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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 16:50

Des paysans du Beauvaisis (nord du Bassin parisien) se révoltent contre les taxations royales et seigneuriales (il faut alors payer la rançon du roi Jean le Bon, prisonnier des Anglais).

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Les paysans ne supportent pas que les nobles, ayant souvent fui devant les Anglais, fassent maintenant pression sur eux pour leur extorquer de nouvelles taxes.

Ils le supportent d'autant moins que, depuis l'épidémie de Grande Peste qui a ravagé l'Occident dix ans plus tôt et tué une grande partie de la population, les seigneurs et les grands propriétaires sont partout en quête de main-d'œuvre pour remettre en culture les terres abandonnées.

 

Le 21 mai 1358, cent paysans du Beauvaisis pillent et incendient les châteaux de leur région, violant et tuant les nobles, brûlant les demeures.

Leur révolte s'étend très vite à la paysannerie du bassin parisien. À Paris, le prévôt des marchands Étienne Marcel, ennemi de Jean le Bon, la soutient discrètement.

 

C'est la plus grande des «jacqueries» qui ont ensanglanté les campagnes françaises au Moyen Age. Ces révoltes sont ainsi nommées d'après l'appellation de Jacques ou Jacques Bonhomme surnom donné aux paysans.

 

Les chefs des révoltés sont impitoyablement torturés et exécutés.

Malgré tout, les révoltes paysannes se renouvelleront les années suivantes.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 23:01

La République de Gênes

Depuis 1284, la Corse est sous domination de la République de Gênes.

La République de Gênes, l'une des grandes républiques maritimes italiennes (ou thalassocratie), a duré environ huit siècles, du milieu du XIe siècle à 1797.

republique-genes.png 

Mais au XVIIIe siècle, les Corses luttent contre les Génois. Face aux indépendantistes, Gênes ne parvient à se maintenir en Corse que grâce à l’aide française.

En effet, depuis 1729, la Corse est la proie d’une véritable guerre d’indépendance que la République de Gênes, sa puissance tutélaire, est incapable de réprimer.

Elle fait donc appel successivement à l’Autriche puis à la France pour tenter d’endiguer cette révolte.

 

La France et Gênes signent le traité de Versailles pour régler le sort de la Corse.

Le traité de Versailles du 15 mai 1768 rattache la Corse au patrimoine personnel du roi de France. C'est-à-dire que l'île reste juridiquement possession de la République de Gênes mais que de fait, elle est occupée et administrée par la France.

 

Gênes cède ainsi "provisoirement" ses droits sur l’île à la France, pour dix ans. La Corse devra être rendue à la République après le versement des dettes énormes qu’elle devait à la France en paiement de son intervention contre les insurgés.

 

La France obtient par ce traité l’administration de la Corse pour dix ans, moyennant le remboursement des frais par Gènes. Dans les faits, Gènes ne pourra jamais payer et la Corse restera aux mains de la France.

Dès 1769, la France entreprend une campagne victorieuse contre les indépendantistes corses.


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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 23:01

Ce jour 14 mai 1610, Sully était malade. Henri IV décide d'aller le visiter, et s'y rend en carrosse. Le domicile de son ministre et confident étant proche, le roi juge inutile de se faire escorter par la Garde à cheval.

Vers 16h15, alors que le carrosse royal s'engage rue de la Ferronnerie (Paris), ruelle étroite et encombrée, un catholique fanatisé saute sur le marchepied et poignarde Henri IV.

Ravaillac s’est s’approché du carrosse qui n’avait pas de fenêtre et il a poignardé Henri IV à plusieurs reprises.

Le meurtrier est vite maitrisé, mais trop tard pour le roi. On ramène en catastrophe le roi chez lui, mais il meurt en arrivant au Louvre. Ravaillac est soustrait à la foule qui allait le massacrer. Il sera écartelé place de Grève le 27 mai 1610.

 

Louis XIII, n'ayant que 9 ans, Marie de Médicis assurera la régence.

La mort brutale d'Henri IV fera oublier ses erreurs et c’est ainsi que naîtra la légende qui fera de son règne un âge d’or.

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 23:01

Au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne, les chefs d'états et de gouvernements alliés, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

Signature de la capitulation à Reims

Le général Alfred Jodl signe dans la nuit du 6 au 7 mai, à 2h41 du matin, la capitulation sans condition de l'Allemagne.

Le chef d'état-major du général Eisenhower, commandant suprême des Alliés, et le général soviétique Ivan Sousloparov signent l'acte de capitulation au nom des vainqueurs.

Le général français François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.

 

La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h 01.

 

Ratification de la capitulation à Berlin le 8 mai

Pour Staline, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au coeur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d'occupation soviétique.

 

Cette formalité est accomplie le lendemain, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov.

Le gouvernement de De Gaulle y est représenté par le général Jean de Lattre de Tassigny :

Charles de Gaulle avait convaincu Winston Churchill d'accorder une place à son gouvernement, bien que la France se fût officiellement retirée de la guerre avec l'armistice du 22 juin 1940.

 

Les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, peuvent annoncer simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

La capitulation n'est pas la paix

Malgré la capitulation de l'Allemagne nazie, son allié le Japon poursuit un combat contre les Américains dans l'océan Pacifique.

La fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre suivant, avec la capitulation du Japon, près de quatre mois après l'Allemagne, après les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.

 

Voir aussi :

Mai 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe

6 août 1945 - Bombe atomique sur Hiroshima

9 août 1945 - Bombe atomique sur Nagasaki

2 septembre 1945 - fin de la Seconde Guerre mondiale

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 20:16

L'ex-empereur Napoléon Ier, 52 ans, meurt dans sa pauvre maison de Longwood à Sainte-Hélène, un îlot perdu au milieu de l'Atlantique sud où l'ont exilé les Anglais en 1815 après la défaite de Waterloo.

 

Pendant ses 2 000 jours d'exil, l'ex-empereur a peaufiné sa légende en se confiant au comte de Las Cases qui publiera ses notes l'année suivante sous le titre "Le Mémorial de Sainte-Hélène".

Napoléon ressent en mars 1820 une première violente douleur au ventre. Dans les mois qui suivent, son état se dégrade très vite... Selon le diagnostic publié après son autopsie, sa mort aurait été provoquée par un cancer de l'estomac, sans doute accéléré par l'amertume de l'exil.

