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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 23:01

Malgré la neutralité du pays (par le traité de 1831 reconnaissant l'indépendance belge et établissant la neutralité du pays sous la garantie des puissances européennes), les Allemands franchissent les frontières belges dans le cadre du plan Schlieffen élaboré suite à l’alliance entre la France et la Russie.

http://aix1.uottawa.ca/~sperrier/europe/cours18/images/800px-Map_Europe_alliances_1914-fr.svg.png 

Chronologie des débuts de la première guerre mondiale

Le 28 juin 1914, l'archiduc héritier d'Autriche, François-Ferdinand est assassiné à Sarajevo. Le gouvernement Allemand pousse alors l'Autriche a envoyer un ultimatum à la Serbie.

Le 28 juillet, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.

Le 29, le bureau de l'Internationale socialiste se réunit à Bruxelles pour définir sa position face à la crise.

Le 30, la Russie décrète la mobilisation générale, suivie dans la nuit par l’Autriche-Hongrie.

Le 31 juillet, le gouvernement belge décrète la mobilisation générale. Le même jour, Jean Jaurès, favorable à la paix, est assassiné. Les pacifistes perdent leur meilleur leader.

Le 1er août, l'Allemagne décide la mobilisation générale de son armée et déclare la guerre à la Russie qui s'apprêtait à porter secours à la Serbie.

Le jour même, la France, alliée de la Russie, mobilise ses troupes.

 

Le 2 août 1914, l’Allemagne adresse un ultimatum au gouvernement belge

Cet ultimatum visait à ouvrir un passage direct et libre à travers la Belgique afin que l’armée allemande puisse plus facilement entrer en France (notamment en contournant les fortifications françaises). Cet ultimatum stipulait notamment que si la Belgique faisait des difficultés à la marche en avant des troupes allemandes, l'Allemagne serait obligée de la considérer comme ennemie.

Les Allemands espéraient ainsi contourner les zones françaises « à risque » et éviter un combat frontal.

Le 3 août l'Allemagne déclare la guerre à la France et à la Belgique

 

Résistance de la Belgique

Le gouvernement belge refusa l’ultimatum et le 4 août 1914, l’armée allemande envahit la Belgique. Le but de l'Allemagne était d'occuper le plus rapidement la Belgique et la France afin de pouvoir se concentrer sur la Russie.

La résistance de l’armée dirigée par le roi Albert Ier sera particulièrement vive mais n’empêchera pas l’invasion.

Après quelques semaines de combat, la quasi-totalité de la Belgique était occupée par les forces allemandes. Seule la partie occidentale de la Belgique resta libre et donna lieu à la guerre des tranchées avec notamment les célèbres batailles d’Ypres et de Langemarck.

 

Relire aussi :

28 juin 1914 - Assassinat d'un archiduc à Sarajevo

31 juillet 1914 - Assassinat de Jean Jaurès

1 août 1914 - Début de la Première Guerre mondiale

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 23:01

Depuis des mois, Saddam Hussein le maître de Bagdad menace cet émirat en raison de ses richesses pétrolières et de sa façade sur le Golfe persique.

Le Koweït, protectorat britannique en 1899, a obtenu son indépendance en 1961, mais l'Irak n'a pas reconnu ses frontières. L'invasion est immédiatement condamnée par l'ONU et entraîne l'intervention d'une force multinationale à prépondérance américaine.

http://www.recre-action.net/IMG/jpg/carte_detail85.jpg

Invasion du Koweit

Tôt le matin du jeudi 2 aout 1990, 100.000 soldats irakiens appuyés par 700 chars envahissent le Koweit. L'attaque a été foudroyante : les forces irakiennes sont parvenues dans le centre de Koweït-City, la capitale, 4 heures seulement après le début de l'opération.

L’aviation irakienne bombarde des objectifs spécifiques dans la capitale, et des forces spéciales s’empare du ministère de la défense et du palais de l’Emir. Des barrages sont mis en place et il est fait état de pillages des boutiques de la ville.

Les premières nouvelles font état de 200 morts dans de violents combats qui ont lieu autour de la ville.

Les forces irakiennes établissent un gouvernement provisoire et Sadam Hussein menace de transformer Koweit City en cimetière si un autre pays s’oppose à cette prise de force du pays.

Toutes les communications avec le Koweit ont été coupées et de nombreux étrangers se trouvent bloqués à l’intérieur de la ville.

 http://www.politique.net/img/irak-koweit.jpg

Condamnation unanime

L’invasion provoque une vague de condamnation des chefs d’Etat du monde entier.

Le conseil de Sécurité des Nations Unies au cours d’une cession d’urgence appelle à « un retrait immédiat et inconditionnel » des troupes irakiennes du Koweit.

Les avoirs financiers du Koweit aux Etats-Unis et en Grande Bretagne sont bloqués pour empêcher l’Irak de s’en emparer et les Etats Unis gèlent les biens koweitiens.

L’Union Soviétique principal fournisseur d’armes de l’Irak suspend toutes ses livraisons d’équipements militaires à l’Irak.

 

Le 9 août 1990 le Conseil de Sécurité des Nations Unies vote la nullité de l’annexion par l’Irak du Koweit.

Pendant les 3 mois qui suivent les forces alliées sont déployées dans la région dans le cadre de l’opération « paravent du désert ».
L’Union Soviétique annonce qu’elle ne participera pas à l’action militaire.

La crise du Golfe s’intensifie et le président Bush continue les préparatifs pour chasser l’Irak hors du Koweit par la force. L’Irak ne tient aucunement compte des ultimatums posés par les pays de l’Ouest qui lui demande de mettre fin à l’occupation.

 

Une coalition mondiale

Une armada est rassemblée dans le désert arabe par les Anglo-Saxons et les Européens sous le commandement du général américain Norman Schwarzkopf, Colin Powell étant le chef de l'état-major américain.

La coalition réunit 28 pays et 605.000 hommes dont une moitié d'Américains et dispose d'armes du dernier cri.

Face à elle, une armée irakienne de 540.000 hommes, mal commandés et sans motivation.

 

Opération « Tempête du désert »

Le 17 janvier 1991, à 3 heures du matin, commencent les bombardements aériens de l'Irak. 85.000 tonnes de bombes sont déversés sur le pays pendant 42 jours. Du jamais vu !

 

L’Irak répond en lançant des missiles Scud sur Israel et l’Arabie Saoudite. Les combats violents se poursuivent jusqu’au 28 février date à laquelle l’Irak, accepte un cessez le feu.

Le Koweït sera libéré, mais Saddam Hussein demeurera au pouvoir en Irak.

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 23:01

Les troupes françaises commandées par le maréchal-duc de Villars, remportent la bataille de Denain (Actuel département du Nord) face aux Austro-Hollandais du Prince Eugène.

