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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 09:01

La bataille de Guinegatte (aujourd’hui commune d’Enguinegatte près de Saint-Omer) eut lieu le 16 août 1513 et opposa les forces françaises menées par Jacques de Chabannes à une coalition anglo-germanique dirigée par Henri VIII, sous la bannière de la Sainte-Ligue.

http://www.echo62.com/images/audomarois/136a.jpg

Suite à sa défaite à la bataille de Novare du 6 juin 1513, Louis XII dut évacuer son armée d'Italie et songer à défendre le territoire français. Henri VIII, roi d'Angleterre, débarqua le 30 juin 1513 à Calais et se joignit aux troupes menées par l'empereur Maximilien Ier.

Cet affrontement, décisif dans la guerre de la Ligue de Cambrai, fut surnommé « Journée des éperons » car la cavalerie française, acculée par l'ennemi, se servit bien plus de ses éperons pour inciter les chevaux à fuir que de ses armes pour combattre.

 

Lien du jour :

La bataille des éperons sur le blog d'Enguinegatte

 

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 23:01

Voulant battre la France rapidement, l'empire allemand décide, dès le début de la Première Guerre mondiale, de contourner ses défenses en passant par la Belgique et le Luxembourg, pays neutres.

http://www.loverval.be/04-MEMOIRE/06-carnet/carte%20des%20forts%20de%20Liege%20%28Medium%29.jpg

Seulement, l'armée belge oppose une vive résistance au niveau de la ville fortifiée de Liège, la première bataille menée par l'Allemagne. Après onze jours de bataille, les 30.000 Belges menés par le général Leman, sont vaincus par les 60.000 Allemands du général von Emmich et contraints au repli.

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 23:01

L'Allemagne de Guillaume II, déjà en guerre depuis deux jours avec la Russie, déclare la guerre à la France et à la Serbie. Elle envahit dès le lendemain la Belgique en vertu du plan Schlieffen.

Les Allemands espèrent ainsi contourner les zones françaises « à risque » et éviter un combat frontal.

La Grande-Bretagne, à son tour, déclare le lendemain la guerre à l'Allemagne car celle-ci a violé la neutralité de la Belgique. C'est le début de la Grande Guerre.

 

Défaits dans la « bataille des frontières », les Français commandés par Joseph Gallieni lancent la contre-offensive de la Marne, à l'initiative de Joseph Gallieni, gouverneur militaire de Paris. Il s'ensuit la « course à la mer ». Le front se stabilise dans la boue et les tranchées.

 

Relire aussi :

28 juillet 1914 - L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie

1 août 1914 - Début de la Première Guerre mondiale

 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 23:01

Le 30 juillet 1940, Hermann Goering, qui dirige la Luftwaffe, l'aviation de combat allemande, annonce le début de la «grande bataille aérienne» contre l'Angleterre, selon ses propres mots.

 

La bataille d'Angleterre

Après l'invasion de la France, surprenante de rapidité, Hitler escompte une soumission de l'Angleterre, dernière puissance européenne à lui résister. Mais celle-ci, dirigée avec détermination par Winston Churchill, rejette les offres de paix venues d'Allemagne.

Pour abattre l'Angleterre, le dictateur allemand doit en premier lieu obtenir la maîtrise du ciel au-dessus de la Manche. Mais son offensive va tourner court du fait de la résistance héroïque des pilotes britanniques, qui disposent d'un nombre à peu près équivalent d'appareils (en particulier les redoutables Spitfire).

De juillet à octobre, 415 pilotes anglais perdront la vie dans cet affrontement décisif. Le Premier ministre exprimera dès le 20 août la reconnaissance des Britanniques à leur égard : « Jamais dans l'histoire des guerres un si grand nombre d'hommes n'ont dû autant à un si petit nombre ».

Devant l'incapacité de vaincre la chasse adverse, Hitler reconnaît son échec et renonce dès le 12 octobre à son projet d'invasion.

 

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 23:01

Un mois après l'assassinat de l'archiduc autrichien François-Ferdinand à Sarajevo, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.

Le conflit se généralisera rapidement avec l'enchaînement des alliances : d'un côté la Triple-Entente (Russie, France et Grande-Bretagne) et de l'autres la Triple-Alliance (Autriche-Hongrie, Allemagne et Italie).

En effet, le même jour, la Russie mobilise une partie de ses troupes puis son armée entière le 30 juillet. Berlin reçoit cette décision comme une provocation. Le chef de l’état-major allemand von Moltke pousse son collègue autrichien Franz Conrad von Hötzendorf à déclarer également la mobilisation générale. C'est ainsi que l'Autriche mobilise le 31 juillet.

Le 31 juillet, l'Allemagne proclame l'état de guerre imminente et envoie un ultimatum expirant sous 12 heures à la Russie, dans lequel elle exige que la mobilisation russe soit levée.

Le même 31 juillet, l'Allemagne envoie un autre ultimatum, expirant sous 18 heures, à la France, lui intimant de rester neutre dans l'hypothèse où la Russie soutiendrait la Serbie dans le conflit annoncé par l'ultimatum austro-hongrois. Comme garantie de neutralité, l'Allemagne exige de la France la remise de deux "gages" , les places fortes de Toul et de Verdun, alors que le gouvernement de Berlin sait par avance que la réponse sera négative.

En l'absence de réponse de la part de la Russie, Berlin mobilise ses troupes le 1er août et déclare la guerre à la Russie le jour même.

 

La Première guerre mondiale durera quatre ans et fera huit millions de morts.

 

Voir aussi : 1er août 1914 - Début de la Première Guerre mondiale

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 23:01

Le 15 mai 1756 débute la Guerre de Sept ans qui verra s'affronter France, l'Autriche, la Russie, la Saxe, la Suède et plus tard l'Espagne, contre la Grande-Bretagne, la Prusse et le Hanovre.

La Guerre de Sept ans est occasionnée par des conflits de limites entre colons anglais et français dans le Canada, ce que Voltaire appelait « quelques arpents de neige », et pour la possession de la vallée de l'Ohio.

Se déroulant en Europe, en Amérique, aux Indes et sur les mers, et impliquant les grandes puissances européennes, cette guerre sera a posteriori considérée comme la première guerre mondiale.

L'Angleterre et la France luttent sur mer et aux colonies, la Prusse et la coalition européenne sur le continent. Les deux guerres simultanées durent sept ans.

 

Le 10 février 1763, traité de Paris met fin à la guerre.

C'est une humiliation pour la France, contrainte d'abandonner le Canada, la vallée de l'Ohio, la rive gauche du Mississipi et plusieurs Antilles. Les Français renoncent à toute prétention politique sur l'Inde où ils conservent 5 villes démantelées et sans garnison. Ils abandonnent également leurs comptoirs du Sénégal, sauf l'île de Gorée.

La Guerre de Sept ans marquera la naissance de l'Empire britannique et la fin de l'empire colonial français.

 

Relire aussi : 10 février 1763 - Fin de la guerre de Sept Ans

 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 23:01

Le vendredi 10 mai 1940, 7 mois après la déclaration de guerre de la France et de l'Angleterre, l'Allemagne rompt le front occidental. Le Führer met ainsi fin à la « drôle de guerre » en lançant ses armées sur les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique (3 pays pourtant neutres) puis la France.

http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Images/N-Mai1940.gif

La bataille de France 

La bataille de France se déroule en 2 étapes. D'abord le « Plan Jaune », à partir du 10 mai, consiste à envahir les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique. Ensuite, le « Plan Rouge » doit amener, une fois les Ardennes franchies, à la conquête du territoire français jusqu'à sa capitulation complète.

L’armée belge n'a pas la capacité suffisante pour résister à l’armée allemande. Les français viennent à son secours et dégarnissent le front de l'Est. C'est ce qu'a prévu Hitler. Le 14 mai, ses troupes attaquent dans la région de Sedan, dans les Ardennes en évitant les fortifications de la ligne Maginot.

En quelques jours, 8 à 10 millions de Belges et de Français se retrouvent sur les routes.

Les états-majors néerlandais et belge capitulent les 15 et 27 mai. Les Allemands entrent dans Paris le 14 juin et le maréchal Pétain demande l'armistice qui sera signé le 22 juin.

 

Relire aussi : 22 juin 1940 - La France signe l'armistice


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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 23:01

Le 19 avril 1775, un détachement anglais tombe dans une embuscade à Lexington (Massachusetts) en allant détruire un dépôt d'armes clandestin. 200 soldats trouvent la mort dans l'échauffourée.

http://etc.usf.edu/clipart/13500/13589/lexington-sk_13589_lg.gif

Cet événement marque le début de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Il est suivi par une période de combats entre les troupes britanniques et les insurgés américains, appuyés par la France.

 http://carlpepin.files.wordpress.com/2010/12/rc3a9volution-amc3a9ricaine1.jpg

Cette guerre mena à la signature de la déclaration d'indépendance, le 4 juillet 1776.

La guerre se termine par la capitulation des forces britanniques, à Yorktown, le 19 octobre 1781. Mais les négociations de paix sont longues

 

La victoire américaine fut actée le 3 septembre 1783, avec la signature du Traité de Paris.

Le traité est ratifié le 14 janvier 1784 par le Congrès et le 9 avril par le roi Georges III ; l'échange des ratifications a lieu le 12 mai 1784 à Paris.

 

 

Relire aussi : 4 juillet 1776 - Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis

 

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 23:01

Les forces britanniques, canadiennes, australiennes, néo-zélandaises et terre-neuviennes lancent une grande offensive à Arras (Pas-de-Calais) afin de contraindre les Allemands à s'engager dans une guerre de mouvement.

Planifiée par le haut commandement français, cette attaque va de pair avec l'offensive de Nivelle, qui a lieu à environ 80 km de là. La bataille d'Arras prend officiellement fin le 16 mai sans que les forces britanniques et leurs alliés n'aient pu effectuer de percée majeure.

