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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 23:01

Le roi de France Louis XIV et l'infante d'Autriche Marie-Thérèse, tous deux âgés de 21 ans, se marient à l’église Saint Jean-Baptiste à Saint-Jean-de-Luz.

Cette union scelle la paix signée dans les Pyrénées, qui mit fin à l'interminable guerre qui opposait la dynastie française des Bourbons et la dynastie espagnole des Habsbourg.

 

Le traité des Pyrénées, et mariage arrangé

C'est en 1635 que Louis XIII et Richelieu déclarèrent la guerre à l'Espagne. Cette guerre dura jusqu'en 1659, et se termina par la signature du traité des Pyrénées qui faisait suite à la victoire française de la Bataille des Dunes le 14 juin 1658.

Le 7 novembre 1659, le cardinal Mazarin pour la France et Don Luis de Haro pour l’Espagne signent le traité des Pyrénées sur l’île aux Faisans rebaptisée depuis l’événement l’île de la Conférence.

Les 124 points du traité prévoient des concessions territoriales ainsi que l’union du Roi de France, Louis XIV à l’Infante Marie-Thérèse d’Autriche, fille aînée du roi d’Espagne.

Le Roussillon, la Cerdagne, l'Artois et d'autres places en Flandres furent donnés à la France.

 traité des Pyrénées

 

Le Roi était connu pour ses nombreuses conquêtes.

L'une d'elles, Marie Mancini, une des nièces de Mazarin, fut certainement celle qu'il a le plus aimée. Louis XIV voulait même l'épouser contre l'avis de sa mère, mais aussi de la Reine Anne d'Autriche et de celui du Cardinal lesquels étaient en pleine tractation pour le marier à l'Infante d'Espagne.

L'échec de ce mariage aurait débouché sur la reprise de la guerre !

La décision fut donc prise le 21 juin 1659 lorsque Mazarin ordonna à sa nièce de s'éloigner de la cour.

Pour le jeune roi de France, cette union était raison d’Etat avant tout ; jusqu’au bout, il avait espéré épouser Marie Mancini. Anne d’Autriche, la reine-mère, fit comprendre au roi qu’il devait épouser l’infante.

 

L’infante d'Autriche Marie-Thérèse

Fille de Philippe IV d’Espagne et d’Elisabeth de France, Marie-Thérèse naît en 1638 à l’Escurial, palais proche de Madrid.

Depuis son plus jeune âge, elle vécut dans l’intime conviction d’épouser son cousin, Louis XIV.

À 8 ans, Marie-Thérèse était le seul enfant survivant de Philippe IV et l'héritière des immenses possessions espagnoles sur lesquelles "le soleil ne se couchait jamais". Marie-Thérèse d’Autriche, conformément au traité des Pyrénées renonce à ses droits sur l’Espagne contre la somme de 500.000 écus d’or qu’elle ne recevra jamais. D’ailleurs, en 1667, parce que l'Espagne n'a toujours pas payé la dot, Louis XIV revendiquera ses droits sur la succession.

 

Louis XIV lui plut immédiatement et elle resta éprise de lui, jusqu’à sa mort. En revanche, ce ne fut pas réciproque : le roi ne l’aimera jamais vraiment.

Elle fut décrite comme timide, patiente, naïve, et effacée. Toutefois, et malgré ses difficultés à parler le français, la Reine accompagne le Roi dans tous ses déplacements officiels.

http://www.capet.org/geneal7/Capedia/galerie/Capet_129_H128162534.jpg

Les époux sont doublement cousins germains :

Louis XIV est le fils de Louis XIII et d’Anne d'Autriche.

Marie-Thérèse d'Autriche est la fille d’Élisabeth de France (la sœur de Louis XIII) et du roi d'Espagne Philippe IV de Habsbourg (le frère d’Anne d'Autriche).

 

Louis XIV délaissa bien vite son épouse pour ses nombreuses favorites.

L'union n'en sera pas moins féconde et Marie-Thérèse mit ainsi au monde six enfants en 10 ans :

Louis, « Grand Dauphin » (1er novembre 1661-14 avril 1711)

Anne-Élisabeth (18 novembre-30 décembre 1662)

Marie-Anne (16 novembre-26 décembre 1664)

Marie-Thérèse, la Petite Madame (2 janvier 1667-1er mars 1672)

Philippe, duc d'Anjou (5 août 1668-10 juillet 1671)

Louis-François (14 juin-4 novembre 1672)

Un seul survivra, Louis de France. Cette considérable mortalité était certainement due à la consanguinité dont on ne connaissait pas les méfaits à l’époque.

 

Louis de France, dit « Le Grand Dauphin » ou « Monseigneur », n’a jamais régné.

Bien qu’il soit l’héritier de la Couronne, il n’aura pas l’occasion de régner.

Pourtant, son père le prépara à devenir roi : Le Grand Dauphin occupa des postes tant politiques que militaires.

En effet, avant la mort de son père (Louis XIV), le Grand Dauphin meurt d’une petite vérole dans son Château de Meudon, le 14 avril 1711.

Quant à son fils (le duc de Bourgogne), il décera de la rougeole l'année suivante.

Le dernier héritier de la couronne après la mort de son grand-père en 1711 et de son père en 1712, est donc Louis XV.

Agé de 5 ans, il succède à son arrière grand-père, Louis XIV décédé le 1er septembre 1715.

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 23:02

Le roi de France François Ier et le roi d'Angleterre Henri VIII se rencontrent du 7 au 24 juin 1520 à proximité de Calais (entre Ardes et Guînes). L’objectif est de conclure une alliance Angleterre-France contre Charles Quint.

Leur entrevue se déroule dans un camp de toile d'un luxe inouï. François 1er, dans le désir d'épater son hôte, s'est offert une tente de drap d'or doublé de velours bleu.

D'où le nom de «Camp du Drap d'Or» qu'a gardé cette rencontre.

Camp du Drap d'or

Cette entrevue porte essentiellement sur le maintien de l'équilibre européen et sur l'attitude à adopter vis-à-vis du Saint Empire romain germanique, le roi d'Espagne ayant été élu empereur sous le nom de Charles Quint un an plus tôt.

Désormais encerclé par les possessions de l’empereur, François Ier espère convaincre le roi d’Angleterre de faire alliance avec la France.

Il déploie pour cela tout le luxe et le prestige possible pour le recevoir, au Camp du Drap d’or.

