://vdaucourt.free.fr/Revo/Valmy.jpg

 

Lien du jour : L’étrange bataille de Valmy

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 23:01

 

On a tous retenu : « 1515 - Marignan ! »

Septembre 1515, au lendemain de ses 21 ans, le roi François 1er écrase les Suisses dans la plaine du Pô, à Marignan (aujourd’hui Melegnano, commune de la province de Milan). Cette victoire apporte renommée au roi de France dès le début de son règne.

Avide de gloire et de conquête, le jeune monarque décide de suivre les traces de ses prédécesseurs en marchant sur l’Italie. Dès le mois d’août, il franchit les Alpes avec son armée pour s’emparer du duché de Milan.

Arrivé sur les lieux en septembre, il se heurte aux mercenaires suisses appelés en renfort par le pape.

 

La bataille va se prolonger jusqu’au 14 septembre, se soldant par la victoire du roi de France. François Ier s’empressera alors de demander au seigneur Bayard d’être fait chevalier de ses mains. En une vingtaine d'heures, la bataille de Marignan fait un total d'au moins 16.000 morts.

C'est encore plus qu'à Azincourt, un siècle plus tôt...

Ce triomphe conduira également à la signature d'un traité de « paix perpétuelle » avec les cantons helvétiques.

http://www.repro-tableaux.com/kunst/alexandre_evariste_fragonard/the_battle_of_marignan.jpg

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 23:01

La première bataille de la Marne a eu lieu du 6 au 13 septembre 1914. Elle doit être distinguée de la seconde bataille de la Marne, qui se déroula du 15 au 18 juillet 1918.

 

Au cours de cette première bataille décisive, les troupes franco-britanniques réussissent à arrêter puis repousser les allemands et donc à mettre en échec le plan Schlieffen qui prévoyait l'invasion de la France en six semaines pour ensuite se porter vers la Russie.

 

Durant les premières semaines de la guerre, la progression allemande est fulgurante.

Le 2 septembre, les armées allemandes sont à Senlis, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Un vent de panique s'empare des Français : le gouvernement quitte la capitale pour Bordeaux, imité par 500.000 Parisiens.

L'armée française doit se réorganiser pour stopper l'avancée allemande au nord de Paris. Des taxis permettent de transporter des troupes.

Alors que la situation est critique, Foch décide de passer à l'attaque.

http://memorialdormans.free.fr/FochLaMarne_fichiers/image005.gif

Les taxis de la Marne

Cette offensive verra l'épopée des « taxis de la Marne », organisée depuis la capitale par le général Galliéni, chef du camp retranché de Paris. Cette opération permit d'acheminer rapidement environ cinq mille hommes.

L'état-major français devait trouver une solution rapide pour envoyer des troupes fraîches, pour contenir et détruire les avant-gardes des troupes allemandes à quelques dizaines de kilomètres de Paris.

600 taxis parisiens furent ainsi réquisitionnés pour servir de moyen de transport.

Les taxis de la Marne

 

Voir aussi :

1 août 1914 - Début de la Première Guerre mondiale

21 février 1916 - La bataille de Verdun commence

16 avril 1917 - Défaite sanglante de l'armée française au Chemin des Dames

Chemin de mémoire : la première bataille de la Marne

 


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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 23:01

Encerclé par l'armée prussienne le 1er septembre 1870 lors du siège de Sedan, Napoléon III donne sa reddition dès le lendemain dans une petite ville avoisinante, Donchery.

 

Napoléon III a déclaré la guerre à la Confédération d'Allemagne du Nord le 19 juillet 1870 de façon précipitée, sans prendre la peine de s'assurer le soutien des grands États européens ni de vérifier les dispositions de l'armée.

La France n'est en mesure de mobiliser que 250.000 hommes, sur un front de 250 kilomètres, de Thionville à Bâle. De leur côté, la Prusse et ses alliés d'Allemagne du Sud en alignent immédiatement 800.000 grâce à une organisation bien rodée et à un réseau ferroviaire très dense.

 

Le 1er septembre, l'armée des princes de Prusse et de Saxe encercle Sedan sur laquelle une partie de l’armée française s’était repliée après avoir tenté d’aller soutenir Bazaine à Metz.

