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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 23:02

Le vendredi 19 juin 1942, François Mitterrand arrive à Vichy et parvient à trouver un emploi de documentaliste à la légion des combattants et des Volontaires de la Révolution Nationale, sorte de parti unique qui reprend la propagande pétainiste.

 

Le jeune François Mitterrand

 

http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2009/11/Mitterrand1.JPG

Admirateur du Maréchal

Dans les premiers mois de l'année 1942, François Mitterrand éprouve de l'admiration pour le maréchal Pétain et collabore à une revue de Vichy : « France, revue de l'État nouveau ».

Dans une lettre retrouvée dans ses archives, François Mitterrand fait même l'éloge du SOL (Service d'Ordre Légionnaire), groupe paramilitaire chargé de pourchasser les ennemis du régime.

François Mitterrand a été maréchaliste et plein de confiance et d'admiration pour l'homme Pétain, notamment à la lecture d'une de ses lettres à sa sœur, rédigée le 13 mars 1942 et dans laquelle il écrit : « j'ai vu le maréchal au théâtre [...] il est magnifique d'allure, son visage est celui d'une statue de marbre. »

Mitterrand-Petain vichy

François Mitterrand à Vichy

Pendant la collaboration, Mitterrand est donc à Vichy et fait la connaissance de René Bousquet, secrétaire général de la police. En juin 1942, ce dernier négocie avec le chef de la police allemande les modalités de collaboration de la police française pour participer aux rafles des juifs.

 

Les rares fois où François Mitterrand a accepté de parler de cette période, le président de la République se justifiait en expliquant qu'il n'était pas au courant de ce qui se passait pour les Juifs.

Lors du vote des lois de 1941 qui excluent les Juifs de la communauté nationale, Mitterrand était en Allemagne. Toutefois, il est difficile de croire que Mitterrand ignorait le sort qui était réservé aux Juifs.

Il était à Vichy lorsque les fonctionnaires de la police française arrêtaient les Juifs à Paris et dans la zone sud, sous les ordres de René Bousquet.

 

Le 2 juillet 1942, Bousquet rencontre le SS Karl Oberg pour lui proposer l'arrestation de 20.000 juifs étrangers en zone occupée et 10.000 en "zone libre".

 

Le 16 et 17 juillet 42, les Parisiens assisteront à la razzia par la police et gendarmerie française (grâce à l'accord Mitterrand-Bousquet), parmi cette razzia 4501 enfants.

 

François Mitterrand resta à Vichy jusqu'à fin 1943 (une fois que les nazis avaient perdu Stalingrad et que les Américains avaient débarqué en Sicile).

 

Récompense pour services rendus à Pétain

En avril 1943, Le Maréchal Pétain remet la francisque à François Mitterrand pour « récompenser les services rendus à l'État français ».

Il figure sur le répertoire des récipiendaires sous n° 2202.

Ses parrains ont été Simon Arbellot, ancien journaliste au Temps et au Figaro devenu directeur des services de presse de Vichy, et Gabriel Jeantet, un ancien cagoulard, ami de Mitterrand.

Pour obtenir cette décoration, il faut en faire la demande en remplissant un formulaire sans ambiguïté : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre. »

 

Bousquet - Mitterrand

En 1974, René Bousquet soutenait et apportait son concours financier au candidat François Mitterrand contre.

En 1981, après la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle, Bousquet sera reçu à l'Élysée « pour parler politique ».

En 1986, quand les accusations portées contre René Bousquet prennent de la consistance, le président aurait cessé de le voir.

En 1994, ses liens avec Bousquet sont rendus publics à l'occasion de la sortie du livre de Pierre Péan.

Liens du jour :

10 mai 1981 - François Mitterrand président

Francisque gallique

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 23:01

Voici le texte de l'appel du Général De Gaulle lancé depuis les studios de la BBC à Londres, le 18 juin 1940 :

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer.

Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ?
L'espérance doit-elle disparaître ?
La défaite est-elle définitive ?

Non !

 l’appel du 18 juin 1940 par le général Charles De Gaulle

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France.

Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle.

Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte.

Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays.

Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale.

Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis.

Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

 

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

 

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.


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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 23:02

La réunion des Etats-généraux à Versailles

Louis XVI convoque les Etats-Généraux par une lettre du 24 janvier 1789 : l’ouverture a lieu le 5 mai.

Le tiers état réunit 578 députés, tous bourgeois, dont 200 avocats, et quelques nobles (Mirabeau) ou prêtres (Abbé Sieyès).

Les deux autres ordres totalisent 561 siègent, répartis à raison de 291 pour le clergé et 270 pour la noblesse. Mais, en dépit du « doublement du tiers » accordé par le roi, le vote continue à se faire par ordre, et non par tête. Le tiers état est donc continuellement minorisé et ne peut pas faire valoir les cahiers de doléances que ses électeurs lui ont transmis.

La réunion des Etats-généraux à Versailles 

Le 17 juin 1789 inaugure la Révolution française.

Constatant qu’il représente 98% de la population, le tiers état réagit et propose aux membres des deux autres ordres de le rejoindre.

Avec l’appui d’une faible majorité du clergé et de quelques nobles, le tiers état se proclame « Assemblée nationale » sur une proposition de l'abbé Sieyès.

Le 17 juin 1789 est ainsi la date retenue comme celle de la naissance du système représentatif français.

 

Le 19 juin, le clergé rejoindra cette Assemblée.

Le 9 juillet, l'Assemblée sera déclarée "constituante".

Cette institution, récuse le vote par ordre et réclame « le vote par tête », un vote représentatif du peuple français.

Louis XVI, sous la pression du peuple contraint la noblesse à se joindre à l’assemblée.

 

Le 20 juin 1789, Louis XVI fait fermer la salle de l'assemblée nationale à Versailles. Les députés du tiers-état se rendent au jeu de paume, où ils jurent de ne se séparer qu'après avoir donné une constitution à la France.

serment du jeu de paume

L’abbé Sieyès

Emmanuel-Joseph Sieyès ou l'abbé Sieyès était un homme d'Église, homme politique et essayiste français.

Robespierre, qui le détestait, l'avait surnommé « la Taupe de la Révolution ».

Siéyés devient célèbre dès 1788 par son Essai sur les privilèges.

Mais c'est plus encore sa brochure de 1789 « Qu'est-ce que le tiers état ? », le texte fondateur de la Révolution française.

- Qu'est-ce que le tiers état ? Tout.

- Qu'a-t-il été jusqu' à présent dans l'ordre politique ? Rien.

- Que demande-t-il ? À y devenir quelque chose.

Ce pamphlet obtint un grand retentissement et assure sa popularité.

Il prend ainsi une part active à la Révolution française jusqu'à sa fin, par sa participation au coup d'État du 18 brumaire.

