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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 23:02

L’intérêt stratégique du plateau du Chemin des Dames est connu depuis l'Antiquité.

Les légions de Jules César ou encore les troupes de Napoléon y ont combattu.

 http://www.webmatters.net/graphics/maps/soissons_reims.gif

La guerre de 1914 confirme l’importance stratégique du plateau.

A partir du 13 septembre, Français et Anglais poursuivant la contre-offensive (que l'on nomme première bataille de la Marne).

Ils franchissent l'Aisne et se heurtent aux Allemands qui s'accrochent au plateau du Chemin des Dames. Après des combats acharnés, les Allemands parviennent début novembre 1914 à rester seuls maîtres du plateau.

Le 25 janvier 1915, les Allemands reprennent la dernière position encore tenue par les Français sur le Chemin des Dames, c'est l'attaque de la ferme de la Creute (aujourd'hui la Caverne du Dragon).

Pendant deux ans et demi le front reste stable dans le secteur du Chemin des Dames.

Les bombardements provoquent la mort de milliers de combattants…

Fin 1916, le général Joffre, commandant en chef du Grand Quartier Général (GQG), est remplacé par le général Nivelle, qui remanie le plan des opérations pour 1917.

 

L'offensive Nivelle : défaite sanglante

La grande offensive connue sous le nom d'offensive Nivelle commence le 16 avril 1917.

Intégrée dans un vaste plan offensif allié, la reprise du Chemin des Dames est le principal objectif visé par Nivelle.

Loin de se dérouler comme prévue, cette attaque rencontre des difficultés dès le premier jour.

C'est un sanglant échec qui provoque une grande crise dans l'armée française.

 

Les premières mutineries importantes éclatent parmi les Français.

Le 15 mai, Nivelle est remplacé par Pétain à la tête des armées françaises.

  Robert Georges Nivelle

Robert Georges Nivelle, 15 octobre 1856 - 23 mars 1924
commandant en chef des armées françaises pendant la Première Guerre mondiale.

 

Été 1917 : la série d'opérations et de contre-attaques pour contrôler les positions-clés du Chemin des Dames est appelée "la bataille des observatoires".

 

Fin octobre 1917 : la bataille de la Malmaison.

L'objectif limité de cette attaque française est l'ancien fort de la Malmaison à l'ouest du Chemin des Dames qui est pris le 23 octobre et amène les Allemands à abandonner le plateau du Chemin des Dames et à se replier au nord de la vallée de l'Ailette.

 

Le 27 mai 1918, commence une puissante offensive allemande (opération Blücher) qui enfonce en quelques heures les positions françaises et britanniques.

Carte chemin des dames

Seconde bataille de la Marne

La contre-offensive alliée lancée le 18 juillet (que l'on nomme seconde bataille de la Marne) atteint Soissons le 2 août.

Au cours des semaines suivantes, les combats font rage au centre et à l'est du Chemin des Dames.

Les Allemands abandonnent définitivement le 10 octobre, un mois avant l'armistice, le plateau aux troupes françaises et italiennes.

 

Liens du jour :

Le Portail du Chemin des Dames 

La Caverne du dragon 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 23:03

La promulgation de cet édit mit fin aux guerres de religion qui ont ravagé le royaume de France au XVIe siècle et constitue une amnistie mettant fin à la guerre civile.

http://his.nicolas.free.fr/Ressources/Biblio/BManuelHdF1969/HdF1969_23DEditNantes_WEB.jpg

Henri IV, qui était lui-même protestant, avait choisi de se convertir au catholicisme afin de pouvoir monter sur le trône, après la mort de son cousin Henri III.

 

Henri IV et son secrétaire Pierre Forget de Fresnes signent avec des émissaires protestants l’édit de Nantes le lundi 13 avril 1598. Le roi de France reconnaît la liberté de culte aux protestants, selon plusieurs limites et leur concède deux principaux « brevets » : un nombre important de places de sûreté en garantie et une indemnité annuelle à verser par les finances royales.

 

Les huguenots obtiennent du roi de France, la liberté de conscience et des garanties en matière de droits.

Les protestants peuvent se vouer à leur culte dans les villes où leur religion est déjà ancrée. Jouissant de l’égalité civile, ils peuvent occuper des postes publics, et ont pour garantie la concession de plus de cent villes françaises. Les anciens temples leur sont restitués et ils peuvent également en construire de nouveaux.

 

L'édit de Nantes marque aussi la fin des guerres de religion, mais ne sera jamais entièrement respecté. En effet, d'abord en partie aboli par Richelieu sous Louis XIII, il sera révoqué en 1685 par Louis XIV.

http://4.bp.blogspot.com/_yIdJ3HyCayA/THtaNXBplhI/AAAAAAAAAUo/84VmJ-oCI_E/s1600/edit_de_nantes.jpg

 

Lien du jour : Sacre d'Henri IV

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 23:02

Le vendredi 8 avril 1904 est une date majeure dans l’histoire des relations franco-anglaises : les deux pays adoptent une série d’accords bilatéraux destinée à transformer deux ennemis héréditaires en partenaires incontournables.

 

Face à la situation de plus en plus tendue en Europe et à la menace d’un déséquilibre des forces que fait peser la Triple-Alliance sur les autres pays, le Royaume-Uni et la France parviennent à s’entendre pour régler leurs différends coloniaux.

 

Depuis quelques temps en effet, d’autres nations émergentes, telles l’Allemagne et les États-Unis d’Amérique, lorgnent avec envie sur le trésor colonial des deux grands empires européens de l’époque.

C’est pourquoi, risquant peut-être de tout perdre en cas de conflit ouvert entre leurs deux États, la France et le Royaume-Uni préfèrent suivre la voie de la sagesse en signant ce pacte d’intérêt commun.

Il ne s'agit donc pas d'une alliance mais d'un simple accord destiné à aplanir les différends coloniaux.

