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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 23:10

Le 19 avril 1943, les 60.000 juifs qui subsistent dans le ghetto de Varsovie se soulèvent contre les SS du général Jürgen Stroop, qui a reçu d’Hitler l'ordre de les exterminer.

 

Sans espoir de survie, encore moins de victoire, ils vont tenir tête héroïquement aux soldats et SS allemands jusqu'au 16 mai 1943. Tous seront dirigés vers les camps d'extermination sauf 7.000 d'entre eux, morts les armes à la main ou qui se seront suicidés comme leur chef, le jeune Mordechai Alinewicz.

 

Le ghetto de Varsovie

En novembre 1940, quelques mois à peine après l'invasion allemande, les Juifs de la capitale polonaise et des environs, au nombre d'environ un demi-million, sont regroupés dans un quartier transformé en ghetto et isolé du reste de la ville par des barrières, des murs et des façades aveugles.

Le quartier étant coupé en deux par une artère, les Juifs passent d'un côté à l'autre par une passerelle. Le ghetto occupe 300 hectares, soit une densité d'environ 150.000 habitant/km2 (c'est quatre à cinq fois plus que le maximum observé dans une ville normale).

Les habitants se voient accorder par l'occupant une ration quotidienne de 184 calories. C'est dix fois moins que le minimum indispensable au maintien en bonne santé.

plan ghetto de Varsovie  passerelle ghetto de Varsovie

La révolte

Le 19 avril 1943, quand 850 soldats allemands pénètrent en force dans le ghetto pour liquider celui-ci, les résistants les attendent de pied ferme, barricadés dans leurs bunkers et leurs caves. Au nombre de 3.000 environ, ils sont regroupés principalement dans l'Organisation des Combattants Juifs, commandée par Mordechai Anilewicz, et l'Union Juive Armée de Pawel Frenkiel. 600 seulement disposent d'armes à feu.

19 avril 1943 Soulèvement du ghetto de Varsovie

Les hommes d'Anilewicz se cachent dans tout le ghetto cependant que ceux de Frenkiel tentent d'arrêter les Allemands à l'entrée du quartier.

Le général SS Jürgen Stroop, qui dirige l'opération, est pris de court par la rébellion. Il fait venir 2000 hommes et des chars en renfort. Dès lors, les Allemands vont incendier systématiquement les immeubles et propulser du gaz dans les souterrains pour en déloger les résistants, immeuble par immeuble, cave par cave. Ces derniers, malgré le déluge de moyens déployé par l'ennemi, vont tenir pendant un mois.

 

6.000 Juifs trouvent la mort dans les combats ou se suicident (c'est le cas de Mordechai Alinewicz, le 8 mai 1943), 7000 sont fusillés sur place. Les autres sont déportés. Une poignée de miraculés vont échapper à la mort en s'enfuyant par les égoûts.

 

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 23:02

 

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, la Norvège attire l'attention des belligérants. En effet, ce pays se situe en mer du Nord à un carrefour maritime stratégique, ses fjords peuvent abriter une flotte importante et, par le port de Narvik, transite le minerai de fer de Laponie suédoise fort utile à l'industrie de guerre allemande.

 

La campagne de Norvège 9 avril - 10 juin 1940

Le mardi 9 avril 1940, les armées d’Hitler envahissent la Norvège et le Danemark.

L'opération « Weserubung » est lancée par les troupes allemandes à 2h15 en Norvège et à 5h20 au Danemark. Le roi danois, Christian X, ordonne immédiatement le cessez-le-feu à ses troupes.

En Norvège la population résiste à l'invasion et des croiseurs allemands sont coulés.

Soldats danois le 9 avril 1940

Soldats danois le 9 avril 1940.

Un contingent franco-britannique leur viendra en aide à partir du 19, permettant de mettre à l’abri la flotte marchande. Hitler justifie cette invasion en proclamant : « L'Allemagne occupe le Danemark et la Norvège pour les protéger des Alliés et faire respecter leur neutralité jusqu'à la fin du conflit ».

 

En fait, les deux pays bénéficieront jusqu’en 1943 d’une occupation moins violente que dans de nombreux pays. Le Danemark parviendra à faire passer de nombreux juifs en Suède pour les protéger de la déportation.

La campagne alliée prend fin le 10 juin 1940.


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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 00:01

Le 19 mars 1962, à midi, prend officiellement effet un cessez-le-feu qui met fin à huit ans de guerre en Algérie.

La veille, le gouvernement français a cédé au gouvernement provisoire de la république algérienne ses pouvoirs sur l'Algérie et le Sahara.

19 mars 1962 - Cessez-le-feu en Algérie

Un double référendum vient bientôt conforter cette décision. Le 8 avril 1962, les Français de métropole approuvent à plus de 90% le choix du général de Gaulle. Le 1er juillet 1962, les Algériens se prononcent encore plus massivement pour l'indépendance de leur pays.

 

L'indépendance devient effective le 3 juillet 1962. Le 4 juillet, Ahmed Ben Bella s'installe à Alger en qualité de président de la nouvelle république. Le 5 juillet, l'indépendance est officiellement proclamée.

 

Pourtant, le cessez-le-feu du 19 mars est loin d'aboutir à un retour au calme immédiat. Les combats et les massacres se prolongent jusqu'au 3 juillet et redoublent même de violence. Leurs principales victimes sont les Pieds-noirs et les harkis, touchés par les représailles du FLN (Front de libération nationale).

 

L'OAS (Organisation de l'Armée Secrète), créée en 1961 en réaction au «lâchage» de l'Algérie par le général de Gaulle, multiplie les attentats aveugles après le cessez-le-feu. Elle est responsable d'environ 2.400 assassinats de Français et surtout d'Algériens.

