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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 23:01

Le premier roi de la dynastie des Carolingiens Pépin le Bref, dit « le petit », est inhumé à Saint-Denis.

http://s2.e-monsite.com/2010/05/29/04/resize_550_550/Pepin-le-Bref.jpg

Roi des Francs (751-768), il est le fils cadet de Charles Martel et de Rothrude. Il hérite de la Neustrie, de la Bourgogne et de la Provence. Il gouverne avec son frère Carloman (741-747) et après l’abdication de ce dernier (747) se fait élire roi des Francs (751) par l’assemblée des nobles à Soissons et sacré par Saint Boniface (752), fondant ainsi la dynastie des Carolingiens.

 

Pépin a épousé Berthe au grand pied (elle avait un pied plus grand que l’autre). Avant de mourir, le 24 septembre 768, il partagera son royaume entre Carloman et Charles (futur Charlemagne).

Les deux frères se déchirent pour le partage des terres. Charlemagne hérite d'un royaume (l'Austrasie, la Neustrie et l'Aquitaine maritime) qui enserre les terres de son frère cadet (l'Alémanie, l'Alsace, la Bourgogne, la Septimanie et une autre partie de l'Aquitaine).

 

Quand Carloman meurt soudainement le 4 décembre 771, Charlemagne s'empare des terres de son aîné et dépossède ses neveux. Il devient Empereur d'occident.

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 23:01

Né à Fontainebleau le 19 septembre 1551, mort à Saint-Cloud le 2 aout 1589, Henri duc d’Anjou, dernier des Valois, troisième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis et frère de Marguerite de Valois, de Charles IX et de François II.

Le troisième fils de Henri II et de Catherine de Médicis est baptisé Alexandre-Edouard à sa naissance. Il deviendra Henri lors de sa confirmation.

Sa mère le fera élire Roi de Pologne en 1573 à 22 ans. Il n'aura pas le temps d'exercer cette fonction car il est brutalement appelé à succéder sur le trône de France à son frère, Charles IX. Henri III sera souvent critiqué pour sa personnalité complexe et son goût pour les « mignons ».

 

Les mignons d’Henri III

Ce sont des nobles d’épée, qui constituent ses favoris, tel est en effet le sens du mot « mignon » au XVIe siècle, à l’exclusion de toute connotation sexuelle, même si les libellés dirigés contre le roi vont jusqu’à parler de « mignons de couchette ».

Les plus célèbres des mignons sont les deux « archimignons », les ducs d’Epernon, et de Joyeuse, ainsi que François d’O.


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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 23:01

 

Philippe est sacré à Reims dans sa quatorzième année, du vivant de son père Louis VII le Jeune.

L'année suivante, il épouse Isabelle de Hainaut et, son père venant à mourir le 18 septembre 1180, le voilà désormais seul à régner sur la France sous le nom de Philippe II.

Son surnom de Philippe Auguste lui vient tout simplement du fait qu'il soit né un mois d'août !

Avènement de Philippe II - Auguste

Les déboires matrimoniaux de Philippe II

En 1193, veuf depuis quatre ans d'Isabelle de Hainaut, Philippe Auguste (qui n'a que 28 ans), se remarie avec Isambour de Danemark. Mais, pris d'un subit dégoût, il la répudie le lendemain des noces !

Il fait aussitôt annuler ce mariage pour un motif de complaisance et se remarie avec Agnès de Méran (ou de Méranie).

Le pape Innocent III, l’excommunie, et en 1198, frappe même le royaume d'interdit, autrement dit de l'arrêt de tout sacrement pour les sujets du roi !

Le roi, qui n'a pas le choix, feint de se soumettre et restitue à sa malheureuse femme danoise le titre de reine... (sans pour autant la remettre dans son lit).

 

Malgré ses déboires matrimoniaux, il se révèle un grand souverain.

Philippe Auguste combat avec succès les rois d'Angleterre, Henri II Plantagenêt et ses fils Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre, qui, par leurs possessions continentales (Normandie, Anjou, Aquitaine...), menacent très directement son autorité.

 

Il défait à Bouvines la première coalition européenne contre la France.

Le conflit franco-anglais débouche en 1214 sur une coalition internationale, la première du genre. Elle réunit le roi d'Angleterre Jean sans Terre, les comtes de Flandre et de Boulogne, le duc de Brabant ainsi que l'empereur d'Allemagne Otto IV. La bataille décisive a lieu à Bouvines, le dimanche 27 juillet 1214.

 

Le règne de Philippe Auguste dura 43 ans pendant lesquels le roi agrandit la France. Intelligent et habile, il sut écarter le grave danger que les Anglais faisaient peser sur la monarchie, et renforcer son pouvoir. Il fit de Paris la plus belle ville de son royaume et contribua à l'extension et à la renommée de la capitale.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f5/Conquetes_Philippe_Auguste.gif/600px-Conquetes_Philippe_Auguste.gif

 

Voir aussi : 27 juillet 1214 - Victoire française à Bouvines

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 23:01

L'Egyptologue français, Jean-François Champollion, présente devant l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres de Paris son mémoire sur l'écriture égyptienne, dévoilant ainsi les mystères des hiéroglyphes.

Ses découvertes lui valent l'admiration de tous les scientifiques de l'époque.

En 1824, il publiera son célèbre « Précis du système hiéroglyphique ».