François 1er (25 ans) et Henri VIII (28 ans) sont alors au faîte de leur gloire. Durant trois semaines, les deux monarques, François 1er et Henri VIII, rivaliseront de richesses et d'apparats.

François 1er Henri VIII

Cet événement devait en théorie sceller l'alliance militaire entre l'Angleterre et la France.

Mais, ce fut un échec.

Henri VIII n'aime pas beaucoup François 1er et celui-ci va encore trouver moyen de l'humilier par un excès de fanfaronnade.

Le rapprochement d'Henri VIII avec Charles Quint deux semaines plus tard effacera tout le bénéfice que François Ier pensait tirer de cette rencontre.

 

Lien du jour : Tous les détails de cette rencontre


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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 23:08

À la mort de son frère Louis XVIII, en 1824, il monte sur le trône (et devient ipso facto co-prince d'Andorre). Il renoue avec la tradition du sacre, le 29 mai 1825 dans la cathédrale de Reims.

sacre du roi Charles X couronné à Reims

Né à Versailles le 9 octobre 1757, Charles X était le petit-fils de Louis XV, et le frère cadet des rois Louis XVI et Louis XVIII. Jusqu’à son avènement en 1824, il porta le titre de comte d’Artois. Le 16 novembre 1773, il épousa Marie-Thérèse de Sardaigne dont il eut deux fils - Louis Antoine, duc d’Angoulême, et Charles Ferdinand, duc de Berry -, et deux filles, mortes en bas âge.

Dès la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, il donna le signal de l’émigration à la haute noblesse avec l’assentiment de Louis XVI, et parcourut les diverses cours d’Europe pour chercher des défenseurs à la cause royale.

 

Sous la Restauration (1814-1830), le roi Charles X, se fait sacrer à Reims.

Il s'emploie ainsi à rétablir une partie des coutumes de l'Ancien Régime.

Son ignorance de la réalité politique l'amènera à prendre une série de mesures particulièrement impopulaires.

Suite à la révolution des "Trois Glorieuses" (27, 28 et 29 juillet 1830), il abdiquera et s'exilera en Ecosse.

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 23:01

Au terme de la "Semaine sanglante" (21-28 mai 1871), la Commune de Paris est écrasée.

commune-paris.jpg

18 mars 1871 : Paris est encerclée depuis plusieurs mois par les troupes prussiennes.

Les Parisiens humiliés par la défaite face aux Prussiens et mis sous pression par un long siège, s’étaient révoltés contre le gouvernement de Thiers.

Un mouvement insurrectionnel avait alors pris le pouvoir sous le nom de :
"Commune de Paris".

Le chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, réfugié à Versailles, lance contre la capitale cinq corps d'armée.

Le 21 mai, les troupes versaillaises pénètrent dans Paris. Commence alors la « Semaine sanglante » durant laquelle des milliers de « communards » sont massacrés.

D’ultimes combats ont lieu dans le cimetière du Père Lachaise.

 

Le 28 mai, la Commune n’est plus :

En début d'après-midi, les Versaillais prennent la dernière barricade des Communards (rue Ramponneau).

Les combats de rue et la répression terrible de la Commune feront au total plus de 20.000 victimes, parmi lesquelles on compte femmes et enfants.
38.000 personnes sont arrêtées et jugées, 10.000 d'entre elles sont condamnées (93 à la peine de mort, dont 23 seulement sont effectivement exécutées ; 3500 à la déportation simple, 1.100 à la déportation dans une enceinte fortifiée ; les autres au départ vers la Nouvelle-Calédonie).

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 23:38

Face aux événements d'Algérie, de Gaulle, appuyé par Jacques Chaban-Delmas, prépare depuis le début du printemps son retour dans la vie politique française.

En effet, de nombreuses personnalités avaient jusqu'alors appelé à son retour pour gérer la situation difficile et le climat d'insurrection qui règnent en France.

http://www.constantine-hier-aujourdhui.fr/images/personnages/degaulle.jpg

Le 13 mai 1958, un comité de vigilance appelle à manifester contre le FLN à Alger.

Un comité de salut public est créé, à la tête duquel se trouve le général Massu. Il lance un appel au général de Gaulle le 14 mai. L'insurrection prend de l'ampleur et risque de dégénérer en guerre civile.

Le 15, le Général se dit « prêt à assumer les pouvoirs de la République ». Mais certains voient dans cette déclaration un soutien à l'armée et s'inquiètent.

Le 19, lors d'une conférence au palais d'Orsay, il répond aux inquiétudes des français en objectant : « Croit-on, qu'à 67 ans, je vais commencer une carrière de dictateur ? ».

Durant cette conférence, il explique sa déclaration du 15 mai, rassure et insiste sur la nécessité de l'union nationale. Il précise que s'il se présente encore comme le recours, il ne donne aucune caution ni à l'armée ni à quiconque.

Le Général refuse la première exigence des opposants à son retour, notamment François Mitterrand, qui est de désavouer officiellement les Comités de Défense de la République, composés de civils et de militaires et constitués dans toute la France pour favoriser sa prise de pouvoir.

 

Quittant sa retraite de Colombey-les-Deux-Eglises, le général de Gaulle est appelé le 25 mai par le Président de la République, René Coty, à assumer la direction du gouvernement.

 

Il est investi par les députés le 1er juin 1958.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 23:32

Employé de gare au début de la guerre, Paul Touvier s'engagera très vite dans la Légion française des combattants puis dans la Milice, la police politique de Vichy.

Il est chef régional de la Milice à Lyon et il participe à la persécution des Juifs et à la lutte contre les résistants.

Il infiltre la Résistance, interroge des prisonniers, dirige des rafles, pille des biens...

Le 10 janvier 1944, la milice française, dont Paul Touvier dirige le 2e service, arrête à son domicile Victor Basch (fondateur de la ligue des droits de l'homme, alors âgé de 80 ans) et son épouse Hélène. Paul Touvier assiste à l'arrestation. Hélène et Victor Basch seront assassinés à Neyron par Lécussan (chef régional de la milice) et Gonnet.

Sur le corps de Victor Basch sera retrouvé un écriteau laissé par les miliciens sur lequel était inscrit « le juif paie toujours ».

En Juin 1944, Touvier venge Philippe Henriot, le porte-parole de Vichy, en faisant fusiller sept juifs à Rillieux-la-Pape.

 

A la fin de la guerre, alors qu'il est traqué, il est condamné à mort par contumace par la cour de justice de Lyon.

