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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 00:01

Directeur de l'Observatoire de Paris, Ernest Escanglon est submergé d'appels lui demandant l'heure officielle, à tel point qu'il ne peut pas utiliser sa ligne téléphonique. Pour y remédier, il décide d'inventer l'horloge parlante.

Il reprend l'idée du film parlant, fraîchement inventé, avec trois bandes: une pour les heures, une pour les minutes, une pour les dizaines de secondes. Et invente le fameux "au quatrième top, il sera exactement...".

Il combine cette partie sonore avec une horloge. Son invention est présentée en 1932 à l'Académie des sciences ; le principe est retenu.

Le 14 février 1933, tout est prêt pour le grand jour de la mise en service. Vingt lignes ont été attribuées au service. Pour donner l'heure, on convoque une voix célèbre, celle de Marcel Laporte alias Radiolo, le speaker du Poste Parisien.

C'est un succès phénoménal…

140.000 personnes téléphonent le premier jour mais seulement 20.000 appels peuvent être satisfaits : les 20 lignes mises en place sont saturées. 

 

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 00:01

La radio vaticane a été voulue par Pie XI, après le Traité du Latran avec l’Italie, afin de pouvoir relier à travers ses propres installations le centre de l’Eglise Catholique avec les différentes parties du monde.

La première station émettrice projetée par G. Marconi à l’intérieur de la Cité du Vatican fut inaugurée par Pie XI lui-même, le 12 février 1931, avec un message radio adressé au monde entier.

Afin de répondre aux exigences croissantes, Pie XII décida la construction d’un nouveau Centre émetteur dans la localité de Santa Maria di Galeria, à 25 km de Rome. Le nouveau Centre qui bénéficie des immunités prévues par les articles 15 et 16 du Traité du Latran (l’accord précis entre le Saint-Siège et la République italienne date du 8 octobre 1951) fut inauguré par Pie XII, le 27 octobre 1957.

 

Sur les ondes de Radio Vatican, il est désormais possible d'écouter des émissions en quarante langues différentes. On peut observer l'ancien émetteur depuis les jardins du Vatican.

 

Site officiel : http://fr.radiovaticana.va/

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 00:01

A Paris, l'usine de munitions et de fabrication d'obus André Citroën est reconvertie pour produire des voitures en grandes quantités.

 

André Gustave Citroën, né le 5 février 1878 à Paris, est un ingénieur polytechnicien, pionnier de l'industrie automobile. Les objectifs clairement affichés de Citroën sont :

- une production de 100 voitures (d’un même modèle) par jour

- une production d’automobiles entièrement équipées et à la portée du grand public Septembre 1919, sortie de la Citroën type A, première voiture fabriquée en série en France [moteur quatre-cylindre, atteint les 65 km/h.

 

Relire aussi : 25 janvier 1901 - Première du salon de l'auto au Grand Palais à Paris

 

André Gustave Citroën, né le 5 février 1878 à Paris, est un ingénieur polytechnicien, pionnier de l'industrie automobile.
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 00:01

L'USS « Nautilus » sort des chantiers navals de Croton dans le Connecticut.

Long de 91 mètres et pesant plus de 3.000 tonnes, le « Nautilus » est le premier bâtiment à propulsion nucléaire au monde. Il est baptisé ainsi en hommage à Jules Vernes et au sous-marin du Capitaine Nemo dans « Vingt mille lieues sous les mers ». Il entrera officiellement en fonction à partir du mois de septembre. Le « Nautilus » est capable de rester plusieurs semaines immergé et de parcourir ainsi 140.000 kilomètres.

 

En août 1958, il sera le premier bâtiment à naviguer sous la calotte glacière du pôle Nord.

 

Lire aussi :

3 août 1958 - Le Nautilus sous le Pôle Nord

 

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 13:50

L'inventeur américain Thomas Edison dépose le brevet du premier phonographe.

Son dispositif permet d'enregistrer des sons grâce à un stylet qui grave les sonorités sur un cylindre d'étain en fonction des vibrations. Une fois l'enregistrement terminé, les inscriptions gravées sont lues par le stylet et transformées en sons par un diaphragme.

Seule ombre au tableau : l'invention d'Edison ne reproduit pas clairement les voyelles.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 00:01

Le 3 novembre 1957, un mois après le lancement du premier satellite Spoutnik (en russe « compagnon de route »), Spoutnik 2 est lancé avec, dans un compartiment pressurisé, Laïka (en russe « petite aboyeuse »). Cette petite chienne est le premier être vivant satellisé.

Le vol de Laïka fut pénible, avant de lui être fatal. L'animal avait été revêtu de sa combinaison spatiale spécialement taillée à sa mesure et installée à bord de sa capsule trois jours avant le départ.

La pauvre bête ne survivra que 7 heures, faute d’oxygène. Mais ce sera suffisant pour les scientifiques à qui ce sacrifice va apporter une quantité de données sur la réaction d’un organisme vivant en apesanteur.

 

Spoutnik 2 est rentré dans l'atmosphère le 14 avril 1958 au-dessus des Antilles après avoir effectué 2.570 révolutions autour de la Terre.

 

Relire aussi :

4 octobre 1957 - Lancement de Spoutnik

13 septembre 1959 - Une fusée soviétique atteint la lune

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 00:01

Le 1 novembre 1952, les États-Unis testent pour la première fois la bombe thermonucléaire baptisée « Mike ».