En 1789, élu député du tiers état aux États généraux, il joue un rôle de premier plan dans les rangs du parti patriote du printemps à l'automne 1789 et propose, le 17 juin 1789, la transformation de la Chambre du Tiers état en assemblée nationale. Il rédigea le serment du Jeu de paume et travailla à la rédaction de la Constitution.

Emmanuel-Joseph Sieyès ou l'abbé Sieyès

L'Assemblée constituante (1789-1791)

La première assemblée constituante fut fondée par des députés des États généraux lorsqu'ils s'érigèrent d'eux-mêmes en une « Assemblée nationale » le 17 juin 1789.

Cette assemblée devient, le 9 juillet 1789, l'Assemblée nationale constituante.

La constitution qu'elle met en place le 3 septembre 1791 consacre une monarchie constitutionnelle.

L'Assemblée comptait environ 1.200 députés et siégea du 9 juillet 1789 au 30 septembre 1791.

Les débats de l'Assemblée sont publiés par Le Moniteur universel.

Après l'abolition de la féodalité (dans la nuit du 4 août 1789) et la déclaration des droits de l'homme et du citoyen (le 26 août 1789), l'Assemblée vote dès la fin de l'année les grands principes de la Constitution de 1791.

 

 

Liens du jour :

Le tiers état se constitue en Assemblée nationale (Site de l’assemblée Nationale)

Histoire des institutions Françaises

Déclaration du 17 juin 1789 proclamant l’Assemblée nationale

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 23:01

Le matin du 10 juin 1944, des chenillettes chargées de soldats allemands s'arrêtent à Oradour-sur-Glane, une bourgade paisible de 1.200 habitants, proche de Limoges.

La compagnie qui vient d'y pénétrer appartient à la division SS Das Reich du général Lammerding.

http://members.iinet.net.au/~gduncan/images/oradour-hulk.jpg

Les Allemands ont été attaqués dans les jours précédents par les maquisards qui veulent freiner leur remontée vers la Normandie où les Alliés viennent de débarquer. En guise de représailles, le général Lammerding ordonne à la compagnie de détruire Oradour-sur-Glane.

La compagnie SS compte environ 120 hommes qui se sont déjà illustrés en Russie dans l'extermination des populations civiles.

 

En début d'après-midi, le bourg est cerné et la population rassemblée sur le champ de foire sous le prétexte d'une vérification d'identité. Les hommes sont enfermés dans des granges, les femmes et les enfants sont conduits dans l'église.

 

Les SS agissent dans le calme et la population s'exécute sans broncher.

Les hommes sont séparés des femmes et des enfants. Ils sont divisés en six groupes et enfermés dans des granges, sous la menace de mitraillettes. Vers 16 heures, les SS tirent des rafales et tuent les malheureux en quelques secondes.

Puis ils mettent le feu aux granges bourrées de foin et de paille où gisent les cadavres.

 

Pendant ce temps, les femmes et les enfants sont enfermés dans l'église et des SS y déposent une caisse d'explosifs et de la paille. Le feu commence de ravager l'édifice.

Pour s'assurer de l'extermination de tous les occupants, les SS leur tirent dessus.

 

Leur forfait accompli, ils pillent le village et mettent le feu aux bâtiments.

Au total, ils laissent 642 victimes.

Parmi elles 246 femmes et 207 enfants, dont 6 de moins de 6 mois, brûlés dans l'église.

 

Oradour-sur-Glane est devenu en Europe occidentale le symbole de la barbarie nazie.

 

Lien du jour :

Oradour-souviens-toi, site qui a pour but d'entretenir la mémoire du lieu et du massacre

http://ddotb.files.wordpress.com/2007/03/plan_natio.jpg

Il existe plusieurs événements historiques intéressant, le 10 juin. Je réserve les autres pour les années suivantes si je parviens à continuer ce blog. Vous comprendrez ce choix qui m’a semblé évident.

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 23:01

Le roi de France Louis XIV et l'infante d'Autriche Marie-Thérèse, tous deux âgés de 21 ans, se marient à l’église Saint Jean-Baptiste à Saint-Jean-de-Luz.

Cette union scelle la paix signée dans les Pyrénées, qui mit fin à l'interminable guerre qui opposait la dynastie française des Bourbons et la dynastie espagnole des Habsbourg.

 

Le traité des Pyrénées, et mariage arrangé

C'est en 1635 que Louis XIII et Richelieu déclarèrent la guerre à l'Espagne. Cette guerre dura jusqu'en 1659, et se termina par la signature du traité des Pyrénées qui faisait suite à la victoire française de la Bataille des Dunes le 14 juin 1658.

Le 7 novembre 1659, le cardinal Mazarin pour la France et Don Luis de Haro pour l’Espagne signent le traité des Pyrénées sur l’île aux Faisans rebaptisée depuis l’événement l’île de la Conférence.

Les 124 points du traité prévoient des concessions territoriales ainsi que l’union du Roi de France, Louis XIV à l’Infante Marie-Thérèse d’Autriche, fille aînée du roi d’Espagne.

Le Roussillon, la Cerdagne, l'Artois et d'autres places en Flandres furent donnés à la France.

 traité des Pyrénées

 

Le Roi était connu pour ses nombreuses conquêtes.

L'une d'elles, Marie Mancini, une des nièces de Mazarin, fut certainement celle qu'il a le plus aimée. Louis XIV voulait même l'épouser contre l'avis de sa mère, mais aussi de la Reine Anne d'Autriche et de celui du Cardinal lesquels étaient en pleine tractation pour le marier à l'Infante d'Espagne.

L'échec de ce mariage aurait débouché sur la reprise de la guerre !

La décision fut donc prise le 21 juin 1659 lorsque Mazarin ordonna à sa nièce de s'éloigner de la cour.

Pour le jeune roi de France, cette union était raison d’Etat avant tout ; jusqu’au bout, il avait espéré épouser Marie Mancini. Anne d’Autriche, la reine-mère, fit comprendre au roi qu’il devait épouser l’infante.

 

L’infante d'Autriche Marie-Thérèse

Fille de Philippe IV d’Espagne et d’Elisabeth de France, Marie-Thérèse naît en 1638 à l’Escurial, palais proche de Madrid.

Depuis son plus jeune âge, elle vécut dans l’intime conviction d’épouser son cousin, Louis XIV.

À 8 ans, Marie-Thérèse était le seul enfant survivant de Philippe IV et l'héritière des immenses possessions espagnoles sur lesquelles "le soleil ne se couchait jamais". Marie-Thérèse d’Autriche, conformément au traité des Pyrénées renonce à ses droits sur l’Espagne contre la somme de 500.000 écus d’or qu’elle ne recevra jamais. D’ailleurs, en 1667, parce que l'Espagne n'a toujours pas payé la dot, Louis XIV revendiquera ses droits sur la succession.

