Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 23:01

Le 17 septembre 1939, deux semaines après les armées allemandes, les armées soviétiques entrent à leur tour en Pologne.

Staline et Hitler se partagent le malheureux pays en vertu d'une clause secrète du pacte germano-soviétique signé en août 1939.

Ce pacte consistait en une attaque conjointe contre la Pologne, ainsi que le partage de son territoire entre les deux envahisseurs. Anéanti par cette attaque conjointe, le gouvernement polonais se réfugia en Roumanie où il fut interné avant d'être accueilli en France. Les derniers centres de résistance furent bientôt écrasés. Varsovie tomba le 27 septembre après 19 jours de résistance, suivie le 2 octobre par la garnison de Hel sur la Baltique et par Kock dans une ultime bataille le 5 octobre.

Le 28 septembre 1939, fut signé à Moscou un accord germano-soviétique intitulé ''Traité d'amitié et de frontière'' partageant la Pologne entre ses deux envahisseurs. La partie à l'Ouest de la rivière Bug revenant à l 'Allemagne, la partie à l'Est du Bug revenant à la Russie soviétique.

 

La Russie commença, dès octobre 1939, la déportation en masse de soldats et de civils polonais vers 150 camps d'internement de Sibérie, de l'Arctique et du Kazakhstan.

1.500.000 hommes et femmes furent ainsi déportés en cinq vagues sur un an ...

De plus, 25.700 détenus, cadres civils et militaires (dont 15.000 officiers et sous-officiers), policiers, fonctionnaires, magistrats, prêtres, et intellectuels, mains liées dans le dos, furent tués d'une balle dans la nuque sur l'ordre de Staline. Cet ordre fut contresigné par tous les membres du politburo le 5 mars 1940.

Ces massacres furent enfin reconnus par B. Elstine devant L. Walesa le 14 octobre 1992.

 

Dans la partie que s'est appropriée l'Allemagne : la zone Ouest de la Pologne fut annexée par le Reich avec la mise en œuvre d'une germanisation complète ; la partie restante fut administrée par un gouvernement général allemand (G.G.).

Sur ce territoire, les théories racistes d'Hitler furent systématiquement appliquées par H. Himmler à partir du 15 mai 1940 ; trois millions de Juifs devaient être éliminés et les Polonais transformés en une main d'œuvre de sous-hommes, privés de leur culture...

Un mouvement de déportation vers le Reich fut également mis en place.

 

Voir également :

23 août 1939 - Le pacte germano-soviétique

1er septembre 1939 - l'Allemagne envahit la Pologne

 

 

Repost 0
11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 23:01

La première bataille de la Marne marque l'arrêt de la progression des troupes allemandes. Les Français, menés par le maréchal Joffre, l'emportent face à une armée allemande épuisée qui décide de battre en retraite dès le 11 septembre.

Après des semaines de débâcle, la bataille de la Marne est la première offensive réussie des troupes françaises et britanniques sur l'envahisseur allemand. Sur 240 kilomètres, de Meaux à Verdun, les soldats vont se livrer un combat sans merci durant sept jours et six nuits, du 6 au 12 septembre 1914.

Les vignobles de Champagne ont été des alliés inattendus dans la victoire : de nombreux soldats allemands faits prisonniers ont été retrouvés ivres !

 

Un bilan terrible

L'Allemagne avait engagé 900.000 hommes (51 divisions) ; la France (64 divisions) et le Royaume-uni (6 divisions) 1.082.000 hommes.

La bataille de la Marne s’achève donc par  la première victoire des Alliés au prix de  pertes humaines considérables :

    Français : 105.000 morts, 122.000 blessés

    Britannique : 7.000 morts, 30.000 blessés

    Allemands : 83.000 morts, 173.000 blessés

 

Communiqué de JOFFRE au Ministère de la Guerre, le 13 septembre 1914 :

« Notre victoire s'affirme de plus en plus complète. Partout l'ennemi est en retraite. Partout les Allemands abandonnent des prisonniers, des blessés, du matériel. Après les efforts héroïques dépensés par nos troupes pendant cette lutte formidable qui a duré du 5 au 12 septembre, toutes nos armées surexcitées par le succès exécutent une poursuite sans exemple par son extension... Le gouvernement de la République peut être fier de l'armée qu'il a préparée. »

 

Relire aussi : 6 septembre 1914 - Première bataille de la marne

 

 

Repost 0
8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 23:01

Le jeudi 9 septembre 1943, suite à la capitulation de l'Italie la veille, les Corses se soulèvent. Les insurgés, épaulés progressivement par des troupes venues d'Afrique du Nord, mèneront des combats contre les troupes allemandes jusqu'au 4 octobre.

La Corse, qui appartenait à la zone libre, avait été envahie, le 11 novembre 1942, par les Allemands et les Italiens (opération Attila) à la suite du débarquement allié en Afrique du Nord.

80.000 soldats Italiens occupent la Corse le 11 novembre, auxquels viendront s'ajouter (à partir de juin 1943), 14.000 Allemands de la brigade SS Reichsführer (soit presque un occupant pour deux habitants, l'île comptant environ 200 000 habitants).

La Résistance, qui existait déjà à l’état embryonnaire commença alors à s’étoffer.

 

Le 10 juillet 1943, les Alliés débarquent en Sicile (opération Husky) et Mussolini est destitué deux semaines plus tard.

Le 3 septembre 1943, un armistice, rendu public le 8, est signé entre l'Italie et les Anglo-Américains.

Dès le 4 septembre, la Résistance corse est mise en alerte par un message radio qui lui apprend l'imminence d'un débarquement.

Le soir du 8, le général italien Magli reçoit deux ultimatums : l'un du commandement allemand qui exige le désarmement des forces italiennes, l'autre de Paul Colonna d'Istria qui réclame une prise de position sans équivoque pour ou contre la Résistance corse. Le premier est rejeté, le second accepté avec des réticences qui expliquent que les troupes italiennes ne sont vraiment engagées contre les Allemands qu'une quinzaine de jours plus tard.

Le 9 septembre 1943, Ajaccio se soulève massivement contre l'occupant nazi et devient ainsi la première ville française libérée de la domination allemande.

 

La Corse sera alors le premier département français libéré.

La libération de la Corse fut combinée par la Résistance intérieure corse, appuyée par des troupes débarquées du sous-marin Casabianca, échappé au sabordage de la flotte de Toulon pour rejoindre les Français libres.

Libérée grâce à l’action des patriotes et des Forces Françaises Libres, l'île deviendra une base pour la poursuite des opérations en Italie puis pour le débarquement en Provence en août 1944.

 

La libération de la Corse aura coûté la vie à plus de deux mille deux cents personnes :

- 87 militaires venus d'Alger,

- 172 patriotes corses

- 200 victimes des bombardements dont 170 à Bastia,

- 637 Italiens, un millier d'Allemands,

- 137 victimes du torpillage du «Général-Bonaparte », le 19 mai 1943, entre Ajaccio et Nice) ;

 

Il faut compter presque autant de blessés (240 militaires venus d'Alger, 300 patriotes, 300 par les bombardements, 600 Italiens, 500 Allemands).