Cette victoire est une étape décisive dans le règlement de la guerre de Succession d'Espagne où le petit-fils de Louis XIV, Philippe V et l'empereur Charles VI se disputent le trône.

http://www.phil-ouest.com/Arts/Photos/Bataille_Denain.jpg

 Villars à la tête de ses hommes, à la bataille de Denain (Jean Alaux, 1839)

Contexte

En 1700, à la mort de Charles II, quand Louis XIV accepta le trône d'Espagne pour son petit-fils, le duc d'Anjou, il fut entraîné dans une longue guerre de 1702 à 1713 qui conduisit le royaume au bord de la catastrophe.

En effet, le 15 mai 1702, inquiets de la situation créée par Louis XIV en acceptant que la couronne d’Espagne revienne à son petit fils, l’Empire, l’Angleterre et la Hollande, déclarent la guerre à la France et à l’Espagne. La plupart des autres pays européens ne tarderont pas à rejoindre la coalition.

Ce sera la guerre de succession d’Espagne.

Elle sera la largement néfaste au royaume de France, avec des finances publiques désastreuses et la détresse d’une grande partie de la population. Les armées françaises seront, d’une manière générale, largement dominées.

Au printemps 1712, la Lys, la Scarpe, la Deûle sont sous le contrôle des armées coalisées. La défense de l’Escaut est aussi désorganisée. Les Français conservent sur ce fleuve une garnison à Condé et Valenciennes. Mais, l’une comme l’autre sont à présent isolées et le gros de l’armée française doit à présent se cramponner plus au sud, à la citadelle de Cambrai, dernier rempart avant Saint Quentin et la vallée de la Somme.

 

La bataille de Denain

Située sur l'Escaut, entre Douai et Valenciennes, Denain est une place forte à partir de laquelle les forces coalisées contre la France menacent Landrecies, dernière place forte française avant... Paris.

Traversant l'Escaut, le maréchal de Villars contourne la ville par l'ouest et attaque les forces impériales à la baïonnette.

 

Vers une heure de l’après-midi, trente mille soldats français, sous la conduite du maréchal de Villars, commencent à s’avancer vers le camp de Denain, tenu par l’infanterie hollandaise du comte d’Albermale. Malgré le feu adverse, les Français arrivent aux retranchements qu’ils escaladent. Le dispositif hollandais s’effondre ; Albermale est fait prisonnier. En moins d’une heure, la formidable armée coalisée qui s’apprêtait à s’ouvrir la route de Paris a perdu son point d’appui.

Villars perdit 500 soldats mais Eugène déplora 5.000 pertes, soit 3.000 prisonniers et 2.000 soldats tués sur le champ de bataille ou noyés dans l'Escaut.

Villars s'empara, dans les jours suivants, de Marchiennes, Saint-Amand et Mortagne, levant le siège de Landrecies le 2 août.

Enfin, le 8 septembre, il s'empara de la ville de Douai ce qui permit aux diplomates français, à Utrecht, de négocier la paix en position de force...

 

La bataille de Denain est la dernière grande bataille menée par les français durant la guerre de Succession d’Espagne.

 

Le traité d’Utrecht

Réunis depuis le 29 janvier 1712 à Utrecht, les principaux belligérants tentaient de trouver une issue au conflit, qui sévissait depuis plus d’une décennie.

Fort du succès de Villars à Denain, le Roi-Soleil, obtient des conditions honorables et peut enfin signer le traité de paix.

(à noter que le traité d’Utrecht fut rédigé en Français, qui fut considérée comme langue diplomatique par excellence jusqu’au début du XX° siècle.).

Un premier traité fut signé entre la France et l’Angleterre, le 11 avril 1713 ; puis un autre entre l’Espagne et l’Angleterre, le 13 juillet 1713.

 

Voir aussi : 11 avril 1713 - Fin des négociations à Utrecht

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 23:01

Comme la première bataille de la Marne, celle qu'on a appelée la deuxième bataille de la Marne a été une très grande et très belle victoire.

La première a marqué l'arrêt de l'offensive allemande en 1914 ; la deuxième a été le commencement de notre offensive victorieuse de 1918.

http://www.medailles1914-1918.fr/Resources/carte2emebataill.jpeg

Du 15 au 20 juillet 1918, empire allemand et forces alliées (France, Italie, Royaume-Uni et États-Unis) s'affrontent.

Cinq jours de combats et 200.000 pertes humaines amèneront la victoire des alliés.

L'Allemand Ludendorff verra ses troupes essuyer de multiples attaques aériennes et rafles de mitrailleuses. Il ne pourra pas prendre le dessus.

 

C'est la dernière grande offensive allemande de la Première Guerre mondiale.

Fort du succès des quatre vastes offensives qu'il a menées en France de mars à juin 1918, le chef du commandement suprême allemand, le général Ludendorff, en lance une nouvelle, mais cette fois destinée à faire diversion, afin d'éloigner les troupes françaises du front des Flandres où il veut pouvoir porter l'attaque décisive.

L'offensive de diversion doit lui permettre de s'emparer de Reims et de diviser les armées françaises.

Mais le général Foch, chef du commandement interallié, a prévu le mouvement et les Allemands se trouvent confrontés à une résistance et à des contre-attaques françaises auxquelles ils ne s'attendaient pas. Leurs forces franchissent bien la Marne en plusieurs endroits mais ne progressent que faiblement.

Des troupes britanniques, américaines et italiennes aident les Français à se défendre. Au sud-ouest, pris sous un tir de barrage intense, les Allemands n'avancent que de 10 kilomètres avant de réaliser qu'ils sont pris au piège.

Le 18 juillet, l'offensive allemande est annulée, juste au moment où les Alliés lancent une grande contre-offensive.

Ces derniers attaquent l'important saillant de la Marne qui s'avance dans leurs lignes, prenant les Allemands par surprise. 3 jours plus tard, les Alliés traversent la Marne, et les Allemands doivent battre en retraite vers leurs précédentes lignes.

 

Relire aussi :

6 septembre 1914 - première bataille de la marne

16 avril 1917 - Défaite sanglante de l'armée française au Chemin des Dames

 

 

 

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 23:01

A la suite de sa rencontre avec l'ambassadeur de France Benedetti au sujet de la succession au trône d'Espagne, le roi de Prusse Guillaume Ier rend compte de son rendez-vous au Ministre-président Otto Von Bismarck.

Il lui adresse depuis Bad Ems un télégramme lui annonçant qu'il ne soutient plus la candidature de son cousin, le prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen au trône d'Espagne.

Dès réception du message, Bismarck qui estime que le roi a agi par faiblesse, déforme la dépêche royale en lui donnant un tour belliciste.

Il y est écrit que « le roi a refusé de voir l'ambassadeur de France » et qu'il lui a « fait dire qu'il n'avait plus rien à lui communiquer ».