L’Entente cordiale repose, concrètement, sur trois textes signés à Londres le 8 avril 1904 :

• La déclaration concernant l’Égypte et le Maroc

• La convention concernant Terre-Neuve et l’Afrique occidentale et centrale

• La déclaration concernant le Siam, Madagascar et les Nouvelles-Hébrides

Les deux puissances inaugurent ainsi un rapprochement qui les mènera quelques années plus tard à un accord militaire avec la Russie dans ce qu’on appellera la Triple-Entente.

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 23:01

Le Premier Empire est le régime instauré en France par Napoléon Bonaparte en 1804, pour remplacer le Consulat et s'achève avec l'abdication de Napoléon.

 

Le 4 avril 1814, Napoléon Ier a abdiqué en faveur de son fils, le roi de Rome, et de l’impératrice, régente.

4 avril 1814, Napoléon Ier a abdiqué

Mais le 5 avril, il apprend le refus de Paris : l'abdication absolue est nécessaire. Napoléon premier signe finalement son abdication inconditionnelle au château de Fontainebleau le mercredi 6 avril 1814 :

L’empereur Napoléon renonce pour lui, ses successeurs et descendants, à tout droit de souveraineté tant sur l’Empire français et le royaume d’Italie que sur tout autre pays.

 

Les coalisés (Angleterre, Autriche et la Russie) lui accordent la souveraineté de l'île d'Elbe ainsi qu'une rente annuelle de 2 millions.

Le Sénat adopte une nouvelle Constitution et proclame Louis XVIII "roi des Français".

Le 20 avril, l'empereur déchu fera ses adieux à la garde impériale et sera transféré vers son île-prison d'Elbe. Le 4 mai, Napoléon accoste sur l'île d'Elbe.

napoleon fontainebleau adieux à la garde impériale

Moins d'un an plus tard, c'est le retour de Napoléon en France profitant de l’impopularité de la Restauration de Louis XVIII.

Le 26 février 1815, Napoléon quitte l'île d'Elbe et débarque à Golfe-Juan le 1er mars 1815.

Le 20 mars il arrive à Paris.

Cent jours après son retour, l’aventure impériale s’arrête à Waterloo, le 18 juin 1815.

Napoléon abdique une seconde fois avant d’être déporté dans l’Île de Sainte-Hélène.

C’est là qu’il dictera ses mémoires et meurt le 5 mai 1821.

napoleon premier


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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 07:35

Notons qu’il y a deux traités de paix signés au Cateau-Cambrésis :

Le premier entre la France et l'Angleterre (2 avril), le second entre la France et l'Espagne (3 avril).

http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/cateau_cambresis/sit_lecateau.jpg

Le vendredi 3 avril 1559, fin des guerres d'Italie

Henri II de France et Philippe II d’Espagne signent le traité de Cateau-Cambrésis qui met un terme à plus d’un demi-siècle de guerres d'Italie stériles et ruineuses (1494-1559).

 

Après la défaite de Saint-Quentin, le roi de France renonce à ses prétentions sur l’Italie (Naples et Milan).

 

La France se voit confirmée la possession des Trois-Evêchés de Metz, Toul et Verdun, en Lorraine.

Mais elle doit par ailleurs restituer au duc de Savoie la Bresse, le Bugey, la Savoie elle-même et les places fortes du Piémont.

Par ailleurs, elle permet aux Génois de reprendre la Corse.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d5/Cateau-Cambresis.jpg/250px-Cateau-Cambresis.jpg

 

La veille, la France avait signé un traité de paix plus favorable avec Élisabeth Ière d’Angleterre lui concédant Calais pour huit ans. 

Pour conserver définitivement la ville du Nord, elle devra verser 500.000 écus.

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 23:01

Trois ans après la création de la Banque de France, Bonaparte prit une nouvelle mesure : la création d'un nouveau franc, dit "franc germinal".

franc germinal pièce

Le consul Napoléon Bonaparte crée le franc germinal par la loi du 7 Germinal an XI (soit le lundi 28 mars 1803 de notre calendrier).

La nouvelle pièce de un franc contient 4,5 grammes d'argent pur et 9/10ème d'or fin.

On créa des pièces de 5F, 2F, 1F, 0,50F et 0,25F.

Une pièce de 20 francs en or voit aussi le jour, elle est baptisée Napoléon.

20 francs germinal pièce napoléon

La France se trouvait enfin pourvue d'une monnaie solide.

Le franc germinal restera en vigueur jusqu'en 1914.


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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 13:37

Le jeudi 12 mars 1818, Le ministre de la guerre de Louis XVIII, Gouvion Saint-Cyr fait voter la loi militaire, qui porte son nom.

Cette loi réforme l’accès à l’armée selon un modèle plutôt démocratique.

Gouvion Saint Cyr

Cette loi met fin aux privilèges de la noblesse concernant le recrutement et la promotion au sein de l’armée permanente.

En effet, le principe révolutionnaire de conscription avait été aboli par la Charte de 1814.

La nouvelle loi reprend ce principe d’égalité tout en y apportant des modifications majeures. Les conscrits sont en fait recrutés par tirage au sort tandis qu’il est possible d’acheter un
« remplaçant » pour les fortunés qui ne souhaitent pas faire leur service.

 

Pour les engagés volontaires, la durée passe à 6 ans dans les légions départementales et à 8 ans dans les autres corps. Pour les conscrits, la désignation du contingent se fait en fonction de la population des départements et par tirage au sort au chef lieu de canton en séance publique devant le sous-préfet et des maires du canton.

Les inscrits ou leurs représentants habilités sont appelés dans l'ordre du tableau de recensement et doivent prendre un numéro dans une urne. Le tirage s'arrête quand le contingent prévu est atteint.

 

Cette loi donnait à chaque soldat la possibilité de franchir tous les grades sur les seuls critères de l'ancienneté et des compétences.


 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 00:01

 

En résumé, voici la légende du vase de Soissons

Après la prise de Soissons, le butin comme le voulait l'usage, devait être partagé entre le roi et ses hommes. Or, Clovis, voulant offrir un vase en argent trouvé dans le pillage de Soissons à l'évêque de Reims, le plaça "hors part".

