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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 23:01

Énergique et ambitieux, le jeune roi anglais profite de la folie du roi Charles VI pour dénoncer la trêve conclue en 1396.

Le 25 octobre 1415, la « fleur de la chevalerie française » est anéantie à Azincourt, au nord de la Somme, par les archers et les piétons du roi d'Angleterre, Henri V de Lancastre (28 ans).

carte bataille d'Azincourt

L'armée française est écrasée par les troupes anglaises du roi Henri V à Azincourt, au nord de la Somme.

Le champ de bataille était situé sur 900 mètres de terrain découvert, coincés entre deux bois, ce qui empêchait les grandes manœuvres et joua en faveur d'Henri V.

La bataille débuta à 11 heures du matin. Les Français étaient lourdement armés (leurs armures ne pesaient plus de 20 kg) et progressaient difficilement sur le sol boueux. Les archers ennemis étaient équipés d'arcs performants, avec une portée supérieure à 200 mètres. Ils étaient, protégés par une ligne de défense constitués de pieux.

Bien qu'en supériorité numérique (50.000 contre 15.000 anglais) les Français sont trop désorganisés.

http://www.histoirdefrance.fr/images/image196.gif

Plus les Français avançaient, plus ils s’embourbaient, si bien que certains n'avaient plus la force de lever leurs armes. Henri V a décidé de profiter de cet avantage et à lancer ses archers, plus légèrement équipés, à l'assaut de l'adversaire. Ce fût le début d'un véritable massacre.

Plus de 6000 soldats français ont perdu la vie à Azincourt contre 400 Anglais.

De nombreux chevaliers sont faits prisonniers.

Azincourt est l'une des batailles les plus meurtrières du moyen-âge. Suite à cette victoire, Henri V s'emparera de la Normandie.

 

Voir aussi : 5 août 1392 - Charles VI sombre dans la folie

 

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 23:01

Le mercredi 22 octobre 1941, à Châteaubriant, en Bretagne, les Allemands fusillent 27 détenus (dont Guy Môquet) en riposte à l'assassinat d'un commandant allemand, le Feldkommandant Fritz Holtz.

Celui-ci a été abattu le 20 octobre, en plein centre de Nantes, par Gilbert Brustlein, qui a aussi participé les jours précédents au déraillement d'un train de permissionnaires allemands.

Les auteurs de ces attentats ont agi sur ordre du parti communiste clandestin, entré en résistance après l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht le 22 juin 1941.

Sans succès, les Allemands offrent 15 millions de francs à toute personne qui leur fournirait des renseignements sur eux.

 

Le 22 octobre, en début d'après-midi, les gardes allemands assistés d'un lieutenant français procèdent à l'appel des otages dans les baraques du camp de Choisel-Châteaubriant.

Les futures victimes ont 30 minutes pour écrire une dernière lettre à leurs proches. Après quoi, chantant la Marseillaise avec leurs camarades de détention, ils montent dans les camions qui vont les transporter à la carrière de la Sablière, à deux kilomètres du camp.

Ils refusent de se faire bander les yeux. Face aux 90 SS du peloton d'exécution, 9 poteaux. Trois salves. Les victimes meurent en chantant jusqu'au bout la Marseillaise.

 

La « fameuse » lettre de Guy Môquet

L'Histoire retient du jeune otage Guy Môquet la poignante lettre ci-dessous, écrite en prison avant son exécution. 

Ma petite maman chérie,

mon tout petit frère adoré,

mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean.
J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime.

Guy


Dernières pensées : vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !

 

Qui était Guy Môquet ?

Rappelons que Guy Môquet est le fils du député communiste Prosper Môquet, interné en octobre 1939, sur décision du gouvernement Daladier en raison de son ralliement au pacte germano-soviétique.

" C’est parce qu’il était communiste, et surtout fils d’un député communiste, que Guy Môquet a été désigné comme otage à fusiller dans une liste soumise aux Allemands sous la responsabilité du ministre de l’Intérieur de Vichy, Pierre Pucheu.

Arrêté par la police française parce qu’il distribuait de la propagande communiste, doit-on considérer cette action comme un acte de résistance ? Les tracts communistes de l’automne 1940 appellent ils à la résistance contre l’occupant ?

La réponse est négative si l’on considère la propagande de la direction du parti communiste, étant entendu que, localement, des communistes ont adopté des positions différentes de celle d’une direction dont ils sont souvent coupés depuis la dissolution du parti.

De juin à août 1940, les dirigeants du Parti communiste français ont entamé des négociations avec les Allemands afin d’obtenir la reparution légale de L’Humanité, interdite depuis le 26 août 1939. Dans les documents retrouvés depuis, les communistes rappellent leur soutien au pacte germano-soviétique :

« Pour l’URSS nous avons bien travaillé par conséquent par ricochet pour vous. » Ils promettent : « Nous ne ferons rien pour vous mais rien contre vous. »

Rien qui s’apparente donc à de la résistance, mais la volonté de reconstruire un parti affaibli, sur une base qui cède plus à la compromission qu’au simple compromis.

Quel est le contenu de « L’Humanité » distribuée par Guy Môquet ?

Dans les grands thèmes du journal figurent une constante dénonciation de Vichy, qui interne les communistes, défend le capitalisme et opprime le peuple, ainsi qu’une exaltation flamboyante du « génial Staline » et de l’URSS, patrie du socialisme, pays de liberté et paradis des travailleurs. "

 François Marcot
Professeur à l’Université de Franche-Comté

 

 

 

Exploitation par la propagande

Dans les années qui vont suivre, le Parti communiste exploitera la mort de l'innocent Guy Môquet et de ses camarades pour faire oublier son retard à s'engager dans le combat contre l'occupant. Cette récupération laisse dans l'oubli nombre de jeunes Français de toutes obédiences qui sont tombés les armes à la main dès les premiers mois de l'Occupation.

 

Ceci n’enlève rien à la monstruosité des exécutions sommaires du régime Nazi.

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:01

Alors que la France avait été l’un des premiers pays à instaurer le suffrage universel masculin, il faudra un long processus pour que ce droit soit étendu aux femmes.