 

Charles De Gaulle évalue immédiatement l’ampleur du symbole et la portée politique de l’évènement.

Visitant Bastia dévastée par de  violents bombardements puis Ajaccio le 8 octobre, il déclare lors de son premier grand discours en métropole :

« La Corse a la fortune et l’honneur d’être le premier morceau libéré de la France. Ce qu’elle fait éclater de ses sentiments et de sa volonté, à la lumière de sa libération, démontre ce que sont les sentiments et la volonté de la nation toute entière. (…) Les patriotes corses groupés dans le Front National auraient pu attendre que la victoire des armes réglât heureusement leur destin. Mais ils voulaient eux-mêmes êtres des vainqueurs. » .

Le même jour devant les correspondants de guerre américains, anglais et français le chef de la France Libre ajoute :

« L’exemple de la Corse concourra à galvaniser l’action des patriotes de France. L’écroulement de l’autorité de Vichy et l’établissement de la nouvelle administration se sont faits ici sans le moindre désordre. »

 

Relire également :

27 novembre 1942 - La flotte française se saborde à Toulon

25 juillet 1943 - Mussolini renversé

 

Repost 0
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 23:01

Le samedi 8 septembre 1951, les représentants du Japon signent le traité de San Francisco avec ceux des États-Unis et de 47 nations alliées de la Seconde Guerre mondiale.

L'Inde, la Birmanie et la Chine nationaliste, absentes ce jour, signeront à leur tour un traité de paix avec le Japon dans les mois suivants.

L'URSS et la Chine populaire ne signent pas ce traité de paix.

Par ce traité de paix, qui est l'aboutissement de la capitulation signée 6 ans plus tôt, le Japon reconnaît l'indépendance de la Corée et renonce à toute revendication sur ses ancienns possessions des îles Kouriles et Sakhaline, devenues soviétiques, ainsi que sur Taiwan (Formose) et ses archipels du Pacifique, passés sous tutelle étasunienne. Il renonce à toute intervention militaire extérieure et se voit seulement autorisé à constituer une « force d'auto-défense » non-nucléaire.

 

Soucieux de transformer l'archipel en base avancée face aux pays communistes, URSS et Chine populaire, les États-Unis conservent sur place d'importantes bases militaires, notamment à Okinawa.

 

À l'entrée en vigueur du traité, le 28 avril 1952, le Japon peut enfin recouvrer son indépendance politique et se libérer de la tutelle américaine. La reconstruction étant à peu près achevée, le pays entre dès lors dans une phase d'expansion accélérée qui va le hisser parmi les plus riches pays de la planète.

 

Relire aussi : 2 septembre 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale

Repost 0
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 23:01

Le siège de Dunkerque eut lieu du 7 septembre au 11 octobre 1646 pendant la guerre de Trente Ans (série de conflits armés qui a déchiré l’Europe de 1618 à 1648). Dunkerque est alors espagnole depuis 1559.

 

En 1646, lorsque Louis II de Bourbon-Condé, duc d'Enghien, dit « le Grand Condé », se retrouve seul aux commandes de l'armée des Flandres, il envisage une action brillante : le siège de Dunkerque.

Il commence par isoler complètement la ville en prenant Furnes le 7 septembre et les forts qui commandent les canaux alentour, sur lesquels il jette des ponts pour assurer ses communications. Après avoir tracé ses lignes de circonvolution en quelques jours, il remblaie les écluses que les Dunkerquois avaient ouvertes pour inonder les plaines.

 

L’armée de siège compte 3.000 fantassins polonais, 2.000 cosaques Ukrainiens commandés par Bogdan Khmelnitski, dépêchés en France par leur reine Marie de Mantoue qu'Anne d'Autriche et Mazarin ont mariée l'hiver dernier au vieux roi de Pologne, Ladislas IV.

C’est la première fois que les Polonais viennent servir la France ; c’est le point de départ de la longue fraternité militaire des deux peuples.

 

L’amiral Tromp est là, comme à Mardyck, malgré les coups de vent d’équinoxe, pour fermer la mer aux assiégés, avec 10 vaisseaux hollandais, auxquels se joignent 15 frégates normandes et picardes. Les Espagnols ne tentent rien de sérieux pour conserver la première ville maritime de Flandre, si ce n’est de solliciter l’assistance du parlement d'Angleterre.

Comme les Espagnols n'obtiennent pas le soutien des Anglais qui ne souhaitent pas rompre leurs relations avec la France, les portes de Dunkerque s'ouvrent le 11 octobre 1646.

 

Ce siège est sans doute la plus belle des actions militaires du prince de Condé.

 

Louis II, prince de Condé, duc de Bourbon, duc d'Enghien, duc de Montmorency, duc de Châteauroux, duc de Bellegarde, duc de Fronsac, gouverneur du Berry, comte de Sancerre (1646-1686), comte de Charolais (à partir de 1684), pair de France, premier prince du sang.

Repost 0
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 23:01

Le gouvernement de Pietro Badoglio négocie l'armistice avec les Alliés depuis la fin juillet. Quelques temps auparavant, le débarquement anglo-américain en Sicile avait entraîné la chute du chef du régime fasciste italien, Benito Mussolini.

Le 3 septembre 1943 à Cassibile, près de Syracuse (Sicile), le général Castellano pour l’Italie et Bedell Smith pour les Alliés signent en secret le document de capitulation. L’Italie demande désormais l’appui des Alliés pour éviter la mainmise allemande sur Rome : au moins 15 divisions qui se déploieraient surtout dans la zone La Spezia-Civita Vecchia. Elle essaye de retarder l’annonce de l’armistice mais ne réussit à la différer que jusqu’au 8 septembre, au soir duquel l’armistice italien est radiodiffusé par Badoglio et Eisenhower.

 

La réaction allemande ne se fera pas attendre puisqu’elle déclenchera quelques heures plus tard l’invasion du pays et libèrera Mussolini le 12 septembre. Celui-ci se réfugiera dans le Nord, où il constituera la République de Salo. Quant au roi et à Badoglio, ils fuiront au Sud du pays, zone encore occupée par les Alliés.

 

 

Relire également :

3 septembre 1939 – La Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l'Allemagne

10 juin 1940 - L'Italie déclare la guerre à la France et à l'Angleterre

10 juillet 1943 - Débarquement anglo-saxon en Sicile

25 juillet 1943 - Mussolini renversé

 

Repost 0
27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 23:01

Erich Von Falkenhayn, chef suprême de l'armée allemande depuis septembre 1914 et concepteur de l'offensive de Verdun, Il est remplacé par le maréchal Paul von Hindenburg.

Le général Paul Von Hindenburg (1847-1934) est à la retraire quand son pays déclare la guerre à la Russie le 31 juillet 1914. On l’appelle pourtant sous les drapeaux le 23 août pour diriger les armées du Reich sur le front de l’Est. Secondé par le général Ludendorff, il remporte les célèbres batailles de Tannenberg et des lacs Mazures en septembre et octobre, et d’autres victoires en Pologne et en Lituanie.

