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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 23:05

Jean II de France, dit Jean le Bon est né le 26 avril 1319 au château du Gué de Maulny du Mans.

Il était le fils du roi Philippe VI et de Jeanne de Bourgogne.

Le 22 août 1350, Philippe VI meurt à Nogent. Son fils Jean II, duc de Normandie, devient roi de France. Il est couronné et sacré un mois plus tard le 26 septembre.

http://eomed.univ-lemans.fr/cours2011/fr/res/jeanII-lebon.jpg

Le 1er février 1328, le roi Charles IV meurt au château de Vincennes, sans héritier mâle. Son épouse, Jeanne d'Evreux, est enceinte. Le trône revient à son neveu Philippe de Valois, qui prend le nom de Philippe VI. Son accession au trône avait résulté d'un choix politique pour écarter le roi Edouard III d'Angleterre.

A sa mort, le roi Edouard III d'Angleterre tenta de tirer profit de l'occasion pour débarquer en France et se faire couronner roi de France, mais il en fut empêché par la marine castillane.

Bien qu'ayant remporté la bataille, les pertes causées à la flotte anglaise sont lourdes et empêchent Edouard III de mettre son plan à exécution.

Jean II de France, fils de Philippe VI, sera finalement sacré roi de France avec sa femme Jeanne d'Auvergne le 26 septembre 1350.

 

rois.JPG

Devant faire face à la défiance de la population suite aux défaites cinglantes de la guerre de Cent Ans ainsi qu'aux conspirations de Charles II de Navarre, prétendant au trône, il règnera en secret entouré seulement de ses plus proches conseillers.

 

Jean le Bon est décédé à Londres le 8 avril 1364. Le 7 mai, son corps est inhumé en la Basilique de St-Denis.

Son règne fut notamment marqué par la création d'une nouvelle monnaie d'or « le Franc » le 5 décembre 1360.

http://histoiresensaga.files.wordpress.com/2012/08/franc-a-cheval.jpg

Le premier franc représente le roi à cheval

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 23:01

Le 23 septembre 1920, à une écrasante majorité, les parlementaires français élisent à la présidence de la République Alexandre Millerand (65 ans), en remplacement de Paul Deschanel qui a du se démettre pour raison de santé (décédé d’une pleurésie, le 28 avril 1922).

millerand alexandre

Alexandre Millerand, ancien militant d'extrême-gauche, a évolué vers des positions de plus en plus droitières jusqu'à conduire la coalition du Bloc national aux élections législatives du 16 novembre 1919. Cela lui a d’ailleurs valu d'être appelé à la tête du gouvernement par le président Raymond Poincaré.

Après la démission de Paul Deschanel, Alexandre Millerand est élu président de la République le 24 septembre 1920 par 695 voix sur 892.

 

Avant d'être élu à la présidence de la République, Alexandre Millerand, avait publiquement exprimé sa conception d'un président plus actif. Il avait pourtant combattue cette position vingt-cinq ans plus tôt, jeune dirigeant socialiste, alors qu'elle était défendue par Casimir-Périer.

Dès son élection, il sort donc du rôle traditionnel d'arbitre du président et tente de réformer la Constitution de façon à accroître les prérogatives présidentielles, en supprimant les restrictions au droit de dissolution de la Chambre des députés.

 

Mais les élections législatives du 11 mai 1924 voient la victoire du Cartel des gauches qui obtient 328 sièges sur les 582. À la suite de la démission du gouvernement Poincaré, la nouvelle majorité vote une motion de défiance contre le président de la République qu'elle accuse d'avoir « soutenu une politique personnelle » et qu'elle enjoint de « se soumettre ou de se démettre ». On lui reproche ses prises de position politiques, notamment le discours prononcé à Évreux le 14 octobre 1923, où il demandait encore le renforcement du pouvoir exécutif.

Le chef de la coalition victorieuse, le maire de Lyon Édouard Herriot, refuse de composer le nouveau gouvernement sous l'égide du président Millerand, et aucun autre dirigeant de la coalition victorieuse n'accepte cette fonction.

Dans l'impasse, celui-ci est contraint de démissionner le 11 juin 1924. Alexandre Millerand est remplacé par Gaston Doumergue.

Réélu sénateur en 1925, Alexandre Millerand se refusera à tout rôle politique important et mourra le 6 avril 1943.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 23:01

Le 20 septembre 1378, 13 cardinaux, pour la plupart français, se réunissent en secret à Anagni, au sud de Rome. Mécontents du pape imposé par le peuple romain, le 8 avril 1378, sous le nom d'Urbain VI, ils désignent comme pape Robert de Genève qui prendra le nom de Clément VII.

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Clément VII 

 http://www.luxinarcana.org/wp-content/gallery/urbano/urbanovi-1-big.jpg

 Urbain VI

 

En 1377, le pape Grégoire XI quitte Avignon, où la papauté était établie depuis 1309, pour regagner Rome. Il meurt le 27 mars 1378, peu après son pénible voyage de retour à Rome.

16 cardinaux s'enferment en avril pour élire le nouveau Pape. Le conclave se diviser en 3 clans : les Français du nord, ceux du Midi et les Italiens.

Les Romains craignent que les cardinaux n'élisent un pape français. Le peuple de Rome enfonce les portes du conclave et sa colère n'est désarmée que par l'élection à la quasi-unanimité (15 voix sur 16) d'un Italien de 60 ans qui devient pape sous le nom d'Urbain VI. Excessif, voire déséquilibré, il soulève immédiatement contre lui la plupart des cardinaux.

Le roi de France Charles V conteste les conditions de l'élection et 13 cardinaux, essentiellement français, se réunissent à Anagni, au sud de Rome, pour élire le 20 septembre 1378 un nouveau pape, le prélat savoyard Robert de Genève. Celui-ci prend le nom de Clément VII et s'en retourne aussitôt à Avignon, qu'avait abandonné le 17 janvier 1377 son prédécesseur Grégoire XI. Il se pose aussitôt en concurrent d'Urbain VI, qualifié d'« antipape ».

 

Les souverains européens prennent parti

La France et ses alliés, l'Écosse, la Castille, l'Aragon, le Portugal, Naples, la Provence soutiennent le pape d'Avignon.

L'empereur du Saint-Empire romain germanique, les princes allemands, le comte de Flandre, les états italiens et l'Angleterre, alors en guerre contre la France, sont partisans du pape romain Urbain VI.

De plus, à Naples, la reine Jeanne 1ère prend le parti de Clément VII tandis que son cousin Charles de Duras, qui revendique sa couronne, prend le parti du pape romain.

 

C'est le début du Grand Schisme d'Occident

Ce conflit entre « urbanistes » et « clémentistes » concerne principalement les classes dirigeantes. Il laisse indifférents la plupart des catholiques, qui n'ont en matière de religion d'autre interlocuteur que leur curé.

Il n'empêche qu'il va jeter le discrédit sur l'Église et concourir à l'émergence de mouvements contestataires et à la Réforme.

Le concile « dépose » les deux papes régnants (Grégoire XII et Benoit XIII), puis élit un nouveau pape Alexandre V. Mais les deux papes démissionnés refusent leur sort.

Il y a désormais 3 papes en Occident !

Le 11 novembre 1417, un concile réunit à Constance à la demande de l'empereur allemand Sigismond, dépose les trois papes et met fin au Grand Schisme d'Occident. Martin V, le nouveau pape s'établit définitivement à Rome.

 

Selon la tradition catholique, pour cette période, seuls Papes de Rome seront à postériori légitimes.
Les Papes de Pise et les Papes d'Avignon seront désignés comme « antipapes ».