La police met la main sur lui en 1947 mais, après son interrogatoire, il arrive à s'échapper juste avant d'être emmené devant le peloton d'exécution à Lyon, dans des conditions restées mystérieuses. Sa longue cavale commence…

 

En 1967, les peines sont prescrites mais il est encore interdit de séjour dans plusieurs départements et ne peut rentrer en possession de ses biens.

Le président Pompidou signe le 23 novembre 1971 un décret de grâce. Cette mesure ayant été révélée par l'Express en juin 1972 ainsi que son refuge, il s'enfuit de nouveau et se cache dans plusieurs monastères. Les premières plaintes pour crimes contre l'humanité sont déposées à Lyon en 1973 et une information judiciaire est ouverte en 1979. Le mandat d'arrêt lancé contre lui en novembre 1981 conduit à son arrestation le mercredi 24 mai 1989 dans un prieuré de Nice.

Il est jugé en mars et avril 1994 par la cour d'assises des Yvelines, qui le condamne le 24 avril à la réclusion criminelle à perpétuité.

 

Paul Touvier est décédé le mercredi 17 juillet 1996 à Prison De Fresnes.

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 23:02

Le 23 mai1430 Jeanne d'Arc, qui a joué un rôle décisif dans la libération d'Orléans un an plus tôt, est capturée par un mercenaire au service du duc de Bourgogne, Jean de Luxembourg, et vendue aux Anglais pour 10 000 livres.

capture de jeanne d'arc à compiègne

Déférée devant le tribunal d'Inquisition de Rouen en novembre, elle subira un procès pour hérésie. Ce procès sans défenseur aura lieu à partir du 13 février 1431.

Le tribunal d'Inquisition de Rouen est présidé par l'évêque de Beauvais Pierre Cauchon, allié des Anglais. Jugée hérétique et relapse, elle est brûlée vive à l'âge de dix-neuf ans.

Le 30 mai, Jeanne est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché de Rouen.

Jeanne d'Arc est réhabilitée vingt-cinq ans plus tard à la demande de Charles VII, béatifiée, puis canonisée en 1920 par le pape Benoît XV.

 

Voir aussi : 16 mai 1920 - L'Église canonise Jeanne d'Arc

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 16:50

Des paysans du Beauvaisis (nord du Bassin parisien) se révoltent contre les taxations royales et seigneuriales (il faut alors payer la rançon du roi Jean le Bon, prisonnier des Anglais).

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Les paysans ne supportent pas que les nobles, ayant souvent fui devant les Anglais, fassent maintenant pression sur eux pour leur extorquer de nouvelles taxes.

Ils le supportent d'autant moins que, depuis l'épidémie de Grande Peste qui a ravagé l'Occident dix ans plus tôt et tué une grande partie de la population, les seigneurs et les grands propriétaires sont partout en quête de main-d'œuvre pour remettre en culture les terres abandonnées.

 

Le 21 mai 1358, cent paysans du Beauvaisis pillent et incendient les châteaux de leur région, violant et tuant les nobles, brûlant les demeures.

Leur révolte s'étend très vite à la paysannerie du bassin parisien. À Paris, le prévôt des marchands Étienne Marcel, ennemi de Jean le Bon, la soutient discrètement.

 

C'est la plus grande des «jacqueries» qui ont ensanglanté les campagnes françaises au Moyen Age. Ces révoltes sont ainsi nommées d'après l'appellation de Jacques ou Jacques Bonhomme surnom donné aux paysans.

 

Les chefs des révoltés sont impitoyablement torturés et exécutés.

Malgré tout, les révoltes paysannes se renouvelleront les années suivantes.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 23:01

La République de Gênes

Depuis 1284, la Corse est sous domination de la République de Gênes.

La République de Gênes, l'une des grandes républiques maritimes italiennes (ou thalassocratie), a duré environ huit siècles, du milieu du XIe siècle à 1797.

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Mais au XVIIIe siècle, les Corses luttent contre les Génois. Face aux indépendantistes, Gênes ne parvient à se maintenir en Corse que grâce à l’aide française.

En effet, depuis 1729, la Corse est la proie d’une véritable guerre d’indépendance que la République de Gênes, sa puissance tutélaire, est incapable de réprimer.

Elle fait donc appel successivement à l’Autriche puis à la France pour tenter d’endiguer cette révolte.

 

La France et Gênes signent le traité de Versailles pour régler le sort de la Corse.

Le traité de Versailles du 15 mai 1768 rattache la Corse au patrimoine personnel du roi de France. C'est-à-dire que l'île reste juridiquement possession de la République de Gênes mais que de fait, elle est occupée et administrée par la France.

 

Gênes cède ainsi "provisoirement" ses droits sur l’île à la France, pour dix ans. La Corse devra être rendue à la République après le versement des dettes énormes qu’elle devait à la France en paiement de son intervention contre les insurgés.

 

La France obtient par ce traité l’administration de la Corse pour dix ans, moyennant le remboursement des frais par Gènes. Dans les faits, Gènes ne pourra jamais payer et la Corse restera aux mains de la France.

Dès 1769, la France entreprend une campagne victorieuse contre les indépendantistes corses.


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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 23:01

Ce jour 14 mai 1610, Sully était malade. Henri IV décide d'aller le visiter, et s'y rend en carrosse. Le domicile de son ministre et confident étant proche, le roi juge inutile de se faire escorter par la Garde à cheval.

Vers 16h15, alors que le carrosse royal s'engage rue de la Ferronnerie (Paris), ruelle étroite et encombrée, un catholique fanatisé saute sur le marchepied et poignarde Henri IV.

Ravaillac s’est s’approché du carrosse qui n’avait pas de fenêtre et il a poignardé Henri IV à plusieurs reprises.

Le meurtrier est vite maitrisé, mais trop tard pour le roi. On ramène en catastrophe le roi chez lui, mais il meurt en arrivant au Louvre. Ravaillac est soustrait à la foule qui allait le massacrer. Il sera écartelé place de Grève le 27 mai 1610.

 

Louis XIII, n'ayant que 9 ans, Marie de Médicis assurera la régence.

La mort brutale d'Henri IV fera oublier ses erreurs et c’est ainsi que naîtra la légende qui fera de son règne un âge d’or.

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 23:01

Au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne, les chefs d'états et de gouvernements alliés, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

Signature de la capitulation à Reims

Le général Alfred Jodl signe dans la nuit du 6 au 7 mai, à 2h41 du matin, la capitulation sans condition de l'Allemagne.