Cela mit en colère un de ses soldats qui accusa publiquement Clovis de tricherie, et selon la légende, il brandit sa francisque et brisa le vase. Clovis ne dit rien, fit rassembler les morceaux et les remit à l’envoyé de l’évêque.

 

Un an plus tard, alors qu'il passe ses troupes en revue le roi des Francs reconnaît le soldat qui l'avait défié.

Clovis n'ayant pas oublié cet affront, reproche à l'homme sa tenue négligée et jette ses armes à terre.

Le guerrier se penche pour les ramasser et Clovis en profite pour lui asséner un coup de sa propre hache sur la tête. "Ainsi as-tu fait, à Soissons, avec le vase" lui dit-il.

Le cadavre gisant sur le sol restera exposé au public en guise de preuve de la toute puissance du chef des armées.

 Clovis Ier et le vase de Soissons

La véritable histoire du "vase de Soissons" est sensiblement différente

Le célèbre vase de Soissons provient en fait du diocèse de Reims : il s'agit d'un vase liturgique en argent.

Après avoir remporté la bataille de Soissons en 486, les soldats de Clovis se livrent au pillage de la ville. Les règles de partage du butin entre les soldats et le roi étaient strictes :

Chacune des parts était tirée au sort, y compris celle du roi qui représentait probablement le cinquième du total.

 

En 486, le jeune Clovis a 20 ans et cela fait à peine cinq ans qu'il est monté sur le trône. C'est un roi païen, empreint de culture germanique comme tous les Francs.
Toutefois, fin politique, il sait que s'il veut asseoir son pouvoir, il lui faut l'appui de l'Église.
Il veut donc restituer le vase à l'évêque de Reims, Saint Rémi. L'évêque de Reims lui avait d'ailleurs envoyé un messager à Clovis afin qu'il restitue cet objet.

 

Clovis espérait que le tirage au sort lui accorderait dans sa part le vase. Ce ne fut pas le cas.

Il le réclama alors hors part. La majorité de l’armée approuva le chef vainqueur et voulut lui accorder ce passe-droit.

Seul un soldat, ayant levé sa hache, frappa le vase en criant à haute voix: « Tu n’auras rien ici que ce que le sort t’attribuera vraiment. »

Clovis s’inclina finalement devant ce qui était le droit de l’armée.

Mais grâce à un heureux tirage au sort, il parvint à échanger d’autres objets contre le vase, certes cabossé mais non fendu. Il le rendit au messager de Saint Rémi.

En remerciement pour ce premier témoignage d’amitié et de respect entre les deux hommes, l'évêque de Reims ordonna dans son testament que l’objet fût fondu pour en faire « un encensoir et un calice gravé de représentations ».

Contrairement à ce qu’ont raconté les manuels d’histoire de la IIIe République, le célèbre vase de Soissons, en réalité de Reims, n’a jamais été cassé. Tout au plus fut-il cabossé.

 

À la célèbre question : « Qui a cassé le vase de Soissons ? » ; la réponse est donc en en réalité : Personne !

 

La vengeance de Clovis à Soissons, châtiment exemplaire par son excès

Le roi avait réuni ses fantassins à Soissons, le 1er mars 487.

Clovis, profita de la négligence du « frappeur de vase » pour lui régler son compte.

Comme sa lance, son épée et sa hache étaient mal tenues, il lui arracha cette dernière de la ceinture et la jeta à terre.

L’autre se penchant alors pour la ramasser, Clovis en profita pour lui enfoncer sa propre hache dans la tête : « Ainsi as-tu fait, à Soissons, avec le vase. »

Le roi ordonna aux autres de s’éloigner, laissant le cadavre exposé au public, probablement sans sépulture.

La vengeance fait partie de la vie quotidienne des Francs et nul ne songerait à s'en offusquer. Par ce geste, il fait également preuve d'une autorité que plus aucun soldat du royaume n'osera contester par la suite.

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 00:02

Henri de Navarre est sacré roi à la cathédrale de Chartres sous le nom d’Henri IV.

Henri IV, roi de France et de Navarre

Né à Pau le 14 décembre 1553, assassiné à Paris par Ravaillac le 14 mai 1610.

 

Une enfance mouvementé…

Henri est le fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret.

A la mort de son grand-père, le roi de Navarre Henri II d'Albret en 1555, sa mère devient reine de Navarre sous le nom de Jeanne III. Elle fait en sorte que son fils soit élevé dans la foi protestante.

 

5 décembre 1560 : Mort de François II à Orléans. Avenement de Charles IX.

Son père l'emmène à la cour de France pour y éduquer Henri dans la foi catholique.

Le 17 novembre 1562 son père, Antoine de Bourbon décède.

En 1564, Charles IX et Catherine de Médicis font « le grand tour de France », un voyage dans tout le pays par lequel ils espèrent ramener la paix. Ils emmène le jeune Henry avec eux.

Henri participera donc grand tour de France, puis retourne vivre auprès de sa mère, qui le fait revenir dans la foi protestante.

A la mort de sa mère, le 9 juin 1572 Henri devient roi de Navarre, sous le nom d’Henry III (de Navarre).

 

Une couronne contestée

Le 2 août 1589, le roi de France, Henri III est poignardé par Jacques Clément, un moine fanatique. Comme Henri III n'avait pas de fils, la couronne de France revient à son "cousin" Henri de Navarre.
Henri de Navarre devient en fait héritier de la couronne de France de part son père (plus proche héritier mâle par voie exclusivement masculine, en application de la loi salique.)

Mais ce dernier est protestant et la majorité catholique du royaume n'admet pas qu'il monte dans ces conditions sur le trône...

 

Les catholiques intransigeants se regroupent derrière la famille de Guise.

La Ligue catholique transgresse les règles de succession et désigne pour nouveau souverain l'oncle d'Henri de Navarre, Charles Ier de Bourbon (archevêque de Rouen).
Celui-ci prend le nom de Charles X.