 

La France, insultée par la dépêche d'Ems, déclarera la guerre à la Prusse le 19

La guerre franco-prussienne qui opposa la France et les états d'Allemagne sous la domination de la Prusse fut une guerre courte (à peine six mois) qui se déroula du 19 juillet 1870 jusqu'au 29 janvier 1871.

Le 2 septembre, Napoléon III est vaincu à Sedan.

Le 19 septembre, débute le siège de Paris ; la capitale est encerclée par les troupes prussiennes.

Le 7 octobre, Gambetta quitte Paris en ballon.

Le 27 octobre, le maréchal François Achille Bazaine capitule à Metz avec son armée de 180 000 hommes. Le 4 novembre, le maréchal prussien Moltke à la tête de 40 000 hommes établit un siège à Belfort.

Le 18 janvier 1871, alors que la guerre n'est pas encore achevée, les représentants des états allemands se réunissent dans la galerie des Glaces du château de Versailles et proclament l'Empire allemand.

Le 28 janvier, au terme de plusieurs mois d’un siège qui a affamé les Parisiens et quelques jours après l’échec du Général Trochu, Paris est contraint de capituler.

 

Relire aussi :

19 juillet 1870 - La guerre de 1870 éclate

2 septembre 1870 - Napoléon III vaincu à Sedan

 

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 23:01

La bataille des Eperons d’or, appelé aussi Bataille de Courtrai ou encore Bataille de Groninghe, se déroula le 11 juillet 1302 aux abords de la forteresse de Courtrai. Les bandes des Communiers (milices communales de Flandre), rangés sous les ordres du duc Guillaume de Juliers et du comte Gui de Namur, détruisirent presque entièrement l’armée française.

 

Contexte

Une bataille s'inscrit dans la guerre franco-flamande déclenchée en 1297 et qui suivit l'annexion forcée du comté au royaume, ainsi que la nomination d'un gouverneur à la place du comte Gui de Dampierre, fait prisonnier en France. La résistance s'organise et les milices des communes flamandes se révoltent contre l’occupant.

La bataille de Courtrai survient quelques semaines après les « Matines de Bruges », qui vit le massacre de la garnison française de la ville.

 

La bataille

Les milices flamandes, les « Klauwaerts », encadrées par quelques chevaliers, prennent position sur une hauteur, au bord de la Lys. Les chevaliers français, s'établissent sur la colline du Pottelberg, au sud de la ville. Ils sont organisés en une dizaine de troupes, sous le commandement de grands seigneurs tels le comte d'Eu, le comte d'Aumale, le connétable Raoul de Nesle, le comte de Saint-Pol...

 

Les français, qui étaient environ 50.000, se retrouvaient en face d’une armée flamande deux fois moins nombreuse.

La bataille commence avec l'intervention des arbalétriers français. Ils repoussent leurs adversaires puis les «piétons» (nom donné au Moyen Âge aux soldats à pied ou fantassins) se mettent en marche.

Les chevaliers, sûrs de leur supériorité, chargèrent tête baissée, sans se douter du piège que leur avaient tendu les Flamands.

En effet, à quelques mètres de leurs ennemis, les Français tombèrent dans un fossé boueux, recouvert par des branchages.

 

Le comte Robert II d'Artois, qui commande l'armée française, lance à son tour sa chevalerie à l'attaque. Mais dans leur impatience d'en découdre, les chevaliers bousculent les malheureux piétons, tout cela pour s'embourber et chuter dans les fossés derrière lesquels s'abritent les Flamands.

Les Flamands se ruèrent alors sur les chevaliers, incapables de se relever à cause de leurs lourdes armures, et les massacrèrent tous

Robert d'Artois lui-même est tué, les assaillants dédaignant de le capturer pour en tirer rançon.

 

Les éperons d'or

Après la bataille, les Flamands ramassent dans la boue les éperons d'or des chevaliers français, d'où le nom de la bataille.

Ces trophées orneront l'église Notre-Dame de Courtrai avant d'être récupérés plus tard par la France et installés à Dijon.

En effet, Philippe le Bel obtiendra une revanche deux ans plus tard, à la bataille de Mons-en-Pévèle où il combattra lui-même vaillamment en première ligne.

Les Français récupèrent immédiatement les fameux éperons d’or et les transfèrent dans une église de Dijon !

 

Relire aussi : 18 mai 1302 - Les « Matines de Bruges »

 

 

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 23:01

Trois semaines après l'invasion française en Algérie, Alger capitule. Le Dey Hussein abdique avec la garantie de conserver sa liberté et ses richesses personnelles.

L'expédition contre Alger fut confiée au général comte de Bourmont qui bénéficia de gros moyens : 37.612 soldats, une flotte de 103 navires de guerre (1.872 canons) et de 347 navires de transport.

 

Bourmont installa ses batteries le 3 juillet, prêt pour l'assaut final.

Le 4 juillet, à 4H00 du matin, les canons français déversèrent une pluie d'obus sur le fort de l'Empereur. Vers 8H00, le fort cessa de riposter et, deux heures plus tard, la tour centrale fut détruite par une forte explosion qui ouvrit également une brèche du côté nord-ouest. Submergés, les défenseurs firent sauter le magasin à poudre avant de battre en retraite vers Alger.

 

La chute du fort-l'Empereur scella le destin de la ville.

Les Français se précipitèrent dans la fortification et retournèrent les batteries contre Alger.

La Casbah, vieille ville, tomba aux mains de Bourmont le 5 juillet 1830. Le même jour, le dey d'Alger présenta sa capitulation.

 

 

Relire aussi :

14 juin 1830 - Les Français débarquent en Algérie

 

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 23:01

Le général de Gaulle depuis les studios de la BBC à Londres appelle les Français à la résistance.

Son message est diffusé sur les ondes le mardi 18 juin 1940 à 22 heures et rediffusée le lendemain à 16 heures. Les journaux encore libres du Sud de la France publieront le message.

général de Gaulle depuis les studios de la BBC à Londres 

La veille, les auditeurs ont pu entendre à la radio nationale le maréchal Pétain annoncer que la guerre était perdue.

Refusant la capitulation de la France face à l’ennemi nazi, le général de Gaulle rejoint Londres afin d’y poursuivre le combat. Le 18 juin, il lance depuis la BBC son célèbre appel à continuer la lutte, acte fondateur de la France Libre

Le 28 juin, le Général sera reconnu par Winston Churchill, Premier ministre britannique, comme le chef des Français libres.

 

Les traces de l’appel

Ce jour là, les rares Français à avoir entendu l’appel ne comprennent pas toute l’importance de ce discours, porteur d’espoir pour la liberté, et de combativité.

Il n'y a pas eu d'enregistrement audio ou vidéo de l'appel du 18 juin, mais les 4 feuillets sur lesquels le général de Gaulle avait rédigé son Appel existent toujours. Ils sont la propriété de l'amiral Philippe de Gaulle.