Ses succès font de lui un héros national. Il reçoit la distinction de Maréchal et devient donc le commandant en chef de toutes les opérations de l’armée allemande. Il occupera cette fonction jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale.

Toujours en duo avec Ludendorff, il prend toutes les décisions militaires et politiques de l’Allemagne. Mais, suite à l’échec des grandes offensives allemandes de 1918, il incite son gouvernement à demander l’armistice.

 

Il connaîtra ensuite une carrière politique prospère.

Après l’abdication de l’Empereur Guillaume II et l’instauration de la République de Weimar, il sera élu président de cette dernière en 1925.

On lui doit également la nomination d'Hitler au poste de chancelier en 1933 !

 

Repost 0
27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 13:08

Le protectorat français du Laos, une des composantes de l'Indochine française, était le gouvernement fédérant les différents États peuplés par le peuple Lao, sur le territoire de l'ancien royaume du Lan Xang.

Le 27 août 1946, le Protectorat français du Laos devient un état centralisé, le Royaume du Laos, suite à un traité passé entre le roi Sisavang Vong et la France.

 

Cet accord, qui fait suite à l'instabilité politique qui règne au Laos depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, prévoit une unification du pays sous l'égide du souverain, et une plus large autonomie au sein de l'Union française.

 

19 juillet 1949 : Indépendance dans le cadre de l'Union française.

Les indépendantistes du Pathet Lao demeurent néanmoins actifs et animent à Bangkok un gouvernement en exil. Si Phetsarath demeure nominalement le chef des opposants, le plus actif est son demi-frère le prince Souphanouvong, très lié au Việt Minh, qui relance dès 1947 des activités de guérilla avec le soutien de Hô Chi Minh. Le 28 juillet 1947, le roi propose aux insurgés une amnistie en échange de l'abandon de la lutte. La France, afin de stabiliser la situation, mène progressivement le Laos sur le chemin d'une indépendance mesurée : le 19 juillet 1949, Boun Oum, devenu premier ministre, signe avec le président français Vincent Auriol une convention assurant au Laos une indépendance dans le cadre de l'Union française.

 

La guerre civile

Souphanouvong ne désarme pas et, le 13 août 1950, relance les activités du Pathet Lao en formant, avec le soutien Việt Minh, un Front du Laos libre. La guerre civile laotienne débute en avril 1953.

 

22 octobre 1953 : Indépendance en tant qu'État associé, transfert de compétences.

En septembre 1953, la France cède ses dernières compétences au gouvernement royal. Le 22 octobre, le Royaume du Laos signe avec la France un traité d'amitié et d'association qui lui garantit de jouir pleinement de son indépendance.

 

12 février 1973 : Accord de cessez-le-feu.

En 1973, dans la foulée des accords de paix de Paris, les différentes parties laotiennes parviennent elles-mêmes à un accord de cessez-le-feu, signé le 12 février. En avril, Souphanouvong fait une entrée triomphale dans la capitale. Un gouvernement provisoire d'union nationale voit le jour le 5 avril 1974

 

Abolition de la monarchie

L'abolition de la monarchie le 2 décembre 1975 verra la disparition du Royaume du Laos au profit de la République démocratique populaire du Laos (régime communiste).

Les hauts fonctionnaires et les intellectuels de Vientiane sont envoyés dans des camps de « rééducation ». Environ 300.000 Laotiens (10 % de la population de l’époque) fuient le pays. La plupart émigrèrent vers la France et les États-Unis, après un passage en Thaïlande.

Repost 0
25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 23:01

La « guerre de Cent Ans » (qui dura en réalité 116 ans : de 1337 à 1453) est sans doute le plus célèbre conflit du Moyen Âge. Elle oppose la dynastie des Plantagenêts à celle des Valois, et à travers elles le royaume d'Angleterre et celui de France.

 

Le 7 octobre 1337, à l'Abbaye de Westminster, le roi d'Angleterre Édouard III lance publiquement un défi à son cousin, le roi de France. Il conteste la légitimité de Philippe VI de Valois et revendique la couronne de France pour lui-même. C'est le facteur déclenchant de la guerre de Cent Ans.

Le 24 juin 1340, le roi anglais Édouard III a anéanti la flotte de son rival, dans le port de L'Écluse (Flandre). Fort de ce premier succès, l'Anglais débarque en Normandie avec un millier de navires et 20.000 hommes et s'empare de Caen.

 

Mais le roi de France Philippe VI de Valois ne tarde pas à mobiliser ses troupes. À la tête de 50.000 hommes, il va à la rencontre de l'assaillant. Édouard III remonte en direction des Flandres.

Le 24 août, l'armée anglaise, sous le commandement du roi Édouard III et de son fils, le futur Prince noir, alors à peine âgé de 15 ans, dresse ses tentes sur la rive droite de la Somme, en bordure de la forêt de Crécy-en-Ponthieu. Comme arrivent les Français en provenance d'Abbeville, les Anglais s'établissent sur une hauteur et creusent des fossés en prévision des assauts de la cavalerie ennemie.

 

La confrontation intervient le samedi 26 août 1346.

Dans l'après-midi, l’armée anglaise, composée de 12.000 hommes, dont 7.000 archers, fraîchement reposée, attend les Français sur les hauteurs. Ceux-ci comptent dans leurs rangs plus de 36.000 hommes dont 15.000 mercenaires génois (essentiellement des arbalétriers).

Edouard III a organisé ses troupes habilement afin de les tenir prêtes à riposter à l’attaque de la cavalerie française : ses archers sont placés de telle façon que chaque groupe est couvert par un autre.

 

Cette bataille marqua le début de la guerre de Cent Ans.

 

Les archers anglais triomphent

Crécy marque un tournant dans la stratégie de guerre. Les Anglais possèdent quelques canons (bombardes), dont c'est la première apparition en Occident. Mais c'est à leurs archers qu'ils devront une éclatante victoire, les charges désordonnées de la chevalerie française s'étant toutes brisées contre un tir meurtrier.

Les bombardes n’étaient pas très efficaces du fait de leur portée limitée, mais elles effrayèrent les troupes françaises et leurs chevaux, contribuant ainsi au désordre de l'armée française.

 

Malgré la prépondérance numérique de Français, les pertes françaises sont lourdes : toutes les grandes familles sont touchées : Jean de Luxembourg ; Charles, comte d'Alençon (frère du roi) ; Louis de Châtillon (comte de Blois), le duc de Lorraine, Jean de Châlons, Louis de Sancerre, Jean d'Auxerre, Louis de Nevers (comte de Flandres), le Comte d'Aumale, l'évêque de Sens, l'Archevêque de Nimes, Jean de Croï (sire d'Airaines), les comtes de Salm, de Blamont, d'Harcourt,....

