Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 00:01

3 mars 1714 - Traité de Rastatt.

Le traité de Rastatt a été signé le 3 mars 1714. Il a été rédigé entièrement en français et met fin à la Guerre de Succession d'Espagne.

Cet écrit a été signé entre l'archiduché d'Autriche et le royaume de France, respectivement représentés par le duc de Villars et le prince Eugène. Il fait suite à de sérieuses négociations entre les deux parties, qui duraient depuis novembre 1713.

 

3 mars 1878 - Signature du traité de San Stefano

Le 3 mars 1878 est signé le traité de San Stefano qui met fin à la guerre russo-turque entamée en 1877, au sujet des Balkans. Cet accord voit la Roumanie, le Monténégro et la Serbie obtenir leur indépendance, ainsi que la création de la principauté de Grande Bulgarie, toujours en Empire ottoman, mais sous influence russe. Avec ce traité, la Russie se voit également annexer le delta du Danube et la Dobroudja.

 

3 mars 1886 - Signature du traité de Bucarest

Le 3 mars 1886, la Bulgarie et la Serbie signent le traité de Bucarest, mettant ainsi fin à la guerre serbo-bulgare. Ce traité fait suite à la conférence d'Istanbul organisée par l'Autriche, et qui reconnaît formellement l'indépendance de la Bulgarie, ainsi que ses nouvelles frontières. L'accord met fin à l'invasion de la Serbie en Bulgarie, en 1885, qui avait peur de ce nouvel ennemi de plus en plus puissant.

 

3 mars 1918 - Signature du traité de Brest-Litovsk

Menacé par la guerre civile, le gouvernement révolutionnaire russe se résout à faire la paix avec l'Allemagne à tout prix. Moscou reconnaît l'indépendance de la Finlande, des pays baltes, de la Pologne et de l'Ukraine. Deux mois de pourparlers ont été nécessaires aux deux pays pour arriver à la signature de ce traité. Lénine, humilié par la perte d'une grande partie de la Russie, le qualifie de « honteux traité ».

 

Repost 0
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 00:01

Le 27 février 1933, à Berlin, le Reichstag, siège du Parlement allemand, prend feu, sans doute à l'initiative des SA nazis, commandités par Hermann Göring. Un demi-fou communiste, Marinus van der Lubbe est cependant accusé du forfait.

La présence de Van der Lubbe, Hollandais de la mouvance communiste et en apparence déséquilibré, sur place au même moment, allumant de son côté de petits foyers d'incendie, n'aurait été qu'une coïncidence à moins que des agents nazis aient poussé le Hollandais à la faute.

Il sera considéré comme responsable de l'incendie et exécuté.

Dans les faits, le doute demeure. Certains historiens pensent que le soir du 27 février, un détachement de Sections d'Assaut (SA) nazies aurait emprunté un passage souterrain menant de la demeure de Hermann Göring (ou Goering, ministre de l'Intérieur du Land de Prusse) au Reichstag et y aurait répandu des produits hautement inflammables.

 

Adolf Hitler, chancelier depuis moins d'un mois, en prend prétexte pour interdire aussitôt le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands), parti communiste allemand. 10.000 personnes proches du parti ou opposants avérés aux nazis sont internées dans les nouveaux camps de concentration.

Dès le lendemain est promulgué un « décret pour la protection du peuple et de l'État » qui suspend les libertés fondamentales, donne des pouvoirs de police exceptionnels aux Régions (Länder) et met fin à la démocratie !...

 

Repost 0
30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 00:01

Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler est appelé à la Chancellerie (un poste équivalent à celui de Premier ministre). Le président de la République, le vieux maréchal Paul Von Hindenburg (86 ans), demande à Hitler (43 ans), chef ou Führer du parti national-socialiste allemand (le NSDAP, en abrégé nazi), de former le nouveau gouvernement allemand.

Ancien soldat de la Grande Guerre, antisémite et ultra-nationaliste, Adolf Hitler adhère au Parti nazi (le NSDAP) en 1920. Il en devient vite le chef.

En 1923, il tente un coup de force à Munich : c’est l’échec. Après un bref séjour en prison (où il rédige son livre Mein Kampf, « Mon combat »), Hitler se lance définitivement en politique.

Profitant de la crise économique qui s’abat sur l’Allemagne à partir de 1929, Hitler transforme le NSDAP en un parti de masse, capable de conquérir le pouvoir. Par l’intimidation, la démagogie et la haine, il obtient plusieurs succès aux élections de 1930, 1931 et 1932 : 1 allemand sur 3 vote alors pour le NSDAP.

Le 30 janvier 1933, le président de la république, le vieux maréchal Hindenburg, qui méprise Hitler, mais le sous-estime, se résout à le nommer chancelier.

Cette arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler est la première étape de la transformation de l'Allemagne en dictature.

Avec une rapidité foudroyante et par des moyens tout à fait illégaux, Hitler va asseoir son hégémonie en dépit de la faible représentation de son parti au gouvernement et au Reichstag.

Dès le lendemain de son investiture à la Chancellerie, Hitler dissout le Reichstag et prépare de nouvelles élections pour le 5 mars 1933. Dans le même temps, il trace ce que son chef de la propagande, Josef Goebbels, appelle « les grandes lignes de la lutte armée contre la terreur rouge ».

 

Relire également

20 mars 1933 - premier camp de concentration nazi

16 mars 1935 - Hitler réarme l'Allemagne

12 mars 1938 - Anschluss de l'Autriche

 



Repost 0
3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 00:01

Le leader du parti fasciste, Benito Mussolini, prononce un discours au Parlement dans lequel il revendique l’assassinat de l’homme politique de l’opposition, Giacomo Matteotti.

