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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 00:00

L'Union d'Utrecht du 23 janvier 1579 est l'acte fondateur des Provinces-Unies des Pays-Bas :

Sept provinces des Pays-Bas (Hollande, Zélande, Utrecht, Gueldre, Overijssel, Frise et Groningue) à majorité protestante se constituent en confédération. C'est la naissance des Pays-Bas actuels. Le sud du pays, catholique, reste sous souveraineté espagnole et deviendra plus tard la Belgique.

Ce traité signé à Utrecht est conclu en réponse à l'Union d'Arras (signé le 6 janvier 1579), formée par les provinces catholiques des Pays-Bas (le comté d'Artois, le Cambrésis, le comté de Hainaut et Douai) qui proclamèrent la souveraineté espagnole et catholique sur leur territoire.

 

Cette indépendance ne fut reconnue par l'Espagne qu'en 1648, à la fin de la guerre de Quatre-Vingts Ans, par la Paix de Münster incluse dans le traité de Westphalie.

 

Signataires

Rédigé le 20 janvier 1579, le traité fut signé le 23 janvier par le comté de Hollande, le comté de Zélande, la seigneurie de Groningue, le comté de Flandre (avec Bruges, Gand, Ypres), la seigneurie de Frise, le duché de Gueldre, la seigneurie d'Utrecht, le duché de Brabant (avec Anvers, Bréda, Bruxelles, Lierre), la seigneurie d'Overijssel, les villes de Tournai et de Valenciennes.

 

Voir le texte du traité d'Utrecht signé le 23 janvier 1579

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 00:01

 

Le roi d'Italie Victor-Emmanuel III demande officiellement au chef du parti national fasciste d'assurer la nouvelle formation d'un gouvernement.

Dès le lendemain Benito Mussolini devient le nouveau président du Conseil italien président du Conseil (l'équivalent de Premier ministre).

À la tête d'un gouvernement qui ne compte que quatre ministres fascistes, Mussolini se montre dans les premiers temps respectueux des règles constitutionnelles

Il conserve la forme du gouvernement parlementaire et formera une coalition entre libéraux, catholiques et nationalistes.

Mais, dans les provinces, les Chemises noires poursuivent la mise au pas des organisations syndicales. La fête du Travail du 1er mai est supprimée et la grève est interdite.

Et en novembre 1922, la Chambre des députés et le Sénat votent les pleins pouvoirs à Mussolini pour un an.

 

On se dirige vers l'installation d'une dictature totalitaire d'un nouveau genre qui durera jusqu'en 1943.

 

Relire également : 

23 mars 1919 - Mussolini crée les « fasci »

25 juillet 1943 - Mussolini renversé

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 23:01

Budapest se soulève contre l'URSS qui occupe le pays depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Les Hongrois réclament le retour à la présidence du communiste modéré Imre Nagy.

 http://www.fonjallaz.net/Communisme/Memo/Hongrie%201956/VO/Budapest-Staline.jpg

Les Hongrois croient que l'heure de la victoire a sonné. Le pays s'enflamme. L'insurrection dégénère le 30 octobre avec, à Budapest, l'occupation du siège du parti communiste et le massacre de ses occupants ainsi que de gardes qui n'ont rien à voir avec le régime détesté.

 

Imre Nagy est gagné par l'euphorie du mouvement populaire. Il s'engage dans la voie de la démocratie et du multipartisme. Le 1er novembre, il forme un gouvernement de coalition.

 

Il annonce aussi le retrait de la Hongrie du pacte de Varsovie... C'est plus que les Soviétiques n'en peuvent supporter.

 

Dès le dimanche 4 novembre, l'Armée Rouge investit Budapest. Au total pas moins de 8 divisions et plusieurs centaines de chars du dernier modèle (T54). Les insurgés, étudiants aussi bien que salariés, résistent avec héroïsme mais n'en sont pas moins écrasés.

 

La répression fait environ 200.000 morts tandis que 160.000 personnes se réfugient en Europe de l'Ouest. Imre Nagy sera pendu quelques mois plus tard.