Elle explose sur l'atoll d'Eniwetok près des îles Marshall dans le Pacifique. 1000 fois plus puissante que la bombe atomique lancée sur Hiroshima  !

Eniwetok - îles Marshall

L'essai d'une bombe atomique par l'Union soviétique (URSS), le 29 août 1949, suscite de fortes réactions aux États-Unis. Le 31 janvier 1950, le président Harry Truman annonce qu'il autorise des recherches devant mener à la fabrication d'une super-bombe dont la puissance serait de beaucoup supérieure à la bombe atomique.

Le 1e novembre 1952, les États-Unis testent dans le secret un de ces engins dans l'atoll Eniwetok (îles Marshall). La bombe de plusieurs dizaines de tonnes déclenche une formidable explosion de 10.4 mégatonnes qui crée des dégâts impressionnants. L'écart technologique entre les superpuissances est cependant de moins en moins prononcé. Le 12 août 1953, l'URSS fait à son tour sauter une bombe thermonucléaire. Elle est de puissance inférieure, mais peut être transportée par avion, ce que les États-Unis feront également à partir de 1954. Cette capacité à se détruire mutuellement contribue à alimenter le climat de peur qui se développe dans la population civile.

 

Voir aussi :

Les essais nucléaires depuis 1945 

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 00:01

La ville de New-York inaugure son premier métro le mardi 27 octobre 1904.

Elle suit ainsi l'exemple de Londres qui s'est dotée du tout premier métro au monde en 1863, suivie ensuite de Paris en 1900 et de Berlin en 1902.

 

La station de métro de 14th Street à New York en 1904.

Avant la mise en service des premières lignes de métro souterraines en 1904, la ville possédait plusieurs lignes de chemin de fer aériennes, éparpillées dans les différents comtés de la future ville de New York.

 

Rapidement le réseau s'étend et son exploitation est confiée à deux sociétés privées, l'IRT (Interborough Rapid Transit) et la BRT (Brooklyn Rapid Transit).

Les deux sociétés privées privilégièrent le développement de lignes aériennes, plus faciles à construire et rapidement mises en exploitation.

 

En 1940 les deux réseaux sont rachetés par le City of Greater New York, et la construction de lignes souterraines privilégiée.

Les lignes aériennes redondantes sont supprimées et le réseau progressivement étendu sous l'égide d'une nouvelle structure publique : la New York Transit Authority, créée en 1953.

En 1968, celle-ci est mise sous tutelle de la Metropolitan Transportation Authority : MTA.

 

 

Aujourd'hui, le métro new-yorkais est le plus grand au monde. Il compte 28 lignes différentes, 469 stations et près de 373 kilomètres de lignes pour la plupart à 4 voies (soit un total de 1355 km de voies ferrées !)

En comparaison, le métro parisien compte 16 lignes et près de 220 kilomètres de voies ferrées.

 

Lire ou relire : 10 janvier 1863 - Inauguration du premier métro du monde à Londres

 

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 23:01

Le 7 octobre 1948, le président de la République Vincent Auriol inaugure au Grand Palais le trente-cinquième Salon de l'Automobile. De nouveaux modèles économiques y sont présentés, au premier rang desquels la 2 CV Citroën.

 

Après la présentation de la TPV  (Très Petite Voiture) en 1939, Citroën peut enfin faire aboutir son projet de voiture économique désormais dénommée « 2 Chevaux », en référence à la puissance fiscale voulue sur le cahier des charges.

Le cahier des charges de la 2 CV précisait qu'il fallait construire « quatre roues sous un parapluie », une voiture devant transporter deux cultivateurs en sabots, 50 kilos de pommes de terre, le tout à 60 km/h pour une consommation de 3 litres aux 100 kilomètres, une boîte à 3 vitesses et une surmultipliée, facile d'entretien, une suspension à toute épreuve (elle devait pouvoir transporter un panier d'œufs sans les casser).

Le succès est immédiat et dépasse Citroën : face aux commandes, l’attente atteint rapidement les trois à cinq ans. La production débute en 1949 et la gamme s’étoffe dans les années 50.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 23:07

Le 1er octobre 1955, lors du 42ième salon de l'automobile, Citroën présente aux journalistes du monde entier une voiture totalement hors du commun.

Le 6 octobre, la DS 19 fait sa première apparition publique sous la verrière du Grand Palais à Paris.

Une véritable révolution de l'automobile s'opère sous les yeux des visiteurs du salon de l'automobile de Paris : la Citroën DS.

Dessinée par Flaminio Bertoni dans un souci d'aérodynamisme, son design rompt radicalement avec la Traction qu'elle remplace. Mais les innovations technologiques sont également impressionnantes : suspension hydraulique, freins à disques, direction assistée...

Trois Citroën DS seront présentées au salon de Paris 55, une verte à toit beige, une aubergine à toit beige et enfin une troisième champagne à toit aubergine présentée dans une corbeille pivotante.

Les commandes affluent : 749 les 45 premières minutes, 12 000 à la fin de la première journée, 80 000 voitures vendues à la fin du salon.

 

Le Général de Gaulle a également participé au succès de la DS en la choisissant comme voiture officielle de la présidence. Elle a ainsi descendu plusieurs fois les Champs-Elysées ce qui lui a assuré une formidable publicité.