 

En 1961, un toxicologue suédois évoque pour la première fois l'hypothèse d'un empoisonnement à l'arsenic de l'empereur, sur la base d'une analyse de quelques cheveux rapportés de Sainte-Hélène.

Plusieurs chercheurs l'ont reprise depuis lors mais elle paraît peu plausible.

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 23:01

La police, à la demande du recteur Jean Roche, fait évacuer la Sorbonne où se tient un meeting de protestation. Les étudiants dressent alors des barricades sur le "boul'Mich".

La crise de Mai 68 commence dans les rues du Quartier latin : barricades, pavés et cocktails Molotov sont les armes des étudiants contre les matraques et gaz lacrymogènes des CRS.

 

L’évacuation se déroule sans ménagement et dans la violence : 600 personnes sont arrêtées. La révolte, d'abord universitaire, débouchera sur des grèves et une crise sociale généralisée.

http://liberalisationmai68.free.fr/partie2/paris-barricades.JPG

Barricades boulevard St germain

 

Le 6 mai, c’est l’escalade : 600 étudiants et plus de 300 policiers sont blessés. Le mouvement s'étend en province.

 

10 mai : La "nuit des barricades"

La révolte des étudiants atteint son point culminant dans la nuit du 10 au 11 mai au cours de laquelle étudiants et CRS s'affrontent dans de véritables combats de rues : voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées, centaines de blessés. Le pays est stupéfait et l'agitation étudiante, jusque-là isolée, rencontre alors la sympathie d'une grande partie de l'opinion publique. Le 13 mai, les syndicats manifesteront avec les étudiants pour protester contre les brutalités policières et, le 14 mai, une vague de grèves commencera.

 

13 mai : Grande manifestation contre de Gaulle

Les syndicats ouvriers (CGT, CFDT) déclenchent une grève générale et appellent à rejoindre les étudiants qui manifestent depuis le début du mois. Une foule de 800 000 personnes (170 000 selon la police) envahit les rues de Paris aux cris de "10 ans, ça suffit !", en allusion au dixième anniversaire du retour au pouvoir de De Gaulle. Les manifestants dénoncent aussi la société de consommation et le chômage inhérent au régime capitaliste.

 

27 mai : Signature des accords de Grenelle

Les négociations entamées le 25 mai entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, aboutissent aux accords signés au ministère des Affaires sociales, rue de grenelle.

Ils prévoient l'augmentation du SMIG de 25%, des salaires de 10% et la réduction du temps de travail.

Mais ces concessions ne satisfont pas la base ouvrière et la grève continue. C'est l'impasse, la crise sociale de mai 68 débouche alors sur une crise politique.

Le 30 mai, Charles De Gaulle annoncera la dissolution de l'Assemblée et reprendra le pays en main.

 

30 mai : De Gaulle dénonce la "chienlit"

Après s'être éclipsé une journée en s'envolant vers Baden-Baden sans même prévenir son premier ministre, le président de la République prononce un discours de fermeté face aux manifestations.

Dénonçant la "chienlit" comme il l'avait déjà fait le 15 mai, il appelle à une manifestation pour soutenir le pouvoir en place. Il décide également de dissoudre l'Assemblée. Ses choix semblent efficaces puisque les contre-manifestations connaissent un grand succès et que les gaullistes sont renforcés au Parlement après les législatives organisées en juin. Mais de Gaulle ne bénéficiera en fait que d'un sursis d'un an.

http://10mai.hautetfort.com/media/01/02/4034297316.jpg

30 juin : Large victoire de l’UDR aux législatives

Suite à la dissolution de l’Assemblée le 30 mai, De Gaulle a formé un nouveau parti : l’Union pour la Défense de la République. Bénéficiant de la lassitude des Français et de l’angoisse du désordre politique, l’UDR obtient une victoire sans appel avec 293 sièges sur 487.

Les événements de Mai 68 sont terminés : De Gaulle semble être le grand vainqueur, pourtant il quittera le pouvoir un an plus tard. Quant aux ouvriers, ils ont obtenu des résultats probants lors des accords de Grenelle. Les étudiants, à l’origine du mouvement, peuvent apparaître comme les grands perdants. En réalité, leur action a fait sauter de nombreux verrous et entrer la France dans la voie de la "modernisation".

 

Lien du jour : La nuit des barricades, 10 mai 1968

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 23:05

Le roi de France Henri IV et Philippe II d’Espagne concluent la paix de Vervins (dans l'actuel département de l'Aisne).

http://www.mtholyoke.edu/~mouya20c/henri_iv/vervins.jpg 


Depuis 1585, la huitième guerre de Religion trouble la France, tandis qu'Henri IV tente de s’imposer définitivement. L’Espagne avait envoyé ses troupes sur le territoire français pour soutenir les Guise, ennemis du roi. Le roi d'Espagne Philippe II avait ainsi profité des guerres religieuses qui agitaient la France pour intervenir au nord des Pyrénées. Il avait même réclamé le trône de France pour sa fille.


Henri IV ayant rétabli la paix civile, les Espagnols perdent leurs soutiens.

À bout de souffle, ils se retirent de la scène française.

Par le traité de Vervins, le roi d'Espagne renonce à ses prétentions sur le trône de France.

Le traité prévoit donc le départ des envahisseurs de Picardie.


Avec ce traité, le roi parvient plus concrètement à réunifier la France derrière la couronne.

 

Aux termes de ce traité :

L'Espagne restitua à la France le Vermandois, une partie de la Picardie, la ville de Calais et Le Blavet (Port-Louis, Bretagne).

La France rendait à l'Espagne le Charolais et diverses places fortes dont la France s'était emparée depuis le précédent traité et renonçait à la suzeraineté sur la Flandre et l'Artois (lointaines séquelles de la querelle entre Louis XI et Charles le Téméraire, duc de Bourgogne).

Henri IV se refusa toutefois à entériner l'annexion de la Navarre « espagnole », réalisée en 1512 par Ferdinand II d'Aragon, arrière-grand-père de Philippe II.

Ce traité marque la fin de la prépondérance espagnole.


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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 23:02

Les États-Unis achètent à la France pour 80 millions de francs ou 15 millions de dollars les territoires de la Louisiane, qui avaient été repris à l’Espagne en 1800.

Le Premier Consul Napoléon Bonaparte compte sur cet argent pour financer la guerre avec l'Angleterre.