 

Relire aussi : 4 novembre 1956 - Les chars soviétiques entrent dans Budapest

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 23:01

La Première Guerre des Balkans débute le 17 octobre 1912. Elle oppose l'Empire Ottoman à la ligue balkanique constituée de la Serbie, la Bulgarie, la Grèce et le Monténégro.

 

 

Les armées de la ligue comportent beaucoup plus d'hommes que les forces turques, ce qui fait rapidement basculer l'issue du conflit, qui intervient en mai 1913.

De nombreux territoires sont imputés à l'Empire ottoman et partagés entre les membres de la ligue. Un État nouveau et indépendant apparaît : l'Albanie.

 

 

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 23:01

A minuit l'Allemagne en liesse, fête sa réunification. Un traité d'union, bientôt ratifié par l'ensemble de la communauté internationale, met fin à la division.

 

A Berlin, des centaines de milliers de personnes ont entonné « l'Hymne à la joie » de Beethoven en agitant des drapeaux rouge, or et noir. Après la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, une nouvelle Allemagne est née.

 

 

Relire aussi :

7 octobre 1949 - Naissance de la RDA

20 juin 1991 - Berlin, capitale de l'Allemagne réunifiée

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 23:01

Le train destiné à relier Paris à Constantinople, est inauguré sous le nom d'Orient-Express.

Ce premier aller-retour de 3.094 km en moins de deux semaines, sera rapporté par une presse enthousiaste. Ce train, le plus luxueux d'Europe, est équipé de wagons-lits, de salons et d'un restaurant de haute gastronomie.

Les origines de l'Orient-Express

En 1869, jeune entrepreneur belge, Georges Nagelmackers visitait les États-Unis, en voyageant dans les wagons inventés par l'industriel George Pullman, l'inventeur des voitures-lits. Inspiré, après la signature en 1874 de l'accord de circulation pour les voitures-lits de Paris à Vienne, il fonda le 4 décembre 1876 la Compagnie internationale des wagons-lits, qui deviendra peu après la Compagnie internationale des wagons-lits et des grands express européens. Deux ans après furent alors introduits les premiers wagons-lits sur la ligne qui va de Vienne à Ostrava.

Le 10 octobre 1882 fut mis en place un premier service de train de luxe, le Train-Éclair, sur l'axe Paris-Vienne, qui reliait en express les deux capitales distantes de 1.350 kilomètres, en 27 heures et 53 minutes.

 

Express d'Orient

Le premier train, qui s'appelait Express d'Orient et qui fut inauguré le 5 juin 1883, circulait 2 fois par semaine, entre la gare de Strasbourg à Paris (actuelle gare de Paris-Est) et Constantinople (l'actuelle Istanbul) via Strasbourg, Munich, Vienne, Budapest et Bucarest.

A sa mise en circulation, l'Express d'Orient n'effectue pas un trajet direct : il s'arrêtait à Giurgiu (Roumanie), la traversée du Danube jusqu'à Roussé (Bulgarie) se faisait sur un bac, puis un second train assurait le trajet jusqu'à Varna, port bulgare sur la mer Noire.

De là, puis un navire à vapeur conduisait les passagers en 15 heures jusqu'à Istanbul.

Les 3.186 km étaient parcourus en 81 heures et 30 minutes, soit 30 heures de moins qu'un train classique !

En 1885, le service devint quotidien jusqu'à Vienne.

Après l’achèvement de la ligne, en 1889, le temps de transport est ramené à 67 heures et 35 minutes.

En 1891, le train devint officiellement « l'Orient-Express ».

 

La voiture de l’armistice

Durant la Première Guerre mondiale, le parc de wagons-lits est réquisitionné puis éparpillé ou détruit. Après quatre années d’hostilité, l’Orient-Express n’existe plus. Une de ses voitures entre pourtant dans l’Histoire : la n°2419. Pour le futur Maréchal Foch, elle sera transformée en bureau, où sera signé l’armistice du 11 novembre 1918.

En juin 1940, l'armée allemande l'utilise pour la signature de l'armistice avec la France puis l'achemine à Berlin, comme trophée de guerre, où les Berlinois peuvent la visiter. En 1944, les SS la font sauter devant la progression des alliés à Berlin.

 

L'Orient-Express inspirera de nombreux écrivains et cinéastes.