Le chef d'état-major du général Eisenhower, commandant suprême des Alliés, et le général soviétique Ivan Sousloparov signent l'acte de capitulation au nom des vainqueurs.

Le général français François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.

 

La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h 01.

 

Ratification de la capitulation à Berlin le 8 mai

Pour Staline, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au coeur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d'occupation soviétique.

 

Cette formalité est accomplie le lendemain, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov.

Le gouvernement de De Gaulle y est représenté par le général Jean de Lattre de Tassigny :

Charles de Gaulle avait convaincu Winston Churchill d'accorder une place à son gouvernement, bien que la France se fût officiellement retirée de la guerre avec l'armistice du 22 juin 1940.

 

Les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, peuvent annoncer simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

La capitulation n'est pas la paix

Malgré la capitulation de l'Allemagne nazie, son allié le Japon poursuit un combat contre les Américains dans l'océan Pacifique.

La fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre suivant, avec la capitulation du Japon, près de quatre mois après l'Allemagne, après les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.

 

Voir aussi :

Mai 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe

6 août 1945 - Bombe atomique sur Hiroshima

9 août 1945 - Bombe atomique sur Nagasaki

2 septembre 1945 - fin de la Seconde Guerre mondiale

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 20:16

L'ex-empereur Napoléon Ier, 52 ans, meurt dans sa pauvre maison de Longwood à Sainte-Hélène, un îlot perdu au milieu de l'Atlantique sud où l'ont exilé les Anglais en 1815 après la défaite de Waterloo.

 

Pendant ses 2 000 jours d'exil, l'ex-empereur a peaufiné sa légende en se confiant au comte de Las Cases qui publiera ses notes l'année suivante sous le titre "Le Mémorial de Sainte-Hélène".

Napoléon ressent en mars 1820 une première violente douleur au ventre. Dans les mois qui suivent, son état se dégrade très vite... Selon le diagnostic publié après son autopsie, sa mort aurait été provoquée par un cancer de l'estomac, sans doute accéléré par l'amertume de l'exil.

 

En 1961, un toxicologue suédois évoque pour la première fois l'hypothèse d'un empoisonnement à l'arsenic de l'empereur, sur la base d'une analyse de quelques cheveux rapportés de Sainte-Hélène.

Plusieurs chercheurs l'ont reprise depuis lors mais elle paraît peu plausible.

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 23:01

La police, à la demande du recteur Jean Roche, fait évacuer la Sorbonne où se tient un meeting de protestation. Les étudiants dressent alors des barricades sur le "boul'Mich".

La crise de Mai 68 commence dans les rues du Quartier latin : barricades, pavés et cocktails Molotov sont les armes des étudiants contre les matraques et gaz lacrymogènes des CRS.

 

L’évacuation se déroule sans ménagement et dans la violence : 600 personnes sont arrêtées. La révolte, d'abord universitaire, débouchera sur des grèves et une crise sociale généralisée.

http://liberalisationmai68.free.fr/partie2/paris-barricades.JPG

Barricades boulevard St germain

 

Le 6 mai, c’est l’escalade : 600 étudiants et plus de 300 policiers sont blessés. Le mouvement s'étend en province.

 

10 mai : La "nuit des barricades"

La révolte des étudiants atteint son point culminant dans la nuit du 10 au 11 mai au cours de laquelle étudiants et CRS s'affrontent dans de véritables combats de rues : voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées, centaines de blessés. Le pays est stupéfait et l'agitation étudiante, jusque-là isolée, rencontre alors la sympathie d'une grande partie de l'opinion publique. Le 13 mai, les syndicats manifesteront avec les étudiants pour protester contre les brutalités policières et, le 14 mai, une vague de grèves commencera.

 

13 mai : Grande manifestation contre de Gaulle

Les syndicats ouvriers (CGT, CFDT) déclenchent une grève générale et appellent à rejoindre les étudiants qui manifestent depuis le début du mois. Une foule de 800 000 personnes (170 000 selon la police) envahit les rues de Paris aux cris de "10 ans, ça suffit !", en allusion au dixième anniversaire du retour au pouvoir de De Gaulle. Les manifestants dénoncent aussi la société de consommation et le chômage inhérent au régime capitaliste.

 

27 mai : Signature des accords de Grenelle

Les négociations entamées le 25 mai entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, aboutissent aux accords signés au ministère des Affaires sociales, rue de grenelle.

Ils prévoient l'augmentation du SMIG de 25%, des salaires de 10% et la réduction du temps de travail.

Mais ces concessions ne satisfont pas la base ouvrière et la grève continue. C'est l'impasse, la crise sociale de mai 68 débouche alors sur une crise politique.

Le 30 mai, Charles De Gaulle annoncera la dissolution de l'Assemblée et reprendra le pays en main.

 

30 mai : De Gaulle dénonce la "chienlit"

Après s'être éclipsé une journée en s'envolant vers Baden-Baden sans même prévenir son premier ministre, le président de la République prononce un discours de fermeté face aux manifestations.

Dénonçant la "chienlit" comme il l'avait déjà fait le 15 mai, il appelle à une manifestation pour soutenir le pouvoir en place. Il décide également de dissoudre l'Assemblée. Ses choix semblent efficaces puisque les contre-manifestations connaissent un grand succès et que les gaullistes sont renforcés au Parlement après les législatives organisées en juin. Mais de Gaulle ne bénéficiera en fait que d'un sursis d'un an.

http://10mai.hautetfort.com/media/01/02/4034297316.jpg

30 juin : Large victoire de l’UDR aux législatives

Suite à la dissolution de l’Assemblée le 30 mai, De Gaulle a formé un nouveau parti : l’Union pour la Défense de la République. Bénéficiant de la lassitude des Français et de l’angoisse du désordre politique, l’UDR obtient une victoire sans appel avec 293 sièges sur 487.

Les événements de Mai 68 sont terminés : De Gaulle semble être le grand vainqueur, pourtant il quittera le pouvoir un an plus tard. Quant aux ouvriers, ils ont obtenu des résultats probants lors des accords de Grenelle. Les étudiants, à l’origine du mouvement, peuvent apparaître comme les grands perdants. En réalité, leur action a fait sauter de nombreux verrous et entrer la France dans la voie de la "modernisation".

