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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 23:03

Quelques milliers de femmes se rendent au château de Versailles en fin d'après-midi.

Lassées de la disette et du coût de la vie trop élevé, elles exigent des changements de la part du roi Louis XVI.

5 octobre 1789 : Les Parisiennes réclament du pain

Dans la nuit du 5 au 6 octobre, il accepte les décrets qu'il avait refusés jusqu'alors.

Les parisiens veulent ramener la famille royale à Paris et ils envahissent le château. Le roi et la reine contraints d'obtempérer, s'installeront dans le Palais des Tuileries où ils deviendront prisonniers des Français.

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 23:11

Le 27 septembre 1940, les Allemands avaient promulgué une ordonnance à l'encontre des commerçants juifs de la zone occupée, soumis à recensement et devant apposer, dans les vitrines de leurs magasins, un écriteau portant la mention « Juif ».

Le 3 octobre, sans aucune pression de la part du régime nazi, le gouvernement de Vichy promulgue une nouvelle loi sur le « statut des juifs ».

3 octobre 1940 Statut des juifs en zone libre vichy

Le « statut des juifs » du régime de Vichy va bien plus loin que l'ordonnance allemande. Mentionnant la "race" juive là où les Allemands parlent de "religion", il englobe une population plus large : si le conjoint est juif, il suffit de deux grands-parents, et non trois comme le prévoient les Allemands, pour être visé.

Cette mesure est la première d'une série de mesures qui iront en s'aggravant.

De nombreuses professions seront interdites aux juifs.

 

Les juifs sont exclus des principaux corps de la fonction publique et notamment de l'enseignement. Un numerus clausus est établi à l'université et dans certaines professions libérales (avocats, médecins, architectes notamment).

 

Le 2 juin 1941, un second « statut des juifs » est institué.

Le 16 juillet 1942, Vichy participe activement aux rafles du Vélodrome d'Hiver.

 

Voir aussi :

25 juin 1940 - Pétain annonce aux Français les conditions de l'armistice

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:01

Le 22 septembre 1792, est l’une des dates plus importantes de l’histoire de France, elle n'est pourtant non officiellement commémorée.

Six semaines après l'incarcération du roi Louis XVI et deux jours après la victoire de Valmy, les députés de la nouvelle assemblée de la Convention décident, sur une proposition de Danton, que les actes publics seront désormais datés de « l'An 1 de la République ».

 

Aussi, la royauté étant abolie, les députés prêtent désormais le serment de fidélité, non plus au Roi, mais à la Nation :

« Au nom de la Nation, je jure de maintenir la liberté et l'égalité ou de mourir à mon poste »

http://chezminette87.c.h.pic.centerblog.net/2471526a.jpg

Ce 22 septembre, pour marquer le début d’une nouvelle ère, la Convention nationale décida de dater les actes officiels non plus de l'an IV de la Liberté, mais de l'an I de la République, jetant les bases de ce qui sera le calendrier républicain.

 

Le 25, sur la proposition de Couthon, elle vota, à l’unanimité, le fameux décret proclamant que :
« la République est une et indivisible ».

 

Enfin, si la Convention nationale sort unanime de ces premiers jours de débat, il n’en sera plus de même quant à la question du sort à réserver au Roi, première et épineuse tâche à résoudre pour la toute jeune République…

 

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 23:31

L'histoire se déroule à Béthune, sous le règne de Philippe-Auguste, époque où le Nord de la France et une partie de la Belgique actuelle dépendaient des Comtes d'Artois.

 

Les ravages des épidémies

Le sol marécageux d'une partie des communes voisines de Béthune et de Beuvry favorisait l'éclosion de mouches, moustiques, puces, rats qui semaient à profusion des germes de maladies contagieuses et mortelles variées, telles que malaria, lèpre, peste.

Une épidémie de ce genre apparut fin 1187, mais l'hiver calma la contagion. 

Pourtant, l’épidémie reprit en 1188 avec une nouvelle vigueur, juste au moment où la paix venait d'être signée entre le Roi de France et le Comte de Flandres, après quatre années de guerre qui avaient affaibli les habitants et l'économie de la région.

La désolation fut extrême, le découragement total, au point de voir la population s'enfuir des villes, laissant les malades sans soins ni secours, et les morts abandonnés sans sépulture.

La médecine de l'époque était rudimentaire et impuissante.

En pareille situation, la population cherchait secours auprès de Dieu, remplissant les églises.

 

21 septembre 1188 : Saint Eloi apparu en rêve à 2 forgerons

C'est alors qu'à trois reprises, Saint Eloi, Patron des forgerons, apparut de nuit à un forgeron de Beuvry, nommé Germon, le priant d'aller vers Béthune pour fonder une « karité » (confrérie de charité), qui inhumera les défunts, et pour instaurer une « candeille » (chandelle de cire vierge) pour guérir les malades.

Germon prend alors la route de Béthune le, jour de la fête St-Matthieu, mais en arrivant à la limite des deux communes, il vit, venant à lui, un homme également habillé en forgeron, mais se dirigeant vers Beuvry.

Cet homme n'est autre que Gauthier, un forgeron du faubourg de Saint-Pry, près de Béthune.

Il avait reçu de Saint Eloi le même message que Germon !

La légende veut que les deux forgerons tombent dans les bras l'un de l'autre, pleurent et prient ensemble près de la source de Quinty toute proche (à la limite des 2 communes). Cherchant conseil, Gauthier suggère de consulter un saint homme, le moine Rogon, du Couvent cistercien de Saint-Pry.

stèle germon et gautier bethune beuvry

Fondation de la confrérie de charité

Il est de bon conseil et, après avoir prié, demande aux deux forgerons de constituer leur « karité » et de commencer aussitôt à enterrer dignement tous les défunts, pendant que lui se charge de leur fournir la Sainte-Chandelle en cire vierge.

Le mouvement est lancé, et devant le courage de ces deux forgerons, des habitants des deux villes viennent les aider.

 

Progressivement, les défunts sont dignement inhumés, et les malades sont soignés, l'épidémie régresse doucement, puis finit par disparaître complètement.