 

Le 18 mars 1944, le Général de Gaulle avait déclaré devant l'Assemblée consultative provisoire que « Le régime nouveau doit comporter une représentation élue par tous les hommes et toutes les femmes de chez nous ».

Le 24 mars à l'Assemblée consultative provisoire, l'amendement Fernand Grenier instaurant le vote des femmes est adopté par 51 voix contre 16.

L'ordonnance du 5 octobre 1944 accordait officiellement le droit de vote aux Françaises.

Le suffrage universel donc prend tout son sens.

Les dimanches 29 avril et 13 mai 1945, c’est le premier vote des femmes aux élections municipales.

 

Le dimanche 21 octobre 1945, les femmes participent massivement pour élire les membres de la nouvelle assemblée constituante : 33 femmes sont élues membres de l'Assemblée nationale constituante.

http://homosexus.hypotheses.org/files/2009/01/vote-femmes-19451.jpg

Voir aussi :

8 mars - Journée internationale des droits de la femme

21 avril 1944 - Les femmes obtiennent le droit de vote

Chronologie du droit vote des femmes

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 23:01

Les guerres de religion opposant les catholiques et les protestants durent en France depuis 1562. Le roi Henri III de Navarre (né Henri de Bourbon) est l’héritier de la couronne de France (futur Henri IV), et par ailleurs le chef du parti protestant. Le roi de France étant Henri III, son beau-frère et cousin.

 

Le 20 octobre 1587, Henri de Navarre bat les ligueurs catholiques commandés par le duc de Joyeuse lors de la bataille de Coutras (Gironde), malgré des effectifs inférieurs.

http://www.henri-iv.culture.fr/medias/communs/images/grand_format/0/104_4.jpg 

Après un début de bataille qui donne l'avantage aux catholiques, Henri de Navarre utilise l'artillerie et la cavalerie, gardées en réserve. L'armée royale fléchit.

En effet, le duc de Joyeuse lance sa charge de loin, au grand galop. Quand il arrive au contact, ses chevaux sont épuisés, et ses escadrons de lanciers ont perdu leur cohésion, perdant toute efficacité.

C'est un corps-à-corps qui s’engage, dans lequel Henri de Navarre fait preuve d'un courage remarquable.

La bataille fait 2000 mort chez les catholiques, parmi lesquels le chef de l'armée royale, le duc de Joyeuse, l'un des favoris (les fameux « mignons ») du roi Henri III.

 

En fin stratège politique, pour préparer la réconciliation future entre les deux clans ennemis, Henri III de Navarre organise dès le lendemain, à Libourne, de grandioses funérailles pour les victimes des deux camps.

Il renvoie la dépouille de Joyeuse au roi de France avec un message de sincère contrition :

« Je suis bien marri qu'en cette journée je ne pus faire de différence des bons et naturels Français d'avec les partisans et adhérents de la Ligue... Croyez, mon cousin, qu'il me fâche fort du sang qui se répand... ».

La défaite achève de discréditer Henri III aux yeux des ligueurs catholiques. Ceux-ci vont se rallier aux Guise et chasser le roi de Paris.

 

Pour rétablir la paix et s’assurer le trône, Henri de Navarre, ayant succédé à Henri III sous le nom d’Henri IV, se convertira définitivement au catholicisme en 1593 et sera sacré à Chartres en 1594. Les nobles catholiques finiront par se rallier au roi, mettant ainsi fin aux guerres de Religion.

 

Pour s’y retrouver, voir aussi :

19 septembre 1551 - Naissance d’Henri III de France

27 février 1594 - Sacre d'Henri IV

13 avril 1598 - Signature de l'Édit de Nantes

Les guerres de religion en France

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 23:01

La promulgation de l’édit de Nantes, le 13 avril 1598, avait permit l’arrêt des guerres de religion qui ont ravagé le royaume de France au XVIe siècle.

Le Roi-Soleil met fin à 87 ans de tolérance religieuse en abolissant l'édit de Nantes (signé par son grand-père Henri IV) au profit de l'édit de Fontainebleau.

http://www.servir.caef.net/wp-content/uploads/2009/11/R%C3%A9vocation-Edit-de-Nantes.jpg

Louis XIV ne conçoit pas que plusieurs religions puissent coexister dans son royaume et veut en finir avec les huguenots. Le 18 octobre 1685, à Fontainebleau, il révoque l'Édit de tolérance.

Par ce nouvel édit, le Roi-Soleil signifie qu'il n'y a plus de religion autorisée en France en-dehors de la religion catholique.

L'édit de Fontainebleau interdit donc le protestantisme : les temples et les écoles réformés doivent être détruits, les pasteurs sont contraints à l'exil.

 

Par contre, les fidèles protestants sont obligés de rester. Cependant, beaucoup partiront vers l'étranger (Londres, Genève ou Amsterdam), privant la France d'une bonne partie de l'élite intellectuelle et économique.

 

Très vite, le roi peut mesurer l'étendue de son erreur.

Des foyers de résistance se forment. Les dragonnades doivent reprendre. Dans les Cévennes (Lozère et nord du Gard), la révolte des Camisards éclate en 1702.

 

Sans attendre la publication de l'édit de Fontainebleau et malgré l'interdiction qui leur est faite de s'enfuir, près de 300.000 « religionnaires » quittent la France.

 

Ces exilés issus de la bourgeoisie laborieuse vont faire la fortune de leur pays d'accueil et leur départ va appauvrir la France en la privant de nombreux talents. Ils vont aussi nourrir à l'extérieur les ressentiments contre la France et son monarque.

 

Voir aussi : 13 avril 1598 - Signature de l'Édit de Nantes


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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 23:01

François Mitterrand est reçu par le maréchal Pétain avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier.

15 octobre 1942 : Mitterrand rencontre Pétain

En 1941, François Mitterrand travailla pour le régime de Vichy dans le cadre du commissariat aux prisonniers de guerre et fut même décoré de la francisque au printemps 1943.

Longtemps passé sous silence, cet épisode fut « révélé » en 1994 par le livre du journaliste Pierre Péan « Une jeunesse française ».