 

Très vite, il profitera de la situation instable et du soutien du roi pour instaurer concrètement un régime dictatorial fasciste. Il mettra alors en application les lois fascistes votées en 1926.

La presse sera muselée, les libertés civiques abolies, les conseils municipaux supprimés, les partis d'opposition dissous. Le parti fasciste deviendra ainsi parti unique et la totalité du pouvoir se trouvera entre les mains du « Duce » (le guide).

Le roi Victor-Emmanuel III ne possèdera plus que l'apparence du pouvoir.

Repost 0
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 00:01

Naissance de la « Grande Roumanie »

Le 1er décembre 1918, sur les décombres de l'Autriche-Hongrie et de l'empire ottoman naît une grande Roumanie. C'est un royaume avec à sa tête le roi Ferdinand de Hohenzollern-Sigmaringen.

La Transylvanie, ainsi que la Bessarabie et la Bucovine intègre la Roumanie, réalisant ainsi la Grande Roumanie que les puissances alentours refusaient de voir naître.

Le 1er décembre est fête nationale de la Roumanie.

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/images/roumanie-map.gif

Naissance du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes qui deviendra la Yougoslavie

Le dimanche 1er décembre 1918, naît officiellement le
« Royaume des Serbes, Croates et Slovènes ».

Le nouveau pays est une fédération qui rassemble autour de la Serbie et de sa capitale Belgrade des provinces et d'anciens royaumes sortis des décombres de l'Autriche-Hongrie :

- La Slovénie et la Croatie sont peuplées de Slaves de confession catholique, qui ont vécu depuis la fin du Moyen Âge sous la tutelle des Habsbourg d'Autriche. Ils utilisent l'alphabet romain et bénéficient d'un niveau de vie relativement élevé,

- La Bosnie-Herzégovine est une ancienne province frontalière de l'empire ottoman, passée sous la tutelle austro-hongroise, et peuplée de Slaves catholiques, orthodoxes ou musulmans,

- Le royaume du Monténégro a préservé son autonomie pendant plusieurs siècles face aux Turcs ; ses habitants parlent la même langue que les Serbes, comme eux, ils utilisent l'alphabet cyrillique et pratiquent le christianisme orthodoxe.

Ces différents peuples ont toujours vécu en paix les uns avec les autres mais sans jamais cohabiter dans le même État.

http://www.statistiques-mondiales.com/cartes/yougoslavie.gif

Relire aussi : 3 octobre 1929 - Naissance de la Yougoslavie


Repost 0
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 00:01

L’Albanie a 100 ans !

Le 28 novembre 1912, Ismaël Kemal Vlorë proclame l'indépendance de l'Albanie au congrès de Vlorë.

http://www.euroheritage.net/IsmailQemali.jpg

Pays ancien formé au Moyen Âge (XVe siècle), l'Albanie a connu une occupation ottomane de 4 siècles. L'Albanie est libérée des Turcs à l'issue de la première guerre balkanique : le 17 octobre 1912, la ligue balkanique formée par les Etats chrétiens des Balkans (Bulgarie, Serbie, Grèce et Monténégro) au sujet de la Macédoine, déclare la guerre à l’empire ottoman.

En décembre 1912, la conférence de Londres reconnaît l’indépendance de l’Albanie. Cependant, la frontière définie en 1913 par une commission nommée par les grandes puissances enlève à l’Albanie plus de la moitié de son territoire dont le Kosovo-Metohija, soit environ 40% de sa population.

 

En 1913, une deuxième guerre balkanique voit la Turquie, la Grèce, la Serbie, le Monténégro et la Roumanie s'unir cette fois contre la Bulgarie pour contenir les prétentions de celle-ci sur la Macédoine.

L'Autriche-Hongrie et l'Italie font alors pression pour empêcher la Serbie, qui veut un accès direct à l'Adriatique, d'annexer le territoire actuel de l'Albanie.

 

L'indépendance de l'Albanie est confirmée par les grandes puissances européennes en 1919 à l'issue de la Grande Guerre mais le territoire du Kosovo, bien qu'à majorité albanophone, demeure serbe.

http://a398.idata.over-blog.com/0/56/73/94/unitarisme/carte_albanophone.gif

 

Chronologie simplifiée de l’Albanie

Le 7 mars 1914, l'Albanie devient la Principauté albanaise.

Le 22 janvier 1925, la Principauté albanaise est proclamée République albanaise.

Le 1er septembre 1928, la République albanaise devient le Royaume Albanais.

Le 11 janvier 1946, le Royaume Albanais devient la République populaire d'Albanie

Le 28 décembre 1976, la République populaire d'Albanie devient la République populaire socialiste d'Albanie.

Le 30 avril 1991, la République populaire socialiste d'Albanie devient la République d'Albanie.

Le 1er avril 2009, l'Albanie devient membre de l'OTAN.

Repost 0
4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 00:01

Le dimanche 4 novembre 1956, les chars entrent avec fracas dans Budapest afin de mettre un terme à l’insurrection, qui sévit depuis octobre. 

En 1949 est proclamée la République Populaire de Hongrie, sur le modèle soviétique.

Durant les premières années, le régime travaille prioritairement sur la collectivisation des terres (kolkhozes) et la nationalisation de l'industrie. Les mouvements d'opposition sont sévèrement réprimés et les réfractaires sont envoyés dans des camps de travail. En 1955, la Hongrie adhère au pacte de Varsovie qui, dans le contexte de la Guerre froide, réunit les pays communistes.