 

Le 26 mars 1962, des tirailleurs algériens de l'armée française font plus de cinquante morts en tirant à Alger sur une foule pacifique de manifestants européens. Ce massacre de la rue d'Isly et celui du 5 juillet 1962, à Oran, accélèrent la fuite des Pieds-Noirs et Juifs sépharades vers la France, où ils débarquent avec leurs valises pour seuls biens.

 

Voir aussi : 18 mars 1962 - Accords d'Évian

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 00:17

 

Le 10 février 1947 marque la signature du Traité de Paris entre :

les Alliés, vainqueurs du dernier conflit mondial (URSS, États-Unis, Royaume-Uni, France, Pologne, République fédérale populaire de Yougoslavie, Tchécoslovaquie et Royaume de Grèce),

d'une part, et d'autre part :

les puissances européennes anciennement affiliées à l'Allemagne nazie (Italie, Royaume de Roumanie, Hongrie, République populaire de Bulgarie et Finlande).

Par ce traité, ces derniers s'engagent à rétribuer les territoires conquis aux premiers et à leur verser des indemnités, tout en renonçant définitivement à l'arme nucléaire.

Signature du traité de Paris

 

L'Italie abandonnait :

- Tende et La Brigue à la France,

- Zara (Zadar) et la majeure partie de l'Istrie à la Yougoslavie (tandis que Trieste devenait une ville libre neutre),

- l'archipel du Dodécanèse à la Grèce,

- toutes ses possessions africaines (Libye, Érythrée, Somalie).

 

Elle payait aussi :

- 100 millions de dollars à l'URSS,

- 125 millions de dollars à la Yougoslavie,

- 105 millions de dollars à la Grèce,

- 25 millions de dollars à l'Abyssinie,

- 5 millions de dollars à l'Albanie.

 

La Roumanie

- récupérait la Transylvanie septentrionale qu'un arbitrage de Hitler avait transféré en 1940 à la Hongrie,

- abandonnait la Bessarabie (dont l'essentiel forme l'actuelle Moldavie) et la Bucovine du nord à l'URSS,

- abandonnait la Dobroudja du sud à la Bulgarie.

- payait une indemnité de 800 millions de dollars à l'URSS.

 

La Hongrie

- était ramenée à ses frontières du 1er janvier 1938 (moins trois villages dans le Győr-Moson-Sopron, transférés à la Tchécoslovaquie),

- payait une indemnité de 300 millions de dollars à l'URSS,

- payait aussi 100 millions de dollars à la Yougoslavie et à la Tchécoslovaquie.

 

La Bulgarie

- conservait la Dobroudja du sud qu'un arbitrage de Hitler lui avait transféré en 1940,

- payait 25 millions de dollars à la Yougoslavie,

- payait 45 millions de dollars à la Grèce.

 

La Finlande

- abandonnait la Carélie méridionale avec Vyborg (qu'elle avait du céder après l'attaque soviétique de 1940), ainsi que les régions de Petsamo et de Salla,

- payait une indemnité de 300 millions de dollars à l'URSS,

- laissait à l'URSS l'usage de la presqu'île de Hangö (Hanko) pour que celle-ci puisse y établir une base militaire.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 00:01

Le 3 février 1954 commence le siège du camp retranché de Diên Biên Phu, dans la région montagneuse du haut Tonkin, près de la frontière avec le Laos.

 

Un siècle de présence française en Indochine va se terminer dans cette cuvette où le général Henri Navarre a concentré 15.000 hommes, avec l'objectif de desserrer l'étau des communistes vietnamiens sur le riche delta du Tonkin.

 

A l'extérieur de la cuvette, plus de 30.000 soldats aux ordres du général Vo Nguyên Giap sont prêts à assaillir l'occupant français. Le siège prendra fin le 7 mai avec une écrasante victoire des partisans de Hô Chi Minh.

 

La défaite de Diên Biên Phu marque la fin de la présence française en Indochine. Le retrait français sera définitivement scellé lors de la signature des accords de Genève, le 21 juin.

La bataille aura fait 3.000 morts et disparus dans le camp français ainsi que 4.000 blessés. 10.000 hommes sont faits prisonniers et vont subir un long calvaire dans la jungle, humiliés de toutes les façons possibles par les vainqueurs. Seuls 3.300 seront libérés, épuisés, en septembre 1954. Du côté vietnamien, les chiffres sont plus incertains. Il y aurait eu 20.000 à 30.000 tués et blessés.

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 00:01

Encerclées dans Stalingrad (l'actuelle Volgograd) depuis la fin novembre 1942, les troupes de la VIe armée allemande de Friedrich Von Paulus se rendent à l'armée rouge.

 

Le froid de plus en plus rigoureux et les munitions de plus en plus rares finissent par décourager définitivement les soldats d'Hitler. Ce dernier a interdit à Von Paulus de se rendre. Il l'a fait élever au rang de maréchal du Reich le 25 pour l'empêcher de capituler. Mais en vain.

Le 31 janvier 1943, le maréchal Friedrich Paulus signe la capitulation du secteur sud de la ville. Le 2 février, c'est au tour du secteur nord de cesser toute résistance.

90.000 allemands sont morts de froid et de faim au cours du siège de Stalingrad.

 

Un tournant dans la guerre contre l’Allemagne

La victoire des Soviétiques, trois mois après celle des Britanniques à El Alamein, soulève un immense espoir dans les pays soumis à l'occupation allemande. En démontrant la vulnérabilité des armées allemandes, la bataille de Stalingrad marque un tournant dans la Seconde Guerre mondiale.

Les troupes Soviétiques passent alors à la contre offensive et progressent à leur tour (occupation de l’Ukraine, libération de Leningrad en janvier 1944)

La bataille de Stalingrad marque, un tournant dans la Seconde Guerre mondiale qui augure, d’une possible résistance : la victoire des troupes alliées sur le nazisme se dessine.