17 septembre 1822 : Champollion dévoile le secret des hiéroglyphes

Le terme « hiéroglyphe » en Grec signifie « écriture sacrée ».

Les éléments de notre écriture, les lettres, ne représentent qu'elles-mêmes.

Au contraire, les éléments de l'écriture égyptienne, les hiéroglyphes, sont figuratifs, c'est-à-dire qu'ils représentent des êtres ou des objets de l'univers pharaonique.

le secret des hiéroglyphes

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 23:01

C'est en septembre 1894 que débute l'affaire Dreyfus.

Alfred Dreyfus, (1859-1935) capitaine artilleur de l'armée française, d'origine israélite est accusé de trahison. Le procès survient au moment où les français, mécontents de l'importance prise par la haute finance juive, sont sensibilisés par tout ce qui touche de près ou de loin la "race juive".

Cependant une partie de l'opinion ne croit pas en la culpabilité du condamné.

Le pays est scindé en deux camps, les passions se déchaînent, attisées par la célèbre lettre ouverte de Zola " J'accuse ".

Le 5 janvier 1895, Dreyfus est dégradé puis envoyé au bagne, sur l'île du Diable en Guyane.

Le verdict du deuxième procès de Dreyfus tombe comme un couperet le 9 septembre 1899 sur les espoirs des dreyfusards : le militaire est déclaré coupable et condamné à dix ans d’emprisonnement.

Le verdict est incompréhensible pour de nombreux observateurs mais les juges lui ont concédé les circonstances atténuantes pour diminuer sa peine.

Les anti-dreyfusards se réjouissent mais condamnent cette clémence. En fait, dans un climat proche de l’insurrection nationaliste, le jugement paraît politique, c’est un compromis qui a pour but de sauver l’honneur de l’Etat et de l’armée.

Dix jours plus tard, sous les conseils de Waldeck-Rousseau, le président Émile Loubet graciera Dreyfus.

Il sera gracié donc le 19 septembre 1899 puis réhabilité le 12 juillet 1906.

 

Voir aussi :

13 janvier 1898 - Émile Zola : "J'accuse !"

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 07:53

Le 3 septembre 1928, le docteur Alexander Fleming, de retour de vacances, retrouve son laboratoire de Saint-Mary's Hospital, à Londres.

http://s1.e-monsite.com/2009/01/20/07/57600957alexander-fleming2-gif.gif

Heureux hasard

Le docteur Alexander Fleming constate que les boîtes de pétri, où il faisait pousser des staphylocoques, ont été envahies par des colonies cotonneuses d'un blanc verdâtre. C'est qu'elles ont été contaminées par les souches d'un champignon microscopique, le penicillium notatum, qu'utilise son voisin de paillasse.

 

Avant de les jeter, Fleming y jette un coup d'oeil et s'aperçoit qu'autour des colonies, le staphylocoque ne pousse pas ! Il émet alors l'hypothèse qu'une substance sécrétée par le champignon en est responsable. Il l'appelle aussitôt «pénicilline».

 

L'année suivante, Fleming publie le compte-rendu de sa découverte mais sans en mesurer la portée. Pendant une dizaine d'années, la pénicilline ne va servir qu'à isoler en laboratoire la bactérie B. influenzae, qui seule résiste à son action.

 

En 1936, Howard Walter Florey, 48 ans, professeur de pathologie à Oxford, originaire d'Australie, engage un biochimiste allemand de 30 ans qui a fui le nazisme, Ernst Boris Chain. Ce dernier saisit l'intérêt de la pénicilline pour la santé humaine.

 

Avec Florey et deux bactériologistes, Edward P. Abraham et Norman Heatley, il entreprend de purifier la pénicilline en vue de l'utiliser au mieux de ses possibilités. En mars 1940, l'équipe réussit à en produire... 100 milligrammes !

 

Le 25 mai 1940, Florey injecte une dose mortelle de streptocoques à huit souris.

Il en traite deux avec une injection de pénicilline et deux autres avec plusieurs injections répétées de pénicilline. Au bout de dix heures, ces dernières survivent ainsi que l'une de celles qui ont reçu une seule dose.
À 3h 45 du matin, le jeune savant note fébrilement en marge de son cahier de laboratoire : « Ça a l'air d'un miracle ! ».

En toute hâte, l'équipe publie ses résultats dans la revue Lancet le 24 août 1940... et comme l'on peut s'y attendre, leur article tombe à plat.


La pénicilline n'a été introduite pour des thérapies qu'à partir de 1941 ou 1943.

La découverte accidentelle de Fleming permettant d'isoler la pénicilline a marqué le début des antibiotiques modernes.


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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 23:01

Encerclé par l'armée prussienne le 1er septembre 1870 lors du siège de Sedan, Napoléon III donne sa reddition dès le lendemain dans une petite ville avoisinante, Donchery.

 

Napoléon III a déclaré la guerre à la Confédération d'Allemagne du Nord le 19 juillet 1870 de façon précipitée, sans prendre la peine de s'assurer le soutien des grands États européens ni de vérifier les dispositions de l'armée.

La France n'est en mesure de mobiliser que 250.000 hommes, sur un front de 250 kilomètres, de Thionville à Bâle. De leur côté, la Prusse et ses alliés d'Allemagne du Sud en alignent immédiatement 800.000 grâce à une organisation bien rodée et à un réseau ferroviaire très dense.

