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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 23:07

Le 1er octobre 1955, lors du 42ième salon de l'automobile, Citroën présente aux journalistes du monde entier une voiture totalement hors du commun.

Le 6 octobre, la DS 19 fait sa première apparition publique sous la verrière du Grand Palais à Paris.

Une véritable révolution de l'automobile s'opère sous les yeux des visiteurs du salon de l'automobile de Paris : la Citroën DS.

Dessinée par Flaminio Bertoni dans un souci d'aérodynamisme, son design rompt radicalement avec la Traction qu'elle remplace. Mais les innovations technologiques sont également impressionnantes : suspension hydraulique, freins à disques, direction assistée...

Trois Citroën DS seront présentées au salon de Paris 55, une verte à toit beige, une aubergine à toit beige et enfin une troisième champagne à toit aubergine présentée dans une corbeille pivotante.

Les commandes affluent : 749 les 45 premières minutes, 12 000 à la fin de la première journée, 80 000 voitures vendues à la fin du salon.

 

Le Général de Gaulle a également participé au succès de la DS en la choisissant comme voiture officielle de la présidence. Elle a ainsi descendu plusieurs fois les Champs-Elysées ce qui lui a assuré une formidable publicité.

Le mythe s'amplifiera grâce à son rôle protecteur lors de l'attentat du Petit-Clamart.

La DS au cinéma

On se souvient de son décollage dans « Fantomas se déchaîne » (1965), de son explosion dans les « Tontons Flingueurs » (1963) ou du modèle de police coupé en deux dans « Le Cerveau » (1969). De nos jours encore, elle est en tête d’affiche comme dans la série « The Mentalist ».

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 23:03

 

Le voyage inaugural du Train à Grande Vitesse s'effectue en présence du Président François Mitterrand et de plusieurs de ses ministres.

 

 

La mise en circulation pour le public se fera le 27 septembre. Grâce à la construction d'un réseau ferré adapté, Paris n'est plus qu'à 2h40 de Lyon. Cette durée sera ramenée à deux heures en 1983.

 

L'histoire de la grande vitesse ferroviaire commence en France en mars 1974 lorsque Georges Pompidou décide le lancement du train à grande vitesse.

En 1976 l'État accorde la concession à la SNCF d'une ligne nouvelle entre Paris et Lyon. Le concept de TGV lui-même remonte aux années 1965-1966 avec la création au sein de la SNCF d'un « Service de la recherche », devenu plus tard « Direction de la recherche et de la technologie ».

 

Relire aussi : 5 mars 1974 - Record de vitesse pour l'aérotrain

 

 

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 23:21

A partir de 1929 que l'entreprise Michelin fait ses premiers essais de pneumatique sur rail. D'abord testé sur le réseau privé de la société à Clermont Ferrand, les essais sont poursuivis sur la ligne PO Saint Florent - Issoudun. 

Micheline train sur pneu

A partir de 1931, la société Michelin est autorisée par le directeur du réseau de l'Etat, Rouel Dautry, à utiliser une portion de la ligne de Massy-Palaiseau - Chartres, entre Saint Arnoult en Yvelines - Coltainville. 

Les premiers modèles à trois essieux ressemblaient à des autocars sur rails.

Le 10 septembre 1931 a lieu le premier essai officiel sur la ligne Paris - Deauville.

 

Micheline

La Micheline

Cette invention, due à André Michelin, avait pour objectif d'améliorer le confort des voyageurs. Elle a nécessité la mise au point d'un pneu-rail creux spécial, capable de rouler sur la surface de roulement réduite offerte par le champignon du rail, de franchir les aiguillages et aussi capable de résister à la charge de véhicules ferroviaires. Ce pneu, dont la première version a été brevetée en 1929, sera par la suite réalisé avec une structure métallique plus résistante. Le guidage de la roue sur le rail est assuré par un boudin métallique solidaire de la jante.

 

Pour assurer la promotion de son invention, Marcel Michelin, le fils d'André Michelin, organisa une démonstration le jeudi 10 septembre 1931. Pour l'occasion, il convia André Citroën et sa femme, le directeur du réseau de l'État, quelques officiels, et des journalistes.

A 12h44, soit 2h14 après son départ, la Micheline prototype N°5 entre en gare de Deauville. Partie à 10h30 pour un aller et retour entre Paris Saint-Lazare et Deauville, elle parcourt au retour la distance de 219,2 km qui sépare les deux gares en 2h 03, soit une vitesse de 107 km/h de moyenne avec des pointes à 130 km/h.

Cette vitesse élevée pour l'époque assure une large publicité au procédé.

L’année suivante fut mise en service la  micheline type 11 de 24 places qui avait l’apparence d’un véhicule routier, sorte d’autocar doté d’un semi-remorque.
D’autres modèles vont dès lors se succéder et circuler sur les rails de France et d’ailleurs, notamment aux Etats-Unis, et ce jusqu’à la moitié du XXe siècle.
Le nom de « micheline » a été donné par la suite, abusivement mais de façon familière, à tous les autorails.
 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 23:01

Le dimanche 1er septembre 1985, soit plus de soixante-treize ans après le naufrage du Titanic, une équipe franco-américaine repère l'épave, au large de Terre-Neuve.