 

Cela provoqua une assez vive émotion dans l'opinion publique, d'autant que l'on avait déjà reproché au président de la République ses liens personnels avec René Bousquet, ancien secrétaire général de la police de Vichy, assassiné l'année précédente, ou encore son passage aux volontaires nationaux (mouvement de jeunesse des Croix de Feu du colonel de La Rocque) dans les années 1930.

 

Le jeune militant de l’Action Française qui dans le sillon de Charles Maurras manifestait len Février 1935, Place de la Concorde aux cris de « Aux Français la France ! » contre l’autorisation accordée à des médecins d’origine étrangère de s’établir en France…

http://lechatdorleans.files.wordpress.com/2011/05/mitterrand1.jpeg

http://blogdejeromehelie.files.wordpress.com/2011/01/mitterrand_1935-62d17.jpg

Le 24 octobre 1940, Pétain rencontrait Hitler à Montoire, et entraînait les Français dans la collaboration avec les nazis.

En 1942 Mitterrand est « chef de la section presse » intimement liée à la propagande en faveur du maréchal Pétain et de l'Allemagne nazie.

 

Voir aussi :

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy

La Francisque

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 23:03

Quelques milliers de femmes se rendent au château de Versailles en fin d'après-midi.

Lassées de la disette et du coût de la vie trop élevé, elles exigent des changements de la part du roi Louis XVI.

5 octobre 1789 : Les Parisiennes réclament du pain

Dans la nuit du 5 au 6 octobre, il accepte les décrets qu'il avait refusés jusqu'alors.

Les parisiens veulent ramener la famille royale à Paris et ils envahissent le château. Le roi et la reine contraints d'obtempérer, s'installeront dans le Palais des Tuileries où ils deviendront prisonniers des Français.

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 23:11

Le 27 septembre 1940, les Allemands avaient promulgué une ordonnance à l'encontre des commerçants juifs de la zone occupée, soumis à recensement et devant apposer, dans les vitrines de leurs magasins, un écriteau portant la mention « Juif ».

Le 3 octobre, sans aucune pression de la part du régime nazi, le gouvernement de Vichy promulgue une nouvelle loi sur le « statut des juifs ».

3 octobre 1940 Statut des juifs en zone libre vichy

Le « statut des juifs » du régime de Vichy va bien plus loin que l'ordonnance allemande. Mentionnant la "race" juive là où les Allemands parlent de "religion", il englobe une population plus large : si le conjoint est juif, il suffit de deux grands-parents, et non trois comme le prévoient les Allemands, pour être visé.

Cette mesure est la première d'une série de mesures qui iront en s'aggravant.

De nombreuses professions seront interdites aux juifs.

 

Les juifs sont exclus des principaux corps de la fonction publique et notamment de l'enseignement. Un numerus clausus est établi à l'université et dans certaines professions libérales (avocats, médecins, architectes notamment).

 

Le 2 juin 1941, un second « statut des juifs » est institué.

Le 16 juillet 1942, Vichy participe activement aux rafles du Vélodrome d'Hiver.

 

Voir aussi :

25 juin 1940 - Pétain annonce aux Français les conditions de l'armistice

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:01

Le 22 septembre 1792, est l’une des dates plus importantes de l’histoire de France, elle n'est pourtant non officiellement commémorée.

Six semaines après l'incarcération du roi Louis XVI et deux jours après la victoire de Valmy, les députés de la nouvelle assemblée de la Convention décident, sur une proposition de Danton, que les actes publics seront désormais datés de « l'An 1 de la République ».

 

Aussi, la royauté étant abolie, les députés prêtent désormais le serment de fidélité, non plus au Roi, mais à la Nation :

« Au nom de la Nation, je jure de maintenir la liberté et l'égalité ou de mourir à mon poste »

http://chezminette87.c.h.pic.centerblog.net/2471526a.jpg

Ce 22 septembre, pour marquer le début d’une nouvelle ère, la Convention nationale décida de dater les actes officiels non plus de l'an IV de la Liberté, mais de l'an I de la République, jetant les bases de ce qui sera le calendrier républicain.

 

Le 25, sur la proposition de Couthon, elle vota, à l’unanimité, le fameux décret proclamant que :
« la République est une et indivisible ».

 

Enfin, si la Convention nationale sort unanime de ces premiers jours de débat, il n’en sera plus de même quant à la question du sort à réserver au Roi, première et épineuse tâche à résoudre pour la toute jeune République…

 

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 23:31

L'histoire se déroule à Béthune, sous le règne de Philippe-Auguste, époque où le Nord de la France et une partie de la Belgique actuelle dépendaient des Comtes d'Artois.

 

Les ravages des épidémies

Le sol marécageux d'une partie des communes voisines de Béthune et de Beuvry favorisait l'éclosion de mouches, moustiques, puces, rats qui semaient à profusion des germes de maladies contagieuses et mortelles variées, telles que malaria, lèpre, peste.

Une épidémie de ce genre apparut fin 1187, mais l'hiver calma la contagion. 

Pourtant, l’épidémie reprit en 1188 avec une nouvelle vigueur, juste au moment où la paix venait d'être signée entre le Roi de France et le Comte de Flandres, après quatre années de guerre qui avaient affaibli les habitants et l'économie de la région.

La désolation fut extrême, le découragement total, au point de voir la population s'enfuir des villes, laissant les malades sans soins ni secours, et les morts abandonnés sans sépulture.

La médecine de l'époque était rudimentaire et impuissante.

En pareille situation, la population cherchait secours auprès de Dieu, remplissant les églises.

 

21 septembre 1188 : Saint Eloi apparu en rêve à 2 forgerons

C'est alors qu'à trois reprises, Saint Eloi, Patron des forgerons, apparut de nuit à un forgeron de Beuvry, nommé Germon, le priant d'aller vers Béthune pour fonder une « karité » (confrérie de charité), qui inhumera les défunts, et pour instaurer une « candeille » (chandelle de cire vierge) pour guérir les malades.

Germon prend alors la route de Béthune le, jour de la fête St-Matthieu, mais en arrivant à la limite des deux communes, il vit, venant à lui, un homme également habillé en forgeron, mais se dirigeant vers Beuvry.

Cet homme n'est autre que Gauthier, un forgeron du faubourg de Saint-Pry, près de Béthune.

Il avait reçu de Saint Eloi le même message que Germon !