 

Victoire canadienne fondatrice à Vimy

Le lundi 9 avril 1917, à 5h30 du matin, après un bombardement intensif de quatre jours, destiné à annihiler toute action des forces adverses, la 1re armée britannique, constituée des quatre divisions canadiennes sous les ordres du général Horne (35.000 soldats), s’élance à l’assaut du plateau de Vimy. La maîtrise de cette crête doit permettre à la IIIe armée du général Allenby de progresser en direction de Douai, important nœud de communications, et de libérer la région minière.

Le lieu, fortifié par les Allemands, est entouré de tranchés, barbelés et autres mitrailleuses. La majorité des objectifs est atteint dès le soir mais les combats se prolongeront encore quelques jours.

Cette victoire devient un symbole fort pour la nation naissante qu’est le Canada.

Le 9 avril deviendra d’ailleurs une journée nationale de commémoration, où le drapeau du pays est mis en berne sur la Tour de la paix, monument construit en hommage aux victimes de la Première Guerre mondiale et symbole d’une volonté de paix entre les nations.

http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/uploads/tx_influx/MEDIA_68f356cd-d728-4fdb-a822-dc5a93bb8d64.jpg

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 23:01

Le siège de Sarajevo est le plus long siège de l'histoire de la guerre moderne. Du 5 avril 1992 au 29 février 1996, il a opposé les forces de Bosnie-Herzégovine (qui avait déclaré son indépendance de la Yougoslavie) et les paramilitaires serbes (qui voulaient faire sécession de la Bosnie nouvellement indépendante).

 

La Bosnie-Herzégovine aspire à l’indépendance

Le 15 janvier 1992, la Communauté européenne a reconnu l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie pour couper court à la guerre menée par les Serbes contre ces républiques dissidentes de la fédération yougloslave. La petite république de Macédoine, au sud de la Yougoslavie, est devenue indépendante, sans heurt.

Chacun attend le tour de la Bosnie-Herzégovine. Cette république se partage à parts presque égales entre musulmans de langue serbo-croate, Croates catholiques et Serbes orthodoxes. À Sarajevo même, on ne compte plus les mariages intercommunautaires et la cohabitation paraît aller de soi... jusqu'au 28 mars 1992, quand des nationalistes serbes proclament une République serbe de Bosnie-Herzégovine.

Le 5 avril, jour de la déclaration d'indépendance, des marches de paix massives eurent lieu dans la ville, dont le groupe manifestants le plus important se dirigeant vers le bâtiment du parlement. À ce moment, des extrémistes serbes armés ouvrirent le feu sur la foule, tuant une étudiante.

Un blocus complet de la ville fut alors officiellement établi par les forces serbes. Les routes principales menant à la ville furent bloquées, stoppant les envois de nourriture et de médicaments. L'eau, l'électricité et le chauffage furent coupés. Les forces serbes autour de Sarajevo, bien que mieux équipées, étaient numériquement inférieures aux défenseurs bosniaques retranchés dans la ville. Par conséquent, au lieu de tenter de prendre la ville, ils l'assiégèrent et la bombardèrent en continu pour l'affaiblir, sans quitter les collines.

Pour contourner le blocus, l'aéroport de Sarajevo fut ouvert par les Nations unies au transport aérien en juin 1992.

D'après les estimations, 10 à 12.000 personnes furent tuées et 56.000 blessées pendant le siège. Les rapports indiquent une moyenne d'environ 329 impacts d'obus par jour pendant le siège, avec un record de 3.777 impacts d'obus pour le 22 juillet 1993.

Les tirs d'obus ont gravement endommagé les structures de la ville, y compris des bâtiments civils et culturels.

La guerre de Bosnie se traduit par des cruautés sans nom.

Les Serbes ouvrent des camps de concentration et systématisent la terreur. Les Musulmans et les Croates leur rendent la pareille. On évalue à 100.000 le nombre de morts de cette guerre sur une population de 4 millions d'habitants. La moitié de la population est déplacée ou exilée.

C'est de l'ouest que surgit l'espoir avec l'élection de Jacques Chirac à la présidence de la République française. Rompant avec la mansuétude de son prédécesseur à l'égard du président serbe Milosevic, le président et son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé prennent fait et cause pour les Bosniaques.

Ils proposent la constitution d'une Force de réaction rapide. Celle-ci est créée par l'ONU le 15 juin 1995 et intervient dès juillet en Bosnie contre les Serbes. L'OTAN elle-même engage des frappes aériennes sur la Serbie.

Le 14 septembre 1995, en dépit de plusieurs sursauts et massacres, dont celui de Srebrenica (8.000 morts), les Serbes doivent reconnaître leur défaite.

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 22:00

Le 1er avril 1939, le général Franco dictait son dernier bulletin de guerre :
« Aujourd'hui, captive et désarmée l'armée rouge, les troupes nationales ont atteint leurs derniers objectifs militaires. La guerre est terminée. »

 http://3.bp.blogspot.com/-Ceyn_GNuhZI/TY-1-bXzO8I/AAAAAAAAN6A/AVWghpCTpas/s1600/franco.jpg

Le conflit oppose les nationalistes aux républicains depuis 18 juillet 1936 et la victoire législative du Front populaire de gauche quelques mois plus tôt.

En effet, le 18 juillet 1936 éclate au Maroc espagnol un soulèvement militaire, qui s'étend à l'Espagne dès le lendemain et vise à renverser le gouvernement de Front populaire issu des élections législatives de février.

Conservateurs, monarchistes et phalangistes (Groupement politique paramilitaire, fondé en 1933 par José Antonio Primo de Rivera, avec un programme d'inspiration fasciste) fomentent un coup d'État raté.

Cependant les troupes franquistes remportent plusieurs batailles dont celle décisive de l'Èbre, en juillet 1938.

 

Après la conquête de la Catalogne en février 1939, Madrid tombe aux mains des franquistes. C'est la fin d'une guerre civile de 3 ans qui aura coûté à l'Espagne environ 400.000 morts et autant d'exilés. C'est aussi la fin de la « République démocratique des travailleurs de toutes classes », née en 1931.

 

De longues colonnes de réfugiés républicains se pressent à la frontière des Pyrénées et demandent asile en France. La répression, dans les premières années de la dictature franquiste va encore faire plusieurs centaines de milliers de victimes.
Et ce n'est que bien après la Seconde Guerre mondiale que l'Espagne accédera enfin à la sérénité.

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 00:01

Le dernier marine rentre aux États-Unis tandis que le gouvernement d'Hanoï libère les prisonniers de guerre américains.

Conformément aux accords de paix signés à Paris le 27 janvier, les forces américaines disposaient de 60 jours pour se retirer du Sud Vietnam.

Signature des accords de paix de Paris le 27 janvier 1973

Mais le problème vietnamien n'est pas réglé pour autant : si l'Amérique se retire du conflit, les communistes du Nord et l'armée Sud-Vietnamienne continueront à s'affronter jusqu'à la défaite du Sud, en 1975.

 

La guerre du Viêt Nam

Après l'échec de la France pour reconquérir l'Indochine suite à la victoire du Việt Minh à la bataille de Diên Biên Phu le 7 mai 1954, les accords de Genève divisèrent le pays en deux par une zone démilitarisée au niveau du 17e parallèle. Les deux parties du Viêt Nam connurent alors la mise en place de gouvernements idéologiquement opposés.

La guerre du Viêt Nam (aussi appelée deuxième guerre d'Indochine) est une guerre qui a opposé de 1959 à 1975 :

d'une part la République démocratique du Viêt Nam (ou Nord-Vietnam) et son armée populaire vietnamienne — soutenue matériellement par le bloc de l'Est et la Chine —

Le Front national pour la libération du Sud Viêt Nam (ou Viet Cong) ;

d'autre part, la République du Viêt Nam (ou Sud-Vietnam), soutenue militairement par l'armée des États-Unis appuyée par plusieurs alliés (Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Philippines).

 

Relire aussi :

Chronologie en Indochine

7 février 1965 - Bombardement du Nord-Vietnam

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 00:01

La signature du traité de Paris le 10 février 1763, met fin à la guerre franco-anglaise.

 Carte_Guerre_de_Sept_Ans_Europe

La guerre de Sept Ans (1756-1763), que les Anglais dénomment « French and Indian War » (la guerre contre les Français et les Indiens), fut la principale guerre du XVIIIe siècle.

Se déroulant sur le continent européen mais aussi en Amérique, aux Indes et sur les mers, en impliquant toutes les grandes puissances européennes, cette guerre sera a posteriori considérée par certains historiens comme la première guerre mondiale !

 

Les deux traités de février 1763 (traité de Paris entre France et Angleterre le 10 février, traité d'Hubertsbourg entre Autriche et Prusse le 15 février) consacrent la victoire de l'Angleterre, maîtresse des mers et de la Prusse, devenue l'une des premières puissances militaires de l'Europe.

 

La France perd de nombreuses colonies : elle cède aux Anglais le Canada ainsi que la région à l’est du Mississippi, la Dominique, plusieurs îles antillaises, le Sénégal. En revanche, elle garde ses cinq comptoirs indous de Pondichéry, Chandernagor, Mahé, Yanaon et Karikal, ainsi que la Guadeloupe et la Martinique. Elle doit par contre renoncer à toute activité politique sur le territoire, détruisant les efforts diplomatiques de Dupleix. L'Espagne, quant à elle, récupère l'île de Cuba et reçoit la Louisiane des Français en compensation de la perte de la Floride qu'elle a donnée aux Anglais. Les accords du Traité de Paris sont signés par les représentants de la France, de l'Angleterre, de l’Espagne et du Portugal, après trois ans d'âpres négociations.

 

 

Autre traité de Paris, un 10 février : 10 février 1947 - Signature du Traité de Paris

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 00:01

Le 7 février 1965, le président américain Lyndon Baines Johnson prend prétexte d'un incident naval dans le golfe du Tonkin pour lancer les premiers bombardements sur le Nord-Vietnam. Ces bombardements marquent le début de la deuxième guerre d'Indochine.