Les premières recherches sérieuses débutent à la fin des années 1970 à l'instigation du milliardaire Jack Grimm, mais l'épave reste introuvable. Elle est finalement découverte le 1er septembre 1985 par Robert Duane Ballard dans le cadre d'une mission secrète pour la marine américaine.

L'épave se trouve à près de 3.821 mètres de fond dans l'Atlantique Nord à quelques kilomètres de l'endroit où il a sombré le 15 avril 1912 à 2 h 20 du matin.

Le luxueux paquebot britannique de la White Star Line, réputé indestructible, avait coulé après avoir heurté un iceberg, entraînant la mort de plus de 1.500 personnes.

Il sera exploré en 1987 par le sous-marin français télécommandé le Nautile, qui remontera notamment de l'argenterie et des bijoux.

 

Liens :

14 avril 1912 - Naufrage du Titanic

L’expédition franco-américaine « Titanic 1985 » : la découverte

 

 

 

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 23:43

Le premier sous-marin à propulsion nucléaire, nommé « Nautilus » (En hommage à Jules Verne), navigue sous la glace de l'Arctique et passe sous le pôle Nord.

Il réalise ainsi la première liaison sous-marine entre l'océan Pacifique et l'océan Atlantique. Le Nautilus est un sous-marin révolutionnaire. Lancé par les Américains en 1954, il mesure 97 mètres de long et pèse plus de 3.180 tonnes et est capable de franchir la distance de 60.000 milles à la vitesse de 20 nœuds sans remonter à la surface.

 

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 23:02

La première pierre du canal du Midi est posée le jeudi 29 juillet 1666. Les travaux, commencés par l'ingénieur Paul-Pierre Riquet, s'achèveront en 1681.

Le canal du Midi est l'une des réalisations technologiques les plus importantes de l'époque moderne. Il est à l'origine d'un épanouissement technologique qui a mené directement à la révolution industrielle et à l'ère technologique actuelle. C'est aussi une étape significative dans l'histoire de l'Europe, celle du développement des réseaux navigables, rendu possible par la maîtrise des problèmes d'ingénierie civile hydraulique. De plus, dans ce cas précis, l'innovation technologique se combine avec un souci élevé de l'architecture et du paysage, qui trouve peu de parallèles ailleurs.

Il se déroule sur 241 kilomètres entre Marseillan, où il débouche dans l’étang de Thau sur la méditerranée, et Toulouse. A Toulouse, le canal du midi rejoint le canal de Garonne, qui se dirige vers l’Atlantique.

 

La construction du canal du Midi

Des études sur la possibilité de créer des canaux en reliant des voies d'eau naturelles ont commencé dès le 16ème siècle au moment où François Ier revenait d'Italie avec Léonard de Vinci. Un de leurs projets prévoyait la jonction de la Garonne à 1' Aude et donc celle de l'Atlantique à la Méditerranée. La première entreprise de ce type couronnée de succès fut le Canal de Briare qui devait relier la Seine et la Loire en 1642. Les solutions apportées aux difficultés techniques rencontrées relança l'intérêt pour la liaison Atlantique-Méditerranée, avec pour conséquence la mise à l'étude de nombreux projets. Cette liaison devait devenir une réalité en raison du climat politique favorable dont bénéficiait la France à cette époque et aussi grâce à l'intérêt d'un homme exceptionnel qui n'eût de cesse de voir aboutir un projet de cette envergure.

 

Pierre-Paul Riquet avait 50 ans quand il commença à travailler sur le projet en 1654. Il envisagea un certain nombre de tracés pour relier la Garonne à 1' Aude et diverses solutions pour la ligne de partage des eaux entre les deux rivières à Naurouze qui constituait essentiellement un problème d'alimentation en eau. Il sollicita l'aide de spécialistes locaux, en particulier de Pierre Campmas, responsable de l'approvisionnement en eau de la ville de Revel au pied du massif de la Montagne Noire. Il recruta aussi François Andreossy, ingénieur civil spécialiste des questions hydrauliques. En 1662, Riquet s'assura le soutien de Jean-Baptiste Colbert, Intendant des Finances de Louis XIV à cette époque, qui n'avait de cesse de favoriser la création d'industries en France. Colbert réalisa très vite l'importance du canal proposé et accorda à Riquet son aide la plus totale. Il communiqua son enthousiasme au Roi qui comprit le lustre que ce canal pourrait apporter à son règne. Une Commission Royale fut constituée pour étudier la viabilité technique et financière du projet ; après avis favorable de la Commission, des lettres-patentes furent accordées à Riquet pour creuser une étroite voie d'eau sur toute la longueur du tracé et prouver ainsi que la différence de niveau des eaux à Naurouze pouvait être solutionnée. Le projet devait être financé sur une base tripartite : par la Trésorerie royale, par la Province du Languedoc et par Riquet lui-même. Les fonds de la Trésorerie serviraient à acheter les terres, ceux de la province à financer les travaux. La gestion du Canal une fois terminé et les revenus éventuels qui en découleraient reviendraient à Riquet et à ses successeurs. Un Edit royal annonçant la construction du Canal fut publié en octobre 1666 et les lettres-patentes remises à Riquet. Ces lettres-patentes ne concernaient cependant que la partie occidentale du projet entre la Garonne à Toulouse et 1' Aude à Trèbes. Les travaux furent terminés en 8 ans et 3,36 millions de livres furent investies dans cette construction. La seconde partie fut alors autorisée entre Trèbes et Sète sur la Méditerranée en 1669.