 

L’affiche dite de « l’appel du 18 juin » est en fait est une synthèse des discours prononcés par Charles de Gaulle à Londres les 18 (rediffusé le 19) et 22 juin 1940.

3 tirages sont effectués en Angleterre en 1940. De dimensions modestes, le texte est entouré des couleurs… anglaises : bleu à l’extérieur, rouge à l’intérieur. Il est accompagné d’une traduction anglaise.

 

À l’automne de 1944, les tirages réalisés en France et en Afrique du Nord furent plus nombreux. Les couleurs de l’encadrement sont inversées, rouge à l’extérieur, bleu à l’intérieur, et apparaît la mention 18 juin 1940, d’où l’erreur d’appellation concernant l’affiche initiale.

 

Relire aussi :

16 juin 1940 - Pétain président du Conseil

Texte de l’appel du 18 juin 1940 par le général Charles De Gaulle

Manuscrit de l'appel du 18 juin

14 juillet 1940 - Première diffusion de l’émission « les Français parlent aux Français »

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 23:01

Le lundi 14 juin 1830, les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi Ferruch, à 25 km d'Alger.

Le territoire de l'Algérie actuelle est alors sous la suzeraineté théorique du sultan d'Istamboul depuis trois siècles sous le nom de « Régence d'Alger ».

Dans les faits, l'intérieur du pays est livré à l'abandon, insoumis et réticent à l'islamisation. Le territoire compte environ trois millions d'habitants (contre 36 millions pour la France de la même époque).

 

C’est sous un prétexte futile que les Français débarquèrent à Alger en 1830 avant de coloniser le pays :

En 1798, la France et le Directoire faisaient du commerce avec la Régence d’Alger : il fallait du blé pour assurer les expéditions de Bonaparte en Egypte. Les familles juives d’Algérie prêtèrent de l’argent à la France sous couvert de la garantie du gouverneur turc de la ville.

En 1827 (soit bien après la chute de l’empire), le dey d'Alger donne un coup d'éventail au consul de France qui refuse de s'engager sur le remboursement d'un prêt.

Six navires de guerre français rapatrient illico le consul et les ressortissants français. Le président du ministère français, Villèle, demande réparation au dey pour l'offense faite à son consul mais n'obtient aucun semblant d'excuse.

 

En 1830, Charles X décide d'envoyer une expédition punitive à Alger :

Deux ans plus tard, en France, Charles X sentit sourdre une révolte des députés. Pour restaurer son image, il ne trouva rien de mieux que de promettre une expédition punitive en Algérie afin d’obtenir réparation de l’insulte faite par le dey d’Alger au consul de France.

L’expédition fut donc lancée, avec à sa tête le comte Louis de Bourmont, le ministre de la guerre.

La flotte appareille de Toulon le 25 mai 1830 avec 453 navires, 83 pièces de siège, 27.000 marins et 37.000 soldats.

 

Les troupes françaises débarquent le 14 juin sur la plage de Sidi Ferruch, presqu'île à 25 km d'Alger. La flotte bombarde les défenses de la ville et en particulier la citadelle de Fort-l'Empereur, ainsi nommée en souvenir de Charles Quint !

 

Le dey capitule 3 semaines plus tard, le 5 juillet, après plusieurs jours de difficiles combats contre les troupes turques.

algérie de 1830 

La conquête de l’Algérie

L’honneur fut peut-être sauvé du côté du roi mais l’honneur de la France ne s’en trouva pas grandi car les soldats victorieux mirent la ville à sac. Cantonnés d’abord sur le littoral, les Français eurent à faire face à une révolte en 1839 fomentée par Abd el-Kader. Entraînés à l’intérieur des terres, les Français durent mener une lutte terrible pour soumettre le pays. Une fois l’Algérie conquise, les choses furent plus faciles pour le Maroc et la Tunisie qui acceptèrent aisément un protectorat français.

En 1871, la IIIe République proclama l’Algérie, « colonie de peuplement ».

 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 23:01

18 février 1859, La France occupe Saigon.

Août 1863, Le Cambodge devient un protectorat français.

9 juin 1885, Le Vietnam devient français.

1887, Création de l'Union indochinoise.

1927, Fondation du Parti populaire vietnamien.

9 février 1930, Insurrection nationaliste de Yen Bay.

30 août 1940, Accord entre le gouvernement de Vichy et le gouvernement japonais, auquel sont accordées des « facilités militaires » sur le territoire indochinois.

18 mai 1941, Fondation du Viêt-minh.

9 mars 1945, Les Japonais prennent le contrôle administratif et militaire du territoire. Ils placent au pouvoir Bao Dai, ex-empereur d'Annam.

25 août 1945, Bao Dai abdique.

2 septembre 1945, Capitulation du Japon. Le Viêt-minh d'Hô Chi Minh proclame l'indépendance de la République démocratique du Vietnam.

23 septembre 1945, Prise de Saigon par l'armée française.

6 mars 1946, Accord Sainteny-Hô Chi Minh reconnaissant le Vietnam comme un Etat libre au sein de l'Union française.

Juin 1946, L'amiral Thierry d'Argenlieu, gouverneur général d'Indochine, affirme le protectorat français en Cochinchine.

19 novembre 1946, Echange de tirs entre une jonque chinoise appartenant à des nationalistes vietnamiens et la douane française dans le port de Haiphong.

23 novembre 1946, L'armée française bombarde Haiphong.

19 décembre 1946, Le Viêt-minh passe à l'offensive à Hanoi, début de la guerre d'Indochine.

1949, Victoire de Mao en Chine.

Été 1950, Guerre de Corée.

7 mai 1954, Chute de Diên Biên Phu.

20 juillet 1954, Signature de l'armistice à Genève. Fin de la guerre d'Indochine.

  carte-indochine.jpg

Lire aussi :

11 août 1863 - Protectorat français sur le Cambodge

9 juin 1885 - Le Viêtnam devient français

3 février 1954 - Siège de Diên Biên Phu

7 mars 1956 - Le procès de Mitterrand dans « l'affaire des fuites »

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 23:01

Le vice-amiral britannique Bertram Ramsay donne le feu vert pour l'évacuation de troupes alliées encerclées à Dunkerque (Nord).

L'opération porte le nom de « Dynamo » en souvenir d'un ancien PC de Ramsay où fonctionnait un groupe électrogène.

Opération « Dynamo » à Dunkerque

Surprises par l'avancée allemande, les troupes françaises et britanniques ont dû battre en retraite jusqu'à Dunkerque, le dos à la mer. Le nord de la France est en effet enfermé dans une nasse par la percée Allemande vers la Manche.

Désormais le salut ne peut venir que de la mer...