 

Deux jours après un succès aussi éclatant qu'imprévu, Édouard III reprenait sa route vers le nord, ses pillages et incendies : Montreuil, Etaples, Waben, St Josse. Il lui fallait un port pour rembarquer, peut-être aussi pour assurer les campagnes futures. Renonçant à Boulogne, l'Anglais fit porter son effort sur Calais, qui semblait plus vulnérable, mais qui, tenace, et sérieusement ravitaillé par la marine normande, résista jusqu'au 4 août 1347. Les Anglais conservèrent Calais comme tête de pont militaire et comme étape commerciale.

 

Relire également : 25 octobre 1415 - Bataille d'Azincourt

 

 

Repost 0
17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 23:01

Après le désastre de la bataille des éperons d'or, Philippe le Bel est fou de rage : alors que son armée devait venger l'affront des « Matines de Bruges », elle a été massacrée, et de nombreux grands seigneurs y ont trouvé la mort...

Le roi de France ne peut laisser pareil camouflet sans réponse, aussi entreprend-il de préparer minutieusement sa revanche. Durant l'année 1303 et les premiers mois de 1304, de nombreux raids à la frontière du comté de Flandre et de l'Artois ont lieu, afin d'affaiblir les forces adverses, mais surtout d'amasser suffisamment d'argent pour mettre sur pied sa propre armée. Gui de Dampierre, seigneur de Flandre toujours emprisonné dans les geôles du roi de France, est libéré afin d'essayer de trouver une conciliation avec les flamands, mais les négociations n'aboutissent pas et Gui de Dampierre revient se constituer prisonnier.

 

Le 20 juin 1304, Philippe le Bel convoque l'Ost royal. Jusqu'au mois d'août, les flamands résistent avec une grande détermination et parviennent à gêner considérablement l'avancée de l'armée française, qui doit de nombreuses fois battre en retraite et trouver de nouvelles routes pour avancer. Le 11 août, la flotte flamande est totalement anéantie devant le port de Zierikzee, en Zélande (actuelle Hollande) : les espoirs d'émancipation de la Flandre deviennent dès lors quasiment nuls...

 

Du 14 au 16 août, les deux armées se retrouvent à Mons-en-Pévèle pour des négociations, mais aucun accord n'est trouvé entre les deux parties. Le 17, l'Ost royal tente de rejoindre Pont-à-Vendin, tenu par les flamands, pour libérer la route d'Arras et ainsi régler de graves problèmes d'approvisionnement : mais l'armée flamande barre la route des français, qui cette fois-ci font face pour de bon.

 

Le lundi 18 août 1304, sous une chaleur écrasante, plus de 150.000 hommes s'affrontent : 70.000 français font face à 80.000 flamands. Durant toute la journée, on se bat : arbalètes contre frondes, charges de cavalerie, contre-offensive flamande, échec de nouveaux pourparlers, destruction de catapultes françaises, prise du camp flamand par la cavalerie française, coup de force du camp flamand sur le camp royal et enfin charge décisive de la cavalerie française, qui met l'armée de Flandre en déroute.

 

Au cours de la bataille, l'espoir a fini par quitter le camp flamand : privés d'eau et de nourriture, ils tentent un ultime coup de force en se ruant par surprise sur le camp royal de Philippe le Bel, pendant une trêve. Le roi de France s'y repose, il a ôté son armure... Se relevant en catastrophe, il saisit une arme, se précipite vers son cheval, tandis que plusieurs hommes se font tuer en le protégeant, puis en l'aidant à se hisser sur sa monture.

 

Philippe le Bel se bat alors avec l'énergie du désespoir, et fait preuve d'un grand courage. À ses côtés, plusieurs hommes se distinguent également au cours de l'affrontement, qui, malgré la supériorité numérique et l'effet de surprise des flamands, voit finalement la victoire des français.

 

Relire aussi :

18 mai 1302 - Les « Matines de Bruges »

11 juillet 1302 - Bataille des Éperons d'or

 

Repost 0
15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 23:01

Dès le début de la Première Guerre mondiale, les Austro-Hongrois soumettent la côte monténégrine à un blocus et bombardent ses ports. Ils sont libres de leurs actions puisque ni la Serbie, ni le Monténégro ne disposent de marine. Le 13 août 1914, la France déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie renversant le rapport de force dans l'Adriatique.

 

L'amiral Boué de Lapeyrère, qui commande la flotte française, veut profiter de son avantage numérique : il cherche à affronter les Austro-Hongrois dans une bataille décisive. Une armada de 15 cuirassés de ligne, 6 grands croiseurs accompagnés d'une trentaine de bâtiments légers ainsi que la division britannique de l'amiral Troubridge entre dans l'Adriatique. La flotte austro-hongroise ne peut espérer l'emporter, elle lève le blocus et s'empresse de se réfugier dans ses bases trop bien défendues pour redouter une attaque.

Mais le 16 août 1914, le croiseur léger Zenta (commandé par Paul Pachner - 2300 tonnes, 8 canons de 120 et 8 canons de 47) est surpris devant Antivari (Appelée maintenant Bar, au Monténégro). Il est accompagné du destroyer Uhlan et de deux torpilleurs.

La flotte française ne laisse pas passer cette occasion et le combat s'engage à 8 h 50.

Le Zenta, touché à plusieurs reprises par des salves du cuirassé dreadnought Courbet, est coulé. Mais les trois autres navires parviennent à fuir. La plupart des 300 membres d'équipage du Zenta parviennent à regagner la côte, sur des embarcations de sauvetage.

 

Ce fut la première bataille navale de la Première Guerre mondiale.

Repost 0
3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 23:01

Malgré des liens étroits avec les pays de la triple entente et plus particulièrement le Royaume-Uni, les États-Unis, par la voix du président Woodrow Wilson, le 4 août 1914, proclament leur désir de rester neutres dans le conflit qui se joue en Europe.

 Ce même jour le Royaume-Uni la déclare à l'Allemagne suite à l'invasion allemande en Belgique.

Les États-Unis resteront en dehors du conflit jusqu'au 6 avril 1917.

 

Relire également :

4 août 1914 - Les Allemands envahissent la Belgique

6 avril 1917 - Les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne

 

Repost 0
1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 23:01

Les physiciens nucléaires Leó Szilárd, Edward Teller et Eugene Wigner (tous les trois des réfugiés hongrois) étaient convaincus que l'énergie libérée par la fission nucléaire pouvait être utilisée dans des bombes par l'Allemagne nazie. Ils persuadèrent Albert Einstein, le plus célèbre physicien de l'époque, d'avertir de ce danger le président des États-Unis, Franklin Roosevelt.

Dans une lettre datée du 2 août 1939 dont Szilárd fit le brouillon, ils expliquent au président américain les risques que présenterait l’Allemagne nazie si elle détenait l'arme atomique.

La lettre ne sera remise par l'économiste Alexander Sachs au président que le 10 octobre, en raison de l'invasion de la Pologne par les armées allemandes.

Suite au courrier, Franklin Roosevelt créera le « Manhattan Project » ayant pour objectif la réalisation d'une bombe atomique, comme le demandait le courrier.

Le 6 et 9 août 1945, les Américains lanceront deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki.