Coupée en deux et inférieure en nombre, l’armée ne peut rien contre les Prussiens.

 

http://www.napoleontrois.fr/dotclear/public/Evenements/1870/CarteSedan.JPG

Napoléon III, présent dans la ville, capitule et est fait prisonnier.

Le 2 septembre 1870, les Prussiens reçoivent la capitulation d'une armée française enfermée à Sedan, dans les Ardennes. Ils font 83.000 prisonniers y compris l'empereur Napoléon III qui envoie un simple télégramme à l'impératrice Eugénie : « L'armée est vaincue et captive, moi-même suis prisonnier ».

A Paris, l’Assemblée législative proclamera alors la fin de l'Empire et le début de la IIIème République.

L'empereur s'exilera en Angleterre où il mourra trois ans plus tard.

 

Voir aussi : 19 juillet 1870 - La guerre de 1870 éclate

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 23:01

La Seconde Guerre mondiale débute à proprement parler le 1er septembre 1939 lorsque l'armée allemande (la Wehrmacht) envahit la Pologne grâce à une attaque combinant l'action des blindés et de l'aviation : c'est la « guerre éclair » (Blitzkrieg).

1er septembre 1939 l'Allemagne envahit la Pologne

Après des mois d'escalade, d'annexions et de provocations de la part d’Hitler et de Mussolini, l'Allemagne, rompant les accords de Munich de 1938, envahit la Pologne sans aucune déclaration de guerre préalable.

C'est le début de la Seconde Guerre mondiale... Plus longue et beaucoup plus meurtrière que la première guerre mondiale, avec au total, dans l'ensemble du monde, une cinquantaine de millions de morts.

Le 3 septembre 1939, la France et le Royaume-Uni ne peuvent faire autrement que déclarer la guerre à l'Allemagne.

http://1.bp.blogspot.com/_YFNSOAbEZok/SpxUlz4XftI/AAAAAAAAJ4c/lUr_s9BokqE/s320/WW2+d%C3%A9claration.jpg

Varsovie tombe le 27 septembre 1939 et la Pologne est aussitôt partagée entre l'Allemagne et l'URSS.

 

Voir aussi :

23 août 1939 - Le pacte germano-soviétique

Mai 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe


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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 23:01

La Triple Entente est une alliance qui se forme progressivement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle entre la République Française, le Royaume-Uni et la Russie impériale, par opposition à la Triplice. Elle est la combinaison de plusieurs accords entre les trois pays.

triple alliance triple entente 1914

Une convention militaire a d’abord été signée entre la France et la Russie le 17 août 1892, puis une alliance franco-russe, le 27 décembre 1893.

Le 8 avril 1904, la France et le Royaume-Uni signent l'Entente cordiale, traité de portée surtout symbolique qui marque un rapprochement diplomatique entre les deux pays (définit des zones d'influence concernant les colonies.

 

Le Royaume-Uni, après l'entrevue de Guillaume II et de Nicolas II à Bjorköe en juillet 1905, s'était inquiété d'une tentative de rapprochement de la part de l'Allemagne vis-à-vis de la Russie.

Le Royaume-Uni se décide alors à sortir de son isolement et à régler ses différends avec la Russie.

Cela aboutit à l'accord du 31 août 1907 avec la convention anglo-russe où les deux puissances délimitent leurs zones d'influence, en Afghanistan en Perse et au Tibet.

 

Celui-ci définit les zones d’influences de chacun en Afghanistan et en Iran, mais il permet également aux trois pays de se lier indirectement.

Ces différents accords bilatéraux forment alors la Triple Entente.

Désormais la France est alliée à l’empire russe qui est allié au Royaume-Uni qui est allié à la France.

Lors du conflit qui éclatera sept ans plus tard, cet accord va se révéler fondamental.

 

La Triplice, contraction du terme « Triple Alliance », est le nom donné à la veille de 1914 à l'alliance conclue entre l'Empire allemand, l'Empire austro-hongrois et le Royaume d'Italie.


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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 23:02

Dans la nuit du 24 au 25 août 1944, Paris est libérée par l'action conjuguée de la police parisienne, des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) levées dans la capitale par Rol-Tanguy et de la 2ème division blindée du Général Leclerc (sous l'impulsion de ses éléments avancés commandés par le capitaine Dronne).