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 23:01

Le 15 mai 1756 débute la Guerre de Sept ans qui verra s'affronter France, l'Autriche, la Russie, la Saxe, la Suède et plus tard l'Espagne, contre la Grande-Bretagne, la Prusse et le Hanovre.

La Guerre de Sept ans est occasionnée par des conflits de limites entre colons anglais et français dans le Canada, ce que Voltaire appelait « quelques arpents de neige », et pour la possession de la vallée de l'Ohio.

Se déroulant en Europe, en Amérique, aux Indes et sur les mers, et impliquant les grandes puissances européennes, cette guerre sera a posteriori considérée comme la première guerre mondiale.

L'Angleterre et la France luttent sur mer et aux colonies, la Prusse et la coalition européenne sur le continent. Les deux guerres simultanées durent sept ans.

 

Le 10 février 1763, traité de Paris met fin à la guerre.

C'est une humiliation pour la France, contrainte d'abandonner le Canada, la vallée de l'Ohio, la rive gauche du Mississipi et plusieurs Antilles. Les Français renoncent à toute prétention politique sur l'Inde où ils conservent 5 villes démantelées et sans garnison. Ils abandonnent également leurs comptoirs du Sénégal, sauf l'île de Gorée.

La Guerre de Sept ans marquera la naissance de l'Empire britannique et la fin de l'empire colonial français.

 

Relire aussi : 10 février 1763 - Fin de la guerre de Sept Ans

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 00:01

Le 23 mars 1919, à Milan, l'ancien journaliste socialiste Benito Mussolini crée les premiers Faisceaux italiens de combat (Fasci italiani di combattimento). Ces groupes paramilitaires formeront l'embryon du parti fasciste.

Composé essentiellement d'anciens combattants de la Première Guerre mondiale, ce mouvement entend fédérer tous les mécontents contre le régime libéral et parlementaire italien.

Mussolini est d'abord membre du Parti socialiste italien (PSI) et directeur du quotidien socialiste « Avanti ! » à partir de 1912.

Avant la Grande Guerre, le futur « Duce » avait fréquenté en Suisse les exilés bolcheviques. Il avait eu connaissance de la théorie de Lénine selon laquelle l'accession au pouvoir devait s'appuyer sur une organisation paramilitaire constituée de révolutionnaires professionnels. Il bâtit donc son mouvement en prenant exemple sur le leader russe.

A la fin de 1919, le mouvement fasciste est encore très marginal. Il n'obtient aucun élu aux élections législatives de novembre et ne compte que 17.000 membres mais en totalisera 700.000 au moment où Mussolini prendra le pouvoir en 1922.

Le 29 octobre 1922, suite à la marche sur Rome, le roi d'Italie Victor-Emmanuel III demande officiellement à Benito Mussolini d'assurer la nouvelle formation d'un gouvernement.

Dès le lendemain Benito Mussolini devient le nouveau président du Conseil italien (l'équivalent de Premier ministre). Il cumule les mandats : Président du Conseil, ministre de l'Intérieur, ministre des Affaires étrangères. Mussolini sera le premier homme d'Etats d'Europe occidentale à former un gouvernement qui se proclame ouvertement non-démocratique.

 

Relire aussi : 3 janvier 1925 - L'Italie entre dans la dictature

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 00:01

Le 17 mars 1948, les ministres des Affaires étrangères de Belgique, de France, du Luxembourg, des Pays-Bas et du Royaume-Uni signent à Bruxelles le traité qui institue l'UEO (Union de l'Europe occidentale). Il s'agit d'un pacte régional d'assistance économique, sociale et culturelle et essentiellement, de légitime défense collective.

Inquiétés par le coup de Prague qui fait planer sur l’Europe la menace de révolutions communistes soutenues par le Kremlin, la Grande-Bretagne, les pays du futur Benelux et la France passent donc un accord d’assistance mutuelle en cas d’agression. Cet accord est valable sur une période de 50 ans auquel d'autres pays peuvent se rallier.

Pour la première fois depuis l’armistice de 1945, les alliances politiques et militaires ne sont plus dirigées contre l’Allemagne mais contre l’URSS. L’Europe craint en effet à ce moment une Troisième Guerre mondiale.