Mais la chose la plus étrange de cette histoire est le fait que jamais aucun de ces hommes charitables n'ait contracté la maladie ?

La légende parle d'une épidémie de peste. Certains historiens locaux disent ne pas en avoir de preuve écrite, et parlent d'une maladie très contagieuse.

 

8 siècles d’existence !

Et pendant plus de huit siècles, aucun Charitable n'est mort d'une épidémie, car selon la prophétie de Saint-Eloi :

« Le fléau n'approchera point de vous, ni même de vos demeures ! »

 

De nos jours, ils ont toujours pour vocation d'accompagner les morts à leur dernière demeure, et accordent leurs attentions aux vivants. D’autres confréries se sont fondée dans les villages et villes de la région de Béthune.

Les 2 confréries de Béthune et Beuvry célèbrent chaque année cette rencontre historique, le dimanche qui suit la Saint Mathieu. Deux processions dont organisées au départ de chaque « chambre » (local de réunion des charitables). Les deux processions se rendent à la rencontre l’une de l’autre, comme l’avaient les 2 forgerons. Une messe en plein air est donnée près de la source Quinty.

procession confrérie charitables béthune beuvry

messe plein air quinty bethune beuvry

Lien du jour :

Histoire, photos et actualité des charitables de Beuvry et Béthune.


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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 07:10

L'armée française emmenée par les généraux Dumouriez et Kellermann l'emporte face aux Prussiens du duc de Brunswick. Cette victoire surprise donne un coup d'arrêt à l'invasion de la France révolutionnaire par les puissances monarchistes.
Valmy est la première victoire militaire de la république.

http://www.horloge-edifice.fr/images/Documents/A0014-Bataille-de-Valmy.jpg

Depuis l'emprisonnement de Louis XVI, en août 1792, les Prussiens avaient envahi l'Est de la France sans difficultés.

Après la prise des Tuileries et la chute de la monarchie le 10 août, les coalisés sous les ordres du duc de Brunswick projette d'envahir la France et de gagner Paris pour venir en aide à Louis XVI. Après de multiples revers, l'armée française s'appuie sur son dernier rempart situé à Valmy. L'armée du Nord a rejoint l'armée du Centre et Danton demandait « De l'audace, toujours de l'audace et encore de l'audace ! ».

Les Français se placèrent sur un plateau face à un moulin. Face à eux une armée prussienne qui est déjà affaibli par la dysenterie, ces derniers ouvrent le feu. Mais face à eux l'artillerie de l'ingénieur français Gribeauval est la meilleure d'Europe, elle riposte violemment.

Le général Kellermann enlève son chapeau à panache tricolore le place au-dessus de son sabre et crie : « Vive la Nation ! », et les patriotes enthousiastes répètent ces mots à mesure que la canonnade repousse les Prussiens. Les premières notes de « La Marseillaise » retentissent sur les tambours, les Prussiens reculent et fuient. Même si il n'y a eu seulement 500 morts dans la bataille, la victoire française est prestigieuse.

 

Goethe qui assista à la canonnade en dit alors : « D'aujourd'hui et de ce lieu date une ère nouvelle dans l'histoire du monde ; vous pourrez dire que vous y étiez ! ».

http://vdaucourt.free.fr/Revo/Valmy.jpg

 

Lien du jour : L’étrange bataille de Valmy

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 23:01

 

Philippe est sacré à Reims dans sa quatorzième année, du vivant de son père Louis VII le Jeune.

L'année suivante, il épouse Isabelle de Hainaut et, son père venant à mourir le 18 septembre 1180, le voilà désormais seul à régner sur la France sous le nom de Philippe II.

Son surnom de Philippe Auguste lui vient tout simplement du fait qu'il soit né un mois d'août !

Avènement de Philippe II - Auguste

Les déboires matrimoniaux de Philippe II

En 1193, veuf depuis quatre ans d'Isabelle de Hainaut, Philippe Auguste (qui n'a que 28 ans), se remarie avec Isambour de Danemark. Mais, pris d'un subit dégoût, il la répudie le lendemain des noces !

Il fait aussitôt annuler ce mariage pour un motif de complaisance et se remarie avec Agnès de Méran (ou de Méranie).

Le pape Innocent III, l’excommunie, et en 1198, frappe même le royaume d'interdit, autrement dit de l'arrêt de tout sacrement pour les sujets du roi !

Le roi, qui n'a pas le choix, feint de se soumettre et restitue à sa malheureuse femme danoise le titre de reine... (sans pour autant la remettre dans son lit).

 

Malgré ses déboires matrimoniaux, il se révèle un grand souverain.

Philippe Auguste combat avec succès les rois d'Angleterre, Henri II Plantagenêt et ses fils Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre, qui, par leurs possessions continentales (Normandie, Anjou, Aquitaine...), menacent très directement son autorité.

 

Il défait à Bouvines la première coalition européenne contre la France.

Le conflit franco-anglais débouche en 1214 sur une coalition internationale, la première du genre. Elle réunit le roi d'Angleterre Jean sans Terre, les comtes de Flandre et de Boulogne, le duc de Brabant ainsi que l'empereur d'Allemagne Otto IV. La bataille décisive a lieu à Bouvines, le dimanche 27 juillet 1214.

 

Le règne de Philippe Auguste dura 43 ans pendant lesquels le roi agrandit la France. Intelligent et habile, il sut écarter le grave danger que les Anglais faisaient peser sur la monarchie, et renforcer son pouvoir. Il fit de Paris la plus belle ville de son royaume et contribua à l'extension et à la renommée de la capitale.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f5/Conquetes_Philippe_Auguste.gif/600px-Conquetes_Philippe_Auguste.gif

 

Voir aussi : 27 juillet 1214 - Victoire française à Bouvines

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 23:01

La première bataille de la Marne a eu lieu du 6 au 13 septembre 1914. Elle doit être distinguée de la seconde bataille de la Marne, qui se déroula du 15 au 18 juillet 1918.

 

Au cours de cette première bataille décisive, les troupes franco-britanniques réussissent à arrêter puis repousser les allemands et donc à mettre en échec le plan Schlieffen qui prévoyait l'invasion de la France en six semaines pour ensuite se porter vers la Russie.