 

Louis XIV lui plut immédiatement et elle resta éprise de lui, jusqu’à sa mort. En revanche, ce ne fut pas réciproque : le roi ne l’aimera jamais vraiment.

Elle fut décrite comme timide, patiente, naïve, et effacée. Toutefois, et malgré ses difficultés à parler le français, la Reine accompagne le Roi dans tous ses déplacements officiels.

http://www.capet.org/geneal7/Capedia/galerie/Capet_129_H128162534.jpg

Les époux sont doublement cousins germains :

Louis XIV est le fils de Louis XIII et d’Anne d'Autriche.

Marie-Thérèse d'Autriche est la fille d’Élisabeth de France (la sœur de Louis XIII) et du roi d'Espagne Philippe IV de Habsbourg (le frère d’Anne d'Autriche).

 

Louis XIV délaissa bien vite son épouse pour ses nombreuses favorites.

L'union n'en sera pas moins féconde et Marie-Thérèse mit ainsi au monde six enfants en 10 ans :

Louis, « Grand Dauphin » (1er novembre 1661-14 avril 1711)

Anne-Élisabeth (18 novembre-30 décembre 1662)

Marie-Anne (16 novembre-26 décembre 1664)

Marie-Thérèse, la Petite Madame (2 janvier 1667-1er mars 1672)

Philippe, duc d'Anjou (5 août 1668-10 juillet 1671)

Louis-François (14 juin-4 novembre 1672)

Un seul survivra, Louis de France. Cette considérable mortalité était certainement due à la consanguinité dont on ne connaissait pas les méfaits à l’époque.

 

Louis de France, dit « Le Grand Dauphin » ou « Monseigneur », n’a jamais régné.

Bien qu’il soit l’héritier de la Couronne, il n’aura pas l’occasion de régner.

Pourtant, son père le prépara à devenir roi : Le Grand Dauphin occupa des postes tant politiques que militaires.

En effet, avant la mort de son père (Louis XIV), le Grand Dauphin meurt d’une petite vérole dans son Château de Meudon, le 14 avril 1711.

Quant à son fils (le duc de Bourgogne), il décera de la rougeole l'année suivante.

Le dernier héritier de la couronne après la mort de son grand-père en 1711 et de son père en 1712, est donc Louis XV.

Agé de 5 ans, il succède à son arrière grand-père, Louis XIV décédé le 1er septembre 1715.

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 23:02

Le roi de France François Ier et le roi d'Angleterre Henri VIII se rencontrent du 7 au 24 juin 1520 à proximité de Calais (entre Ardes et Guînes). L’objectif est de conclure une alliance Angleterre-France contre Charles Quint.

Leur entrevue se déroule dans un camp de toile d'un luxe inouï. François 1er, dans le désir d'épater son hôte, s'est offert une tente de drap d'or doublé de velours bleu.

D'où le nom de «Camp du Drap d'Or» qu'a gardé cette rencontre.

Camp du Drap d'or

Cette entrevue porte essentiellement sur le maintien de l'équilibre européen et sur l'attitude à adopter vis-à-vis du Saint Empire romain germanique, le roi d'Espagne ayant été élu empereur sous le nom de Charles Quint un an plus tôt.

Désormais encerclé par les possessions de l’empereur, François Ier espère convaincre le roi d’Angleterre de faire alliance avec la France.

Il déploie pour cela tout le luxe et le prestige possible pour le recevoir, au Camp du Drap d’or.

François 1er (25 ans) et Henri VIII (28 ans) sont alors au faîte de leur gloire. Durant trois semaines, les deux monarques, François 1er et Henri VIII, rivaliseront de richesses et d'apparats.

François 1er Henri VIII

Cet événement devait en théorie sceller l'alliance militaire entre l'Angleterre et la France.

Mais, ce fut un échec.

Henri VIII n'aime pas beaucoup François 1er et celui-ci va encore trouver moyen de l'humilier par un excès de fanfaronnade.

Le rapprochement d'Henri VIII avec Charles Quint deux semaines plus tard effacera tout le bénéfice que François Ier pensait tirer de cette rencontre.

 

Lien du jour : Tous les détails de cette rencontre


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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 23:08

À la mort de son frère Louis XVIII, en 1824, il monte sur le trône (et devient ipso facto co-prince d'Andorre). Il renoue avec la tradition du sacre, le 29 mai 1825 dans la cathédrale de Reims.

sacre du roi Charles X couronné à Reims

Né à Versailles le 9 octobre 1757, Charles X était le petit-fils de Louis XV, et le frère cadet des rois Louis XVI et Louis XVIII. Jusqu’à son avènement en 1824, il porta le titre de comte d’Artois. Le 16 novembre 1773, il épousa Marie-Thérèse de Sardaigne dont il eut deux fils - Louis Antoine, duc d’Angoulême, et Charles Ferdinand, duc de Berry -, et deux filles, mortes en bas âge.

Dès la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, il donna le signal de l’émigration à la haute noblesse avec l’assentiment de Louis XVI, et parcourut les diverses cours d’Europe pour chercher des défenseurs à la cause royale.

 

Sous la Restauration (1814-1830), le roi Charles X, se fait sacrer à Reims.

Il s'emploie ainsi à rétablir une partie des coutumes de l'Ancien Régime.

Son ignorance de la réalité politique l'amènera à prendre une série de mesures particulièrement impopulaires.

Suite à la révolution des "Trois Glorieuses" (27, 28 et 29 juillet 1830), il abdiquera et s'exilera en Ecosse.

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 23:01

Au terme de la "Semaine sanglante" (21-28 mai 1871), la Commune de Paris est écrasée.

commune-paris.jpg

18 mars 1871 : Paris est encerclée depuis plusieurs mois par les troupes prussiennes.

Les Parisiens humiliés par la défaite face aux Prussiens et mis sous pression par un long siège, s’étaient révoltés contre le gouvernement de Thiers.

Un mouvement insurrectionnel avait alors pris le pouvoir sous le nom de :
"Commune de Paris".

Le chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, réfugié à Versailles, lance contre la capitale cinq corps d'armée.

Le 21 mai, les troupes versaillaises pénètrent dans Paris. Commence alors la « Semaine sanglante » durant laquelle des milliers de « communards » sont massacrés.

D’ultimes combats ont lieu dans le cimetière du Père Lachaise.

 

Le 28 mai, la Commune n’est plus :

En début d'après-midi, les Versaillais prennent la dernière barricade des Communards (rue Ramponneau).