La légende veut que les deux forgerons tombent dans les bras l'un de l'autre, pleurent et prient ensemble près de la source de Quinty toute proche (à la limite des 2 communes). Cherchant conseil, Gauthier suggère de consulter un saint homme, le moine Rogon, du Couvent cistercien de Saint-Pry.

stèle germon et gautier bethune beuvry

Fondation de la confrérie de charité

Il est de bon conseil et, après avoir prié, demande aux deux forgerons de constituer leur « karité » et de commencer aussitôt à enterrer dignement tous les défunts, pendant que lui se charge de leur fournir la Sainte-Chandelle en cire vierge.

Le mouvement est lancé, et devant le courage de ces deux forgerons, des habitants des deux villes viennent les aider.

 

Progressivement, les défunts sont dignement inhumés, et les malades sont soignés, l'épidémie régresse doucement, puis finit par disparaître complètement.

Mais la chose la plus étrange de cette histoire est le fait que jamais aucun de ces hommes charitables n'ait contracté la maladie ?

La légende parle d'une épidémie de peste. Certains historiens locaux disent ne pas en avoir de preuve écrite, et parlent d'une maladie très contagieuse.

 

8 siècles d’existence !

Et pendant plus de huit siècles, aucun Charitable n'est mort d'une épidémie, car selon la prophétie de Saint-Eloi :

« Le fléau n'approchera point de vous, ni même de vos demeures ! »

 

De nos jours, ils ont toujours pour vocation d'accompagner les morts à leur dernière demeure, et accordent leurs attentions aux vivants. D’autres confréries se sont fondée dans les villages et villes de la région de Béthune.

Les 2 confréries de Béthune et Beuvry célèbrent chaque année cette rencontre historique, le dimanche qui suit la Saint Mathieu. Deux processions dont organisées au départ de chaque « chambre » (local de réunion des charitables). Les deux processions se rendent à la rencontre l’une de l’autre, comme l’avaient les 2 forgerons. Une messe en plein air est donnée près de la source Quinty.

procession confrérie charitables béthune beuvry

messe plein air quinty bethune beuvry

Lien du jour :

Histoire, photos et actualité des charitables de Beuvry et Béthune.


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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 07:10

L'armée française emmenée par les généraux Dumouriez et Kellermann l'emporte face aux Prussiens du duc de Brunswick. Cette victoire surprise donne un coup d'arrêt à l'invasion de la France révolutionnaire par les puissances monarchistes.
Valmy est la première victoire militaire de la république.

http://www.horloge-edifice.fr/images/Documents/A0014-Bataille-de-Valmy.jpg

Depuis l'emprisonnement de Louis XVI, en août 1792, les Prussiens avaient envahi l'Est de la France sans difficultés.

Après la prise des Tuileries et la chute de la monarchie le 10 août, les coalisés sous les ordres du duc de Brunswick projette d'envahir la France et de gagner Paris pour venir en aide à Louis XVI. Après de multiples revers, l'armée française s'appuie sur son dernier rempart situé à Valmy. L'armée du Nord a rejoint l'armée du Centre et Danton demandait « De l'audace, toujours de l'audace et encore de l'audace ! ».

Les Français se placèrent sur un plateau face à un moulin. Face à eux une armée prussienne qui est déjà affaibli par la dysenterie, ces derniers ouvrent le feu. Mais face à eux l'artillerie de l'ingénieur français Gribeauval est la meilleure d'Europe, elle riposte violemment.

Le général Kellermann enlève son chapeau à panache tricolore le place au-dessus de son sabre et crie : « Vive la Nation ! », et les patriotes enthousiastes répètent ces mots à mesure que la canonnade repousse les Prussiens. Les premières notes de « La Marseillaise » retentissent sur les tambours, les Prussiens reculent et fuient. Même si il n'y a eu seulement 500 morts dans la bataille, la victoire française est prestigieuse.

 

Goethe qui assista à la canonnade en dit alors : « D'aujourd'hui et de ce lieu date une ère nouvelle dans l'histoire du monde ; vous pourrez dire que vous y étiez ! ».

http://vdaucourt.free.fr/Revo/Valmy.jpg

 

Lien du jour : L’étrange bataille de Valmy

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 23:01

 

Philippe est sacré à Reims dans sa quatorzième année, du vivant de son père Louis VII le Jeune.

L'année suivante, il épouse Isabelle de Hainaut et, son père venant à mourir le 18 septembre 1180, le voilà désormais seul à régner sur la France sous le nom de Philippe II.

Son surnom de Philippe Auguste lui vient tout simplement du fait qu'il soit né un mois d'août !

Avènement de Philippe II - Auguste

Les déboires matrimoniaux de Philippe II

En 1193, veuf depuis quatre ans d'Isabelle de Hainaut, Philippe Auguste (qui n'a que 28 ans), se remarie avec Isambour de Danemark. Mais, pris d'un subit dégoût, il la répudie le lendemain des noces !

Il fait aussitôt annuler ce mariage pour un motif de complaisance et se remarie avec Agnès de Méran (ou de Méranie).

Le pape Innocent III, l’excommunie, et en 1198, frappe même le royaume d'interdit, autrement dit de l'arrêt de tout sacrement pour les sujets du roi !

Le roi, qui n'a pas le choix, feint de se soumettre et restitue à sa malheureuse femme danoise le titre de reine... (sans pour autant la remettre dans son lit).

 

Malgré ses déboires matrimoniaux, il se révèle un grand souverain.

Philippe Auguste combat avec succès les rois d'Angleterre, Henri II Plantagenêt et ses fils Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre, qui, par leurs possessions continentales (Normandie, Anjou, Aquitaine...), menacent très directement son autorité.

 

Il défait à Bouvines la première coalition européenne contre la France.

Le conflit franco-anglais débouche en 1214 sur une coalition internationale, la première du genre. Elle réunit le roi d'Angleterre Jean sans Terre, les comtes de Flandre et de Boulogne, le duc de Brabant ainsi que l'empereur d'Allemagne Otto IV. La bataille décisive a lieu à Bouvines, le dimanche 27 juillet 1214.