Le mythe s'amplifiera grâce à son rôle protecteur lors de l'attentat du Petit-Clamart.

La DS au cinéma

On se souvient de son décollage dans « Fantomas se déchaîne » (1965), de son explosion dans les « Tontons Flingueurs » (1963) ou du modèle de police coupé en deux dans « Le Cerveau » (1969). De nos jours encore, elle est en tête d’affiche comme dans la série « The Mentalist ».

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 23:03

 

Le voyage inaugural du Train à Grande Vitesse s'effectue en présence du Président François Mitterrand et de plusieurs de ses ministres.

 

 

La mise en circulation pour le public se fera le 27 septembre. Grâce à la construction d'un réseau ferré adapté, Paris n'est plus qu'à 2h40 de Lyon. Cette durée sera ramenée à deux heures en 1983.

 

L'histoire de la grande vitesse ferroviaire commence en France en mars 1974 lorsque Georges Pompidou décide le lancement du train à grande vitesse.

En 1976 l'État accorde la concession à la SNCF d'une ligne nouvelle entre Paris et Lyon. Le concept de TGV lui-même remonte aux années 1965-1966 avec la création au sein de la SNCF d'un « Service de la recherche », devenu plus tard « Direction de la recherche et de la technologie ».

 

Relire aussi : 5 mars 1974 - Record de vitesse pour l'aérotrain

 

 

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 23:21

A partir de 1929 que l'entreprise Michelin fait ses premiers essais de pneumatique sur rail. D'abord testé sur le réseau privé de la société à Clermont Ferrand, les essais sont poursuivis sur la ligne PO Saint Florent - Issoudun. 

Micheline train sur pneu

A partir de 1931, la société Michelin est autorisée par le directeur du réseau de l'Etat, Rouel Dautry, à utiliser une portion de la ligne de Massy-Palaiseau - Chartres, entre Saint Arnoult en Yvelines - Coltainville. 

Les premiers modèles à trois essieux ressemblaient à des autocars sur rails.

Le 10 septembre 1931 a lieu le premier essai officiel sur la ligne Paris - Deauville.

 

Micheline

La Micheline

Cette invention, due à André Michelin, avait pour objectif d'améliorer le confort des voyageurs. Elle a nécessité la mise au point d'un pneu-rail creux spécial, capable de rouler sur la surface de roulement réduite offerte par le champignon du rail, de franchir les aiguillages et aussi capable de résister à la charge de véhicules ferroviaires. Ce pneu, dont la première version a été brevetée en 1929, sera par la suite réalisé avec une structure métallique plus résistante. Le guidage de la roue sur le rail est assuré par un boudin métallique solidaire de la jante.

 

Pour assurer la promotion de son invention, Marcel Michelin, le fils d'André Michelin, organisa une démonstration le jeudi 10 septembre 1931. Pour l'occasion, il convia André Citroën et sa femme, le directeur du réseau de l'État, quelques officiels, et des journalistes.

A 12h44, soit 2h14 après son départ, la Micheline prototype N°5 entre en gare de Deauville. Partie à 10h30 pour un aller et retour entre Paris Saint-Lazare et Deauville, elle parcourt au retour la distance de 219,2 km qui sépare les deux gares en 2h 03, soit une vitesse de 107 km/h de moyenne avec des pointes à 130 km/h.

Cette vitesse élevée pour l'époque assure une large publicité au procédé.

L’année suivante fut mise en service la  micheline type 11 de 24 places qui avait l’apparence d’un véhicule routier, sorte d’autocar doté d’un semi-remorque.
D’autres modèles vont dès lors se succéder et circuler sur les rails de France et d’ailleurs, notamment aux Etats-Unis, et ce jusqu’à la moitié du XXe siècle.
Le nom de « micheline » a été donné par la suite, abusivement mais de façon familière, à tous les autorails.
 

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 23:01

Le téléphone rouge est une ligne de communication directe établie le 30 août 1963 entre les États-Unis et l’Union soviétique après que la crise des missiles a mené le monde au bord de la guerre mondiale en 1962.

 

Le contexte

La Guerre froide entre les Etats-Unis et l'Union soviétique poussée à son paroxysme. En octobre 1962, les Américains détectent la présence de missiles soviétiques sur l'île de Cuba, située 160 Km au sud de la Floride. Les flottes des deux puissances se mettent en place, un bras de fer s'engage. Des deux côtés du monde, les dirigeants craignent un conflit nucléaire.

Progressivement, pour prévenir le retour à une telle situation, l'idée de mettre en place un canal de discussion entre les deux grands fait surface.

Lors de cette crise, il avait fallu douze heures aux Américains pour déchiffrer le message de Nikita Khrouchtchev à John Kennedy. Il fallait trouver un moyen de communication sécurisé et rapide.

 

Le projet a été évoqué dès le 12 décembre 1962.

L'accord entre l'Union soviétique et les États-Unis a été signé aujourd'hui ce 20 juin 1963 à Genève.

 

Le fameux « téléphone rouge » n'a pas de combiné, ni de cadran à chiffres et n’est même pas rouge.

Ce que l’on nomme « téléphone rouge » est réalité constitué d'un radio téléscripteur encodant des textes.