 

Deux mille ouvriers furent engagés en janvier 1667. Ce nombre monta à douze mille, dont six cents femmes pour pallier le manque d'hommes. Ils étaient répartis en douze divisions chacune sous la responsabilité d'un « inspecteur général » et chaque division était-elle même composée d'équipes de cinquante personnes sous l'autorité d'un contremaître.

 

Le projet dut faire face à de nombreuses vicissitudes et crises financières au cours des années qui suivirent, mais il était parfaitement terminé quand Riquet mourut en 1681. En raison des plaintes persistantes des riverains dont les terres étaient inondées, le grand architecte militaire Vauban fut envoyé sur place. Le rapport qu'il rédigea eut pour conséquences la construction d'un certain nombre d'aqueducs et l'accroissement de la hauteur du barrage de Saint-Ferréol. Les éléments finaux du Canal furent terminés en 1694. Son coût total fut de 15 millions de livres, soit un dépassement de 70% des estimations initiales, ce qui n'était pas surprenant compte-tenu du nombre élevé de problèmes imprévus qui étaient apparus en cours de réalisation.

Les travaux complémentaires furent ceux du Canal de Saint-Pierre (ou Canal de Brienne) à Toulouse, du Canal de Jonction pour alimenter le Canal de la Robine et Narbonne (1768-1787) et du pont-canal de l'Orb (1854-1857).

 

Le classement UNESCO

Le 7 décembre 1996, le comité UNESCO a soutenu l’inscription du Canal du Midi au patrimoine mondial de l’humanité au titre des biens culturels / paysages culturels.

Le canal du Midi répond à quatre des six critères culturels fixés par l’UNESCO :

- Critère 1 : il représente un chef d’œuvre du génie créateur humain

- Critère 2 : il témoigne des échanges d’influences sur le développement de l’architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages

- Critère 4 : il offre un exemple éminent d’un type de construction ou d’ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significatives(s) de l’histoire humaine

- Critère 6 : il est directement ou matériellement associé à des évènements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle

 

Liens du jour :

Site du canal du Midi

Carte du patrimoine fluvial du canal des deux Mers

 

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:26

Le dimanche 28 mai 1967, le train le plus rapide de l’époque entre en service revêtu de sa livrée rouge avec bandeau blanc et gris dauphin dotée de l’inscription « Capitole » en lettres de laiton poli.  C’est la première fois que la SNCF se lance dans un service commercial à grande vitesse au-delà des 160 km/h.

Le Capitole était un train mythique reliant Paris-Austerlitz à Toulouse qui circula jusqu'au début des années 1990. Il est longtemps resté l'un des fleurons du rail français, au même titre que le Mistral (assurant la liaison Paris-Nice jusqu'à la mise en service du TGV Sud-Est en 1981).

 

Une petite série (deux, puis quatre et enfin six machines) des toutes nouvelles locomotives BB 9200 est dotée d'améliorations spécifiques pour la marche à grande vitesse.

Parallèlement, une série spécifique de voitures aptes à la grande vitesse, toutes de première classe et avec la même livrée rouge et grise, remplace les traditionnelles voitures « vert-wagon ».

 

Ce train d’affaires circulant en soirée couvre les 712 km de la liaison Paris-Toulouse en 6 heures soit à 118,7 km/h de moyenne. La vitesse de 200 km/h est atteinte sur une section de 70 km entre Les Aubrais et Vierzon.

On gagne 40 mn sur le temps habituel des autres trains de la ligne !

Son succès commercial est immédiat. La demande est telle que la SNCF décide, dès septembre 1968, de mettre en service un second Capitole en matinée.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 00:01

La Baltimore and Ohio Railroad (B&O) est la plus ancienne compagnie de chemin de fer aux États-Unis. Elle a été la première compagnie à proposer un service au public avec des horaires fixes, tant pour le fret que pour les passagers. Sa première ligne reliait le port de Baltimore (Maryland, États-Unis) à la rivière Ohio près de Wheeling (Virginie-Occidentale, États-Unis).

Le 7 janvier 1830, la « Baltimore and Ohio Railroad » ouvre son premier tronçon de 2,5 km à Baltimore.