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 23:01

Le 19 septembre 1783, Étienne de Montgolfier lâche un ballon à air chaud à Versailles, en Louis XVI et devant une foule considérable. Le ballon emporte un mouton, un canard et un coq jusqu’à 500 m d’altitude, ils reviennent sains et saufs.

http://catalogue.drouot.com/images/perso/phare/LOT/109/8473/102.jpg 

Depuis Léonard de Vinci au XVe siècle, l’homme veut s’élever dans les airs. C’est au XVIII siècle que le rêve devient réalité. Joseph-Michel et Jacques-Etienne Montgolfier, d’origine ardéchoise, ont entamé en 1782 une série d’expériences autour d’une pièce de tissu gonflée par un feu de laine et de paille mouillée.

Jacques-Etienne se livre en 1783 à un premier essai captif concluant, qu’il réitère une seconde fois, sept jours avant la démonstration devant le Roi à Versailles. Le ballon s’étant déchiré, il doit en confectionner un nouveau rapidement.

Fait de toile de coton encollée de papier sur les deux faces, le ballon mesure 18,47 m de haut sur 13,28 de large et pèse 400 kg. Il se nomme Le Reveillon, du nom de son ami Jean-Baptiste Reveillon, directeur de la Manufacture royale de papiers peints. Celui-ci a réalisé un décor à fond bleu azur aux chiffres du Roi – deux L entrelacés – reliés par divers ornements, le tout doré.

 

Le 19 septembre 1783, Étienne de Montgolfier lâche donc son ballon à air chaud dans l’avant-cour du Château de Versailles noire de monde, en présence du roi Louis XVI.

Annoncés par un coup de canon, un mouton, un canard et un coq embarquent à 13h dans le panier rond en osier, accroché au ballon par une corde. Onze minutes plus tard, un second coup retentit, annonçant que le panier est prêt à partir.

Le ballon s’élève, à la stupéfaction et sous les acclamations du public. Il monte à 500 mètres. Endommagé par une déchirure, il descend lentement huit minutes plus tard, après avoir parcouru 3,5 km. Il atterrit dans le bois de Vaucresson, au carrefour Maréchal.

 

Les animaux sont recueillis par Pilâtre de Rozier, physicien et futur aéronaute. Ils sont vivants. L’expérience est un succès. La porte du premier vol humain est ouverte. En guise de récompense, les animaux, véritables héros des airs, sont recueillis par Louis XVI à la Ménagerie de Versailles.

 

Montgolfier va renouveler l'expérience au château de La Muette, devant le Dauphin, le 21 novembre de la même année avec cette fois des passagers humains. Pilâtre de Rozier devient le premier homme d’un vol habité.

Un an plus tard, les frères Robert et leur beau frère Colin Hullin, Duc de Chartres parcourent 200 km de Paris à Beuvry (Pas-de-Calais) en 6 heures et 40 minutes. C’est le premier voyage aérien de plus de 100 km.

 

Liens du jour :

21 novembre 1783 - Premier voyage en montgolfière

19 septembre 1784 - Arrivée des Frères Robert à Beuvry

7 janvier 1785 - Traversée de la Manche en ballon

2 juillet 1900 - Le premier vol d'un zeppelin

Histoire de l’aérostatique

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 23:01

Jean-Baptiste Colbert est mort le 6 septembre 1683 à l'âge de soixante-quatre ans de la maladie de la pierre connue aujourd'hui sous le nom de double pyélonéphrite calculeuse.

http://www.biografiasyvidas.com/biografia/c/fotos/colbert_jean_baptiste.jpg 

Fils d'un marchand drapier de Reims, Jean-Baptiste Colbert est né le 29 août 1619 dans cette même ville.

Il débute comme commis aux bureaux de la Guerre, sous l'autorité du ministre Le Tellier, dans le gouvernement du cardinal Mazarin. Celui-ci ne tarde pas à le remarquer et lui confie la gestion de son immense fortune et s'appuie aussi sur lui lorsque les troubles de la Fronde l'obligent à s'exiler.

À sa mort, le 9 mars 1661, le cardinal Mazarin le recommande spécialement au jeune roi Louis XIV.

Chargé en premier lieu de veiller à la gestion des finances de l'état sous Louis XIV, Colbert avait exercé peu à peu son pouvoir dans tous les domaines.

Travailleur infatigable, il réforma l'administration publique, favorisa l'industrie et le commerce, multiplia les manufactures de l'Etat.

Il réorganisa la justice et la marine et fit notamment construire une flotte de guerre de 276 bâtiments, transforma Brest et Cherbourg en de grands ports.

Il acheta Dunkerque aux Anglais.

Son combat pour maîtriser les finances de l'Etat fut de plus en plus vain car les dépenses de guerre engagées par le roi étaient sans cesse plus importantes.

 

Le crédit de Colbert baissa peu à peu au profit de celui de Louvois, le ministre de la Guerre.

 

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 23:01

Louis Dieudonné, futur Louis XIV, est né le 5 septembre 1638 au château de Saint-Germain-en-Laye, à l'ouest de Paris.

Louis reçut pour deuxième prénom Dieudonné, car sa naissance inespérée eut lieu 22 ans après le mariage de ses parents, Louis XIII et Anne d'Autriche (37 ans l'un et l'autre) !

http://3.bp.blogspot.com/_wwe_WiNJu8s/SBir9ai_-XI/AAAAAAAAA4k/4S-aepot5oA/s400/Anonyme,%2BLouis%2BXIV%2Bet%2BAnne%2Bd%27Autriche.jpg 

La naissance de Louis est suivie, deux ans plus tard, par celle de Philippe, d'abord titré duc d'Anjou, puis duc d'Orléans vingt ans plus tard, à la mort de son oncle, Gaston d'Orléans. Celui-ci était hostile au cardinal de Richelieu, premier ministre de Louis XIII, qui le trouvait trop favorable aux nobles et aux Habsbourg. La naissance tant espérée d'un dauphin écarte du trône Gaston un comploteur impénitent.

 

Le règne de Louis XIV, enfant roi alors qu’il a à peine 5 ans, commence par la régence de sa mère Anne d'Autriche, secondée par le cardinal de Mazarin.

 

Relire aussi : 1 septembre 1715 : Le Roi Soleil s'éteint

 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 23:01

Après une semaine de lente agonie, Louis XIV s’éteint au château de Versailles, le 1er septembre 1715 à 8h15 du matin, à 4 jours de son 77e anniversaire. Un règne de 72 ans s’achève, le plus long de l’Histoire.

Le Roi-Soleil laisse une France au sommet de sa puissance mais épuisée par les guerres, en particulier la dernière : la guerre de la Succession d'Espagne.

 Louis XIV

La détérioration de la santé de Louis XIV commence le 10 août 1715.

A son retour de chasse de Marly, le roi ressent une vive douleur à la jambe. Son médecin Fagon diagnostique une sciatique. Il ne variera pas de position. Mais des taches noires apparaissent bientôt : il s’agit d’une gangrène sénile. Malgré les douleurs atroces, le roi vaque à ses occupations habituelles sans broncher. Il entend assumer ses fonctions jusqu’au bout. Le vieux chêne semble indéracinable et force l’admiration de chacun.

Mais le 25 août, jour de sa fête, il doit s’aliter. Il ne quittera désormais plus la chambre.

La gangrène fait davantage son effet : elle atteint l’os, le 26. Les médecins se sentent désarmés. Le roi reçoit le jour même son arrière-petit-fils, âgé de 5 ans, le futur Louis XV, pour lui prodiguer ses conseils. Il lui recommande de soulager son peuple et d’éviter autant que possible de faire la guerre : « C’est la ruine des peuples » ! Conscient d’avoir pêché sur ce point, il lui demande de rester un « prince pacifique ».