L’étincelle qui mit le feu aux poudres

Entre le 2 août et le 4 août 1964, deux destroyers américains, le Maddox et le Turner Joy, qui se sont aventurés dans les eaux territoriales du Nord-Vietnam, essuient des tirs de la part des Nord-Vietnamiens.

Cet incident du golfe du Tonkin fournit au président Johnson, successeur de Kennedy, le prétexte à une intervention militaire.

Il lance dès le 4 août les premiers raids américains sur les positions communistes au Sud-Vietnam et, le 7 août, il obtient du Congrès les pleins pouvoirs militaires pour un engagement contre le Nord-Vietnam.

Après avoir fait évacuer les dernières familles américaines, l'US Air Force lance le 7 février 1965 sa première offensive aérienne directe sur le Nord-Vietnam.

Les américains espèrent par ces bombardements priver les maquisards communistes du Sud-Vietnam et les troupes d'invasion nord-vietnamiennes de leurs approvisionnements en armes et en carburant.

Le 6 mars, les premiers « marines » débarquaient au sud de Danang.

Mais ils n'arrivent jamais à couper la fameuse « piste Ho chi-Minh » et les navettes maritimes par lesquelles transitent, du nord au sud, hommes et matériels.

L'escalade atteint son maximum avec le bombardement des villes du Nord-Vietnam, à partir du 29 juin 1966. Elle se double d'une intervention massive de troupes au sol.

En 1968, se trouvaient sur le territoire sud-vietnamien 500.000 soldats américains.

 

Fin de la guerre du Vietnam

Le 27 janvier 1973, Américains et Vietnamiens signèrent les accords de Paris. Ceux-ci prévoyaient le retrait total des troupes américaines et de nouvelles élections générales au Vietnam du Sud.

Toutefois, le gouvernement de Thiêu refusa l'application des accords et reprit les combats, persuadé que les États-Unis interviendraient en cas de menace grave. En 1975, des opérations préliminaires de l'armée populaire et des Viêt-công étant restées sans réponse de la part des États-Unis, une offensive généralisée mit fin en huit semaines à un conflit vieux de seize ans : le 30 avril 1975, Saigon tombait aux mains des communistes.

Le Vietnam réunifié devint la nouvelle République socialiste du Vietnam et la ville de Saigon fut rebaptisée Hô-Chí-Minh-Ville. Le vietnamien redevint partout la langue officielle, et le français fut interdit, comme l'anglais.

 

Voir aussi : Chronologie en Indochine

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 00:02

Le 16 janvier 1917, Arthur Zimmermann, secrétaire d'État allemand aux Affaires étrangères, adresse un télégramme secret à son homologue mexicain. Il lui fait part de l'intention de son pays de reprendre la guerre sous-marine à outrance dans le gigantesque conflit qui l'oppose aux Alliés, notamment la France et le Royaume-Uni. La guerre sous-marine reprend dès le 1er février.

 

La guerre sous-marine totale

La guerre sous-marine avait été suspendue par les Allemands 18 mois plus tôt après le coulage du Lusitania et la menace par Washington d'entrer en guerre contre l'Allemagne.

Le conflit s'enlise, les tranchées ennemies se font face. De l'autre côté de l'Atlantique, les Etats-Unis sont prudemment restés neutres. En 1916, le président Woodrow Wilson a d'ailleurs été réélu avec le slogan He kept us out of the war (il nous a préservé de la guerre).

Début 1917, le Commandement allemand s’impatiente et essayait de persuader le Kaiser qu'il est temps de déclencher une guerre sous-marine totale pour couper les approvisionnements de la Grande-Bretagne.

Le risque était qu'une guerre sous-marine totale, avec pour conséquence inévitable la destruction de bateaux civils américains, inciterait à coup sûr les États-Unis à déclarer la guerre à l'Allemagne. L'Allemagne devait donc obtenir une capitulation rapide des Alliés avant que l'Amérique puisse mobiliser ses troupes. Le Kaiser fut convaincu qu'une victoire rapide était possible et signa un ordre de passer à la guerre sous-marine sans restriction, à dater de 1er février 1917.

 

Le plan de Zimmermann

Arthur Zimmermann, mit au point un plan pour réduire ou retarder l'engagement américain, voire l'empêcher tout à fait. Son idée était de proposer une alliance au Mexique et d'encourager son président à envahir les États-Unis. L'Allemagne soutiendrait le Mexique financièrement et militairement. Il espérait aussi que le Japon entrerait en guerre contre les États-Unis, de sorte qu'ils ne pourraient pas envoyer de troupes en Europe.

Le 16 janvier, Zimmermann formula sa proposition dans un télégramme codé à l'ambassadeur d'Allemagne à Washington, le comte de Bernstorff. À charge pour lui de le retransmettre à l'ambassadeur d'Allemagne à Mexico, qui devait le faire parvenir au président du Mexique:

Zimmermann propose aussi une alliance au Mexique, avec à la clé, en cas de victoire, l'annexion du Sud des États-Unis.

 

Le télégramme intercepté

Le télégramme codé fut intercepté par la Marine britannique et immédiatement transmis au « bureau 40 », le bureau du chiffre de l'Amirauté. Le révérend Montgomery fut chargé de le déchiffrer, avec l'aide de Nigel de Grey. Ils virent immédiatement qu'ils avaient affaire à une forme de cryptage utilisée uniquement pour des communications diplomatiques au plus haut niveau. Le décryptage était loin d'être aisé, mais ils pouvaient s'appuyer sur des analyses précédentes de télégrammes cryptés de la même façon.

Le télégramme fut décrypté le 22 février 1917 et transmis au président américain. Celui-ci le fait publier dans la presse le 1er mars.

Le scandale occasionné par la publication du télégramme Zimmerman pousse l'opinion américaine, jusque-là neutraliste, dans la guerre aux côtés des Alliés.

Le 6 avril 1917, le président Woodrow Wilson déclare la guerre à l'Allemagne. Avec l'entrée des États-Unis dans la Grande Guerre, celle-ci prend vraiment un caractère mondial.

L'intervention de la 1ère puissance industrielle s'avère décisive. Les alliés franco-britanniques, épuisés, comptent sur les renforts américains, d'autant plus que le front russe est affaibli par les mouvements révolutionnaires et ne va pas tarder à s'effondrer.

 

Voir aussi : Le télégramme de Zimmermann

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 00:01

Le 19 décembre 1946, le parti communiste vietnamien de Hô Chi Minh lance une insurrection générale contre le colonisateur français à Hanoï et dans tout le Tonkin.

 

carte indochine

Le 2 septembre 1945, juste après la capitulation du Japon, Hô Chi Minh, chef du parti communiste vietnamien, le Vietminh, proclame unilatéralement la République démocratique du Viêt-nam.

Dans le même temps, un corps expéditionnaire débarque à Saigon sous le commandement du général Leclerc. Celui-ci était partisan de négocier avec le Vietminh mais pour son supérieur hiérarchique d'Argenlieu, il n'en est pas question.

Une conférence se réunit à Fontainebleau, en présence d'Hô Chi Minh lui-même, en vue de préciser les contours de l'indépendance de l'Indochine.

Après plus d’un an de négociations entre les troupes françaises du Viêt-Nam et les représentants du parti Viêt-minh, aucune solution concrète n’a encore été trouvée.

Les négotions vont tourner court à cause d'un premier incident le 19 novembre 1946. Ce jour-là, une fusillade se produit dans le port de Haïphong entre une jonque chinoise et la douane française. À bord de la jonque, des nationalistes vietnamiens transportent de l'essence de contrebande. La fusillade dégénère et fait 24 morts, parmi lesquels le commandant Carmoin qui s'avançait avec un drapeau blanc vers les Vietnamiens de la jonque !

Le 23 novembre 1946, les Français bombardent le port de Haïphong. L'attaque qui aurait fait 6.000 morts et passe pourtant inaperçu en métropole. Le chef du gouvernement, le socialiste Léon Blum, n'en perçoit pas la gravité.

Le 19 décembre 1946, les forces du Viêt-minh envahissent la ville d’Hanoï et massacrent des Français. La centrale électrique de Hanoï est détruite, les rues barrées, les magasins et les maisons d'Européens attaqués... On compte au moins 400 victimes parmi les colons.

C'est le début de la première guerre d'Indochine.

Le conflit ne s’achèvera qu’en 1954, avec la défaite française de Diên Biên Phu.

 

 

Voir :

Chronologie en Indochine (voir également les liens en fin d’article)

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 00:01

29 novembre 1947 : l'ONU adopte un plan de partage de la Palestine en deux États indépendants, un juif et un arabe. Jérusalem est placé sous régime international.

14 mai 1948 : à la fin du mandat britannique sur la Palestine, David Ben Gourion, président du Conseil national juif, proclame l'indépendance de l'État d'Israël. Le 15, éclate la première guerre israélo-arabe, les pays arabes refusant le plan de partage. Début de l'exode des Palestiniens. Les combats prennent fin en 1949 avec les accords de Rhodes fixant une ligne de démarcation qui demeurera jusqu'en 1967.

24 avril 1950 : la Cisjordanie est annexée par le roi Abdallah de Jordanie. L'Egypte contrôle la bande de Gaza.

Octobre-novembre 1956 : après la nationalisation du canal de Suez par le président égyptien Nasser, la seconde guerre israélo-arabe est déclenchée. A la fin de 1956, les Israéliens commencent à évacuer le Sinaï. Israël retrouve ses frontières de 1949.

Octobre 1959 : premier congrès du Fatah, créé au Koweït.

28 mai 1964 : création de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), présidée par Ahmed Choukeiry.

5/10 juin 1967 : Israël déclenche la troisième guerre israélo-arabe dite des « Six jours », et occupe le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le plateau du Golan.