 

Paris libéré par lui-même 

L'insurrection, murie depuis de longs mois déjà, débute véritablement après une ultime réunion du Comité Français de Libération Nationale (Présidé par Alexandre Parodi) et du Conseil National de la Resistance de Georges Bidault. Le 18 août 1944, des centaines d'affiches proclamant la mobilisation générale et signé du colonel Rol-Tanguy (chef des FFI pour Paris) appelent le peuple Parisien à la révolte.

Dès le 19 aout, l'insurrection se poursuit par la grève générale de la Police Parisienne, qui occupe la préfecture. Dirigé militairement par le colonel Rol-Tanguy, chef des Forces Françaises de l'Intérieur pour Paris, le soulèvement se poursuit par l'occupation des mairies d'arrondissement et des commissariats. Les premiers drapeaux tricolores sont hissés depuis 4 ans d'occupation.

Toutes les unités FFI entrent en action, harcelant sans cesse les convois Allemands.

Forces Françaises de l'Intérieur Paris Liberation 1944  25 août 1944 Libération de Paris

 

En parallèle, le général Von Choltitz, commandant du Gross Paris, vient de recevoir l'ordre de transformer la capitale Française en champ de ruines. Le consul général de Suède, Raoul Nordling, use de toute son influence auprès de l'officier Allemand pour éviter carnage et destructions.

Le vendredi 25 août 1944, le général Leclerc reçoit à Paris, devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes allemandes.

Débarqué en Normandie à la tête de la 2ème division blindée deux mois plus tôt, il est le premier Français libre à entrer dans la capitale par la porte d'Orléans.

Le général von Choltitz, commandant les troupes allemandes, avait entamé deux semaines plus tôt l'évacuation de la ville en prévision de l'arrivée des alliés.

 

Le Général de Gaulle, chef du Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF)

Il a embarqué le 14 juin en Angleterre à bord du contre-torpilleur La Combattante. Il traverse la Normandie et parvient au château de Rambouillet. Il fait son entrée dans Paris le 25 août par la porte d'Orléans, à bord d'une Hotchkiss noire découverte (après avoir refusé une voiture blindée ayant appartenu à Pierre Laval). Sous les vivats de la foule amassée le long de la route, il rejoint d'abord la gare Montparnasse, où le Général Leclerc reçoit la capitulation du Commandant des forces allemandes de Paris.

http://histoireetculture.unblog.fr/2011/05/11/files/2011/05/librationdeparis.jpeg

De Gaulle s'installe ensuite au ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique, qu'il a quitté en 1940, et y établit le siège de la Présidence du Gouvernement. Il se rend à l'Hôtel de Ville où l'attendent la Municipalité provisoire (Comité Parisien de la Libération), le Comité National de la Résistance et des détachements de combattants.

Après les discours que lui adressent M. Marrane, au nom du Comité Parisien de la Libération, et M. G. Bidault, président du Comité National de la Résistance,le Général prononce une allocution improvisée devant une foule immense.

 

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 23:02

Le pacte Ribbentrop-Molotov

Le pacte germano-soviétique, connu aussi sous le nom de pacte Ribbentrop-Molotov (les deux ministres des Affaires étrangères qui ont négocié l'accord), était constitué de deux parties : un accord économique, signé le samedi 19 août 1939, qui prévoyait que l'Allemagne échangerait des biens manufacturés contre des matières premières soviétiques, et un pacte de non-agression d'une durée de 10 ans, signé le mercredi 23 août 1939, dans lequel l'Allemagne nazie et l'Union Soviétique se promirent de ne pas s'attaquer mutuellement.

Le pacte qui déclencha la Seconde Guerre mondiale

Tard dans la nuit du 23 août 1939, au Kremlin, le commissaire du peuple aux affaires étrangères, Viatcheslav Molotov, et le ministre allemand des affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, signèrent « un pacte de non-agression » (dont l’URSS niera l’existence jusqu’en 1989).

 

Ce pacte permit à l’Allemagne d’attaquer la Pologne sans crainte d’une intervention soviétique. Le 1er septembre, la Wehrmacht envahit la Pologne, suivie le 17 septembre par l’Armée rouge.