Mais la mort se fait plus longue que prévue. Le roi fait ses adieux à Mme de Maintenon à trois reprises et à deux reprises à la Cour. On autorise Brun, un Provençal, à approcher le lit royal, le 29 août. Il prétend avoir un remède miracle. Le fait est que le roi se sent mieux. Mais le mal est là, toujours plus profond. Louis XIV tombe finalement dans un semi-coma, les 30 et 31.

Il meurt le 1er septembre au matin.

Son corps est exposé pendant huit jours dans le salon de Mercure ; le 9, il est transporté solennellement à la basilique Saint-Denis.

 

La succession du Roi soleil

Son arrière-petit-fils de 5 ans lui succède sous le nom de Louis XV ; un règne presque aussi long commence (1715-1774).

Le Roi-Soleil a institué par testament un Conseil de régence présidé par le duc Philippe d'Orléans (41 ans), premier prince du sang.

Mais comme il se méfie de ce neveu qui a la réputation d'un débauché et lorgne sur le trône, il prévoit de confier l'éducation du petit roi au duc du Maine, le fils qu'il a eu de Mme de Montespan !

Mécontent de ces dispositions, Philippe d'Orléans demande dès le lendemain au Parlement de Paris de casser le testament.

En échange de ce service, les parlementaires obtiennent que leur soit restitué le droit de remontrance. Cette concession va altérer le pouvoir royal jusqu'à la Révolution !

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 23:01

Avec un saut de 8 mètres 95 au 5e essai, l'athlète américain Mike Powell casse le record de saut en longueur détenu depuis 1968 par Bob Beamon (8 m 90), aux championnats du monde d'athlétisme de Tokyo.

Alors que tout le monde s'attend à la victoire de son compatriote Carl Lewis qui vient de devenir pour la troisième fois consécutivement champion du monde de 100 mètres, c’est donc Mike Powell qui réalise l'exploit. Le nouveau record personnel de Lewis sera 8,87 m aussi au 5e essai.

 

 

Le record de Michael Powell tient depuis 21 ans (Celui Beamon, avait tenu 23 ans).

Le record du monde féminin est détenu depuis 1988 par la Soviétique Galina Chistyakova avec 7,52 mètres.

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 23:01

Louis IX est né à Poissy en 1214, l'année de la bataille de Bouvines, remportée par son grand-père Philippe Auguste. Il était l’ainé des 5 fils de Louis VIII (1187-1226), dit Louis le Lion, et de Blanche de Castille (1188-1252). Il fut le neuvième roi de la dynastie des Capétiens directs.

http://www.histoire-en-ligne.com/IMG/jpg/doc-228.jpg
 

Louis IX n'avait que douze ans quand, à la mort de son père, il est sacré roi le 29 novembre 1226 à Reims.

Sa mère, Blanche de Castille, assura une régence énergique jusqu'en 1235 en alliant fermeté et diplomatie. Elle brisa notamment les tentatives de révolte des grands seigneurs, dont Thibaud de Champagne.

Louis IX passait pour être très pieux : il écoutait deux messes tous les matins, récitait de nombreuses prières, s'agenouillait 50 fois avant de se coucher et s'imposait de dures pénitences.

Il a aussi organisé 2 croisades qui lui ont permis de gagner le respect et la considération du Pape.

Il avait la réputation de guérir les écrouelles et d'être charitable envers les pauvres : il a marqué son temps par sa grande dévotion à la souffrance qui atteignait les plus pauvres et les malades, entre autres les lépreux.

Il fonde divers hospices, dont celui des Quinze-Vingt à Paris, conçu initialement pour accueillir 300 aveugles.

 

25 août 1248 : Louis IX (futur Saint Louis) s'embarque pour la croisade

En 1244, Louis IX tombe gravement malade de la dysenterie et fait le vœu de partir en croisade au cas où il guérirait. Rétabli, il prépare son départ vers les royaumes chrétiens d'Orient en difficulté.

Le 25 août 1248, il s'embarque à Aigues-Mortes pour une septième croisade avec sa femme Marguerite de Provence. Avant de partir, le roi a confié le gouvernement à sa mère Blanche de Castille.

La croisade, souhaitée par le pape Innocent IV, fait suite à la reprise de Jérusalem par le sultan d'Égypte en août 1244 et à la défaite des Francs de Palestine, menacés d'anéantissement.

 

Louis IX, accompagné de plus de 20.000 hommes et des plus grands seigneurs de France (Raymond VII de Toulouse ; Pierre Mauclerc, comte de Bretagne ; Hugues de Lusignan, comte de la Marche ; Guillaume de Dampierre, comte de Flandre,...), atteint le delta du Nil et s'empare de Damiette...

Plus au sud, devant la forteresse d'el-Mansourah (le Champ de la victoire en arabe), qui barre la route du Caire, le roi bat l'armée du sultan, composée de mercenaires appelés mamelouks. Mais la situation va se retourner tragiquement...

 Croisade Louis 9

25 août 1270 : Louis IX décède à Tunis, lors de la VIIIème Croisade

Louis IX espère convertir le sultan de Tunis au christianisme et le dresser contre le sultan d'Égypte. Les croisés s'emparent facilement de Carthage mais l'armée est victime d'une épidémie dite de peste (en réalité de dysenterie).

Louis IX en meurt le 25 août 1270 sous les remparts de Tunis. Son corps est étendu sur un lit de cendres en signe d'humilité, et les bras en croix à l'image du Christ.

Célèbre pour sa piété et sa sagesse, il avait arbitré plus d'un conflit entre les princes d'Europe.

En France, avec les enquêteurs et les légistes, il a posé les bases d'un pouvoir royal fort.

Considéré comme un saint de son vivant, des miracles sont même réputés avoir lieu sur le passage de sa dépouille.

Saint Louis est canonisé par le Pape Boniface VIII en 1297, soit 27 ans après sa mort : Louis IX devient Saint Louis.

 

Liens du jour :

Écrouelles (définition)

25 août - Bonne fête aux Louis

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 23:01

Le navigateur génois Christophe Colomb quitte le port de Palos (Andalousie) dans l'espoir de rejoindre par l'ouest les Indes orientales et ses épices.

Trois caravelles, la Santa María, la Pinta et la Niña, quittent donc l'Espagne, en faisant voile vers l'ouest. Elles arriveront deux mois plus tard aux Antilles, en pensant aborder les Indes.

Christophe Colomb

Christophe Colomb né le 31 octobre 1451 à Gênes en Italie s'installe au Portugal vers l'âge de vingt-cinq ans. Il y développe l'idée de trouver une nouvelle route pour les Indes et en 1483, il rencontre Jean II, roi du Portugal. Ce dernier n'étant pas convaincu de l'existence d'une route pour atteindre les Indes par l'ouest, a rejeté son projet (le Portugal, ayant découvert la route des Indes via le cap de Bonne-Espérance).

Christophe Colomb se tourne vers l'Espagne et expose son projet à la reine de Castille en 1486. Son projet est finalement accepté en 1491, grâce à un évêque qui plaide pour Christophe Colomb (Les monarques catholiques d'Espagne, rêvent d'évangéliser le monde).

 

Le 3 août 1492, Christophe Colomb lève l'ancre avec 3 navires (2 caravelles, la Pinta et la Nina, ainsi qu'une nef, la Santa Maria) et 90 hommes d'équipage.

Il est contraint de faire une halte aux îles Canaries, à cause d'une avarie de gouvernail de la Pinta (9 août).

Le 6 septembre, Christophe Colomb quitte les Canaries.

Première illusion de la terre (17 septembre).

Deuxième illusion de la terre (25 septembre).

Troisième illusion de la terre (7 octobre).