Décidée le 19 mai et mise en œuvre du 26 mai au 4 juin, l’opération « Dynamo » assure donc le rembarquement du corps expéditionnaire britanniques et des milliers de soldats français et belges.

La Royal Navy a réquisitionné tous types de bateaux et en neuf jours, 340.000 hommes sont rapatriés en Grande-Bretagne.

C'est la plus grande entreprise d'évacuation de toute l'histoire militaire.

Mais cela n'est pas suffisant : le 4 juin, 30.000 Français restés sur les plages doivent se rendre aux Allemands.

 

Chronologie :

10 mai 1940 : les allemands attaquent la Belgique, la Hollande et le Luxembourg.

15 mai 1940 : la Hollande capitule.

19 mai 1940 : le général Weygand prend le commandement de l'armée française.

20 mai 1940 : les chars allemands arrivent à la Manche, coupant les Alliés, au nord, du reste de la France.

26 mai 1940 : commencement de l'opération Dynamo.

28 mai 1940 : la Belgique capitule.

31 mai 1940 : les Allemands s'emparent de Lille.

4 juin 1940 : Capitulation de Dunkerque.

5 juin 1940 : les Allemands attaquent en France. Début de la bataille de la Somme.

 

Lien du jour : Mémorial du souvenir de l’Opération Dynamo

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 23:01

Le 19 mai 1635, le roi Louis XIII et son ministre Richelieu déclarent la guerre à l'Espagne. La France entre ainsi dans la guerre de Trente Ans. Elle y gagnera l'Alsace.

 

Après les défaites de belligérants qu’elle soutient depuis plusieurs années, la France entre clairement dans cette guerre en s’attaquant à l’Espagne. En effet, en 1635, la paix était sur le point de revenir grâce à la victoire des Habsbourg catholiques d'Autriche et d'Espagne sur la coalition protestante. C’est alors que la France, qui s'était jusque-là tenue à l'écart, craint que se reconstitue l'empire de Charles Quint.

Richelieu s'allie donc aux puissances protestantes du Nord et relance le conflit.

 

Les combats sévissent dans toute l'Europe et plus particulièrement en Allemagne, où les armées de mercenaires pillent et tuent à satiété, laissant le pays exsangue. Après une lutte incertaine, la France vainc les Espagnols à Rocroi, huit ans jour pour jour après son entrée en guerre.

 

Malgré les révoltes des paysans affectés économiquement par le conflit, la France reprendra le dessus pour être dans le camp des vainqueurs en 1648.

 

La guerre de Trente Ans

Il s’agit en fait d’une série de conflits armés qui a déchiré l’Europe de 1618 à 1648.

Ses origines sont multiples. La première est l’opposition religieuse et politique entre catholiques et protestants luthériens ou calvinistes. Mais il en a eut d’autres : tentations hégémoniques ou d’indépendance, rivalités commerciales, ambitions personnelles, ou encore jalousies familiales.

 

la Guerre de Trente Ans

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 23:01

Au petit matin du 18 mai 1302, les artisans de Bruges, en Flandre, se soulèvent contre la garnison française. Maison par maison, ils assassinent un millier de partisans du roi de France, dont la garnison française logée chez l'habitant et de bourgeois par les membres des milices communales.

Pieter de Coninck Bruges

Un trop puissant voisin

Sous Philippe Auguste et Saint Louis, la France était devenue le plus puissant royaume d'Europe.

Mais à la fin du XIIIe siècle, la Flandre et l'Angleterre commencent à lui faire de l'ombre grâce à leur enrichissement rapide. L'Angleterre vend de la laine aux communes flamandes comme Bruges, Ypres ou Gand. Celles-ci fabriquent des draps qu'elles revendent à prix d'or dans toute l'Europe.

 

Le comte de Flandre veut s'allier au roi anglais. Mais le roi de France Philippe IV le Bel l'attire à Paris, l'emprisonne et installe en Flandre un gouverneur à sa dévotion.

Le 29 mai 1301, Philippe le Bel et sa cour sont accueillis en grande pompe à Bruges par les bourgeois (aux frais du peuple). Le roi se réjouit de l'annexion des Flandres au royaume.

 

Des voix dissidentes se font entendre

Un tisserand du nom de Pierre Coning (en flamand, Pieter de Coninck) appelle le peuple à la révolte. Ses partisans, les «klauwaerts» (du parti de la griffe, symbole de la Flandre), sont néanmoins repoussés par les bourgeois, favorables au roi de France (on les surnomme «leliaerts» ou parti du lys).

 

Méfiant, le gouverneur des Flandres, Jacques de Saint-Pol, supprime les libertés de Bruges. La population se reprend alors à écouter Pierre Coning. En représailles, les Français occupent en force la ville.

C'est alors que surviennent les « Matines de Bruges ». 1600 insurgés en armes, avec Pieter de Coninck à leur tête, pénètrent pendant la nuit dans les maisons.

1000 soldats de la garnison française sont démasqués les uns après les autres et assassinés au pied de leur lit.

 

Cette journée a été appelée « Matines de Bruges » par analogie avec les « Vêpres siciliennes » qui chassèrent 20 ans plus tôt les Français de Sicile. Elle réduit à néant le rêve des rois capétiens d'annexer les Flandres.

 

La bataille des Éperons d'or

Cette révolte mena à une autre bataille célèbre, la bataille « des Éperons d'or », qui opposa les milices flamandes aux troupes françaises le 11 juillet de la même année.

Les chevaliers français sont battus par les milices communales à la « bataille des éperons d'or », près de Courtrai, ainsi nommée en raison des éperons que les vainqueurs ramassèrent sur le champ de bataille.

 

Le 23 juin 1305, une paix de compromis permet à Philippe le Bel d'annexer seulement Lille, Douai et Béthune. La France atteint alors la frontière qui sera encore sienne sept siècles plus tard en dépit de nombreuses guerres.

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 23:01

Le 8 mai 1429, les Anglais lèvent le siège d'Orléans après que Jeanne d'Arc fut montée à l'attaque de leurs lignes.

C'est le premier succès de celle qui sera plus tard surnommée la Pucelle d'Orléans (pucelle au sens ancien de jeune fille).

 Jeanne d'Arc délivre Orléans

Depuis 1337, la guerre de cent ans fait rage...

En 1358, les Orléanais rasent une première fois les faubourgs de la ville afin que les Anglais de Robert Knolles ne puissent venir s'y retrancher.

Le 12 octobre 1428, les Anglais investissent Orléans dans le but de verrouiller le passage par le fleuve. La situation semble désespérée, le roi Charles est désavoué et est contesté par ses sujets. La France va très mal.

Au moment ou les politiques et les militaires envisagent de capituler, une bergère devenue chef de guerre inverse le cours de l'histoire...