 

 

Monsieur,

Certains travaux récents d'E. Fermi et L. Szilárd, dont les manuscrits m'ont été communiqués, me conduisent à prévoir que l'élément uranium peut devenir une source nouvelle et importante d'énergie dans un futur immédiat. Certains aspects de la situation qui est apparue me semblent demander une attention, et si nécessaire, une action rapide de la part de l'Administration. Je pense donc qu'il est de mon devoir d'attirer votre attention sur les faits et recommandations suivants :

Ces quatre derniers mois, il est devenu possible grâce aux travaux de Joliot en France ainsi que ceux de Fermi et Szilárd en Amérique, de déclencher une réaction en chaîne nucléaire avec de grandes quantités d'uranium. Grâce à elle, une grande quantité d'énergie et de grandes quantités de nouveaux éléments similaires au radium pourraient être produits. Maintenant, il semble presque certain que ceci pourrait être atteint dans un très proche avenir.

Ce nouveau phénomène pourrait conduire à la construction de bombes et il est concevable, quoique bien moins certain, que des bombes d'un nouveau type et extrêmement puissantes pourraient être assemblées. Une seule bombe de ce type, transportée par bateau et explosant dans un port, pourrait très bien détruire l'ensemble du port ainsi qu'une partie de la zone aux alentours. Toutefois, de telles bombes pourraient très bien s'avérer trop lourdes pour un transport aérien.

Les États-Unis n'ont que du minerai pauvre en uranium et en quantité modérée. Il y a de bons filons au Canada et dans l'ancienne Tchécoslovaquie mais les sources les plus importantes se trouvent au Congo belge.

Eu égard à ces éléments, vous pouvez penser qu'il serait désirable d'avoir un contact permanent entre l'Administration et l'équipe de physiciens qui travaillent sur les réactions en chaîne en Amérique. Une manière possible de réaliser cela serait de donner mission à une personne qui a votre confiance, et qui pourrait peut-être jouer ce rôle à titre officieux. Sa tâche pourrait consister à :

a) se mettre en rapport avec les départements gouvernementaux, pour les informer des développements à venir, et faire des recommandations pour l'action du Gouvernement, en portant une attention particulière au problème de la préservation de l'approvisionnement en minerai d'uranium pour les États-Unis ;

b) accélérer le travail expérimental, qui n'est à présent accompli que dans les limites des budgets des laboratoires universitaires, en fournissant des fonds, si nécessaire, par des contacts avec des mécènes privés ralliés à cette cause, et peut-être aussi en obtenant la coopération de laboratoires industriels possédant les équipements requis.

Il paraît que l'Allemagne a actuellement mis fin à la vente d'uranium des mines tchèques qu'elle a annexées. Une telle action précoce de sa part peut sans doute être mieux comprise quand on sait que le fils du sous-secrétaire d'État allemand, von Weizsäcker, est attaché à l'Institut du Kaiser Wilhelm à Berlin où une partie du travail américain sur l'uranium est en train d'être reproduite.

Très sincèrement vôtre

Signé : Albert Einstein.

 

Repost 0
24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 23:06

Le comte du Portugal Alphonse Enriquez remporte une victoire décisive sur les Maures à Ourique. Fort de cette victoire, il prend le titre d'Alphonse Ier, roi du Portugal et déclare son royaume indépendant de celui de Léon. Le premier souverain du Portugal poursuivra la reconquête chrétienne des terres portugaises vers le Sud.

En 1095, au plus fort de la Reconquista, le roi de León et Castille Alphonse VI donne le comté de Portugal à son gendre Henri de Bourgogne. Le fils de ce dernier vainc une coalition de roitelets musulmans à Ourique, dans l'actuelle province d'Alentejo, au sud du pays, le 25 juillet 1139.

C'est le «miracle d'Ourique», à l'origine du Portugal moderne.

L'heureux vainqueur se proclame roi sous le nom d'Alphonse 1er (Alfonso Enriques) et, pour assurer son indépendance face à son beau-père, se place sous la protection du Saint Siège.

 

Le 25 octobre 1147, avec l'aide de 13.000 croisés en partance pour la Terre Sainte, Alphonse 1er le Conquérant enlève Lisbonne aux musulmans qui occupaient la ville depuis plus de quatre siècles.

Lisbonne, à l'embouchure du Tage, devient la nouvelle capitale du royaume. Elle fait remonter son nom et sa fondation au héros grec Ulysse mais l'on suppose plus sérieusement qu'elle a été fondée par les Phéniciens sous le nom d'Olisipo.

Dès lors, le Portugal va préserver farouchement son indépendance.

 

Les cinq écus bleus au centre du drapeau national rappellent les cinq rois maures vaincus à Ourique.

Évolution du blason du Portugal à partir de la croix d'azur, d'origine bourguignonne, avec l'année théorique d'apparition.

Relire également : 11 juillet 711 - Les musulmans s'emparent de l'Espagne

 

 

Repost 0
17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 23:01

Menés par l'ancien chef d'état-major de l'armée, le général Francisco Franco Bahamonde, les militaires de la garnison de Melilla (enclave espagnole en territoire marocain) se soulèvent contre le gouvernement du Front Populaire.

Grâce à l'appui des généraux Mola et Sanjurjo, le mouvement d'insurrection des militaires s'étend bientôt à toute l'Espagne. La guerre civile éclate, et se terminera trente-trois mois plus tard, avec la chute de Madrid.

Intervention internationale

Cette guerre est une « guerre oubliée » ; on ne la considère pas comme faisant partie de la seconde guerre mondiale, mais comme une guerre civile purement espagnole. Pourtant, dès le 30 juillet, Mussolini envoie 30 bombardiers à Franco qui est dans une position difficile. Les Anglais ont des intérêts financiers en Espagne, ils voient d’un mauvais oeil le Front Populaire. Ils demandent à la France de ne pas intervenir en Espagne, mettant en balance leur accord d’aide en cas d’attaque de L’Allemagne. Le 8 août la France propose une convention de non-intervention. Les Russes, favorables aux républicains, la signent tout en déclarant leur scepticisme à son application. Les Allemands ne se gênent pas, pour eux l’Espagne devient un camp d’entraînement dans la perspective de la guerre mondiale. Hitler envoie la légion Condor, escadrille qui expérimentera le bombardement massif sur les villes (Guernica).

 

La dictature franquiste (1939-1975)

Le régime franquiste s’installe dans un pays ruiné et décimé par la guerre. Pendant toute la dictature de Franco, de 1939 à 1975, une idéologie totalitaire, sur le modèle de Mussolini et Hitler, est instaurée. L’Espagne va, dans la première partie du régime fasciste, s’isoler progressivement du reste de l’Europe, n’ayant d’ailleurs aucun rôle dans la Seconde Guerre Mondiale. 

 

Franco avant la guerre civile

Francisco Franco est né en 1892 en Galice. Il est le fils d’un receveur des postes dans la marine. Franco suit des études militaires et reçoit notamment un diplôme de l’académie militaire de Toledo, en 1910. Malgré sa petite taille, Franco est très vite remarqué pour son courage avant de devenir général.