Les combats de rue et la répression terrible de la Commune feront au total plus de 20.000 victimes, parmi lesquelles on compte femmes et enfants.
38.000 personnes sont arrêtées et jugées, 10.000 d'entre elles sont condamnées (93 à la peine de mort, dont 23 seulement sont effectivement exécutées ; 3500 à la déportation simple, 1.100 à la déportation dans une enceinte fortifiée ; les autres au départ vers la Nouvelle-Calédonie).

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 23:38

Face aux événements d'Algérie, de Gaulle, appuyé par Jacques Chaban-Delmas, prépare depuis le début du printemps son retour dans la vie politique française.

En effet, de nombreuses personnalités avaient jusqu'alors appelé à son retour pour gérer la situation difficile et le climat d'insurrection qui règnent en France.

http://www.constantine-hier-aujourdhui.fr/images/personnages/degaulle.jpg

Le 13 mai 1958, un comité de vigilance appelle à manifester contre le FLN à Alger.

Un comité de salut public est créé, à la tête duquel se trouve le général Massu. Il lance un appel au général de Gaulle le 14 mai. L'insurrection prend de l'ampleur et risque de dégénérer en guerre civile.

Le 15, le Général se dit « prêt à assumer les pouvoirs de la République ». Mais certains voient dans cette déclaration un soutien à l'armée et s'inquiètent.

Le 19, lors d'une conférence au palais d'Orsay, il répond aux inquiétudes des français en objectant : « Croit-on, qu'à 67 ans, je vais commencer une carrière de dictateur ? ».

Durant cette conférence, il explique sa déclaration du 15 mai, rassure et insiste sur la nécessité de l'union nationale. Il précise que s'il se présente encore comme le recours, il ne donne aucune caution ni à l'armée ni à quiconque.

Le Général refuse la première exigence des opposants à son retour, notamment François Mitterrand, qui est de désavouer officiellement les Comités de Défense de la République, composés de civils et de militaires et constitués dans toute la France pour favoriser sa prise de pouvoir.

 

Quittant sa retraite de Colombey-les-Deux-Eglises, le général de Gaulle est appelé le 25 mai par le Président de la République, René Coty, à assumer la direction du gouvernement.

 

Il est investi par les députés le 1er juin 1958.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 23:32

Employé de gare au début de la guerre, Paul Touvier s'engagera très vite dans la Légion française des combattants puis dans la Milice, la police politique de Vichy.

Il est chef régional de la Milice à Lyon et il participe à la persécution des Juifs et à la lutte contre les résistants.

Il infiltre la Résistance, interroge des prisonniers, dirige des rafles, pille des biens...

Le 10 janvier 1944, la milice française, dont Paul Touvier dirige le 2e service, arrête à son domicile Victor Basch (fondateur de la ligue des droits de l'homme, alors âgé de 80 ans) et son épouse Hélène. Paul Touvier assiste à l'arrestation. Hélène et Victor Basch seront assassinés à Neyron par Lécussan (chef régional de la milice) et Gonnet.

Sur le corps de Victor Basch sera retrouvé un écriteau laissé par les miliciens sur lequel était inscrit « le juif paie toujours ».

En Juin 1944, Touvier venge Philippe Henriot, le porte-parole de Vichy, en faisant fusiller sept juifs à Rillieux-la-Pape.

 

A la fin de la guerre, alors qu'il est traqué, il est condamné à mort par contumace par la cour de justice de Lyon.

La police met la main sur lui en 1947 mais, après son interrogatoire, il arrive à s'échapper juste avant d'être emmené devant le peloton d'exécution à Lyon, dans des conditions restées mystérieuses. Sa longue cavale commence…

 

En 1967, les peines sont prescrites mais il est encore interdit de séjour dans plusieurs départements et ne peut rentrer en possession de ses biens.

Le président Pompidou signe le 23 novembre 1971 un décret de grâce. Cette mesure ayant été révélée par l'Express en juin 1972 ainsi que son refuge, il s'enfuit de nouveau et se cache dans plusieurs monastères. Les premières plaintes pour crimes contre l'humanité sont déposées à Lyon en 1973 et une information judiciaire est ouverte en 1979. Le mandat d'arrêt lancé contre lui en novembre 1981 conduit à son arrestation le mercredi 24 mai 1989 dans un prieuré de Nice.

Il est jugé en mars et avril 1994 par la cour d'assises des Yvelines, qui le condamne le 24 avril à la réclusion criminelle à perpétuité.

 

Paul Touvier est décédé le mercredi 17 juillet 1996 à Prison De Fresnes.

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 23:02

Le 23 mai1430 Jeanne d'Arc, qui a joué un rôle décisif dans la libération d'Orléans un an plus tôt, est capturée par un mercenaire au service du duc de Bourgogne, Jean de Luxembourg, et vendue aux Anglais pour 10 000 livres.

capture de jeanne d'arc à compiègne

Déférée devant le tribunal d'Inquisition de Rouen en novembre, elle subira un procès pour hérésie. Ce procès sans défenseur aura lieu à partir du 13 février 1431.

Le tribunal d'Inquisition de Rouen est présidé par l'évêque de Beauvais Pierre Cauchon, allié des Anglais. Jugée hérétique et relapse, elle est brûlée vive à l'âge de dix-neuf ans.

Le 30 mai, Jeanne est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché de Rouen.

Jeanne d'Arc est réhabilitée vingt-cinq ans plus tard à la demande de Charles VII, béatifiée, puis canonisée en 1920 par le pape Benoît XV.

 

Voir aussi : 16 mai 1920 - L'Église canonise Jeanne d'Arc

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 16:50

Des paysans du Beauvaisis (nord du Bassin parisien) se révoltent contre les taxations royales et seigneuriales (il faut alors payer la rançon du roi Jean le Bon, prisonnier des Anglais).

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Les paysans ne supportent pas que les nobles, ayant souvent fui devant les Anglais, fassent maintenant pression sur eux pour leur extorquer de nouvelles taxes.

Ils le supportent d'autant moins que, depuis l'épidémie de Grande Peste qui a ravagé l'Occident dix ans plus tôt et tué une grande partie de la population, les seigneurs et les grands propriétaires sont partout en quête de main-d'œuvre pour remettre en culture les terres abandonnées.

 

Le 21 mai 1358, cent paysans du Beauvaisis pillent et incendient les châteaux de leur région, violant et tuant les nobles, brûlant les demeures.

Leur révolte s'étend très vite à la paysannerie du bassin parisien. À Paris, le prévôt des marchands Étienne Marcel, ennemi de Jean le Bon, la soutient discrètement.

 

C'est la plus grande des «jacqueries» qui ont ensanglanté les campagnes françaises au Moyen Age. Ces révoltes sont ainsi nommées d'après l'appellation de Jacques ou Jacques Bonhomme surnom donné aux paysans.