Jeanne d'Arc entre par la porte Bourgogne le 29 avril 1429 et délivre la ville d'Orléans le 8 mai 1429. Elle délivrera ensuite Jargeau, Meung sur Loire puis Beaugency. Enfin, elle vaincra les Anglais de Talbot à Patay.

 

Jeanne rejoindra ensuite le roi Charles VII, à Gien pour l'accompagner jusqu'à Reims où il sera couronné, en la cathédrale.

 

Voir aussi : 30 mai 1431 - Jeanne d'Arc au bûcher

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 23:02

Le drapeau rouge flotte sur Berlin

La bataille de Berlin se déroula du 16 avril 1945 au 2 mai 1945. Elle opposa ce qui restait des forces du Troisième Reich à l'Armée rouge. Berlin est finalement prise par les troupes russes et polonaises, l'Armée rouge de Koniev et de Joukov.

Le photographe ukrainien Yevgeni Khaldei immortalise la prise de Berlin en photographiant un soldat plantant le drapeau soviétique sur le toit du Reichstag (chambre législative allemande).

http://1jour1actu.com/wp-content/uploads/berlin.jpg

 

Les troupes de la IIe armée britannique entrent dans Lübeck et prennent Wismar, sur la côte de la Baltique. Des unités de la 1re armée canadienne prennent Oldenburg.

 

Capitulation des troupes nazies en Italie

Avec l'entrée en vigueur à midi de la capitulation des armées allemandes d'Italie, la longue, difficile et controversée campagne d'Italie prend fin. Les forces alliées atteignent Trieste, Milan et Turin durant la journée, pendant que d'autres progressent au nord en direction du col de Brenner où ils se joindront aux forces de la 7e armée américaine venant du nord.

Les soldats allemand à Trieste se rendent aux néo-zélandais.

 

Voir aussi : 8 mai 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 23:06

Le 20 avril à midi, Louis XVI entre au manège, suivi de ses ministres. Les tribunes sont combles, peuplées surtout de femmes du bel air qui caquètent en agitant leurs petits éventails. Une foule bigarrée a envahi les couloirs.

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Le roi s'étant assis aux côtés du président Bigot de Préameneu, Dumouriez, dans le silence soudain, lit le rapport qu'il a fait adopter la veille au conseil. Il rejette sur l'Autriche la responsabilité d'un conflit devenu inévitable.

Après lui le roi, la voix un peu embarrassée, l'annonce en quelques mots :
« Je viens vous proposer formellement la guerre contre le roi de Hongrie et de Bohême. »

 

Le roi et l'Assemblée législative déclarent donc la guerre à l'empereur François II d'Autriche.

Celui-ci et son allié, le roi de Prusse, prennent aussitôt l'offensive. Au début, à la joie des contre-révolutionnaires, les armées françaises reculent. Mais, un élan patriotique imprévu se manifeste, scellant l'alliance du peuple en armes et de la Révolution et provoquant la chute de la royauté.

 

Louis XVI sera condamné pour trahison politique et exécuté le 21 janvier 1793.

 

Relire aussi : 21 janvier 1793 - Mort de Louis XVI

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 23:10

Le 19 avril 1943, les 60.000 juifs qui subsistent dans le ghetto de Varsovie se soulèvent contre les SS du général Jürgen Stroop, qui a reçu d’Hitler l'ordre de les exterminer.

 

Sans espoir de survie, encore moins de victoire, ils vont tenir tête héroïquement aux soldats et SS allemands jusqu'au 16 mai 1943. Tous seront dirigés vers les camps d'extermination sauf 7.000 d'entre eux, morts les armes à la main ou qui se seront suicidés comme leur chef, le jeune Mordechai Alinewicz.

 

Le ghetto de Varsovie

En novembre 1940, quelques mois à peine après l'invasion allemande, les Juifs de la capitale polonaise et des environs, au nombre d'environ un demi-million, sont regroupés dans un quartier transformé en ghetto et isolé du reste de la ville par des barrières, des murs et des façades aveugles.

Le quartier étant coupé en deux par une artère, les Juifs passent d'un côté à l'autre par une passerelle. Le ghetto occupe 300 hectares, soit une densité d'environ 150.000 habitant/km2 (c'est quatre à cinq fois plus que le maximum observé dans une ville normale).

Les habitants se voient accorder par l'occupant une ration quotidienne de 184 calories. C'est dix fois moins que le minimum indispensable au maintien en bonne santé.

plan ghetto de Varsovie  passerelle ghetto de Varsovie

La révolte

Le 19 avril 1943, quand 850 soldats allemands pénètrent en force dans le ghetto pour liquider celui-ci, les résistants les attendent de pied ferme, barricadés dans leurs bunkers et leurs caves. Au nombre de 3.000 environ, ils sont regroupés principalement dans l'Organisation des Combattants Juifs, commandée par Mordechai Anilewicz, et l'Union Juive Armée de Pawel Frenkiel. 600 seulement disposent d'armes à feu.

19 avril 1943 Soulèvement du ghetto de Varsovie

Les hommes d'Anilewicz se cachent dans tout le ghetto cependant que ceux de Frenkiel tentent d'arrêter les Allemands à l'entrée du quartier.

Le général SS Jürgen Stroop, qui dirige l'opération, est pris de court par la rébellion. Il fait venir 2000 hommes et des chars en renfort. Dès lors, les Allemands vont incendier systématiquement les immeubles et propulser du gaz dans les souterrains pour en déloger les résistants, immeuble par immeuble, cave par cave. Ces derniers, malgré le déluge de moyens déployé par l'ennemi, vont tenir pendant un mois.

 

6.000 Juifs trouvent la mort dans les combats ou se suicident (c'est le cas de Mordechai Alinewicz, le 8 mai 1943), 7000 sont fusillés sur place. Les autres sont déportés. Une poignée de miraculés vont échapper à la mort en s'enfuyant par les égoûts.

 

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 23:02

 

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, la Norvège attire l'attention des belligérants. En effet, ce pays se situe en mer du Nord à un carrefour maritime stratégique, ses fjords peuvent abriter une flotte importante et, par le port de Narvik, transite le minerai de fer de Laponie suédoise fort utile à l'industrie de guerre allemande.

 

La campagne de Norvège 9 avril - 10 juin 1940

Le mardi 9 avril 1940, les armées d’Hitler envahissent la Norvège et le Danemark.

L'opération « Weserubung » est lancée par les troupes allemandes à 2h15 en Norvège et à 5h20 au Danemark. Le roi danois, Christian X, ordonne immédiatement le cessez-le-feu à ses troupes.

En Norvège la population résiste à l'invasion et des croiseurs allemands sont coulés.

Soldats danois le 9 avril 1940

Soldats danois le 9 avril 1940.

Un contingent franco-britannique leur viendra en aide à partir du 19, permettant de mettre à l’abri la flotte marchande. Hitler justifie cette invasion en proclamant : « L'Allemagne occupe le Danemark et la Norvège pour les protéger des Alliés et faire respecter leur neutralité jusqu'à la fin du conflit ».