Les cinq pays signataires seront tous des membres fondateurs de l'OTAN l'année suivante.

 

Voir aussi :

3 février 1958 - Création du Benelux

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 00:01

3 mars 1714 - Traité de Rastatt.

Le traité de Rastatt a été signé le 3 mars 1714. Il a été rédigé entièrement en français et met fin à la Guerre de Succession d'Espagne.

Cet écrit a été signé entre l'archiduché d'Autriche et le royaume de France, respectivement représentés par le duc de Villars et le prince Eugène. Il fait suite à de sérieuses négociations entre les deux parties, qui duraient depuis novembre 1713.

 

3 mars 1878 - Signature du traité de San Stefano

Le 3 mars 1878 est signé le traité de San Stefano qui met fin à la guerre russo-turque entamée en 1877, au sujet des Balkans. Cet accord voit la Roumanie, le Monténégro et la Serbie obtenir leur indépendance, ainsi que la création de la principauté de Grande Bulgarie, toujours en Empire ottoman, mais sous influence russe. Avec ce traité, la Russie se voit également annexer le delta du Danube et la Dobroudja.

 

3 mars 1886 - Signature du traité de Bucarest

Le 3 mars 1886, la Bulgarie et la Serbie signent le traité de Bucarest, mettant ainsi fin à la guerre serbo-bulgare. Ce traité fait suite à la conférence d'Istanbul organisée par l'Autriche, et qui reconnaît formellement l'indépendance de la Bulgarie, ainsi que ses nouvelles frontières. L'accord met fin à l'invasion de la Serbie en Bulgarie, en 1885, qui avait peur de ce nouvel ennemi de plus en plus puissant.

 

3 mars 1918 - Signature du traité de Brest-Litovsk

Menacé par la guerre civile, le gouvernement révolutionnaire russe se résout à faire la paix avec l'Allemagne à tout prix. Moscou reconnaît l'indépendance de la Finlande, des pays baltes, de la Pologne et de l'Ukraine. Deux mois de pourparlers ont été nécessaires aux deux pays pour arriver à la signature de ce traité. Lénine, humilié par la perte d'une grande partie de la Russie, le qualifie de « honteux traité ».

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 00:01

Le 27 février 1933, à Berlin, le Reichstag, siège du Parlement allemand, prend feu, sans doute à l'initiative des SA nazis, commandités par Hermann Göring. Un demi-fou communiste, Marinus van der Lubbe est cependant accusé du forfait.

La présence de Van der Lubbe, Hollandais de la mouvance communiste et en apparence déséquilibré, sur place au même moment, allumant de son côté de petits foyers d'incendie, n'aurait été qu'une coïncidence à moins que des agents nazis aient poussé le Hollandais à la faute.

Il sera considéré comme responsable de l'incendie et exécuté.

Dans les faits, le doute demeure. Certains historiens pensent que le soir du 27 février, un détachement de Sections d'Assaut (SA) nazies aurait emprunté un passage souterrain menant de la demeure de Hermann Göring (ou Goering, ministre de l'Intérieur du Land de Prusse) au Reichstag et y aurait répandu des produits hautement inflammables.

 

Adolf Hitler, chancelier depuis moins d'un mois, en prend prétexte pour interdire aussitôt le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands), parti communiste allemand. 10.000 personnes proches du parti ou opposants avérés aux nazis sont internées dans les nouveaux camps de concentration.

Dès le lendemain est promulgué un « décret pour la protection du peuple et de l'État » qui suspend les libertés fondamentales, donne des pouvoirs de police exceptionnels aux Régions (Länder) et met fin à la démocratie !...

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 00:01

Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler est appelé à la Chancellerie (un poste équivalent à celui de Premier ministre). Le président de la République, le vieux maréchal Paul Von Hindenburg (86 ans), demande à Hitler (43 ans), chef ou Führer du parti national-socialiste allemand (le NSDAP, en abrégé nazi), de former le nouveau gouvernement allemand.

Ancien soldat de la Grande Guerre, antisémite et ultra-nationaliste, Adolf Hitler adhère au Parti nazi (le NSDAP) en 1920. Il en devient vite le chef.