Depuis le 23 d'octobre 1956, le pays s'est pris à rêver de renverser le joug soviétique.

Sous la pression populaire, Imre Nagy a été nommé à la tête du gouvernement hongrois dans le but de mettre en place une démocratie parlementaire et de rétablir les libertés fondamentales. Il a proclamé la neutralité du pays et sa sortie du pacte de Varsovie (l'alliance est-européenne opposée à l'OTAN).

En pleine guerre froide, Moscou ne peut rester sans réaction face à cette contestation ouverte de sa domination sur les pays de l'est de l'Europe.

Les troupes du Pacte de Varsovie entrent donc dans le pays afin de museler cette opposition. Le feu est ouvert et, malgré leur résistance, les insurgés ne peuvent tenir tête aux quelques 2.000 chars soviétiques.

La répression est sanglante et les troupes russes tuent entre 200.000 et 300.000 Hongrois.

La lutte se poursuivra toutefois en province, durant près de deux semaines.

En Occident, cette révolte hongroise suscite une grande émotion mais les gouvernements se gardent d'intervenir contre le Kremlin et laissent le géant soviétique faire taire la voix de la liberté hongroise.

 

Un événement international majeur explique en partie que cette répression violente soit passée inaperçue… à voir dans l’article de demain !

 

Repost 0
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 23:01

-

Le vendredi 7 octobre 1949, l’URSS crée la République Démocratique Allemande (RDA, en allemand DDR) en réponse à la République Fédérale Allemande (RFA) institutée, à l’ouest, par les puissances occidentales. L’Allemagne de l’Est, dont la capitale est Berlin Est, vit dès lors sous le joug soviétique et sa politique « socialiste ».

 carte zones d'occupation allemagne 1945

Le 7 octobre 1949, la zone d'occupation soviétique en Allemagne devient un État à part entière. En réaction à la création de la RFA, constituée par les zones d'occupation américaine, anglaise et française, l’URSS transforme sa propre zone d’occupation en un pays « indépendant » : la République Démocratique d’Allemagne (RDA).

Le pays reste en fait sous la tutelle de l’URSS qui a institué une économie communiste après une collectivisation.

C'est la fin d'un long processus d'éclatement qui a débuté avec la défaite de l'Allemagne nazie en 1945 et a été intensifié par la guerre froide entre les anciens alliés américain et soviétique.

La division de l'Allemagne en deux États antagonistes va durer un demi-siècle, jusqu'à la chute du Mur de Berlin.

carte rda rfa 2 allemagnes

Relire aussi :

12 août 1961 - Construction du Mur de Berlin

Repost 0
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 23:01

Alors que les hostilités en Europe ont été déclenchées par la déclaration de guerre de l’Empire Austro-hongrois à la Serbie, cette dernière en subit plus d’un an après les conséquences. Quatorze mois après sa déclaration, l’Autriche-Hongrie s’attaque effectivement à la Serbie.

 

L’offensive générale austro-germano-bulgare fut déclenchée le 6 octobre 1915.

L’attaque est lancée au nord, Belgrade est prise le 9. Ils progressent alors vers le sud tout en rencontrant une vive résistance de la part des Serbes.

La Bulgarie s'est vu promettre la Macédoine et une partie de la Serbie en cas de victoire de la Triple Alliance si elle entrait en guerre face à la Serbie. Fournie par ses nouveaux alliés en charbon, armes et munitions, elle déclare la guerre à la Serbie le mercredi 6 octobre 1915.

Le 14 octobre, les Bulgares passèrent à leur tour à l’offensive contre la Serbie.

 

L'expédition de Salonique, appelée aussi Front d'Orient, Front de Salonique ou encore Front de Macédoine

Les troupes françaises, dirigées par le général Sarrail, tentent de venir en aide aux Serbes en novembre en remontant la vallée du Vardar, mais c'est trop tard : les Bulgares prennent Monastir. Les Français doivent se replier autour de Salonique (port grec macédonien).

Les Serbes sont contraints à une longue retraite, en plein hiver, à travers les montagnes du Monténégro et d'Albanie jusqu'à la mer. Ils sont alors recueillis à Corfou pour être réorganisés par des officiers français avant d'être transférés à Salonique.

Chez les Alliés, de nombreuses réserves sont formulées sur la présence d'un corps expéditionnaire à Salonique. Les Britanniques sont les plus réticents car ils souhaitent renvoyer rapidement leurs troupes en Égypte, menacée par les ambitions expansionnistes germano-turques, et en Mésopotamie pour protéger les puits de pétrole perses.

Mais en France des voix s'élèvent pour soutenir la présence de troupes dans la région, ainsi celle du président du Conseil, Aristide Briand, fervent partisan du maintien de ce front secondaire contre l'avis même du général en chef, Joseph Joffre.

 

Un accord aboutit finalement au maintien du camp retranché de Salonique vers lequel sont envoyés des éléments de l'armée serbe récupérés à Corfou et des troupes italiennes et russes pour venir renforcer les unités franco-britanniques.

 Front de Salonique 1915 serbie balkans

Repost 0
12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 23:01

Le 13 septembre de l'an 490 avant Jésus-Christ, les Athéniens repoussent à Marathon une tentative d'invasion des Perses. La bataille de Marathon marque la fin de la première guerre médique. Bien que de faible importance par les effectifs engagés et la portée militaire, elle a un retentissement moral considérable.

http://courirauzes.midiblogs.com/media/01/00/3234964835.jpg
L'arrivée de Philippidès à Athènes par L.-O. Merson (1869)

 

À peine la victoire est-elle assurée que le général Miltiade envoie un messager, Philippidès, annoncer la victoire aux habitants d'Athènes.