Durant toute la IIe République, il se trouve aux îles Canaries.

Son rôle dans la répression de l’insurrection révolutionnaire des Asturies, en octobre 1934, lui vaut le titre de commandant en chef des forces armées au Maroc, en 1935.

 

Voir également : 1 avril 1939 - Fin de la guerre civile en Espagne

 

Repost 0
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 23:01

Le 11 juillet 711, Rodrigue, roi des Wisigoths d'Espagne, est repoussé par le chef berbère Tarik, qui a pris pied quelques semaine s plus tôt sur la péninsule avec une petite armée de musulmans en un lieu qui prendra plus tard son nom, le rocher de Tarik (Gibraltar).

 

L’Espagne Wisigothe

Les Wisigoths, une tribu germaine venue d'au-delà du Rhin avaient d'abord créé un royaume autour de Toulouse. Ils en avaient été chassés par Clovis et s'étaient alors repliés sur la péninsule espagnole. Le pouvoir Wisigoth s'exerce pendant deux siècles sur ce territoire. Le roi Wisigoth Récarède Ier se convertit au catholicisme en 587. L'Église prend alors de plus en plus de place et au fil du temps, Wisigoth avaient fait de la péninsule un royaume chrétien relativement prospère.

 

Tariq Ibn Zyad conquiert Espagne

Le 11 juillet 711, Rodrigue, roi des Wisigoths d'Espagne, fut repoussé par le chef berbère Tariq ibn Ziyad à la tête de douze mille Maures. Il avait pris pied quelques semaines plus tôt sur la péninsule avec une petite armée de musulmans en un lieu qui prendra plus tard son nom « djebel al Tarik », la montagne de Tarik (Le rocher de Gibraltar).

 

La rencontre est dite bataille de Wadi Lakka par les chroniqueurs arabes et bataille de Guadalete par les historiens espagnols. Mais l'incertitude plane sur sa localisation exacte. Soit sur les rives du Guadalete, un fleuve qui se jette dans la baie de Cadix, soit sur celles du fleuve Guadarranque, soit encore sur les bords de la lagune La janda, traversée par la rivière Barbate.

 

Les Maures s’emparent alors facilement d’Algésiras et conquièrent rapidement toute la péninsule ibérique ainsi que le sud-ouest de la France (mais en 732, les Maures sont repoussés par Charles Martel à Poitiers).

 

Cette victoire aura des conséquences considérables, avec le développement, pendant près de sept siècles, de la civilisation musulmane sur la plus grande partie de la péninsule ibérique.

Dès 756, de nombreux émirs s’autoproclament et deviennent indépendants. L’Espagne prend alors le nom de royaume d’Al-Andalus, qui donnera plus tard le nom d’Andalousie.

 

La Reconquête

Certains territoires du nord de la Péninsule (Galice, Asturies, Navarre, Aragon) ont toujours échappé à la domination maure. La Reconquista (Reconquête) fut préparé, sous la bannière du catholicisme.

Initiée en 718, elle s’achève le 2 janvier 1492 quand Ferdinand II d’Aragon et Isabelle de Castille, les « Rois Catholiques » (Los Reyes Católicos), chassent le dernier souverain maure de la Péninsule, Boabdil de Grenade, achevant l’unification de l’essentiel de l’actuelle Espagne (excepté la Navarre, incorporée en 1512).

Repost 0
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 23:01

Après une semaine de bombardement des lignes allemandes, le samedi 1er juillet 1916, les soldats Britanniques et Français partent à l’attaque de l’ennemi. C’est le début de la bataille de la Somme, l’une des batailles les plus sanglantes de la Première guerre mondiale. Sensée être une offensive libératrice, elle se transformera bien vite en une guerre d’usure identique à celle de Verdun…

Conçue suite à la conférence interalliée à Chantilly des 6 et 7 décembre 1915, par le général Joffre, commandant en chef des armées françaises, l'offensive de la Somme dut être revue suite au déclenchement de la bataille de Verdun en février 1916. Foch fut chargé par Joffre de sa mise en œuvre. Les Français, qui devaient fournir l'effort principal, furent contraints de le confier aux Britanniques.

 

Les armées françaises des généraux Fayolle et Micheler au sud ainsi que les armées anglaises des généraux Rawlinson, Gough et Allenby au nord font face à la IIe Armée allemande du général von Below.

Le but des alliés est de percer le front allemand par une offensive puissante qui, comme l’espère Joffre, doit ramener la situation à une guerre de mouvement.

 

L'offensive est précédée par une intense préparation d'artillerie. Pendant une semaine, 1,6 million d'obus tombent sur les lignes allemandes.

Le 1er juillet 1916 à 7h30, l’armée britannique engage ses forces, essentiellement composées de jeunes inexpérimentés – son armée de métier ayant déjà été durement éprouvée au début de la guerre.

Au soir, il apparaît clairement que l’attaque est un désastre complet pour l’armée britannique : 19.240 hommes (dont près de 1.000 officiers) ont été tués et près de 39.000 blessés.

 

L'armée britannique, sur le front de la Somme, est composée de troupes anglaises, écossaises, galloises, nord-irlandaises, canadiennes, australiennes, néo-zélandaises et sud-africaines, auxquelles il convient d'ajouter le corps de travailleurs chinois, chargés du chargement, déchargement et entrepôt des matériels et marchandises.

 

L'offensive va se poursuivre envers et contre tout jusqu'au 18 novembre.

En cinq mois, le terrain de bataille totalisera plus d'un million de victimes, toutes nationalités confondues, pour un résultat insignifiant.

Cependant, la bataille de la Somme voit apparaitre deux innovations :

- l'utilisation, pour la première fois sur un champ de bataille, d'une arme nouvelle, le char d'assaut ;

- l'utilisation du cinéma à des fins de propagande.

 

Relire aussi :

23 juin 1916 - Les Allemands aux portes de Verdun

15 septembre 1916 - Les chars arrivent

 

 

Repost 0
28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 23:01

Le président américain Lyndon Baines Johnson déclenche les premiers raids aériens sur le Vietnam du Nord.

Il s'agit d'une nouvelle « escalade » dans la guerre non déclarée qui oppose les États-Unis et leur allié sud-vietnamien au Nord-Vietnam.

Le Vietnam a été divisé en 1954 et une guerre oppose le Sud, soutenu par les États-Unis, au Nord communiste dirigé par Ho chi-Minh.

Le 7 février 1965, le président Johnson prend prétexte d'un incident naval dans le golfe du Tonkin pour lancer les premiers bombardements sur le Nord-Vietnam.

 

Au printemps 1966, devant l’échec des bombardements aériens du Nord-Vietnam, jusque-là limités aux zones rurales et aux installations militaires localisées, les Américains se décident à attaquer les réserves de pétrole et d'huile du Nord-Vietnam.

97 % de ces réserves étaient conservés sur seulement 13 sites situés près de Hanoï et Haïphong. Johnson donna le feu vert et le premier raid fut lancé le mercredi 29 juin 1966. Ces bombardements sont complétés par une intervention massive de troupes au sol.