 

Le règne de Philippe Auguste dura 43 ans pendant lesquels le roi agrandit la France. Intelligent et habile, il sut écarter le grave danger que les Anglais faisaient peser sur la monarchie, et renforcer son pouvoir. Il fit de Paris la plus belle ville de son royaume et contribua à l'extension et à la renommée de la capitale.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f5/Conquetes_Philippe_Auguste.gif/600px-Conquetes_Philippe_Auguste.gif

 

Voir aussi : 27 juillet 1214 - Victoire française à Bouvines

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 23:01

La première bataille de la Marne a eu lieu du 6 au 13 septembre 1914. Elle doit être distinguée de la seconde bataille de la Marne, qui se déroula du 15 au 18 juillet 1918.

 

Au cours de cette première bataille décisive, les troupes franco-britanniques réussissent à arrêter puis repousser les allemands et donc à mettre en échec le plan Schlieffen qui prévoyait l'invasion de la France en six semaines pour ensuite se porter vers la Russie.

 

Durant les premières semaines de la guerre, la progression allemande est fulgurante.

Le 2 septembre, les armées allemandes sont à Senlis, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Un vent de panique s'empare des Français : le gouvernement quitte la capitale pour Bordeaux, imité par 500.000 Parisiens.

L'armée française doit se réorganiser pour stopper l'avancée allemande au nord de Paris. Des taxis permettent de transporter des troupes.

Alors que la situation est critique, Foch décide de passer à l'attaque.

http://memorialdormans.free.fr/FochLaMarne_fichiers/image005.gif

Les taxis de la Marne

Cette offensive verra l'épopée des « taxis de la Marne », organisée depuis la capitale par le général Galliéni, chef du camp retranché de Paris. Cette opération permit d'acheminer rapidement environ cinq mille hommes.

L'état-major français devait trouver une solution rapide pour envoyer des troupes fraîches, pour contenir et détruire les avant-gardes des troupes allemandes à quelques dizaines de kilomètres de Paris.

600 taxis parisiens furent ainsi réquisitionnés pour servir de moyen de transport.

Les taxis de la Marne

 

Voir aussi :

1 août 1914 - Début de la Première Guerre mondiale

21 février 1916 - La bataille de Verdun commence

16 avril 1917 - Défaite sanglante de l'armée française au Chemin des Dames

Chemin de mémoire : la première bataille de la Marne

 


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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 23:01

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, les Parisiens apprennent que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan.

Napoléon 3 Napoléon III 

Dès l'annonce de la défaite, les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries, et commencent à préparer la déchéance de Napoléon.
Le corps législatif se réunit à 1h du matin.

La foule, qui a manifesté toute la nuit, envahit le Palais Bourbon : il est 14h30. Gambetta et Jules Favre parviennent à entraîner les manifestants à l'Hôtel de Ville où siègent déjà les révolutionnaires, bien décidés à former un gouvernement.

Mais la tentative est déjouée, Favre et Gambetta font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta (Intérieur), Favre (Affaires étrangères)...

Etienne Arago est nommé maire de Paris, chargé de désigner les maires des arrondissements : Carnot dans le 8ème, Clémenceau dans le 18ème.

La République est proclamée aux Tuileries.

4 septembre 1870 : Naissance de la IIIème République

 

Liens du jour :

2 septembre 1870 - Napoléon III vaincu à Sedan

Histoire des institutions Françaises

 


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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 23:02

Dans la nuit du 24 au 25 août 1944, Paris est libérée par l'action conjuguée de la police parisienne, des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) levées dans la capitale par Rol-Tanguy et de la 2ème division blindée du Général Leclerc (sous l'impulsion de ses éléments avancés commandés par le capitaine Dronne).

 

Paris libéré par lui-même 

L'insurrection, murie depuis de longs mois déjà, débute véritablement après une ultime réunion du Comité Français de Libération Nationale (Présidé par Alexandre Parodi) et du Conseil National de la Resistance de Georges Bidault. Le 18 août 1944, des centaines d'affiches proclamant la mobilisation générale et signé du colonel Rol-Tanguy (chef des FFI pour Paris) appelent le peuple Parisien à la révolte.

Dès le 19 aout, l'insurrection se poursuit par la grève générale de la Police Parisienne, qui occupe la préfecture. Dirigé militairement par le colonel Rol-Tanguy, chef des Forces Françaises de l'Intérieur pour Paris, le soulèvement se poursuit par l'occupation des mairies d'arrondissement et des commissariats. Les premiers drapeaux tricolores sont hissés depuis 4 ans d'occupation.

Toutes les unités FFI entrent en action, harcelant sans cesse les convois Allemands.

Forces Françaises de l'Intérieur Paris Liberation 1944  25 août 1944 Libération de Paris

 

En parallèle, le général Von Choltitz, commandant du Gross Paris, vient de recevoir l'ordre de transformer la capitale Française en champ de ruines. Le consul général de Suède, Raoul Nordling, use de toute son influence auprès de l'officier Allemand pour éviter carnage et destructions.

Le vendredi 25 août 1944, le général Leclerc reçoit à Paris, devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes allemandes.

Débarqué en Normandie à la tête de la 2ème division blindée deux mois plus tôt, il est le premier Français libre à entrer dans la capitale par la porte d'Orléans.

Le général von Choltitz, commandant les troupes allemandes, avait entamé deux semaines plus tôt l'évacuation de la ville en prévision de l'arrivée des alliés.

 

Le Général de Gaulle, chef du Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF)

Il a embarqué le 14 juin en Angleterre à bord du contre-torpilleur La Combattante. Il traverse la Normandie et parvient au château de Rambouillet. Il fait son entrée dans Paris le 25 août par la porte d'Orléans, à bord d'une Hotchkiss noire découverte (après avoir refusé une voiture blindée ayant appartenu à Pierre Laval). Sous les vivats de la foule amassée le long de la route, il rejoint d'abord la gare Montparnasse, où le Général Leclerc reçoit la capitulation du Commandant des forces allemandes de Paris.

http://histoireetculture.unblog.fr/2011/05/11/files/2011/05/librationdeparis.jpeg

De Gaulle s'installe ensuite au ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique, qu'il a quitté en 1940, et y établit le siège de la Présidence du Gouvernement. Il se rend à l'Hôtel de Ville où l'attendent la Municipalité provisoire (Comité Parisien de la Libération), le Comité National de la Résistance et des détachements de combattants.