22 novembre 1967 : le Conseil de Sécurité de l'ONU adopte à l'unanimité la résolution 242 qui prévoit l'évacuation des territoires occupés, en échange de la reconnaissance mutuelle de tous les États du Proche-Orient.

Février 1969 : Yasser Arafat est élu président du Comité exécutif de l'OLP.

1969-1970 : une crise oppose, au Liban et en Jordanie, l'OLP aux gouvernements en place qui n'acceptent pas une présence palestinienne jugée envahissante.

17 septembre 1970 : l'armée jordanienne liquide les forces combattantes palestiniennes après la destruction de 3 avions de ligne occidentaux sur le territoire jordanien. les combats entre armée jordanienne et fedayins palestiniens font des milliers de victimes civiles palestiniennes ("Septembre noir").

5 septembre 1972 : un commando palestinien tue onze membres de la délégation israélienne aux Jeux olympiques de Munich.

6/25 octobre 1973 : quatrième guerre israélo-arabe dite « guerre de Kippour » ; l'armée égyptienne pénètre dans le Sinaï occupé mais doit se retirer.

22 octobre 1973 : le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 338 qui appelle à un cessez-le-feu et à des négociations.

28 novembre 1973 : la Ligue arabe reconnait l'OLP en tant que seul représentant du peuple palestinien.

13 novembre 1974 : discours de Yasser Arafat à l'ONU. Le 22, l'Assemblée générale de l'ONU reconnaît le droit des Palestiniens « à la souveraineté et à l'indépendance nationale ».

13 avril 1976 : élections municipales en Cisjordanie et à Gaza occupés. Les candidats proches de l'OLP remportent 80% des sièges.

13 juin 1980 : le Conseil européen adopte une résolution affirmant que le « peuple palestinien doit exercer son droit à l'autodétermination » et que « l'OLP doit être associée à toute négociation ».

1980 : naissance du Djihad islamique, scission des Frères musulmans, qui se cantonnent à l'action sociale.

Mars-avril 1982 : insurrection palestinienne dans les territoires occupés. Les maires élus sont destitués.

6 juin 1982 : l'armée israélienne envahit le Liban - opération « Paix en Galilée » - et chasse de Beyrouth les organisations palestiniennes, dont l'OLP.

17-18 septembre 1982 : assassinat à Beyrouth du président libanais Bechir Gemayel. Les Israéliens entrent à Beyrouth-Ouest. Massacre de civils par les milices chrétiennes dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, avec la complicité passive de Tsahal, l'armée israélienne.

1er octobre 1985 : un raid de l'aviation israélienne contre le quartier général de l'OLP à Tunis fait 70 morts.

6 août 1986 : le Parlement israélien vote une loi interdisant tout contact avec des dirigeants de l'OLP.

7 décembre 1987 : début de l'Intifada (soulèvement en arabe), également appelée « guerre des pierres » dans les territoires occupés.

9 décembre 1987 : création du Hamas (mouvement de la résistance islamique) par la société des Frères musulmans.

15 novembre 1988 : à Alger, le Conseil national palestinien (CNP, parlement en exil), proclame l'État palestinien indépendant et accepte les résolutions 242 et 338 de l'ONU, reconnaissant ainsi implicitement l'existence d'Israël. En décembre, devant l'ONU à Genève, Yasser Arafat, chef de l'OLP, reconnaît le droit d'Israël à vivre « en paix », et déclare renoncer totalement au terrorisme.

2 mai 1989 : en France, Yasser Arafat est reçu pour la 1ère fois à l'Elysée par François Mitterrand.

12 mars 1991 : le secrétaire d'État américain James Baker rencontre pour la première fois des personnalités palestiniennes des territoires occupés.

30 octobre 1991 : ouverture à Madrid (Espagne) d'une conférence de paix. Israéliens, Palestiniens -des territoires occupés, et non de l'OLP- , Jordaniens et Syriens se rencontrent sous le co-parrainage de George Bush (père) et de Mikhaïl Gorbatchev.

 

1992

 14 janvier : les Palestiniens remettent à la délégation israélienne leur projet d'autonomie dans les territoires occupés.

27 avril : une session de pourparlers se déroule pour la première fois en présence d'observateurs de l'OLP à Washington

16 décembre : à la suite de l'assassinat d'un soldat israélien par le Hamas, Ie gouvernement expulse plus de 400 islamistes palestiniens au Sud-Liban.

 

1993

19 janvier : le Parlement israélien abroge la loi interdisant les contacts avec l'OLP.

13 septembre : Israël et l'OLP signent à Washington un accord de principe (« Oslo I ») sur une autonomie palestinienne transitoire de cinq ans. Le Premier ministre israélien Itzhak Rabin et Yasser Arafat échangent une poignée de main historique.

 

1994

25 février : un extrémiste juif, le docteur Baruch Goldstein, massacre 29 Palestiniens en prière au Caveau des patriarches à Hébron.

4 mai : accord du Caire sur l'autonomie de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho (Cisjordanie). L'Autorité palestinienne s'installe dans les zones nouvellement autonomes.

1er juillet : retour de Yasser Arafat à Gaza.

 

1995

28 septembre : Israël et l'OLP signent à Washington l'accord négocié à Taba (« Oslo II ») étendant l'autonomie en Cisjordanie et prévoyant une série de retraits israéliens par étapes.

Fin 1995 : Israël se retire de six villes de Cisjordanie qui deviennent autonomes.

 

1996

20 janvier : Yasser Arafat est élu président de l'Autorité palestinienne et ses partisans remportent les 2/3 des 80 sièges du Conseil législatif.

24 avril : le CNP (parlement palestinien en exil), réuni pour la première fois en Palestine, élimine de sa charte les articles mettant en cause le droit à l'existence de l'État d'Israël.

29 mai : les Israéliens élisent comme Premier ministre Benyamin Netanyahu, chef de la droite nationaliste, opposé aux accords d'Oslo.

24 septembre : l'ouverture par Israël d'un tunnel sous l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem provoque de violents affrontements entre l'armée israélienne et des manifestants palestiniens, qui font plus de 70 morts.

 

1997

15 janvier : Netanyahu et Arafat concluent un accord sur un retrait partiel israélien de la ville d'Hébron en Cisjordanie.

7 mars : l'annonce unilatérale par Israël d'un retrait de 9 % de la Cisjordanie (les Palestiniens réclament 30%) provoque une nouvelle crise.

18 Mars : Israël met en chantier une nouvelle colonie juive à Abou Ghneim (Har Homa) près de Bethléem, dans la partie occupée de Jérusalem-Est, ce qui enlise un peu plus le processus de paix.

30 novembre : Israël accepte le principe de retrait limité de Cisjordanie (sans en fixer l'ampleur ni la date), assorti de conditions draconiennes. La presse israélienne parle de 6 à 8% de territoires évacués.

 

1998

14 janvier : Israël annonce qu'il gardera sous son contrôle de larges parties de la Cisjordanie, même en cas d'accord de paix avec les Palestiniens.

21 juin : en dépit des critiques des États-Unis et de l'Union européenne, le gouvernement israélien décide la création d'une super-municipalité de Jérusalem qui englobe plusieurs colonies de Cisjordanie, et double ainsi de volume.

23 octobre : Arafat et Netanyahu signent à Wye Plantation (États-Unis) un accord destiné à sortir le processus de paix de l'impasse : Israël transfèrera à l'administration palestinienne, en trois étapes, 13% supplémentaires du territoire de la Cisjordanie encore sous son contrôle.

Décembre : Bill Clinton est le premier président américain reçu en visite officielle par un État Palestinien virtuel. Inauguration de l'aéroport de Gaza, sous contrôle israélien.

 

1999

17 mai : les Israéliens élisent Ehud Barak (travailliste) au poste de Premier ministre.

4 septembre : signature, à Charm-el-Cheikh (Egypte), d'un accord fixant les dates des retraits israéliens de Cisjordanie, afin de relancer le processus de paix moribond.

 

2000

13 février : nouveau retard dans les négociations ; les deux parties ne parviennent pas à signer un accord-cadre définissant les grandes lignes d'un règlement final, conformément au mémorandum signé à Charm-el-Cheikh en septembre 1999.

21 mars : avec un nouveau retrait de l'armée israélienne de 6,1% de Cisjordanie, l'Autorité palestinienne contrôle désormais, partiellement ou totalement, 40 % du territoire.

15 mai : le parlement israélien vote le transfert à l'autorité palestinienne de 3 localités proches de Jérusalem, dont Abou Dis, souvent présentée comme le siège de la capitale d'un futur État palestinien.

11-25 juillet : échec du sommet israélo-palestinien de Camp David. Aucun accord n'est conclu entre les deux parties.

28 septembre : la visite du chef du Likoud, Ariel Sharon, sur l'Esplanade des Mosquées (Jérusalem-est), troisième lieu saint de l'islam, provoque de violentes émeutes en Israël et dans les territoires palestiniens, faisant plus de 90 victimes. C'est le début de la deuxième Intifada (2000-2005).

 

2001

29 janvier : Israël et les Palestiniens annoncent avoir progressé dans les négociations de Taba. Ehud Barak décide de les ajourner jusqu'à l'élection du chef du gouvernement le 6 février, estimant impossible un accord avant cette date.

6 Février : Ariel Sharon est élu premier ministre en Israël avec une avance de 25 points sur Ehud Barak.

4 décembre : Israël lance des raids d'une ampleur sans précédent dans les territoires palestiniens. Yasser Arafat, déclaré « hors-jeu » par Ariel Sharon, ne peut plus sortir de Ramallah, encerclée par Tsahal.

 

2002

29 mars : l'état hébreu lance une offensive dans les territoires occupés baptisée « rempart défensif ». La Mouqataa, le quartier général d'Arafat à Ramallah, est partiellement détruit et le leader palestinien est coupé du monde.