Le 12 octobre 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique (l'île Watling - Antilles britanniques).

voyages Christophe Colomb carte animée gif

Relire aussi : 12 octobre 1492 - Christophe Colomb découvre l'Amérique

 

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 23:01

L'aviateur et écrivain Antoine de Saint-Exupéry, 44 ans, disparaît au cours d'une mission de reconnaissance sur le sud de la France le lundi 31 juillet 1944.

Les conditions de sa disparition sont restées longtemps obscures : attaque d'un chasseur allemand, panne de moteur, suicide...

Saint-Exupéry laisse derrière lui de nombreux ouvrages qui cherchent à définir le sens de l'action et des valeurs humanistes, dont l'émouvant « Petit Prince » publié en 1943.

Antoine de Saint-Exupéry

Biographie de « Saint-Ex »

Antoine de Saint-Exupéry est né à Lyon le 29 juin 1900. Dès son plus jeune âge il est fasciné par les avions : il avait 9 ans quand Blériot fit la première traversée de la Manche ; il en avait 12 quand il prit son baptême de l’air.

Ses résultats scolaires son médiocres, pourtant le jeune Antoine se consacre à l'écriture et remporte le prix de narration de son lycée.

Il obtient son baccalauréat en 1917, mais échoue au concours de l'Ecole navale.

En avril 1921, il est affecté pour son service militaire en tant que mécanicien au 2e régiment d’aviation de Strasbourg. En juin, il prend des cours de pilotage à ses frais.

En janvier 1922, il est à Istres comme élève officier de réserve. Il est reçu pilote militaire et promu caporal.

Début août 1922, il est affecté au 37e régiment d’aviation à Casablanca, où il obtient son brevet civil. En octobre, sous-lieutenant de réserve, il choisit son affectation au 34e régiment d’aviation, au Bourget.

Au printemps 1923, il a son premier accident d’avion au Bourget : fracture du crâne ; il est démobilisé.

Antoine de Saint-Exupéry ne se remet à voler qu'en 1926 pour effectuer le transport du courrier entre Toulouse et Dakar. C'est à ce moment qu'il publie son premier livre, « L'Aviateur ». Il écrira ensuite « Courrier sud », « Vol de nuit » et surtout « Terre des hommes ». Ces ouvrages qui relatent la vie de Saint-Exupéry, ses vols et ses rencontres avec les hommes.

En 1939, il est mobilisé dans l'armée de l'air et est affecté dans une escadrille de reconnaissance aérienne. À l'armistice, il quitte la France pour New York avec pour objectif de faire entrer les Américains dans la guerre et devient l'une des voix de la Résistance.

À New York, il écrit « Le Petit Prince » (publié avec ses propres aquarelles en 1943 aux États-Unis et en 1945 en France).

Au printemps 1944, il rejoint enfin, en Sardaigne puis en Corse, une unité chargée de reconnaissances photographiques en vue du débarquement en Provence.

 

31 juillet 1944, son dernier vol

Le 31 juillet 1944, Saint-Exupéry décolle de l'aéroport de Poretta, près de Bastia, aux commandes de son « F-5B -1-LO », version photo du bimoteur P-38 Lightning, pour une mission de reconnaissance photo en vue du prochain débarquement en Provence.

Cap sur la vallée du Rhône, puis Annecy et Grenoble, retour par la route Napoléon.

Il est seul à bord, il emporte du carburant pour six heures de vol.

Ce Lightning de reconnaissance est une version désarmée : sa grande vitesse à haute altitude (11000 m) le met à l’abri d’une interception et il est bardé de caméras et d’appareils photos sous différents angles.

 

Disparition mystérieuse

Peu après son décollage vers 8h30 ce 31 juillet, les radars de l’île signalent qu’il a franchi la côte de Provence. Cet écho radar sera son dernier signe de vie. Il devait rentrer vers 12h15, voire 12h30. A 14h30, le Commandant Saint-Exupéry n'est pas rentré. n’est pas rentré. A 16h00 il est déclaré disparu en mission.

La nouvelle est rendue publique par la radio d’Alger. Elle est bientôt connue du monde entier.

 

Il est alors impossible d'effectuer des recherches sur le terrain en temps de guerre, Saint-Ex est officiellement porté disparu. Sa mémoire est célébrée solennellement à Strasbourg le 31 juillet 1945 et en 1948, il est reconnu « Mort pour la France ».

Mais personne ne sait vraiment où est tombé l’aviateur.

 

Lien du jour : http://www.antoinedesaintexupery.com/

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 23:01

 

Deux semaines après le débarquement allié en Sicile, Mussolini est mis en minorité par le Grand Conseil fasciste, destitué et placé en résidence surveillée.

Ses anciens fidèles, sous la direction du maréchal Badoglio, tentent dès lors de conclure un armistice avec les envahisseurs en s'efforçant d'écarter leurs anciens alliés allemands.

 http://www.kyliemccormick.com/italianholocaust/images/mussolini.jpg

Le 25 juillet 1943, le roi Victor Emmanuel III nomme le maréchal Badoglio chef du gouvernement avec les pleins pouvoirs militaires. Mussolini apprend la décision lors d’une réunion avec le roi, il est arrêté à l’issue de cette entrevue.

La fin de Mussolini se fit dans l’indifférence générale même auprès des fascistes les plus durs. La majorité des Italiens lassés de la guerre souhaitent sortir du conflit par n’importe quel moyen, la confiance envers Mussolini et le régime était en chute libre. Les Italiens étaient convaincus que les puissances de l’Axe ne pourraient plus gagner et que le territoire national serait bientôt envahit par les alliés.

 

Lire également :

25 novembre 1922 - Mussolini obtient les pleins pouvoirs

3 janvier 1925 - L'Italie entre dans la dictature

10 juillet 1943 - Débarquement anglo-saxon en Sicile

2 juin 1946 - Abolition de la monarchie - Naissance de la République italienne

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 23:01

Après avoir provoqué la chute du gouvernement d'Aristide Briand, Édouard Herriot devient président du Conseil pour la seconde fois le mardi 20 juillet 1926.

Sa nomination fait suite à la tentative de Joseph Caillaux, alors ministre des Finances, de prendre les pleins pouvoirs financiers afin de contrer la baisse du franc.

Mais ce « gouvernement d'union nationale » voulu par Herriot ne résiste pas à la crise financière et est renversé dès le 21 juillet. Il remplacé par Raymond Poincaré.

 

Biographie d’Édouard Herriot

Né le 5 juillet 1872 à Troyes (Aube),

Décédé le 26 mars 1957 à Saint-Genis-Laval (Rhône)

Sénateur du Rhône de 1912 à 1919.

Député du Rhône de 1919 à 1942.

Ministre des Transports, des Travaux Publics et du Ravitaillement du 1er décembre 1916 au 18 mars 1917.

Président du Conseil et ministre des Affaires Étrangères du 14 juin 1924 au 10 avril 1925.

Président du Conseil et ministre des Affaires Étrangères du 19 au 21 juillet 1926.

Ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts du 23 juillet 1926 au 6 novembre 1928.

Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères du 3 juin au 14 décembre 1932.

Ministre d'Etat du 9 février 1934 au 22 janvier 1936.

Membre de la Première et de la Seconde Assemblée nationale Constituante (Rhône)

Député du Rhône de 1946 à 1957.

 

 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 23:01

Dégradé de ses fonctions de capitaine de l'armée française en 1894 pour avoir divulgué des secrets militaires à l'Allemagne, Alfred Dreyfus est réhabilité par la Cour de cassation de Rennes.

Après avoir effectué cinq ans de bagne en Guyane, il s'était vu déclaré coupable de haute trahison en 1899 et condamné à 10 ans de prison.

Pourtant, toutes les preuves attestaient de son innocence et de la culpabilité d'un autre officier, le commandant Esterházy.