 

Le 1er septembre, l'armée des princes de Prusse et de Saxe encercle Sedan sur laquelle une partie de l’armée française s’était repliée après avoir tenté d’aller soutenir Bazaine à Metz.

Coupée en deux et inférieure en nombre, l’armée ne peut rien contre les Prussiens.

 

http://www.napoleontrois.fr/dotclear/public/Evenements/1870/CarteSedan.JPG

Napoléon III, présent dans la ville, capitule et est fait prisonnier.

Le 2 septembre 1870, les Prussiens reçoivent la capitulation d'une armée française enfermée à Sedan, dans les Ardennes. Ils font 83.000 prisonniers y compris l'empereur Napoléon III qui envoie un simple télégramme à l'impératrice Eugénie : « L'armée est vaincue et captive, moi-même suis prisonnier ».

A Paris, l’Assemblée législative proclamera alors la fin de l'Empire et le début de la IIIème République.

L'empereur s'exilera en Angleterre où il mourra trois ans plus tard.

 

Voir aussi : 19 juillet 1870 - La guerre de 1870 éclate

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 23:26

Le vendredi 28 août 1963, après la marche contre les discriminations raciales, le pasteur noir américain Martin Luther King, au pied du mémorial Lincoln à Washington, devant 250.000 personnes, prononce son discours « I have a dream » (« Je fais un rêve »).

Son rêve est celui d'une Amérique fraternelle où Blancs et Noirs se retrouveraient unis et libres. Ce message d'espoir est célèbre dans le monde entier, bien au-delà des frontières des États-Unis.

Martin Luther King, prix Nobel de la paix en 1964, a été assassiné en 1968.

 


« Je vous le dis aujourd'hui, mes amis, bien que, oui bien que nous ayons à faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain.

Je rêve qu'un jour, notre nation se lèvera pour vivre véritablement son credo : “Nous tenons pour vérité évidente que tous les hommes ont été créés égaux.”

Je rêve qu'un jour, sur les collines rousses de la Géorgie, les fils d'anciens esclaves et les fils d'anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité3.

Je rêve qu'un jour, même l'État du Mississippi, un État où l'injustice et l'oppression créent une chaleur étouffante, sera transformé en une oasis de liberté et de justice.

Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je rêve aujourd'hui !

Je rêve qu'un jour, dans l'Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur qui n'a aux lèvres que les mots d'"opposition" aux lois fédérales et d'"annulation" de ces lois, que là même en Alabama un jour les petits garçons noirs et les petites filles noires avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme sœurs et frères.

Je rêve aujourd'hui.

Je rêve qu'un jour toute vallée sera élevée, toute colline et toute montagne seront abaissées. Les endroits raboteux seront aplanis et les chemins tortueux redressés. Et la gloire du Seigneur soit révélée et toute chair la verra. »


 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:01

Dans la soirée du 22 août 1962, toutes les radios interrompent leurs émissions pour une information spéciale :
« Un attentat vient d'être dirigé contre le président de la République. Sa voiture a essuyé plusieurs rafales d'armes automatiques. Aucun des occupants n'a été atteint... »

 

L’attentat :

Le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, partisan de l’Algérie Française, organise une tentative d’assassinat, qu’il requalifiera de tentative d’enlèvement lors de son procès, du Président De Gaulle, lors d’un déplacement.

L’opération est appelée : « opération Charlotte Corday ».

 

Dans la soirée du 22 Août, la DS-19 du Président De Gaulle, accompagné de sa femme, quitte le palais de l’Elysée pour la base de Villacoublay pour Colombey-les-Deux-Eglises.

 

A hauteur du carrefour du Petit-Clamart, des hommes sortent des armes automatiques des fenêtres d’une estafette jaune garée au bord de la route. Très vite, la voiture présidentielle est victime de nombreux tirs violents. Le chauffeur du Président fait preuve d’un grand sang-froid et accélère malgré des pneus crevés.

100 mètres plus loin, la voiture est sujette à un nouveau tir d’armes automatiques provenant d’une Citroën ID-19 et est prise en chasse par les attaquants.

Encore une fois, le chauffeur, François Marroux, sous-officier de la Gendarmerie, maitrise la voiture et réussit à rejoindre Villacoublay.

 

De nombreux projectiles sont retrouvés a proximité du siège occupé par le Président. Mais aucun tir n’a fait de blessé.

 

L’enquête :

Les responsables de cet attentat sont très vite retrouvés. Selon l’enquête, le Lieutenant-colonel Bastien-Thiry, chef du commando, avait pour mission d’avertir ses complices de l’arrivée du convoi. 2 fusils-mitrailleurs volés au Camp de Satory par l’Adjudant Robin, sont découvertes. Elles auraient été utilisées par les 5 terroristes présents dans l’estafette jaune. 

Pendant l’enquête, il est clairement notifié de l’aide apporté au commando par un membre de l’Elysée. Jacques Cantelaube, qui avait démissionné de son poste de directeur de la sécurité du Président juste avant l’attentat, est accusé.

 

Le procès :

Le 28 janvier 1963, le procès débute au fort de Vincennes. 9 accusés sont présents lors de cette première audience. Les 6 autres sont accusés par contumace.