Il existait en fait un circuit télégraphique qui passait par Washington, Londres, Copenhague, Stockholm, Helsinki et Moscou ; et un second circuit radiotélégraphique qui allait de Washington à Moscou, en passant par Tanger.

Autre idée reçue, cette liaison n’aboutit pas dans le Bureau ovale de la Maison blanche, mais au Pentagone.

Le vendredi 30 août 1963, Washington envoie son premier message crypté à Moscou.

Il s'agit d'une phrase sans signification précise  – The quick brown fox jumped over the lazy dog’s back 1243567890 (Le rapide renard brun a sauté par-dessus le chien paresseux) – mais dont le but est de tester la fiabilité dispositif.

En effet ce message a l’avantage d’utiliser toutes les lettres de l’alphabet anglais ainsi que tous les chiffres arabes.

 

Une ligne utilisée uniquement qu’en cas de crise majeure

En 1967, les Russes décrochent le téléphone rouge pour obtenir des Américains qu’ils mettent la pression sur Israël pour voir la fin de la Guerre des Six Jours au Proche-Orient. Ce sont près de 20 messages entre le ministre américain de la Défense, Robert McNamara, et le président du conseil des ministres de l’URSS, Kossyguine, qui sont échangés pendant ce conflit arabo-israélien.

A nouveau mis à contribution, le téléphone est utilisé en 1971 lors du conflit indo-pakistanais, mais également en 1973 lors de la Guerre du Kippour. Et en 1979, Jimmy Carter met en garde l’URSS sur les conséquences du déploiement des troupes soviétiques en Afghanistan.

 

Une ligne téléphonique directe fut mise en place en 1971, et une ligne de fax en 1986.

La ligne « historique » n’est plus utilisée depuis longtemps (les présidents communiquent désormais en s’appelant directement), mais reste parait-il dans un très bon état.

 

Voir aussi :

14 octobre 1962 - Début de la crise des missiles de Cuba

L’histoire d’un téléphone rouge qui n'était ni téléphone, ni rouge

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 23:01

Le lundi 29 août 1949, l’URSS procède au test de sa première bombe atomique (dont le nom de code est « First Lightning »)  à Semipalatinsk au Kazakhstan. L’obtention de cette technologie est pour partie due à un bon système d’espionnage. Elle contribuera à un climat de paranoïa aux Etats-Unis qui se traduira par la « chasse aux sorcières ».

29 août 1949 - URSS - Bombe Atomique

L’URSS en faisant exploser une bombe atomique, devient la deuxième nation à développer et tester avec succès l’arme nucléaire après les États-Unis.

Cet essai marque ainsi le début de la course aux armes nucléaires de la Guerre Froide entre les deux superpuissances.

 

Voir aussi : Les essais nucléaires depuis 1945 http://aujourdhui.over-blog.fr/2015/08/les-essais-nucleaires-depuis-1945.html

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 23:01

Le début de l’ère nucléaire

En août 1942, les États-Unis d'Amérique mettent en place le « Projet Manhattan » pour concevoir la première arme nucléaire. Dans les quelques heures précédant l’aube du 16 juillet 1945, ils ont fait exploser une bombe atomique de 20 kilotonnes dont le nom de code était « Trinity » à Alamogordo, au Nouveau-Mexique.

« Trinity » à Alamogordo, au Nouveau-Mexique

Les États-Unis ont ensuite largué deux bombes atomiques sur le Japon : la première était une bombe de type arme à fission nommée « Little Boy » larguée sur Hiroshima le 6 août 1945 ; la seconde était une bombe de type à implosion testée à Alamogordo pour la première fois un mois plus tôt et nommée « Fat man » qui fut larguée sur Nagasaki le 9 août.

 

La Guerre Froide et la course à l’arme nucléaire

La Deuxième Guerre mondiale était à peine terminée en août 1945 qu’une course aux armes nucléaires technico-industrielles suivit entre les deux nouvelles superpuissances émergeantes, les États-Unis d'Amérique et l’Union Soviétique. Entre 1946 et 1949, les États-Unis d'Amérique ont effectué six essais supplémentaires. Puis, le 29 août 1949, l’Union Soviétique a testé sa première bombe nucléaire, « Joe 1 ». Cet essai a marqué le début de la course aux armes nucléaires de la Guerre Froide entre les deux superpuissances.

Des tensions exacerbées et une atmosphère de peur et de méfiance envahissante ont catalysé la compétition pour construire des bombes toujours plus puissantes et sophistiquées. Pendant les années 1950, de nouveaux modèles de bombes à hydrogène ont été testés dans le Pacifique, ainsi que de nouveaux modèles et des modèles améliorés d’armes à fission.

 

Le 3 octobre 1952, le Royaume-Uni est devenu le troisième pays à tester des armes nucléaires. Au départ, le Royaume-Uni testait principalement en Australie et, plus tard, aux États-Unis. À partir de 1958, son programme fut étroitement coordonné à celui des États-Unis d'Amérique par l’Accord de Défense Mutuelle RU-EU.

Le premier novembre 1952, les États-Unis d'Amérique deviennent le premier pays à tester une bombe à hydrogène.

 

Le 2 avril 1954, le premier ministre de l’Inde, Jawaharlal Nehru, fut le premier homme d’état à demander un accord d’ « arrêt » des essais nucléaires. Toutefois, ceci eut peu d’effet pour arrêter les essais nucléaires extensifs qui caractérisèrent les 35 années suivantes, et qui ne s’apaisèrent qu’à la fin de la Guerre Froide à la fin des années 1980.