 

Rapprochement des dictatures

Les protocoles secrets adoptés au cours de la seconde visite de Ribbentrop à Moscou, le 28 septembre 1939, divisèrent l’Europe orientale en sphères d’influence.

En signant ce « traité d'amitié », les Russes ont volontairement scellé le destin de la Pologne, de la Bessarabie, de la Finlande et des pays baltes, partageant ainsi la responsabilité du déclenchement de la seconde guerre mondiale.

Les deux dictatures se proposent de régler, par voie de négociation bilatérale germano-soviétique, l'agression de la Pologne, le partage de son territoire et la suppression de l'Etat polonais.

Ces protocoles sont suivis de plusieurs accords organisant la collaboration germano-soviétique. Ils sont beaucoup moins connus mais lourds de sens.

 

Le pacte germano-soviétique laisse à penser que l’Allemagne nazie et l’Union soviétique étaient des régimes de même nature. Les points communs entre les deux systèmes totalitaires n'empêchent pas des différences dans leur massacre des élites polonaises. Les Allemands mettent en avant des critères raciaux et les Soviétiques des critères de classes.

 

Ce pacte prend fin le 22 juin 1941 lors de l'attaque de l'URSS par l'Allemagne hitlérienne au cours de l'Opération Barbarossa, ou « Barberousse ».

 

Le 23 septembre 2008, le Parlement européen qui a proclamé le 23 août, jour anniversaire de la signature du pacte germano-soviétique, « journée européenne de commémoration des victimes des crimes du stalinisme et du nazisme ».

 

Liens du jour :

Génocide - Shoah - Holocauste

Totalitarisme

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 23:01

Dès la conférence de Québec (août 1943), un plan américain de débarquement en Provence, complémentaire de celui de Normandie, a été étudié.

15 août 1944 Débarquement en Provence

À l'origine appelée Anvil (enclume en anglais), le nom a été changé en Dragoon par Winston Churchill car il était contre ce débarquement (il déclara y avoir été contraint = dragooned) préférant une percée des troupes déployées sur le front d'Italie vers les Balkans afin de prendre en tenaille l'armée allemande en Europe centrale et d'arriver à Berlin avant les Soviétiques.

Il s'oppose notamment à Charles De Gaulle, qui menace de retirer les divisions françaises du front italien. Les objectifs étaient de libérer Toulon, Marseille puis de remonter le Rhône jusqu'à effectuer la jonction avec les forces de l'opération Overlord débarquées en Normandie.

La ténacité de De Gaulle dans cette opération comme dans d’autres lors de la seconde guerre mondiale a permis à la France d’être indépendante de la Grande Bretagne et des États-Unis après 1945.

15 août 1944 carte Débarquement en Provence

Le débarquement de Provence débute par un parachutage de troupes suivi d’un débarquement sur la côte. Durant la nuit du 14 au 15 août, les commandos français sont débarqués sur les flancs du futur débarquement.

Au total, plus de 94.000 soldats et 11.000 véhicules ont été débarqués le premier jour.

L’opération, engageant plus de 300.000 hommes, est de moindre envergure qu’en Normandie mais elle obtient une avance plus rapide, les nazis ayant envoyé des renforts vers le nord.

 

Les villes de Marseille, Toulon ou même Grenoble, seront libérées en moins de dix jours.

 

Voir la vidéo


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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:02

3ème guerre de religion

La guerre reprend en septembre 1568 après que la régente Catherine de Médicis ait lancé un ordre d'arrestation contre les chefs protestants Condé et Coligny. La noblesse catholique remporte une première victoire sur les protestants à Jarnac le 13 mars 1569, au cours de laquelle est tué le prince de Condé (après qu'il se soit constitué prisonnier), et une autre victoire à Moncontour le 3 octobre 1569.

 

Le 8 août 1570, un édit royal de Charles IX ramène la paix civile.

roi Charles IX 

Pour mettre un terme aux hostilités entre protestants et catholiques, l’édit octroie à nouveau la liberté de culte aux protestants, dans une limite territoriale.

C’est « la paix de Saint-Germain ».