Après les discours que lui adressent M. Marrane, au nom du Comité Parisien de la Libération, et M. G. Bidault, président du Comité National de la Résistance,le Général prononce une allocution improvisée devant une foule immense.

 

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 23:01

Le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, le carillon de l'église de Saint-Germain l'Auxerrois, en face du Louvre, donne le signal du massacre des protestants, à Paris et dans le reste du pays.

C'est le jour le plus noir des guerres de religion entre catholiques et protestants qui ont ensanglanté le pays pendant plus d'une génération. Il est devenu le symbole universel du fanatisme.

http://his.nicolas.free.fr/Ressources/Biblio/BManuelHdF1969/HdF1969_22ASaintBarthelemy_WEB.jpg 

Le massacre s’est prolongé pendant plusieurs jours dans la capitale, puis étendu à plus d'une vingtaine de villes de province durant les semaines suivantes.

 

Contexte :

La paix de Saint-Germain met fin à trois années de terribles guerres civiles entre catholiques et protestants. Cette paix est précaire car les catholiques les plus intransigeants ne l'acceptent pas.

 

Henri III de Navarre épouse Marguerite Valois, fille de Henri II de France et de Catherine de Medicis, le 18 août 1572.

Plusieurs célèbres protestants vinrent à Paris pour la célébration du mariage.

Très impopulaire, ce mariage renforce les droits du chef des protestants à la succession au trône de France, ce que les catholiques n'acceptent pas.

 

Le 22 août, l'amiral de Coligny, échappe à une tentative d'assassinat.

Très choqués après cet attentat, les protestants demandent au roi de rendre justice, et celui-ci accepte. Le fait que Charles IX promette de châtier le coupable de l'attentat contre un protestant induit le mécontentement des catholiques, dont les chefs quittent Paris.

 

L'ambiance dans la ville est donc exécrable. Paris est majoritairement catholique et très hostile aux protestants.

Or, la ville en contient plusieurs milliers, les chefs protestants sont venus assister au mariage entre Henri de Navarre et la sœur du roi (Charles IX), Marguerite, mariage qui était sensé représenter la réconciliation entre les deux camps.

 

Voir aussi : Les guerres de religion en France

 

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:01

Dans la soirée du 22 août 1962, toutes les radios interrompent leurs émissions pour une information spéciale :
« Un attentat vient d'être dirigé contre le président de la République. Sa voiture a essuyé plusieurs rafales d'armes automatiques. Aucun des occupants n'a été atteint... »

 

L’attentat :

Le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, partisan de l’Algérie Française, organise une tentative d’assassinat, qu’il requalifiera de tentative d’enlèvement lors de son procès, du Président De Gaulle, lors d’un déplacement.

L’opération est appelée : « opération Charlotte Corday ».

 

Dans la soirée du 22 Août, la DS-19 du Président De Gaulle, accompagné de sa femme, quitte le palais de l’Elysée pour la base de Villacoublay pour Colombey-les-Deux-Eglises.

 

A hauteur du carrefour du Petit-Clamart, des hommes sortent des armes automatiques des fenêtres d’une estafette jaune garée au bord de la route. Très vite, la voiture présidentielle est victime de nombreux tirs violents. Le chauffeur du Président fait preuve d’un grand sang-froid et accélère malgré des pneus crevés.

100 mètres plus loin, la voiture est sujette à un nouveau tir d’armes automatiques provenant d’une Citroën ID-19 et est prise en chasse par les attaquants.

Encore une fois, le chauffeur, François Marroux, sous-officier de la Gendarmerie, maitrise la voiture et réussit à rejoindre Villacoublay.

 

De nombreux projectiles sont retrouvés a proximité du siège occupé par le Président. Mais aucun tir n’a fait de blessé.

 

L’enquête :

Les responsables de cet attentat sont très vite retrouvés. Selon l’enquête, le Lieutenant-colonel Bastien-Thiry, chef du commando, avait pour mission d’avertir ses complices de l’arrivée du convoi. 2 fusils-mitrailleurs volés au Camp de Satory par l’Adjudant Robin, sont découvertes. Elles auraient été utilisées par les 5 terroristes présents dans l’estafette jaune. 

Pendant l’enquête, il est clairement notifié de l’aide apporté au commando par un membre de l’Elysée. Jacques Cantelaube, qui avait démissionné de son poste de directeur de la sécurité du Président juste avant l’attentat, est accusé.

 

Le procès :

Le 28 janvier 1963, le procès débute au fort de Vincennes. 9 accusés sont présents lors de cette première audience. Les 6 autres sont accusés par contumace.

 

Le 4 mars, la Cour Militaire de Justice juge le Lieutenant-colonel Bastien-Thiry coupable de tentative d’assassinat sur le Président de la République. Bastien-Thiry ainsi qu’Alain de la Tocnaye et Jacques Prévost sont condamnés à mort.

Les autres accusés sont condamnés à différentes peines de prison avant d’être graciés par le Président.

Le 11 mars 1963, Jean-Marie Bastien-Thiry est fusillé par un peloton militaire au fort d’Ivry.

Il sera le dernier à subir en France la peine de mort par fusillade.

 

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 23:01

Dès la conférence de Québec (août 1943), un plan américain de débarquement en Provence, complémentaire de celui de Normandie, a été étudié.

15 août 1944 Débarquement en Provence

À l'origine appelée Anvil (enclume en anglais), le nom a été changé en Dragoon par Winston Churchill car il était contre ce débarquement (il déclara y avoir été contraint = dragooned) préférant une percée des troupes déployées sur le front d'Italie vers les Balkans afin de prendre en tenaille l'armée allemande en Europe centrale et d'arriver à Berlin avant les Soviétiques.

Il s'oppose notamment à Charles De Gaulle, qui menace de retirer les divisions françaises du front italien. Les objectifs étaient de libérer Toulon, Marseille puis de remonter le Rhône jusqu'à effectuer la jonction avec les forces de l'opération Overlord débarquées en Normandie.