 

Le 4 mars, la Cour Militaire de Justice juge le Lieutenant-colonel Bastien-Thiry coupable de tentative d’assassinat sur le Président de la République. Bastien-Thiry ainsi qu’Alain de la Tocnaye et Jacques Prévost sont condamnés à mort.

Les autres accusés sont condamnés à différentes peines de prison avant d’être graciés par le Président.

Le 11 mars 1963, Jean-Marie Bastien-Thiry est fusillé par un peloton militaire au fort d’Ivry.

Il sera le dernier à subir en France la peine de mort par fusillade.

 

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 23:01

Raymond Poincaré, avocat de Bar-le-Duc (Lorraine) et cousin germain du mathématicien Henri Poincaré, se signale à la Chambre des députés, au début de la IIIe République, par une sensibilité de gauche et un nationalisme ardent.

 Raymond Poincaré

Succédant au pacifiste Joseph Caillaux à la présidence du Conseil en janvier 1912, après l'affaire du Maroc, il n'a de cesse de préparer la « revanche » ou du moins de mettre la France en situation de résister à une agression allemande.

 

Il accélère le réarmement du pays, ce qui lui vaudra après la Grande Guerre le surnom de « Poincaré-la-guerre », et renforce les alliances avec la Russie et le Royaume-Uni.

Il poursuit ses efforts après son élection à la présidence de la République, le 17 janvier 1913.

 

Le 1er août 1914, il lance une formule qui se veut rassurante : « la mobilisation n'est pas la guerre » et le 4 août, une fois les hostilités engagées, plaide pour l'« Union sacrée ».

La formule fait florès mais lui-même, d'une apparence glaciale, a du mal à galvaniser les énergies. Il finit en 1917 par appeler au gouvernement son adversaire politique, Georges Clemenceau.

 

Après la guerre, il retrouve de janvier 1922 à juin 1924 la présidence du Conseil et, dans le souci d'une « exécution intégrale du traité de Versailles », il fait alors occuper la Ruhr pour obliger l'Allemagne à payer ses « réparations ». L'Allemagne entre dans une tourmente financière. La France est également touchée et la valeur de sa monnaie plonge de 50%.

Les élections du 11 mai 1924 amènent la victoire du Cartel des Gauches et son renvoi du gouvernement le 1er juin.

 

Raymond Poincaré est rappelé le 23 juillet 1926 pour pallier la catastrophe financière.

Il forme un cabinet d'union nationale et le 25 juin 1928, dévalue le franc.

Puis démissionne pour raison de santé le 26 juillet 1929, en pleine gloire.

Il décèdera le 15 octobre 1934 à Paris.


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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 23:01

Blaise Pascal s’éteint à l’âge de trente neuf ans et laisse inachevée son œuvre philosophique la plus importante : les « Pensées ».

http://www.todayinsci.com/P/Pascal_Blaise/PascalBlaiseThm.jpg 

Un génie précoce

Physicien, mathématicien, philosophe et écrivain français, Blaise Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand.

 Son père, Etienne Pascal, président à la Cour des Aides s'intéresse à la science. Sa mère, née Antoinette Begon meurt alors que le petit Blaise n'a que 3 ans. Très vite, l'enfant fait montre d'un génie extraordinaire.

A 12 ans, il apprend la géométrie. A 16 ans, il rédige un traité sur les coniques d'un niveau extrêmement élevé pour son âge. A 19 ans, il invente la première machine arithmétique qui effectue les additions et les soustractions.

Pascal a fait aussi des travaux importants sur les probabilités.

Il a été le premier à énoncer le principe de la démonstration par récurrence.

Il imaginera même les transports en commun.

 

Machine arithmétique de Pascal à six chiffres : la Pascaline

la Pascaline

 

Grand mathématicien et physicien, Pascal s’était détourné de la science après une expérience mystique.

Sa pensée, imprégnée de Jansénisme, met l’accent sur la supériorité de la Foi.

En 1659, il écrira les «  Pensées » (ouvrage à la gloire de la religion chrétienne).

 

Je retiendrai cette pensée de Pascal

« Dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu’ils se font haïr. »

 

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 23:01

Honoré de Balzac, né Honoré Balzac à Tours le 20 mai 1799, meurt à Paris le dimanche 18 août 1850, dans la rue Fortunée (qui porte désormais son nom).

Balzac (qui ajouta une particule à son nom en 1836) était issu de la petite bourgeoisie provinciale.

 

L’Auteur de la Comédie humaine s’éteint avant d’avoir pu achever son immense œuvre.

Il était épuisé par son intense travail d’écriture et les multiples voyages qui ont ponctués les sept dernières années de sa vie.

Romancier, dramaturge, critique littéraire, critique d'art, essayiste, journaliste, imprimeur, il a laissé une œuvre romanesque qui compte parmi les plus imposantes de la littérature française, avec 91 romans et nouvelles parus.

Honoré de Balzac

 

Refusé à l’Académie Française, il fut pourtant reconnu de son siècle, tant par les grands auteurs que par la foule. Celle-ci accompagnera d’ailleurs en masse le cortège funèbre.

 

Seules ses entreprises malheureuses dans l’édition et l’imprimerie l’auront empêché de jouir financièrement de son succès.

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 23:01

Né à Saint-Malo, le navigateur français Jacques Cartier se voit chargé par François 1er de rechercher, au nord du Nouveau Monde, un passage vers l'Asie.