Ainsi, entre 1955 et 1989, environ 55 essais nucléaires furent effectués chaque année. Le pic d’essais nucléaires se fit à la fin des années 50 et au début des années 60. Rien qu’en 1962, 178 essais furent effectués (96 par les États-Unis d'Amérique et 79 par l’Union Soviétique). Cette année-là, la Guerre Froide devint presque une guerre nucléaire avec la crise des missiles de Cuba.

 

La France devient puissance nucléaire le 13 février 1960, avec le premier engin (Gerboise bleu) nucléaire français testé à Reggane, dans le dans le Sahara algérien. Plus tard, la France déplacera ses essais dans le Pacifique sud.

Gerboise bleu bombe nucléaire le 13 février 1960

Le 30 octobre 1961, l’Union Soviétique fait exploser la bombe la plus puissante n’ayant jamais existé : une arme nucléaire atmosphérique de 58 mégatonnes, surnommée « Tsar Bomba », au-dessus de Novaya Zemlya dans le nord de la Russie.

 

La Chine procède à son premier essai nucléaire le 16 octobre 1964 dans le désert de Xinjiang.

essai nucléaire le 16 octobre 1964 chine

 

Traité d’Interdiction Partielle de 1963

Le Traité d’Interdiction Partielle d’essais nucléaires de 1963 interdit les essais à but militaire et pacifique, dans l’atmosphère, sous l’eau et dans l’espace. Le Traité était important du point de vue de l’environnement, car il limitait les retombées radioactives étroitement associées aux essais atmosphériques, mais il eut peu d’effet sur les essais nucléaires dans leur ensemble, qui se firent largement sous terre.

 

Traité de Non-Prolifération de 1968

Afin de limiter une telle propagation de l’arme nucléaire, un Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP) fut établi en 1968 : il autorise ces cinq pays à conserver l’arme nucléaire et interdit aux autres Etats de tenter de s’en doter. Il est aujourd’hui signé par la quasi-totalité des Etats de la planète, cependant, plusieurs pays ont ensuite procédé à des essais nucléaires.

 

D’autres pays entrent aussi dans la course l’arme nucléaire

Israël a amorcé un programme nucléaire dans les années 1950, et a complété la phase de recherche et de développement de son programme d’armes nucléaires en 1966, bien qu’il n’ait pas, du moins qu’on le sache, testé de telles armes. Israël a adopté une soi-disant « politique nucléaire d’ambigüité », ne confirmant ni ne déniant son statut nucléaire.

 

L’Inde est devenue officiellement la sixième nation à développer des armes nucléaires en mai 1974, ayant alors effectué un essai nucléaire qu’elle qualifia d’explosion nucléaire pacifique.

 

En 1982, une nation de plus, l’Afrique du Sud, acquit des armes nucléaires, selon le Centre d’Études sur la Non-prolifération de l’Institut Monterey. Officiellement, l’Afrique du Sud n’a pas effectué d’essais nucléaires.

 

Moins de dix ans plus tard, avec la transition vers un gouvernement élu à la majorité, l’Afrique du Sud a démantelé toutes ses armes nucléaires, étant à ce jour la seule nation à avoir volontairement renoncé aux armes nucléaires entièrement sous son contrôle. Le démantèlement fut terminé en 1991. La même année, l’Afrique du Sud accéda au Traité de Non-prolifération de 1968 en tant d’État non possesseur d’armes nucléaires.

 

Les relations sont devenues plus chaleureuses entre l’Union Soviétique et les États-Unis à partir des années 1985. La chute du mur de Berlin en 1989, la dissolution de l’Union Soviétique, en 1991, elle-même remplacée par la Fédération russe, la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ukraine, qui avaient accueilli l’arsenal nucléaire soviétique, devinrent des États sans armes nucléaires sous le Traité de Non-prolifération. Le site principal d’essais, Semipalatinsk au Kazakhstan fut fermé le 29 août 1991.

 

Vers une interdiction complète des essais nucléaires

En 1990, l’Union Soviétique proposa un moratoire sur les essais nucléaires que le Royaume-Uni et les États-Unis d'Amérique approuvèrent.

 

Le dernier essai nucléaire de l’Union Soviétique a eu lieu le 24 octobre 1990 ; celui du Royaume-Uni le 26 novembre 1991, et celui des États-Unis d'Amérique le 23 septembre 1992.

La France et la Chine ont effectué leurs derniers essais respectivement en janvier et en juillet 1996, avant de signer le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, le 14 septembre 1996, de concert avec les trois autres États détenteurs d’armes nucléaires ainsi que 66 autres pays.

La France a fermé et démantelé tous ses sites d’essais nucléaires dans les années 1990 – c’est le seul État détenteur d’armes nucléaires à l’avoir fait à ce jour.

 

Les essais nucléaires souterrains ont été interdits par le Traité de 1996, instaurant ainsi une interdiction complète des essais nucléaires.

 

Violation du moratoire

Cinq essais nucléaires ont été effectués entre 1998 et 2007 : deux par l’Inde et deux par le Pakistan, ainsi qu’un que la Corée du Nord déclara en 2006, violant ainsi par deux fois le moratoire de fait établi par le TICE.