 

Lien du jour : La nuit des barricades, 10 mai 1968

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 23:05

Le roi de France Henri IV et Philippe II d’Espagne concluent la paix de Vervins (dans l'actuel département de l'Aisne).

http://www.mtholyoke.edu/~mouya20c/henri_iv/vervins.jpg 


Depuis 1585, la huitième guerre de Religion trouble la France, tandis qu'Henri IV tente de s’imposer définitivement. L’Espagne avait envoyé ses troupes sur le territoire français pour soutenir les Guise, ennemis du roi. Le roi d'Espagne Philippe II avait ainsi profité des guerres religieuses qui agitaient la France pour intervenir au nord des Pyrénées. Il avait même réclamé le trône de France pour sa fille.


Henri IV ayant rétabli la paix civile, les Espagnols perdent leurs soutiens.

À bout de souffle, ils se retirent de la scène française.

Par le traité de Vervins, le roi d'Espagne renonce à ses prétentions sur le trône de France.

Le traité prévoit donc le départ des envahisseurs de Picardie.


Avec ce traité, le roi parvient plus concrètement à réunifier la France derrière la couronne.

 

Aux termes de ce traité :

L'Espagne restitua à la France le Vermandois, une partie de la Picardie, la ville de Calais et Le Blavet (Port-Louis, Bretagne).

La France rendait à l'Espagne le Charolais et diverses places fortes dont la France s'était emparée depuis le précédent traité et renonçait à la suzeraineté sur la Flandre et l'Artois (lointaines séquelles de la querelle entre Louis XI et Charles le Téméraire, duc de Bourgogne).

Henri IV se refusa toutefois à entériner l'annexion de la Navarre « espagnole », réalisée en 1512 par Ferdinand II d'Aragon, arrière-grand-père de Philippe II.

Ce traité marque la fin de la prépondérance espagnole.


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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 23:02

Les États-Unis achètent à la France pour 80 millions de francs ou 15 millions de dollars les territoires de la Louisiane, qui avaient été repris à l’Espagne en 1800.

Le Premier Consul Napoléon Bonaparte compte sur cet argent pour financer la guerre avec l'Angleterre.

De son côté, le président américain Thomas Jefferson peut se féliciter d'avoir doublé la superficie de son pays et d'avoir débloqué la frontière du Mississippi, ouvrant la voie à l'expansion de son pays.

Louisiane

Au XVIIIe siècle, la Louisiane n'était pas l'état d'aujourd'hui, délimité par le Mississippi, le Texas, et l'Arkansas.

C'était une région regroupant les états actuels du Montana, du Dakota du Nord et du Sud, du Nebraska, de l'Iowa, du Kansas, de l'Oklahoma, du Missouri, de l'Arkansas, de la Louisiane même et d'une partie du Minnesota, du Wyoming et du Colorado. En quelque sorte, la plus grande partie du centre des États-Unis. Une immense bande de prairies habitée à l'origine par différentes tribus indiennes.

 

Le 10 avril 1803, Bonaparte fit part aux deux ministres, Barbé-Marbois du Trésor et Decrès de la Marine, de son intention de céder la Louisiane aux États-Unis.

" Je connais tout le prix de la Louisiane et j'ai voulu réparer la faute du négociateur français qui l'a abandonnée. Quelques lignes d'un traité me l'ont rendue et à peine je l'ai recouvrée que je dois m'attendre à la perdre. Les Anglais n'auront pas le Mississipi qu'ils convoitent. Je songe à la céder aux États-Unis. Je considère la colonie comme perdue et il me semble que, dans les mains de cette puissance naissante, elle sera plus utile à la politique et même au commerce de la France que si je tentais de la garder ".

Le lendemain, le Premier Consul confia à Barbé-Marbois la mission de conduire la négociation sans attendre l'arrivée de Monroe.

Il fixa le prix de la Louisiane à 50 millions, qui devaient financer la guerre imminente contre l'Angleterre, sans avoir recours à de nouvelles contributions.

 

Le 30 avril 1803, les États-Unis achètent finalement la Louisiane pour 80 millions de francs.

carte etat de la louisiane

Aujourd'hui, l'état américain de la Louisiane est beaucoup plus réduit que le territoire contrôlé par les Français il y a trois cents ans.

De plus, il n'est pas totalement inscrit dans l'ancien territoire du même nom.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 23:01

Vous avez remarqué que j'ai choisi cette semaine plusieurs événements de l'année 1848.

Le mois d'avril 1848 fut particulièrement fertile en modifications de la société française.

 

Le 28 avril 1848 terme d’ "école maternelle" est employé pour la première fois et remplace ce que l’on appelait des "salles d’asile".

ecole maternelle

En France, la tradition d’accueil des enfants de moins de six ans est ancienne.

L'origine des classes maternelles remonte à 1770, quand le pasteur Jean-Frédéric Oberlin ouvre, dans sa paroisse vosgienne du Ban-de-la-Roche, de petites écoles à tricoter afin de venir en aide à l'enfance en détresse.

Au programme : tricot, filage, fabrication de charpie, lecture de l'alphabet, calligraphie, calcul mental, chant et récitation. Sur les murs, des planches coloriées d'histoire naturelle et biblique. Les maîtresses, appelées conductrices de la tendre enfance sont des bourgeoises rapidement formées par le pasteur et sa femme.

 

Dès 1771, suivant le modèle initié par le pasteur Oberlin, des "écoles à tricoter" accueillent dans certaines régions les enfants de 4 à 7 ans.

 

Sous l’impulsion de la pédagogue Marie Pape Carpantier, des institutions nouvelles, les "salles d’asile" apparaissent à partir de 1825 et se développent tout au long du XIXe siècle.

Elles avaient pour fonction d’accueillir les jeunes enfants du peuple, qui restaient dans la rue pendant que leurs parents travaillaient.

En plus de l’enseignement dispensé, elles portaient ainsi assistance à ces enfants, dont l’âge était compris entre deux à six ans.

Marie Pape-Carpentier jouera un rôle important dans la modification du fonctionnement de ces établissements, notamment sur le plan des méthodes employées, relativement dures.

Marie Pape Carpentier

Dès 1828, l’état organise cette charité privée.

A partir de 1830, un programme et des réglementations sont mis en place pour ces services gratuits, qui accueillent toute la journée, de 8h00 à 19h00. L'objectif est de donner aux enfants des habitudes d’ordre, de propreté et de respect qui les préparent à "une vie honnête, décente et chrétienne".