 

Le 25 juillet 1593 en la basilique Saint-Denis, Henri de Navarre abjure la foi protestante et demande à devenir catholique.

Le 27 février 1594 Henri de Navarre est sacré roi à la cathédrale de Chartres sous le nom d’Henri IV.

Il lui est impossible d’organiser la cérémonie à Reims puisque la ville se trouve encore sous entre les mains de ses ennemis, la famille de Guise et les Ligueurs.

 

Le roi, qui vient de se convertir, agit dans une logique politique : mettre fin au pouvoir de la Ligue, qui ne pourra plus s’opposer à un roi devenu catholique.

Son entrée dans Paris le 22 mars 1594 et l'absolution accordée par le pape Clément VIII le 17 septembre 1595, lui assurent le ralliement progressif de toute la noblesse et du reste de la population.

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:01

Le 22 février 1848, l'interdiction d'un nouveau banquet à Paris provoque une manifestation lors de laquelle des protestataires sont tués par l'armée.

Des barricades sont alors édifiées dans la ville de Paris.

Au terme de trois journées insurrectionnelles (22, 23 et 24 février), le roi Louis-Philippe Ier refuse de voir verser le sang pour réprimer les insurgés parisiens ; il abdique et s'enfuit en Angleterre.

le roi Louis-Philippe Ier

Le jeudi 24 février 1848, vers midi, le roi Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils, le comte de Paris. Les tentatives de la duchesse d'Orléans de faire reconnaître son fils comme nouveau roi échouent devant l'hostilité de la Chambre des députés.

En effet, la chambre des députés rejette le nouveau souverain et constitue un gouvernement provisoire formé par Lamartine, Dupont de l'Eure, Arago, Ledru-Rollin, Garnier-Pagès, Crémieux et Marie.

Dans l'après-midi le nouveau pouvoir est mis en place : le gouvernement provisoire, qui proclame la République, mettant ainsi fin à la Monarchie de Juillet.

 

Premières mesures :

Les premières mesures du gouvernement provisoire marquent une rupture : la peine de mort est abolie dans le domaine politique, les châtiments corporels et la contrainte par corps sont supprimés, l'abolition de l'esclavage sera signée le 27 avril (voir cet article)...

Dans le domaine politique, les changements sont importants : la liberté de la presse et celle de réunion sont proclamées et le gouvernement institue le suffrage universel masculin .

 

La France va vivre plusieurs semaines dans une douce euphorie communément appelée :
« l‘illusion Lyrique ».

Mais la IIème République connaîtra rapidement son lot de troubles et s'achèvera le 2 décembre 1851 avec le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte puis la restauration de l’Empire un an plus tard.

 

Lien du jour : Résumé des institutions Françaises


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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:01

Le dimanche 23 février 1766, la Lorraine est rattachée à la France, qui prend presque l'allure d'hexagone que nous lui connaissons aujourd'hui.

 

Stanislas Leszczynski décédé le 23 février 1766

Stanislas Leszczynski est né à Lwov en Ukraine le 20 octobre 1677.
A 21 ans Stanislas épouse le 25 mai 1698, la fille de Jean-Charles Opalinski illustre magnat polonais, Catherine Opalinska, qui lui donne deux filles :
Anna, le 25 mai 1699, et Marie, le 23 juin 1703 qui deviendra reine de France.

En 1704, le roi de Suède le fait nommer roi de Pologne mais il est chassé du trône cinq ans plus tard. Il se réfugie alors en France. Par le mariage de sa fille, il devient beau-père du roi de France, Louis XV.

Stanislas Leszczynski

Stanislas roi déchu devient duc de lorraine et de Bar

Stanislas reçoit les deux duchés de Lorraine et de Bar à titre viager

La France confie alors la Lorraine à Stanislas Leszczynski. Mais les accords prévoient qu'à sa mort, le duché reviendra à la France.

 

Il s'installe au château de Lunéville en acceptant que son pouvoir soit partagé avec Martin Chaumont, le chancelier de la Galaizière.

Au château de Lunéville où la cour compte près de 500 personnes. La vie y est brillante avec beaucoup de spectacles.

Stanislas fait réaliser de nombreuses constructions. Il agrandit le château de Lunéville et fait bâtir celui de Commercy. A Nancy, on réalise la place royale qui deviendra la place Stanislas.

 

Le soir de 5 février 1766, les vêtements de Stanislas s'enflamment devant la cheminée. Il est gravement brûlé et il meurt 18 jours plus tard après de terribles souffrances.

 

Liens du jour :

Stanislas

Rétro-acronyme STAN

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 00:04

Depuis janvier 1916 les Allemands préparent une grande offensive. Une certaine émotion s’empare des combattants de Verdun en apprenant que des mouvements importants de troupes sont signalés au nord-est dans l’armée Allemande.

verdun front 1916

Le lundi 21 février 1916 à 7h30 du matin, les fantassins allemands commandés par le chef d'état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l'assaut des forts et des tranchées de Verdun.

Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l'artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres.

La puissance de feu est telle que la colline appelée "Côte 304" perd sept mètres de hauteur !

Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes.

Les poilus résistent héroïquement en dépit de la perte du fort de Douaumont.
La riposte française sera dirigée par le général Philippe Pétain.

 

La bataille de Verdun prendra fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916.

carte de la bataille verdun 1916

Le bilan sera un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : Sur un champ de bataille de moins de cent kilomètres carrés sur lequels sont tombés 163.000 soldats français et 143.000 soldats allemands.

 

 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 00:02

Le vendredi 14 février 1879, la chambre des députés adopte "La Marseillaise" comme hymne national français.

Composée pour l'armée du Rhin en 1792 par l'officier Claude Rouget de Lisle, l'air était déjà devenu "chant national" en 1795 (26 messidor an III), mais ce texte n'avait jamais été officialisé.

 

Paroles de la Marseillaise :

I

 

Allons ! Enfants de la Patrie !

Le jour de gloire est arrivé !

Contre nous de la tyrannie,

L'étendard sanglant est levé ! (Bis)

Entendez-vous dans les campagnes

Mugir ces féroces soldats ?