Selon la tradition, Philippidès meurt d'épuisement en arrivant sur l'Agora, au pied de l'Acropole, après 4 heures de course. Il a tout juste le temps de prononcer un seul mot avant de s'effondrer : « Nenikamen » (on écrit parfois « Nenikikame »), ce qui veut dire : « Nous avons gagné ».

 

Ce récit, que l'on trouve chez Hérodote (Histoires, VI, 105-106), est à l'origine de l'épreuve la plus prestigieuse des Jeux Olympiques modernes.

Le premier marathon olympique est remporté à Athènes en 1896 par le berger Spiridon Louis (24 ans) sur les 40 kilomètres qui séparent l'antique champ de bataille du stade d'Athènes.

À l'occasion des Jeux de Londres, en 1908, sa distance a été portée à 42,195 kilomètres afin que les coureurs puissent partir de la cour du château royal de Windsor.

 

Repost 0
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 23:01

Le 31 août 1935, lors d'un concours organisé par le Komsomol (organisation de la jeunesse communiste du Parti communiste de l'Union soviétique fondée en 1918), un mineur du Donbass, Alexeï Stakhanov, se flatte d'avoir extrait 14 fois plus de charbon que la norme journalière !

Il aurait extrait 102 tonnes en 6 heures (la norme est alors fixée à 7 tonnes).
Il fut en réalité aidé par d'autres mineurs.

stakhanovisme

La propagande de Staline a encouragé les Soviétiques à suivre l'exemple de Stakhanov : travailler sinon pour la gloire, du moins pour le triomphe du socialisme !

Des portraits de l'ouvrier modèle son affichés dans toutes les entreprises du pays et des systèmes de récompenses sont organisés pour stimuler les travailleurs.

Depuis lors, le mot stakhanoviste est entré dans le langage courant pour désigner des travailleurs acharnés.

 

Stakhanov fut député du premier Soviet suprême. Il reçut deux Ordres de Lénine, un Ordre du Drapeau rouge et de nombreuses médailles.

 

En 1978, la ville de Kadievka, où il avait accompli ses exploits, fut rebaptisée Stakhanov.

 

Repost 0
27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 23:01

La Principauté du Monténégro a existé 1852 à 1910. Le 28 août 1910, la Principauté a été proclamée royaume de Monténégro par Nikola Ier Petrović-Njegoš, qui est devenu roi.

 Nikola Ier Petrović-Njegoš royaume du Monténégro

En 1912 le Monténégro participe à la guerre des Balkans contre l'empire ottoman et en 1913 gagne des terres comme le Sandzak et Pec, accordées par le traité de Bucarest.

 

Première guerre mondiale

Le Monténégro fut occupé du 15 janvier 1916 à octobre 1918 par les troupes austro-hongroises.

Après la guerre, alors que les troupes serbes stationnaient au Monténégro, une nouvelle assemblée se constitua. Le roi, toujours en exil en France, fut démis de ses fonctions, interdit de retour et l'assemblée, lors d'un vote très contesté, décida d'unifier le Monténégro à la Serbie le 13 novembre 1918.

Le Monténégro devint ainsi un territoire du Royaume de Serbie le 28 novembre 1918, juste avant la proclamation du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes (le 1er décembre) devenu en 1929 le Royaume de Yougoslavie.

 

Seconde guerre mondiale

Après l'invasion de la Yougoslavie, l'Italie occupe le Monténégro et crée un nouveau « Royaume », qui n'est dans les faits qu'un protectorat militaire, administré à partir de 1943 par l'Allemagne nazie. Le régime disparaît fin 1944 avec la retraite des derniers soldats allemands du Monténégro.

 

Après guerre

La République socialiste du Monténégro constitua une des républiques fédérées de la République fédérale populaire de Yougoslavie communiste. En 1963 sous Tito, de la République fédérale socialiste de Yougoslavie.

Sous le régime de Milošević et suite à l'effondrement de l'ex-Yougoslavie, le Monténégro fut l'une des deux républiques constitutives de la troisième Yougoslavie.

Le parlement du Monténégro a officiellement proclamé l'indépendance du pays dans la soirée du 3 juin 2006, celle-ci entrant immédiatement en application.


Repost 0
15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 23:01

La conférence de Londres qui réunit la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, et, à partir du 5 août 1924, l'Allemagne, s'achève le 16 août.

 

Le plan Dawes avait pour objectif de trouver un arrangement au paiement des réparations allemandes dues après la Première Guerre mondiale.

Trois ans auparavant, en 1921, le montant de ces réparations avait été fixé à 132 milliards de marks-or. Mais à l’automne 1923, la question de leur paiement effectif est au point mort.

Pour résoudre le problème, les Américains proposent alors de créer une commission d’experts financiers. Celle-ci sera mise en place le 30 novembre 1923 et sera présidée par le général Raymond Poincaré et le banquier américain Charles Dawes.

Le plan établi par cette commission prévoit une mise sous tutelle de l'économie allemande pendant 5 ans et l'évacuation progressive de la Ruhr, occupée depuis 1923 par les troupes françaises et belges, et la réduction montant des réparations.

http://www.bbc.co.uk/schools/gcsebitesize/history/images/hist_dawes.jpg

Le « plan Dawes » est entré en vigueur le 1er septembre 1924.