 

Durant les premières semaines de la guerre, la progression allemande est fulgurante.

Le 2 septembre, les armées allemandes sont à Senlis, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Un vent de panique s'empare des Français : le gouvernement quitte la capitale pour Bordeaux, imité par 500.000 Parisiens.

L'armée française doit se réorganiser pour stopper l'avancée allemande au nord de Paris. Des taxis permettent de transporter des troupes.

Alors que la situation est critique, Foch décide de passer à l'attaque.

http://memorialdormans.free.fr/FochLaMarne_fichiers/image005.gif

Les taxis de la Marne

Cette offensive verra l'épopée des « taxis de la Marne », organisée depuis la capitale par le général Galliéni, chef du camp retranché de Paris. Cette opération permit d'acheminer rapidement environ cinq mille hommes.

L'état-major français devait trouver une solution rapide pour envoyer des troupes fraîches, pour contenir et détruire les avant-gardes des troupes allemandes à quelques dizaines de kilomètres de Paris.

600 taxis parisiens furent ainsi réquisitionnés pour servir de moyen de transport.

Les taxis de la Marne

 

Voir aussi :

1 août 1914 - Début de la Première Guerre mondiale

21 février 1916 - La bataille de Verdun commence

16 avril 1917 - Défaite sanglante de l'armée française au Chemin des Dames

Chemin de mémoire : la première bataille de la Marne

 


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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 23:01

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, les Parisiens apprennent que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan.

Napoléon 3 Napoléon III 

Dès l'annonce de la défaite, les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries, et commencent à préparer la déchéance de Napoléon.
Le corps législatif se réunit à 1h du matin.

La foule, qui a manifesté toute la nuit, envahit le Palais Bourbon : il est 14h30. Gambetta et Jules Favre parviennent à entraîner les manifestants à l'Hôtel de Ville où siègent déjà les révolutionnaires, bien décidés à former un gouvernement.

Mais la tentative est déjouée, Favre et Gambetta font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta (Intérieur), Favre (Affaires étrangères)...

Etienne Arago est nommé maire de Paris, chargé de désigner les maires des arrondissements : Carnot dans le 8ème, Clémenceau dans le 18ème.

La République est proclamée aux Tuileries.

4 septembre 1870 : Naissance de la IIIème République

 

Liens du jour :

2 septembre 1870 - Napoléon III vaincu à Sedan

Histoire des institutions Françaises

 


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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 23:02

Dans la nuit du 24 au 25 août 1944, Paris est libérée par l'action conjuguée de la police parisienne, des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) levées dans la capitale par Rol-Tanguy et de la 2ème division blindée du Général Leclerc (sous l'impulsion de ses éléments avancés commandés par le capitaine Dronne).

 

Paris libéré par lui-même 

L'insurrection, murie depuis de longs mois déjà, débute véritablement après une ultime réunion du Comité Français de Libération Nationale (Présidé par Alexandre Parodi) et du Conseil National de la Resistance de Georges Bidault. Le 18 août 1944, des centaines d'affiches proclamant la mobilisation générale et signé du colonel Rol-Tanguy (chef des FFI pour Paris) appelent le peuple Parisien à la révolte.

Dès le 19 aout, l'insurrection se poursuit par la grève générale de la Police Parisienne, qui occupe la préfecture. Dirigé militairement par le colonel Rol-Tanguy, chef des Forces Françaises de l'Intérieur pour Paris, le soulèvement se poursuit par l'occupation des mairies d'arrondissement et des commissariats. Les premiers drapeaux tricolores sont hissés depuis 4 ans d'occupation.

Toutes les unités FFI entrent en action, harcelant sans cesse les convois Allemands.

Forces Françaises de l'Intérieur Paris Liberation 1944  25 août 1944 Libération de Paris

 

En parallèle, le général Von Choltitz, commandant du Gross Paris, vient de recevoir l'ordre de transformer la capitale Française en champ de ruines. Le consul général de Suède, Raoul Nordling, use de toute son influence auprès de l'officier Allemand pour éviter carnage et destructions.

Le vendredi 25 août 1944, le général Leclerc reçoit à Paris, devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes allemandes.

Débarqué en Normandie à la tête de la 2ème division blindée deux mois plus tôt, il est le premier Français libre à entrer dans la capitale par la porte d'Orléans.

Le général von Choltitz, commandant les troupes allemandes, avait entamé deux semaines plus tôt l'évacuation de la ville en prévision de l'arrivée des alliés.

 

Le Général de Gaulle, chef du Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF)

Il a embarqué le 14 juin en Angleterre à bord du contre-torpilleur La Combattante. Il traverse la Normandie et parvient au château de Rambouillet. Il fait son entrée dans Paris le 25 août par la porte d'Orléans, à bord d'une Hotchkiss noire découverte (après avoir refusé une voiture blindée ayant appartenu à Pierre Laval). Sous les vivats de la foule amassée le long de la route, il rejoint d'abord la gare Montparnasse, où le Général Leclerc reçoit la capitulation du Commandant des forces allemandes de Paris.

http://histoireetculture.unblog.fr/2011/05/11/files/2011/05/librationdeparis.jpeg

De Gaulle s'installe ensuite au ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique, qu'il a quitté en 1940, et y établit le siège de la Présidence du Gouvernement. Il se rend à l'Hôtel de Ville où l'attendent la Municipalité provisoire (Comité Parisien de la Libération), le Comité National de la Résistance et des détachements de combattants.

Après les discours que lui adressent M. Marrane, au nom du Comité Parisien de la Libération, et M. G. Bidault, président du Comité National de la Résistance,le Général prononce une allocution improvisée devant une foule immense.

 

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 23:01

Le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, le carillon de l'église de Saint-Germain l'Auxerrois, en face du Louvre, donne le signal du massacre des protestants, à Paris et dans le reste du pays.