Ils viennent jusque dans vos bras

Égorger vos fils, vos compagnes

Aux armes, citoyens ! Etc.

 

II

 

Que veut cette horde d'esclaves,

De traîtres, de rois conjurés ?

Pour qui ces ignobles entraves,

Ces fers dès longtemps préparés ? (Bis)

Français ! Pour nous, ah ! Quel outrage !

Quels transports il doit exciter ;

C'est nous qu'on ose méditer

De rendre à l'antique esclavage !

Aux armes, citoyens ! Etc.

 

III

 

Quoi ! Des cohortes étrangères

Feraient la loi dans nos foyers !

Quoi ! Des phalanges mercenaires

Terrasseraient nos fiers guerriers ! (Bis)

Dieu ! Nos mains seraient enchaînées !

Nos fronts sous le joug se ploieraient !

De vils despotes deviendraient

Les maîtres de nos destinées !

Aux armes, citoyens ! Etc.

IV

 

Tremblez, tyrans et vous, perfides,

L'opprobre de tous les partis !

Tremblez ! Vos projets parricides

Vont enfin recevoir leur prix. (Bis)

Tout est soldat pour vous combattre.

S'ils tombent, nos jeunes héros,

La terre en produira de nouveaux

Contre vous tout prêt à se battre.

Aux armes, citoyens ! Etc.

 

V

 

Français, en guerriers magnanimes

Portons ou retenons nos coups !

Épargnons ces tristes victimes,

A regret, s'armant contre nous ! (Bis)

Mais ce despote sanguinaire !

Mais ces complices de Bouillé !

Tous ces tigres qui, sans pitié,

Déchirent le sein de leur mère !

Aux armes, citoyens ! Etc.

 

VI

 

Amour sacré de la Patrie

Conduis, soutiens nos bras vengeurs !

Liberté ! Liberté chérie,

Combats avec tes défenseurs ! (Bis)

Sous nos drapeaux que la Victoire

Accoure à tes mâles accents !

Que tes ennemis expirants

Voient ton triomphe et notre gloire !

Aux armes, citoyens ! Etc.

COUPLET DES ENFANTS

 

Nous entrerons dans la carrière,

Quand nos aînés n'y seront plus ;

Nous y trouverons leur poussière

Et la trace de leurs vertus. (Bis)

Bien moins jaloux de leur survivre

Que de partager leur cercueil

Nous aurons le sublime orgueil

De les venger ou de les suivre.

Aux armes, citoyens ! Etc.

Enfants, que l'Honneur, la Patrie

Fassent l'objet de tous nos vœux !

Ayons toujours l'âme nourrie

Des feux qu'ils inspirent tous deux. (Bis)

Soyons unis ! Tout est possible ;

Nos vils ennemis tomberont,

Alors les Français cesseront

De chanter ce refrain terrible :

Aux armes, citoyens ! Etc.

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 00:01

Monseigneur de Beaumont, fait interdire l'impression et la diffusion des deux premiers volumes de "L'Encyclopédie" ou "Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers".

Encyclopedie Diderot

L'œuvre collective dirigée par Diderot et D'Alembert est jugée subversive par les Jésuites qui la qualifie "d'athée et matérialiste".

Le contenu politique et philosophique, plus que les parties techniques et scientifiques, est décrié.

Les thèses développées par l'abbé de Prades, un des contributeurs de l'Encyclopédie, sont, selon les membres du conseil, "contaminées par l'esprit voltairien".

 

Les jésuites en voulaient d'abord à Diderot qui avait refusé leur collaboration à l'ouvrage, mais surtout ils ne lui pardonnaient pas de faire concurrence à un dictionnaire qu'ils venaient eux-mêmes de faire paraître. « Quels ennemis nous avons, soupirait Diderot, qu'ils sont constants ! Qu'ils sont méchants ! »

Denis Diderot

Denis DIDEROT
(5 octobre 1713 - 31 juillet 1784)

Jean le Rond D'Alembert

Jean le Rond D'Alembert
(16 novembre 1717 - 29 octobre 1783)

Mais, avant même la parution du premier volume, le succès commercial de l'Encyclopédie fut immense, puisque, dès le début du lancement, on recueillit 4300 souscriptions. Et bientôt, l'Encyclopédie se trouva dans toutes les bibliothèques, depuis celles des châteaux jusqu'à celles des petits curés de campagne.

 

Devant un tel succès, le Parlement et le Haut Clergé s'inquiétèrent.

Le roi Louis XV fit d'abord confisquer quelques exemplaires, puis accepta de condamner totalement l'ouvrage.

C'était en réalité un geste purement officiel car l'Encyclopédie avait des partisans très haut placés : Mme de Pompadour et le Lieutenant de Police lui-même protégeaient sa parution clandestine et le chef de la censure, à la veille d'une saisie, offrait à Diderot de cacher les épreuves dans son propre bureau.

 

 

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 00:01

5 février 1810 : Napoléon rétablit la censure

 

La liberté d'expression est un droit compris dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.

 

article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi. »

article 11 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas prévus par la loi. »

 

Napoléon rétablit la censure pour toutes les productions de presse, par un décret, le lundi 5 février 1810, et déclare :

« Le droit d'imprimer n'est pas du nombre des droits naturels. »

Il crée les prisons d'État pour, selon ses propres mots, « les personnes détenues sans qu'il soit convenable ni de les faire traduire devant les tribunaux ni de les mettre en liberté ».

 

La censure continuera tout au long du XIXe siècle, jusqu'à la Loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881..

  pancarte liberté place de la liberté expression

5 février 1817 : Il faut payer des impôts pour voter

La "loi Lainé", réformant les dispositions électorales, est votée : pour prétendre au statut d'électeur, il faudra désormais être un homme âgé d'au moins trente ans, et payer 300 francs d'impôts.

Les hommes de plus de quarante ans devront quant à eux payer 1.000 francs d'impôts.