 

De nombreux collaborateurs du régime de Vichy deviendront « résistants » après la défaite de l’Allemagne à Stalingrad et l’avancée de troupes soviétiques.

les Allemands capitulent à Stalingrad

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 00:07

Du 30 janvier au 8 février 1944, le gouvernement provisoire du général de Gaulle organise à Brazzaville, capitale de l'AEF (Afrique Équatoriale Française), une réunion destinée à rétablir son autorité dans les colonies françaises d'Afrique.

gaulle-conference-brazzaville-1944

Le chef de la France Libre prononce à cette occasion un discours où il énonce sa vision de la vocation coloniale de la France et écarte toute idée d'indépendance pour les colonies :
« En Afrique française comme dans tous les autres territoires où des hommes vivent sous notre drapeau, il n'y aurait aucun progrès qui soit un progrès, si les hommes, sur leur terre natale, n'en profitaient pas moralement et matériellement, s'ils ne pouvaient s'élever peu à peu jusqu'au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. C'est le devoir de la France de faire en sorte qu'il en soit ainsi ».

Le gouverneur Félix Éboué, petit-fils d'esclave originaire de Guyane, qui s'est rallié dès 1940 au général de Gaulle, figure parmi les principaux inspirateurs du discours.

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 00:01

Le samedi 27 janvier 1945, les troupes soviétiques découvrent le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, à l'ouest de Cracovie (Pologne).

Libération du camp d'Auschwitz-Birkenau 

En janvier 1945, l'armée rouge approche d'Auschwitz. On commence à entendre le canon ; les nazis décident d'évacuer le camp.

Le 18 janvier, les déportés rassemblés par les S.S. sont jetés sur les routes. Les terribles marches de la mort commencent alors : à pied ou dans des wagons à ciel ouvert, les déportés sont transportés vers les camps encore en activité.

Les nazis évacuèrent du camp 58.000 prisonniers encore capables de marcher. Ils laissèrent derrière eux plus de 7.000 prisonniers malades ou invalides, persuadés qu'ils ne survivraient que très peu de temps.

 

Le 27 janvier, les libérateurs soviétiques découvrent le camp d'extermination, ils sont accueillis par 7.650 détenus survivants et ont la révélation de la Shoah.

Les journaux du lendemain restent néanmoins muets sur cet événement et l'opinion publique mondiale ne prendra la mesure de la tragédie que bien après la fin de la Seconde Guerre mondiale !

Libération du camp d'Auschwitz-Birkenau

Le complexe concentrationnaire d'Auschwitz était constitué de trois camps :

Auschwitz I camp principal ;

Auschwitz II, ou Birkenau, ouvert le 8 octobre 1941 en tant que camp d'extermination ;

Auschwitz III ou Monowitz, ouvert le 31 mai 1942 en tant que camp de travail.

 

Pour commencer, en 1941, les Allemands ouvrent une prison pour les résistants polonais dans une ancienne caserne d'Auschwitz (Oświęcim en polonais). Dans ce premier camp périrent près de 70.000 personnes, au début des prisonniers de guerre et des opposants politiques polonais et soviétiques ; ensuite des Juifs et des résistants de toutes nationalités.

Ensuite, des baraquements en bois, près du village voisin de Birkenau (Brzezinka en polonais), reçoivent les déportés destinés à une mort immédiate.

Un troisième camp reçoit comme le premier les prisonniers destinés au travail forcé. La plupart sont affectés dans une usine chimique de la firme IG Farben.

 

Ces trois camps étaient complétés par une cinquantaine de « petits » camps dispersés dans la région et placés sous la même administration.

 

« Usine de la mort »

Au printemps 1943, le camp d'Auschwitz-Birkenau s'étant équipé de quatre énormes chambres à gaz, chacune associée à un four crématoire, il devient le principal lieu d'extermination des Juifs alors qu'environ 80% des victimes de la Shoah ont déjà été tuées !

Vers Auschwitz vont être envoyés en particulier les déportés français, à partir du camp de transit de Drancy, au nord de Paris.

 

Auschwitz connaît une pointe d'activité à la fin de la guerre, avec l'extermination précipitée des Juifs de Hongrie. Dans le camp, où sévissent 3.000 SS sous la férule de Rudolf Hoess, on arrive en 1944 à exterminer et brûler les malheureux au rythme de 6.000 par jour. Un médecin diabolique, Josef Mengele, se rend célèbre en pratiquant des expériences insoutenables sur les déportés à des fins scientifiques.

A peu près d’un million de Juifs sont morts à Auschwitz-Birkenau, auxquels s'ajoutent environ 200.000 non-Juifs.

 

Voir aussi :

27 janvier - Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité

20 janvier 1942 - Les nazis adoptent la solution finale

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 00:02

Malgré les conflits internes entre différents chefs, Jean Moulin parvient à unifier les trois plus grands mouvements de Résistance français.

Le mardi 26 janvier 1943, il fonde le Mouvements Unis de la Résistance (MUR), qui comprend les mouvements « Combat », d’Henri Frenay, « Franc-Tireur », de Jean-Pierre Levy et « Libération-Sud » d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie.

 

La fondation des MUR marque une étape essentielle dans l’unité de la résistance. De fait, les trois mouvements acceptaient de fusionner l’ensemble de leurs services, à l’exception de la presse (chaque formation conserve son journal clandestin), ce qui devait permettre d’accroître la rationalisation et la coordination des activités clandestines.

 

Puis viendra la création du Conseil National de la Résistance (CNR) qui se réunit le 27 mai 1943 rue du Four à Paris.

Le lundi 29 novembre 1943, sont créées les Forces Françaises de l'Intérieur.

Elles regroupent les différents groupes de résistance à l'occupant nazi en vue du futur combat aux côté des Alliés qui préparent leur débarquement en Normandie.