C'est le jour le plus noir des guerres de religion entre catholiques et protestants qui ont ensanglanté le pays pendant plus d'une génération. Il est devenu le symbole universel du fanatisme.

http://his.nicolas.free.fr/Ressources/Biblio/BManuelHdF1969/HdF1969_22ASaintBarthelemy_WEB.jpg 

Le massacre s’est prolongé pendant plusieurs jours dans la capitale, puis étendu à plus d'une vingtaine de villes de province durant les semaines suivantes.

 

Contexte :

La paix de Saint-Germain met fin à trois années de terribles guerres civiles entre catholiques et protestants. Cette paix est précaire car les catholiques les plus intransigeants ne l'acceptent pas.

 

Henri III de Navarre épouse Marguerite Valois, fille de Henri II de France et de Catherine de Medicis, le 18 août 1572.

Plusieurs célèbres protestants vinrent à Paris pour la célébration du mariage.

Très impopulaire, ce mariage renforce les droits du chef des protestants à la succession au trône de France, ce que les catholiques n'acceptent pas.

 

Le 22 août, l'amiral de Coligny, échappe à une tentative d'assassinat.

Très choqués après cet attentat, les protestants demandent au roi de rendre justice, et celui-ci accepte. Le fait que Charles IX promette de châtier le coupable de l'attentat contre un protestant induit le mécontentement des catholiques, dont les chefs quittent Paris.

 

L'ambiance dans la ville est donc exécrable. Paris est majoritairement catholique et très hostile aux protestants.

Or, la ville en contient plusieurs milliers, les chefs protestants sont venus assister au mariage entre Henri de Navarre et la sœur du roi (Charles IX), Marguerite, mariage qui était sensé représenter la réconciliation entre les deux camps.

 

Voir aussi : Les guerres de religion en France

 

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:01

Dans la soirée du 22 août 1962, toutes les radios interrompent leurs émissions pour une information spéciale :
« Un attentat vient d'être dirigé contre le président de la République. Sa voiture a essuyé plusieurs rafales d'armes automatiques. Aucun des occupants n'a été atteint... »

 

L’attentat :

Le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, partisan de l’Algérie Française, organise une tentative d’assassinat, qu’il requalifiera de tentative d’enlèvement lors de son procès, du Président De Gaulle, lors d’un déplacement.

L’opération est appelée : « opération Charlotte Corday ».

 

Dans la soirée du 22 Août, la DS-19 du Président De Gaulle, accompagné de sa femme, quitte le palais de l’Elysée pour la base de Villacoublay pour Colombey-les-Deux-Eglises.

 

A hauteur du carrefour du Petit-Clamart, des hommes sortent des armes automatiques des fenêtres d’une estafette jaune garée au bord de la route. Très vite, la voiture présidentielle est victime de nombreux tirs violents. Le chauffeur du Président fait preuve d’un grand sang-froid et accélère malgré des pneus crevés.

100 mètres plus loin, la voiture est sujette à un nouveau tir d’armes automatiques provenant d’une Citroën ID-19 et est prise en chasse par les attaquants.

Encore une fois, le chauffeur, François Marroux, sous-officier de la Gendarmerie, maitrise la voiture et réussit à rejoindre Villacoublay.

 

De nombreux projectiles sont retrouvés a proximité du siège occupé par le Président. Mais aucun tir n’a fait de blessé.

 

L’enquête :

Les responsables de cet attentat sont très vite retrouvés. Selon l’enquête, le Lieutenant-colonel Bastien-Thiry, chef du commando, avait pour mission d’avertir ses complices de l’arrivée du convoi. 2 fusils-mitrailleurs volés au Camp de Satory par l’Adjudant Robin, sont découvertes. Elles auraient été utilisées par les 5 terroristes présents dans l’estafette jaune. 

Pendant l’enquête, il est clairement notifié de l’aide apporté au commando par un membre de l’Elysée. Jacques Cantelaube, qui avait démissionné de son poste de directeur de la sécurité du Président juste avant l’attentat, est accusé.

 

Le procès :

Le 28 janvier 1963, le procès débute au fort de Vincennes. 9 accusés sont présents lors de cette première audience. Les 6 autres sont accusés par contumace.

 

Le 4 mars, la Cour Militaire de Justice juge le Lieutenant-colonel Bastien-Thiry coupable de tentative d’assassinat sur le Président de la République. Bastien-Thiry ainsi qu’Alain de la Tocnaye et Jacques Prévost sont condamnés à mort.

Les autres accusés sont condamnés à différentes peines de prison avant d’être graciés par le Président.

Le 11 mars 1963, Jean-Marie Bastien-Thiry est fusillé par un peloton militaire au fort d’Ivry.

Il sera le dernier à subir en France la peine de mort par fusillade.

 

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 23:01

Dès la conférence de Québec (août 1943), un plan américain de débarquement en Provence, complémentaire de celui de Normandie, a été étudié.

15 août 1944 Débarquement en Provence

À l'origine appelée Anvil (enclume en anglais), le nom a été changé en Dragoon par Winston Churchill car il était contre ce débarquement (il déclara y avoir été contraint = dragooned) préférant une percée des troupes déployées sur le front d'Italie vers les Balkans afin de prendre en tenaille l'armée allemande en Europe centrale et d'arriver à Berlin avant les Soviétiques.

Il s'oppose notamment à Charles De Gaulle, qui menace de retirer les divisions françaises du front italien. Les objectifs étaient de libérer Toulon, Marseille puis de remonter le Rhône jusqu'à effectuer la jonction avec les forces de l'opération Overlord débarquées en Normandie.

La ténacité de De Gaulle dans cette opération comme dans d’autres lors de la seconde guerre mondiale a permis à la France d’être indépendante de la Grande Bretagne et des États-Unis après 1945.

15 août 1944 carte Débarquement en Provence

Le débarquement de Provence débute par un parachutage de troupes suivi d’un débarquement sur la côte. Durant la nuit du 14 au 15 août, les commandos français sont débarqués sur les flancs du futur débarquement.

Au total, plus de 94.000 soldats et 11.000 véhicules ont été débarqués le premier jour.

L’opération, engageant plus de 300.000 hommes, est de moindre envergure qu’en Normandie mais elle obtient une avance plus rapide, les nazis ayant envoyé des renforts vers le nord.