La Loi Lainé prévoit un renouvellement de la chambre par cinquième chaque année, les élections se faisant au moyen d'un collège unique d'électeurs réuni au chef-lieu du département.

 

La Loi Lainé est reformée avec la loi "du double vote" du 29 juin 1820.

Cette loi adoptée pour renforcer la représentativité des monarchistes en favorisant le quart le plus imposé en lui permettant de voter une première fois, comme tous les autres électeurs, au sein du collège d’arrondissement (258 députés) puis exclusivement une seconde fois dans le deuxième collège élisant ainsi un autre contingent de députés (172 députés).


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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 00:02

 

Sur une proposition des députés René Lavasseur, Delacroix et Danton, l'esclavage est aboli sur tout le territoire de la République Française.

 4 février 1794 - La Convention abolit l'esclavage en France

Dès le milieu du XVIIIe siècle l'esclavage devint un sujet fréquemment évoqué par les philosophes des Lumières : Montesquieu, Voltaire, Rousseau,…

Le 4 avril 1792, l'Assemblée nationale décida d'accorder la pleine citoyenneté à tous les libres de couleur.

Le 4 février 1794, la Convention abolit l'esclavage en avalisant et généralisant la décision unilatérale du commissaire de la Convention au nord et à l'ouest de Saint-Domingue, Léger-Félicité Sonthonax, prise le 29 août 1793 :

  « La Convention déclare l'esclavage des nègres aboli dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution. »  

 

Cette abolition, certes dictée par un humanisme hérité des Lumières, avait aussi comme objet de ramener le calme à Saint-Domingue dans un contexte de pression militaire britannique sur les possessions françaises des Caraïbes.

Les esclaves affranchis disposèrent dès lors de la citoyenneté française.

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/esclavage/abolition.jpg

Abolition de courte durée !

La loi du 16 pluviôse an II sera transgressée dès 1799 quand la traite reprendra au Sénégal.

En 1802, le Premier consul Napoléon Bonaparte rétablira l'esclavage en France.

Par la loi du 20 mai 1802, Napoléon Bonaparte rétablit l'esclavage dans les territoires restitués à la suite du traité de paix d’Amiens.

Cette loi entraîne progressivement le rétablissement de l'esclavage dans l'ensemble des colonies françaises.

 

Le commerce des esclaves continuera d'être exercé jusqu'en 1848.

 

L'esclavage sera définitivement aboli par la IIème République :

Le deuxième décret d'abolition de l'esclavage en France a été signé le 27 avril 1848 par Lamartine.

 

Lien du jour : Débats de la convention lors de la séance du 16 pluviôse an II (4 février 1794).

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 00:02

En désaccord avec la politique menée par Marie de Médicis, Sully quitte sa charge de surintendant des Finances mais continue de participer au Conseil.

 

Maximilien de Béthune dit Sully
né à Rosny-sur-Seine le 13 décembre 1559, décédé à Villebon en 1641

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0329/m501704_96-017929_p.jpg

 

Le jeune Maximilien ayant d’excellentes capacités intellectuelles, est attaché dès l’âge de douze ans au service d’Henri de Navarre, le futur Henri IV. Il réussi à s’échapper au massacre de la Saint-Barthélemy en se réfugiant dans le collège de Bourgogne, où il poursuivait ses études.

 

Après le départ précipité d’Henri de Navarre de la cour en 1576, Sully continue à le servir dans ses différentes campagnes.

En 1593 il conseille au roi de se convertir au catholicisme, afin de pacifier le royaume, mais refuse lui-même d’abjurer.

 

Conseiller le plus écouté du roi, il devient successivement conseiller aux Finances en 1596, surintendant des Finances en 1598, grand maître de l’artillerie en 1599, surintendant des Bâtiments et des Fortifications et grand voyer de France 1599.

En 1602 il achète le château de Sully-sur-Loire, Henri IV le fera duc de Sully et pair de France en 1606.

 

Maximilien de Béthune, duc de Sully, démissionne de sa charge de surintendant des Finances le mercredi 26 janvier 1611.

L’assassinat d’Henri IV, dont il avait été le premier ministre, le compagnon d’armes mais aussi l’ami et le serviteur fidèle, a changé la donne pour Sully.

 

Protestant, il se sent menacé par le comité de régence présidé par la reine mère Marie de Médicis, régente du royaume de France au nom de son fils Louis XIII.

De plus, il est en total désaccord avec sa politique pro-espagnole.

 

Concini lui succèdera dès l'annonce de sa démission.


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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 00:01

François Ier est né le 12 septembre 1494 à Cognac (Charente).

Son père Charles d'Orléans, duc d'Angoulême, que François n’a pas connu, était le cousin du roi Louis XII.

Fils de Charles d’Angoulême et de Louise de Savoie, François Ier appartient à la branche de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne.

 

À 20 ans, François Ier succède à Louis XII, mort le 1er janvier 1515.

Le lundi 25 janvier, il est sacré roi de France à Reims. Son règne va durer 32 ans.

 

FRANCOIS Ier

12 septembre 1494 - 31 mars 1547

histoire roi francois 1er

Lien du jour :

14 janvier 1526 - François Ier signe le traité de Madrid

 

 

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 00:01

Le lundi 21 janvier 1793 à 10h20, sur la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde), Louis Capet, 39 ans, ancien roi de France, est guillotiné.

Emprisonné aux Tuileries avec sa famille depuis le mois d'août 1792, il est jugé par le tribunal révolutionnaire :

 

Le 3 décembre 1792, devant la Convention, Maximilien de Robespierre, au nom des Montagnards, réclame l'exécution de Louis XVI afin de légitimer la Révolution.
Il invente pour l'occasion une expression appelée  qui sera reprise plus tard :
« criminel envers l'humanité ».

Les députés girondins craignent au contraire des désordres si le roi est exécuté. Ils voudraient en finir avec la Révolution maintenant que la démocratie est installée, mais ils ne peuvent éviter l'ouverture du procès de Louis XVI.