15 avril : Marwan Barghouti, le chef du Fatah en Cisjordanie, est capturé par l'armée israélienne.

 

2003

14 février : cédant aux pressions internationales pour des réformes au sein de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat donne son accord à la nomination d'un Premier ministre.

29 avril : Mahmoud Abbas et son cabinet reçoivent l'investiture du parlement palestinien Son investiture lève le dernier obstacle à la publication de la « feuille de route », plan de paix international prévoyant la création d'un État palestinien d'ici à 2005.

29 juin : Mahmoud Abbas obtient du Hamas, du Jihad islamique puis du Fatah, une trêve temporaire des attaques anti-israéliennes.

20 août : au lendemain d'un attentat suicide qui fait 21 morts et une centaine de blessés à Jérusalem-ouest, Mahmoud Abbas rompt les contacts avec les groupes du Hamas et du Jihad islamique.

25 août : à l'insu du premier ministre, Yasser Arafat nomme l'ancien chef de la Sécurité préventive en Cisjordanie, Jibril Rajoub, au poste de conseiller aux affaires de sécurité.

6 septembre : Mahmoud Abbas annonce sa démission au Parlement palestinien, invoquant des obstacles intérieurs, israéliens et américains à son action.

7 septembre : Yasser Arafat offre au président du parlement, Ahmed Qoreï, le poste de premier ministre.

5 octobre : Yasser Arafat décrète l'état d'urgence dans les territoires, au lendemain d'un attentat suicide en Israël qui a tué 20 personnes.

 

2004

2 février : Ariel Sharon annonce son intention de démanteler toutes les colonies de la bande de Gaza (regroupant un total de 7 500 habitants).

22 mars : Cheikh Yassine, le fondateur du Hamas, est assassiné lors d'un raid israélien devant une mosquée de Gaza.

17 avril : le nouveau chef du Hamas, Abdelaziz al-Rantissi, est tué par un raid aérien israélien à Gaza.

6 juin : le cabinet israélien adopte le principe d'un retrait échelonné de la bande de Gaza, qui devrait être terminé à la fin de l'année 2005.

13 juillet : l'envoyé spécial de l'ONU dans les territoires palestiniens, Terje Roed-Larsen, adresse de vives critiques à Yasser Arafat, estimant que la situation dans les territoires « tourne progressivement au chaos ».

16 juillet : une série de rapts est organisée dans les territoires par des groupes armés qui entendent protester contre la corruption de l'Autorité palestinienne.

17 juillet : Yasser Arafat annonce une refonte des services de sécurité, après qu'Ahmed Qoreï a proclamé son intention de démissionner. Le Raïs nomme à la tête du service de sécurité générale son neveu, Moussa Arafat. La nomination de ce dernier, soupçonné de corruption, entraîne de violentes manifestations. Il est rétrogradé quelques jours plus tard.

29 octobre : Yasser Arafat, 75 ans, dont l'état de santé s'est dégradé subitement, est hospitalisé en France.

11 novembre : mort de Yasser Arafat à Paris. Sa dépouille est inhumée à Ramallah le lendemain, après des funérailles au Caire.

14 novembre : Mahmoud Abbas est choisi par le Fatah comme candidat officiel pour les élections présidentielles palestiniennes qui se tiendront le 9 janvier 2005.

16 novembre : le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Mahmoud Zahar, annonce que son mouvement boycottera l'élection présidentielle de janvier.

 

2005

9 janvier : Mahmoud Abbas, est élu à la tête de l'autorité palestinienne avec 62,5% des suffrages.

15 janvier : prestation de serment de Mahmoud Abbas. Ahmad Qoreï est reconduit à la tête du gouvernement.

27 janvier : élections municipales partielles dans la bande de Gaza ; le Hamas sort grand vainqueur.

8 février : sommet Abbas-Sharon à Charm-el-Cheikh (Egypte) ; ils proclament la fin des violences entre Israéliens et Palestiniens.

12 mars : le Hamas annonce sa participation aux élections législatives, prévues en juillet (puis reportées en janvier 2006).

5 mai : nouvelle série d'élections municipales partielles, à Gaza et en Cisjordanie. Le Hamas s'impose dans les grandes villes.

22 août : fin de l'évacuation des colons israéliens de Gaza.

12 septembre : retrait des derniers soldats israéliens de la bande de Gaza. Les forces de l'ordre palestiniennes entrent dans les 21 colonies démantelées.

29 septembre : le Fatah remporte l'emporte largement lors de municipales partielles en Cisjordanie.

25 novembre : réouverture du terminal de Rafah, poste frontière entre Gaza et l'Egypte, sous le contrôle conjoint des Palestiniens et d'observateurs européens.

14 décembre : un groupe de jeunes dirigeants du Fatah crée une liste concurrente en vue des législatives pour protester contre la main mise de la vieille garde sur le parti.

15 décembre : le Hamas devance largement le Fatah dans les principales villes de Cisjordanie à l'occasion d'élections municipales partielles.

28 décembre : mettant fin à ses divisions, le Fatah inscrit une liste unifiée pour les législatives. La liste, dirigée par Marwan Barghouti, toujours emprisonné, fait la part belle à la jeune garde du parti.

 

2006

25 janvier : le Hamas remporte la majorité absolue aux élections législatives, avec 74 sièges sur les 132 que compte le Conseil législatif, contre 45 sièges pour le Fatah. Le premier ministre Ahmed Qoreï démissionne.

18 février : prestation de serment du nouveau parlement dominé par le Hamas ; le lendemain, le gouvernement israélien cesse de verser les taxes dues à l'Autorité palestinienne, correspondant au produit de la TVA et aux droits de douane prélevés sur les produits importés dans les territoires palestiniens et transitant par Israël.

21 février : un des responsables du Hamas, Ismaïl Haniyeh, est chargé de former le gouvernement.

29 mars : le gouvernement du Hamas prête serment.

7 avril : l'Union européenne suspend son aide directe au gouvernement dirigé par le Hamas.

10 mai : des responsables palestiniens emprisonnés en Israël, dont Marouan Barghouti (Fatah) et le cheikh Abdel Halek Al-Natshé (Hamas), font des propositions pour sortir de la crise opposant le Fatah et le Hamas. Figurent notamment l'idée d'un gouvernement de coalition Fatah-Hamas, la fin des attaques en territoire israélien, et la création d'un État palestinien dans les frontières de 1967.

19 mai : un porte-parole du Hamas est arrêté au point de passage de Rafah, à Gaza, cachant une somme d'environ 1 million de dollars. En raison du blocus financier imposé aux Palestiniens, les ministres du Hamas se feront à plusieurs reprises "transporteurs de fonds".

14 juin : Mahmoud Abbas et le premier ministre Ismaïl Haniyeh parviennent à un accord sur l'intégration d'une force paramilitaire du Hamas à la police, dont la plupart des membres sont fidèles au Fatah.

27 juin : le Hamas accepte de signer le document d'"entente nationale" reconnaissant implicitement l'existence d'Israël.

28 juin : début d'une vaste offensive terrestre et aérienne dans la bande de Gaza, surnommée « Pluies d'été ». L'armée israélienne arrête huit ministres, des dizaines de députés et autres responsables du Hamas.

1er septembre : la communauté internationale s'engage à verser 500 millions de dollars d'aide aux Palestiniens, lors d'une réunion de donateurs à Stockholm.

1er octobre : affrontements sanglants entre milices du Hamas et du Fatah.

1er-8 novembre : une offensive terrestre et aérienne israélienne provoque la mort de près de 60 palestiniens.

14 décembre : le convoi du Premier ministre Ismaël Haniyeh est pris pour cible par des tirs en traversant la frontière entre l'Egypte et Gaza. Le Hamas accuse le Fatah. Des affrontements armés éclatent entre les partisans des deux mouvements. En neuf mois, les violences interpalestiniennes ont fait 320 morts.

 

2007

6 janvier : Mahmoud Abbas déclare hors-la-loi la « force exécutive », groupe paramilitaire de 5 000 hommes créé en avril 2006 par le ministère de l'intérieur que contrôle le Hamas.

8 février : le Hamas et le Fatah signent en Arabie saoudite un accord sur la formation d'un gouvernement d'union censé mettre un terme aux violences interpalestiniennes.

17 mars : reconduit dans ses fonctions, Ismaïl Haniyeh, forme un gouvernement d'union nationale avec le Fatah, comprenant des personnalités indépendantes aux ministères clés.

Mai-juin : nouveaux affrontements Hamas-Fatah dans la bande de Gaza.

14 juin : le Hamas met en déroute les combattants du Fatah et prend le contrôle de la totalité du territoire de Gaza. Mahmoud Abbas déclare l'état d'urgence, limoge le gouvernement d'union nationale et charge Salam Fayyad, ancien ministre des finances de former un cabinet d'urgence.

18 juin : l'Union européenne, suivie par les États-Unis, décide de rétablir son aide financière directe à l'Autorité palestinienne et de normaliser avec elle ses relations, suspendues en mars 2006, après la victoire électorale du Hamas.

28 octobre : Israël impose des sanctions économiques à la Bande de Gaza décrétée « entité ennemie ».

26-28 novembre : conférence internationale à Annapolis (États-Unis). Ehud Olmert et Mahmoud Abbas s'engagent à conclure un traité de paix avant la fin 2008.

 

2008

Février-mars : offensive de l'armée israélienne contre la Bande de Gaza pour tenter de mettre fin aux tirs de roquettes depuis la Bande de Gaza. Elle provoque la mort de près de 130 Palestiniens, sans pour autant mettre fin aux tirs du Hamas.

19 juin : après des mois de médiation égyptienne, un cessez-le-feu est conclu pour six mois entre Israël et le Hamas à Gaza. Israël s'engage à lever progressivement le blocus imposé depuis le coup de force du Hamas sur le territoire palestinien en juin 2007.