 

Les troupes américaines seront présentes au Vietnam jusqu'en 1975 et le pays sera réunifié en 1976.

 

Relire aussi :

2 septembre 1945 - Ho Chi Minh proclame l'indépendance du Vietnam

6 mars 1946 - Le France reconnaît le Vietnam

7 février 1965 - Bombardement du Nord-Vietnam

29 mars 1973 - Les derniers GI quittent le Vietnam

 

Repost 0
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 23:01

Le général américain George Armstrong Custer, en route avec le 7e régiment de cavalerie pour détruire un nouveau camp indien, tombe dans une embuscade tendue par 2.500 guerriers sioux aux ordres de Sitting Bull.

 

263 hommes du détachement de cavalerie sont tués près de la rivière de Little Bighorn, dans le Montana. Cela n'empêchera pas les Blancs, avides d'or, de continuer à envahir le territoire indien. Les guerres indiennes s'achèveront avec la défaite des Apaches de Geronimo, dix ans plus tard.

 

Le général George Armstrong Custer (né en 1839 à New Rumley, Ohio) est tué lors de cette cuisante défaite.

 

 

Déroulement de la bataille

15h20

La bataille commence alors que les compagnies de Reno descendent dans la petite vallée et prennent une formation en ligne dite de skirmish line. Les Indiens sont pris par surprise, mais se portent à la rencontre de Reno qui les attaque dans le val. Pendant ce temps, Custer longe les collines pour prendre le village sur son flanc. Les deux forces n’ont alors plus aucun contact visuel. Vers 15h50, le major Reno a le flanc gauche exposé et commence à se faire déborder sur l’arrière. Il ordonne donc à ses cavaliers de se remettre en selle et de se retirer dans le sous-bois afin de consolider son flanc droit. Par contre, les arbres empêchent les cavaliers de se positionner de manière ordonnée. Les guerriers chargent alors les cavaliers en désordre à travers le bois. Reno est submergé, il panique en ordonnant à ses hommes de monter à cheval, de mettre pied à terre puis de remonter... La confusion s’installe et il donne alors l’ordre de la retraite en se dirigeant vers le haut de la colline. Ses hommes tentent de le suivre mais Reno n’a laissé aucune force de couverture ou arrière garde afin de couvrir sa retraite précipitée. Ceci provoque une déroute et 40 soldats sont tués et 13 blessés par les Indiens, menés par les chefs Two Moon, Crazy Horse et Crow King.

 

16h10

Custer atteint une butte près du village. Il a besoin de reconnaître le terrain et trouver un gué pour assurer la future offensive du capitaine Benteen, au centre. Il envoie d’ailleurs un messager ordonnant à Benteen de le rejoindre rapidement et d’apporter avec lui des caisses de munitions transportables par les cavaliers (bring packs). Le train de mulet avance toujours indépendemment dans le dispositif.

 

16h20

Custer a divisé son bataillon en deux ailes : l’aile gauche, sous son commandement, comprend les compagnies E et F, qui devront aller reconnaître le gué au bas de Medicine Tail Coulee. L’aile droite, sous le commandement du capitaine Keogh, doit protéger la manœuvre en engageant une bande d’Indiens montés revenus d’une partie de chasse et visibles au nord-est de Medicine Tail Coulee. La reconnaissance faite, le régiment se regroupe au complet sur Calhoun Hill, au nord-ouest. Custer développe la suite de son plan : l’aile droite de Keogh se déploie sur la crête en ligne d’escarmouche, pendant que Custer et l’aile gauche reconnaissent un second gué (North Ford), toujours dans le but de lancer une attaque d’encerclement. Selon toutes vraisemblances, Custer croit Reno toujours engagé.

 

Pendant ce temps, le capitaine Benteen fait sa jonction avec le major Reno sur une colline ce qui deviendra aujourd’hui le Reno-Benteen Battlefield. Indigné de l’inaction de Reno, le capitaine Weir et ses hommes tenteront de se porter à la rencontre de Custer à 16h50. Ils resteront 45 minutes sans être soutenu. Le major Reno et le capitaine Benteen les rejoindront à 18 heures, alors que Custer et ses hommes sont sur le point d’être anéantis et, sans leur porter secours, feront retraite sur Reno Hill, de peur d’être repérés par les forces indiennes.

 

17h30-18h20

Les Indiens, sous le commandement du chef cheyenne Lame White Man, mènent l’offensive. L’aile gauche de Custer est brisée près de Deep Ravine où elle avait établi un périmètre de défense. Débordé sur son flanc, l’aile droite s’effondre à son tour à 17h50, après plus d’une heure de combat à 1 contre 5, sur un terrain défavorable à la cavalerie démontée. Le dernier carré de cavaliers américains succombe à 18h20 après des combats acharnés (cet épisode deviendra légendaire sous le nom de "Dernière résistance de Custer", Custer’s Last Stand).

Little Big Horn occupe une grande place dans la culture américaine. On estime qu’en moyenne, un millier de livres consacrés à l’engagement et/ou ses acteurs sortent chaque année aux États-Unis !

Bien que la bataille soit généralement appelée Little Big Horn, la plupart des Américains ne la connaissent que sous le nom de Dernière résistance de Custer (Custer’s Last Stand). Jusqu’en 1991, le champ de bataille lui-même était d’ailleurs appelé « champ de bataille de Custer ».

 

Lire aussi : 20 juillet 1881- Reddition de Sitting Bull

 

Repost 0
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 11:00

Après une attaque au phosgène, gaz toxique, les Allemands, qui sont alors très proches de Verdun, lancent une attaque que le Général von Falkenhayn souhaite décisive.

Mais faute d’avoir pu attaquer avant, les gaz devant se dissiper, ils font face à des ennemis qui ont su se réorganiser.

Le général Mangin lancera d’ailleurs des contre-attaques dès le lendemain. Mais celles-ci se révèleront aussi infructueuses.

 

 

Lien du jour :

La bataille de Verdun détaillée

21 février 1916 - La bataille de Verdun commence

11 juillet 1916 - Ultime offensive allemande à Verdun

22 juin 1916 - l’enfer de Verdun

 

 

 

 

Repost 0
19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 23:01

Les Huns d'Attila sont battus le 20 juin 451 près de Troyes, en un lieu appelé les « Champs Catalauniques » par une armée romano-barbare. C'est le premier échec militaire d'Attila, surnommé « le Fléau de Dieu ».

 

L'Empire des Huns s'étend de la Hongrie à l'Ukraine et de la Pologne à la Serbie. Vêtus de peaux de martres, les joues tailladées pour empêcher la barbe de pousser, ses guerriers sèment la terreur dans toute l'Europe.

La bataille des champs Catalauniques met fin à l'avancée extrême en Occident de l'Empire hunnique d'Attila. Mais cette défaite, n'abattra pas la puissance d'Attila. C'est sa mort, en 453, qui provoquera la désagrégation de son Empire.