 

Après une troisième guerre entre catholiques et protestants, qui voit la nomination d’Henri de Bourbon (futur Henri IV) comme chef des protestants, la paix de Saint-Germain, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard de Coligny accorde aux protestants une liberté limitée de pratiquer leur culte dans les lieux où ils le pratiquaient auparavant ainsi que dans les faubourgs de 24 villes.

 

Cognac, La Rochelle, Montauban, et La Charité-sur-Loire sont consenties comme places de sûreté aux huguenots.

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:01

De 1561 à 1598, la France souffre des guerres entre la majorité catholique, fidèle au pape et à la dynastie, et la minorité protestante (on dit aussi « réformée »), disciple de Calvin.

1ère guerre de religion (1561-1563)

2ème guerre de religion (1567-1568)

3ème guerre de religion (1568-1570)

4ème guerre de religion (1572-1573)

5ème guerre de religion (1574-1576)

6ème guerre de religion (1576-1577)

7ème guerre de religion (1579-1580)

8ème guerre de religion (1585-1598)

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 23:01

A 8h15, l'avion américain « Enola Gay » piloté par Paul Tibbets lâche la première bombe atomique, « Little Boy », sur la ville Hiroshima, siège du commandement du Japon impérial.

http://www.temoignages.re/IMG/jpg/8-9a-.jpg

L’équipage d’Enola Gay avec Paul Tibbets au centre.

 

Activée par les capteurs d’altitude et ses radars, la bombe explosa à 580 mètres à la verticale de l’hôpital Shima, en plein cœur de l’agglomération, à 170 m au Sud-Est du pont visé, libérant une énergie équivalente à environ 15.000 tonnes de TNT.

Une énorme bulle de gaz incandescent de plus de 400 mètres de diamètre se forma en quelques fractions de secondes, émettant un puissant rayonnement thermique. En dessous, près de l’hypocentre, la température des surfaces exposées à ce rayonnement s’est élevée un bref instant, très superficiellement, à peut-être 4000°C.

Des incendies se déclenchèrent, même à plusieurs kilomètres. Les personnes exposées à ce flash furent brûlées. Celles protégées à l’intérieur ou par l’ombre des bâtiments furent ensevelies ou blessées par les projections de débris quand, quelques secondes plus tard, l’onde de choc arriva sur elles.

Des vents de 300 à 800 km/h dévastèrent les rues et les habitations. Le champignon atomique, aspirant la poussière et les débris, débutait son ascension de plusieurs kilomètres.

Bombe atomique sur Hiroshima

L'explosion provoquera la mort d'environ 100.000 personnes et anéantira complètement la ville dans un rayon de 2 kilomètres. Les radiations continueront à faire de nombreuses autres victimes pendant des années.

 

Cette explosion a été décidée par le président américain Harry Truman pour mettre fin à la Seconde Guerre mondiale.

La cité de Hiroshima fut choisie comme cible, car elle n’avait pas encore subi de raids aériens : elle constituait une zone idéale pour évaluer l’impact de la bombe atomique. Le centre de la ville possédait plusieurs bâtiments en béton armé, de même que des constructions moins solides. En périphérie, les habitations en bois côtoyaient les petits commerces, formant une dense collection de structures légères. Quelques usines s’étaient implantées dans la banlieue. Le risque d’incendie était élevé à Hiroshima : la concentration des bâtiments et les matériaux utilisés étaient propices à une destruction maximale grâce aux effets thermiques de la bombe.

Bombe atomique sur Hiroshima 

 

Le 9 août : Bockscar largue Fat Man sur Nagasaki.

Le 14 août : le conseil impérial accepte la capitulation sans conditions.

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 23:01

Le samedi 1er août 1914, à 4 heures de l'après-midi, tous les clochers de France font entendre un sinistre tocsin.

C'est la mobilisation générale !

Le président Raymond Poincaré a beau préciser que « la mobilisation n'est pas la guerre ! », la plupart des Français se résignent à l'inéluctable. Certains responsables, ultra-minoritaires, espèrent encore y échapper par quelques concessions à l'Autriche-Hongrie.

affiche mobilisation générale

Le même jour, l'Allemagne, déclare la guerre à la Russie.