Sous le contrôle du président de la Commission des réparations, l'Américain Parker Gilbert, ce plan assure, jusqu’au 17 mai 1930 (date d'entrée en vigueur du plan Young), le paiement de 7 milliards 170 millions de marks-or, dont une partie est versée sous forme de prestations, ce qui permet, en particulier, la construction du barrage de Kembs et favorise la création de liens assez étroits entre les industries allemandes et françaises, liens que brisera le plan Young, purement financier.

 

Relire aussi : 28 juin 1919 - Le traité de Versailles

 

 

Repost 0
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 23:01

Churchill reconnaît Charles de Gaulle, le 28 juin, comme le chef des Français Libres. Le général Français organise des forces armées qui deviendront les Forces françaises libres.

Le 7 août 1940, en vertu d'un accord reconnu par les Britanniques les FFL ne sont pas une légion étrangère au sein des forces britanniques, mais gardent leur caractère national et indépendant.

 

Accord des Chequers

Le 7 août 1940, Charles de Gaulle obtient du Premier ministre Britannique, Winston Churchill, la signature de l'accord des Chequers (préparé par René Cassin, juriste de renom).

Dans cet accord le Royaume-Uni s'engage à sauvegarder l'intégrité de toutes les possessions françaises et à la « restauration intégrale de l'indépendance et de la grandeur de la France ».

Le gouvernement britannique s'engagea de plus à financer toutes les dépenses de la France Libre ; mais De Gaulle insista pour que ces sommes soient des avances remboursables et non des dons, (elles furent intégralement remboursées).

 

Churchill, s'opposant ainsi à une partie de son entourage, reconnaît la pleine légitimité du Général de Gaulle et des mouvements de résistance.

Il devient aux yeux des britanniques le véritable représentant de l'État français. Rooselvelt, qui n'exclut pas une coopération avec le régime Vichy et qui se méfie de la personnalité du général, sera bien moins enthousiaste.

Toutefois, c'est le début d'un processus de reconnaissance et de soutient financier qui permettra à la France Libre de participer aux combats et au pays d'être considéré comme un membre des Alliés en 1945.

 

Ralliements à « la France libre »

En juillet 1940, « la France libre » compte 7.000 hommes.

Suite à la reconnaissance de la légitimité du Général de Gaulle par les britanniques, les effectifs de « la France libre » croissent notablement.

En effet, une partie des colonies française se rallie : Nouvelles-Hébrides (22 juillet), Tchad (26 août), Cameroun français (27 août), Congo (28 août) et Oubangui-Chari (31 août), Établissements français de l'Inde dits « Comptoirs de l'Inde » (7 septembre), Établissements français de l'Océanie (9 septembre) et Nouvelle-Calédonie (24 septembre).

Repost 0
24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 23:01

 

Deux semaines après le débarquement allié en Sicile, Mussolini est mis en minorité par le Grand Conseil fasciste, destitué et placé en résidence surveillée.

Ses anciens fidèles, sous la direction du maréchal Badoglio, tentent dès lors de conclure un armistice avec les envahisseurs en s'efforçant d'écarter leurs anciens alliés allemands.

 http://www.kyliemccormick.com/italianholocaust/images/mussolini.jpg

Le 25 juillet 1943, le roi Victor Emmanuel III nomme le maréchal Badoglio chef du gouvernement avec les pleins pouvoirs militaires. Mussolini apprend la décision lors d’une réunion avec le roi, il est arrêté à l’issue de cette entrevue.

La fin de Mussolini se fit dans l’indifférence générale même auprès des fascistes les plus durs. La majorité des Italiens lassés de la guerre souhaitent sortir du conflit par n’importe quel moyen, la confiance envers Mussolini et le régime était en chute libre. Les Italiens étaient convaincus que les puissances de l’Axe ne pourraient plus gagner et que le territoire national serait bientôt envahit par les alliés.

 

Lire également :

25 novembre 1922 - Mussolini obtient les pleins pouvoirs

3 janvier 1925 - L'Italie entre dans la dictature

10 juillet 1943 - Débarquement anglo-saxon en Sicile

2 juin 1946 - Abolition de la monarchie - Naissance de la République italienne

 

Repost 0
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 23:01

Comme la première bataille de la Marne, celle qu'on a appelée la deuxième bataille de la Marne a été une très grande et très belle victoire.

La première a marqué l'arrêt de l'offensive allemande en 1914 ; la deuxième a été le commencement de notre offensive victorieuse de 1918.

http://www.medailles1914-1918.fr/Resources/carte2emebataill.jpeg

Du 15 au 20 juillet 1918, empire allemand et forces alliées (France, Italie, Royaume-Uni et États-Unis) s'affrontent.

Cinq jours de combats et 200.000 pertes humaines amèneront la victoire des alliés.

L'Allemand Ludendorff verra ses troupes essuyer de multiples attaques aériennes et rafles de mitrailleuses. Il ne pourra pas prendre le dessus.

 

C'est la dernière grande offensive allemande de la Première Guerre mondiale.

Fort du succès des quatre vastes offensives qu'il a menées en France de mars à juin 1918, le chef du commandement suprême allemand, le général Ludendorff, en lance une nouvelle, mais cette fois destinée à faire diversion, afin d'éloigner les troupes françaises du front des Flandres où il veut pouvoir porter l'attaque décisive.

L'offensive de diversion doit lui permettre de s'emparer de Reims et de diviser les armées françaises.

Mais le général Foch, chef du commandement interallié, a prévu le mouvement et les Allemands se trouvent confrontés à une résistance et à des contre-attaques françaises auxquelles ils ne s'attendaient pas. Leurs forces franchissent bien la Marne en plusieurs endroits mais ne progressent que faiblement.