 

Le jeudi 12 juillet 1906, la Cour de cassation, sous la présidence du Premier président Ballot-Beaupré, cassant l'arrêt du conseil de guerre de Rennes, réhabilite Dreyfus :

 

Attendu, sans aucun doute, que, sinon devant le Conseil de guerre de Rennes, du moins autour de lui, dans la presse et dans le public, un bruit avait été répandu, d'après lequel la pièce, présentée comme étant le Bordereau saisi, ne serait que la copie sur papier pelure du Bordereau original portant de la main d'un souverain étranger une annotation accusatrice contre Dreyfus ;

 

Mais attendu que, dans leurs dépositions reçues sous la foi du serment en 1904, cette allégation (ainsi que celle d'une prétendue lettre du même souverain) a été absolument démentie par le Président Casimir-Perier, les généraux Mercier, Billot, Zurlinden, de Boisdeffre, Gonse, Roget, les lieutenants-colonels Picquart, du Paty de Clam, Rollin, et les autres officiers du service de renseignements, que le général Mercier a dit notamment : "C'est une légende complètement inexacte, rien, rien, rien n'a pu y donner lieu" ; que cette légende doit être mise à néant ;

 

Attendu, en dernière analyse, que de l'accusation portée contre Dreyfus, rien ne reste debout ; et que l'annulation du jugement du Conseil de guerre ne laisse rien subsister qui puisse à sa charge être qualifié crime ou délit ;

 

Attendu, dès lors, que par application du paragraphe final de l'article 445 aucun renvoi ne doit être prononcé ;

 

Par ces motifs,

 

Annule le jugement du Conseil de guerre de Rennes qui, le 9 septembre 1889, a condamné Dreyfus à dix ans de détention et à la dégradation militaire, par application des art ; 76 et 463 C pén. et 1er de la loi du 8 juin 1850 ;

 

Dit que c'est par erreur et à tort que cette condamnation a été prononcée ;

 

Donne acte à Dreyfus de ce qu'il déclare renoncer à demander l'indemnité pécuniaire que l'art. 446 C inst. crim. permettait de lui allouer ;

 

Ordonne qu'en conformité de cet article le présent arrêt sera affiché à Paris et à Rennes et sera inséré au Journal Officiel, ainsi que dans cinq journaux, au choix de Dreyfus ;

 

Autorise Dreyfus à le faire publier aux frais du Trésor et au taux des insertions légales dans cinquante journaux de Paris et de province, à son choix ;

 

Ordonne que l'arrêt sera transcrit sur les registres du Conseil de guerre de Rennes et que mention en sera faite en marge de la décision annulée.

 Réhabilitation du capitaine Dreyfus

Dès le lendemain, 13 juillet, Eugène Etienne, ministre de la guerre, dépose sur le bureau de la Chambre des députés deux projets de loi : l'un portant réintégration dans les cadres de l'armée du capitaine d'artillerie Dreyfus avec le grade de chef d'escadron, et l'autre réintégrant le lieutenant-colonel d'infanterie Picquart, avec le grade de général de brigade.

 

Le 20 juillet, le commandant Dreyfus est nommé chevalier de la Légion d'honneur, lors d’une cérémonie à l’Ecole militaire.

 

Relire aussi : 22 décembre 1894 - Dreyfus reconnu coupable


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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 23:01

A 14 heures, le Parlement rassemblé au Grand-Casino de Vichy vote la fin de la IIIe République, par 569 voix contre 80 et 19 abstentions. Tous les pouvoirs reviennent au Président du Conseil, le maréchal Philippe Pétain âgé de 85 ans.

Il prend en charge la rédaction de la nouvelle constitution appelée « Constitution de l'Etat français ». Il y est stipulé que devront être garantis « les droits du travail, de la famille et de la patrie. »

Conscients du danger qu'il y avait de déléguer le pouvoir constituant aux détenteurs du pouvoir exécutif, malgré les menaces et les pressions dont ils furent l'objet, 80 parlementaires votèrent contre.

Par leur clairvoyance, leur civisme républicain et leur courage, ils ont sauvé l'honneur de la République.

 

Chronologie d’une collaboration avec le régime Nazi

Le 17 mai 1940, à 84 ans Pétain est nommé vice-président du Conseil dans le gouvernement de Paul Reynaud.

Le 14 juin 1940, Paris est occupé par les allemands. Le gouvernement se réfugie à Bordeaux

Le 16 juin 1940, Paul Reynaud démissionne. Le président de la république nomme Pétain chef du gouvernement

Le 17 juin 1940, Pétain annonce son intention de signer l’armistice avec l'ennemi (elle sera signée le 20 et entrera en vigueur le 25)

Le 25 juin 1940, Pétain annonce les conditions de l'armistice. Il dira entre autres : Un ordre nouveau commence... Notre défaite est venue de nos relâchements. L'esprit de jouissance détruit ce que l'esprit de sacrifice a édifié....

Le 1er juillet 1940, le Gouvernement Pétain s'installe à Vichy.

Le 10 juillet 1940, les deux chambres attribuent les pleins pouvoirs à Pétain

Le 11 juillet 1940, Pétain s’autoproclame chef de l’État français et instaure un régime autoritaire.

Le 12 juillet, il désignera Pierre Laval comme vice-président du Conseil et successeur.

Le 24 octobre 1940, Pétain et Hitler se remontrent à Montoire (Loir et Cher)

Le 30 octobre 1940, Pétain annonce officiellement que le régime s'engage dans la collaboration avec l'ennemi.

En octobre 1940 (alors que les Allemands n'avaient rien demandé) le régime promulgue des lois d'exclusion à l'encontre des juifs et des francs-maçons.

En mars 1941, est créé un « Commissariat général aux questions juives ».

 

En août 1942, un télégramme signé Pétain félicite Hitler d’avoir fait échec à la tentative de débarquement allié à Dieppe.

En septembre 1942, la création du STO (service du travail obligatoire) permet le départ forcé de plus de 600 000 travailleurs en Allemagne.

 

L’État Français s'effondrera à la libération en août 1944.

 

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 23:01

À Alameda, en Californie, Johnny Weissmuller franchit les 100 m en 58,6 secondes.

Il bat ainsi le record du monde mais surtout est le premier nageur à mettre moins d'une minute pour faire 100 m.

Johnny Weissmuller 

Avant d’incarner Tarzan, Johnny Weissmuller sera un des plus grands champions de l’histoire de la natation, au même titre que Mark Spitz.

Il fut détenteur de trois records du monde en 1927, titulaire de cinq médailles d'or en deux olympiades (100, 400 et relais 4x200) et d'une médaille de bronze en water-polo.

Au total, il remporta 52 titres de champion des États-Unis, et établit 28 records du monde. Une des particularités de Johnny Weissmuller est de nager le crawl avec la tête hors de l'eau, méthode totalement abandonnée depuis.

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 23:01

C'est seulement un quart de siècle après sa mort que le rôle de « Jehanne la Pucelle » sera pleinement reconnu.

Le pape Calixte III, à l'initiative de la mère de Jeanne, constitue à Rouen un tribunal ecclésiastique destiné à réexaminer les conditions du premier procès.

Procès en réhabilitation

Le Pape ordonna à Thomas Basin, évêque de Lisieux et conseiller de Charles VII, d'étudier en profondeur les actes du procès de Jeanne d'Arc. Son mémoire fut la condition juridique du procès en réhabilitation. Après avoir enregistré les dépositions de nombreux contemporains de Jeanne, dont les notaires du premier procès et certains juges, il déclare le premier procès et ses conclusions « nuls, non avenus, sans valeur ni effet » et réhabilite entièrement Jeanne et sa famille. Il ordonne également l'« apposition d'une croix honnête pour la perpétuelle mémoire de la défunte » au lieu même où Jeanne est morte.