De son côté, le président américain Thomas Jefferson peut se féliciter d'avoir doublé la superficie de son pays et d'avoir débloqué la frontière du Mississippi, ouvrant la voie à l'expansion de son pays.

Louisiane

Au XVIIIe siècle, la Louisiane n'était pas l'état d'aujourd'hui, délimité par le Mississippi, le Texas, et l'Arkansas.

C'était une région regroupant les états actuels du Montana, du Dakota du Nord et du Sud, du Nebraska, de l'Iowa, du Kansas, de l'Oklahoma, du Missouri, de l'Arkansas, de la Louisiane même et d'une partie du Minnesota, du Wyoming et du Colorado. En quelque sorte, la plus grande partie du centre des États-Unis. Une immense bande de prairies habitée à l'origine par différentes tribus indiennes.

 

Le 10 avril 1803, Bonaparte fit part aux deux ministres, Barbé-Marbois du Trésor et Decrès de la Marine, de son intention de céder la Louisiane aux États-Unis.

" Je connais tout le prix de la Louisiane et j'ai voulu réparer la faute du négociateur français qui l'a abandonnée. Quelques lignes d'un traité me l'ont rendue et à peine je l'ai recouvrée que je dois m'attendre à la perdre. Les Anglais n'auront pas le Mississipi qu'ils convoitent. Je songe à la céder aux États-Unis. Je considère la colonie comme perdue et il me semble que, dans les mains de cette puissance naissante, elle sera plus utile à la politique et même au commerce de la France que si je tentais de la garder ".

Le lendemain, le Premier Consul confia à Barbé-Marbois la mission de conduire la négociation sans attendre l'arrivée de Monroe.

Il fixa le prix de la Louisiane à 50 millions, qui devaient financer la guerre imminente contre l'Angleterre, sans avoir recours à de nouvelles contributions.

 

Le 30 avril 1803, les États-Unis achètent finalement la Louisiane pour 80 millions de francs.

carte etat de la louisiane

Aujourd'hui, l'état américain de la Louisiane est beaucoup plus réduit que le territoire contrôlé par les Français il y a trois cents ans.

De plus, il n'est pas totalement inscrit dans l'ancien territoire du même nom.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 23:01

Vous avez remarqué que j'ai choisi cette semaine plusieurs événements de l'année 1848.

Le mois d'avril 1848 fut particulièrement fertile en modifications de la société française.

 

Le 28 avril 1848 terme d’ "école maternelle" est employé pour la première fois et remplace ce que l’on appelait des "salles d’asile".

ecole maternelle

En France, la tradition d’accueil des enfants de moins de six ans est ancienne.

L'origine des classes maternelles remonte à 1770, quand le pasteur Jean-Frédéric Oberlin ouvre, dans sa paroisse vosgienne du Ban-de-la-Roche, de petites écoles à tricoter afin de venir en aide à l'enfance en détresse.

Au programme : tricot, filage, fabrication de charpie, lecture de l'alphabet, calligraphie, calcul mental, chant et récitation. Sur les murs, des planches coloriées d'histoire naturelle et biblique. Les maîtresses, appelées conductrices de la tendre enfance sont des bourgeoises rapidement formées par le pasteur et sa femme.

 

Dès 1771, suivant le modèle initié par le pasteur Oberlin, des "écoles à tricoter" accueillent dans certaines régions les enfants de 4 à 7 ans.

 

Sous l’impulsion de la pédagogue Marie Pape Carpantier, des institutions nouvelles, les "salles d’asile" apparaissent à partir de 1825 et se développent tout au long du XIXe siècle.

Elles avaient pour fonction d’accueillir les jeunes enfants du peuple, qui restaient dans la rue pendant que leurs parents travaillaient.

En plus de l’enseignement dispensé, elles portaient ainsi assistance à ces enfants, dont l’âge était compris entre deux à six ans.

Marie Pape-Carpentier jouera un rôle important dans la modification du fonctionnement de ces établissements, notamment sur le plan des méthodes employées, relativement dures.

Marie Pape Carpentier

Dès 1828, l’état organise cette charité privée.

A partir de 1830, un programme et des réglementations sont mis en place pour ces services gratuits, qui accueillent toute la journée, de 8h00 à 19h00. L'objectif est de donner aux enfants des habitudes d’ordre, de propreté et de respect qui les préparent à "une vie honnête, décente et chrétienne".

 

Le 28 avril 1848, un arrêté décrète que les salles d'asile doivent porter le nom d'écoles maternelles.

Il faudra toutefois attendre les lois de Jules Ferry, en 1881, pour que les écoles maternelles soient véritablement instituées.

Dès 1885, les écoles maternelles sont à la charge des communes qui doivent fournir locaux, mobilier et matériel d'enseignement.

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 23:02

En 1794, les députés de la Convention abolissent une 1ère fois l'esclavage pour calmer la révolte dans les colonies des Antilles.

Mais cette mesure n'est jamais entrée en vigueur et en 1802 Bonaparte l'annule.

 http://ps-auber.typepad.fr/.a/6a00d8341cdf0d53ef0134803c3787970c-800wi

Le deuxième décret d'abolition de l'esclavage en France a été signé le 27 avril 1848 par le Gouvernement provisoire de la IIième République.

Victor Schoelcher, sous-secrétaire d'État à la Marine, publie les décrets d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises.

 

Art. 1er. L'esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d'elles. A partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront absolument interdits.

 

2. Le système d'engagement à temps établi au Sénégal est supprimé.

 

3. Les gouverneurs ou commissaires généraux de la République sont chargés d'appliquer l'ensemble des mesures propres à assurer la liberté à la Martinique, à la Guadeloupe et dépendances, à l'île de la Réunion, à la Guyane, au Sénégal et autres établissements français sur la côte occidentale d'Afrique, à l'île Mayotte et dépendances et en Algérie.

 

4. Sont amnistiés les anciens esclaves condamnés à des peines afflictives ou correctionnelles pour des faits qui, imputés à des hommes libres, n'auraient point entraîné ce châtiment. Sont rappelés les individus déportés par mesure administrative.

 

5. L'Assemblée nationale réglera la quotité de l'indemnité qui devra être accordée aux colons.

 

6. Les colonies, purifiées de la servitude, et les possessions de l'Inde seront représentées à l'Assemblée nationale.

 

7. Le principe que le sol de la France affranchit l'esclave qui le touche est appliqué aux colonies et possessions de la République.