Ces événements font suite à l'assassinat d'un archiduc autrichien à Sarajevo, le 28 juin 1914.

Le 3 août l'Allemagne déclarera la guerre à la France et le 4 août ses troupes violeront la neutralité de la Belgique. Dans cette cascade désastreuse, l'Angleterre déclare la guerre à l'Allemagne, le 5 août.

Toutes les grandes nations européennes entrent dans le conflit avec l'idée qu'il sera court.

La guerre durera 4 ans et fera 8 millions de morts.

Europe alliances 1914

Voir aussi : 28 juin 1914 - Assassinat d'un archiduc à Sarajevo


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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 23:01

Le dimanche 27 juillet 1214, le roi Philippe Auguste remporte à Bouvines, près de Lille, une victoire écrasante sur les armées de l'empereur allemand Otton IV de Brunswick, (allié du roi d'Angleterre Jean sans Terre) et ses alliés « les coalisés flamands », (le comte Ferrand de Flandre, le duc Henri de Brabant et le comte Renaud de Boulogne).

27 juillet 1214 : Victoire française à Bouvines

Contre toute attente, la bataille se déroule un dimanche, jour du Seigneur

En effet, Otton est l'ennemi du pape. Il a été excommunié et déposé par le souverain pontife au profit de son rival, Frédéric II.

 

Le 27 juillet à midi, Philippe Auguste et ses hommes sont en train de traverser le pont de la petite ville de Bouvines, située entre Tournai et Lille. Quand il apprend, contre toute attente (nous sommes un dimanche, et l'on n'enfreint pas la Loi de Dieu) que son arrière-garde est attaquée par les troupes d'Otton IV.

Le roi de France décide alors de repasser le pont et de riposter.

Le roi de France veut une victoire absolue s'engage lui-même dans la mêlée au risque d'être pris, blessé, tué peut-être. Sa fougue redouble l'ardeur de ses hommes.

Les deux camps s'affrontent donc de midi jusqu'au coucher du soleil et face à la débâcle des ses troupes, Otton préfère fuir plutôt que d'être capturé. Ses alliés, les comtes de Flandres, de Boulogne et de Salisbury sont faits prisonniers.

Pour la France la victoire est totale : elle écarte définitivement la coalition et confère au règne de Philippe Auguste une justification divine.

http://www.earlyblazon.com/earlyblazon/images/carte/events/bouvines.gif

 

Le dimanche 27 juillet est une grande date de l'histoire de la France

Certains historiens considèrent qu’il s’agit d’un fait marquant l'émergence de la Nation française. Cette victoire hisse en effet la monarchie capétienne au premier plan de la scène européenne. Elle est d’ailleurs accueillie par le peuple de France avec fierté et donne lieu aux premières manifestations d'orgueil national.

 

Lien du jour : Anniversaire de la bataille de Bouvines

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 23:01

 

Ce lundi 23 juillet 1945, une chaleur accablante s'est abattue sur Paris.

Inculpé de crime de haute trahison pour avoir collaboré avec l'Allemagne de 1940 à 1945, le maréchal Philippe Pétain comparaît devant la Haute Cour de justice créée le 18 novembre 1944.

ouverture du procès Pétain

Le procès se déroula dans la première Chambre de la Cour d'Appel de Paris. La salle est certes trop exiguë pour contenir l'assistance prévue (en particulier la presse), mais choisie après de longues hésitations pour des raisons de sécurité.

Un appartement avait été aménagé pour le Maréchal dans le cabinet du greffier et le vestiaire des magistrats. Quelques pas seulement séparaient ainsi l'accusé de la salle d'audience.

 

Il est 13h00 quand le procès de Pétain s’ouvre.

Après la lecture par le greffier de l'acte d'accusation, qui retient les griefs d'attentat contre la sûreté intérieure de l'Etat et d'intelligence avec l'ennemi, après lecture d'un complément par Mornet, après l'appel des témoins et au moment où l'interrogatoire va commencer, Pétain demande la parole pour lire une déclaration :

 

« C'est le peuple français qui, par ses représentants, réunis en Assemblée Nationale, le 10 juillet 1940, m'a confié le pouvoir. C'est à lui seul que je suis venu rendre des comptes. La Haute-Cour, telle qu'elle est constituée, ne représente pas le peuple français, et c'est à lui seul que s'adresse le Maréchal de France, chef de l'Etat.