 

Les chefs des révoltés sont impitoyablement torturés et exécutés.

Malgré tout, les révoltes paysannes se renouvelleront les années suivantes.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 23:01

La République de Gênes

Depuis 1284, la Corse est sous domination de la République de Gênes.

La République de Gênes, l'une des grandes républiques maritimes italiennes (ou thalassocratie), a duré environ huit siècles, du milieu du XIe siècle à 1797.

republique-genes.png 

Mais au XVIIIe siècle, les Corses luttent contre les Génois. Face aux indépendantistes, Gênes ne parvient à se maintenir en Corse que grâce à l’aide française.

En effet, depuis 1729, la Corse est la proie d’une véritable guerre d’indépendance que la République de Gênes, sa puissance tutélaire, est incapable de réprimer.

Elle fait donc appel successivement à l’Autriche puis à la France pour tenter d’endiguer cette révolte.

 

La France et Gênes signent le traité de Versailles pour régler le sort de la Corse.

Le traité de Versailles du 15 mai 1768 rattache la Corse au patrimoine personnel du roi de France. C'est-à-dire que l'île reste juridiquement possession de la République de Gênes mais que de fait, elle est occupée et administrée par la France.

 

Gênes cède ainsi "provisoirement" ses droits sur l’île à la France, pour dix ans. La Corse devra être rendue à la République après le versement des dettes énormes qu’elle devait à la France en paiement de son intervention contre les insurgés.

 

La France obtient par ce traité l’administration de la Corse pour dix ans, moyennant le remboursement des frais par Gènes. Dans les faits, Gènes ne pourra jamais payer et la Corse restera aux mains de la France.

Dès 1769, la France entreprend une campagne victorieuse contre les indépendantistes corses.


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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 23:01

Ce jour 14 mai 1610, Sully était malade. Henri IV décide d'aller le visiter, et s'y rend en carrosse. Le domicile de son ministre et confident étant proche, le roi juge inutile de se faire escorter par la Garde à cheval.

Vers 16h15, alors que le carrosse royal s'engage rue de la Ferronnerie (Paris), ruelle étroite et encombrée, un catholique fanatisé saute sur le marchepied et poignarde Henri IV.

Ravaillac s’est s’approché du carrosse qui n’avait pas de fenêtre et il a poignardé Henri IV à plusieurs reprises.

Le meurtrier est vite maitrisé, mais trop tard pour le roi. On ramène en catastrophe le roi chez lui, mais il meurt en arrivant au Louvre. Ravaillac est soustrait à la foule qui allait le massacrer. Il sera écartelé place de Grève le 27 mai 1610.

 

Louis XIII, n'ayant que 9 ans, Marie de Médicis assurera la régence.

La mort brutale d'Henri IV fera oublier ses erreurs et c’est ainsi que naîtra la légende qui fera de son règne un âge d’or.

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 23:01

Au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne, les chefs d'états et de gouvernements alliés, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

Signature de la capitulation à Reims

Le général Alfred Jodl signe dans la nuit du 6 au 7 mai, à 2h41 du matin, la capitulation sans condition de l'Allemagne.

Le chef d'état-major du général Eisenhower, commandant suprême des Alliés, et le général soviétique Ivan Sousloparov signent l'acte de capitulation au nom des vainqueurs.

Le général français François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.

 

La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h 01.

 

Ratification de la capitulation à Berlin le 8 mai

Pour Staline, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au coeur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d'occupation soviétique.

 

Cette formalité est accomplie le lendemain, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov.

Le gouvernement de De Gaulle y est représenté par le général Jean de Lattre de Tassigny :

Charles de Gaulle avait convaincu Winston Churchill d'accorder une place à son gouvernement, bien que la France se fût officiellement retirée de la guerre avec l'armistice du 22 juin 1940.

 

Les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, peuvent annoncer simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

La capitulation n'est pas la paix

Malgré la capitulation de l'Allemagne nazie, son allié le Japon poursuit un combat contre les Américains dans l'océan Pacifique.

La fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre suivant, avec la capitulation du Japon, près de quatre mois après l'Allemagne, après les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.

 

Voir aussi :

Mai 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe

6 août 1945 - Bombe atomique sur Hiroshima

9 août 1945 - Bombe atomique sur Nagasaki

2 septembre 1945 - fin de la Seconde Guerre mondiale

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 20:16

L'ex-empereur Napoléon Ier, 52 ans, meurt dans sa pauvre maison de Longwood à Sainte-Hélène, un îlot perdu au milieu de l'Atlantique sud où l'ont exilé les Anglais en 1815 après la défaite de Waterloo.

 

Pendant ses 2 000 jours d'exil, l'ex-empereur a peaufiné sa légende en se confiant au comte de Las Cases qui publiera ses notes l'année suivante sous le titre "Le Mémorial de Sainte-Hélène".

Napoléon ressent en mars 1820 une première violente douleur au ventre. Dans les mois qui suivent, son état se dégrade très vite... Selon le diagnostic publié après son autopsie, sa mort aurait été provoquée par un cancer de l'estomac, sans doute accéléré par l'amertume de l'exil.

 

En 1961, un toxicologue suédois évoque pour la première fois l'hypothèse d'un empoisonnement à l'arsenic de l'empereur, sur la base d'une analyse de quelques cheveux rapportés de Sainte-Hélène.

Plusieurs chercheurs l'ont reprise depuis lors mais elle paraît peu plausible.

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 23:01

La police, à la demande du recteur Jean Roche, fait évacuer la Sorbonne où se tient un meeting de protestation. Les étudiants dressent alors des barricades sur le "boul'Mich".

La crise de Mai 68 commence dans les rues du Quartier latin : barricades, pavés et cocktails Molotov sont les armes des étudiants contre les matraques et gaz lacrymogènes des CRS.

 

L’évacuation se déroule sans ménagement et dans la violence : 600 personnes sont arrêtées. La révolte, d'abord universitaire, débouchera sur des grèves et une crise sociale généralisée.

http://liberalisationmai68.free.fr/partie2/paris-barricades.JPG

Barricades boulevard St germain

 

Le 6 mai, c’est l’escalade : 600 étudiants et plus de 300 policiers sont blessés. Le mouvement s'étend en province.

 

10 mai : La "nuit des barricades"

La révolte des étudiants atteint son point culminant dans la nuit du 10 au 11 mai au cours de laquelle étudiants et CRS s'affrontent dans de véritables combats de rues : voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées, centaines de blessés. Le pays est stupéfait et l'agitation étudiante, jusque-là isolée, rencontre alors la sympathie d'une grande partie de l'opinion publique. Le 13 mai, les syndicats manifesteront avec les étudiants pour protester contre les brutalités policières et, le 14 mai, une vague de grèves commencera.