 

Voir aussi : 8 juillet 1943 - Mort de Jean Moulin

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 00:04

Le mardi 20 janvier 1942, la conférence de Wannsee, dans la banlieue de Berlin, réunit 15 hauts responsables nazis et des officiers SS sous la présidence de Reinhard Heydrich.

Reinhard Heydrich était l'adjoint d'Heinrich Himmler et directeur de l'Office central de sécurité du Reich (Reichssicherheitshauptamt).

 

La réunion a pour objectif de débattre sur « la solution finale de la question juive ».

Les hauts fonctionnaires du Parti nazi et de l'administration allemande se réunissaient dans une villa réquisitionnée par l'Office central de sécurité du Reich, au bord du lac de Wannsee.

La « Solution finale » était le nom de code nazi pour la destruction délibérée, programmée, des Juifs d'Europe. La Conférence de Wannsee détermina la façon dont la solution du « problème juif » selon Hitler, par des assassinats de masse, serait transmise aux ministères et fonctionnaires concernés.

Il est décidé que les juifs d'Europe en état de travailler seront transférés dans des camps de travaux forcés. Pour ceux incapables de travailler, l'élimination pure et simple est décrétée. Certains camps seront bientôt essentiellement consacrés à cette extermination de masse : Belzec, Sobibor, Treblinka puis Auschwitz.

Le génocide du peuple juif est clairement amorcé.

 

La signification véritable de cette Conférence de Wannsee, reste débattue par les historiens.

S'agissait-il de coordonner et de discuter de la mise en œuvre de la « Solution finale » entre les grandes administrations allemandes, ou d' « officialiser » une décision qui avait été prise précédemment ?

La plupart des participants avaient déjà conscience du fait que le régime national-socialiste s'était engagé dans les meurtres de masse des Juifs. Certains avaient eu connaissance des actions des Einsatzgruppen (unités mobiles d'intervention) : au moment de la conférence de Wannsee, au moins 50.000 Juifs avaient déjà été assassinés en Europe orientale ou dans les Balkans.

 

Parmi les participants il n'y eut aucune opposition à la politique prévue.

Heydrich annonça que la « Solution finale » s'appliquerait à tous les Juifs d'Europe, et qu'elle concernerait environ 11 millions de Juifs.

Les Lois de Nuremberg servant à déterminer qui était juif. « Sous bonne surveillance, les Juifs devraient être (…) transportés à l'Est », annonça Heydrich, « et affectés à un travail approprié… Les Juifs valides, séparés selon leur sexe, seront emmenés dans ces régions pour y travailler à la construction de routes, et la plupart d'entre eux seront éliminés naturellement. Il faudra traiter les survivants convenablement ».

Les discussions portèrent seulement sur le sort des demi-Juifs et des conjoints d'aryens. Cette question ne fut d'ailleurs pas tranchée complètement.

 

Plus de 6 millions d'entre eux périront dans les camps de la mort.

http://www.crdp-reims.fr/memoire/enseigner/natzweiler_struthof/images_struthof/carte_camps.jpg

 

 

Voir aussi :

11 avril 1945 - Les Américains libèrent le camp de Buchenwald

27 janvier - Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité.

Définitions des termes "Génocide - Shoah - Holocauste"

 

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 00:01

Le 15 décembre 1941, 75 otages juifs et communistes sont fusillés au mont Valérien.

Parmi les victimes figure Gabriel Péri, 39 ans, ancien journaliste au quotidien du parti communiste, « L'Humanité ».

 

Le mont Valérien est une colline culminant à 162 mètres, située en Hauts-de-Seine sur les communes de Suresnes, Nanterre et Rueil-Malmaison, quelques kilomètres à l'ouest de Paris. Sa partie supérieure est occupée par la forteresse du Mont-Valérien, construite à partir de 1841.

carte Mont-Valérien

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Mont-Valérien est utilisé par les Allemands comme lieu d'exécution de résistants et d'otages. Les condamnés sont fusillés dans la clairière située en contrebas. Entre 1940 et 1944, un millier d’otages et prisonniers ont été exécutés au Mont Valérien.

 

Adossé au rempart sud de la forteresse, le Mémorial de la France combattante, inauguré le 18 juin 1960 par le général de Gaulle, fut érigé en l'honneur de tous les morts de la Seconde Guerre mondiale.

Mémorial de la France combattante Mont-Valérien

Liens du jour :

Le site du Mont-Valérien

Chemin de la mémoire - Le Mont-Valérien

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 00:04

Le dimanche 7 décembre 1941, la flotte américaine du Pacifique était au repos, ses matelots étaient pour beaucoup en permissions... journée s'annonçait paisible.

Au matin, des nuées d'avions japonais attaquent par surprise, sans déclaration de guerre préalable, la base américaine de Pearl Harbor située sur l’île Hawaïenne d’Oahu.

7 décembre 1941 Pearl Harbor 

L'amiral Yamamoto a voulu détruire préventivement la flotte américaine pour permettre au Japon de poursuivre la conquête de l'Asie.

Ses pilotes ont été entraînés en secret et leurs avions équipés de torpilles spéciales capables de plonger dans les eaux très peu profondes de la rade américaine.

 

Le jour venu, la flotte nippone, forte de 6 porte-avions, 423 avions et 27 sous-marins, s'approche à 500 km de l'archipel sans être repérée par les radars.

Le code de déclenchement de l'attaque est « Tora, Tora, Tora » (Tigre en japonais).

 

À 7h 40, une première vague d'assaut pique vers les navires rangés dans la rade (90 au total!).

Une deuxième vague frappe la base à 9h 45. En deux heures, les Japonais détruisent ou endommagent huit cuirassés ainsi que 3 croiseurs, 3 destroyers et 4 navires auxiliaires.

 

188 avions sont aussi détruits. Au total 2403 marins américains sont tués. Du côté des assaillants, les pertes sont très faibles (29 avions, 55 tués).