La ténacité de De Gaulle dans cette opération comme dans d’autres lors de la seconde guerre mondiale a permis à la France d’être indépendante de la Grande Bretagne et des États-Unis après 1945.

15 août 1944 carte Débarquement en Provence

Le débarquement de Provence débute par un parachutage de troupes suivi d’un débarquement sur la côte. Durant la nuit du 14 au 15 août, les commandos français sont débarqués sur les flancs du futur débarquement.

Au total, plus de 94.000 soldats et 11.000 véhicules ont été débarqués le premier jour.

L’opération, engageant plus de 300.000 hommes, est de moindre envergure qu’en Normandie mais elle obtient une avance plus rapide, les nazis ayant envoyé des renforts vers le nord.

 

Les villes de Marseille, Toulon ou même Grenoble, seront libérées en moins de dix jours.

 

Voir la vidéo


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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:02

3ème guerre de religion

La guerre reprend en septembre 1568 après que la régente Catherine de Médicis ait lancé un ordre d'arrestation contre les chefs protestants Condé et Coligny. La noblesse catholique remporte une première victoire sur les protestants à Jarnac le 13 mars 1569, au cours de laquelle est tué le prince de Condé (après qu'il se soit constitué prisonnier), et une autre victoire à Moncontour le 3 octobre 1569.

 

Le 8 août 1570, un édit royal de Charles IX ramène la paix civile.

roi Charles IX 

Pour mettre un terme aux hostilités entre protestants et catholiques, l’édit octroie à nouveau la liberté de culte aux protestants, dans une limite territoriale.

C’est « la paix de Saint-Germain ».

 

Après une troisième guerre entre catholiques et protestants, qui voit la nomination d’Henri de Bourbon (futur Henri IV) comme chef des protestants, la paix de Saint-Germain, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard de Coligny accorde aux protestants une liberté limitée de pratiquer leur culte dans les lieux où ils le pratiquaient auparavant ainsi que dans les faubourgs de 24 villes.

 

Cognac, La Rochelle, Montauban, et La Charité-sur-Loire sont consenties comme places de sûreté aux huguenots.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 23:01

Le roi Charles VI, 24 ans, est saisi d'un accès de folie, alors qu'il traverse la forêt du Mans avec ses troupes. Il croit voir autour de lui ses ennemis et s'élance en donnant des coups d'épée, tuant six chevaliers.

Sa lucidité revient après deux jours, mais ce n'est qu'un début, ces accès de folie intermittents assombrissent son règne.

Son règne (1380-1422) sera marqué par 44 attaques, dont chacune durera 3 à 9 mois.

roi de France Charles 6

 

Charles VI le fol (né à Paris, le 3 décembre 1368 – décédé à Paris, le 21 octobre 1422)

Fils aîné de Charles V et de Jeanne de Bourbon. Les oncles de Charles VI, les ducs de Bourgogne, d’Anjou, de Berry et de Bourbon, gouvernèrent pendant sa minorité et cherchèrent à tirer le maximum de profit du pouvoir.

Majeur en 1388, Charles VI remercia ses oncles et rappela au gouvernement les anciens conseillers de son père, les Marmousets.

roi de France Charles VI le fol

Mais la folie du roi, permit aux ducs de Bourgogne et de Berry, et au duc d’Orléans, frère du roi, de se disputer à nouveau le pouvoir.

Les désordres permettent à la guerre de Cent Ans de reprendre.

Henri V, roi d'Angleterre, profitant de ces troubles, arme contre la France : il remporte la bataille d'Azincourt en 1415 et s'empare de la Normandie.

La guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, à partir de 1405, conduisit à l’intervention étrangère et au traité de Troyes (1420), par lequel Charles VI, à peine conscient de ce qui se passait pendant ses longues périodes d’aliénation et désormais soumis au duc de Bourgogne et à la reine Isabeau de Bavière, déshérita son propre fils, le futur Charles VII, qui fut déclaré bâtard au profit du roi d’Angleterre Henri V.

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 23:01

La nuit du 4 au 5 août 1789, où l'Assemblée Constituante issue de la Révolution votait l'abolition des privilèges féodaux et mettait fin ainsi à la structure économique de l'Ancien Régime, a été bien plus importante que la prise de la Bastille. Rappelons en effet que la Bastille n'embastillait que 7 personnes (4 faussaires, 2 fous, 1 criminel) le14 juillet 1789.

http://www.histoirepassion.eu/local/cache-vignettes/L556xH329/nuit_4_aout-62e6d.jpg

La séance du 4 août 1789 de l'Assemblée nationale est la conséquence de la « Grande Peur » : les paysans s'en étaient pris aux maisons seigneuriales, tout en proclamant leur fidélité au roi.

Les députés, inquiets par ses soulèvements, décident d'abolir les restes de féodalités : corvée, dîme, juridiction seigneuriale, etc…

 

Le 4 août 1789, à 8 heures du soir, l’ensemble des députés est réuni sous la présidence de Le Chapelier. Le très riche duc et pair d’Aiguillon se lève et évoque « le malheureux cultivateur soumis au reste barbare des lois féodales ». Il propose « d’établir cette égalité de droits qui doit exister entre tous les hommes ». L’assemblée applaudit.

En 6 heures, abolit l’ensemble des privilèges en usage depuis plusieurs siècles. La dîme est supprimée, les droits de chasse, sur la proposition de monseigneur de Lubersac, sont abolis. L’égalité fiscale est instaurée. Les mesures vexatoires des seigneurs sont supprimées, comme l’est la mainmorte, qui interdisait aux serfs de transmettre leurs biens à leurs descendants, comme le sont les corvées et les fonctions inutiles et coûteuses des courtisans. Pendant toute la nuit c’est une surenchère de générosité.

L’égalité des peines et de l’accès aux emplois publics est proposée.

 

L'Assemblée se prépare alors à rédiger une grande Déclaration des droits.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 07:04

Le général Napoléon Bonaparte s'était emparé du pouvoir par le coup d'État du 18 Brumaire et avait pris le titre de Premier Consul, mettant un terme à l'instabilité de dix ans de révolution.

Napoléon devient consul à vie

Après la paix d'Amiens (le 25 mars 1802) avec l'Angleterre, le Premier consul Napoléon Bonaparte, au faîte de sa popularité, décide d'en appeler au peuple et de se faire élire consul à vie.