 

13 mai : Grande manifestation contre de Gaulle

Les syndicats ouvriers (CGT, CFDT) déclenchent une grève générale et appellent à rejoindre les étudiants qui manifestent depuis le début du mois. Une foule de 800 000 personnes (170 000 selon la police) envahit les rues de Paris aux cris de "10 ans, ça suffit !", en allusion au dixième anniversaire du retour au pouvoir de De Gaulle. Les manifestants dénoncent aussi la société de consommation et le chômage inhérent au régime capitaliste.

 

27 mai : Signature des accords de Grenelle

Les négociations entamées le 25 mai entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, aboutissent aux accords signés au ministère des Affaires sociales, rue de grenelle.

Ils prévoient l'augmentation du SMIG de 25%, des salaires de 10% et la réduction du temps de travail.

Mais ces concessions ne satisfont pas la base ouvrière et la grève continue. C'est l'impasse, la crise sociale de mai 68 débouche alors sur une crise politique.

Le 30 mai, Charles De Gaulle annoncera la dissolution de l'Assemblée et reprendra le pays en main.

 

30 mai : De Gaulle dénonce la "chienlit"

Après s'être éclipsé une journée en s'envolant vers Baden-Baden sans même prévenir son premier ministre, le président de la République prononce un discours de fermeté face aux manifestations.

Dénonçant la "chienlit" comme il l'avait déjà fait le 15 mai, il appelle à une manifestation pour soutenir le pouvoir en place. Il décide également de dissoudre l'Assemblée. Ses choix semblent efficaces puisque les contre-manifestations connaissent un grand succès et que les gaullistes sont renforcés au Parlement après les législatives organisées en juin. Mais de Gaulle ne bénéficiera en fait que d'un sursis d'un an.

http://10mai.hautetfort.com/media/01/02/4034297316.jpg

30 juin : Large victoire de l’UDR aux législatives

Suite à la dissolution de l’Assemblée le 30 mai, De Gaulle a formé un nouveau parti : l’Union pour la Défense de la République. Bénéficiant de la lassitude des Français et de l’angoisse du désordre politique, l’UDR obtient une victoire sans appel avec 293 sièges sur 487.

Les événements de Mai 68 sont terminés : De Gaulle semble être le grand vainqueur, pourtant il quittera le pouvoir un an plus tard. Quant aux ouvriers, ils ont obtenu des résultats probants lors des accords de Grenelle. Les étudiants, à l’origine du mouvement, peuvent apparaître comme les grands perdants. En réalité, leur action a fait sauter de nombreux verrous et entrer la France dans la voie de la "modernisation".

 

Lien du jour : La nuit des barricades, 10 mai 1968

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 23:05

Le roi de France Henri IV et Philippe II d’Espagne concluent la paix de Vervins (dans l'actuel département de l'Aisne).

http://www.mtholyoke.edu/~mouya20c/henri_iv/vervins.jpg 


Depuis 1585, la huitième guerre de Religion trouble la France, tandis qu'Henri IV tente de s’imposer définitivement. L’Espagne avait envoyé ses troupes sur le territoire français pour soutenir les Guise, ennemis du roi. Le roi d'Espagne Philippe II avait ainsi profité des guerres religieuses qui agitaient la France pour intervenir au nord des Pyrénées. Il avait même réclamé le trône de France pour sa fille.


Henri IV ayant rétabli la paix civile, les Espagnols perdent leurs soutiens.

À bout de souffle, ils se retirent de la scène française.

Par le traité de Vervins, le roi d'Espagne renonce à ses prétentions sur le trône de France.

Le traité prévoit donc le départ des envahisseurs de Picardie.


Avec ce traité, le roi parvient plus concrètement à réunifier la France derrière la couronne.

 

Aux termes de ce traité :

L'Espagne restitua à la France le Vermandois, une partie de la Picardie, la ville de Calais et Le Blavet (Port-Louis, Bretagne).

La France rendait à l'Espagne le Charolais et diverses places fortes dont la France s'était emparée depuis le précédent traité et renonçait à la suzeraineté sur la Flandre et l'Artois (lointaines séquelles de la querelle entre Louis XI et Charles le Téméraire, duc de Bourgogne).

Henri IV se refusa toutefois à entériner l'annexion de la Navarre « espagnole », réalisée en 1512 par Ferdinand II d'Aragon, arrière-grand-père de Philippe II.

Ce traité marque la fin de la prépondérance espagnole.


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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 23:02

Les États-Unis achètent à la France pour 80 millions de francs ou 15 millions de dollars les territoires de la Louisiane, qui avaient été repris à l’Espagne en 1800.

Le Premier Consul Napoléon Bonaparte compte sur cet argent pour financer la guerre avec l'Angleterre.

De son côté, le président américain Thomas Jefferson peut se féliciter d'avoir doublé la superficie de son pays et d'avoir débloqué la frontière du Mississippi, ouvrant la voie à l'expansion de son pays.

Louisiane

Au XVIIIe siècle, la Louisiane n'était pas l'état d'aujourd'hui, délimité par le Mississippi, le Texas, et l'Arkansas.

C'était une région regroupant les états actuels du Montana, du Dakota du Nord et du Sud, du Nebraska, de l'Iowa, du Kansas, de l'Oklahoma, du Missouri, de l'Arkansas, de la Louisiane même et d'une partie du Minnesota, du Wyoming et du Colorado. En quelque sorte, la plus grande partie du centre des États-Unis. Une immense bande de prairies habitée à l'origine par différentes tribus indiennes.

 

Le 10 avril 1803, Bonaparte fit part aux deux ministres, Barbé-Marbois du Trésor et Decrès de la Marine, de son intention de céder la Louisiane aux États-Unis.

" Je connais tout le prix de la Louisiane et j'ai voulu réparer la faute du négociateur français qui l'a abandonnée. Quelques lignes d'un traité me l'ont rendue et à peine je l'ai recouvrée que je dois m'attendre à la perdre. Les Anglais n'auront pas le Mississipi qu'ils convoitent. Je songe à la céder aux États-Unis. Je considère la colonie comme perdue et il me semble que, dans les mains de cette puissance naissante, elle sera plus utile à la politique et même au commerce de la France que si je tentais de la garder ".

Le lendemain, le Premier Consul confia à Barbé-Marbois la mission de conduire la négociation sans attendre l'arrivée de Monroe.

Il fixa le prix de la Louisiane à 50 millions, qui devaient financer la guerre imminente contre l'Angleterre, sans avoir recours à de nouvelles contributions.

 

Le 30 avril 1803, les États-Unis achètent finalement la Louisiane pour 80 millions de francs.

carte etat de la louisiane

Aujourd'hui, l'état américain de la Louisiane est beaucoup plus réduit que le territoire contrôlé par les Français il y a trois cents ans.