Au cours des trois voyages qu'il effectue entre 1534 et 1542, Cartier ne découvre pas ce passage mais il remonte le fleuve Saint-Laurent, découvre Montréal et Québec, rencontre des populations amérindiennes tels que les Algonquiens et les Iroquois avec qui il établit des relations cordiales.

 

Lors de son second voyage, il atteint le 9 août 1535 l'embouchure du Saint-Laurent, au nord de la baie de Gaspésie.

Bercé d'illusions, il croit avoir découvert le passage du Nord-Ouest mais se rend compte de son erreur en constatant que l'eau s'adoucit à mesure qu'il remonte vers l'ouest.

 

Il baptise le fleuve d'après le saint du... lendemain, Saint-Laurent.

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0020/m502004_92de979_p.jpg

Il baptise aussi le pays du nom de Canada, d'après un mot indien qui désigne un village.

Il a réussi à convaincre le roi François Ier de financer un voyage pour découvrir le passage par le nord entre l'Océan Atlantique et Pacifique.

Il ramènera de son voyage, des cartes et deux « Indiens ».

Le roi impressionné donnera son accord pour qu'il entreprenne plus avant son expédition. Jacques Cartier viendra remonter le Saint-Laurent l'année suivante.

http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/h3/f1/nlc001743-v6.jpg

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 23:01

Le roi Charles VI, 24 ans, est saisi d'un accès de folie, alors qu'il traverse la forêt du Mans avec ses troupes. Il croit voir autour de lui ses ennemis et s'élance en donnant des coups d'épée, tuant six chevaliers.

Sa lucidité revient après deux jours, mais ce n'est qu'un début, ces accès de folie intermittents assombrissent son règne.

Son règne (1380-1422) sera marqué par 44 attaques, dont chacune durera 3 à 9 mois.

roi de France Charles 6

 

Charles VI le fol (né à Paris, le 3 décembre 1368 – décédé à Paris, le 21 octobre 1422)

Fils aîné de Charles V et de Jeanne de Bourbon. Les oncles de Charles VI, les ducs de Bourgogne, d’Anjou, de Berry et de Bourbon, gouvernèrent pendant sa minorité et cherchèrent à tirer le maximum de profit du pouvoir.

Majeur en 1388, Charles VI remercia ses oncles et rappela au gouvernement les anciens conseillers de son père, les Marmousets.

roi de France Charles VI le fol

Mais la folie du roi, permit aux ducs de Bourgogne et de Berry, et au duc d’Orléans, frère du roi, de se disputer à nouveau le pouvoir.

Les désordres permettent à la guerre de Cent Ans de reprendre.

Henri V, roi d'Angleterre, profitant de ces troubles, arme contre la France : il remporte la bataille d'Azincourt en 1415 et s'empare de la Normandie.

La guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, à partir de 1405, conduisit à l’intervention étrangère et au traité de Troyes (1420), par lequel Charles VI, à peine conscient de ce qui se passait pendant ses longues périodes d’aliénation et désormais soumis au duc de Bourgogne et à la reine Isabeau de Bavière, déshérita son propre fils, le futur Charles VII, qui fut déclaré bâtard au profit du roi d’Angleterre Henri V.

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 23:01

Suite à l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914, l'ultimatum autrichien à la Serbie est lancé le 23 juillet.

Mais Jaurès se bat encore pour la paix.

Alors que l'Europe entière vient de décréter la mobilisation générale, il en appelle à une grève générale pour le pacifisme.

Assassinat de Jean Jaurès

Dans la soirée du vendredi 31 juillet 1914, alors qu’il dinait avec ses collaborateurs au café du Croissant (rue Montmartre, à Paris), Jean Jaurès, est assassiné par un jeune étudiant nationaliste.

Raoul Villain tire deux coups de feu : une balle lui perfore le crâne et l'autre se fiche dans une boiserie. Jaurès s’effondre, mortellement atteint.

 

La France entière est en émois car la seule personne politique susceptible d'empêcher la guerre a disparu.

Cet attentat précipite le ralliement de la majorité de la gauche française à l’Union sacrée, y compris beaucoup de socialistes et de syndicalistes qui refusaient jusque-là de soutenir la guerre.

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTA3dx-aGxDWs161K9gAQMSLFvmOhl_YaZ_OWdFSWsBEJXn8r1wpA&t=1 http://www.histoire-fr.com/images/assassinat_jean_jaures.jpg

 

L'assassin de Jaurès sera jugé et acquitté après la guerre (ses avocats mettent en avant sa démence).

Les cendres de Jaurès seront transférées au Panthéon en 1924, et son assassin, qui avait étéacquitté en 1919, s'exilera en Espagne où il sera fusillé par les républicains en 1936.

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 23:01

En visite à Alexandrie pour célébrer le cinquième anniversaire de la révolution, le président égyptien Gamal Abdel Nasser, annonce son intention de nationaliser le canal de Suez et de geler tous les avoirs de la Compagnie universelle du canal de Suez.

 

Sa décision survient après le refus de la Grande-Bretagne et des États-Unis de participer au financement de la construction du barrage d'Assouan.

Nasser nationalise le Canal de Suez

Le canal de Suez

Le canal de Suez, qui forme un raccourci entre la mer Rouge et la mer Méditerranée, est ouvert en 1869. Il a été financé par la France et le gouvernement égyptien. Le Royaume-Uni racheta ensuite la part de l'Égypte dans le canal.