Des troupes britanniques, américaines et italiennes aident les Français à se défendre. Au sud-ouest, pris sous un tir de barrage intense, les Allemands n'avancent que de 10 kilomètres avant de réaliser qu'ils sont pris au piège.

Le 18 juillet, l'offensive allemande est annulée, juste au moment où les Alliés lancent une grande contre-offensive.

Ces derniers attaquent l'important saillant de la Marne qui s'avance dans leurs lignes, prenant les Allemands par surprise. 3 jours plus tard, les Alliés traversent la Marne, et les Allemands doivent battre en retraite vers leurs précédentes lignes.

 

Relire aussi :

6 septembre 1914 - première bataille de la marne

16 avril 1917 - Défaite sanglante de l'armée française au Chemin des Dames

 

 

 

 

Repost 0
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 23:01

Le 11 novembre 1918, l’armistice a été signé à 5 h, dans le wagon spécial de Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne. Mais le traité de paix viendra plus tard.

Le traité mettant fin à la Première Guerre mondiale est donc signé le samedi 28 juin 1919 au château de Versailles, entre l'Allemagne et les Alliés.

Clémenceau savoure sa revanche : l’Allemagne vaincue signe le traité de paix dans la galerie des Glaces, c'est-à dire à l'endroit même où son empire avait été proclamé le 18 janvier 1871.

http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1007822-Trait%C3%A9_de_Versailles.jpg

Traité de paix

Une table a été dressée au milieu sous la figure emblématique de Louis XIV traversant le Rhin. La signature a duré 45 minutes.

27 délégations représentant 32 puissances sont présentes. Sont assis à la table, les quatre représentants des nations alliées : Clémenceau pour la France ; Wilson pour les Etats-Unis, Lloyd George pour la Grande-Bretagne ; Orlando pour l’Italie. Müller, ministre des Affaires étrangères et le docteur Bell composent la délégation allemande.

 

Les conditions sont draconiennes

Reconnaissant sa responsabilité dans le conflit, l’Allemagne perd 68.000 km² de son territoire, dont l’Alsace et la Lorraine annexées en 1870. Une partie de la Prusse orientale est démantelée au profit de la Pologne qui gagne un accès à la mer avec la création du « couloir de Dantzig ».

L’’Allemagne doit verser 20 milliards de marks-or au titre des réparations réclamées par la France. Elle perd l’essentiel de son minerai et de sa production agricole. Ses colonies lui sont confisquées. Sa puissance militaire est très limitée.

 

En Allemagne, ce « diktat » sera vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche.

 

Relire aussi :

28 juin 1914 - Assassinat d'un archiduc à Sarajevo

31 juillet 1914 - Assassinat de Jean Jaurès

1 août 1914 - Début de la Première Guerre mondiale

16 mars 1935 - Hitler réarme l'Allemagne

1er septembre 1939 - l'Allemagne envahit la Pologne

Repost 0
26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 23:01

La crainte d’une possible troisième guerre mondiale, alimentée par le contexte de la guerre froide, pousse les dirigeants européens à envisager sérieusement la mise en place d’une armée commune.

 Traité de la Communauté européenne de Défense

Konrad Adenauer, Paul Van Zeeland, Robert Schuman, Alcide De Gasperi, Joseph Bech et Dirk Stikker (de gauche à droite) signent à Paris le Traité instituant la Communauté européenne de défense.

 

Deux ans après la première proposition du président du Conseil français René Pleven, en 1950, les Etats français, italien, belge, allemand, luxembourgeois et néerlandais signent le traité de Paris instituant la Communauté européenne de Défense (CED).

Celle-ci permettrait de reconstituer l’armée allemande tout en la plaçant sous une autorité commune aux Etats membres. Mais l’opinion française n’est pas unanime, notamment chez les communistes et les gaullistes.

Finalement, le traité sera rejeté par l’Assemblée nationale française en 1954.

 

Relire aussi :

9 mai - Journée de l'Europe

18 avril 1951 - Création de la CECA

 

 

Repost 0
18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 23:01

Le 19 mai 1635, le roi Louis XIII et son ministre Richelieu déclarent la guerre à l'Espagne. La France entre ainsi dans la guerre de Trente Ans. Elle y gagnera l'Alsace.

 

Après les défaites de belligérants qu’elle soutient depuis plusieurs années, la France entre clairement dans cette guerre en s’attaquant à l’Espagne. En effet, en 1635, la paix était sur le point de revenir grâce à la victoire des Habsbourg catholiques d'Autriche et d'Espagne sur la coalition protestante. C’est alors que la France, qui s'était jusque-là tenue à l'écart, craint que se reconstitue l'empire de Charles Quint.

Richelieu s'allie donc aux puissances protestantes du Nord et relance le conflit.

 

Les combats sévissent dans toute l'Europe et plus particulièrement en Allemagne, où les armées de mercenaires pillent et tuent à satiété, laissant le pays exsangue. Après une lutte incertaine, la France vainc les Espagnols à Rocroi, huit ans jour pour jour après son entrée en guerre.

 

Malgré les révoltes des paysans affectés économiquement par le conflit, la France reprendra le dessus pour être dans le camp des vainqueurs en 1648.

 

La guerre de Trente Ans

Il s’agit en fait d’une série de conflits armés qui a déchiré l’Europe de 1618 à 1648.

Ses origines sont multiples. La première est l’opposition religieuse et politique entre catholiques et protestants luthériens ou calvinistes. Mais il en a eut d’autres : tentations hégémoniques ou d’indépendance, rivalités commerciales, ambitions personnelles, ou encore jalousies familiales.