En 1923, il tente un coup de force à Munich : c’est l’échec. Après un bref séjour en prison (où il rédige son livre Mein Kampf, « Mon combat »), Hitler se lance définitivement en politique.

Profitant de la crise économique qui s’abat sur l’Allemagne à partir de 1929, Hitler transforme le NSDAP en un parti de masse, capable de conquérir le pouvoir. Par l’intimidation, la démagogie et la haine, il obtient plusieurs succès aux élections de 1930, 1931 et 1932 : 1 allemand sur 3 vote alors pour le NSDAP.

Le 30 janvier 1933, le président de la république, le vieux maréchal Hindenburg, qui méprise Hitler, mais le sous-estime, se résout à le nommer chancelier.

Cette arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler est la première étape de la transformation de l'Allemagne en dictature.

Avec une rapidité foudroyante et par des moyens tout à fait illégaux, Hitler va asseoir son hégémonie en dépit de la faible représentation de son parti au gouvernement et au Reichstag.

Dès le lendemain de son investiture à la Chancellerie, Hitler dissout le Reichstag et prépare de nouvelles élections pour le 5 mars 1933. Dans le même temps, il trace ce que son chef de la propagande, Josef Goebbels, appelle « les grandes lignes de la lutte armée contre la terreur rouge ».

 

Relire également

20 mars 1933 - premier camp de concentration nazi

16 mars 1935 - Hitler réarme l'Allemagne

12 mars 1938 - Anschluss de l'Autriche

 



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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 00:01

Le leader du parti fasciste, Benito Mussolini, prononce un discours au Parlement dans lequel il revendique l’assassinat de l’homme politique de l’opposition, Giacomo Matteotti.

 

Très vite, il profitera de la situation instable et du soutien du roi pour instaurer concrètement un régime dictatorial fasciste. Il mettra alors en application les lois fascistes votées en 1926.

La presse sera muselée, les libertés civiques abolies, les conseils municipaux supprimés, les partis d'opposition dissous. Le parti fasciste deviendra ainsi parti unique et la totalité du pouvoir se trouvera entre les mains du « Duce » (le guide).

Le roi Victor-Emmanuel III ne possèdera plus que l'apparence du pouvoir.

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 00:01

Naissance de la « Grande Roumanie »

Le 1er décembre 1918, sur les décombres de l'Autriche-Hongrie et de l'empire ottoman naît une grande Roumanie. C'est un royaume avec à sa tête le roi Ferdinand de Hohenzollern-Sigmaringen.

La Transylvanie, ainsi que la Bessarabie et la Bucovine intègre la Roumanie, réalisant ainsi la Grande Roumanie que les puissances alentours refusaient de voir naître.

Le 1er décembre est fête nationale de la Roumanie.

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/images/roumanie-map.gif

Naissance du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes qui deviendra la Yougoslavie

Le dimanche 1er décembre 1918, naît officiellement le
« Royaume des Serbes, Croates et Slovènes ».

Le nouveau pays est une fédération qui rassemble autour de la Serbie et de sa capitale Belgrade des provinces et d'anciens royaumes sortis des décombres de l'Autriche-Hongrie :

- La Slovénie et la Croatie sont peuplées de Slaves de confession catholique, qui ont vécu depuis la fin du Moyen Âge sous la tutelle des Habsbourg d'Autriche. Ils utilisent l'alphabet romain et bénéficient d'un niveau de vie relativement élevé,

- La Bosnie-Herzégovine est une ancienne province frontalière de l'empire ottoman, passée sous la tutelle austro-hongroise, et peuplée de Slaves catholiques, orthodoxes ou musulmans,

- Le royaume du Monténégro a préservé son autonomie pendant plusieurs siècles face aux Turcs ; ses habitants parlent la même langue que les Serbes, comme eux, ils utilisent l'alphabet cyrillique et pratiquent le christianisme orthodoxe.

Ces différents peuples ont toujours vécu en paix les uns avec les autres mais sans jamais cohabiter dans le même État.

http://www.statistiques-mondiales.com/cartes/yougoslavie.gif

Relire aussi : 3 octobre 1929 - Naissance de la Yougoslavie


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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 00:01

L’Albanie a 100 ans !