À l'indépendance de l'Inde en 1947, le poids stratégique du canal change : il n'est plus le point de passage capital entre le Royaume-Uni et son Empire. En revanche, le canal devient un point de passage stratégique pour le pétrole.

carte canal de suez

La crise de Suez

L’annonce Suez est accueillie avec un grand enthousiasme dans le monde arabe, mais est peu appréciée par deux ex-puissances coloniales (la France et la Grande-Bretagne) qui décident une intervention militaire.

 

Au cours des mois suivant la nationalisation du canal, un accord secret est signé entre la France (Christian Pineau), le Royaume-Uni et Israël à Sèvres. Leur objectif est alors de renverser Nasser et de récupérer le canal.

La riposte viendra d'abord d'Israël qui attaquera l'Égypte le 29 octobre, puis de la France et du Royaume-Uni qui enverront des troupes.

 

L'ONU mettra fin au conflit en obtenant le retrait des troupes occidentales des rives du canal. Nasser ressortira grandi de cette crise politique.

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 23:01

Après 32 échecs en deux ans qui lui ont valu le surnom de «roi de la casse», Louis Blériot (37 ans) tente le tout pour le tout. Il vole de Sangatte, près de Calais, à Douvres aux commandes de son dernier-né, le Blériot XI en 38 minutes et à une vitesse de 75 km/h.

Né à Cambrai en 1872, ingénieur des Arts et Manufactures, Louis Blériot s’intéresse très tôt à l’aviation. Après avoir construit sans grand succès plusieurs biplans, il mise tout sur l’avenir du monoplan et, le 31 octobre 1908, réalise un premier exploit en effectuant un vol de 14 km entre Toury et Artenay.

 

Franchir la Manche en aéroplane est un pari qui fait alors rêver toutes les têtes brûlées que compte le petit monde de l’aviation.

 

Il est 4h15 en ce dimanche 25 juillet 1909...

Louis Blériot est déjà à bord de son avion, le « Blériot XI » à Sangatte (précisément du lieu-dit « Les Baraques », aujourd’hui Blériot Plage). Le vent est tombé durant la nuit et le moment semble propice pour relever le défi lancé par le journal britannique, le Daily Mail : traverser la Manche à bord d'un «plus lourd que l'air». Blériot fait signe à son mécanicien : il se lance !

 

Puis il aperçoit l'immense drapeau tricolore que son ami, le journaliste Charles Fontaine a déployé dans un champ pour qu'il sache où se poser.

25 juillet 1909 Blériot traverse la Manche

À 5h12, après un virage, c'est chose faite : Blériot coupe le moteur sur le sol anglais. Une foule immense l'accueille. Le roi le recevra le lendemain. L'événement a un retentissement mondial.

 

Louis Blériot reçoit la récompense de 1.000 livres sterling offerte par le journal le "Daily Mail".

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 23:01

Le lundi 24 juillet 1967, au cours d'une visite officielle à Montréal, la première d'un chef d'État français au Québec, le général de Gaulle lance du balcon de l'Hôtel de ville à la foule médusée et ravie un cri vibrant : « Vive le Québec libre ! »

24 juillet 1967 : De Gaulle lance son : « Vive le Québec libre ! »

Lorsque Daniel Johnson devient premier ministre, en 1966, l’un de ses objectifs est de faire renouveler la Constitution canadienne dans un sens qui serait favorable au Québec et à ses intérêts.

 

L’appui d’un personnage international aussi prestigieux que de Gaulle pourrait lui être d’un précieux atout. C’est pourquoi, le 13 septembre 1966, il lui envoie officiellement une invitation à venir visiter l’Exposition universelle qui doit avoir lieu à Montréal l’été suivant.

 

Reçu à l'Hôtel de ville par le maire de Montréal, M. Drapeau, Charles de Gaulle adresse à la foule massée sur la place une allocution improvisée. Ce discours a pourtant pu être retranscrit :

 

« C'est une immense émotion qui remplit mon cœur en voyant devant moi la ville française de Montréal. Au nom du vieux pays, au nom de la France, je vous salue de tout mon cœur. Je vais vous confier un secret que vous ne répéterez pas. Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération. Outre cela, j'ai constaté quel immense effort de progrès, de développement, et par conséquent d'affranchissement vous accomplissez ici et c'est à Montréal qu'il faut que je le dise, parce que, s'il y a au monde une ville exemplaire par ses réussites modernes, c'est la vôtre. Je dis c'est la vôtre et je me permets d'ajouter c'est la nôtre.

 

Si vous saviez quelle confiance la France, réveillée après d'immenses épreuves, porte vers vous, si vous saviez quelle affection elle recommence à ressentir pour les Français du Canada et si vous saviez à quel point elle se sent obligée à concourir à votre marche en avant, à votre progrès ! C'est pourquoi elle a conclu avec le gouvernement du Québec, avec celui de mon ami Johnson, des accords, pour que les Français de part et d'autre de l'Atlantique travaillent ensemble à une même œuvre française. Et, d'ailleurs, le concours que la France va, tous les jours un peu plus, prêter ici, elle sait bien que vous le lui rendrez, parce que vous êtes en train de vous constituer des élites, des usines, des entreprises, des laboratoires, qui feront l'étonnement de tous et qui, un jour, j'en suis sûr, vous permettront d'aider la France.