 

8. A l'avenir, même en pays étranger, il est interdit à tout Français de posséder, d'acheter ou de vendre des esclaves, et de participer, soit directement, soit indirectement à tout trafic ou exploitation de ce genre. Toute infraction à ces dispositions entraînera la perte de la qualité de citoyen français.

 

Néanmoins les Français qui se trouvent atteints par ces prohibitions, au moment de la promulgation du présent décret, auront un délai de trois ans pour s'y conformer. Ceux qui deviendront possesseurs d'esclaves en pays étrangers, par héritage, don de mariage, devront, sous la même peine, les affranchir ou les aliéner dans le même délai, à partir du jour ou leur possession aura commencé.

 

9. Le ministre de la Marine et des Colonies et le ministre de la guerre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret.

 

 

Voir aussi :

4 février 1794 - La Convention abolit l'esclavage

Chronologie de l'abolition de l'esclavage en France

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 23:01

abolition de l'esclavage

 

3 juillet 1315 : Édit royal du roi de France Louis le Hutin affirmant que selon le droit de nature, chacun doit naître franc. Officiellement, depuis cette date, le sol de France affranchit l'esclave qui le touche.

 

23 août 1793 : le commissaire de la République Sonthonax abolit l'esclavage dans la possession française de Saint-Domingue, actuelle Haïti.

 

4 février 1794 : La première abolition sur tous les territoires de la République française.

 

20 mai 1802 : Napoléon Bonaparte, par la loi du 30 floréal an X (20 mai 1802), rétablit la traite et l’esclavage conformément à la législation en vigueur avant 1789.

C'est un retour sur les principes de la loi du 4 février 1794 l'esclavage (cette abolition n'a pas été effective dans plusieurs colonies françaises).

 

1815 : engagement des principales puissances européennes (Empire d'Autriche, Grande-Bretagne, France, Portugal, Russie, Suède) à mettre fin à la traite négrière au congrès de Vienne. Celle-ci se poursuivra cependant de façon clandestine et il faudra attendre l'abolition de l'esclavage pour que ce trafic cesse réellement.

Pendant les Cent-Jours, Napoléon Ier interdit par décret la traite négrière.

 

27 avril 1848 : décret d'abolition de l'esclavage en France et dans les colonies françaises (Guadeloupe, Martinique, Réunion, Guyane, Sénégal).

abolition de l'esclavage

2004 : année internationale de commémoration de la lutte contre l'esclavage et de son abolition (Organisation des Nations-Unies). Inauguration en France de la route pour des abolitions de l'esclavage.

 

2 décembre : La France célèbre la journée internationale pour l'abolition de l'esclavage initiée par l’UNESCO.

Il s'agit de la date anniversaire de l'adoption par l'Assemblée Générale des Nations Unies, de la Convention pour la répression et l'abolition de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui, le 02 décembre 1949.

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 23:01

La France est le 1er État à adopter le suffrage universel masculin.

(mais sera un des derniers à accorder le droit de vote aux femmes !)

 

Au printemps 1848, dans presque toute l'Europe, les peuples se révoltent contre les monarchies.

En février 1848, la monarchie de Juillet s’effondre devant une nouvelle révolution parisienne. En France, le roi Louis-Philippe abdique le 24 février 1848 et le lendemain, le Gouvernement Provisoire proclame la IIe République.

Le suffrage universel est proclamé le 2 mars.

 

Le dimanche 23 avril 1848, tous les Français de plus de 21 ans sont appelés à élire une Assemblée constituante.

Celle-ci votera la Constitution de la IIème République le 4 novembre 1848.

 

Pendant trois ans, la Seconde République permet le rétablissement de la démocratie en France. Mais les adversaires de la République ne tardent pas à prendre le pas sur ses partisans, eux-mêmes divisés.

L'essai d'un régime présidentiel, démuni de contrepoids et de solutions d'arbitrages, et l'élection à la présidence de la République de l'héritier des Bonaparte aboutissent au coup d'État du 2 décembre 1851.

 

Liens du jour :

Histoire des institutions Françaises

Voir aussi les articles du 21 avril

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 23:02

La France accorde le droit de vote aux femmes, près d'un siècle après l'adoption du suffrage universel masculin.

Il était temps... En effet, les Françaises sont parmi les dernières femmes du monde occidental à acquérir le droit de voter et celui de se faire élire, juste avant l'Italie, la Belgique, la Grèce et la Suisse.


Pourquoi la France a-t-elle accordé ce droit si tardivement aux femmes ?

En France, après la première Guerre Mondiale, la Chambre des députés accordent le droit aux votes des femmes à plusieurs reprises...
Mais le vote des députés sera à chaque fois repoussé par les sénateurs !

Les motifs des opposants tiennent à des préjugés personnels et à la crainte que les femmes ne renforcent le camp conservateur.

La gauche craint que les femmes ne renforcent le camp clérical et ne se soumettent aux injonctions des curés !

http://www.histoire-politique.fr/documents/01/dossier/images/numero01_Dossier-Bard-article.jpg

Pourtant, les Françaises n'attendent pas le droit de vote pour accéder à des fonctions gouvernementales : Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie obtiennent un sous-secrétariat d'État dans le gouvernement de Léon Blum en 1936, après la victoire du Front Populaire.

Curieusement le Front Populaire, le grand mouvement de 1936, ne portait pas cette revendication !

Quel paradoxe ! Ces femmes, qui n’ont pas le droit de voter, peuvent prendre des décisions politiques.

Il faut attendre l'approche de la Libération pour qu'enfin les Françaises obtiennent le droit de vote.

 

Suffrage réellement universel en France mis en place par Charles De Gaulle

Pendant l’Occupation de nombreuses femmes ont rejoint les rangs de la Résistance.

Cet engagement conduira la France libre du général de Gaulle à reconnaître l’égalité économique et politique des sexes.

Le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative siégeant à Alger adopte le principe du droit de vote des femmes par 51 voix « pour » et 16 voix « contre ».

Un mois après, le jeudi 21 avril, le général de Gaulle ratifie une ordonnance qui, à l’article 17, prévoit le vote des femmes et leur éligibilité : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ».