 

Le citoyen Louis Capet, anciennement Louis XVI, comparaît devant la Convention, constituée en tribunal pour l'occasion.
Il est accusé de haute trahison pour avoir joué double jeu face aux assemblées nées de la Révolution, avoir tenté de s'enfuir à l'étranger en juin 1791 (fuite à Varennes) et avoir comploté avec l'étranger.

Par un vote qui dure 36 heures, les députés se prononcent sur la peine à appliquer.

Il s'en faut d'une voix que Louis XVI échappe à la guillotine...

Mort de Louis XVI guillotine

 

Ses dernières paroles :

"Français, je meurs innocent ; je pardonne à mes ennemis ; je désire que ma mort soit..."

Mais la fin de ses mots sera occultée par le roulement de tambour annonçant son exécution.

Le 16 octobre 1793, sa femme Marie-Antoinette sera à son tour guillotinée en place publique.

 

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 00:01

Le traité de Lyon du 17 janvier 1601 met fin au conflit entre Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie et le roi de France Henri IV.

Le duc de Savoie, à l'issue du traité de Vervins (2 mai 1598) entre la France et l'Espagne, se rend à Paris pour négocier auprès du roi l'acquisition du marquisat de Saluces (Saluzzo), sans contre-partie, alors que le roi pensait obtenir la Bresse et le Bugey.

 

Le roi de France, agacé par l'attitude du duc, envahit la Savoie, occupant les vallées de Maurienne, Tarentaise et du Beaufortain, assiégeant la citadelle de Montmélian (1600).

 

Le Duc doit capituler et signer le traité de Lyon. Il récupère le fameux marquisat de Saluces, mais perd le contrôle du Rhône et les terres allant jusqu'à Lyon.


Lyon n’est plus une « ville frontière »

En échange du marquisat de Saluces, Henri IV reçoit de Charles-Emmanuel de Savoie le Bugey, la Bresse, la Volromey et le pays de Gex (l'actuel département de l'Ain).

Le traité du 17 janvier 1601 permet d'éloigner la frontière savoyarde de Lyon et rapprocher la frontière française de la ville de Genève, république amie.

Savoie-16em18em-siecles.gif

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 00:01

Le général français Thomas Arthur de Lally-Tollendal capitule devant les Anglais.

 

Ce comptoir était devenu le plus important des établissements français en Inde.

Arrivés bien après les Portugais (1497), les Anglais (1601) et les Hollandais (1605), les Français ne se sont implantés aux Indes qu'à partir du règne de Louis XIV, dans la seconde moitié du XVII` siècle.

En septembre 1760, le colonel anglais Coôte, à la tête d'une armée, de 4 500 sujets britanniques et de 10 000 indigènes, appuyée par 16 navires, arrive devant Pondichéry.

Lally-Tollendal ne dispose plus que d'un millier d'hommes.

Au bout de sept jours de combat, il s'enferme dans les murs de la ville.

Un siège de 5 mois commence.

 

Le général français Thomas Arthur de Lally-Tollendal capitule devant les Anglais le 16 janvier 1761.

La France ne lui pardonnera pas cette défaite et l'accusera de trahison, eu égard à ses origines irlandaises. Lally-Tollendal sera jugé par le Parlement de Paris et exécuté en 1766.

Son fils, avec le soutien de Voltaire, obtiendra sa réhabilitation en 1778.

 

Quant au comptoir de Pondichéry, il sera restitué à la France par le traité de Paris, en 1763. Souvent occupé par les Britanniques dans les années qui suivront, il sera finalement rendu à l’Inde en 1954.

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 00:01

Le 15 janvier 1790, à Paris, l'Assemblée constituante établit la carte des départements français et fixe leur nombre à 83.

Depuis plus de 1000 ans, la confusion régnait en France entre les provinces, les régions, les villes... Bref, plus personne ne savait exactement à quel territoire il appartenait.

Les députés veulent mettre fin à la confusion administrative héritée d'un millénaire d'Histoire.

Ils envisagent d'abord de créer des circonscriptions géométriques, à l'image des États américains.

 

Mirabeau s'oppose à ce découpage complètement arbitraire :

« Je demande une division qui ne paraisse pas, en quelque sorte, une trop grande nouveauté ; qui, si j'ose le dire, permette de composer avec les préjugés et même avec les erreurs, qui soit également désirée par toutes les provinces et fondée sur des rapports déjà connus. »

 

L'idée était que : la France, c'est la France avec son histoire, ses régions, ses principautés... Elle n'a rien à voir avec les États-Unis tout neufs !

 

Les nouvelles divisions sont baptisées «départements» :

Leurs limites respectent les anciennes provinces. C'est ainsi que la Bretagne et la Normandie sont divisées en cinq départements chacune. Leur taille est telle que chaque citoyen puisse accéder à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum.

La surface d'un département est calculée d'après un trajet effectué à cheval : le chef-lieu de département doit être atteint en une journée de cheval au maximum. Les anciens pays gaulois sont dès lors remis à l'ordre du jour comme si l'occupation romaine n'avait jamais eu lieu.

Tous les chefs-lieux ou presque évoquent les anciennes tribus gauloises :

Amiens pour les Ambiens, Beauvais pour les Bellovaques, Cahors pour les Cadurques, Nantes pour les Namnètes, Paris pour les Parisii, Poitiers pour les Pictones, Reims pour les Rèmes, Soissons pour les Suessiones, Tarbes pour les Tarbelles, etc...

 

Lien du jour : Transformation des paroisses en communes

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 00:01

Prisonnier de Charles Quint depuis février 1525, suite à la défaite française de Pavie, François Ier signe le traité de Madrid afin d’être libéré.

Dans ce traité, il renonce à ses prétentions en Italie, à sa souveraineté sur les Flandres et l'Artois et cède la Bourgogne à l'Espagne.

 

François 1er (1494-1547):

François, comte d'Angoulême, cousin et gendre du roi Louis XII, succède à celui-ci sur le trône de France le 1er janvier 1515, sous le nom de François 1er.

histoire roi francois 1er

Cultivé et brave mais fantasque et moyennement intelligent, il engage le pays dans de folles aventures militaires contre son rival Charles Quint.