La construction de la voie débuta le 4 juillet 1828. Le premier entre Baltimore et Ellicott's Mills (actuellement Ellicott City dans le Maryland) fut ouvert le 24 mai 1830.

 

La compagnie est devenue célèbre aux États-Unis en devenant une des quatre compagnies ferroviaires de la version américaine du célèbre jeu de société Monopoly.

 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 00:01

Le 5 janvier 1865, la section Corbeil-Essonnes - Maisse (faisant partie de la ligne Villeneuve-Saint-Georges – Montargis) est mise en service.

http://lafertealais.com/contents/media/plan_000.jpg

Le déploiement en France, à partir de 1837, d'un réseau ferré rayonnant depuis Paris, a constitué un enjeu majeur pour le développement du territoire. La ligne reliant Paris à Corbeil est l’une des plus anciennes de France, elle fut Inaugurée en grande pompe le 17 septembre 1840.

Après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, la concession de la ligne Paris-Lyon a été confiée à un groupe de banquiers. Ils ont créé un comité d’études pour l’établissement d’une voie ferrée dans la vallée de l’Essonne. La compagnie Darblay, une société financière, a alors demandé la concession d’un chemin de fer reliant Corbeil à Nevers, via La Ferté-Alais et Montargis.

 

En 1857, la ligne du Bourbonnais ainsi projetée était intégrée dans le domaine de la toute nouvelle compagnie PLM (Paris-Lyon-Marseille). C’est ainsi que le tronçon intéressant Villeneuve-Saint-Georges, Juvisy-sur-Orge, Corbeil, Malesherbes, Montargis a été livré à l’exploitation le 5 janvier 1865.

http://www.savoirs.essonne.fr/uploads/RTEmagicC_160ans_chemins_fer04.jpg

Pour répondre aux besoins du nouveau tracé, la gare d’origine désormais située trop loin a donc été détruite pour être reconstruite à une cinquantaine de mètres plus au nord.

La gare de Moulin-Galant est donc mise en service également le 5 janvier 1865.

Située au sud de la commune de Corbeil-Essonnes, cette gare tient son nom du quartier dans lequel elle est établie. Elle est aujourd'hui desservie par les trains de la ligne D du RER.

 

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 00:03

Un train militaire déraille dans la descente de la vallée de la Maurienne (Savoie). Il était rempli de permissionnaires, partis aider l'armée italienne à reprendre les territoires perdus lors de la bataille de Caporetto.

 http://danger-ahead.railfan.net/images/dispix/modane_md.jpg

Le train composé de 20 wagons, d’un poids de 526 tonnes est freiné par un frein automatique commandé depuis la locomotive par le mécanicien et par 7 serre-freins manuels commandés par 7 cheminots répartis dans les wagons le long du convoi.

 

Le démarrage du train s’effectue normalement et très lentement dans la rampe qui se trouve au départ de Modane. La voie depuis Modane jusqu’à St Michel de Maurienne sur une distance de 14,5 km n’est qu’une longue descente à 4 ou 5%. Afin de contrôler son lourd convoi, le mécanicien ferme l’arrivée de vapeur avant la forte pente qui précède le tunnel des Epines blanches. Cependant la vitesse continue à augmenter malgré tout et le mécanicien commence à serrer le frein automatique et de plus, bat à contre vapeur en lâchant du sable sous les roues de sa loco pour essayer de s’arrêter complètement afin de prendre d’autres dispositions de freinage car il sent que quelque chose d’anormal se passe dans le comportement de son train.

Malgré cela le train continue à prendre de la vitesse, celle-ci devenant excessivement forte malgré l’ordre donné à coups de sifflets aux sept serres frein d’actionner les freins manuels dans les wagons où ils sont affectés. Un ralentissement sensible se fait sentir après la gare de La Praz, qui se situe sur un palier puis elle recommence à augmenter à la pente suivante.

La vitesse du lourd convoi lancé dans la descente augmente rapidement. Le chrono-tachymètre de la locomotive examiné plus tard, enregistra les vitesses suivantes : 43km/h (vitesse normale pour ce tronçon) puis 72km/h pour revenir à 43km/h et une saute brusque à 70km/h puis 78, 102, et enfin 135 km/h atteints sur cette voie où les 40 km/h ne devraient pas être dépassés…La catastrophe s’est produite alors que le train filait à 102km/h…

 

L'hôpital militaire de Saint-Jean-de-Maurienne et l'usine de pâtes alimentaires Bozon-Verduraz furent immédiatement réquisitionnés afin de servir de poste de secours et de chapelle ardente. Avec 457 morts dont 455 soldats, cet évènement constitue le plus grave accident ferroviaire survenu en France.

 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 00:01

L'aviateur français Jean Mermoz, disparaît à bord de son hydravion « La Croix du Sud » à 700 kilomètres des côtes africaines à deux jours de ses 32 ans.

http://www.timefy.com/fr/blog/photos/lip/type10-jean-mermoz_04.jpg

Ses trois équipiers (Alexandre Pichodou, copilote, Henri Ézan, navigateur, Edgar Cruvelhier, radio, et Jean Lavidalie) décèdent aussi dans l'accident.