Le 28 novembre 1912, Ismaël Kemal Vlorë proclame l'indépendance de l'Albanie au congrès de Vlorë.

http://www.euroheritage.net/IsmailQemali.jpg

Pays ancien formé au Moyen Âge (XVe siècle), l'Albanie a connu une occupation ottomane de 4 siècles. L'Albanie est libérée des Turcs à l'issue de la première guerre balkanique : le 17 octobre 1912, la ligue balkanique formée par les Etats chrétiens des Balkans (Bulgarie, Serbie, Grèce et Monténégro) au sujet de la Macédoine, déclare la guerre à l’empire ottoman.

En décembre 1912, la conférence de Londres reconnaît l’indépendance de l’Albanie. Cependant, la frontière définie en 1913 par une commission nommée par les grandes puissances enlève à l’Albanie plus de la moitié de son territoire dont le Kosovo-Metohija, soit environ 40% de sa population.

 

En 1913, une deuxième guerre balkanique voit la Turquie, la Grèce, la Serbie, le Monténégro et la Roumanie s'unir cette fois contre la Bulgarie pour contenir les prétentions de celle-ci sur la Macédoine.

L'Autriche-Hongrie et l'Italie font alors pression pour empêcher la Serbie, qui veut un accès direct à l'Adriatique, d'annexer le territoire actuel de l'Albanie.

 

L'indépendance de l'Albanie est confirmée par les grandes puissances européennes en 1919 à l'issue de la Grande Guerre mais le territoire du Kosovo, bien qu'à majorité albanophone, demeure serbe.

http://a398.idata.over-blog.com/0/56/73/94/unitarisme/carte_albanophone.gif

 

Chronologie simplifiée de l’Albanie

Le 7 mars 1914, l'Albanie devient la Principauté albanaise.

Le 22 janvier 1925, la Principauté albanaise est proclamée République albanaise.

Le 1er septembre 1928, la République albanaise devient le Royaume Albanais.

Le 11 janvier 1946, le Royaume Albanais devient la République populaire d'Albanie

Le 28 décembre 1976, la République populaire d'Albanie devient la République populaire socialiste d'Albanie.

Le 30 avril 1991, la République populaire socialiste d'Albanie devient la République d'Albanie.

Le 1er avril 2009, l'Albanie devient membre de l'OTAN.

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 00:01

Le dimanche 4 novembre 1956, les chars entrent avec fracas dans Budapest afin de mettre un terme à l’insurrection, qui sévit depuis octobre. 

En 1949 est proclamée la République Populaire de Hongrie, sur le modèle soviétique.

Durant les premières années, le régime travaille prioritairement sur la collectivisation des terres (kolkhozes) et la nationalisation de l'industrie. Les mouvements d'opposition sont sévèrement réprimés et les réfractaires sont envoyés dans des camps de travail. En 1955, la Hongrie adhère au pacte de Varsovie qui, dans le contexte de la Guerre froide, réunit les pays communistes.

Depuis le 23 d'octobre 1956, le pays s'est pris à rêver de renverser le joug soviétique.

Sous la pression populaire, Imre Nagy a été nommé à la tête du gouvernement hongrois dans le but de mettre en place une démocratie parlementaire et de rétablir les libertés fondamentales. Il a proclamé la neutralité du pays et sa sortie du pacte de Varsovie (l'alliance est-européenne opposée à l'OTAN).

En pleine guerre froide, Moscou ne peut rester sans réaction face à cette contestation ouverte de sa domination sur les pays de l'est de l'Europe.

Les troupes du Pacte de Varsovie entrent donc dans le pays afin de museler cette opposition. Le feu est ouvert et, malgré leur résistance, les insurgés ne peuvent tenir tête aux quelques 2.000 chars soviétiques.

La répression est sanglante et les troupes russes tuent entre 200.000 et 300.000 Hongrois.

La lutte se poursuivra toutefois en province, durant près de deux semaines.

En Occident, cette révolte hongroise suscite une grande émotion mais les gouvernements se gardent d'intervenir contre le Kremlin et laissent le géant soviétique faire taire la voix de la liberté hongroise.