Je ne ferai pas d'autre déclaration

Je ne répondrai à aucune question. Mes défenseurs ont reçu de moi la mission de répondre à des accusations qui veulent me salir et qui n'attaquent que ceux qui les profèrent... »

 

Pétain sera condamné à mort le 15 août et démuni de tous ses biens.

Le jugement de la haute Cour de Justice est rendu le 15 août 1945 : frappé d'indignité nationale, Pétain est déchu de son titre de maréchal de France, il est dépouillé de son uniforme à la fin de son procès, radié de l'Académie française, condamné à la confiscation de ses biens et surtout à la peine de mort.

 

Usant de la grâce présidentielle, le général de Gaulle commue la peine de ce vieil homme de 89 ans en détention à perpétuité (Vainqueur de Verdun).

Emprisonné dans un premier temps dans les Pyrénées, Pétain est transféré en novembre 1945 sur l'Île-d'Yeu, il y mourra le 23 juillet 1951 (à 95 ans).

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 23:01

La guerre franco-prussienne de 1870-1871 est une guerre dont on parle peu.

Elle a été supplantée par les deux guerres mondiales plus récentes et beaucoup plus meurtrières.

 

Contexte de la guerre franco-prussienne

En 1870, Bismarck ministre de son roi Guillaume 1er a pour objectif de soumettre tous les états allemands à la Prusse. Pour réaliser cette unification il cherche à éveiller le patriotisme des allemands du sud et à les pousser à s'unir avec ceux du nord dans une grande cause commune.

Le trône d'Espagne laissé vacant par la reine Isabelle II, exilée en France après une révolution, est proposé par le gouvernement provisoire espagnol du général Prim à Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, petit-cousin du roi de Prusse.

Une même famille aurait alors régné sur l'Espagne et sur la Prusse, la France se sentant bientôt menacée d'une sorte de reconstitution de l'empire de Charles-Quint.

Otto Eduard Leopold von Bismarck - Schönhausen

Otto Eduard Leopold von Bismarck-Schönhausen

 

Bismarck provoque la guerre

Tout d’abord, les démarches de plusieurs pays amènent Léopold de Hohenzollern à renoncer au trône d'Espagne.

Mais Napoléon III poussé par des extrémistes et pensant qu'un succès fortifierait l'empire français, se laisse entraîner à demander au roi de Prusse de promettre qu'une nouvelle candidature au trône d'Espagne par un de ses parents soit désormais interdite.

Guillaume premier qui est "aux bains" à Ems refuse d'accéder à cette demande et annonce par dépêche son refus à Bismarck.

Celui-ci, qui a besoin d’une guerre pour renforcer l’unité Prussienne et aboutir au IIème Reich, falsifie la dépêche d'Ems qu'il vient de recevoir de son souverain, en lui donnant un sens outrageant pour la France, pour provoquer Napoléon III.

 

La France se sentant humiliée à la suite à la dépêche d'Ems déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870. Toute l'Allemagne s'unit alors pour défendre la Prusse attaquée, le plan de Bismarck est une totale réussite.

Napoléon III, loin d’avoir la clairvoyance de son oncle, réagit donc vivement alors que son armée n’est pas prête. L'alliance germano-prussienne mobilise 800.000 hommes contre seulement 250.000 pour la France.

guerre de 1870

 

La guerre de 1870 sera expéditive

Le 2 septembre, l’armée des princes de Prusse et de Saxe encercle Sedan où une partie de l’armée française s’était repliée. Coupée en 2 et inférieure en nombre, l’armée française ne peut rien contre les Prussiens : Napoléon III capitule et est fait prisonnier.

A Paris, l’Assemblée législative proclamera alors la fin de l’Empire et le début de la IIIième République. Les armées prussiennes marcheront ensuite sur Paris.

Le 28 janvier 1871, Paris capitule.

Le traité de paix est signé à Francfort le 10 mai 1871. La France abandonne l'Alsace, la partie nord-est de la Lorraine et est condamnée à verser une contribution de guerre de 5 milliards de francs or.

 

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