Parti au petit matin du Sénégal, les 4 hommes devaient rallier Dakar à Natal au Brésil. La dernière trace de « la Croix du Sud » , un Latécoère 300, est un message radio émis à 10h47 : « Coupons moteur arrière droit. »

 

Jean Mermoz, pilote de l'Aéropostale, s'illustra en établissant la ligne Buenos Aires - Rio de Janeiro (1928) et en franchissant la cordillère des Andes (1929).

L'année suivante, il réussit la première traversée de l'Atlantique sud sans escale, de Saint-Louis du Sénégal à Natal.

Mermoz est aussi un des fondateurs en 1936 du Parti social français (PSF) avec le colonel de La Rocque.

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 23:01

Le 9 octobre 1890, dans le parc d'un château à Armainvilliers en Seine-et-Marne, Clément Ader (49 ans) parvient à décoller du sol sur une distance de près de 50 mètres à bord à bord d'un engin à moteur et à hélice… à quelques dizaines de centimètres de hauteur.

 http://ecrire2012.blog50.com/media/02/01/1412595755.jpg

La performance semble modeste mais c'est la première fois qu'un homme réussit à s'envoler à bord d'une machine plus lourde que l'air et non d'un aérostat.

 

Baptisé « l'Eole », sa machine volante ressemblait alors à une grande chauve-souris dotée d'un moteur à vapeur de son invention et d'hélices en bambou.

Les ailes, avaient une envergure de 14 m, si bien que l'ensemble du dispositif pesait 295 kg. Ader construisit quelques années plus tard l'Éole III, qu'il baptisa « avion ».

 

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 23:01

Le 9 octobre 1890, Clément Ader réussit à voler sur une distance de plus de quarante mètres à bord d'un aéroplane baptisé « l'Eole ».

Le 25 juillet 1909, l'aviateur français Louis Blériot traverse la Manche de Calais à Douvres à bord de son « Blériot XI » en 38 minutes et à une vitesse de 75 km/h. 

Le 23 septembre 1913, Roland Garros traverse la Méditerranée en 7 heures et 53 minutes. 

 

L’aventure aéronautique en bien en marche !

Le mardi 30 septembre 1924, le « Chicago » et le « New Orleans » pilotés par Lowel H. Smith et Leslie. P. Arnold bouclent le premier tour du monde aérien.

Il aura fallu cinq mois et demi aux deux aviateurs américains pour parcourir les 44.345 kilomètres les ramenant jusqu'à Seattle, leur point de départ.

 http://s2.e-monsite.com/2010/03/20/11/Lowel-H_Smith.jpg

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 23:01

L’américain James H. Doolittle réussit à piloter un avion « en aveugle » grâce à l'installation d'un pilote automatique. Ce système, qui agit sur les gouvernes pour stabiliser l'appareil le long de sa trajectoire, permet au pilote de lâcher les commandes et de se reposer.

 

Un premier pilote automatique assurant la tenue d'altitude et de cap fut développé en 1914 par Lawrence Sperry. En 1918, Sperry fonda la Sté Lawrence Sperry Aircraft Company qui produisait des composants pour les systèmes de navigation et de pilotage et qui commercialisa son pilote automatique.

Ce système ne commence à équiper les avions qu'au début des années 30 après l'expérience réussie de Doolittle.

 

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 23:01

L'aviateur français d'origine réunionnaise réussit la première traversée de la Méditerranée en reliant Saint-Raphaël dans le Var à Bizerte, au Nord de la Tunisie.

http://www.aeroclub.com/wp-content/gallery/accueil-chronologie/slide_1913.jpg

Il parcourt les 730 kilomètres en 7 heures et 53 minutes, à bord d'un monoplan Morane-Saulnier.

Son amie Marcelle est la seule femme et la seule civile présente sur le terrain du Centre d’aviation de la marine de Fréjus d’où il prend l’air.

Roland Garros décolle à 5 h 47, avec 200 litres d’essence et de 60 L d’huile de ricin. Il part à la boussole, avec un moteur qui subit deux pannes, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il ne lui reste plus que 5 litres d'essence quand il se pose à Bizerte !

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 11:01

19 septembre 1783 : Les frères Montgolfier bluffent Versailles

Devant la cour réunie par un Louis XVI féru d'inventions, les deux frères réussissent l'exploit de faire voler un ballon de 400 mètres cubes emmenant à son bord un coq, un canard et un mouton. L'idée d'inventer un ballon à air chaud était venue à Joseph en novembre 1782.

 

19 septembre 1784 : Premier voyage aérien de plus de 100 km

Les frères Robert et leur beau frère Colin Hullin, Duc de Chartres parcourent 200 km de Paris à Beuvry en 6 heures et 40 minutes. 