Lors de la bataille de Pavie en Italie François 1er est capturé.

Il ne tarde pas à dépérir mais retrouve la santé grâce à la visite de sœur, Marguerite d'Angoulême (dont un petit-fils sera le roi Henri IV).

Pendant ce temps, sa mère, Louise de Savoie, gouverne le royaume en qualité de régente.


 

Le 14 janvier 1526, François Ier signe un traité, dans lequel il s’engage à :

  • céder le duché de Bourgogne et le Charolais
  • renoncer à toute revendication sur Naples, le Milanais, Gênes, Asti, les Flandres et l'Artois
  • épouser Éléonore de Habsbourg, sœur de Charles Quint.
  • restituer le patrimoine (meubles et immeubles) du connétable de Bourbon et de ses partisans, avec un dédommagement complet des pertes qu'ils avaient essuyées par la confiscation.
  • forcer Henri d'Albret (le beau-frère de François Ier) à abandonner ses prétentions à la couronne de Navarre.
  • livrer comme otages à Charles Quint son fils aîné, le dauphin François, ainsi que son second fils le duc d'Orléans (futur Henri II) ou, à la place du dernier, douze des principaux seigneurs du royaume que l'empereur désignerait. Ils ne seraient libérés qu'après ratification des clauses du traité par les parlements.
  • retourner en Espagne pour y rester prisonnier de l'empereur si tous les articles de ce traité n'étaient appliqués dans les délais stipulés.

 

François Ier est libéré, en échange ses fils François et Henri le remplace comme otage.

 

Mais, en mars 1526, le roi de France ne respectera aucune des clauses du traité, alors qu’il a laissé en Espagne ses deux fils en otage.

François Ier, tombé malade pendant son emprisonnement, et ayant peur de sa faiblesse, demande le 16 août 1525 à Gilbert Bayard, notaire et secrétaire du Roi de France, de rédiger un texte selon lequel toutes les concessions faites en vue de retrouver sa liberté seraient considérées comme nulles.

Ainsi, à son retour en France après sa libération, le roi de France peut rejeter le traité.

 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 00:01

Charles Louis-Napoléon Bonaparte, l'ex-empereur des Français meurt le 9 janvier 1873, dans sa résidence de Camdem Place, où il vivait en exil après la défaite de Sedan en 1870.

Camdem Place se trouve dans la petite ville de Chislehurst à onze miles de Londres (environ 20 kilomètres) dans le comté de Kent.

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2008/11/15/h_4_ill_1119219_napoleon.jpg

La vie de Charles Louis Napoléon Bonaparte

Né le 20 avril 1808, il est le fils de Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier et roi de Hollande, et de Hortense de Beauharnais, fille de l’impératrice Joséphine.

Charles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte est le premier président de la République française, élu le 10 décembre 1848 avec 74 % des voix au suffrage universel masculin. Il devient empereur des Français sous le nom de Napoléon III, le 2 décembre 1852.

Sous Napoléon III, la France connaît des années de progrès économiques : création d’un système bancaire, développement des chemins de fer, transformation des grandes villes.

 

La santé fragile de Napoléon III

Avant même son accession au trône, le futur Napoléon III avait souffert à plusieurs reprises de rhumatismes et de crises de goutte.

Mais surtout, l'Empereur souffrait de calculs. De plus, il  a passé une partie de sa vie en prison et les différents exils à l'étranger ne l'on pas aidé à surmonter un état de santé fragile.

Il a pourtant tenu à taire le plus longtemps possible sa maladie.

C'est donc un homme affaibli qui arrive en Grande-Bretagne.

En juillet 1872, l'Empereur consulta sir Henry Thompson, chirurgien anglais qui avait opéré avec succès le roi Léopold, roi des Belges, souffrant lui aussi d'un calcul rénal.

 

La mort du dernier Empereur

Des interventions chirurgicales survenues le 2, le 6 et le 7 janvier 1873 avaient considérablement affecté son état général.

Le dernier souverain de France s'éteint quelques minutes avant que son chirurgien, le Docteur Thompson, ne tente une dernière opération. Il est 10h45.

 

La date des obsèques a été fixée au 15 janvier afin de laisser aux personnalités et aux délégations venues de France le temps d'arriver.

 

Lien du jour : Histoire des institutions Françaises

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 00:01

Depuis la loi "Jules Ferry" du 28 mars 1882, l'instruction était obligatoire pour les enfants des deux sexes, âgés de six ans révolus à treize ans révolus.

Elle peut être donnée soit dans les établissements d’instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou privées, soit dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute autre personne qu’il aura choisie.

 

En 1936, la limite d'âge a été portée à 14 ans.

L'instruction obligatoire était initialement prévue de 6 à 13 ans, mais les élèves titulaires du certificat d'études primaires pouvaient quitter l'école dès 11 ans.

En 1936, la loi du 9 août, initiée par Jean Zay, fait passer l'obligation jusqu'à 14 ans.

Cette décision contribuera au développement de l'enseignement secondaire et à la création des collèges.

 

6 janvier 1959 : Les enfants devront dorénavant suivre une scolarité jusqu’à l’âge de 16 ans.

L'Ordonnance du 6 janvier 1959, signée par le président de la République Charles de Gaulle, a ensuite décidé que l'âge de fin de la scolarité obligatoire sera porté de 14 ans à 16 ans.

L’ordonnance prévoyait une sanction en cas de non-respect, sous forme de retrait des allocations familiales.

 humour ralentir école

 

L’instruction obligatoire, ou obligation scolaire, est l'obligation faite aux parents de faire instruire leurs enfants.

L'instruction obligatoire, désormais appelée « obligation scolaire », est fixée dans le 1er livre du Code de l'éducation (art. L131 et suivants). L'article L. 131-2 stipule :

" L'instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l'un d'entre eux, ou toute personne de leur choix. "

 

La scolarisation des enfants en école maternelle avant 3 ans est facultative (et même sur le point de disparaître).

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