 

Le 28 avril 1848, un arrêté décrète que les salles d'asile doivent porter le nom d'écoles maternelles.

Il faudra toutefois attendre les lois de Jules Ferry, en 1881, pour que les écoles maternelles soient véritablement instituées.

Dès 1885, les écoles maternelles sont à la charge des communes qui doivent fournir locaux, mobilier et matériel d'enseignement.

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 23:02

En 1794, les députés de la Convention abolissent une 1ère fois l'esclavage pour calmer la révolte dans les colonies des Antilles.

Mais cette mesure n'est jamais entrée en vigueur et en 1802 Bonaparte l'annule.

 http://ps-auber.typepad.fr/.a/6a00d8341cdf0d53ef0134803c3787970c-800wi

Le deuxième décret d'abolition de l'esclavage en France a été signé le 27 avril 1848 par le Gouvernement provisoire de la IIième République.

Victor Schoelcher, sous-secrétaire d'État à la Marine, publie les décrets d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises.

 

Art. 1er. L'esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d'elles. A partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront absolument interdits.

 

2. Le système d'engagement à temps établi au Sénégal est supprimé.

 

3. Les gouverneurs ou commissaires généraux de la République sont chargés d'appliquer l'ensemble des mesures propres à assurer la liberté à la Martinique, à la Guadeloupe et dépendances, à l'île de la Réunion, à la Guyane, au Sénégal et autres établissements français sur la côte occidentale d'Afrique, à l'île Mayotte et dépendances et en Algérie.

 

4. Sont amnistiés les anciens esclaves condamnés à des peines afflictives ou correctionnelles pour des faits qui, imputés à des hommes libres, n'auraient point entraîné ce châtiment. Sont rappelés les individus déportés par mesure administrative.

 

5. L'Assemblée nationale réglera la quotité de l'indemnité qui devra être accordée aux colons.

 

6. Les colonies, purifiées de la servitude, et les possessions de l'Inde seront représentées à l'Assemblée nationale.

 

7. Le principe que le sol de la France affranchit l'esclave qui le touche est appliqué aux colonies et possessions de la République.

 

8. A l'avenir, même en pays étranger, il est interdit à tout Français de posséder, d'acheter ou de vendre des esclaves, et de participer, soit directement, soit indirectement à tout trafic ou exploitation de ce genre. Toute infraction à ces dispositions entraînera la perte de la qualité de citoyen français.

 

Néanmoins les Français qui se trouvent atteints par ces prohibitions, au moment de la promulgation du présent décret, auront un délai de trois ans pour s'y conformer. Ceux qui deviendront possesseurs d'esclaves en pays étrangers, par héritage, don de mariage, devront, sous la même peine, les affranchir ou les aliéner dans le même délai, à partir du jour ou leur possession aura commencé.

 

9. Le ministre de la Marine et des Colonies et le ministre de la guerre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret.

 

 

Voir aussi :

4 février 1794 - La Convention abolit l'esclavage

Chronologie de l'abolition de l'esclavage en France

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 23:01

abolition de l'esclavage

 

3 juillet 1315 : Édit royal du roi de France Louis le Hutin affirmant que selon le droit de nature, chacun doit naître franc. Officiellement, depuis cette date, le sol de France affranchit l'esclave qui le touche.

 

23 août 1793 : le commissaire de la République Sonthonax abolit l'esclavage dans la possession française de Saint-Domingue, actuelle Haïti.

 

4 février 1794 : La première abolition sur tous les territoires de la République française.

 

20 mai 1802 : Napoléon Bonaparte, par la loi du 30 floréal an X (20 mai 1802), rétablit la traite et l’esclavage conformément à la législation en vigueur avant 1789.

C'est un retour sur les principes de la loi du 4 février 1794 l'esclavage (cette abolition n'a pas été effective dans plusieurs colonies françaises).

 

1815 : engagement des principales puissances européennes (Empire d'Autriche, Grande-Bretagne, France, Portugal, Russie, Suède) à mettre fin à la traite négrière au congrès de Vienne. Celle-ci se poursuivra cependant de façon clandestine et il faudra attendre l'abolition de l'esclavage pour que ce trafic cesse réellement.

Pendant les Cent-Jours, Napoléon Ier interdit par décret la traite négrière.

 

27 avril 1848 : décret d'abolition de l'esclavage en France et dans les colonies françaises (Guadeloupe, Martinique, Réunion, Guyane, Sénégal).

abolition de l'esclavage

2004 : année internationale de commémoration de la lutte contre l'esclavage et de son abolition (Organisation des Nations-Unies). Inauguration en France de la route pour des abolitions de l'esclavage.

 

2 décembre : La France célèbre la journée internationale pour l'abolition de l'esclavage initiée par l’UNESCO.

Il s'agit de la date anniversaire de l'adoption par l'Assemblée Générale des Nations Unies, de la Convention pour la répression et l'abolition de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui, le 02 décembre 1949.

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 23:01

La France est le 1er État à adopter le suffrage universel masculin.

(mais sera un des derniers à accorder le droit de vote aux femmes !)

 

Au printemps 1848, dans presque toute l'Europe, les peuples se révoltent contre les monarchies.

En février 1848, la monarchie de Juillet s’effondre devant une nouvelle révolution parisienne. En France, le roi Louis-Philippe abdique le 24 février 1848 et le lendemain, le Gouvernement Provisoire proclame la IIe République.

Le suffrage universel est proclamé le 2 mars.

 

Le dimanche 23 avril 1848, tous les Français de plus de 21 ans sont appelés à élire une Assemblée constituante.

Celle-ci votera la Constitution de la IIème République le 4 novembre 1848.

 

Pendant trois ans, la Seconde République permet le rétablissement de la démocratie en France. Mais les adversaires de la République ne tardent pas à prendre le pas sur ses partisans, eux-mêmes divisés.

L'essai d'un régime présidentiel, démuni de contrepoids et de solutions d'arbitrages, et l'élection à la présidence de la République de l'héritier des Bonaparte aboutissent au coup d'État du 2 décembre 1851.

 

Liens du jour :

Histoire des institutions Françaises

Voir aussi les articles du 21 avril

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 23:02

La France accorde le droit de vote aux femmes, près d'un siècle après l'adoption du suffrage universel masculin.

Il était temps... En effet, les Françaises sont parmi les dernières femmes du monde occidental à acquérir le droit de voter et celui de se faire élire, juste avant l'Italie, la Belgique, la Grèce et la Suisse.