Fort heureusement, les trois porte-avions de la flotte américaine du Pacifique n'étaient pas présents sur les lieux. D'autre part, six des huit cuirassés attaqués sont rapidement remis en service.

7 décembre 1941 Pearl Harbor

 

Franklin Roosevelt, président des États-Unis, était partisan d'une intervention dans le second conflit mondial. Il avait fait voter la loi prêt-bail en juin 1941, afin de fournir des armes à la Grande-Bretagne, tandis qu'une partie de son opinion publique restait isolationniste.

L'attaque de Pearl Harbor cause un tel choc, que le Congrès constatant « l'état de guerre » déclare la guerre aux forces de l'Axe (Allemagne nazie, Japon, Italie fasciste), le 8 décembre 1941.

 

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 00:01

Le Breton Nominoë, comte de Vannes et gouverneur de Bretagne, bat les troupes du roi Carolingien Charles le Chauve à Ballon près de Redon. Pour le roi cette défaite marque l'échec de la conquête de la Bretagne. Celle-ci deviendra bientôt indépendante du royaume et le restera pendant près de 7 siècles.

Charlemagne a le plus grand mal à soumettre les Bretons malgré la victoire du comte Wido sur les chefs locaux en 799. Son fils Louis le Pieux confère au chef breton Nominoë le titre de duc dans l'espoir de se l'attacher. Mais Nominoë ne tarde pas à se soulever contre les Francs.

 

Charles le Chauve, fils de Louis le Pieux, à qui le traité de Verdun (843) avait reconnu la possession de la Gaule, veut en finir avec Nominoë et s'avance jusqu'au delà de la Vilaine avec une forte armée. La rencontre a lieu le 22 novembre 845 à Ballon, près de Bains-sur-Oust.

 

La bataille

Nominoë attire le Roi au confluent marécageux de l'Oust et de l'Aff, non loin de l'abbaye de Ballon. Il s'agit d'un véritable chausse-trape, où les Bretons exploitent leur connaissance des marécages pour vaincre les Francs. Charles le Chauve est battu par Nominoë.

 

L’année suivante, Charles le Chauve désire prendre sa revanche : nouvelle victoire de Nominoë. Charles le Chauve reconnaît alors l'indépendance de la Bretagne. Nominoë est couronné roi de Bretagne à Dol, en 848.

Par sa politique et ses victoires, Nominoë donna à la Bretagne son unité géographique, des institutions durables et une indépendance qui allait perdurer, avec des hauts et des bas, jusqu'en 1532.

http://kounbreizh.free.fr/images/nominoe.a3.jpg

Statue érigée en l'honneur du roi Nominoë à BAINS-sur-OUST.

 

Lien du jour : Histoire de la Bretagne

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 00:06

 

Le 8 novembre 1942, les troupes aliées débarquent en Afrique du Nord : au petit matin, 75.000 soldats anglais et américains débarquent sur les côtes du Maroc et de l'Algérie.

C'est l'opération « Torch » menée par le commandant anglais Cunningham et le général américain Dwight Eisenhower.

Au même moment François Darlan, le second de Pétain, se trouve à Alger. Il exhorte les français d'Afrique du Nord, fidèles au régime de Vichy, à résister face à l'invasion des alliés.

http://penzinipilote.chez-alice.fr/cartes/galeriecarteb/images/debarquement_allie_afn.jpg

 

Ce débarquement marque le tournant de la Seconde Guerre mondiale sur le front occidental, conjointement avec les victoires britanniques d'El Alamein et soviétique de Stalingrad.

La prise d'Alger se fait en un jour grâce à la résistance française, alors qu'à Oran et au Maroc, les généraux de Vichy accueillent les Alliés à coups de canon, tout en livrant le Protectorat français de Tunisie aux Allemands sans aucune résistance, déclenchant ainsi la campagne de Tunisie.

 

Darlan signera peu après la reddition d'Alger. En représailles, l'Allemagne envahira le sud de la France, la zone libre, le 11 novembre.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 23:01

Énergique et ambitieux, le jeune roi anglais profite de la folie du roi Charles VI pour dénoncer la trêve conclue en 1396.

Le 25 octobre 1415, la « fleur de la chevalerie française » est anéantie à Azincourt, au nord de la Somme, par les archers et les piétons du roi d'Angleterre, Henri V de Lancastre (28 ans).

carte bataille d'Azincourt

L'armée française est écrasée par les troupes anglaises du roi Henri V à Azincourt, au nord de la Somme.

Le champ de bataille était situé sur 900 mètres de terrain découvert, coincés entre deux bois, ce qui empêchait les grandes manœuvres et joua en faveur d'Henri V.

La bataille débuta à 11 heures du matin. Les Français étaient lourdement armés (leurs armures ne pesaient plus de 20 kg) et progressaient difficilement sur le sol boueux. Les archers ennemis étaient équipés d'arcs performants, avec une portée supérieure à 200 mètres. Ils étaient, protégés par une ligne de défense constitués de pieux.

Bien qu'en supériorité numérique (50.000 contre 15.000 anglais) les Français sont trop désorganisés.

http://www.histoirdefrance.fr/images/image196.gif

Plus les Français avançaient, plus ils s’embourbaient, si bien que certains n'avaient plus la force de lever leurs armes. Henri V a décidé de profiter de cet avantage et à lancer ses archers, plus légèrement équipés, à l'assaut de l'adversaire. Ce fût le début d'un véritable massacre.

Plus de 6000 soldats français ont perdu la vie à Azincourt contre 400 Anglais.

De nombreux chevaliers sont faits prisonniers.

Azincourt est l'une des batailles les plus meurtrières du moyen-âge. Suite à cette victoire, Henri V s'emparera de la Normandie.