 

20 septembre 1898 : Le premier vol dirigé relie Saint-Cloud à Paris

L'ingénieur et aéronaute brésilien Albert Santos-Dumont réussit à faire voler son dirigeable équipé d'un moteur à explosion de Saint-Cloud, sur le terrain du siège de l'aéro-club français, jusqu'à Paris, aller-retour. Connu pour sa personnalité farfelue, Santos-Dumont se rendait en dirigeable à des rendez-vous mondains sur les Champs-Elysées et accrochait son véhicule volant aux lampadaires.

 

21 septembre 1870 : L'ascension de l’Union échoue

Le 3e jour du siège de Paris, 1ère tentative de départ d'un aérostat depuis l'usine à gaz de Vaugirard. L'enveloppe du ballon « l'Union » se déchire au moment du gonflement, l'ascension échoue.

http://u.jimdo.com/www100/o/s6d1206af70832d84/img/i604b8832e08b3618/1371631121/std/d%C3%A9part-de-l-armand-barb%C3%A8s-ballon-mont%C3%A9-1870-1871.jpg

 

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 23:01

Le groupe Eurotunnel est constitué et détient la concession du tunnel sous la Manche pour une durée de 55 ans. Il peut donc en assumer l’exploitation pendant toute cette période. C’est lui qui mettra en vigueur les tarifications d’accès au tunnel pour les différentes compagnies ferroviaires qui l’empruntent.

L’année suivante, Eurotunnel entre en bourse. Le groupe verra sa concession rallongée de dix ans en 1993, puis passée à 99 ans en 1999.

 

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 23:01

A 8 heures du matin, la première course automobile sur route entre Paris et Rouen s'élance. Organisée par Pierre Giffart, rédacteur en chef du « Petit journal », elle est réservée aux voitures sans chevaux. Le règlement récompense le véhicule sans danger, facile à manier et d’un usage peu coûteux.

http://farm9.staticflickr.com/8160/7605480578_ac7c7cf93a.jpg

102 concurrents sont inscrits, mais seuls 32 d’entre eux prennent le départ.

A 17H40, le comte Dion sur son tracteur à vapeur est le premier à atteindre Rouen devant les voitures à pétrole avec la vitesse vertigineuse de 22 km/h !

Mais les qualités d'économie et de sécurité de son véhicule sont jugées insuffisantes par le jury du concours. Le comte ne remporte pas la course et le premier prix est partagé entre Peugeot et Panhard et Levassor.

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 23:01

Le 17 juillet 1879, Charles de Saulces de Freycinet, ministre des Travaux Publics, fait voter le plan qui porte son nom, pour la construction de 8.700 kilomètres de voies ferrées d'intérêt local ainsi que de nombreux canaux à petit gabarit (le « gabarit Freycinet »).

http://www.oceaniedeslumieres.org/images/DocHomme/freycinet_2.jpg

Le projet est inscrit dans la loi de Finances, et en janvier 1878, Freycinet, proche de Gambetta, organise entre celui-ci et Léon Say, ministre des Finances, une réunion afin de préparer le terrain politique.

Une première loi est votée le 18 mai 1878, créant un réseau d’État à travers le rachat de plusieurs compagnies.

Le 8 juin, un rapport est rendu public. L’objectif majeur du plan Freycinet est de donner accès au chemin de fer à tous les Français, de façon à favoriser le développement économique du pays et à désenclaver les régions reculées.

Il est officialisé par la loi du 17 juillet 18792.

 

Ces infrastructures nouvelles vont faire la fierté de la IIIe République.  

En 1879, Freycinet devient président du conseil. Il choisit alors Henri Varroy pour lui succéder aux travaux publics et mettre en œuvre son plan. Ce dernier s’entoure de l’ingénieur Alfred Picard, qu’il nomme directeur des chemins de fer en 1882.

La réalisation du plan Freycinet dura jusqu’en 1914, et il fut pratiquement entièrement réalisé.

 

 

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 23:01

Le train destiné à relier Paris à Constantinople, est inauguré sous le nom d'Orient-Express.

Ce premier aller-retour de 3.094 km en moins de deux semaines, sera rapporté par une presse enthousiaste. Ce train, le plus luxueux d'Europe, est équipé de wagons-lits, de salons et d'un restaurant de haute gastronomie.

Les origines de l'Orient-Express

En 1869, jeune entrepreneur belge, Georges Nagelmackers visitait les États-Unis, en voyageant dans les wagons inventés par l'industriel George Pullman, l'inventeur des voitures-lits. Inspiré, après la signature en 1874 de l'accord de circulation pour les voitures-lits de Paris à Vienne, il fonda le 4 décembre 1876 la Compagnie internationale des wagons-lits, qui deviendra peu après la Compagnie internationale des wagons-lits et des grands express européens. Deux ans après furent alors introduits les premiers wagons-lits sur la ligne qui va de Vienne à Ostrava.

Le 10 octobre 1882 fut mis en place un premier service de train de luxe, le Train-Éclair, sur l'axe Paris-Vienne, qui reliait en express les deux capitales distantes de 1.350 kilomètres, en 27 heures et 53 minutes.