 

Voilà ce que je suis venu vous dire ce soir en ajoutant que j'emporte de cette réunion inouïe de Montréal un souvenir inoubliable. La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici et je puis vous dire qu'elle en vaudra mieux.

 

Vive Montréal ! Vive le Québec !

 

Vive le Québec libre !

 

Vive le Canada français ! et vive la France ! »

 

C'est un encouragement spectaculaire et décisif aux revendications indépendantistes que promeut en particulier l'Union nationale du Premier ministre québécois Daniel Johnson, à l'origine de l'invitation du président français.

 

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 23:01

 

Ce lundi 23 juillet 1945, une chaleur accablante s'est abattue sur Paris.

Inculpé de crime de haute trahison pour avoir collaboré avec l'Allemagne de 1940 à 1945, le maréchal Philippe Pétain comparaît devant la Haute Cour de justice créée le 18 novembre 1944.

ouverture du procès Pétain

Le procès se déroula dans la première Chambre de la Cour d'Appel de Paris. La salle est certes trop exiguë pour contenir l'assistance prévue (en particulier la presse), mais choisie après de longues hésitations pour des raisons de sécurité.

Un appartement avait été aménagé pour le Maréchal dans le cabinet du greffier et le vestiaire des magistrats. Quelques pas seulement séparaient ainsi l'accusé de la salle d'audience.

 

Il est 13h00 quand le procès de Pétain s’ouvre.

Après la lecture par le greffier de l'acte d'accusation, qui retient les griefs d'attentat contre la sûreté intérieure de l'Etat et d'intelligence avec l'ennemi, après lecture d'un complément par Mornet, après l'appel des témoins et au moment où l'interrogatoire va commencer, Pétain demande la parole pour lire une déclaration :

 

« C'est le peuple français qui, par ses représentants, réunis en Assemblée Nationale, le 10 juillet 1940, m'a confié le pouvoir. C'est à lui seul que je suis venu rendre des comptes. La Haute-Cour, telle qu'elle est constituée, ne représente pas le peuple français, et c'est à lui seul que s'adresse le Maréchal de France, chef de l'Etat.

Je ne ferai pas d'autre déclaration

Je ne répondrai à aucune question. Mes défenseurs ont reçu de moi la mission de répondre à des accusations qui veulent me salir et qui n'attaquent que ceux qui les profèrent... »

 

Pétain sera condamné à mort le 15 août et démuni de tous ses biens.

Le jugement de la haute Cour de Justice est rendu le 15 août 1945 : frappé d'indignité nationale, Pétain est déchu de son titre de maréchal de France, il est dépouillé de son uniforme à la fin de son procès, radié de l'Académie française, condamné à la confiscation de ses biens et surtout à la peine de mort.

 

Usant de la grâce présidentielle, le général de Gaulle commue la peine de ce vieil homme de 89 ans en détention à perpétuité (Vainqueur de Verdun).

Emprisonné dans un premier temps dans les Pyrénées, Pétain est transféré en novembre 1945 sur l'Île-d'Yeu, il y mourra le 23 juillet 1951 (à 95 ans).

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 23:01

Le 20 juillet 1031, le roi de France Robert II Le Pieux meurt à Melun à l’âge de 59 ans.

Robert II Le Pieux

Surnommé le Pieux, le Sage ou le Dévôt, Robert II monta sur le trône au mois d’octobre 996, après le mort de Hugues Capet son père.

Il est le deuxième roi de la dynastie dite des Capétiens directs. Son père l'associe au trône dès Noël 987 pour être sûr que son droit à la succession ne lui soit pas contesté.

Il assiste Hugues Capet sur les questions militaires (avec le siège par deux fois, en 988 et 991 de Laon). Sa solide instruction, assurée par Gerbert d'Aurillac à Reims, lui permet de s’occuper des questions religieuses dont il devient rapidement le garant.

Son règne, long de 35 ans, restera marqué par l'annexion de la Bourgogne.

 

Robert II est inhumé à côté de son père devant l'autel de la Trinité de la basilique Saint-Denis.

 

Son fils, Henri Ier lui succède.

Henri Ier, devenu roi, devra affronter sa mère et la ligue formée par les féodaux qui avaient pris parti pour son jeune frère Robert. Le duc de Normandie et les comtes d'Anjou et de Flandre permettront à Henri Ier de conserver le pouvoir.


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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 23:01

Pierre et Marie Curie découvrent un nouvel "Elément", le Polonium, symbole "Po" et numéro atomique = 84.

Effectuant des recherches sur un minerai riche en uranium appelé Pechblende, le couple parvient à en extraire un premier élément radioactif : le polonium, nommé ainsi par Marie Curie en hommage à son pays natal, la Pologne.

En décembre, ils annonceront la découverte d’un autre élément, encore plus radioactif : le radium.

Pierre et Marie Curie 

Le 14 novembre 1903, Marie et Pierre Curie reçoivent le Prix Nobel de physique.

En 1911, Marie Curie obtient le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium. Elle est la seule femme à avoir reçu deux prix Nobel.


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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 23:01

Le pharmacien et chimiste français Hippolyte Mège-Mauriés remporte le concours lancé par Napoléon III pour trouver un produit de substitution au beurre et dépose le brevet de son invention. Ce produit devait se conserver sans rancir ni dégager d'odeur forte, et il devait de plus être peu coûteux.