 

Voir aussi : 5 août 1392 - Charles VI sombre dans la folie

 

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 23:01

Giuseppe Garibaldi tente de s'emparer de l'état pontifical protégé par Napoléon III depuis le décret du 15 septembre 1864 signé avec le roi Victor-Emannuel II.

Les troupes françaises interviennent et le Pape Pie IX obtient la protection de la France pour encore trois ans.

Le 3 novembre 1867 à Mentana, les "Chemies Rouges" de Garibaldi sont mises en déroute par la bravoure des Français et des soldats pontificaux armés du redoutable chassepot à longue portée.


plan du Vatican

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 23:01

Les guerres de religion opposant les catholiques et les protestants durent en France depuis 1562. Le roi Henri III de Navarre (né Henri de Bourbon) est l’héritier de la couronne de France (futur Henri IV), et par ailleurs le chef du parti protestant. Le roi de France étant Henri III, son beau-frère et cousin.

 

Le 20 octobre 1587, Henri de Navarre bat les ligueurs catholiques commandés par le duc de Joyeuse lors de la bataille de Coutras (Gironde), malgré des effectifs inférieurs.

http://www.henri-iv.culture.fr/medias/communs/images/grand_format/0/104_4.jpg 

Après un début de bataille qui donne l'avantage aux catholiques, Henri de Navarre utilise l'artillerie et la cavalerie, gardées en réserve. L'armée royale fléchit.

En effet, le duc de Joyeuse lance sa charge de loin, au grand galop. Quand il arrive au contact, ses chevaux sont épuisés, et ses escadrons de lanciers ont perdu leur cohésion, perdant toute efficacité.

C'est un corps-à-corps qui s’engage, dans lequel Henri de Navarre fait preuve d'un courage remarquable.

La bataille fait 2000 mort chez les catholiques, parmi lesquels le chef de l'armée royale, le duc de Joyeuse, l'un des favoris (les fameux « mignons ») du roi Henri III.

 

En fin stratège politique, pour préparer la réconciliation future entre les deux clans ennemis, Henri III de Navarre organise dès le lendemain, à Libourne, de grandioses funérailles pour les victimes des deux camps.

Il renvoie la dépouille de Joyeuse au roi de France avec un message de sincère contrition :

« Je suis bien marri qu'en cette journée je ne pus faire de différence des bons et naturels Français d'avec les partisans et adhérents de la Ligue... Croyez, mon cousin, qu'il me fâche fort du sang qui se répand... ».

La défaite achève de discréditer Henri III aux yeux des ligueurs catholiques. Ceux-ci vont se rallier aux Guise et chasser le roi de Paris.

 

Pour rétablir la paix et s’assurer le trône, Henri de Navarre, ayant succédé à Henri III sous le nom d’Henri IV, se convertira définitivement au catholicisme en 1593 et sera sacré à Chartres en 1594. Les nobles catholiques finiront par se rallier au roi, mettant ainsi fin aux guerres de Religion.

 

Pour s’y retrouver, voir aussi :

19 septembre 1551 - Naissance d’Henri III de France

27 février 1594 - Sacre d'Henri IV

13 avril 1598 - Signature de l'Édit de Nantes

Les guerres de religion en France

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 23:10

A la mort de Charles IV, dernier fils de Philippe IV, le problème de la succession se pose de nouveau. En effet le roi est mort sans descendance.

Le 7 octobre 1337, à l'abbaye de Westminster, le roi d'Angleterre Édouard III lance publiquement un défi à son cousin le roi de France. Il conteste la légitimité de Philippe VI de Valois et revendique la couronne de France pour lui-même.

C'est le début d'un conflit qui opposera la France à l'Angleterre que l'on appellera : guerre de Cent Ans.

Cette guerre de Cent Ans va être intermittente et va ravager le pays pendant des années et ne prendra fin qu’en 1453 lors de la bataille de Castillon.

Carte Début de la guerre de Cent Ans

Au final, la France aura récupéré la Normandie et la Guyenne. Ce long conflit débouchera sur la formation de deux nations indépendantes, la France et l’Angleterre qui étaient jusqu’alors extrêmement imbriquées dans de nombreux territoires aujourd’hui français.

 

Voir aussi : 17 juillet 1453 - Fin de la Guerre de Cent Ans

 


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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 07:10

L'armée française emmenée par les généraux Dumouriez et Kellermann l'emporte face aux Prussiens du duc de Brunswick. Cette victoire surprise donne un coup d'arrêt à l'invasion de la France révolutionnaire par les puissances monarchistes.
Valmy est la première victoire militaire de la république.

http://www.horloge-edifice.fr/images/Documents/A0014-Bataille-de-Valmy.jpg

Depuis l'emprisonnement de Louis XVI, en août 1792, les Prussiens avaient envahi l'Est de la France sans difficultés.

Après la prise des Tuileries et la chute de la monarchie le 10 août, les coalisés sous les ordres du duc de Brunswick projette d'envahir la France et de gagner Paris pour venir en aide à Louis XVI. Après de multiples revers, l'armée française s'appuie sur son dernier rempart situé à Valmy. L'armée du Nord a rejoint l'armée du Centre et Danton demandait « De l'audace, toujours de l'audace et encore de l'audace ! ».

Les Français se placèrent sur un plateau face à un moulin. Face à eux une armée prussienne qui est déjà affaibli par la dysenterie, ces derniers ouvrent le feu. Mais face à eux l'artillerie de l'ingénieur français Gribeauval est la meilleure d'Europe, elle riposte violemment.

Le général Kellermann enlève son chapeau à panache tricolore le place au-dessus de son sabre et crie : « Vive la Nation ! », et les patriotes enthousiastes répètent ces mots à mesure que la canonnade repousse les Prussiens. Les premières notes de « La Marseillaise » retentissent sur les tambours, les Prussiens reculent et fuient. Même si il n'y a eu seulement 500 morts dans la bataille, la victoire française est prestigieuse.