 

Express d'Orient

Le premier train, qui s'appelait Express d'Orient et qui fut inauguré le 5 juin 1883, circulait 2 fois par semaine, entre la gare de Strasbourg à Paris (actuelle gare de Paris-Est) et Constantinople (l'actuelle Istanbul) via Strasbourg, Munich, Vienne, Budapest et Bucarest.

A sa mise en circulation, l'Express d'Orient n'effectue pas un trajet direct : il s'arrêtait à Giurgiu (Roumanie), la traversée du Danube jusqu'à Roussé (Bulgarie) se faisait sur un bac, puis un second train assurait le trajet jusqu'à Varna, port bulgare sur la mer Noire.

De là, puis un navire à vapeur conduisait les passagers en 15 heures jusqu'à Istanbul.

Les 3.186 km étaient parcourus en 81 heures et 30 minutes, soit 30 heures de moins qu'un train classique !

En 1885, le service devint quotidien jusqu'à Vienne.

Après l’achèvement de la ligne, en 1889, le temps de transport est ramené à 67 heures et 35 minutes.

En 1891, le train devint officiellement « l'Orient-Express ».

 

La voiture de l’armistice

Durant la Première Guerre mondiale, le parc de wagons-lits est réquisitionné puis éparpillé ou détruit. Après quatre années d’hostilité, l’Orient-Express n’existe plus. Une de ses voitures entre pourtant dans l’Histoire : la n°2419. Pour le futur Maréchal Foch, elle sera transformée en bureau, où sera signé l’armistice du 11 novembre 1918.

En juin 1940, l'armée allemande l'utilise pour la signature de l'armistice avec la France puis l'achemine à Berlin, comme trophée de guerre, où les Berlinois peuvent la visiter. En 1944, les SS la font sauter devant la progression des alliés à Berlin.

 

L'Orient-Express inspirera de nombreux écrivains et cinéastes.

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 23:01

A Annonay (Ardèche), près de leur papeterie, Joseph et Etienne Montgolfier réussissent pour la première fois à faire voler un objet fabriqué par l'homme. Le 4 juin 1783, après plusieurs essais concluants depuis la fin de 1782, les frères Montgolfier réalisent la première expérience aérostatique publique à l'aide d'un « globe » gonflé à l'air chaud.

Dans la 1ère cour du couvent des Cordeliers l’assemblée des États du Vivarais, les nobles, les ecclésiastiques et les gens du peuple sont rassemblés pour une expérience incroyable.

Un ballon de toile et de papier, gonflé avec de l'air chaud produit par la combustion d'un mélange de paille et de laine.

En 10 minutes il monte à 1.000 mètres de haut, avant de retomber dans une vigne, sur la paroisse de Davézieux, à 3 kilomètres de son point de départ !

Le 19 septembre 1783, à la demande du roi Louis XVI, Etienne renouvelle l'expérience d'Annonay devant la Cour réunie à Versailles. Les premiers passagers sont un mouton, un coq et un canard.

Mais c'est au physicien Jean-François Pilâtre de Rozier et à François, marquis d'Arlandes, que reviennent l'honneur et l'audace d'avoir effectué le premier voyage aérien à bord d'une montgolfière : le 21 novembre 1783, a lieu le premier vol humain, dans le parc du château de la Muette à Paris.

Depuis 1983, qui marqua le bicentenaire de cette découverte, une reconstitution à lieu tous les ans le premier week-end de juin à Annonay.

 

Relire aussi : 21 novembre 1783 - Premier voyage en montgolfière

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 23:01

Le 8 mai 1842, sous le règne de Louis-Philippe 1er, se produit la première catastrophe ferroviaire en France et l'une des premières dans le monde.

Le drame survient à Meudon, sur la ligne Paris-Versailles, dans un train qui ramène des Parisiens venus passer la journée à Versailles pour le spectacle des grandes eaux.

http://rail4402.fr/DOCUMENTS/LIGNES/ILL_22.JPG

Le convoi est composé de 2 locomotives et des 5 wagons. La première locomotive est une petite locomotive à 4 roues, suivie directement de son tender. Elle est suivie d'une grosse locomotive de Sharp et Roberts à 6 roues, elle-même suivie de son tender.

 

Alors que le train roule à environ 40 km/h et se trouve dans la tranchée de Bellevue, à l'entrée de Meudon, un essieu de la locomotive de tête se brise, celle-ci déraille et vient s'enfoncer dans le talus de la tranchée.

Le tender s'écrase contre elle et la seconde locomotive la percute et se couche.

Les cinq voitures suivantes viennent chevaucher les locomotives. Les morceaux de coke disséminés et enflammés des machines à vapeur mettent rapidement le feu à l'enchevêtrement de voitures en bois.

Les voyageurs succombent sans pouvoir sortir des compartiments, fermés à clé de l'extérieur avant le départ du train selon l'usage de l'époque. Parmi les victimes figurent le navigateur Dumont d'Urville, découvreur de la terre Adélie, ainsi que sa femme et son fils.

