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Le 24 avril 1792, dans le salon du baron de Dietrich, maire de la ville de Strasbourg, l'effervescence est à son comble. Cinq jours plus tôt, la France a déclaré la guerre à l'Autriche.
Le maître de maison s'adresse au jeune officier, et violoncelliste à ses heures :
« Monsieur de Lisle, faites-nous quelque beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l'appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la nation ».
En une seule nuit, Rouget de Lisle écrit son
" Chant de guerre pour l'armée du Rhin "
Le capitaine de garnison, de retour chez lui, s'exécute avec enthousiasme.
Le lendemain soir, le 25 avril 1792, de Dietrich organise un dîner au cours duquel lui-même reprend son chant, accompagné par une dame au clavecin et par Rouget de Lisle au violon.
D'abord baptisé "Chant de guerre pour l'Armée du Rhin", le nouveau chant recueille un succès fulgurant. Des voyageurs colportent les paroles et l'air dans tout le pays.
A Marseille, les fédérés se préparent à se rendre à Paris pour combattre l'invasion, on leur distribue des feuillets avec les paroles du chant patriotique. Les fédérés marseillais entonnent celui-ci tout au long de leur voyage et lors de leur entrée dans la capitale le 30 juillet.
Le chant est renommé " Marseillaise " par les Parisiens.
Il sera décrété chant national en 1795 par la Convention et deviendra hymne national en 1879.
Voir aussi : 14 février 1879 - La Marseillaise, hymne national