Les juges voient défiler à la barre des centaines de témoins, compagnons d'enfance et compagnons d'armes de Jeanne. Tous sont unanimes à célébrer sa piété, sa vertu et la force de ses convictions...

En foi de quoi, le 7 juillet 1456, les juges déclarent le procès de 1431 « entaché de vol, calomnie, iniquité ».

 

Jeanne d'Arc est canonisée le 16 mai 1920, et Pie XI la proclame sainte patronne secondaire de la France en 1922.

 

Sentence de réhabilitation de Jehanne la Pucelle

Texte traduit en français d'après les textes latins originaux officiels

 

En premier déclarons et, selon l’exigence de la justice, décrétons que les propositions commençant par « Quaedam femina » dans le prétendu procès et l’instrument des prétendues sentences prononcées contre ladite défunte, seraient, furent et sont un extrait corrompu, frauduleux, calomnieux, perfide et déloyal du prétendu procès et des déclarations de ladite défunte ; que la vérité a été tue et des faussetés introduites en plusieurs points essentiels, grâce à quoi la conscience des juges et consultants était susceptible de se voir égarée ; qu’ont été dûment ajoutées plusieurs circonstances aggravantes, non contenues dans le procès et les déclarations susdites, retranchées certaines circonstances atténuantes et justifications, altérée enfin la forme des mots, qui en modifie l’essence. A ces causes, nous cassons, supprimons et annulons ces propositions, comme fausses, mensongères, frauduleusement extraites, et dissemblables des déclarations de l’accusée elle-même; nous en ordonnons la lacération immédiate.

 

(On procèda à cette lacération.)

 

Vu d’autre part avec attention les autres parties du même procès, et spécialement deux prétendues sentences qui y sont contenues, et que les juges qualifient de lapse et de relapse; dûment considéré la qualité des juges susdits et de ceux à la garde de qui ladite Jeanne était commise ;

 

vu les récusations, soumissions, appels et multiples requêtes par lesquels ladite Jeanne réclama que tous ses dits et ses faits fussent transmis au Saint-Siège apostolique et à Notre-Très-Saint-Seigneur le Souverain Pontife, auquel elle se soumettait et soumettait tous ses actes ;

 

attendu, quant à la matière dudit procès, l’abjuration prétendue, fausse, artificieuse, extorquée par la force et la terreur, en présence du bourreau et sous la menace du bûcher imminent, et que ladite défunte ne put ni préméditer ni comprendre ; attendu d’autre part les traités et opinions de prélats et docteurs solennels experts en droit divin et humain, selon lesquels, aux termes de très élégantes dissertations sur la nullité et l’injustice de cette cause en de nombreux aspects, les forfaits imputés à ladite Jeanne dans lesdites prétendues sentences ne peuvent aucunement se déduire du cours du procès ou en être extraits ;

 

attendu tous et chacun autres éléments d’information qui étaient à considérer en l’occurrence ;

 

… Nous, siégeant en tribunal et ayant Dieu seul devant les yeux, par Notre sentence définitive que siégeant en tribunal Nous portons par cet acte,

 

… Disons, prononçons, décrétons et déclarons que lesdits procès et sentences, entachés de dol, chalonge [calomnie judiciaire], iniquité, mensonge, erreur manifeste de droit et de fait, de même que ladite abjuration et toutes leurs exécutions et séquelles ont été, sont et seront nuls, invalides, inexistants et vains ;

 

et ce néanmoins, autant que de besoin et de raison, les cassons, supprimons, annulons et déclarons dénués de toute validité ; déclarons en outre que ladite Jeanne, ses parents et les demandeurs eux-mêmes, n’ont été entachés d’aucune souillure d’infamie à l’occasion des prémisses, et qu’ils en doivent être réputés exempts et saufs ; les en disculpant autant que de besoin est ;

 

ordonnons que sera notre sentence solennellement exécutée soit intimée au plus tôt dans cette ville, en deux endroits : l’un, ce jour d’hui même, sur la place de Saint-Ouen, après procession générale préalable ; l’autre, demain, au Vieux-Marché, au lieu où ladite Jeanne fut affreusement et cruellement étouffée par le supplice du feu ; prédication solennelle y sera faite, et une croix érigée pour entretenir à jamais sa mémoire et implorer le salut de son âme et de celles des autres défunts ; nous réservant de faire exécuter, intimer, signifier notoirement pour l’avenir Notre sentence dans les cités et lieux insignes de ce royaume, selon qu’il pourrait Nous apparaître opportun, et parachever ce qui resterait à accomplir.

 

Portée, lue et promulguée fut cette présente sentence par les Seigneurs juges, en présence de Révérend Père in Xto Mgr l’Evêque de Démétriade ; Hector de Coquerel, Nicolas du Boys, Alain Olivier, Jean du Bec, Jean de Gouys, Guillaume Roussel, Laurent Sureau, chanoines ; Martin Ladvenu, Jean Roussel, Thomas de Fanoullières. Desquelles écritures en leur totalité Maître Simon Chapitault, promoteur, Jean d’Arc et Prévosteau, au nom des autres, demandèrent un exemplaire, etc.

 

Fait au palais archiépiscopal, l’an du Seigneur 1456, le septième jour du mois de juillet.

 

Relire aussi :

8 mai 1429 - Jeanne d'Arc délivre Orléans

30 mai 1431 - Jeanne d'Arc au bûcher

16 mai 1920 - L'Église canonise Jeanne d'Arc

 

 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 23:01

Ouvert le 11 mai 1987, le procès de l'ancien chef de la Gestapo de Lyon s'achève devant la Cour d'Assises du Rhône. Accusé de tortures, d'exécutions, de déportations, notamment celle des enfants d'Izieu en 1944, Barbie est condamné à la réclusion à perpétuité.

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Qui était Klaus Barbie ?

Klaus Barbie est né le 25 octobre 1913 à Bad Godesberg, une petite ville de la vallée du Rhin.

Il s'est engagé dans les S.S. le 26 septembre 1935. On lui confie rapidement des tâches de police, à Berlin, puis, après les premières victoires nazies, en 1940, à La Haye où son rôle consiste à arrêter les réfugiés politiques allemands installés aux Pays-Bas et les Juifs.

C'est à cette époque qu'Anne Frank se cache pour échapper justement aux rafles organisées par Klaus Barbie.

En 1942, il fut envoyé à Dijon, puis à Lyon en novembre 1942 où il dirige la Gestapo. Il dirige une région qui comprend Lyon, mais aussi le Jura, les Hautes-Alpes et jusqu'à Grenoble. Il organise la chasse aux Juifs dans Lyon, mais aussi la chasse aux résistants, qu'il torture, après l'arrestation.

Le 21 juin 1943, renseigné par un traître, il réussit à arrêter tous les résistants présents à une réunion, dans la maison du Docteur Dugoujon, à Caluire, dans la banlieue de Lyon.

Mais Klaus Barbie ne comprit pas tout de suite qu'il tenait « Max » (surnom de résistant de Jean Moulin) et il le tortura.

 

Les enfants d'Izieu

Le Jeudi 6 avril 1944, Klaus Barbie arrête les 44 enfants juifs réfugiés dans une maison d'Izieu, dans l'Ain, à 80 km de Lyon. Neuf jours plus tard, ces enfants sont réduits en cendres dans les fours crématoires du camp d'Auschwitz.

 

 

Fuite en Bolivie

En 1952 et 1954, Klaus Barbie est condamné à mort par contumace par le Tribunal permanent des forces armées de Lyon. On y énumérait ses exactions, des crimes de guerres : tortures, exécutions, déportations, pillages. Mais Klaus Barbie est protégé par les services secrets américains qui l’ont engagé. Grâce à eux, il gagne la Bolivie et en acquière la nationalité.