 

L’Inde a effectué deux essais nucléaires souterrains, « Shakti(Pouvoir) ’98 », le 11 et 13 mai 1998 sur son site d’essais souterrain de Pokhran. Contrairement aux premiers essais nucléaires effectués par l’Inde en 1974, ces essais ne furent aucunement qualifiés officiellement d’ « essais pacifiques ». Au contraire, les représentants du gouvernement ont rapidement souligné la nature militaire des explosions.

À peine deux semaines plus tard, le Pakistan a réagi en effectuant deux essais nucléaires souterrains sur son site de Ras Koh.

L’Inde et le Pakistan ont toutes deux annoncé immédiatement des moratoires unilatéraux sur les essais nucléaires et aucun autre essai n'a été effectué depuis 1998.

 

Voir aussi :

29 août - Journée internationale contre les essais nucléaires

2 août 1939 - Lettre d'Einstein à Roosevelt

6 août 1945 - Bombe atomique sur Hiroshima

9 août 1945 - Bombe atomique sur Nagasaki

29 août 1949 - L’URSS fait exploser sa première Bombe A

13 février 1960 - Première bombe atomique française

14 octobre 1962 - Début de la crise des missiles de Cuba

24 août 1968 - La France devient la 5ème puissance nucléaire

10 juillet 1985 - Sabotage du « Rainbow Warrior »

 

 

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 23:01

Le samedi 27 août 1859, du pétrole jaillit pour la première fois du sous-sol de la Pennsylvanie, au lieu-dit « Oil Creek » (la mare d'huile), près de Titusville.

Au lieu d'éponger le pétrole en surface, Edwin Laurentine Drake a eu l'idée de forer pour chercher l'or noir en profondeur.

Drake est un bourlingueur de 40 ans qui se fait abusivement appeler « colonel Drake ». Sa découverte survient à point nommé, à un moment où les besoins d'éclairage n'arrivent plus à être satisfaits avec l'huile de baleine traditionnelle et le kérozène, un combustible extrait du charbon...

Jusqu'alors, le pétrole est essentiellement utilisé pour alimenter des lampes d'éclairage. Il est difficile à récolter, puisqu’il faut creuser des tranchées dans le sol pour recueillir la précieuse huile au compte-gouttes.

En Pennsylvanie, c'est un fermier de Titusville qui, le premier, éponge ainsi bon an mal an vingt à trente barils. D'autres veulent l'imiter. Ainsi, George Bissell acquiert des milliers d'hectares et crée la Seneca Oil Company avant d'engager Edwin Drake, un ancien conducteur de train, pour recenser les zones de suintement. Malheureusement, elles sont peu nombreuses et pas rentables. Alors, les deux hommes passent des heures à réfléchir sur une méthode d'extraction plus efficace. C'est Drake qui propose de forer le sol comme le font les exploitants de saumure.

Contre l'avis des experts, il a acquis la conviction qu'il pourrait extraire le pétrole du sous-sol par simple forage et s'est adjoint pour cela le concours d'un puisatier. Ensemble, ils ont creusé un puits grâce à un trépan suspendu à un câble et mis en mouvement par une machine à vapeur. Le précieux liquide a jailli lorsque le trépan a atteint une bonne vingtaine de mètres de profondeur seulement.

 

Dès le premier jour, avec une production de l'ordre de huit ou dix barils, Drake multiplie la production mondiale de pétrole par... deux ! Il s'ensuit une première ruée vers l'or noir. La région se couvre de derricks et procure la fortune à de nombreux audacieux.

 

Mais le «colonel» Drake, dépourvu du sens des affaires, néglige de faire breveter son système de forage et sombre dans la pauvreté. Le précieux liquide fera la fortune des Rockefeller, Mellon, Ibn Saoud et de bien d'autres..., sauf la sienne.

Compatissants, les habitants de Titusville finiront par verser une pension à lui-même et à sa veuve.

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 23:01

Le métallurgiste anglais Harry Brearley met au point le « rustless steel » (acier sans rouille) dans son laboratoire de Sheffield (Angleterre). Ce nouvel acier, à base de fer contenant du chrome et du nickel, résiste aux attaques chimiques. Il sera utilisé dans à de nombreuses domaines.

Harry Brearley

Peu de temps avant la Première Guerre mondiale, la société britannique « Firth Brown Steel »s a demandé au chef de son laboratoire de recherches Harry Brearley de préparer un alliage qui ne se déformerait pas et résisterait aux températures élevées.

Il était prévu de s'en servir pour fabriquer les fûts de fusil. Les résultats de la plupart des expériences ont déçu Brearley, qui jeta les lingots dans un tas de ferraille : le métallurgiste a alors remarqué après un certain temps que les lingots qui contenaient 12,8% et 0,24% d'hydrogène ne rouillaient pas et résistaient au vinaigre ou à l'acide citrique.

Ainsi, le mercredi 13 août 1913, Harry Brearley découvrait l'acier inoxydable.

 

 Ce métal a ensuite servi pendant la Première Guerre mondiale pour fabriquer des moteurs d'avion. Mais Brearley a trouvé des possibilités plus larges d'exploitation. Il a notamment signé un contrat avec la société Robert Fead Mosley, qui fabriquait des couteaux et des ciseaux. Rapidement l'acier inoxydable a été utilisé pour fabriquer des couteaux de cuisine et de poche, des ustensiles et des outils chirurgicaux.