Juillet-août : à la suite d'un attentat meurtrier à Gaza imputé au Fatah, la police du Hamas déclenche des opérations de répression sur le territoire. Elle attaque le bastion du clan familial Helles (pro-Fatah). A la demande de Mahmoud Abbas, Israël accepte de secourir 180 membres du clan, pour leur permettre de se réfugier dans l'État hébreu.

25 août : Israël libère 198 prisonniers palestiniens.

Septembre : après la mort d'un policier abattu à Gaza par des membres du clan Doghmouch, famille liée à des organisations criminelles, les forces de sécurité du Hamas attaquent le bastion du clan pour arrêter les suspects. Les combats font onze mort.

4 novembre : l'armée israélienne effectue une incursion à Gaza causant la mort de six activistes palestiniens. Le Hamas réplique en tirant une cinquantaine de roquettes en direction du territoire israélien.

14 décembre : Khaled Mechaal, dirigeant en exil du Hamas, annonce que la trêve avec Israël ne sera "pas renouvelée" le 19 décembre en raison de la poursuite du blocus de la bande de Gaza.

15 décembre : Israël libère 227 prisonniers palestiniens.

16 décembre : Mahmoud Abbas, dont le mandat s'achève en janvier 2009, annonce qu'il va convoquer prochainement des élections présidentielles et législatives. Le Hamas récuse les élections législatives, le terme légal du parlement palestinien s'achevant normalement en janvier 2010.

20 décembre : les Brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas, revendiquent les premiers tirs d'obus de mortier sur Israël depuis la fin de la trêve.

27 décembre : Israël lance une attaque aérienne massive contre la bande de Gaza, baptisée « Plomb durci ».

 

2009

3 janvier : début de l'offensive terrestre à Gaza.

17 janvier : cessez-le-feu. En trois semaines, l'offensive israélienne a fait 1 330 morts palestiniens, dont plus de 430 enfants, et 5 450 blessés, selon les services médicaux palestiniens. Côté israélien, 10 militaires et 3 civils ont péri, selon les chiffres officiels.

2 mars : la communauté internationale promet 4,5 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza dévasté par 22 jours de bombardements israéliens en janvier.

11 août : après avoir reconduit Mahmoud Abbas à la tête du Fatah, le Congrès général du mouvement rajeunit sa direction avec 14 nouveaux membres du Comité central sur 18, dont Marwan Barghouthi, symbole de la "résistance", emprisonné à vie en Israël.

15 septembre : un rapport de l'ONU sur la guerre de Gaza en janvier 2009, conduit par le juge Richard Goldstone, accuse Israël et le Hamas de "crimes de guerre" et de possibles "crimes contre l'humanité". Celui-ci recommande de demander au Conseil de sécurité de saisir le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) si aucun progrès n'est réalisé d'ici six mois dans les enquêtes menées par les autorités israéliennes et l'Autorité palestinienne.

2 octobre : sous pression américaine, l'Autorité palestinienne accepte le report de l'examen, par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, du rapport Goldstone.

6 octobre : devant la levée de bouclier provoquée par la décision du 2 octobre, Mahmoud Abbas, annonce son intention de recommander de référer devant l'ONU le rapport Goldstone.

16 octobre : le Conseil des droits de l'homme de l'ONU adopte une résolution approuvant le rapport Goldstone et renvoie de facto le dossier au Conseil de sécurité à New York.

23 octobre : Mahmoud Abbas convoque des élections législatives et présidentielle pour janvier 2010. Le Hamas refuse la tenue d'élections à Gaza.

5 novembre : l'Assemblée générale de l'ONU adopte une résolution donnant trois mois à Israël et aux Palestiniens pour ouvrir des enquêtes indépendantes sur les allégations de crimes de guerre commis lors du conflit de Gaza l'hiver dernier.

Mahmoud Abbas annonce qu'il ne briguera pas de nouveau mandat.

12 novembre : l'Autorité palestinienne décide de reporter indéfiniment les élections générales prévues en janvier 2010.

16 décembre : le Conseil central de l'OLP décide de prolonger les mandats de Mahmoud Abbas et du Parlement palestinien afin d'éviter une crise politique et institutionnelle. Cette décision est immédiatement rejetée par le Hamas.

 

2010

6 janvier : des heurts meurtriers éclatent à la frontière entre l'Egypte et la Bande de Gaza lors d'une manifestation de Palestiniens contre la construction d'une barrière métallique souterraine par l'Egypte pour bloquer les 400 tunnels de contrebande.

19 janvier : assassinat à Dubaï d'un chef militaire du Hamas. La police de Dubaï incrimine le Mossad.

31 mai : neuf personnes sont tuées dans l'abordage d'une flottille internationale par un commando israélien. Cette dernière acheminait des militants pro-palestiniens et de l'aide humanitaire pour Gaza, sous blocus israélien.

20 juin : sous pression internationale, Israël annonce l'assouplissement de l'embargo de Gaza, sur les biens « à usage civil ».

2 septembre : reprise des pourparlers de paix directs entre Israéliens et Palestiniens, interrompus depuis décembre 2008. Ils s'ouvrent « sans conditions », position voulue par Israël et acceptée par Mahmoud Abbas qui, sous la pression américaine, a renoncé à exiger d'Israël en préalable, l'acceptation d'un État palestinien dans le cadre des frontières de 1967 et l'arrêt total de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

27 septembre : Israël laisse expirer son moratoire sur la colonisation en Cisjordanie, alors que les Palestiniens exigeaient sa prolongation pour poursuivre le « processus de paix ».

 

2011

Janvier : la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera rend publics des documents confidentiels sur les négociations entre Israéliens et Palestiniens, qui montrent que ces derniers étaient prêts à accorder à l'État juif des concessions territoriales très importantes et à remettre en cause certains principes, en particulier sur la question de Jérusalem et le droit au retour des réfugiés.

Février : l'Autorité palestinienne annonce des élections générales d'ici à septembre et demande au Premier ministre Salam Fayyad de former un nouveau gouvernement.

Mars : des milliers de Palestiniens manifestent à Gaza et en Cisjordanie, en faveur de la "fin des divisions" interpalestiniennes.

Escalade de violences entre Israël et Gaza. Deux militants de la branche armée du Hamas sont tués par une frappe israélienne; le mouvement réplique par des tirs de roquette et d'obus sur Israël, entraînant une escalade militairequi fait 18 morts parmi les Palestiniens.

Mai : le Fatah et le Hamas scellent leur réconciliation au Caire. Cette réconciliation doit mettre un terme à la division entre la Cisjordanie et Gaza et ouvrir la voie à des élections.

Lors d'un discours au département d'État, Barack Obama se prononce pour la création d'un État palestinien sur la base des frontières de 1967, rectifiées par des échanges de territoires négociés.

L'Egypte annonce l'ouverture permanente à Rafah du point de passage avec la bande de Gaza, afin d'alléger le blocus imposé par Israël à l'enclave palestinienne.

Juin : Mahmoud Abbas affirme que les Palestiniens sont déterminés à réclamer le statut de membre à part entière pour leur État à l'ONU en septembre, lors d'une réunion de la direction palestinienne à Ramallah.

23 Septembre : le président de l'Autorité palestinienne présente une demande d'adhésion d'un État de Palestine à l'ONU. Elle n'aboutit pas, faute de soutien des pays membres du Conseil de sécurité.

Octobre : les Palestiniens obtiennent le statut de membre à part entière de l'Unesco.

 

2012

Février : la première visite du chef du Hamas, Khaled Mechaal en Jordanie depuis son expulsion en 1999 illustre un réalignement diplomatique du mouvement islamiste.

Le Fatah et le Hamas signent à Doha un accord sur la formation d'un cabinet de transition dirigé par Mahmoud Abbas, chargé de superviser la tenue d'élections. L'accord reste sans effet.

Mars : l' « élimination ciblée » de Zouheir al-Qaïssi, le chef des Comités de résistance populaire (CRP), par l'armée israélienne, déclenche une flambée de violence à Gaza.

Avril-mai : plusieurs centaines de prisonniers palestiniens font une grève de la faim pour dénoncer la détention administrative, une mesure qui permet à Israël de garder en prison sans jugement des suspects pour des périodes indéfiniment renouvelables.

Octobre : l'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, est le premier chef d'État à se rendre, à l'invitation du Hamas, à Gaza depuis que le Hamas en a pris le contrôle en juin 2007. Il inaugure un projet de reconstruction du territoire d'un montant de 400 millions de dollars.

Novembre : alors que les tirs de roquette en provenance de Gaza n'ont jamais cessé, l'armée israélienne lance l'opération « Pilier de défense » contre Gaza.

 

Lire aussi : 29 novembre - Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien.

 

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 00:02

Cinq semaines après avoir quitté Moscou, les troupes napoléoniennes harcelées par les cosaques du maréchal Koutouzov se retrouvent face à un obstacle de taille : la rivière Bérézina.

http://napoleon1er.perso.neuf.fr/berezina-carte.gif

 

La campagne de Russie

La Grande Armée était entrée en Russie le 24 juin, sans déclaration de guerre préalable, avec près de 700.000 soldats dont 300.000 Français. Après une campagne difficile, elle était arrivée à Moscou le 14 septembre désertée par tous ses habitants pour en être chassée le lendemain par des incendies allumés ça et là par des repris de justice russes (Les soldats du maréchal Koutouzov avait chassé les Moscovites vers les forêts des alentours à l'exception des repris de justice, des voleurs et des criminels, qui ont été libérés sous condition de préparer cet accueil « chaleureux » aux envahisseurs).

 

La retraite

Napoléon 1er avait donc choisi de battre en retraite, harcelé par les troupes ennemies... et les premiers froids de l'hiver. Les autres routes étant bloquées, elle se fait par le même chemin qu'à l'aller, via des terres déjà ravagées.