 

Les villes de Marseille, Toulon ou même Grenoble, seront libérées en moins de dix jours.

 

Voir la vidéo


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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:02

3ème guerre de religion

La guerre reprend en septembre 1568 après que la régente Catherine de Médicis ait lancé un ordre d'arrestation contre les chefs protestants Condé et Coligny. La noblesse catholique remporte une première victoire sur les protestants à Jarnac le 13 mars 1569, au cours de laquelle est tué le prince de Condé (après qu'il se soit constitué prisonnier), et une autre victoire à Moncontour le 3 octobre 1569.

 

Le 8 août 1570, un édit royal de Charles IX ramène la paix civile.

roi Charles IX 

Pour mettre un terme aux hostilités entre protestants et catholiques, l’édit octroie à nouveau la liberté de culte aux protestants, dans une limite territoriale.

C’est « la paix de Saint-Germain ».

 

Après une troisième guerre entre catholiques et protestants, qui voit la nomination d’Henri de Bourbon (futur Henri IV) comme chef des protestants, la paix de Saint-Germain, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard de Coligny accorde aux protestants une liberté limitée de pratiquer leur culte dans les lieux où ils le pratiquaient auparavant ainsi que dans les faubourgs de 24 villes.

 

Cognac, La Rochelle, Montauban, et La Charité-sur-Loire sont consenties comme places de sûreté aux huguenots.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 23:01

Le roi Charles VI, 24 ans, est saisi d'un accès de folie, alors qu'il traverse la forêt du Mans avec ses troupes. Il croit voir autour de lui ses ennemis et s'élance en donnant des coups d'épée, tuant six chevaliers.

Sa lucidité revient après deux jours, mais ce n'est qu'un début, ces accès de folie intermittents assombrissent son règne.

Son règne (1380-1422) sera marqué par 44 attaques, dont chacune durera 3 à 9 mois.

roi de France Charles 6

 

Charles VI le fol (né à Paris, le 3 décembre 1368 – décédé à Paris, le 21 octobre 1422)

Fils aîné de Charles V et de Jeanne de Bourbon. Les oncles de Charles VI, les ducs de Bourgogne, d’Anjou, de Berry et de Bourbon, gouvernèrent pendant sa minorité et cherchèrent à tirer le maximum de profit du pouvoir.

Majeur en 1388, Charles VI remercia ses oncles et rappela au gouvernement les anciens conseillers de son père, les Marmousets.

roi de France Charles VI le fol

Mais la folie du roi, permit aux ducs de Bourgogne et de Berry, et au duc d’Orléans, frère du roi, de se disputer à nouveau le pouvoir.

Les désordres permettent à la guerre de Cent Ans de reprendre.

Henri V, roi d'Angleterre, profitant de ces troubles, arme contre la France : il remporte la bataille d'Azincourt en 1415 et s'empare de la Normandie.

La guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, à partir de 1405, conduisit à l’intervention étrangère et au traité de Troyes (1420), par lequel Charles VI, à peine conscient de ce qui se passait pendant ses longues périodes d’aliénation et désormais soumis au duc de Bourgogne et à la reine Isabeau de Bavière, déshérita son propre fils, le futur Charles VII, qui fut déclaré bâtard au profit du roi d’Angleterre Henri V.

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 23:01

La nuit du 4 au 5 août 1789, où l'Assemblée Constituante issue de la Révolution votait l'abolition des privilèges féodaux et mettait fin ainsi à la structure économique de l'Ancien Régime, a été bien plus importante que la prise de la Bastille. Rappelons en effet que la Bastille n'embastillait que 7 personnes (4 faussaires, 2 fous, 1 criminel) le14 juillet 1789.

http://www.histoirepassion.eu/local/cache-vignettes/L556xH329/nuit_4_aout-62e6d.jpg

La séance du 4 août 1789 de l'Assemblée nationale est la conséquence de la « Grande Peur » : les paysans s'en étaient pris aux maisons seigneuriales, tout en proclamant leur fidélité au roi.

Les députés, inquiets par ses soulèvements, décident d'abolir les restes de féodalités : corvée, dîme, juridiction seigneuriale, etc…

 

Le 4 août 1789, à 8 heures du soir, l’ensemble des députés est réuni sous la présidence de Le Chapelier. Le très riche duc et pair d’Aiguillon se lève et évoque « le malheureux cultivateur soumis au reste barbare des lois féodales ». Il propose « d’établir cette égalité de droits qui doit exister entre tous les hommes ». L’assemblée applaudit.

En 6 heures, abolit l’ensemble des privilèges en usage depuis plusieurs siècles. La dîme est supprimée, les droits de chasse, sur la proposition de monseigneur de Lubersac, sont abolis. L’égalité fiscale est instaurée. Les mesures vexatoires des seigneurs sont supprimées, comme l’est la mainmorte, qui interdisait aux serfs de transmettre leurs biens à leurs descendants, comme le sont les corvées et les fonctions inutiles et coûteuses des courtisans. Pendant toute la nuit c’est une surenchère de générosité.

L’égalité des peines et de l’accès aux emplois publics est proposée.

 

L'Assemblée se prépare alors à rédiger une grande Déclaration des droits.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 07:04

Le général Napoléon Bonaparte s'était emparé du pouvoir par le coup d'État du 18 Brumaire et avait pris le titre de Premier Consul, mettant un terme à l'instabilité de dix ans de révolution.

Napoléon devient consul à vie

Après la paix d'Amiens (le 25 mars 1802) avec l'Angleterre, le Premier consul Napoléon Bonaparte, au faîte de sa popularité, décide d'en appeler au peuple et de se faire élire consul à vie.

Le 2 août 1802, les citoyens français sont invités à se rendre aux urnes pour se prononcer sur une question : « Napoléon Bonaparte sera-t-il Consul à vie ? ».

Il obtient plus de 3.600.000 oui contre 8.374 non (dont ceux de La Fayette et de quelques républicains).

Bonaparte devient un monarque absolu sans en avoir le titre, avec plus de pouvoirs que Louis XIV lui-même !