 

Goethe qui assista à la canonnade en dit alors : « D'aujourd'hui et de ce lieu date une ère nouvelle dans l'histoire du monde ; vous pourrez dire que vous y étiez ! ».

http://vdaucourt.free.fr/Revo/Valmy.jpg

 

Lien du jour : L’étrange bataille de Valmy

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 23:01

 

On a tous retenu : « 1515 - Marignan ! »

Septembre 1515, au lendemain de ses 21 ans, le roi François 1er écrase les Suisses dans la plaine du Pô, à Marignan (aujourd’hui Melegnano, commune de la province de Milan). Cette victoire apporte renommée au roi de France dès le début de son règne.

Avide de gloire et de conquête, le jeune monarque décide de suivre les traces de ses prédécesseurs en marchant sur l’Italie. Dès le mois d’août, il franchit les Alpes avec son armée pour s’emparer du duché de Milan.

Arrivé sur les lieux en septembre, il se heurte aux mercenaires suisses appelés en renfort par le pape.

 

La bataille va se prolonger jusqu’au 14 septembre, se soldant par la victoire du roi de France. François Ier s’empressera alors de demander au seigneur Bayard d’être fait chevalier de ses mains. En une vingtaine d'heures, la bataille de Marignan fait un total d'au moins 16.000 morts.

C'est encore plus qu'à Azincourt, un siècle plus tôt...

Ce triomphe conduira également à la signature d'un traité de « paix perpétuelle » avec les cantons helvétiques.

http://www.repro-tableaux.com/kunst/alexandre_evariste_fragonard/the_battle_of_marignan.jpg

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 23:01

La première bataille de la Marne a eu lieu du 6 au 13 septembre 1914. Elle doit être distinguée de la seconde bataille de la Marne, qui se déroula du 15 au 18 juillet 1918.

 

Au cours de cette première bataille décisive, les troupes franco-britanniques réussissent à arrêter puis repousser les allemands et donc à mettre en échec le plan Schlieffen qui prévoyait l'invasion de la France en six semaines pour ensuite se porter vers la Russie.

 

Durant les premières semaines de la guerre, la progression allemande est fulgurante.

Le 2 septembre, les armées allemandes sont à Senlis, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Un vent de panique s'empare des Français : le gouvernement quitte la capitale pour Bordeaux, imité par 500.000 Parisiens.

L'armée française doit se réorganiser pour stopper l'avancée allemande au nord de Paris. Des taxis permettent de transporter des troupes.

Alors que la situation est critique, Foch décide de passer à l'attaque.

http://memorialdormans.free.fr/FochLaMarne_fichiers/image005.gif

Les taxis de la Marne

Cette offensive verra l'épopée des « taxis de la Marne », organisée depuis la capitale par le général Galliéni, chef du camp retranché de Paris. Cette opération permit d'acheminer rapidement environ cinq mille hommes.

L'état-major français devait trouver une solution rapide pour envoyer des troupes fraîches, pour contenir et détruire les avant-gardes des troupes allemandes à quelques dizaines de kilomètres de Paris.

600 taxis parisiens furent ainsi réquisitionnés pour servir de moyen de transport.

Les taxis de la Marne

 

Voir aussi :

1 août 1914 - Début de la Première Guerre mondiale

21 février 1916 - La bataille de Verdun commence

16 avril 1917 - Défaite sanglante de l'armée française au Chemin des Dames

Chemin de mémoire : la première bataille de la Marne

 


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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 23:01

Encerclé par l'armée prussienne le 1er septembre 1870 lors du siège de Sedan, Napoléon III donne sa reddition dès le lendemain dans une petite ville avoisinante, Donchery.

 

Napoléon III a déclaré la guerre à la Confédération d'Allemagne du Nord le 19 juillet 1870 de façon précipitée, sans prendre la peine de s'assurer le soutien des grands États européens ni de vérifier les dispositions de l'armée.

La France n'est en mesure de mobiliser que 250.000 hommes, sur un front de 250 kilomètres, de Thionville à Bâle. De leur côté, la Prusse et ses alliés d'Allemagne du Sud en alignent immédiatement 800.000 grâce à une organisation bien rodée et à un réseau ferroviaire très dense.

 

Le 1er septembre, l'armée des princes de Prusse et de Saxe encercle Sedan sur laquelle une partie de l’armée française s’était repliée après avoir tenté d’aller soutenir Bazaine à Metz.

Coupée en deux et inférieure en nombre, l’armée ne peut rien contre les Prussiens.

 

http://www.napoleontrois.fr/dotclear/public/Evenements/1870/CarteSedan.JPG

Napoléon III, présent dans la ville, capitule et est fait prisonnier.

Le 2 septembre 1870, les Prussiens reçoivent la capitulation d'une armée française enfermée à Sedan, dans les Ardennes. Ils font 83.000 prisonniers y compris l'empereur Napoléon III qui envoie un simple télégramme à l'impératrice Eugénie : « L'armée est vaincue et captive, moi-même suis prisonnier ».

A Paris, l’Assemblée législative proclamera alors la fin de l'Empire et le début de la IIIème République.

L'empereur s'exilera en Angleterre où il mourra trois ans plus tard.

 

Voir aussi : 19 juillet 1870 - La guerre de 1870 éclate

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 23:01

La Seconde Guerre mondiale débute à proprement parler le 1er septembre 1939 lorsque l'armée allemande (la Wehrmacht) envahit la Pologne grâce à une attaque combinant l'action des blindés et de l'aviation : c'est la « guerre éclair » (Blitzkrieg).

1er septembre 1939 l'Allemagne envahit la Pologne

Après des mois d'escalade, d'annexions et de provocations de la part d’Hitler et de Mussolini, l'Allemagne, rompant les accords de Munich de 1938, envahit la Pologne sans aucune déclaration de guerre préalable.