 

Les femmes useront de ce droit pour la 1ère fois aux élections municipales du
29 avril 1945.

votez-femmes.jpg

Des femmes seront alors régulièrement présentes dans les gouvernements.
Mais la féminisation de la représentation parlementaire se fait attendre.

 

Jusque là, les militaires étaient également exclus du droit de vote (on ne souhaitait pas qu'ils prennent parti dans les luttes politiques) et l'armée avait gagné le surnom de «Grande Muette».

C'est seulement le 17 août 1945 qu'ils ont obtenu le droit de vote...

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 23:01

 

20 avril 1233 : L'Inquisition débute en France

Le 20 avril 1233, le pape Grégoire IX confie à un tribunal d'exception dénommé Inquisitio hereticae pravitatis le soin de démasquer et condamner, dans tout le royaume de France, les hérétiques et les catholiques non sincères.

Cette tâche est alors confiée aux Frères prêcheurs, ordre franciscain fondé par Dominique de Guzman. Créé pour convertir les cathares, cet ordre dispose désormais des pouvoirs propres à l’Inquisition pour réaliser sa mission.

Rapidement, les Frères s’installent dans les lieux stratégiques du sud de la France comme Toulouse, Montpellier ou Lyon. Les tribunaux de l’Inquisition auront un rôle crucial dans la répression des Cathares en France, et ils feront régulièrement usage des bûchers.

 

20 avril 1792 : Louis XVI déclare la guerre à l'Autriche

Le 20 avril 1792, à Paris, sur une proposition du roi Louis XVI, l'Assemblée législative déclare officiellement la guerre au «roi de Bohême et de Hongrie», c'est à dire l'archiduc d'Autriche François II de Habsbourg.

Le motif invoqué est le refus du chancelier Autrichien de dissoudre le Congrès des Souverains.

La grande majorité des députés a voté la guerre, seuls Robespierre et quelques autres s'y sont opposés.

 

Mais François II de Habsbourg et son allié, le roi de Prusse, prennent aussitôt l'offensive.

De plus, l'organisation de l'armée française ne fonctionne pas du tout et la plupart des hommes de troupes volontaires n'ont toujours pas reçu de fusils…

 

Mercredi 20 Avril 1825 : Loi sur le sacrilège

Après avoir donné le contrôle de l’Université à l’Église, les Ultras poursuivent leur volonté de "re-chritianiser" la France. Ainsi, et malgré les protestations de grands noms tels Chateaubriand, la loi du Sacrilège punissant de mort toute personne ayant commis un sacrilège en France.

Cette loi érige au statut de crime le vol dans une Église ou la profanation des hosties, un tel acte devient l’équivalent d’un parricide passible de la peine de mort.

Bien loin de relever le prestige de l’Église, comme le souhaitait le souverain Charles X, c’est l’Église qui subit l’impopularité d’une mesure trop extrémiste et aucun jury n’ose appliquer la loi.

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 23:02

L’intérêt stratégique du plateau du Chemin des Dames est connu depuis l'Antiquité.

Les légions de Jules César ou encore les troupes de Napoléon y ont combattu.

 http://www.webmatters.net/graphics/maps/soissons_reims.gif

La guerre de 1914 confirme l’importance stratégique du plateau.

A partir du 13 septembre, Français et Anglais poursuivant la contre-offensive (que l'on nomme première bataille de la Marne).

Ils franchissent l'Aisne et se heurtent aux Allemands qui s'accrochent au plateau du Chemin des Dames. Après des combats acharnés, les Allemands parviennent début novembre 1914 à rester seuls maîtres du plateau.

Le 25 janvier 1915, les Allemands reprennent la dernière position encore tenue par les Français sur le Chemin des Dames, c'est l'attaque de la ferme de la Creute (aujourd'hui la Caverne du Dragon).

Pendant deux ans et demi le front reste stable dans le secteur du Chemin des Dames.

Les bombardements provoquent la mort de milliers de combattants…

Fin 1916, le général Joffre, commandant en chef du Grand Quartier Général (GQG), est remplacé par le général Nivelle, qui remanie le plan des opérations pour 1917.

 

L'offensive Nivelle : défaite sanglante

La grande offensive connue sous le nom d'offensive Nivelle commence le 16 avril 1917.

Intégrée dans un vaste plan offensif allié, la reprise du Chemin des Dames est le principal objectif visé par Nivelle.

Loin de se dérouler comme prévue, cette attaque rencontre des difficultés dès le premier jour.

C'est un sanglant échec qui provoque une grande crise dans l'armée française.

 

Les premières mutineries importantes éclatent parmi les Français.

Le 15 mai, Nivelle est remplacé par Pétain à la tête des armées françaises.

  Robert Georges Nivelle

Robert Georges Nivelle, 15 octobre 1856 - 23 mars 1924
commandant en chef des armées françaises pendant la Première Guerre mondiale.

 

Été 1917 : la série d'opérations et de contre-attaques pour contrôler les positions-clés du Chemin des Dames est appelée "la bataille des observatoires".

 

Fin octobre 1917 : la bataille de la Malmaison.

L'objectif limité de cette attaque française est l'ancien fort de la Malmaison à l'ouest du Chemin des Dames qui est pris le 23 octobre et amène les Allemands à abandonner le plateau du Chemin des Dames et à se replier au nord de la vallée de l'Ailette.

 

Le 27 mai 1918, commence une puissante offensive allemande (opération Blücher) qui enfonce en quelques heures les positions françaises et britanniques.

Carte chemin des dames

Seconde bataille de la Marne

La contre-offensive alliée lancée le 18 juillet (que l'on nomme seconde bataille de la Marne) atteint Soissons le 2 août.

Au cours des semaines suivantes, les combats font rage au centre et à l'est du Chemin des Dames.

Les Allemands abandonnent définitivement le 10 octobre, un mois avant l'armistice, le plateau aux troupes françaises et italiennes.

 

Liens du jour :

Le Portail du Chemin des Dames 

La Caverne du dragon 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 23:03

La promulgation de cet édit mit fin aux guerres de religion qui ont ravagé le royaume de France au XVIe siècle et constitue une amnistie mettant fin à la guerre civile.

http://his.nicolas.free.fr/Ressources/Biblio/BManuelHdF1969/HdF1969_23DEditNantes_WEB.jpg

Henri IV, qui était lui-même protestant, avait choisi de se convertir au catholicisme afin de pouvoir monter sur le trône, après la mort de son cousin Henri III.