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 23:43

Le premier sous-marin à propulsion nucléaire, nommé « Nautilus » (En hommage à Jules Verne), navigue sous la glace de l'Arctique et passe sous le pôle Nord.

Il réalise ainsi la première liaison sous-marine entre l'océan Pacifique et l'océan Atlantique. Le Nautilus est un sous-marin révolutionnaire. Lancé par les Américains en 1954, il mesure 97 mètres de long et pèse plus de 3.180 tonnes et est capable de franchir la distance de 60.000 milles à la vitesse de 20 nœuds sans remonter à la surface.

 

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 23:01

Le 5 juin 1981, une revue scientifique évoque une « mystérieuse pneumonie ».

Dans l'article, il est fait état, «durant la période d'octobre 1980 à mai 1981, de cinq jeunes hommes, tous homosexuels, traités pour une pneumonie à pneumocystis, dans trois hôpitaux de Los Angeles. Deux des patients sont morts. Les cinq patients sont également victimes d'infections par cytomégalovirus (CMV), une candidose muqueuse».

On ne parlait alors pas encore de sida pour décrire ce nouveau syndrome inexpliqué, mais plutôt de « gay syndrome », car il fut initialement identifié chez des homosexuels.

On découvrira un peu plus tard qu'il s'agit en réalité de l'apparition d'un nouveau virus, le HIV. C'est le début d'une effroyable épidémie, le sida (syndrome immunitaire de déficience acquise).

Relire aussi : 20 mai 1983 - Le virus VIH identifié

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 23:01

Dimanche 1 juin 1980 - Lancement de CNN

Le magnat de l'audiovisuel Ted Turner, lance dans un studio d'Atlanta (Georgie) Cable News Network, la première chaîne télévisée d'information en continu. Le succès est tel que Ted Turner créera CNN International en 1985. La spectaculaire couverture en direct de la Guerre du Golfe en 1991 sera suivie par des millions de téléspectateurs dans le monde. Aujourd'hui, CNN emploie plus de 4 000 personnes et compte plus de 37 bureaux internationaux.

Lundi 1 juin 1987 - Création de France Info

Sous l’impulsion de Rolland Faure et de Jérôme Bellay, France Info est lancée dans une grande partie du territoire français. Station appartenant à Radio France, elle diffuse des informations en continue et opère des décrochements régionaux.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:26

Le dimanche 28 mai 1967, le train le plus rapide de l’époque entre en service revêtu de sa livrée rouge avec bandeau blanc et gris dauphin dotée de l’inscription « Capitole » en lettres de laiton poli.  C’est la première fois que la SNCF se lance dans un service commercial à grande vitesse au-delà des 160 km/h.

Le Capitole était un train mythique reliant Paris-Austerlitz à Toulouse qui circula jusqu'au début des années 1990. Il est longtemps resté l'un des fleurons du rail français, au même titre que le Mistral (assurant la liaison Paris-Nice jusqu'à la mise en service du TGV Sud-Est en 1981).

 

Une petite série (deux, puis quatre et enfin six machines) des toutes nouvelles locomotives BB 9200 est dotée d'améliorations spécifiques pour la marche à grande vitesse.

Parallèlement, une série spécifique de voitures aptes à la grande vitesse, toutes de première classe et avec la même livrée rouge et grise, remplace les traditionnelles voitures « vert-wagon ».

 

Ce train d’affaires circulant en soirée couvre les 712 km de la liaison Paris-Toulouse en 6 heures soit à 118,7 km/h de moyenne. La vitesse de 200 km/h est atteinte sur une section de 70 km entre Les Aubrais et Vierzon.

On gagne 40 mn sur le temps habituel des autres trains de la ligne !

Son succès commercial est immédiat. La demande est telle que la SNCF décide, dès septembre 1968, de mettre en service un second Capitole en matinée.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 23:06

Le mercredi 25 avril 1792, la guillotine est « inaugurée » lors de l'exécution, en place de Grève à Paris, de Nicolas-Jacques Pelletier, un voleur de grand chemin.

La Chronique de Paris du 26 avril relate l’événement :
« Hier, à trois heures de l’après-midi, on a mis en usage, pour la première fois, la machine destinée à couper la tête des criminels […] La nouveauté du spectacle avait considérablement grossi la foule de ceux qu’une pitié barbare conduit à ces tristes spectacles ».

 

Le 28 novembre 1789, le docteur Joseph Guillotin présente sa machine à décapiter à l'Assemblée constituante.

En 1791, un décret fixe que « tout condamné à mort aura la tête tranchée ».

Pendant la Terreur, de septembre 1793 à juillet 1794, près de 50 guillotines seront installées en France et quelques 20.000 personnes seront exécutées.

 

Elle fut aussi utilisée  dans certains cantons de Suisse, en Suède, en Belgique, en Allemagne et en Algérie.

En France, une guillotine fonctionna pour la dernière fois à la prison des Baumettes en septembre 1977 et la peine de mort sera abolie en 1981.

 

 

En 1996, le démocrate Doug Teper député de l’État américain de Géorgie a proposé de remplacer la chaise électrique par la guillotine pour éviter de faire souffrir le condamné et permettre le recyclage éventuel de son corps. Cette proposition a finalement été rejetée, la guillotine (jamais utilisée aux États-Unis) étant considérée comme une méthode barbare car sanglante. L’État abandonnera la chaise électrique, déclarée anticonstitutionnelle par la Cour suprême de Géorgie, au profit de l’injection létale en 2001.