Le Sénat ratifie alors la Constitution de l'an X qui consacre la toute puissance de Napoléon Bonaparte. Il se fera proclamer empereur des Français deux ans plus tard.

 

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 23:01

Les volontaires Marseillais de l'armée révolutionnaire entrent à Paris en chantant le « Chant de guerre pour l'armée du Rhin », après 25 jours de marche.

Ils participeront à l’insurrection du palais des Tuileries le 10 août 1792.

http://revolution.1789.free.fr/image/10_aout_1792.jpg

Il n'en fallait pas plus pour que les parisiens appellent spontanément ce chant l'Hymne des Marseillais puis la Chanson Marseillaise et enfin tout simplement la « Marseillaise », nom qui lui est resté.

 

La chanson a été composée par l'officier Claude Joseph Rouget de Lisle quelques mois plus tôt. Son succès sera tel, qu'elle sera agréée par le ministère de la guerre et deviendra « chant national » le 14 juillet 1795.

Elle sera proclamée « hymne national de la République françaisel » le 14 février 1879.

 

Voir aussi : 25 avril 1792 - Rouget de Lisle présente son chant patriotique

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 23:01

Depuis longtemps, le budget royal de Louis XIII est en déficit. La pression fiscale est donc augmentée, et à chaque fois, des mouvements de contestation éclatent (1623 à Rouen, 1628, 1634 ...). La Normandie, une des plus riches provinces du royaume, est donc mise à forte contribution.

 

En janvier 1639, le gouvernement décide de supprimer le privilège de « Quart Bouillon » dont bénéficie le Cotentin. Désormais, toute la production est soumise à la gabelle et vendue uniquement dans les greniers à sel royaux, ce qui a pour conséquence de tripler le prix de l'« or blanc ».

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Exaspérée par l’empilement de nouvelles taxes, la population de Normandie s’agite. Lorsque la décision de rétablir la gabelle dans cette région est annoncée, les habitants d’Avranche décident de se rebeller.

Le 16 juillet 1639, un collecteur d'impôts, Charles le Poupinel, est tué à Saint-Léonard tout près du Grouin du sud.

C’est le début de la révolte des va-nu-pieds qui va secouer la Normandie pendant plusieurs mois, notamment dans les villes d’Avranche, Rouen ou Bayeux.


 

Manœuvriers, laboureurs, clercs et même des gentilshommes appauvris par les impôts, viennent se joindre à la révolte. De plus, l'idée d'indépendance comme aux temps de ducs de Normandie se répand.

Amplifié par des agents de troubles envoyés par l'Angleterre et par l'Espagne, le mouvement de mécontentement se transforme en révolte. Partout, la chasse aux officiers de finance, à leurs partisans, est ordonnée.

A l'automne, vingt mille hommes constituent cette armée de va-nu-pieds (ils doivent leur nom aux sauniers de la région d'Avranches, qui marchent pieds nus sur les grèves) menée par la capitaine « Jean Nu-Pieds ».

 

Richelieu adopte alors la stratégie de la force et donne des pouvoirs exceptionnels à Gassion ou encore Séguier pour écraser les insurgés.

Comme sanction royale, Richelieu ordonne que les villes normandes concernées perdent leurs privilèges. Par contre, le cardinal de Richelieu ne fit pas appliquer le décret qui devait supprimer le privilège de Quart Bouillon. Celui-ci fonctionnera jusqu'à la révolution de 1789.

 

Les violences prendront fin en janvier 1640.

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 23:01

POM-POM-POM-POM.

Cet indicatif radiophonique est sans doute le plus célèbre du monde et même pour ceux qui n'étaient pas d'âge à l'écouter entre 1940-1944.

http://doctsf.com/bbc/speakers.jpg

 

Moins d’un mois après célèbre Appel du Général De Gaulle, une émission quotidienne, indépendante de la France libre est diffusée à partir du 14 juillet, date de la fête nationale française.

Appelée « Ici la France » puis à partir du 6 septembre 1940 « Les Français parlent aux Français », l’émission est diffusée depuis la BBC à Londres.

Elle propose de nombreux reportages et commentaires sur l’actualité, tous destinés à servir la cause alliée, et sera diffusée jusqu’en août 1944.

Cette émission a joué un très grand rôle pour faire connaître les nouvelles du front expurgées de la propagande nazie, transmettre des messages codés à la résistance intérieure française mais aussi soutenir le moral des Français.

 

Des voix dans la nuit…

Certains seront des stars, mais durant quatre ans, ils ne sont que des voix dans la nuit de l'Occupation :

les journalistes Jean Marin et Pierre Bourdan ;

le dessinateur Jean Oberlé créateur du fameux slogan « Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand » ;

Paul Gordeaux qui traduisait les journaux étrangers ;

Pierre Lazareff qui préparait le débarquement allié ;

Pierre Lefèvre ;

le réalisateur et acteur Jacques Brunius ;

e poète et homme de théâtre Jacques Duchesne.

Ils seront rejoints par : Franck Bauer, Pierre Dac, Maurice Diamant-Berger et Maurice Schumann qui sera le porte-parole officiel de la France Libre.

Le Général de Gaulle s'exprimait aussi dans l'émission en moyenne une fois par semaine.


J. Duchesne, pilier de l'émission « Les Français parlent aux Français »

J. Duchesne, pilier de l'émission « Les Français parlent aux Français »

 

Messages codés

Andromaque se parfume à la lavande

Grand-Mère mange nos bonbons

Il faut avoir des pipes pour trier les lentilles

La vache saute par dessus la lune

Tante Amélie fait du vélo en short

 

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 23:01

Le 30 juin 1559, lors d'un tournoi organisé en l'honneur d'un double mariage royal, celui d'Elisabeth de Valois, fille du roi, avec Philippe II, roi d'Espagne, et de Marguerite de Valois, sœur d'Henri II, avec le duc Philibert de Savoie.

http://trefaucube.free.fr/IMG2/mort_henri2-hogenberg.jpg 

Le roi, qui adorait la joute, avait tenu à participer aux jeux.