 

En fait, les deux pays bénéficieront jusqu’en 1943 d’une occupation moins violente que dans de nombreux pays. Le Danemark parviendra à faire passer de nombreux juifs en Suède pour les protéger de la déportation.

La campagne alliée prend fin le 10 juin 1940.


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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 00:01

Le 19 mars 1962, à midi, prend officiellement effet un cessez-le-feu qui met fin à huit ans de guerre en Algérie.

La veille, le gouvernement français a cédé au gouvernement provisoire de la république algérienne ses pouvoirs sur l'Algérie et le Sahara.

19 mars 1962 - Cessez-le-feu en Algérie

Un double référendum vient bientôt conforter cette décision. Le 8 avril 1962, les Français de métropole approuvent à plus de 90% le choix du général de Gaulle. Le 1er juillet 1962, les Algériens se prononcent encore plus massivement pour l'indépendance de leur pays.

 

L'indépendance devient effective le 3 juillet 1962. Le 4 juillet, Ahmed Ben Bella s'installe à Alger en qualité de président de la nouvelle république. Le 5 juillet, l'indépendance est officiellement proclamée.

 

Pourtant, le cessez-le-feu du 19 mars est loin d'aboutir à un retour au calme immédiat. Les combats et les massacres se prolongent jusqu'au 3 juillet et redoublent même de violence. Leurs principales victimes sont les Pieds-noirs et les harkis, touchés par les représailles du FLN (Front de libération nationale).

 

L'OAS (Organisation de l'Armée Secrète), créée en 1961 en réaction au «lâchage» de l'Algérie par le général de Gaulle, multiplie les attentats aveugles après le cessez-le-feu. Elle est responsable d'environ 2.400 assassinats de Français et surtout d'Algériens.

 

Le 26 mars 1962, des tirailleurs algériens de l'armée française font plus de cinquante morts en tirant à Alger sur une foule pacifique de manifestants européens. Ce massacre de la rue d'Isly et celui du 5 juillet 1962, à Oran, accélèrent la fuite des Pieds-Noirs et Juifs sépharades vers la France, où ils débarquent avec leurs valises pour seuls biens.

 

Voir aussi : 18 mars 1962 - Accords d'Évian

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 00:17

 

Le 10 février 1947 marque la signature du Traité de Paris entre :

les Alliés, vainqueurs du dernier conflit mondial (URSS, États-Unis, Royaume-Uni, France, Pologne, République fédérale populaire de Yougoslavie, Tchécoslovaquie et Royaume de Grèce),

d'une part, et d'autre part :

les puissances européennes anciennement affiliées à l'Allemagne nazie (Italie, Royaume de Roumanie, Hongrie, République populaire de Bulgarie et Finlande).

Par ce traité, ces derniers s'engagent à rétribuer les territoires conquis aux premiers et à leur verser des indemnités, tout en renonçant définitivement à l'arme nucléaire.

Signature du traité de Paris

 

L'Italie abandonnait :

- Tende et La Brigue à la France,

- Zara (Zadar) et la majeure partie de l'Istrie à la Yougoslavie (tandis que Trieste devenait une ville libre neutre),

- l'archipel du Dodécanèse à la Grèce,

- toutes ses possessions africaines (Libye, Érythrée, Somalie).

 

Elle payait aussi :

- 100 millions de dollars à l'URSS,

- 125 millions de dollars à la Yougoslavie,

- 105 millions de dollars à la Grèce,

- 25 millions de dollars à l'Abyssinie,

- 5 millions de dollars à l'Albanie.

 

La Roumanie

- récupérait la Transylvanie septentrionale qu'un arbitrage de Hitler avait transféré en 1940 à la Hongrie,

- abandonnait la Bessarabie (dont l'essentiel forme l'actuelle Moldavie) et la Bucovine du nord à l'URSS,

- abandonnait la Dobroudja du sud à la Bulgarie.

- payait une indemnité de 800 millions de dollars à l'URSS.

 

La Hongrie

- était ramenée à ses frontières du 1er janvier 1938 (moins trois villages dans le Győr-Moson-Sopron, transférés à la Tchécoslovaquie),

- payait une indemnité de 300 millions de dollars à l'URSS,

- payait aussi 100 millions de dollars à la Yougoslavie et à la Tchécoslovaquie.

 

La Bulgarie

- conservait la Dobroudja du sud qu'un arbitrage de Hitler lui avait transféré en 1940,

- payait 25 millions de dollars à la Yougoslavie,

- payait 45 millions de dollars à la Grèce.

 

La Finlande

- abandonnait la Carélie méridionale avec Vyborg (qu'elle avait du céder après l'attaque soviétique de 1940), ainsi que les régions de Petsamo et de Salla,

- payait une indemnité de 300 millions de dollars à l'URSS,

- laissait à l'URSS l'usage de la presqu'île de Hangö (Hanko) pour que celle-ci puisse y établir une base militaire.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 00:01

Le 3 février 1954 commence le siège du camp retranché de Diên Biên Phu, dans la région montagneuse du haut Tonkin, près de la frontière avec le Laos.

 

Un siècle de présence française en Indochine va se terminer dans cette cuvette où le général Henri Navarre a concentré 15.000 hommes, avec l'objectif de desserrer l'étau des communistes vietnamiens sur le riche delta du Tonkin.

 

A l'extérieur de la cuvette, plus de 30.000 soldats aux ordres du général Vo Nguyên Giap sont prêts à assaillir l'occupant français. Le siège prendra fin le 7 mai avec une écrasante victoire des partisans de Hô Chi Minh.

 

La défaite de Diên Biên Phu marque la fin de la présence française en Indochine. Le retrait français sera définitivement scellé lors de la signature des accords de Genève, le 21 juin.

La bataille aura fait 3.000 morts et disparus dans le camp français ainsi que 4.000 blessés. 10.000 hommes sont faits prisonniers et vont subir un long calvaire dans la jungle, humiliés de toutes les façons possibles par les vainqueurs. Seuls 3.300 seront libérés, épuisés, en septembre 1954. Du côté vietnamien, les chiffres sont plus incertains. Il y aurait eu 20.000 à 30.000 tués et blessés.

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 00:01

Encerclées dans Stalingrad (l'actuelle Volgograd) depuis la fin novembre 1942, les troupes de la VIe armée allemande de Friedrich Von Paulus se rendent à l'armée rouge.

 

Le froid de plus en plus rigoureux et les munitions de plus en plus rares finissent par décourager définitivement les soldats d'Hitler. Ce dernier a interdit à Von Paulus de se rendre. Il l'a fait élever au rang de maréchal du Reich le 25 pour l'empêcher de capituler. Mais en vain.