Quarante-trois personnes périssent dans l'accident et neuf mourront de leurs blessures les jours suivants. Il y a une centaine de blessés graves. Plus tard, d'autres sources évoqueront plus de 200 morts !

 

Malgré son caractère spectaculaire et inédit, le drame ne remet pas en cause la confiance de l'opinion publique dans le progrès technique.

Le député et poète Alphonse de Lamartine déclare à la tribune de l'Assemblée législative, au lendemain de la catastrophe : «Plaignons les victimes et marchons !» (sous-entendu : continuons d'aller de l'avant) ou encore : « la civilisation qui est aussi un champ de bataille pour la conquête et l'avancement de tous »

 

Relire aussi : 26 août 1837 - Les débuts du chemin de fer français

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 23:01

Le zeppelin Hindenburg s'enflamme à son arrivée sur l'aéroport de Lakehurst, près de New-York, après une traversée paisible et confortable de l'Atlantique en deux jours au départ de Francfort. 37 personnes perdent la vie.

incendie du zeppelin Hindenburg

Le Zeppelin LZ 129 Hindenburg était un aéronef allemand à coque rigide. Il s'agit du plus grand jamais construit. Long de 248 m et large de 41 m, il est équipé de 4 moteurs Diesel qui peuvent le propulser à une vitesse maximale de 70 nœuds (environ 135 km/h).

En mars 1936, il est remis à la compagnie allemande DZR (Deutsche Zeppelin-Reederei). Il est baptisé « Hindenburg », nom du deuxième Président du Reich allemand Paul von Hindenburg (1847 – 1934).

Le 6 mai 1937, le Zeppelin Hindenburg en était à son 63e vol commercial et à sa vingtième traversée de l'Atlantique. Gonflé de 200.000 m³ de dihydrogène, un gaz inflammable, son arrière prit feu, et en moins d'une minute, enflamma toute la structure. Il chuta rapidement et provoqua la mort de 37 personnes parmi les 97 qui étaient à bord.

L'accident a la particularité d'avoir été filmé par plusieurs compagnies d'actualités cinématographiques, car l'arrivée du Zeppelin aux États-Unis attirait une importante foule de curieux et l'attention des journalistes. Les images de la catastrophe seront donc vues dans le monde entier, et reproduites par tous les journaux, ce qui ruinera la carrière des zeppelins.

 

Relire aussi : 2 juillet 1900 - le premier vol d'un zeppelin

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 00:01

Un train à vapeur circule pour la première fois au monde le 21 février 1804, à Pen-y-Darren, une région minière du pays de Galles, près de Merthyr Tydfil.

 

La locomotive a été conçue par l'ingénieur des mines Richard Trevithick, passionné par la motorisation à vapeur. Elle tracte ce jour-là dix tonnes de fer et 60 personnes montées sur cinq wagons, effectuant 16 km en 4 heures et 5 minutes.

Vingt ans plus tard, une ligne transportant des passagers est ouverte.

En France, une première voie ferrée a été ouverte en 1827 pour le transport des marchandises, entre Saint-Étienne et Andrézieux (18 km), deux villes du bassin industriel et minier de la Loire. Elle a été étendue aux voyageurs en 1832. Puis est ouverte en 1835 la ligne Saint-Étienne-Lyon (57 km), pour le transport de marchandises lourdes et de produits sidérurgiques.

 

Voir aussi : 26 août 1837 - Les débuts du chemin de fer français

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 00:01

En installant un moteur à explosion sur un tricycle et en le munissant d’une boîte de vitesse et d’un différentiel, Carl Benz construit ce qui est considéré comme la première automobile.
I
l déposa le brevet du moteur automobile à essence le 29 janvier 1886.

Né le 25 novembre 1844 à Mühlburg (Karlsruhe) en Allemagne, Carl Friedrich Benz créa une première société de matériaux de construction puis se spécialisa dans les moteurs industriels en 1883 à Mannheim. Il eut l’idée d’en installer un sur un tricycle qu’il conduisit en ville dès 1885 à 15 km/h. Il s’agissait d’un moteur monocylindre avec un refroidissement à eau, d’un litre de cylindrée. L’allumage était électrique et il y incorpora une boîte de vitesses.

L’idée fut déposée au Bureau des Inventions de Berlin et il obtint le brevet DRP 37435 le 29 janvier 1886.

Certes, des engins motorisés avaient déjà été construits, tel le fardier à vapeur de Joseph Cugnot, mais le tricycle de Carl Benz est la première automobile aboutie qui va pouvoir engendrer une commercialisation et une production industrielle.

Rapidement d’ailleurs, l’automobile se développera et donnera naissance à de nombreuses marques et modèles. Quant à Carl Benz, il va devenir le chef d’une entreprise fleurissante qui, au fil des fusions, se perpétue aujourd’hui sous le nom de DaimlerChrysler.

 

 

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