Le 2 août 1802, les citoyens français sont invités à se rendre aux urnes pour se prononcer sur une question : « Napoléon Bonaparte sera-t-il Consul à vie ? ».

Il obtient plus de 3.600.000 oui contre 8.374 non (dont ceux de La Fayette et de quelques républicains).

Bonaparte devient un monarque absolu sans en avoir le titre, avec plus de pouvoirs que Louis XIV lui-même !

Le Sénat ratifie alors la Constitution de l'an X qui consacre la toute puissance de Napoléon Bonaparte. Il se fera proclamer empereur des Français deux ans plus tard.

 

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 23:01

Les volontaires Marseillais de l'armée révolutionnaire entrent à Paris en chantant le « Chant de guerre pour l'armée du Rhin », après 25 jours de marche.

Ils participeront à l’insurrection du palais des Tuileries le 10 août 1792.

http://revolution.1789.free.fr/image/10_aout_1792.jpg

Il n'en fallait pas plus pour que les parisiens appellent spontanément ce chant l'Hymne des Marseillais puis la Chanson Marseillaise et enfin tout simplement la « Marseillaise », nom qui lui est resté.

 

La chanson a été composée par l'officier Claude Joseph Rouget de Lisle quelques mois plus tôt. Son succès sera tel, qu'elle sera agréée par le ministère de la guerre et deviendra « chant national » le 14 juillet 1795.

Elle sera proclamée « hymne national de la République françaisel » le 14 février 1879.

 

Voir aussi : 25 avril 1792 - Rouget de Lisle présente son chant patriotique

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 23:01

Depuis longtemps, le budget royal de Louis XIII est en déficit. La pression fiscale est donc augmentée, et à chaque fois, des mouvements de contestation éclatent (1623 à Rouen, 1628, 1634 ...). La Normandie, une des plus riches provinces du royaume, est donc mise à forte contribution.

 

En janvier 1639, le gouvernement décide de supprimer le privilège de « Quart Bouillon » dont bénéficie le Cotentin. Désormais, toute la production est soumise à la gabelle et vendue uniquement dans les greniers à sel royaux, ce qui a pour conséquence de tripler le prix de l'« or blanc ».

http://ventdamont.blog50.com/media/00/00/185598132.JPG

Exaspérée par l’empilement de nouvelles taxes, la population de Normandie s’agite. Lorsque la décision de rétablir la gabelle dans cette région est annoncée, les habitants d’Avranche décident de se rebeller.

Le 16 juillet 1639, un collecteur d'impôts, Charles le Poupinel, est tué à Saint-Léonard tout près du Grouin du sud.

C’est le début de la révolte des va-nu-pieds qui va secouer la Normandie pendant plusieurs mois, notamment dans les villes d’Avranche, Rouen ou Bayeux.


 

Manœuvriers, laboureurs, clercs et même des gentilshommes appauvris par les impôts, viennent se joindre à la révolte. De plus, l'idée d'indépendance comme aux temps de ducs de Normandie se répand.

Amplifié par des agents de troubles envoyés par l'Angleterre et par l'Espagne, le mouvement de mécontentement se transforme en révolte. Partout, la chasse aux officiers de finance, à leurs partisans, est ordonnée.

A l'automne, vingt mille hommes constituent cette armée de va-nu-pieds (ils doivent leur nom aux sauniers de la région d'Avranches, qui marchent pieds nus sur les grèves) menée par la capitaine « Jean Nu-Pieds ».

 

Richelieu adopte alors la stratégie de la force et donne des pouvoirs exceptionnels à Gassion ou encore Séguier pour écraser les insurgés.

Comme sanction royale, Richelieu ordonne que les villes normandes concernées perdent leurs privilèges. Par contre, le cardinal de Richelieu ne fit pas appliquer le décret qui devait supprimer le privilège de Quart Bouillon. Celui-ci fonctionnera jusqu'à la révolution de 1789.

 

Les violences prendront fin en janvier 1640.

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 23:01

POM-POM-POM-POM.

Cet indicatif radiophonique est sans doute le plus célèbre du monde et même pour ceux qui n'étaient pas d'âge à l'écouter entre 1940-1944.

http://doctsf.com/bbc/speakers.jpg

 

Moins d’un mois après célèbre Appel du Général De Gaulle, une émission quotidienne, indépendante de la France libre est diffusée à partir du 14 juillet, date de la fête nationale française.

Appelée « Ici la France » puis à partir du 6 septembre 1940 « Les Français parlent aux Français », l’émission est diffusée depuis la BBC à Londres.

Elle propose de nombreux reportages et commentaires sur l’actualité, tous destinés à servir la cause alliée, et sera diffusée jusqu’en août 1944.

Cette émission a joué un très grand rôle pour faire connaître les nouvelles du front expurgées de la propagande nazie, transmettre des messages codés à la résistance intérieure française mais aussi soutenir le moral des Français.

 

Des voix dans la nuit…

Certains seront des stars, mais durant quatre ans, ils ne sont que des voix dans la nuit de l'Occupation :

les journalistes Jean Marin et Pierre Bourdan ;

le dessinateur Jean Oberlé créateur du fameux slogan « Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand » ;

Paul Gordeaux qui traduisait les journaux étrangers ;

Pierre Lazareff qui préparait le débarquement allié ;

Pierre Lefèvre ;

le réalisateur et acteur Jacques Brunius ;

e poète et homme de théâtre Jacques Duchesne.

Ils seront rejoints par : Franck Bauer, Pierre Dac, Maurice Diamant-Berger et Maurice Schumann qui sera le porte-parole officiel de la France Libre.

Le Général de Gaulle s'exprimait aussi dans l'émission en moyenne une fois par semaine.


J. Duchesne, pilier de l'émission « Les Français parlent aux Français »

J. Duchesne, pilier de l'émission « Les Français parlent aux Français »

 

Messages codés

Andromaque se parfume à la lavande

Grand-Mère mange nos bonbons

Il faut avoir des pipes pour trier les lentilles

La vache saute par dessus la lune

Tante Amélie fait du vélo en short

 

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