C'est le début de la Seconde Guerre mondiale... Plus longue et beaucoup plus meurtrière que la première guerre mondiale, avec au total, dans l'ensemble du monde, une cinquantaine de millions de morts.

Le 3 septembre 1939, la France et le Royaume-Uni ne peuvent faire autrement que déclarer la guerre à l'Allemagne.

http://1.bp.blogspot.com/_YFNSOAbEZok/SpxUlz4XftI/AAAAAAAAJ4c/lUr_s9BokqE/s320/WW2+d%C3%A9claration.jpg

Varsovie tombe le 27 septembre 1939 et la Pologne est aussitôt partagée entre l'Allemagne et l'URSS.

 

Voir aussi :

23 août 1939 - Le pacte germano-soviétique

Mai 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe


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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 23:01

La Triple Entente est une alliance qui se forme progressivement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle entre la République Française, le Royaume-Uni et la Russie impériale, par opposition à la Triplice. Elle est la combinaison de plusieurs accords entre les trois pays.

triple alliance triple entente 1914

Une convention militaire a d’abord été signée entre la France et la Russie le 17 août 1892, puis une alliance franco-russe, le 27 décembre 1893.

Le 8 avril 1904, la France et le Royaume-Uni signent l'Entente cordiale, traité de portée surtout symbolique qui marque un rapprochement diplomatique entre les deux pays (définit des zones d'influence concernant les colonies.

 

Le Royaume-Uni, après l'entrevue de Guillaume II et de Nicolas II à Bjorköe en juillet 1905, s'était inquiété d'une tentative de rapprochement de la part de l'Allemagne vis-à-vis de la Russie.

Le Royaume-Uni se décide alors à sortir de son isolement et à régler ses différends avec la Russie.

Cela aboutit à l'accord du 31 août 1907 avec la convention anglo-russe où les deux puissances délimitent leurs zones d'influence, en Afghanistan en Perse et au Tibet.

 

Celui-ci définit les zones d’influences de chacun en Afghanistan et en Iran, mais il permet également aux trois pays de se lier indirectement.

Ces différents accords bilatéraux forment alors la Triple Entente.

Désormais la France est alliée à l’empire russe qui est allié au Royaume-Uni qui est allié à la France.

Lors du conflit qui éclatera sept ans plus tard, cet accord va se révéler fondamental.

 

La Triplice, contraction du terme « Triple Alliance », est le nom donné à la veille de 1914 à l'alliance conclue entre l'Empire allemand, l'Empire austro-hongrois et le Royaume d'Italie.


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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 23:02

Dans la nuit du 24 au 25 août 1944, Paris est libérée par l'action conjuguée de la police parisienne, des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) levées dans la capitale par Rol-Tanguy et de la 2ème division blindée du Général Leclerc (sous l'impulsion de ses éléments avancés commandés par le capitaine Dronne).

 

Paris libéré par lui-même 

L'insurrection, murie depuis de longs mois déjà, débute véritablement après une ultime réunion du Comité Français de Libération Nationale (Présidé par Alexandre Parodi) et du Conseil National de la Resistance de Georges Bidault. Le 18 août 1944, des centaines d'affiches proclamant la mobilisation générale et signé du colonel Rol-Tanguy (chef des FFI pour Paris) appelent le peuple Parisien à la révolte.

Dès le 19 aout, l'insurrection se poursuit par la grève générale de la Police Parisienne, qui occupe la préfecture. Dirigé militairement par le colonel Rol-Tanguy, chef des Forces Françaises de l'Intérieur pour Paris, le soulèvement se poursuit par l'occupation des mairies d'arrondissement et des commissariats. Les premiers drapeaux tricolores sont hissés depuis 4 ans d'occupation.

Toutes les unités FFI entrent en action, harcelant sans cesse les convois Allemands.

Forces Françaises de l'Intérieur Paris Liberation 1944  25 août 1944 Libération de Paris

 

En parallèle, le général Von Choltitz, commandant du Gross Paris, vient de recevoir l'ordre de transformer la capitale Française en champ de ruines. Le consul général de Suède, Raoul Nordling, use de toute son influence auprès de l'officier Allemand pour éviter carnage et destructions.

Le vendredi 25 août 1944, le général Leclerc reçoit à Paris, devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes allemandes.

Débarqué en Normandie à la tête de la 2ème division blindée deux mois plus tôt, il est le premier Français libre à entrer dans la capitale par la porte d'Orléans.

Le général von Choltitz, commandant les troupes allemandes, avait entamé deux semaines plus tôt l'évacuation de la ville en prévision de l'arrivée des alliés.

 

Le Général de Gaulle, chef du Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF)

Il a embarqué le 14 juin en Angleterre à bord du contre-torpilleur La Combattante. Il traverse la Normandie et parvient au château de Rambouillet. Il fait son entrée dans Paris le 25 août par la porte d'Orléans, à bord d'une Hotchkiss noire découverte (après avoir refusé une voiture blindée ayant appartenu à Pierre Laval). Sous les vivats de la foule amassée le long de la route, il rejoint d'abord la gare Montparnasse, où le Général Leclerc reçoit la capitulation du Commandant des forces allemandes de Paris.

http://histoireetculture.unblog.fr/2011/05/11/files/2011/05/librationdeparis.jpeg

De Gaulle s'installe ensuite au ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique, qu'il a quitté en 1940, et y établit le siège de la Présidence du Gouvernement. Il se rend à l'Hôtel de Ville où l'attendent la Municipalité provisoire (Comité Parisien de la Libération), le Comité National de la Résistance et des détachements de combattants.

Après les discours que lui adressent M. Marrane, au nom du Comité Parisien de la Libération, et M. G. Bidault, président du Comité National de la Résistance,le Général prononce une allocution improvisée devant une foule immense.

 

 

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