Le 31 janvier 1943, le maréchal Friedrich Paulus signe la capitulation du secteur sud de la ville. Le 2 février, c'est au tour du secteur nord de cesser toute résistance.

90.000 allemands sont morts de froid et de faim au cours du siège de Stalingrad.

 

Un tournant dans la guerre contre l’Allemagne

La victoire des Soviétiques, trois mois après celle des Britanniques à El Alamein, soulève un immense espoir dans les pays soumis à l'occupation allemande. En démontrant la vulnérabilité des armées allemandes, la bataille de Stalingrad marque un tournant dans la Seconde Guerre mondiale.

Les troupes Soviétiques passent alors à la contre offensive et progressent à leur tour (occupation de l’Ukraine, libération de Leningrad en janvier 1944)

La bataille de Stalingrad marque, un tournant dans la Seconde Guerre mondiale qui augure, d’une possible résistance : la victoire des troupes alliées sur le nazisme se dessine.

 

De nombreux collaborateurs du régime de Vichy deviendront « résistants » après la défaite de l’Allemagne à Stalingrad et l’avancée de troupes soviétiques.

les Allemands capitulent à Stalingrad

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 00:07

Du 30 janvier au 8 février 1944, le gouvernement provisoire du général de Gaulle organise à Brazzaville, capitale de l'AEF (Afrique Équatoriale Française), une réunion destinée à rétablir son autorité dans les colonies françaises d'Afrique.

gaulle-conference-brazzaville-1944

Le chef de la France Libre prononce à cette occasion un discours où il énonce sa vision de la vocation coloniale de la France et écarte toute idée d'indépendance pour les colonies :
« En Afrique française comme dans tous les autres territoires où des hommes vivent sous notre drapeau, il n'y aurait aucun progrès qui soit un progrès, si les hommes, sur leur terre natale, n'en profitaient pas moralement et matériellement, s'ils ne pouvaient s'élever peu à peu jusqu'au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. C'est le devoir de la France de faire en sorte qu'il en soit ainsi ».

Le gouverneur Félix Éboué, petit-fils d'esclave originaire de Guyane, qui s'est rallié dès 1940 au général de Gaulle, figure parmi les principaux inspirateurs du discours.

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 00:01

Le samedi 27 janvier 1945, les troupes soviétiques découvrent le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, à l'ouest de Cracovie (Pologne).

Libération du camp d'Auschwitz-Birkenau 

En janvier 1945, l'armée rouge approche d'Auschwitz. On commence à entendre le canon ; les nazis décident d'évacuer le camp.

Le 18 janvier, les déportés rassemblés par les S.S. sont jetés sur les routes. Les terribles marches de la mort commencent alors : à pied ou dans des wagons à ciel ouvert, les déportés sont transportés vers les camps encore en activité.

Les nazis évacuèrent du camp 58.000 prisonniers encore capables de marcher. Ils laissèrent derrière eux plus de 7.000 prisonniers malades ou invalides, persuadés qu'ils ne survivraient que très peu de temps.

 

Le 27 janvier, les libérateurs soviétiques découvrent le camp d'extermination, ils sont accueillis par 7.650 détenus survivants et ont la révélation de la Shoah.

Les journaux du lendemain restent néanmoins muets sur cet événement et l'opinion publique mondiale ne prendra la mesure de la tragédie que bien après la fin de la Seconde Guerre mondiale !

Libération du camp d'Auschwitz-Birkenau

Le complexe concentrationnaire d'Auschwitz était constitué de trois camps :

Auschwitz I camp principal ;

Auschwitz II, ou Birkenau, ouvert le 8 octobre 1941 en tant que camp d'extermination ;

Auschwitz III ou Monowitz, ouvert le 31 mai 1942 en tant que camp de travail.

 

Pour commencer, en 1941, les Allemands ouvrent une prison pour les résistants polonais dans une ancienne caserne d'Auschwitz (Oświęcim en polonais). Dans ce premier camp périrent près de 70.000 personnes, au début des prisonniers de guerre et des opposants politiques polonais et soviétiques ; ensuite des Juifs et des résistants de toutes nationalités.

Ensuite, des baraquements en bois, près du village voisin de Birkenau (Brzezinka en polonais), reçoivent les déportés destinés à une mort immédiate.

Un troisième camp reçoit comme le premier les prisonniers destinés au travail forcé. La plupart sont affectés dans une usine chimique de la firme IG Farben.

 

Ces trois camps étaient complétés par une cinquantaine de « petits » camps dispersés dans la région et placés sous la même administration.

 

« Usine de la mort »

Au printemps 1943, le camp d'Auschwitz-Birkenau s'étant équipé de quatre énormes chambres à gaz, chacune associée à un four crématoire, il devient le principal lieu d'extermination des Juifs alors qu'environ 80% des victimes de la Shoah ont déjà été tuées !

Vers Auschwitz vont être envoyés en particulier les déportés français, à partir du camp de transit de Drancy, au nord de Paris.

 

Auschwitz connaît une pointe d'activité à la fin de la guerre, avec l'extermination précipitée des Juifs de Hongrie. Dans le camp, où sévissent 3.000 SS sous la férule de Rudolf Hoess, on arrive en 1944 à exterminer et brûler les malheureux au rythme de 6.000 par jour. Un médecin diabolique, Josef Mengele, se rend célèbre en pratiquant des expériences insoutenables sur les déportés à des fins scientifiques.

A peu près d’un million de Juifs sont morts à Auschwitz-Birkenau, auxquels s'ajoutent environ 200.000 non-Juifs.

 

Voir aussi :

27 janvier - Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité

20 janvier 1942 - Les nazis adoptent la solution finale

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 00:02

Malgré les conflits internes entre différents chefs, Jean Moulin parvient à unifier les trois plus grands mouvements de Résistance français.

Le mardi 26 janvier 1943, il fonde le Mouvements Unis de la Résistance (MUR), qui comprend les mouvements « Combat », d’Henri Frenay, « Franc-Tireur », de Jean-Pierre Levy et « Libération-Sud » d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie.

 

La fondation des MUR marque une étape essentielle dans l’unité de la résistance. De fait, les trois mouvements acceptaient de fusionner l’ensemble de leurs services, à l’exception de la presse (chaque formation conserve son journal clandestin), ce qui devait permettre d’accroître la rationalisation et la coordination des activités clandestines.

 

Puis viendra la création du Conseil National de la Résistance (CNR) qui se réunit le 27 mai 1943 rue du Four à Paris.

Le lundi 29 novembre 1943, sont créées les Forces Françaises de l'Intérieur.

Elles regroupent les différents groupes de résistance à l'occupant nazi en vue du futur combat aux côté des Alliés qui préparent leur débarquement en Normandie.

 

Voir aussi : 8 juillet 1943 - Mort de Jean Moulin

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