 

la Guerre de Trente Ans

Repost 0
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 23:02

Le drapeau rouge flotte sur Berlin

La bataille de Berlin se déroula du 16 avril 1945 au 2 mai 1945. Elle opposa ce qui restait des forces du Troisième Reich à l'Armée rouge. Berlin est finalement prise par les troupes russes et polonaises, l'Armée rouge de Koniev et de Joukov.

Le photographe ukrainien Yevgeni Khaldei immortalise la prise de Berlin en photographiant un soldat plantant le drapeau soviétique sur le toit du Reichstag (chambre législative allemande).

http://1jour1actu.com/wp-content/uploads/berlin.jpg

 

Les troupes de la IIe armée britannique entrent dans Lübeck et prennent Wismar, sur la côte de la Baltique. Des unités de la 1re armée canadienne prennent Oldenburg.

 

Capitulation des troupes nazies en Italie

Avec l'entrée en vigueur à midi de la capitulation des armées allemandes d'Italie, la longue, difficile et controversée campagne d'Italie prend fin. Les forces alliées atteignent Trieste, Milan et Turin durant la journée, pendant que d'autres progressent au nord en direction du col de Brenner où ils se joindront aux forces de la 7e armée américaine venant du nord.

Les soldats allemand à Trieste se rendent aux néo-zélandais.

 

Voir aussi : 8 mai 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe

Repost 0
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 23:10

Le 19 avril 1943, les 60.000 juifs qui subsistent dans le ghetto de Varsovie se soulèvent contre les SS du général Jürgen Stroop, qui a reçu d’Hitler l'ordre de les exterminer.

 

Sans espoir de survie, encore moins de victoire, ils vont tenir tête héroïquement aux soldats et SS allemands jusqu'au 16 mai 1943. Tous seront dirigés vers les camps d'extermination sauf 7.000 d'entre eux, morts les armes à la main ou qui se seront suicidés comme leur chef, le jeune Mordechai Alinewicz.

 

Le ghetto de Varsovie

En novembre 1940, quelques mois à peine après l'invasion allemande, les Juifs de la capitale polonaise et des environs, au nombre d'environ un demi-million, sont regroupés dans un quartier transformé en ghetto et isolé du reste de la ville par des barrières, des murs et des façades aveugles.

Le quartier étant coupé en deux par une artère, les Juifs passent d'un côté à l'autre par une passerelle. Le ghetto occupe 300 hectares, soit une densité d'environ 150.000 habitant/km2 (c'est quatre à cinq fois plus que le maximum observé dans une ville normale).

Les habitants se voient accorder par l'occupant une ration quotidienne de 184 calories. C'est dix fois moins que le minimum indispensable au maintien en bonne santé.

plan ghetto de Varsovie  passerelle ghetto de Varsovie

La révolte

Le 19 avril 1943, quand 850 soldats allemands pénètrent en force dans le ghetto pour liquider celui-ci, les résistants les attendent de pied ferme, barricadés dans leurs bunkers et leurs caves. Au nombre de 3.000 environ, ils sont regroupés principalement dans l'Organisation des Combattants Juifs, commandée par Mordechai Anilewicz, et l'Union Juive Armée de Pawel Frenkiel. 600 seulement disposent d'armes à feu.

19 avril 1943 Soulèvement du ghetto de Varsovie

Les hommes d'Anilewicz se cachent dans tout le ghetto cependant que ceux de Frenkiel tentent d'arrêter les Allemands à l'entrée du quartier.

Le général SS Jürgen Stroop, qui dirige l'opération, est pris de court par la rébellion. Il fait venir 2000 hommes et des chars en renfort. Dès lors, les Allemands vont incendier systématiquement les immeubles et propulser du gaz dans les souterrains pour en déloger les résistants, immeuble par immeuble, cave par cave. Ces derniers, malgré le déluge de moyens déployé par l'ennemi, vont tenir pendant un mois.

 

6.000 Juifs trouvent la mort dans les combats ou se suicident (c'est le cas de Mordechai Alinewicz, le 8 mai 1943), 7000 sont fusillés sur place. Les autres sont déportés. Une poignée de miraculés vont échapper à la mort en s'enfuyant par les égoûts.

 

 

Repost 0
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 23:01

Le congrès d'Utrecht, ouvert le 29 janvier 1712, prend fin le 11 avril 1713, avec la signature de plusieurs traités qui mettent un terme à la guerre de Succession en Espagne. Les diplomates des principaux pays d'Europe s’étaient réunis afin de mettre fin à la guerre de succession espagnole.

 

La succession espagnole

En 1700, le roi d'Espagne Charles II, sans enfant, avait légué son royaume à Philippe d'Anjou, petit-fils de Louis XIV.

Craignant une union de la France et de l'Espagne, plusieurs États européens, dont l'Angleterre et l'Autriche, se coalisent contre les Bourbons.

La guerre de succession espagnole divise l'Europe entre les partisans de Philippe d'Anjou, et ceux de Charles d'Autriche, des négociations européennes s'ouvrent à Utrecht (Hollande) le 29 janvier 1712.

 

Les traités d'Utrecht

Après de sévères revers militaires, la France écarte le danger d'invasion grâce à la victoire du vieux maréchal Villars à Denain. Louis XIV peut enfin négocier la paix dans des conditions à peu près honorables.

À Utrecht, ses diplomates et ceux de l'Espagne font face aux représentants de l'Angleterre, de la Hollande, du Portugal, de la Savoie et de la Prusse.