Le 23 novembre, les Russes attendent les Français à Borissov. Napoléon décide d'y organiser une manœuvre de diversion pour permettre le franchissement de la Bérézina 15 km en amont, face au village de Stoudienka, où le général Corbineau a identifié un passage possible.

Le 26 novembre 1812, la Grande Armée de Napoléon 1er arrive au bord de la Bérézina, un affluent du Dniepr (dans l’actuelle Biélorussie). L'eau étant glaciale, il n'est pas question de traverser à la nage. Les Russes avaient coupé les ponts surplombant la rivière, coupant ainsi la retraite de la Grande armée.

Le seul pont permettant de la traverser (le pont Borisov) est tenu par les Russes.

 

La Grande Armée construit des ouvrages de fortune et 500.000 hommes réussissent à échapper à l'ennemi. Mais les troupes sont déjà décimées par le froid et la faim.

 

Le 28 novembre les troupes russes, attaquèrent la rive droite du fleuve, mais furent finalement repoussés par les Français. Le même jour, la Grande armée reçut l'ordre de traverser, Napoléon annonçant son intention de détruire les ponts le lendemain matin.

Malgré les multiples mises en garde de l'Etat-major, de nombreux trainards préfèrent attendre le matin du 29 novembre pour traverser. Mais, soucieux de protéger la retraite de la Grande armée, Napoléon ordonna la destruction des deux ponts vers 9 heures du matin.

 

C'est ainsi que plus d’un millier de retardataires, paniqués, se jetèrent dans les flammes ou furent contraints de traverser la rivière à la nage.

 

 

La retraite se transforme en déroute.

 http://cdpresse.fr/wp-content/uploads/2010/11/Berezina.jpg

La débâcle est totale, l'armée impériale a tout perdu de son prestige. L'Empereur rédige un Bulletin dramatique pour en informer l'opinion française. Napoléon lui-même abandonne ses soldats et rejoint en toute hâte Paris, où un général républicain a tenté de renverser l'Empire.

Cet épisode tragique de l’histoire laissera l’expression française : « C’est la Bérézina ! » (C'est une défaite cuisante, une déroute complète.)

 

Relire aussi :

24 juin 1812 - Le début de la campagne de Russie

23 octobre 1812 - Le général Mallet rate son Coup d'État

 

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 00:01

Le 10 novembre 1449, après plus de 30 ans d'occupation anglaise, la ville de Rouen est libérée par le roi de France Charles VII. Cette victoire du roi de France fait partie d'une plus grande liste de reconquêtes de territoires français abandonnés aux Anglais durant la guerre de Cent Ans.

1449 Reddition-de-Rouen

La Normandie joue un rôle important durant la guerre de Cent Ans.

C’est un enjeu entre le roi d'Angleterre et le roi de France à cause de sa richesse, son passé commun avec les Anglais, sa proximité géographique avec l’île.

Le 24 mars 1449, la prise et le saccage de Fougères par l'Aragonais François de Surienne, pour le compte des Anglais, compromet les trêves en cours.

Charles VII entreprend la reconquête de la Normandie avec les subsides avancés par Jacques Cœur. Le 17 juillet, au château des Roches Tranchelion sur la commune d’Avon-les-Roches il réunit son Conseil de guerre.

 

Au mois d’août, Charles VII entreprit sa marche sur la Normandie.

L’armée royale entreprit alors une série de sièges, qui ne s’éternisèrent pas grâce à la puissante artillerie des frères Bureau. Les Français s’emparèrent donc rapidement de Lisieux, Verneuil, Mantes, Château Gaillard, Coutance, Saint Lô…

Au mois d’octobre, les Anglais détenaient toujours Rouen, mais ne disposaient que d’une garnison de 300 hommes. Les habitants de la ville, apprenant la venue prochaine des troupes de Charles VII, ne tardèrent pas à se révolter contre les Anglais. Le 29 octobre 1449, l’occupant Anglais signe la reddition.

Le roi fera une entrée solennelle dans Rouen le 10 novembre.

Charles VII s’étant emparé de la cité, il ordonna alors que l’on ouvre une enquête sur le procès de Jeanne d’Arc.

 

En 1450, les Anglais avaient perdu la quasi-totalité de leurs possessions en Normandie. D'autres victoires permettront à Charles VII de mettre progressivement fin à cette guerre entre la France et l'Angleterre.

 

Relire aussi :

17 juillet 1453 - Fin de la Guerre de Cent Ans

7 novembre 1455 : Début du procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 00:01

Le lundi 5 novembre 1956, débute une opération aéroportée franco-britannique contre l'Égypte.

À la suite de la nationalisation du canal par Nasser le 26 juillet 1956, les gouvernements français (de Guy Mollet) et britannique (d’Anthony Eden) ont convenu avec le gouvernement israélien (de Ben Gourion) d'attaquer conjointement l'Égypte.

La France et la Grande-Bretagne s'assurent de la complicité de l'Etat d'Israël et décident de renverser militairement Nasser et de récupérer le contrôle du canal. Les dirigeants français sont en outre persuadés que ce coup de force sera fatal au FLN algérien dont ils attribuent la résistance à ses appuis extérieurs.

Les trois gouvernements parviennent à un accord tenu secret signé à Paris le 24 octobre - les protocoles de Sèvres.

Les Israéliens se lancent dans la péninsule du Sinaï le 29 octobre. Le 5 novembre, les commandos parachutistes français sautent au-dessus de Port Saïd, et le lendemain, les commandos anglais investissent les plages. En mer, les navires de la Marine Nationale Française et de la Royal Navy infligent de lourdes pertes aux défenses côtières égyptiennes. Malgré une défense courageuse des égyptiens (qui croient à un soutien russe), les troupes franco-britanniques prennent rapidement le contrôle du Canal de Suez puis se dirigent vers le Caire.

Le maréchal Nicolas Boulganine, chef de l'État soviétique, menace d'intervenir avec des fusées intercontinentales à tête nucléaire si l'attaque n'est pas stoppée !

L’URSS menace Tel-Aviv, Paris et Londres de frappes nucléaires si les attaques de cessent pas, ce à quoi l'OTAN répliquerait à son tour par une frappe nucléaire sur l'Union Soviétique.

Les Etats-Unis tentent alors de désamorcer la situation et font peser une pression telle sur les britanniques qu'ils se retirent de l'opération en cours sans même en avertir la France. Enfin, le 10 novembre, l'ONU adopte une résolution prévoyant de remplacer les troupes d'interposition franco-britannique par une force internationale de maintien de la paix.

L'armée israélienne se retire, et malgré une victoire militaire écrasante, la France et le Royaume-Uni sont clairement humiliés. Le 6 novembre 1956, à minuit, l'expédition de Suez prend fin. Les parachutistes français et britanniques doivent cesser le feu quelques heures à peine après avoir sauté sur le canal et défait les troupes égyptiennes.

En Algérie, les événements de Suez donnent des ailes aux militants indépendantistes du FLN. Enfin, le jeu de la terreur et l'argument de la bombe atomique, amèneront quelques années plus tard le général De Gaulle à faire en sorte que la France se dote elle aussi l'arme nucléaire.

Le tintamarre provoqué par cette expédition de type colonial aura permis à l'URSS de réprimer au même moment une révolte populaire en Hongrie....

Relire aussi :

26 juillet 1956 - Nasser nationalise le Canal de Suez

4 novembre 1956 - Les chars soviétiques entrent dans Budapest

 

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:02

Les indépendantistes algériens emmenés par le tout jeune parti indépendantiste le FLN (Front de Libération National), d'Ahmed Ben Bella commettent de nombreux attentats causant une dizaine de victimes musulmanes aussi bien qu'européennes.

En France, l'événement à peu de retentissement, pourtant c'est le début d'une guerre de décolonisation qui durera 8 ans !

Quelques mois plus tôt, en Indochine, les Français ont été défaits par le Vietminh. Les indépendantistes algériens y voient un encouragement à se lancer à leur tour dans la lutte armée contre la puissance coloniale, bien qu'ils soient en très petit nombre (quelques centaines au plus) et presque totalement dépourvus d'armes.

Divisés en plusieurs partis, dont le MTLD de Messali Hadj et l'UDMA de Ferhat Abbas, ils forment au printemps 1954 un Comité révolutionnaire d'union et d'action (CRUA). Celui-ci choisit la date du 1er novembre pour déclencher l'insurrection. Une trentaine d'attentats plus ou moins désordonnés ont lieu en ce jour de la Toussaint : récoltes incendiées, gendarmerie bombardée...

Surnommés « fellagha » (en arabe coupeurs de route ou bandits de grand chemin), les indépendantistes souffrent d'être encore très minoritaires et sans soutien consistant dans la population musulmane.

Le ministre de l'Intérieur, François Mitterrand, promet de mettre tout en œuvre pour arrêter les « hors la loi ». Avec emphase, il déclare le 12 novembre 1954 : « Des Flandres au Congo, il y a la loi, une seule nation, un seul Parlement. C'est la Constitution et c'est notre volonté ».

 

Relire aussi :

14 juin 1830 - Les Français débarquent en Algérie

25 mai 1958 - De Gaulle est appelé à la présidence du Conseil

4 juin 1958 - De Gaulle à Alger : « Je vous ai compris »

8 avril 1962 - Les Français approuvent les Accords d'Évian

25 septembre - Journée nationale d'hommage aux Harkis et aux autres membres des formations supplétives

Chronologie de la guerre d'Algérie

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:01

1er novembre 1954 : déclenchement de l'insurrection armée par le F.L.N. (Voir détails)

25 janvier 1955 : Jacques Soustelle est nommé gouverneur général avec pour mission de négocier des réformes avec les modérés algériens.

5 février 1955 : Pierre Mendès France, Président du Conseil, propose un plan de réformes en Algérie, mais, mis en minorité, est contraint à démissionner.

1er avril 1955 : Edgar Faure, Président du Conseil, instaure l'état d'urgence dans une partie de l'Algérie.