 

Repost 0
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 23:01

Pour la première fois de son Histoire, le Congrès des États-Unis vote une déclaration de guerre. L'ennemi n'est autre que l'ancienne puissance coloniale, l'Angleterre…

Cette guerre est connue sous les noms de guerre de 1812, de seconde guerre d’indépendance, et plus rarement, de guerre américano-britannique.

Le jeudi 18 juin 1812, le président des États-Unis James Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne au nom de la défense du principe de liberté des mers.

En réponse au blocus continental mis en place en 1806 par Napoléon, les Britanniques décidèrent dès 1807 d’imposer un embargo sur tous les ports de la France et de ses alliés. Le commerce international en fut profondément affecté et près de 900 bateaux américains furent capturés par les Britanniques, qui ne voulaient pas laisser le droit aux Américains de commercer avec la France.

 

Le 4 juin, les membres du Congrès votèrent en faveur de la guerre (79 pour ; 49 contre). Le 17 juin, le Sénat emboîta le pas au Congrès (19 votes pour ; 13 contre). Le président Madison signa la déclaration de guerre contre la Grande-Bretagne dès le lendemain.

 

Les combats se déroulèrent sur trois théâtres d’opérations : l’océan Atlantique, la région des Grands Lacs et les États du Sud. Au début de la guerre, les États-Unis tentèrent d’envahir les colonies britanniques nord-américaines, mais furent repoussés.

 

Lassés par cette guerre sans vrai enjeu, les diplomates signent « la paix à Gand ».

Le 24 décembre 1814, le traité de paix de Gand (en Belgique) met officiellement fin à la guerre et ne fait que restaurer les conditions d’avant-guerre.

 

On discute encore aujourd'hui sur les véritables raisons qui ont poussé les États-Unis à déclarer la guerre à l'Angleterre. Certains affirmant que l'invasion du Canada était le réel but de cette guerre, d'autres que le président Madison étant en perte de vitesse politiquement, a tenté de se renforcer en suivant l'idée du parti républicain qui souhaitait une scission plus marquée avec l'Angleterre contre l'avis du parti des fédéralistes.

 

Lien du jour : Guerre de 1812

Repost 0
4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 00:01

En avril 1916, le général Alexeï Broussilov prend la décision de lancer une grande offensive en été. L'opération est finalement avancée au 4 juin pour soulager à la fois les forces françaises à Verdun et les troupes italiennes qui combattent sur le front austro-hongrois.

Le 4 juin 1916, sur un front de plus de 300 km, Broussilov lance deux attaques simultanées contre les forces austro-hongroises, dans lesquelles quatre armées (48 divisions) sont engagées.

L’offensive russe débuta par un tir d’artillerie de près de 2.000 canons contre les lignes austro-hongrois qui dura toute une journée. Cette préparation par l’artillerie fut une réussite. Dès le lendemain, les troupes russes qui passent à l’assaut et traversent les trois premières lignes de défense adverses, faisant plus 55.000 prisonniers et s’emparant de nombreux canons. Dans les jours qui suivirent, les armées russes poursuivirent leur avancée. Début août, le front austro-hongrois était enfoncé sur une longueur de près de 420 km. Les Allemands durent porter secours à leur allié. Mais, du côté russe, les réserves s’épuisaient et le ravitaillement ne suivait plus. Le 10 octobre 1916, le Tsar Nicolas II ordonna la fin de l’offensive. Des deux côtés, les pertes furent effroyables : un million de pertes russes, 600.000 austro-hongrois (plus 400.000 prisonniers) et 350.000 allemands.

 

Néanmoins, l’offensive Broussilov avait mis les forces austro-hongroises à genoux. L’Autriche-Hongrie tombait donc sous la dépendance totale de l’Allemagne. De plus, la victoire russe a convaincu la Roumanie (jusqu’alors neutre) d’entrer en guerre aux côtés des Alliés.

 

Lien du jour : L’offensive de Broussilov 1916

 

Repost 0
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 23:01

Dans la nuit du 30 au 31 mai 1942, la Royal Air Force envoie un millier d’avions pour bombarder la ville de Cologne.

Selon le général Arthur Harris, « il faut briser le moral et le potentiel industriel de l'ennemi par des bombardements stratégiques massifs ».

Le premier raid de mille bombardiers de la RAF sur la grande cité rhénane a reçu le nom de code « Opération millenium ». Le 30 mai 1942 à 22h30, l'ordre de décollage est donné. Les Britanniques ont rassemblé presque tous les bombardiers de la Royal Air Force : 73 Lancaster, 88 Stirling, 131 Halifax, 79 Hampden, 28 Whitley et 602 Wellington. Au total 1.047 avions qui détruiront 240 hectares de Cologne, soit beaucoup plus que lors des 1.346 raids aériens déjà effectués contre la ville.

C'est le début d'une offensive de trois ans sur les plus grandes villes allemandes...

 

1.455 tonnes de bombes, dont deux tiers d'incendiaires, sont déversées cette nuit-là.

3.330 habitations détruites, 2.090 sérieusement endommagés et 7.420 plus légèrement atteints.

Le raid britannique fait 477 morts, plus de 5.000 blessés et 45.000 sans-abris.

 

Lorsque, fin avril 1945, la Royal Air Force mit fin à sa campagne de bombardements stratégiques en Europe, l’Allemagne urbaine était en ruines. Un million de tonnes de bombes anglaises et presque autant d’américaines avaient tué 600.000 civils !

La ville de Cologne en mars 1945

Repost 0
19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 23:01

La Wehrmacht étant entrée à Athènes le 26 avril 1941, Hitler décide de parfaire sa victoire sur la Grèce en occupant aussi la Crète, où se sont repliés près de trente mille combattants grecs et anglais. Du 14 au 19 mai, la Crète est bombardée sans interruption par la Luftwaffe.

La bataille de Crète oppose les troupes britanniques et alliées (néo-zélandaises, australiennes et grecques) aux parachutistes allemands pendant 10 jours, du 20 au 31 mai 1941. Ce fut la dernière bataille de la campagne des Balkans.

 

Le général Karl Student, fondateur des forces aéroportées allemandes, déclenche l’opération Merkur (« Mercure ») au matin du 20 mai 1941 avec le largage de 17.000 parachutistes sur trois aérodromes de l'île. Mais ces parachutistes vont rencontrer une résistance inattendue de la part des Britanniques, essentiellement des néo-Zélandais commandés par le général Bernard Freyberg. C'est que ceux-ci ont été informés des intentions ennemies grâce au décodage Ultra par les services secrets de Bletchley Park.

 

Les combats très violents des premières heures font près de 2000 morts chez les Allemands. Ils vont se prolonger dans des batailles harassantes de pas moins de deux semaines. Finalement, le général Freyberg renonçant à engager toutes ses troupes, les Britanniques évacuent l'île en catastrophe. Au terme de la bataille de Crète, les Allemands restent maîtres du terrain, mais au prix de lourdes pertes. Pour l’état-major allemand, il ne sera plus question de tenter d'autres opérations aéroportées.

Repost 0

Sites et blogs incontournables logo

Rechercher

Calendrier lunaire