Pourquoi la France a-t-elle accordé ce droit si tardivement aux femmes ?

En France, après la première Guerre Mondiale, la Chambre des députés accordent le droit aux votes des femmes à plusieurs reprises...
Mais le vote des députés sera à chaque fois repoussé par les sénateurs !

Les motifs des opposants tiennent à des préjugés personnels et à la crainte que les femmes ne renforcent le camp conservateur.

La gauche craint que les femmes ne renforcent le camp clérical et ne se soumettent aux injonctions des curés !

http://www.histoire-politique.fr/documents/01/dossier/images/numero01_Dossier-Bard-article.jpg

Pourtant, les Françaises n'attendent pas le droit de vote pour accéder à des fonctions gouvernementales : Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie obtiennent un sous-secrétariat d'État dans le gouvernement de Léon Blum en 1936, après la victoire du Front Populaire.

Curieusement le Front Populaire, le grand mouvement de 1936, ne portait pas cette revendication !

Quel paradoxe ! Ces femmes, qui n’ont pas le droit de voter, peuvent prendre des décisions politiques.

Il faut attendre l'approche de la Libération pour qu'enfin les Françaises obtiennent le droit de vote.

 

Suffrage réellement universel en France mis en place par Charles De Gaulle

Pendant l’Occupation de nombreuses femmes ont rejoint les rangs de la Résistance.

Cet engagement conduira la France libre du général de Gaulle à reconnaître l’égalité économique et politique des sexes.

Le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative siégeant à Alger adopte le principe du droit de vote des femmes par 51 voix « pour » et 16 voix « contre ».

Un mois après, le jeudi 21 avril, le général de Gaulle ratifie une ordonnance qui, à l’article 17, prévoit le vote des femmes et leur éligibilité : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ».

 

Les femmes useront de ce droit pour la 1ère fois aux élections municipales du
29 avril 1945.

votez-femmes.jpg

Des femmes seront alors régulièrement présentes dans les gouvernements.
Mais la féminisation de la représentation parlementaire se fait attendre.

 

Jusque là, les militaires étaient également exclus du droit de vote (on ne souhaitait pas qu'ils prennent parti dans les luttes politiques) et l'armée avait gagné le surnom de «Grande Muette».

C'est seulement le 17 août 1945 qu'ils ont obtenu le droit de vote...

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 23:01

 

20 avril 1233 : L'Inquisition débute en France

Le 20 avril 1233, le pape Grégoire IX confie à un tribunal d'exception dénommé Inquisitio hereticae pravitatis le soin de démasquer et condamner, dans tout le royaume de France, les hérétiques et les catholiques non sincères.

Cette tâche est alors confiée aux Frères prêcheurs, ordre franciscain fondé par Dominique de Guzman. Créé pour convertir les cathares, cet ordre dispose désormais des pouvoirs propres à l’Inquisition pour réaliser sa mission.

Rapidement, les Frères s’installent dans les lieux stratégiques du sud de la France comme Toulouse, Montpellier ou Lyon. Les tribunaux de l’Inquisition auront un rôle crucial dans la répression des Cathares en France, et ils feront régulièrement usage des bûchers.

 

20 avril 1792 : Louis XVI déclare la guerre à l'Autriche

Le 20 avril 1792, à Paris, sur une proposition du roi Louis XVI, l'Assemblée législative déclare officiellement la guerre au «roi de Bohême et de Hongrie», c'est à dire l'archiduc d'Autriche François II de Habsbourg.

Le motif invoqué est le refus du chancelier Autrichien de dissoudre le Congrès des Souverains.

La grande majorité des députés a voté la guerre, seuls Robespierre et quelques autres s'y sont opposés.

 

Mais François II de Habsbourg et son allié, le roi de Prusse, prennent aussitôt l'offensive.

De plus, l'organisation de l'armée française ne fonctionne pas du tout et la plupart des hommes de troupes volontaires n'ont toujours pas reçu de fusils…

 

Mercredi 20 Avril 1825 : Loi sur le sacrilège

Après avoir donné le contrôle de l’Université à l’Église, les Ultras poursuivent leur volonté de "re-chritianiser" la France. Ainsi, et malgré les protestations de grands noms tels Chateaubriand, la loi du Sacrilège punissant de mort toute personne ayant commis un sacrilège en France.

Cette loi érige au statut de crime le vol dans une Église ou la profanation des hosties, un tel acte devient l’équivalent d’un parricide passible de la peine de mort.

Bien loin de relever le prestige de l’Église, comme le souhaitait le souverain Charles X, c’est l’Église qui subit l’impopularité d’une mesure trop extrémiste et aucun jury n’ose appliquer la loi.

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 23:02

L’intérêt stratégique du plateau du Chemin des Dames est connu depuis l'Antiquité.

Les légions de Jules César ou encore les troupes de Napoléon y ont combattu.

 http://www.webmatters.net/graphics/maps/soissons_reims.gif

La guerre de 1914 confirme l’importance stratégique du plateau.

A partir du 13 septembre, Français et Anglais poursuivant la contre-offensive (que l'on nomme première bataille de la Marne).

Ils franchissent l'Aisne et se heurtent aux Allemands qui s'accrochent au plateau du Chemin des Dames. Après des combats acharnés, les Allemands parviennent début novembre 1914 à rester seuls maîtres du plateau.

Le 25 janvier 1915, les Allemands reprennent la dernière position encore tenue par les Français sur le Chemin des Dames, c'est l'attaque de la ferme de la Creute (aujourd'hui la Caverne du Dragon).

Pendant deux ans et demi le front reste stable dans le secteur du Chemin des Dames.

Les bombardements provoquent la mort de milliers de combattants…

Fin 1916, le général Joffre, commandant en chef du Grand Quartier Général (GQG), est remplacé par le général Nivelle, qui remanie le plan des opérations pour 1917.

 

L'offensive Nivelle : défaite sanglante

La grande offensive connue sous le nom d'offensive Nivelle commence le 16 avril 1917.

Intégrée dans un vaste plan offensif allié, la reprise du Chemin des Dames est le principal objectif visé par Nivelle.

Loin de se dérouler comme prévue, cette attaque rencontre des difficultés dès le premier jour.

C'est un sanglant échec qui provoque une grande crise dans l'armée française.

 

Les premières mutineries importantes éclatent parmi les Français.

Le 15 mai, Nivelle est remplacé par Pétain à la tête des armées françaises.