En effet, à cette époque, le beurre qui était cher, rare et se conservait mal.

 

Mège-Mouriès

Fils d'un instituteur, il débute sa carrière de pharmacien à l'Hôtel-Dieu de Paris en 1838 et commence ses recherches en chimie appliquée.

Pendant les années 1860 il étudie la chimie des corps gras, et ses recherches aboutirent à la margarine.

Il réalisa une émulsion blanche résultant de graisse de bœuf fractionnée, de lait et d’eau baptisée « margarine » du nom grec « margaritari » signifiant « perle ».

Mege Mouries Hippolyte

 

Le brevet est déposé en 1872 et la commercialisation de la margarine va alors se développer.

La margarine qui présente les mêmes caractéristiques nutritionnelles que le beurre est au départ destinée à la marine française.

Mais notre margarine est différente de celle de Mège-Mouriès, sa composition étant essentiellement d’origine végétale. De nouvelles recherches seront entreprises pour utiliser des huiles végétales tropicales dans la fabrication de la margarine.

margarine

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 23:01

Médecin devenu député à la Convention nationale, Jean-Paul Marat s'était rendu populaire auprès des sans-culottes parisiens par ses diatribes assassines, publiées dans son journal « L'Ami du peuple ».

http://www.athene.antenna.nl/AFBEELDINGEN/NR03-Parijs/Marat.jpg

Marie-Anne-Charlotte de Corday d’Armont dit Charlotte Corday, qui fréquente les milieux Girondins de Caen, se rend à Paris et obtient une entrevue avec Marat.

Le Montagnard la reçoit dans son bain.

Pour la jeune femme, Marat est le principal responsable de l'élimination des Girondins et de l'instauration de « La terreur »  en France.

Elle le poignarde dans sa baignoire.  « L'Ami du peuple » expirera quelques heures plus tard.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/10/Charlotte_corday.jpg/200px-Charlotte_corday.jpg

Charlotte Corday fut maîtrisée par Simone Évrard, la maîtresse de Marat, et ses gens de maison. Protégée contre la foule, elle fut conduite non loin, à la prison de l’Abbaye où elle subit une fouille en règle. Outre quelques objets personnels on trouva sur elle une feuille de papier pliée en huit, dans laquelle elle expliquait les raisons de son geste.

Charlotte Corday sera condamnée à mort par le Tribunal révolutionnaire le 16 juillet, et exécutée le lendemain.

 

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 23:01

Le 30 juin 1559, lors d'un tournoi organisé en l'honneur d'un double mariage royal, celui d'Elisabeth de Valois, fille du roi, avec Philippe II, roi d'Espagne, et de Marguerite de Valois, sœur d'Henri II, avec le duc Philibert de Savoie.

http://trefaucube.free.fr/IMG2/mort_henri2-hogenberg.jpg 

Le roi, qui adorait la joute, avait tenu à participer aux jeux.

Il affronte le capitaine de sa Garde écossaise, Gabriel, seigneur de Montgomery.

C’est alors que le drame se produit : la lance de Montgomery pénètre sous la visière du heaume royal et s'enfonce dans l'œil du roi. Dans son œil gauche est resté fiché un morceau de la lance adverse.

Le roi de France est soigné par le meilleur chirurgien français, Ambroise Paré.

En vain : Henri II expire le 10 juillet après une longue agonie, il a 40 ans.

Son fils François II qui n'a que quinze ans lui succède.

Henri II sera inhumé le 13 août à Saint-Denis.

http://lauhic.perso.neuf.fr/Henri2.jpg

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 23:01

Né d'un père professeur d'histoire, Jean Moulin fait ses études de droit à Montpellier, puis devient Secrétaire général de préfecture à Montpellier.

En 1925, à l'âge de 25 ans, il est le plus jeune sous-préfet de France, et plus jeune préfet à 38.

Jean Moulin 

Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, il veut rejoindre l'armée mais il est obligé de rester à son poste. Le 17 juin 1940, il refuse de se plier aux exigences des Allemands. Torturé et enfermé, il tente de se suicider dans sa cellule en se tranchant la gorge, mais il est sauvé in extremis.

Révoqué par le gouvernement de Vichy, il s'enfuit en zone libre et prend contact avec les réseaux de résistance.

Après avoir gagné Londres en 1941, il est chargé par le général de Gaulle d'unifier la résistance en zone libre. Parachuté près d'Avignon avec des moyens de transmission, il adopte le pseudonyme Rex.

En 1943, il parvient à fondre les organisations Combat, Libération et les Francs-tireurs dans les Mouvements unis de résistance (MUR). Il se fait appeler Max et devient le chef de la Résistance. Son travail aboutit à la constitution du Conseil National de la Résistance (CNR) dont il est le premier président. Victime d'une trahison, il est arrêté par la Gestapo à Caluire, puis emmené à Paris.

 

Arrêté le 21 juin par la Gestapo de Klaus Barbie à Caluire, près de Lyon, Jean Moulin meurt à Metz après avoir été soumis à la torture et sans n’avoir dévoilé aucune information sur l'action du CNR.

 

Ses cendres seront transférées au panthéon en 1964.

 

Voir aussi : 2 janvier 1942 - Jean Moulin parachuté en France

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