Il affronte le capitaine de sa Garde écossaise, Gabriel, seigneur de Montgomery.

C’est alors que le drame se produit : la lance de Montgomery pénètre sous la visière du heaume royal et s'enfonce dans l'œil du roi. Dans son œil gauche est resté fiché un morceau de la lance adverse.

Le roi de France est soigné par le meilleur chirurgien français, Ambroise Paré.

En vain : Henri II expire le 10 juillet après une longue agonie, il a 40 ans.

Son fils François II qui n'a que quinze ans lui succède.

Henri II sera inhumé le 13 août à Saint-Denis.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 23:01

Le 9 juillet 1789, l'Assemblée nationale née des états généraux convoqués à Versailles le 5 mai par Louis XVI, se déclare constituante. Les députés veulent modifier l'organisation politique et sociale du royaume et entament la rédaction de la Constitution.

9 juillet 1789 l'Assemblée Constituante 

Le 17 juin, le tiers état se proclame « Assemblée nationale ».

Le 9 juillet, l'Assemblée se déclare "constituante".

Après l'abolition de la féodalité dans la nuit du 4 août et la déclaration des droits de l'homme et du citoyen le 26 août, l'Assemblée vote dès la fin de l'année 1789 les grands principes de la Constitution de 1791.

Le 3 septembre 1791, elle consacre une monarchie constitutionnelle, fondée sur le principe de la souveraineté du peuple et la séparation des pouvoirs.

 

L'Assemblée constituante siégera jusqu'au 30 septembre 1791 pour laisser la place à l'Assemblée législative.

 

Voir aussi :

17 juin 1789 - Les états généraux deviennent Assemblée nationale


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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 23:02

En France, une loi abaisse l'âge de la majorité civile qui passe de 21 à 18 ans.

Cette décision ne fut pas celle d'un révolutionnaire !

C’était une promesse électorale du candidat Valéry Giscard d’Estaing qui l’a mise en application par une loi votée le vendredi 5 juillet 1974 et parue au Journal Officiel le 7 juillet.

Depuis les événements de mai 1968, « l'âge légal à partir duquel une personne devient pleinement capable de faire valoir ses droits » était jugé trop tardif.

Valéry Giscard d’Estaing 1974 

La majorité civile ou majorité légale ou encore simplement majorité est l'âge auquel un individu est juridiquement considéré comme civilement capable et responsable, c'est-à-dire essentiellement l'âge auquel il est capable de s'engager dans les liens d'un contrat ou d'un autre acte juridique.

 

Lien du jour :

Loi n°74-631 du 5 juillet 1974 fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 23:02

 

Le 13 juin 1940, Pétain est déjà l’homme fort : lors du Conseil à Tours, il déclare que la guerre est perdue, qu’il faut demander sans délai l’armistice. Il devient du coup le chef de l’opposition à Reynaud.

Le lendemain, après avoir rompu le front de la Somme, les Allemands entrent dans Paris.

Le 16 juin, la ligne Maginot, prise à revers, s’effondre et les Allemands sont sur la Loire.

Le 17 juin, Pétain s'adresse à la radio aux Français : « Je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur. C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat. ». S’engage une lutte terrible entre les partisans d’un armistice et les tenants de la continuation de la guerre par le transfert des pouvoirs publics en Afrique du Nord.

Le 18, parti à Londres, De Gaulle Lance son célèbre appel à poursuivre le combat.

Le 20 juin Pétain parle à nouveau à la radio, donnant le ton de la future politique française : « J'ai demandé à nos adversaires de mettre fin aux hostilités. ...» Le même jour, à la tête d’une délégation de parlementaires, Laval force la porte de Lebrun et l’oblige au cours d’une scène d’une rare violence à renoncer au projet de transporter le gouvernement en Afrique du Nord.

Deux jours plus tard, à 18h35, une délégation française menée par le général Hunzinger signe l’armistice à Rethondes.

 

Le mardi 25 juin 1940, Pétain annonce à la radio l’entrée en vigueur de l'armistice : Voir ce que l’on a nommé « l’appel de Pétain ».

 

Le 29 juin, après avoir hésité entre diverses solutions (Clermont, Lyon, Vichy), le gouvernement Pétain s’établit à Vichy.

Le 2 juillet, le gouvernement s’installe à Vichy.

Le 4 juillet, le Conseil des ministres adopte à la demande de Laval le projet de nouvelle constitution donnant plein pouvoir à Pétain.

Le 11 juillet, l'Acte Constitutionnel n°1 fait de Pétain le chef de l'« Etat français », nouveau régime qui remplace la République.

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 23:01

« Je m'adresse aujourd'hui à vous, Français de la Métropole et Français d'outre-mer, pour vous expliquer les motifs des deux armistices conclus, le premier avec l'Allemagne il trois jours, le second avec l'Italie.

 

Ce qu'il faut d'abord souligner, c'est l'illusion profonde que la France et ses alliés se sont faite sur la véritable force militaire et sur l'efficacité de l'arme économique : liberté des mers, blocus, ressources dont ils pouvaient disposer. Pas plus aujourd'hui qu'hier on ne gagne une guerre uniquement avec de l'or et des matières premières. La victoire dépend des effectifs, du matériel et des conditions de leur emploi. Les événements ont prouvé que l'Allemagne possédait, en mai 1940, dans ce, domaine, une écrasante supériorité à laquelle nous ne pouvions plus opposer, quand la bataille s'est engagée, que des mots d'encouragement et d'espoir.

 

La bataille des Flandres s'est terminée par la capitulation de l'armée belge en, rase campagne et l'encerclement des divisions 'anglaises et françaises. .'Ces dernières se sont battues bravement. Elles formaient l'élite de notre armée ; malgré leur valeur, elles n'ont pu sauver une partie de leurs effectifs qu'en abandonnant leur matériel.

 

Une deuxième bataille s'est livrée sur l'Aisne et sur la Somme Pour tenir cette lignée soixante divisions françaises, sans fortifications, presque sans chars, ont lutté contre 150 divisions d'infanterie et 2 divisions cuirassées allemandes. L'ennemi, en quelques jours, a rompu notre dispositif, divisé nos troupes en quatre tronçons et envahi la majeure partie du sol français.