  Robert Georges Nivelle

Robert Georges Nivelle, 15 octobre 1856 - 23 mars 1924
commandant en chef des armées françaises pendant la Première Guerre mondiale.

 

Été 1917 : la série d'opérations et de contre-attaques pour contrôler les positions-clés du Chemin des Dames est appelée "la bataille des observatoires".

 

Fin octobre 1917 : la bataille de la Malmaison.

L'objectif limité de cette attaque française est l'ancien fort de la Malmaison à l'ouest du Chemin des Dames qui est pris le 23 octobre et amène les Allemands à abandonner le plateau du Chemin des Dames et à se replier au nord de la vallée de l'Ailette.

 

Le 27 mai 1918, commence une puissante offensive allemande (opération Blücher) qui enfonce en quelques heures les positions françaises et britanniques.

Carte chemin des dames

Seconde bataille de la Marne

La contre-offensive alliée lancée le 18 juillet (que l'on nomme seconde bataille de la Marne) atteint Soissons le 2 août.

Au cours des semaines suivantes, les combats font rage au centre et à l'est du Chemin des Dames.

Les Allemands abandonnent définitivement le 10 octobre, un mois avant l'armistice, le plateau aux troupes françaises et italiennes.

 

Liens du jour :

Le Portail du Chemin des Dames 

La Caverne du dragon 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 23:03

La promulgation de cet édit mit fin aux guerres de religion qui ont ravagé le royaume de France au XVIe siècle et constitue une amnistie mettant fin à la guerre civile.

http://his.nicolas.free.fr/Ressources/Biblio/BManuelHdF1969/HdF1969_23DEditNantes_WEB.jpg

Henri IV, qui était lui-même protestant, avait choisi de se convertir au catholicisme afin de pouvoir monter sur le trône, après la mort de son cousin Henri III.

 

Henri IV et son secrétaire Pierre Forget de Fresnes signent avec des émissaires protestants l’édit de Nantes le lundi 13 avril 1598. Le roi de France reconnaît la liberté de culte aux protestants, selon plusieurs limites et leur concède deux principaux « brevets » : un nombre important de places de sûreté en garantie et une indemnité annuelle à verser par les finances royales.

 

Les huguenots obtiennent du roi de France, la liberté de conscience et des garanties en matière de droits.

Les protestants peuvent se vouer à leur culte dans les villes où leur religion est déjà ancrée. Jouissant de l’égalité civile, ils peuvent occuper des postes publics, et ont pour garantie la concession de plus de cent villes françaises. Les anciens temples leur sont restitués et ils peuvent également en construire de nouveaux.

 

L'édit de Nantes marque aussi la fin des guerres de religion, mais ne sera jamais entièrement respecté. En effet, d'abord en partie aboli par Richelieu sous Louis XIII, il sera révoqué en 1685 par Louis XIV.

http://4.bp.blogspot.com/_yIdJ3HyCayA/THtaNXBplhI/AAAAAAAAAUo/84VmJ-oCI_E/s1600/edit_de_nantes.jpg

 

Lien du jour : Sacre d'Henri IV

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 23:02

Le vendredi 8 avril 1904 est une date majeure dans l’histoire des relations franco-anglaises : les deux pays adoptent une série d’accords bilatéraux destinée à transformer deux ennemis héréditaires en partenaires incontournables.

 

Face à la situation de plus en plus tendue en Europe et à la menace d’un déséquilibre des forces que fait peser la Triple-Alliance sur les autres pays, le Royaume-Uni et la France parviennent à s’entendre pour régler leurs différends coloniaux.

 

Depuis quelques temps en effet, d’autres nations émergentes, telles l’Allemagne et les États-Unis d’Amérique, lorgnent avec envie sur le trésor colonial des deux grands empires européens de l’époque.

C’est pourquoi, risquant peut-être de tout perdre en cas de conflit ouvert entre leurs deux États, la France et le Royaume-Uni préfèrent suivre la voie de la sagesse en signant ce pacte d’intérêt commun.

Il ne s'agit donc pas d'une alliance mais d'un simple accord destiné à aplanir les différends coloniaux.

L’Entente cordiale repose, concrètement, sur trois textes signés à Londres le 8 avril 1904 :

• La déclaration concernant l’Égypte et le Maroc

• La convention concernant Terre-Neuve et l’Afrique occidentale et centrale

• La déclaration concernant le Siam, Madagascar et les Nouvelles-Hébrides

Les deux puissances inaugurent ainsi un rapprochement qui les mènera quelques années plus tard à un accord militaire avec la Russie dans ce qu’on appellera la Triple-Entente.

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 23:01

Le Premier Empire est le régime instauré en France par Napoléon Bonaparte en 1804, pour remplacer le Consulat et s'achève avec l'abdication de Napoléon.

 

Le 4 avril 1814, Napoléon Ier a abdiqué en faveur de son fils, le roi de Rome, et de l’impératrice, régente.

4 avril 1814, Napoléon Ier a abdiqué

Mais le 5 avril, il apprend le refus de Paris : l'abdication absolue est nécessaire. Napoléon premier signe finalement son abdication inconditionnelle au château de Fontainebleau le mercredi 6 avril 1814 :

L’empereur Napoléon renonce pour lui, ses successeurs et descendants, à tout droit de souveraineté tant sur l’Empire français et le royaume d’Italie que sur tout autre pays.

 

Les coalisés (Angleterre, Autriche et la Russie) lui accordent la souveraineté de l'île d'Elbe ainsi qu'une rente annuelle de 2 millions.

Le Sénat adopte une nouvelle Constitution et proclame Louis XVIII "roi des Français".

Le 20 avril, l'empereur déchu fera ses adieux à la garde impériale et sera transféré vers son île-prison d'Elbe. Le 4 mai, Napoléon accoste sur l'île d'Elbe.

napoleon fontainebleau adieux à la garde impériale

Moins d'un an plus tard, c'est le retour de Napoléon en France profitant de l’impopularité de la Restauration de Louis XVIII.

Le 26 février 1815, Napoléon quitte l'île d'Elbe et débarque à Golfe-Juan le 1er mars 1815.

Le 20 mars il arrive à Paris.

Cent jours après son retour, l’aventure impériale s’arrête à Waterloo, le 18 juin 1815.

Napoléon abdique une seconde fois avant d’être déporté dans l’Île de Sainte-Hélène.

C’est là qu’il dictera ses mémoires et meurt le 5 mai 1821.

napoleon premier


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