 

Le premier fut signé le 11 avril entre le royaume de France et le royaume de Grande-Bretagne, le second fut signé le 13 juillet entre l'Espagne et la Grande-Bretagne.

 

Philippe d'Anjou montera sur le trône d'Espagne
(sous le nom de Philippe V)

La France, l'Angleterre, l'Espagne, la Hollande, la Prusse, la Savoie et le Portugal reconnaissent le petit-fils de Louis XIV, Philippe d'Anjou, roi d'Espagne.

L'Espagne doit céder Minorque et Gibraltar aux Anglais ainsi que Naples, la Sardaigne et le Milanais à l'empereur d'Allemagne Charles VI.

La France de son côté perd ses terres d'Acadie et de Terre-Neuve, toujours au profit de l'Angleterre.

Philippe d'Anjou Roi espagne Philippe 5 

 

Les Pays-Bas espagnols passent à l’Autriche

Au lendemain des traités d’Utrecht, le territoire revient majoritairement aux Habsbourg d'Autriche. Désormais, la Belgique comprend les duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, de Gueldre ainsi que les comtés de Hainaut, de Flandre, le marquisat de Namur et, enfin, les villes de Tournai et de Malines.

 

Relire aussi : 16 novembre 1700 - Louis XIV désigne son petit-fils roi d'Espagne

Repost 0
8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 23:02

 

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, la Norvège attire l'attention des belligérants. En effet, ce pays se situe en mer du Nord à un carrefour maritime stratégique, ses fjords peuvent abriter une flotte importante et, par le port de Narvik, transite le minerai de fer de Laponie suédoise fort utile à l'industrie de guerre allemande.

 

La campagne de Norvège 9 avril - 10 juin 1940

Le mardi 9 avril 1940, les armées d’Hitler envahissent la Norvège et le Danemark.

L'opération « Weserubung » est lancée par les troupes allemandes à 2h15 en Norvège et à 5h20 au Danemark. Le roi danois, Christian X, ordonne immédiatement le cessez-le-feu à ses troupes.

En Norvège la population résiste à l'invasion et des croiseurs allemands sont coulés.

Soldats danois le 9 avril 1940

Soldats danois le 9 avril 1940.

Un contingent franco-britannique leur viendra en aide à partir du 19, permettant de mettre à l’abri la flotte marchande. Hitler justifie cette invasion en proclamant : « L'Allemagne occupe le Danemark et la Norvège pour les protéger des Alliés et faire respecter leur neutralité jusqu'à la fin du conflit ».

 

En fait, les deux pays bénéficieront jusqu’en 1943 d’une occupation moins violente que dans de nombreux pays. Le Danemark parviendra à faire passer de nombreux juifs en Suède pour les protéger de la déportation.

La campagne alliée prend fin le 10 juin 1940.


Repost 0
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 00:02

La conférence intergouvernementale pour le Marché commun et l'Euratom s'ouvre le 26 juin 1956 en Belgique. En dépit des désaccords, animés d'un profond désir d'approfondir la construction européenne, les Six accouchent au printemps suivant des Traités instituant la Communauté économique européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique.

 

Le traité de Rome

Le lundi 25 mars 1957, six pays (l'Allemagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg) signent à Rome le traité à l'origine de l'Union européenne.

traité de Rome

La ratification du traité ne va pas sans difficultés. Des personnalités s'y opposent, comme le député socialiste Pierre Mendès France qui craint que l'industrie nationale ne supporte pas l'ouverture des frontières et la concurrence allemande. Par contre, plus visionnaire, le général Charles de Gaulle, sollicité par ses proches d'y mettre son veto, refuse. Il écrit en marge du dossier : « Nous sommes forts mais ils ne le savent pas ».

 

Le traité de Rome sur la CEE entre finalement en vigueur le 1er janvier 1958.

Il instaure un Parlement dont le siège est d'abord fixé à Bruxelles et une Cour de Justice établie à Luxembourg.

 

Voir aussi :

18 avril 1951 - Création de la CECA

3 février 1958 - Création du Benelux

7 février 1992 - Le traité de Maastricht

 

 

Repost 0
20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 00:01

Le 20 mars 1933, soit seulement sept semaines après l’accession d’Adolf Hitler au pouvoir, le commissaire nazi à la police de Munich, Heinrich Himmler, crée dans les locaux d'une ancienne usine de poudre à Dachau un camp de concentration destiné aux prisonniers politiques.

http://forum.valka.cz/files/dachau.jpg 

Les opposants au nouveau régime (sociaux-démocrates, communistes et quelques monarchistes) commenceront à y être déportés. Ils sont bientôt rejoints par des témoins de Jéhovah, des « droit commun », des Juifs et des Tsiganes, des homosexuels, alors qu’est construit un véritable complexe concentrationnaire.

Le camp de Dachau, situé en Bavière, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Munich, constitue ainsi le modèle de référence sur lequel d’autres camps ont été construits.

 

De 1933 à 1939, 35.575 détenus, des Allemands, puis des Autrichiens, des Tchèques et des Polonais, sont ainsi immatriculés au KL Dachau.

A partir de 1939, des détenus provenant de tous les pays en guerre contre l’Allemagne arrivent à Dachau. A la libération, trente nations sont représentées. Au total, plus de 200.000 déportés sont passés par Dachau et ses Kommandos. Parmi eux, on trouve 12.500 Français environ.

 

Voir aussi :

11 avril 1945 - Les Américains libèrent le camp de Buchenwald

27 janvier 1945 - Libération du camp d'Auschwitz-Birkenau

 

 

Repost 0

Sites et blogs incontournables logo

Rechercher

Calendrier lunaire