 

Henri IV et son secrétaire Pierre Forget de Fresnes signent avec des émissaires protestants l’édit de Nantes le lundi 13 avril 1598. Le roi de France reconnaît la liberté de culte aux protestants, selon plusieurs limites et leur concède deux principaux « brevets » : un nombre important de places de sûreté en garantie et une indemnité annuelle à verser par les finances royales.

 

Les huguenots obtiennent du roi de France, la liberté de conscience et des garanties en matière de droits.

Les protestants peuvent se vouer à leur culte dans les villes où leur religion est déjà ancrée. Jouissant de l’égalité civile, ils peuvent occuper des postes publics, et ont pour garantie la concession de plus de cent villes françaises. Les anciens temples leur sont restitués et ils peuvent également en construire de nouveaux.

 

L'édit de Nantes marque aussi la fin des guerres de religion, mais ne sera jamais entièrement respecté. En effet, d'abord en partie aboli par Richelieu sous Louis XIII, il sera révoqué en 1685 par Louis XIV.

http://4.bp.blogspot.com/_yIdJ3HyCayA/THtaNXBplhI/AAAAAAAAAUo/84VmJ-oCI_E/s1600/edit_de_nantes.jpg

 

Lien du jour : Sacre d'Henri IV

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 23:02

Le vendredi 8 avril 1904 est une date majeure dans l’histoire des relations franco-anglaises : les deux pays adoptent une série d’accords bilatéraux destinée à transformer deux ennemis héréditaires en partenaires incontournables.

 

Face à la situation de plus en plus tendue en Europe et à la menace d’un déséquilibre des forces que fait peser la Triple-Alliance sur les autres pays, le Royaume-Uni et la France parviennent à s’entendre pour régler leurs différends coloniaux.

 

Depuis quelques temps en effet, d’autres nations émergentes, telles l’Allemagne et les États-Unis d’Amérique, lorgnent avec envie sur le trésor colonial des deux grands empires européens de l’époque.

C’est pourquoi, risquant peut-être de tout perdre en cas de conflit ouvert entre leurs deux États, la France et le Royaume-Uni préfèrent suivre la voie de la sagesse en signant ce pacte d’intérêt commun.

Il ne s'agit donc pas d'une alliance mais d'un simple accord destiné à aplanir les différends coloniaux.

L’Entente cordiale repose, concrètement, sur trois textes signés à Londres le 8 avril 1904 :

• La déclaration concernant l’Égypte et le Maroc

• La convention concernant Terre-Neuve et l’Afrique occidentale et centrale

• La déclaration concernant le Siam, Madagascar et les Nouvelles-Hébrides

Les deux puissances inaugurent ainsi un rapprochement qui les mènera quelques années plus tard à un accord militaire avec la Russie dans ce qu’on appellera la Triple-Entente.

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 23:01

Le Premier Empire est le régime instauré en France par Napoléon Bonaparte en 1804, pour remplacer le Consulat et s'achève avec l'abdication de Napoléon.

 

Le 4 avril 1814, Napoléon Ier a abdiqué en faveur de son fils, le roi de Rome, et de l’impératrice, régente.

4 avril 1814, Napoléon Ier a abdiqué

Mais le 5 avril, il apprend le refus de Paris : l'abdication absolue est nécessaire. Napoléon premier signe finalement son abdication inconditionnelle au château de Fontainebleau le mercredi 6 avril 1814 :

L’empereur Napoléon renonce pour lui, ses successeurs et descendants, à tout droit de souveraineté tant sur l’Empire français et le royaume d’Italie que sur tout autre pays.

 

Les coalisés (Angleterre, Autriche et la Russie) lui accordent la souveraineté de l'île d'Elbe ainsi qu'une rente annuelle de 2 millions.

Le Sénat adopte une nouvelle Constitution et proclame Louis XVIII "roi des Français".

Le 20 avril, l'empereur déchu fera ses adieux à la garde impériale et sera transféré vers son île-prison d'Elbe. Le 4 mai, Napoléon accoste sur l'île d'Elbe.

napoleon fontainebleau adieux à la garde impériale

Moins d'un an plus tard, c'est le retour de Napoléon en France profitant de l’impopularité de la Restauration de Louis XVIII.

Le 26 février 1815, Napoléon quitte l'île d'Elbe et débarque à Golfe-Juan le 1er mars 1815.

Le 20 mars il arrive à Paris.

Cent jours après son retour, l’aventure impériale s’arrête à Waterloo, le 18 juin 1815.

Napoléon abdique une seconde fois avant d’être déporté dans l’Île de Sainte-Hélène.

C’est là qu’il dictera ses mémoires et meurt le 5 mai 1821.

napoleon premier


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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 07:35

Notons qu’il y a deux traités de paix signés au Cateau-Cambrésis :

Le premier entre la France et l'Angleterre (2 avril), le second entre la France et l'Espagne (3 avril).

http://www.nordmag.fr/nord_pas_de_calais/cateau_cambresis/sit_lecateau.jpg

Le vendredi 3 avril 1559, fin des guerres d'Italie

Henri II de France et Philippe II d’Espagne signent le traité de Cateau-Cambrésis qui met un terme à plus d’un demi-siècle de guerres d'Italie stériles et ruineuses (1494-1559).

 

Après la défaite de Saint-Quentin, le roi de France renonce à ses prétentions sur l’Italie (Naples et Milan).

 

La France se voit confirmée la possession des Trois-Evêchés de Metz, Toul et Verdun, en Lorraine.

Mais elle doit par ailleurs restituer au duc de Savoie la Bresse, le Bugey, la Savoie elle-même et les places fortes du Piémont.

Par ailleurs, elle permet aux Génois de reprendre la Corse.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d5/Cateau-Cambresis.jpg/250px-Cateau-Cambresis.jpg

 

La veille, la France avait signé un traité de paix plus favorable avec Élisabeth Ière d’Angleterre lui concédant Calais pour huit ans. 

Pour conserver définitivement la ville du Nord, elle devra verser 500.000 écus.

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 23:01

Trois ans après la création de la Banque de France, Bonaparte prit une nouvelle mesure : la création d'un nouveau franc, dit "franc germinal".

franc germinal pièce

Le consul Napoléon Bonaparte crée le franc germinal par la loi du 7 Germinal an XI (soit le lundi 28 mars 1803 de notre calendrier).