En Bolivie, il met ses compétences au service de la dictature. Il dispose d'un passeport diplomatique et va en Europe négocier des achats de véhicules militaires destinés à la répression des manifestations d'opposition. Il se fait appeler Klaus Altmann et prend la nationalité bolivienne.

Pendant toutes ces années Klaus Barbie va vivre incognito en Bolivie, Cependant un couple va jouer un rôle prépondérant dans la fin de la cavalcade du criminel de guerre ; Serge et Beate Karlsfeld. Lui est le fils d'un déporté assassiné à Auschwitz, elle est allemande, ensemble, ils traquent les nazis et réussissent à identifier Klaus Barbie en 1971.Le couple le reconnaît et alerte les services français.

 

Arrestation

Le pouvoir politique change en Bolivie et Klaus Barbie est arrêté. La nationalité bolivienne lui est retirée au motif qu'il a fait de fausses déclarations pour l'obtenir.

Il est expulsé de Bolivie et se retrouve dans un avion vers la France. Son expulsion est annoncé le 7 février 1983, en France il sera emprisonné à Lyon ; là où il a sévit.

 

Le Procès

Le 11 mai 1987 s'ouvre le procès de l'ex-Général de la gestapo de Lyon à la cour d'Assises de Lyon. Barbie n'y assistera que quelques jours, ensuite ne supportant pas les nombreux témoignages accablant il préfère rester dans sa cellule.

Le bilan des crimes en France de Klaus Barbie : 4.342 meurtres, 7.581 juifs déportés, 14.311 résistants arrêtés et torturés.

Le samedi 4 juillet 1987, les trois magistrats et les neufs jurés reviennent de plus de six heures de délibérations. On fait entrer Klaus Barbie, et le président du tribunal, André Cerdini, prononce un verdict de culpabilité. Barbie est déclaré coupable sans circonstances atténuantes des dix-sept crimes contre l’humanité dont il était accusé. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

 

Klaus Barbie est mort en prison le 25 septembre 1991.

 

Relire aussi :

23 juillet 1945 - Ouverture du procès Pétain

 

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 23:01

Le Duc des Francs, d'Aquitaine et de Bourgogne est sacré roi de France à Noyon par l'archevêque de Reims, Adalbéron.

Il prend le nom d'Hugues Ier ; et Paris redevient alors la capitale du royaume.

A 47 ans, il est le premier souverain non Carolingien depuis Pépin le Bref en 768.

 

Hugues Capet ouvre la voie à une lignée qui régnera sur la France pendant plus de 300 ans : les Capétiens.

Marié à une princesse carolingienne, Adélaïde de Poitou, il se présente en continuateur de la dynastie précédente mais pour assurer la survie de la sienne propre, il associe d'emblée son fils Robert (15 ans) au pouvoir et le fait sacrer dès le 25 décembre 987 à Orléans.

 

Le 24 octobre 996, Hugues Capet décède près de l'abbaye de Saint-Martin de Tours. Il laisse à son fils Robert le Pieux, la succession de son trône. C'est ainsi que pendant près de 200 ans les Capétiens vont régner sur la France en appliquant au trône de France l'hérédité masculine par primogéniture.

En fondant l'hérédité dynastique, Hugues Capet est devenu la souche des trois dynasties de souverains (Capétiens, Valois, Bourbons) qui se sont succédé sur le trône de France jusqu'en 1848, et dont les branches collatérales ont régné sur les royaumes de Naples, de Hongrie et d'Espagne.

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 23:01

 

Le mercredi 30 juin 1976, le ministère des Transports annonce la naissance de « Bison Futé ». Symbolisé par un indien, ce service est chargé d’améliorer la circulation sur les routes de France lors des grands chassés croisés en prodiguant conseils et prévisions.

 

L’été précédent, plus de 60.000 voitures étaient immobilisées sur près de 600 km d’embouteillage.

C’est ainsi que « Bison Futé », groupe composé d'une dizaine de personnes, en arrive à informer et conseiller les automobilistes pour mieux organiser la circulation.

« Bison futé », au début est simplement composé d’une dizaine de personnes chargées de conseiller et d’informer les futurs voyageurs pour organiser au mieux les déplacements.

Le service oriente dès la première année son action sur trois axes : l'étalement dans le temps des déplacements (grâce à des tranches horaires conseillées et des aires de repos aménagées), le renforcement des itinéraires Bis (plus de 3 500 km d'itinéraires Bis sont balisés dès 1976) et la communication vers l'usager (via 64 quotidiens nationaux et régionaux).

 

Aussitôt créé, le succès est au rendez-vous

Bison Futé est suivi par des millions de français, soucieux de ne pas se retrouver coincés sur les routes et autoroutes pendant des heures.

Dès le mois de juillet, le résultat est épatant et « Bison Futé » gagnera ainsi l’estime des Français.

Le résultat sera spectaculaire puisque les congés de l’été 1976 verront les bouchons fondre de plus de 50 %

http://www.lerepairedesmotards.com/img/logo/bison-fute-1.gif    http://2.bp.blogspot.com/_DMxDOYqJJ7Q/S-RCzP2jHiI/AAAAAAAABKs/ZomuHvXOVPs/s320/bison-fut%C3%A9.jpg

 

Lien du jour : Site officiel de Bison Futé

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 23:01

Jean Casimir-Périer est élu, le mercredi 27 juin 1894, président de la République. Il succède à Sadi Carnot, victime de la vague d'assassinats anarchistes qui frappe la France.

Le 24 juin 1894 le Président de la République Sadi Carnot, est assassiné à Lyon par l’anarchiste italien Caserio. Les groupes de la majorité réunis au Sénat choisissent Jean Casimir-Perier comme candidat à la présidence de la République et il est élu largement à Versailles face au radical Henri Brisson (195 voix) et à Charles Dupuy (97 voix).

 

Soutenu par la droite, il est rapidement attaqué par les radicaux et la gauche, qui voient en lui l'incarnation d'une politique réactionnaire.

Principal actionnaire des mines d'Anzin, l'homme se rend très vite impopulaire dans les milieux de gauche, d'autant qu'il renforce dès le 27 juillet les lois répressives (« lois scélérates ») qui ont motivé le meurtre de Sadi Carnot.

L'opposition socialiste l'attaque violemment.

Face au peu de pouvoir qu'il possède vis-à-vis de ses ministres, aux attaques et peu à l'aise dans ses fonctions, il démissionne le 16 janvier 1895 et se retire de la vie politique.

Il adresse aux Chambres un message où il fait part de son amertume devant les injures et la méfiance qui l'accablent et devant l'impuissance à laquelle est réduit le président de la République.

 

Il refuse la proposition du président Émile Loubet de former un gouvernement en 1899.

Il décède le 11 mars 1907 à Paris.

 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 23:01

Après une interruption de huit ans à cause de la Seconde Guerre mondiale, le Tour de France est à nouveau lancé. Sous la direction de Jacques Goddet, le journal « l’Auto » est devenu « l’Equipe » et organise la course sur des routes en piteux état.

 

34 ème Tour de France, du 25 juin au 20 juillet 1947.

5 jours de repos (Besançon, Briançon, Nice, Luchon, Vannes).

Pour la 1 ère fois, le Tour fait étape à l'étranger (Lille-Bruxelles puis Bruxelles-Luxembourg).