De plus, il n'est pas totalement inscrit dans l'ancien territoire du même nom.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 23:01

Vous avez remarqué que j'ai choisi cette semaine plusieurs événements de l'année 1848.

Le mois d'avril 1848 fut particulièrement fertile en modifications de la société française.

 

Le 28 avril 1848 terme d’ "école maternelle" est employé pour la première fois et remplace ce que l’on appelait des "salles d’asile".

ecole maternelle

En France, la tradition d’accueil des enfants de moins de six ans est ancienne.

L'origine des classes maternelles remonte à 1770, quand le pasteur Jean-Frédéric Oberlin ouvre, dans sa paroisse vosgienne du Ban-de-la-Roche, de petites écoles à tricoter afin de venir en aide à l'enfance en détresse.

Au programme : tricot, filage, fabrication de charpie, lecture de l'alphabet, calligraphie, calcul mental, chant et récitation. Sur les murs, des planches coloriées d'histoire naturelle et biblique. Les maîtresses, appelées conductrices de la tendre enfance sont des bourgeoises rapidement formées par le pasteur et sa femme.

 

Dès 1771, suivant le modèle initié par le pasteur Oberlin, des "écoles à tricoter" accueillent dans certaines régions les enfants de 4 à 7 ans.

 

Sous l’impulsion de la pédagogue Marie Pape Carpantier, des institutions nouvelles, les "salles d’asile" apparaissent à partir de 1825 et se développent tout au long du XIXe siècle.

Elles avaient pour fonction d’accueillir les jeunes enfants du peuple, qui restaient dans la rue pendant que leurs parents travaillaient.

En plus de l’enseignement dispensé, elles portaient ainsi assistance à ces enfants, dont l’âge était compris entre deux à six ans.

Marie Pape-Carpentier jouera un rôle important dans la modification du fonctionnement de ces établissements, notamment sur le plan des méthodes employées, relativement dures.

Marie Pape Carpentier

Dès 1828, l’état organise cette charité privée.

A partir de 1830, un programme et des réglementations sont mis en place pour ces services gratuits, qui accueillent toute la journée, de 8h00 à 19h00. L'objectif est de donner aux enfants des habitudes d’ordre, de propreté et de respect qui les préparent à "une vie honnête, décente et chrétienne".

 

Le 28 avril 1848, un arrêté décrète que les salles d'asile doivent porter le nom d'écoles maternelles.

Il faudra toutefois attendre les lois de Jules Ferry, en 1881, pour que les écoles maternelles soient véritablement instituées.

Dès 1885, les écoles maternelles sont à la charge des communes qui doivent fournir locaux, mobilier et matériel d'enseignement.

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 23:02

En 1794, les députés de la Convention abolissent une 1ère fois l'esclavage pour calmer la révolte dans les colonies des Antilles.

Mais cette mesure n'est jamais entrée en vigueur et en 1802 Bonaparte l'annule.

 http://ps-auber.typepad.fr/.a/6a00d8341cdf0d53ef0134803c3787970c-800wi

Le deuxième décret d'abolition de l'esclavage en France a été signé le 27 avril 1848 par le Gouvernement provisoire de la IIième République.

Victor Schoelcher, sous-secrétaire d'État à la Marine, publie les décrets d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises.

 

Art. 1er. L'esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d'elles. A partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront absolument interdits.

 

2. Le système d'engagement à temps établi au Sénégal est supprimé.

 

3. Les gouverneurs ou commissaires généraux de la République sont chargés d'appliquer l'ensemble des mesures propres à assurer la liberté à la Martinique, à la Guadeloupe et dépendances, à l'île de la Réunion, à la Guyane, au Sénégal et autres établissements français sur la côte occidentale d'Afrique, à l'île Mayotte et dépendances et en Algérie.

 

4. Sont amnistiés les anciens esclaves condamnés à des peines afflictives ou correctionnelles pour des faits qui, imputés à des hommes libres, n'auraient point entraîné ce châtiment. Sont rappelés les individus déportés par mesure administrative.

 

5. L'Assemblée nationale réglera la quotité de l'indemnité qui devra être accordée aux colons.

 

6. Les colonies, purifiées de la servitude, et les possessions de l'Inde seront représentées à l'Assemblée nationale.

 

7. Le principe que le sol de la France affranchit l'esclave qui le touche est appliqué aux colonies et possessions de la République.

 

8. A l'avenir, même en pays étranger, il est interdit à tout Français de posséder, d'acheter ou de vendre des esclaves, et de participer, soit directement, soit indirectement à tout trafic ou exploitation de ce genre. Toute infraction à ces dispositions entraînera la perte de la qualité de citoyen français.

 

Néanmoins les Français qui se trouvent atteints par ces prohibitions, au moment de la promulgation du présent décret, auront un délai de trois ans pour s'y conformer. Ceux qui deviendront possesseurs d'esclaves en pays étrangers, par héritage, don de mariage, devront, sous la même peine, les affranchir ou les aliéner dans le même délai, à partir du jour ou leur possession aura commencé.

 

9. Le ministre de la Marine et des Colonies et le ministre de la guerre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret.

 

 

Voir aussi :

4 février 1794 - La Convention abolit l'esclavage

Chronologie de l'abolition de l'esclavage en France

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 23:01

abolition de l'esclavage

 

3 juillet 1315 : Édit royal du roi de France Louis le Hutin affirmant que selon le droit de nature, chacun doit naître franc. Officiellement, depuis cette date, le sol de France affranchit l'esclave qui le touche.

 

23 août 1793 : le commissaire de la République Sonthonax abolit l'esclavage dans la possession française de Saint-Domingue, actuelle Haïti.

 

4 février 1794 : La première abolition sur tous les territoires de la République française.

 

20 mai 1802 : Napoléon Bonaparte, par la loi du 30 floréal an X (20 mai 1802), rétablit la traite et l’esclavage conformément à la législation en vigueur avant 1789.

C'est un retour sur les principes de la loi du 4 février 1794 l'esclavage (cette abolition n'a pas été effective dans plusieurs colonies françaises).

 

1815 : engagement des principales puissances européennes (Empire d'Autriche, Grande-Bretagne, France, Portugal, Russie, Suède) à mettre fin à la traite négrière au congrès de Vienne. Celle-ci se poursuivra cependant de façon clandestine et il faudra attendre l'abolition de l'esclavage pour que ce trafic cesse réellement.

Pendant les Cent-Jours, Napoléon Ier interdit par décret la traite négrière.