La nouvelle pièce de un franc contient 4,5 grammes d'argent pur et 9/10ème d'or fin.

On créa des pièces de 5F, 2F, 1F, 0,50F et 0,25F.

Une pièce de 20 francs en or voit aussi le jour, elle est baptisée Napoléon.

20 francs germinal pièce napoléon

La France se trouvait enfin pourvue d'une monnaie solide.

Le franc germinal restera en vigueur jusqu'en 1914.


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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 13:37

Le jeudi 12 mars 1818, Le ministre de la guerre de Louis XVIII, Gouvion Saint-Cyr fait voter la loi militaire, qui porte son nom.

Cette loi réforme l’accès à l’armée selon un modèle plutôt démocratique.

Gouvion Saint Cyr

Cette loi met fin aux privilèges de la noblesse concernant le recrutement et la promotion au sein de l’armée permanente.

En effet, le principe révolutionnaire de conscription avait été aboli par la Charte de 1814.

La nouvelle loi reprend ce principe d’égalité tout en y apportant des modifications majeures. Les conscrits sont en fait recrutés par tirage au sort tandis qu’il est possible d’acheter un
« remplaçant » pour les fortunés qui ne souhaitent pas faire leur service.

 

Pour les engagés volontaires, la durée passe à 6 ans dans les légions départementales et à 8 ans dans les autres corps. Pour les conscrits, la désignation du contingent se fait en fonction de la population des départements et par tirage au sort au chef lieu de canton en séance publique devant le sous-préfet et des maires du canton.

Les inscrits ou leurs représentants habilités sont appelés dans l'ordre du tableau de recensement et doivent prendre un numéro dans une urne. Le tirage s'arrête quand le contingent prévu est atteint.

 

Cette loi donnait à chaque soldat la possibilité de franchir tous les grades sur les seuls critères de l'ancienneté et des compétences.


 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 00:01

 

En résumé, voici la légende du vase de Soissons

Après la prise de Soissons, le butin comme le voulait l'usage, devait être partagé entre le roi et ses hommes. Or, Clovis, voulant offrir un vase en argent trouvé dans le pillage de Soissons à l'évêque de Reims, le plaça "hors part".

Cela mit en colère un de ses soldats qui accusa publiquement Clovis de tricherie, et selon la légende, il brandit sa francisque et brisa le vase. Clovis ne dit rien, fit rassembler les morceaux et les remit à l’envoyé de l’évêque.

 

Un an plus tard, alors qu'il passe ses troupes en revue le roi des Francs reconnaît le soldat qui l'avait défié.

Clovis n'ayant pas oublié cet affront, reproche à l'homme sa tenue négligée et jette ses armes à terre.

Le guerrier se penche pour les ramasser et Clovis en profite pour lui asséner un coup de sa propre hache sur la tête. "Ainsi as-tu fait, à Soissons, avec le vase" lui dit-il.

Le cadavre gisant sur le sol restera exposé au public en guise de preuve de la toute puissance du chef des armées.

 Clovis Ier et le vase de Soissons

La véritable histoire du "vase de Soissons" est sensiblement différente

Le célèbre vase de Soissons provient en fait du diocèse de Reims : il s'agit d'un vase liturgique en argent.

Après avoir remporté la bataille de Soissons en 486, les soldats de Clovis se livrent au pillage de la ville. Les règles de partage du butin entre les soldats et le roi étaient strictes :

Chacune des parts était tirée au sort, y compris celle du roi qui représentait probablement le cinquième du total.

 

En 486, le jeune Clovis a 20 ans et cela fait à peine cinq ans qu'il est monté sur le trône. C'est un roi païen, empreint de culture germanique comme tous les Francs.
Toutefois, fin politique, il sait que s'il veut asseoir son pouvoir, il lui faut l'appui de l'Église.
Il veut donc restituer le vase à l'évêque de Reims, Saint Rémi. L'évêque de Reims lui avait d'ailleurs envoyé un messager à Clovis afin qu'il restitue cet objet.

 

Clovis espérait que le tirage au sort lui accorderait dans sa part le vase. Ce ne fut pas le cas.

Il le réclama alors hors part. La majorité de l’armée approuva le chef vainqueur et voulut lui accorder ce passe-droit.

Seul un soldat, ayant levé sa hache, frappa le vase en criant à haute voix: « Tu n’auras rien ici que ce que le sort t’attribuera vraiment. »

Clovis s’inclina finalement devant ce qui était le droit de l’armée.

Mais grâce à un heureux tirage au sort, il parvint à échanger d’autres objets contre le vase, certes cabossé mais non fendu. Il le rendit au messager de Saint Rémi.

En remerciement pour ce premier témoignage d’amitié et de respect entre les deux hommes, l'évêque de Reims ordonna dans son testament que l’objet fût fondu pour en faire « un encensoir et un calice gravé de représentations ».

Contrairement à ce qu’ont raconté les manuels d’histoire de la IIIe République, le célèbre vase de Soissons, en réalité de Reims, n’a jamais été cassé. Tout au plus fut-il cabossé.

 

À la célèbre question : « Qui a cassé le vase de Soissons ? » ; la réponse est donc en en réalité : Personne !

 

La vengeance de Clovis à Soissons, châtiment exemplaire par son excès

Le roi avait réuni ses fantassins à Soissons, le 1er mars 487.

Clovis, profita de la négligence du « frappeur de vase » pour lui régler son compte.

Comme sa lance, son épée et sa hache étaient mal tenues, il lui arracha cette dernière de la ceinture et la jeta à terre.

L’autre se penchant alors pour la ramasser, Clovis en profita pour lui enfoncer sa propre hache dans la tête : « Ainsi as-tu fait, à Soissons, avec le vase. »

Le roi ordonna aux autres de s’éloigner, laissant le cadavre exposé au public, probablement sans sépulture.

La vengeance fait partie de la vie quotidienne des Francs et nul ne songerait à s'en offusquer. Par ce geste, il fait également preuve d'une autorité que plus aucun soldat du royaume n'osera contester par la suite.

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 00:02

Henri de Navarre est sacré roi à la cathédrale de Chartres sous le nom d’Henri IV.

Henri IV, roi de France et de Navarre

Né à Pau le 14 décembre 1553, assassiné à Paris par Ravaillac le 14 mai 1610.

 

Une enfance mouvementé…

Henri est le fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret.