 

21 étapes - 4642 km

1 Paris-Lille 236 km

2 Lille-Bruxelles (Bel) 182 km

3 Bruxelles (Bel) -Luxembourg (Lux) 314 km

4 Luxembourg (Lux) -Strasbourg 223 km

5 Strasbourg-Besançon 248 km

6 Besançon-Lyon 249 km

7 Lyon-Grenoble 172 km

8 Grenoble-Briançon 185 km

9 Briançon-Digne 217 km

10 Digne-Nice 255 km

11 Nice-Marseille 230 km

12 Marseille-Montpellier 165 km

13 Montpellier-Carcassonne 172 km

14 Carcassonne-Luchon 253 km

15 Luchon-Pau 195 km

16 Pau-Bordeaux 195 km

17 Bordeaux-Les Sables-d'Olonne 272 km

18 Les Sables-d'Olonne-Vannes 236 km

19 Vannes-Saint-Brieuc 139 km (contre-la-montre)

20 Saint-Brieuc-Caen 235 km

21 Caen-Paris 257 km

 

Les équipes :

99 partants (5 équipes nationales de 10 coureurs et 5 équipes régionales de 10 coureurs (1 non partant).

53 arrivants.

http://ledicodutour.perso.sfr.fr/images/coureurs/jean_robic.jpg

Ce sera Jean Robic qui terminera premier du classement.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 23:01

François Duvalier, surnommé « Papa Doc », président de la République d'Haïti (Antilles) depuis 1954, s'autoproclame président à vie. Avant lui, depuis 1804, 24 chefs d'Etat sur 36 ont été renversés ou assassinés. Avec l'appui des miliciens « tontons macoutes », il établit un régime dictatorial dirigé contre les métis et les chrétiens.

 

Dictateur de père en fils

A sa mort en 1971, son fils Jean-Claude Duvalier, surnommé « Bébé Doc », lui succédera. À 19 ans, il devenait ainsi le plus jeune chef d'État (et dictateur) au monde.

Jean-Claude Duvalier, tenu responsable par des organisations internationales de défense des droits de l'homme de la mort de milliers d'opposants sous sa présidence (1971-1986) est, en outre, accusé par les autorités d'Haïti de plus de 100 millions de dollars de détournements de fonds, d'abus de pouvoir, de vol et de corruption.

 

Des émeutes populaires mettront fin à la dictature des Duvalier.

Le 7 février 1986, la politique de « Bébé Doc » et les difficultés économiques du pays le forcent à prendre la fuite devant une insurrection populaire. Il remet le pouvoir aux mains des militaires et quitte l'ile à bord d'un avion de l'US Air Force.

Le 8 février 1986, le nouveau gouvernement libère les prisonniers politiques, instaure un couvre-feu.

 

France terre d’accueil !

Jean-Claude Duvalier s'établit en France, sans avoir jamais obtenu officiellement l'asile politique et sans que le Président Mitterrand ne s’en émeuve. Il s'exile avec une fortune évaluée à 900 millions de dollars, extraite des caisses de l’État haïtien, soit une somme alors supérieure à la dette externe du pays. Malgré les demandes répétées, il n'est jamais livré à la justice de son pays. La famille Duvalier a pourtant détourné à son profit 80 % de l’aide économique versée à Haïti.

 

Sauveur Vaisse, ex-avocat de Baby Doc avait déclaré en 2011 :

« Le ministre des Affaires extérieures, Roland Dumas, a fini par admettre qu’en laissant atterrir Duvalier, Mitterrand lui avait accordé une forme d’asile régalien. Dumas m’a parlé de façon suffisamment claire pour que je me sente autorisé à dire à mon client que s’il se faisait discret, il ne pourrait rien lui arriver. »

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 23:01

Le général de Gaulle depuis les studios de la BBC à Londres appelle les Français à la résistance.

Son message est diffusé sur les ondes le mardi 18 juin 1940 à 22 heures et rediffusée le lendemain à 16 heures. Les journaux encore libres du Sud de la France publieront le message.

général de Gaulle depuis les studios de la BBC à Londres 

La veille, les auditeurs ont pu entendre à la radio nationale le maréchal Pétain annoncer que la guerre était perdue.

Refusant la capitulation de la France face à l’ennemi nazi, le général de Gaulle rejoint Londres afin d’y poursuivre le combat. Le 18 juin, il lance depuis la BBC son célèbre appel à continuer la lutte, acte fondateur de la France Libre

Le 28 juin, le Général sera reconnu par Winston Churchill, Premier ministre britannique, comme le chef des Français libres.

 

Les traces de l’appel

Ce jour là, les rares Français à avoir entendu l’appel ne comprennent pas toute l’importance de ce discours, porteur d’espoir pour la liberté, et de combativité.

Il n'y a pas eu d'enregistrement audio ou vidéo de l'appel du 18 juin, mais les 4 feuillets sur lesquels le général de Gaulle avait rédigé son Appel existent toujours. Ils sont la propriété de l'amiral Philippe de Gaulle.

 

L’affiche dite de « l’appel du 18 juin » est en fait est une synthèse des discours prononcés par Charles de Gaulle à Londres les 18 (rediffusé le 19) et 22 juin 1940.

3 tirages sont effectués en Angleterre en 1940. De dimensions modestes, le texte est entouré des couleurs… anglaises : bleu à l’extérieur, rouge à l’intérieur. Il est accompagné d’une traduction anglaise.

 

À l’automne de 1944, les tirages réalisés en France et en Afrique du Nord furent plus nombreux. Les couleurs de l’encadrement sont inversées, rouge à l’extérieur, bleu à l’intérieur, et apparaît la mention 18 juin 1940, d’où l’erreur d’appellation concernant l’affiche initiale.

 

Relire aussi :

16 juin 1940 - Pétain président du Conseil

Texte de l’appel du 18 juin 1940 par le général Charles De Gaulle

Manuscrit de l'appel du 18 juin

14 juillet 1940 - Première diffusion de l’émission « les Français parlent aux Français »

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 23:01

Philippe Pétain, 84 ans, le vainqueur de Verdun et l'un des derniers maréchaux survivants de la Grande Guerre, est nommé président du Conseil, après la démission de Paul Reynaud.

La moitié de la France étant occupée par les Allemands, il demande aussitôt l'armistice et installe son gouvernement à Vichy.

En juillet, l'Assemblée nationale lui donnera les pleins pouvoirs. Pétain mettra alors fin à la République et instaurera, sous la devise « Travail, Famille, Patrie », un État nationaliste et autoritaire, dominé par les Allemands.

 

Armistice ou capitulation ?

Dans le désarroi général, Paul Reynaud aurait souhaité que les militaires demandent un cessez-le-feu ou une capitulation tandis que le gouvernement se serait replié en Afrique du Nord pour continuer la lutte dans l'honneur.

Au plus vif des discussions ministérielles entre l'option de l'armistice et celle de la poursuite de la guerre depuis l'Angleterre et l'Empire, le Maréchal Pétain fait savoir qu'il démissionnera si le principe de l'armistice n'est pas retenu.

Paul Reynaud cède et remet sa démission le même jour, en fin d'après-midi. Le Maréchal, alors âgé de 84 ans, est reçu par Albert Lebrun dans la soirée. Il succède à Paul Reynaud, en place depuis le 21 mars.

A l'instant de sa nomination, le maréchal, qui s'était dit démissionnaire le matin, sort de sa poche un document portant la composition de son gouvernement.

 

Le Président de la République

Décrète :

Art 1°. – M. le Maréchal Pétain est nommé président du conseil des ministres, en remplacement de M. Paul Reynaud, dont la démission est acceptée.

Art 2. – Le président du conseil est chargé de l'exécution du présent décret.

Fait à Bordeaux, le 16 juin 1940.

 

Relire aussi :

Texte de l’appel du 18 juin 1940 par le général Charles De Gaulle

22 juin 1940 - La France signe l'armistice

25 juin 1940 - Pétain annonce aux Français les conditions de l'armistice

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

23 juillet 1945 - Ouverture du procès Pétain

 

 

 

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