12 mars 1956 : l'Assemblée nationale vote la loi sur les « pouvoirs spéciaux » pour l'Algérie.

20 août 1956 : congrès de La Soummam où le F.L.N. définit sa stratégie.

7 janvier 1957 : début de la bataille d'Alger.

13 mai 1958 : les Européens prennent le gouvernement général à Alger. Création d'un Comité de salut public à Alger présidé par le général Massu.

16 mai 1958 : des manifestations de « fraternisation » entre Européens et Musulmans ont lieu sur la place du Forum à Alger

1er juin 1958 : de Gaulle investi par l'Assemblée nationale, avec pouvoirs spéciaux.

4 juin 1958 : de Gaulle dit aux colons d'Alger : « Je vous ai compris. » (Voir détails)

19 septembre 1958 : le Gouvernement provisoire de la République algérienne (G.P.R.A.) dirigé par Ferhat Abbas est formé au Caire.

28 septembre 1958 : la nouvelle Constitution est approuvée par référendum. 79 % de oui en métropole, 95 % en Algérie

5 octobre 1958 : naissance de la Ve république.

23 octobre 1958 : de Gaulle propose la « paix des braves » au F.L.N.

16 septembre 1959 : de Gaulle reconnaît le droit à l'autodétermination du peuple algérien.

24 janvier au 1er février 1960 : semaine des barricades

22 avril 1961 : tentative de putsch des anciens généraux Salan, Challe, Jouhaud et Zeller.

17 octobre 1961 : la manifestation des « Français musulmans d'Algérie » à Paris est sévèrement réprimée.

18 mars 1962 : signature des accords d'Évian donnant l'indépendance à l'Algérie.

189 mars 1962 : Cessez-le feu l'Algérie. (Voir détails)

26 mars 1962 : fusillade de la rue d'Isly, les militaires ouvrent le feu sur les Européens qui manifestent contre les accords d'Évian: 46 morts et 200 blessés.

3 juillet 1962 : proclamation par la France de l'indépendance de l'Algérie.

5 juillet 1962 : massacre d'Oran (trois mois et demi après le cessez-le-feu de la Guerre d'Algérie !)

5 juillet 1962 : La déclaration officielle de l'indépendance de l'Algérie.

22 août 1962 : Attentat contre de Gaulle au Petit-Clamart, perpétré par l'OAS.

 Chronologie de la guerre d'Algérie

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 23:01

Le 27 octobre 1870, le maréchal François Achille Bazaine capitule à Metz avec son armée intacte de 180.000 hommes, réduisant à néant les chances de sursaut de la France face à l'offensive allemande.

La guerre entre la France et la Prusse a aboutit deux mois plus tôt à la capture de Napoléon III à Sedan. L'armée de Bazaine était le dernier espoir de la France.

maréchal François Achille Bazaine

Après la capture de l'empereur, les Français, sans cesser de se battre, avaient instauré la IIIe République et Gambetta avait échappé en ballon au siège de Paris pour lever en province de nouvelles armées. Ces armées de volontaires, mal équipées et inexpérimentées, avaient du moins l'avantage du nombre, aussi longtemps que le gros des troupes ennemies était fixé autour de Metz et de Paris.

Cependant à Metz, le maréchal Bazaine refuse de se rallier au Gouvernement de la Défense nationale. Il considère l'avènement de la République comme un danger plus grand encore que la victoire ennemie et le démembrement prévisible du pays.

Bezaine renonce donc à poursuivre le combat avec l'espoir d'obtenir de Bismarck le droit de se retirer au centre du pays et, une fois la paix revenue, « défendre l'ordre social contre les mauvaises passions ». Avec cette capitulation, il livre aux Allemands 3 maréchaux, 6.000 officiers et 173.000 soldats !

 

Trois ans plus tard, Bazaine passera en Conseil de guerre. Condamné à mort, il sera gracié par le maréchal-président Mac-Mahon.

Bénéficiant d'obscures complicités, il trouvera en définitive le moyen de s'enfuir à l'étranger. Il mourra à Madrid en 1888 des suites d'un attentat commis par un individu venu de France.

 

Relire aussi : 2 septembre 1870 - Napoléon III vaincu à Sedan

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 23:01

Le Duc des Francs, Charles Martel, vient au secours du Duc Eudes d’Aquitaine, en arrêtant l'avancée des Sarrasins en France.

http://histoireenprimaire.free.fr/images/islam_empire_grand.jpeg

L’invasion arabe

En 711, soit à peine 80 ans après la mort de Mahomet, les Sarrazins franchissent Gilbraltar, et conquièrent l'Espagne sur les Wisigoths.

Ils traversent la péninsule et occupent en 719 le Languedoc actuel.

712-725 : 1ère raids sarrasins en France, par l'Est.

Les Maures prennent la Septimanie (Narbonne en 720) et se répandent en Provence jusqu'aux Alpes. Les arabes d'El-Samah sont arrêtés par les armées du duc Eudes (aidées de quelques troupes de Charles Martel) près de Toulouse en 721 : c'est la 1ère défaite.

732 : 2ème raid sarrasin, par l'Ouest.

Partis de Pampelune durant l'été, 15.000 combattants guidés par Abd-el-Rahman envahissent le territoire basque évitent cette fois Toulouse et passent par Roncevaux pour prendre Bordeaux.

Le 25 octobre 732, après avoir rassemblé une armée à la hâte, Charles Martel rejoint les troupes musulmanes à proximité d'une voie romaine reliant Châtellerault à Poitiers et met un terme à leur percée fulgurante. Leur chef est tué pendant la bataille et les vaincus se retirent.

Les Sarrasins se replient sur la Septimanie.

http://oc.land.free.fr/djihad.jpg

 

On a coutume de retenir que « Charles Martel arrêta les arabes à Poitiers en 732 ».

Il s’agissait plus précisément d’un simple coup d'arrêt à une razzia (incursion rapide en territoire étranger, dans le but de faire du butin).

En effet, Abd el-Rhamann, gouverneur d’Espagne et général arabe, à la tête de ses troupes, composées d’Arabes ainsi que de Berbères fraîchement convertis à l’islam, projetait de remonter jusqu’au riche sanctuaire de Saint-Martin de Tours. Il avait en fait l’intention de s’en approprier les richesses avant de s’en retourner au sud des Pyrénées.

http://images.blog-24.com/970000/972000/972064.gif

Le 25 octobre 732, Charles Martel stoppe donc cette incursion.

Il pourchassa les Musulmans et s’empara au passage des Evêchés de la Loire. Eudes était trop affaibli pour pouvoir défendre son Duché d’Aquitaine… Charles Martel en profita pour continuer sa progression : il s’empara ainsi des évêchés de la Loire puis descendit dans le Midi qu’il saccagea consciencieusement… Il en chassa les quelques chefs musulmans qui s’y étaient installés quelques années plus tôt.

 

L'armée musulmane ayant battu en retraite, les Francs reprennent le siège de Narbonne mais la ville, bien fortifiée, résiste tant bien que mal.

De dépit, Charles abandonne le siège et saccage consciencieusement les autres villes de la région.

C'est peut-être à cette occasion que le chef des Francs, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne, aurait gagné le surnom de Charles Martel («celui qui frappe comme [ou avec] un marteau»).

 

Il appartiendra donc à son fils, le roi Pépin le Bref, de conquérir Narbonne et de chasser définitivement les musulmans de Septimanie en 759, trois ou quatre décennies après leur arrivée.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 23:01

Alors que les hostilités en Europe ont été déclenchées par la déclaration de guerre de l’Empire Austro-hongrois à la Serbie, cette dernière en subit plus d’un an après les conséquences. Quatorze mois après sa déclaration, l’Autriche-Hongrie s’attaque effectivement à la Serbie.

 

L’offensive générale austro-germano-bulgare fut déclenchée le 6 octobre 1915.

L’attaque est lancée au nord, Belgrade est prise le 9. Ils progressent alors vers le sud tout en rencontrant une vive résistance de la part des Serbes.

La Bulgarie s'est vu promettre la Macédoine et une partie de la Serbie en cas de victoire de la Triple Alliance si elle entrait en guerre face à la Serbie. Fournie par ses nouveaux alliés en charbon, armes et munitions, elle déclare la guerre à la Serbie le mercredi 6 octobre 1915.

Le 14 octobre, les Bulgares passèrent à leur tour à l’offensive contre la Serbie.

 

L'expédition de Salonique, appelée aussi Front d'Orient, Front de Salonique ou encore Front de Macédoine

Les troupes françaises, dirigées par le général Sarrail, tentent de venir en aide aux Serbes en novembre en remontant la vallée du Vardar, mais c'est trop tard : les Bulgares prennent Monastir. Les Français doivent se replier autour de Salonique (port grec macédonien).

Les Serbes sont contraints à une longue retraite, en plein hiver, à travers les montagnes du Monténégro et d'Albanie jusqu'à la mer. Ils sont alors recueillis à Corfou pour être réorganisés par des officiers français avant d'être transférés à Salonique.

Chez les Alliés, de nombreuses réserves sont formulées sur la présence d'un corps expéditionnaire à Salonique. Les Britanniques sont les plus réticents car ils souhaitent renvoyer rapidement leurs troupes en Égypte, menacée par les ambitions expansionnistes germano-turques, et en Mésopotamie pour protéger les puits de pétrole perses.

Mais en France des voix s'élèvent pour soutenir la présence de troupes dans la région, ainsi celle du président du Conseil, Aristide Briand, fervent partisan du maintien de ce front secondaire contre l'avis même du général en chef, Joseph Joffre.

 

Un accord aboutit finalement au maintien du camp retranché de Salonique vers lequel sont envoyés des éléments de l'armée serbe récupérés à Corfou et des troupes italiennes et russes pour venir renforcer les unités franco-britanniques.

 Front de Salonique 1915 serbie balkans

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