 

La guerre était déjà gagnée virtuellement par l'Allemagne lorsque l'Italie est entrée en campagne, créant contre la France un nouveau front en face duquel notre armée des Alpes a résisté.

 

L'exode des réfugiés a pris, dès lors, des proportions inouïes. Dix millions de Français, rejoignant un million et demi de Belges, se sont précipités vers l'arrière de notre front, dans des conditions de désordre et de misères indescriptibles.

 

A partir du 15 juin, l'ennemi, franchissant la Loire, se répandait a son tour sur le reste de la France.

 

Devant une telle épreuve, la résistance armée devait cesser. Le Gouvernement était acculé à l'une de ces deux décisions : soit demeurer sur place, soit prendre la mer. Il en a délibéré et s'est résolu à rester en France, pour maintenir l'unité de notre peuple et le représenter en face de l'adversaire. Il a estimé qu'en de telles circonstances, soit devoir était d'obtenir un armistice acceptable, en faisant appel chez l'adversaire au sens de l'honneur et de la raison.

 

L'armistice est conclu, le combat a pris fin. En ce jour de deuil national, ma pensée va à tous les morts, à tous ceux que la guerre a meurtris dans leurs chairs et dans leurs affections. Leur sacrifice a maintenu haut et pur le drapeau de la France. Qu'ils demeurent dans nos mémoires et dans nos coeurs 1

 

Les conditions auxquelles nous avons dû souscrire sont sévères.

 

Une grande partie de notre territoire va être temporairement occupée. Dans tout le nord et dans l'ouest de notre pays, depuis le lac de Genève jusqu'à Tours, puis le long de la côte, de Tours -aux Pyrénées, l'Allemagne tiendra garnison. Nos armées devront être démobilisées. Notre, matériel remis à l'adversaire, nos fortifications rasées, notre flotte désarmée dans nos ports. En Méditerranée, des bases navales seront démilitarisées. Du moins l'honneur est-il sauf. Nul ne fera usage de nos avions et de notre flotte. Nous gardons les unités terrestres et navales nécessaires au maintien de l'ordre dans la métropole et dans nos colonies. Le gouvernement reste libre,' la. France ne sera administrée que par des Français.,

 

Vous étiez prêts à continuer la lutte, je le savais. La guerre était perdue dans la métropole ; fallait-il la prolonger dans nos colonies ?

 

Je ne serais pas digne de rester à votre tête si j'avais accepté de répandre le sang français pour prolonger le rêve de quelques Français mal instruits des conditions de la lutte. Je n'ai pas voulu placer hors du sol de France ni ma Personne, ni mon espoir.

Je n'ai pas été moins soucieux de nos colonies que de la métropole. L'armistice sauvegarde les liens qui l'unissent à elle. La Franc a le droit de compter sur leur loyauté.

 

C'est vers l'avenir que, désormais, nous devons tourner nos efforts. Un ordre nouveau commence. Vous serez bientôt rendus à vos foyers. Certains auront à le reconstruire.

 

Vous avez souffert.

 

Vous souffrirez encore. Beaucoup d'entre vous ne retrouveront pas leur métier ou leur maison. Votre vie sera dure. Ce n'est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. La terre, elle, ne ment pas. Elle demeure votre recours. Elle est la patrie elle-même. Un champ qui tombe en friche, c'est Une portion de France qui meurt. Une jachère de nouveau emblavée, c'est une portion de France qui renaît. N'espérez pas trop de l'Etat qui ne peut donner que ce qu'il reçoit. Comptez pour le présent sur vous-mêmes et, pour l'avenir, -sur les enfants que vous aurez élevés dans le sentiment du devoir.

 

Nous avons à restaurer la France. Montrez-la au monde qui l'observe, à l'adversaire qui l'occupe, dans tout son calme, tout son labeur et toute sa dignité. Notre défaite est venue de nos relâchements. L'esprit de jouissance détruit ce que l'esprit de sacrifice a édifié. C'est à un redressement intellectuel et moral que, d'abord, je vous convie. Français, vous l'accomplirez et vous verrez, je le jure, une France neuve surgir de votre ferveur. »

hitler pétain

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 23:02

Le 22 juin 1940 l'armistice est conclu entre le IIIe Reich allemand et les représentants du gouvernement français de Philippe Pétain.

http://www.linternaute.com/savoir/magazine/adolf-hitler/image/france-se-rend-a-l-allemagne-565508.jpg

Désireux de laver l'humiliation de 1918, Hitler exige de signer l'armistice à Rethondes, en forêt de Compiègne, dans le wagon historique où le maréchal Foch et les plénipotentiaires allemands se retrouvèrent pour l'Armistice du 11 novembre 1918.

Il est entouré du maréchal Hermann Goering, du ministre des Affaires étrangères Joachim Von Ribbentrop, du maréchal Wilhelm Keitel et du général Alfred Jodl (ce dernier signera à Reims, cinq ans plus tard, la capitulation de l'Allemagne).

Quelques minutes plus tard arrive la délégation française, conduite par le général Charles Huntziger, qui a commandé la IIe Armée de Sedan, et composée d'un amiral, d'un général d'aviation et d'un civil, Léon Noël, ancien ambassadeur en Pologne.

 

Le maréchal Keitel présente un texte en 24 articles qui exclut toute revendication sur les colonies et sur la flotte de guerre, pour éviter que colons et marins français n'y trouvent motif de se rallier aux Britanniques, encore invaincus.

Hitler et sa suite quittent le wagon après la lecture de ce préambule, laissant les négociateurs entre eux.

 

Cet armistice met un terme à la participation de la France au conflit et fait du nord du pays une zone sous occupation allemande.

Deux jours plus tard, à 19h35, est signé à Rome l'armistice franco-italien. Au vu des médiocres performances de ses troupes, Mussolini ne peut obtenir que l'annexion d'une bande de quelques centaines de mètres à la frontière et la démilitarisation d'une bande de 80 kilomètres en France et en Tunisie.

 

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