 

Relire aussi :

18 septembre 1981 : Abolition de la peine de mort en France

 

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 23:02

William Henry Gates III, dit Bill Gates et Paul Allen fondent la société Microsoft Corporation à Albuquerque (Nouveau Mexique). Son activité consiste à développer des systèmes d'exploitation et des logiciels pour ordinateurs.

En 1980, Microsoft signe un accord avec le constructeur américain IBM pour développer un système d'exploitation à commercialiser avec chaque ordinateur personnel IBM PC. MS-DOS (Microsoft Disk Operating System)  est commercialisé aux États-Unis à partir du 12 août 1981.

Aujourd'hui, les systèmes d'exploitation Microsoft sont présents sur 90% des micro-ordinateurs dans le monde.

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 00:40

Le mercredi 28 mars 1979 à 4 heures du matin, le système de refroidissement de la centrale nucléaire de « Three Mile Island » (Pennsylvanie) tombe en panne.

Quelques instants plus tard, un technicien désamorce le dispositif de refroidissement de secours par inadvertance. La température grimpe dangereusement au cœur du réacteur nucléaire qui commence à fondre. Des barrettes d'uranium se brisent. La vapeur d'eau radioactive s'accumule et menace de faire exploser la structure.

Les causes de l'accident nucléaire de Three Miles Island

Les causes qui ont mené à la fusion du cœur de l’unité 2 de la centrale (TMI-2) sont une succession d’erreurs de conception, d’erreurs humaines et de pannes matérielles.

 

Tout a commencé par la panne d’une pompe à eau entraîne un problème du générateur de vapeur et donc du refroidissement. La turbine puis le réacteur s’arrêtent alors.

Face à l’augmentation de pression du circuit primaire, un technicien ouvre une vanne pour éviter une surpression dangereuse. Hélas, la fermeture automatique de la vanne ne se produit pas et aucun signal ne l’indique. Une fuite du liquide de refroidissement provoque alors une nouvelle surchauffe et la production d’une multiplicité de signaux confus.

Incapables de déterminer le niveau du liquide refroidissement ni d’identifier le problème, les techniciens déclenchent une série d’actions qui aggravent la situation.

La surchauffe entraîne la rupture des barres de maintien des barres de combustible, qui entrent en fusion. Malgré cette situation critique, les craintes des prévisionnistes ne se réalisent pas : l’enceinte de confinement du réacteur ne se rompt pas pour répandre massivement des radiations.

 

En fin de matinée, les autorités américaines font évacuer les femmes enceintes et les enfants dans un rayon de 8 km. Une fuite de radiation du circuit secondaire et la formation d’une bulle d’hydrogène provoquent des inquiétudes. Un million et demi de litres d'eau contaminée seront déversés dans la rivière Susquehanna pour accélérer le refroidissement du réacteur. La menace d'explosion durera plusieurs jours.

Pour les États-Unis c'est le plus grave accident nucléaire jamais survenu.

Suite à l’étude de cette catastrophe évitée de peu, les exigences en termes de conception, de systèmes de contrôle, de formation des personnels et de procédures d’urgence ont été fortement renforcées et améliorées.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 00:01

Le 23 février 1455, Johannes Gutenberg parvient à imprimer en série le premier livre en Europe avec des caractères mobiles de métal : la bible de Gutenberg. Il reste aujourd'hui moins de 40 exemplaires de cette bible.

Après plusieurs années de recherche et de travaux, Gutenberg parvient à mettre au point un système lui permettant d'imprimer en série. La bible de Gutenberg se compose alors de pages comportant chacune 42 lignes.

 

La technique d'impression utilisée par Gutenberg repose sur deux principes qui n'étaient pas en soi nouveaux dans l'histoire de l'humanité :

– impression à partir d'une forme à l'image inversée (c'était déjà le cas de la xylographie) ;

– utilisation de caractères réutilisables (c'était une technique déjà utilisée en Extrême-Orient).

Mais trois innovations au moins ont vu le jour dans la mise en œuvre de ces principes, avec la définition d'un processus d'impression tel qu'il se répandra rapidement dans toute l'Europe, puis à la faveur de l'expansionnisme européen, dans tout le monde :

 

– la technique de fabrication en série des caractères : Gutenberg a inventé pour cela un moule manuel qui permet une production en série de caractères et conçu un alliage spécifique constitué de plomb, d'étain et d'antimoine ;

– la technique de préparation des formes imprimantes, de la casse au composteur, du composteur à la galée et de la galée au marbre ;

– la technique d'impression avec l'utilisation d'une presse à vis.

 

Ces innovations n'auraient pas vu le jour sans un contexte économique favorable dont on peut esquisser quelques aspects :

 

– le développement de la métallurgie (Gutenberg, comme d'autres imprimeurs, était lui-même issu d'un milieu d'orfèvres) ;

– le développement de la technique de fabrication du papier, sans lequel l'impression de centaines d'ouvrages n'aurait pas été possible (le parchemin n'aurait pas pu y suffire) ;

– le développement d'un réseau de banquiers susceptibles d'assurer les financements nécessaires pour la production en masse de livres.

 

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