 

27 avril 1848 : décret d'abolition de l'esclavage en France et dans les colonies françaises (Guadeloupe, Martinique, Réunion, Guyane, Sénégal).

abolition de l'esclavage

2004 : année internationale de commémoration de la lutte contre l'esclavage et de son abolition (Organisation des Nations-Unies). Inauguration en France de la route pour des abolitions de l'esclavage.

 

2 décembre : La France célèbre la journée internationale pour l'abolition de l'esclavage initiée par l’UNESCO.

Il s'agit de la date anniversaire de l'adoption par l'Assemblée Générale des Nations Unies, de la Convention pour la répression et l'abolition de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui, le 02 décembre 1949.

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 23:01

La France est le 1er État à adopter le suffrage universel masculin.

(mais sera un des derniers à accorder le droit de vote aux femmes !)

 

Au printemps 1848, dans presque toute l'Europe, les peuples se révoltent contre les monarchies.

En février 1848, la monarchie de Juillet s’effondre devant une nouvelle révolution parisienne. En France, le roi Louis-Philippe abdique le 24 février 1848 et le lendemain, le Gouvernement Provisoire proclame la IIe République.

Le suffrage universel est proclamé le 2 mars.

 

Le dimanche 23 avril 1848, tous les Français de plus de 21 ans sont appelés à élire une Assemblée constituante.

Celle-ci votera la Constitution de la IIème République le 4 novembre 1848.

 

Pendant trois ans, la Seconde République permet le rétablissement de la démocratie en France. Mais les adversaires de la République ne tardent pas à prendre le pas sur ses partisans, eux-mêmes divisés.

L'essai d'un régime présidentiel, démuni de contrepoids et de solutions d'arbitrages, et l'élection à la présidence de la République de l'héritier des Bonaparte aboutissent au coup d'État du 2 décembre 1851.

 

Liens du jour :

Histoire des institutions Françaises

Voir aussi les articles du 21 avril

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 23:02

La France accorde le droit de vote aux femmes, près d'un siècle après l'adoption du suffrage universel masculin.

Il était temps... En effet, les Françaises sont parmi les dernières femmes du monde occidental à acquérir le droit de voter et celui de se faire élire, juste avant l'Italie, la Belgique, la Grèce et la Suisse.


Pourquoi la France a-t-elle accordé ce droit si tardivement aux femmes ?

En France, après la première Guerre Mondiale, la Chambre des députés accordent le droit aux votes des femmes à plusieurs reprises...
Mais le vote des députés sera à chaque fois repoussé par les sénateurs !

Les motifs des opposants tiennent à des préjugés personnels et à la crainte que les femmes ne renforcent le camp conservateur.

La gauche craint que les femmes ne renforcent le camp clérical et ne se soumettent aux injonctions des curés !

http://www.histoire-politique.fr/documents/01/dossier/images/numero01_Dossier-Bard-article.jpg

Pourtant, les Françaises n'attendent pas le droit de vote pour accéder à des fonctions gouvernementales : Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie obtiennent un sous-secrétariat d'État dans le gouvernement de Léon Blum en 1936, après la victoire du Front Populaire.

Curieusement le Front Populaire, le grand mouvement de 1936, ne portait pas cette revendication !

Quel paradoxe ! Ces femmes, qui n’ont pas le droit de voter, peuvent prendre des décisions politiques.

Il faut attendre l'approche de la Libération pour qu'enfin les Françaises obtiennent le droit de vote.

 

Suffrage réellement universel en France mis en place par Charles De Gaulle

Pendant l’Occupation de nombreuses femmes ont rejoint les rangs de la Résistance.

Cet engagement conduira la France libre du général de Gaulle à reconnaître l’égalité économique et politique des sexes.

Le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative siégeant à Alger adopte le principe du droit de vote des femmes par 51 voix « pour » et 16 voix « contre ».

Un mois après, le jeudi 21 avril, le général de Gaulle ratifie une ordonnance qui, à l’article 17, prévoit le vote des femmes et leur éligibilité : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ».

 

Les femmes useront de ce droit pour la 1ère fois aux élections municipales du
29 avril 1945.

votez-femmes.jpg

Des femmes seront alors régulièrement présentes dans les gouvernements.
Mais la féminisation de la représentation parlementaire se fait attendre.

 

Jusque là, les militaires étaient également exclus du droit de vote (on ne souhaitait pas qu'ils prennent parti dans les luttes politiques) et l'armée avait gagné le surnom de «Grande Muette».

C'est seulement le 17 août 1945 qu'ils ont obtenu le droit de vote...

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 23:01

 

20 avril 1233 : L'Inquisition débute en France

Le 20 avril 1233, le pape Grégoire IX confie à un tribunal d'exception dénommé Inquisitio hereticae pravitatis le soin de démasquer et condamner, dans tout le royaume de France, les hérétiques et les catholiques non sincères.

Cette tâche est alors confiée aux Frères prêcheurs, ordre franciscain fondé par Dominique de Guzman. Créé pour convertir les cathares, cet ordre dispose désormais des pouvoirs propres à l’Inquisition pour réaliser sa mission.

Rapidement, les Frères s’installent dans les lieux stratégiques du sud de la France comme Toulouse, Montpellier ou Lyon. Les tribunaux de l’Inquisition auront un rôle crucial dans la répression des Cathares en France, et ils feront régulièrement usage des bûchers.

 

20 avril 1792 : Louis XVI déclare la guerre à l'Autriche

Le 20 avril 1792, à Paris, sur une proposition du roi Louis XVI, l'Assemblée législative déclare officiellement la guerre au «roi de Bohême et de Hongrie», c'est à dire l'archiduc d'Autriche François II de Habsbourg.

Le motif invoqué est le refus du chancelier Autrichien de dissoudre le Congrès des Souverains.

La grande majorité des députés a voté la guerre, seuls Robespierre et quelques autres s'y sont opposés.

 

Mais François II de Habsbourg et son allié, le roi de Prusse, prennent aussitôt l'offensive.

De plus, l'organisation de l'armée française ne fonctionne pas du tout et la plupart des hommes de troupes volontaires n'ont toujours pas reçu de fusils…

 

Mercredi 20 Avril 1825 : Loi sur le sacrilège

Après avoir donné le contrôle de l’Université à l’Église, les Ultras poursuivent leur volonté de "re-chritianiser" la France. Ainsi, et malgré les protestations de grands noms tels Chateaubriand, la loi du Sacrilège punissant de mort toute personne ayant commis un sacrilège en France.

Cette loi érige au statut de crime le vol dans une Église ou la profanation des hosties, un tel acte devient l’équivalent d’un parricide passible de la peine de mort.

Bien loin de relever le prestige de l’Église, comme le souhaitait le souverain Charles X, c’est l’Église qui subit l’impopularité d’une mesure trop extrémiste et aucun jury n’ose appliquer la loi.

 

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