A la mort de son grand-père, le roi de Navarre Henri II d'Albret en 1555, sa mère devient reine de Navarre sous le nom de Jeanne III. Elle fait en sorte que son fils soit élevé dans la foi protestante.

 

5 décembre 1560 : Mort de François II à Orléans. Avenement de Charles IX.

Son père l'emmène à la cour de France pour y éduquer Henri dans la foi catholique.

Le 17 novembre 1562 son père, Antoine de Bourbon décède.

En 1564, Charles IX et Catherine de Médicis font « le grand tour de France », un voyage dans tout le pays par lequel ils espèrent ramener la paix. Ils emmène le jeune Henry avec eux.

Henri participera donc grand tour de France, puis retourne vivre auprès de sa mère, qui le fait revenir dans la foi protestante.

A la mort de sa mère, le 9 juin 1572 Henri devient roi de Navarre, sous le nom d’Henry III (de Navarre).

 

Une couronne contestée

Le 2 août 1589, le roi de France, Henri III est poignardé par Jacques Clément, un moine fanatique. Comme Henri III n'avait pas de fils, la couronne de France revient à son "cousin" Henri de Navarre.
Henri de Navarre devient en fait héritier de la couronne de France de part son père (plus proche héritier mâle par voie exclusivement masculine, en application de la loi salique.)

Mais ce dernier est protestant et la majorité catholique du royaume n'admet pas qu'il monte dans ces conditions sur le trône...

 

Les catholiques intransigeants se regroupent derrière la famille de Guise.

La Ligue catholique transgresse les règles de succession et désigne pour nouveau souverain l'oncle d'Henri de Navarre, Charles Ier de Bourbon (archevêque de Rouen).
Celui-ci prend le nom de Charles X.

 

Le 25 juillet 1593 en la basilique Saint-Denis, Henri de Navarre abjure la foi protestante et demande à devenir catholique.

Le 27 février 1594 Henri de Navarre est sacré roi à la cathédrale de Chartres sous le nom d’Henri IV.

Il lui est impossible d’organiser la cérémonie à Reims puisque la ville se trouve encore sous entre les mains de ses ennemis, la famille de Guise et les Ligueurs.

 

Le roi, qui vient de se convertir, agit dans une logique politique : mettre fin au pouvoir de la Ligue, qui ne pourra plus s’opposer à un roi devenu catholique.

Son entrée dans Paris le 22 mars 1594 et l'absolution accordée par le pape Clément VIII le 17 septembre 1595, lui assurent le ralliement progressif de toute la noblesse et du reste de la population.

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:01

Le 22 février 1848, l'interdiction d'un nouveau banquet à Paris provoque une manifestation lors de laquelle des protestataires sont tués par l'armée.

Des barricades sont alors édifiées dans la ville de Paris.

Au terme de trois journées insurrectionnelles (22, 23 et 24 février), le roi Louis-Philippe Ier refuse de voir verser le sang pour réprimer les insurgés parisiens ; il abdique et s'enfuit en Angleterre.

le roi Louis-Philippe Ier

Le jeudi 24 février 1848, vers midi, le roi Louis-Philippe abdique en faveur de son petit-fils, le comte de Paris. Les tentatives de la duchesse d'Orléans de faire reconnaître son fils comme nouveau roi échouent devant l'hostilité de la Chambre des députés.

En effet, la chambre des députés rejette le nouveau souverain et constitue un gouvernement provisoire formé par Lamartine, Dupont de l'Eure, Arago, Ledru-Rollin, Garnier-Pagès, Crémieux et Marie.

Dans l'après-midi le nouveau pouvoir est mis en place : le gouvernement provisoire, qui proclame la République, mettant ainsi fin à la Monarchie de Juillet.

 

Premières mesures :

Les premières mesures du gouvernement provisoire marquent une rupture : la peine de mort est abolie dans le domaine politique, les châtiments corporels et la contrainte par corps sont supprimés, l'abolition de l'esclavage sera signée le 27 avril (voir cet article)...

Dans le domaine politique, les changements sont importants : la liberté de la presse et celle de réunion sont proclamées et le gouvernement institue le suffrage universel masculin .

 

La France va vivre plusieurs semaines dans une douce euphorie communément appelée :
« l‘illusion Lyrique ».

Mais la IIème République connaîtra rapidement son lot de troubles et s'achèvera le 2 décembre 1851 avec le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte puis la restauration de l’Empire un an plus tard.

 

Lien du jour : Résumé des institutions Françaises


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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:01

Le dimanche 23 février 1766, la Lorraine est rattachée à la France, qui prend presque l'allure d'hexagone que nous lui connaissons aujourd'hui.

 

Stanislas Leszczynski décédé le 23 février 1766

Stanislas Leszczynski est né à Lwov en Ukraine le 20 octobre 1677.
A 21 ans Stanislas épouse le 25 mai 1698, la fille de Jean-Charles Opalinski illustre magnat polonais, Catherine Opalinska, qui lui donne deux filles :
Anna, le 25 mai 1699, et Marie, le 23 juin 1703 qui deviendra reine de France.

En 1704, le roi de Suède le fait nommer roi de Pologne mais il est chassé du trône cinq ans plus tard. Il se réfugie alors en France. Par le mariage de sa fille, il devient beau-père du roi de France, Louis XV.

Stanislas Leszczynski

Stanislas roi déchu devient duc de lorraine et de Bar

Stanislas reçoit les deux duchés de Lorraine et de Bar à titre viager

La France confie alors la Lorraine à Stanislas Leszczynski. Mais les accords prévoient qu'à sa mort, le duché reviendra à la France.

 

Il s'installe au château de Lunéville en acceptant que son pouvoir soit partagé avec Martin Chaumont, le chancelier de la Galaizière.

Au château de Lunéville où la cour compte près de 500 personnes. La vie y est brillante avec beaucoup de spectacles.

Stanislas fait réaliser de nombreuses constructions. Il agrandit le château de Lunéville et fait bâtir celui de Commercy. A Nancy, on réalise la place royale qui deviendra la place Stanislas.

 

Le soir de 5 février 1766, les vêtements de Stanislas s'enflamment devant la cheminée. Il est gravement brûlé et il meurt 18 jours plus tard après de terribles souffrances.

 

Liens du jour :

Stanislas

Rétro-acronyme STAN

 

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