 

Un événement international majeur explique en partie que cette répression violente soit passée inaperçue… à voir dans l’article de demain !

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 23:01

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Le vendredi 7 octobre 1949, l’URSS crée la République Démocratique Allemande (RDA, en allemand DDR) en réponse à la République Fédérale Allemande (RFA) institutée, à l’ouest, par les puissances occidentales. L’Allemagne de l’Est, dont la capitale est Berlin Est, vit dès lors sous le joug soviétique et sa politique « socialiste ».

 carte zones d'occupation allemagne 1945

Le 7 octobre 1949, la zone d'occupation soviétique en Allemagne devient un État à part entière. En réaction à la création de la RFA, constituée par les zones d'occupation américaine, anglaise et française, l’URSS transforme sa propre zone d’occupation en un pays « indépendant » : la République Démocratique d’Allemagne (RDA).

Le pays reste en fait sous la tutelle de l’URSS qui a institué une économie communiste après une collectivisation.

C'est la fin d'un long processus d'éclatement qui a débuté avec la défaite de l'Allemagne nazie en 1945 et a été intensifié par la guerre froide entre les anciens alliés américain et soviétique.

La division de l'Allemagne en deux États antagonistes va durer un demi-siècle, jusqu'à la chute du Mur de Berlin.

carte rda rfa 2 allemagnes

Relire aussi :

12 août 1961 - Construction du Mur de Berlin

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 23:01

Alors que les hostilités en Europe ont été déclenchées par la déclaration de guerre de l’Empire Austro-hongrois à la Serbie, cette dernière en subit plus d’un an après les conséquences. Quatorze mois après sa déclaration, l’Autriche-Hongrie s’attaque effectivement à la Serbie.

 

L’offensive générale austro-germano-bulgare fut déclenchée le 6 octobre 1915.

L’attaque est lancée au nord, Belgrade est prise le 9. Ils progressent alors vers le sud tout en rencontrant une vive résistance de la part des Serbes.

La Bulgarie s'est vu promettre la Macédoine et une partie de la Serbie en cas de victoire de la Triple Alliance si elle entrait en guerre face à la Serbie. Fournie par ses nouveaux alliés en charbon, armes et munitions, elle déclare la guerre à la Serbie le mercredi 6 octobre 1915.

Le 14 octobre, les Bulgares passèrent à leur tour à l’offensive contre la Serbie.

 

L'expédition de Salonique, appelée aussi Front d'Orient, Front de Salonique ou encore Front de Macédoine

Les troupes françaises, dirigées par le général Sarrail, tentent de venir en aide aux Serbes en novembre en remontant la vallée du Vardar, mais c'est trop tard : les Bulgares prennent Monastir. Les Français doivent se replier autour de Salonique (port grec macédonien).

Les Serbes sont contraints à une longue retraite, en plein hiver, à travers les montagnes du Monténégro et d'Albanie jusqu'à la mer. Ils sont alors recueillis à Corfou pour être réorganisés par des officiers français avant d'être transférés à Salonique.

Chez les Alliés, de nombreuses réserves sont formulées sur la présence d'un corps expéditionnaire à Salonique. Les Britanniques sont les plus réticents car ils souhaitent renvoyer rapidement leurs troupes en Égypte, menacée par les ambitions expansionnistes germano-turques, et en Mésopotamie pour protéger les puits de pétrole perses.

Mais en France des voix s'élèvent pour soutenir la présence de troupes dans la région, ainsi celle du président du Conseil, Aristide Briand, fervent partisan du maintien de ce front secondaire contre l'avis même du général en chef, Joseph Joffre.

 

Un accord aboutit finalement au maintien du camp retranché de Salonique vers lequel sont envoyés des éléments de l'armée serbe récupérés à Corfou et des troupes italiennes et russes pour venir renforcer les unités franco-britanniques.

 Front de Salonique 1915 serbie balkans

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 23:01

Le 13 septembre de l'an 490 avant Jésus-Christ, les Athéniens repoussent à Marathon une tentative d'invasion des Perses. La bataille de Marathon marque la fin de la première guerre médique. Bien que de faible importance par les effectifs engagés et la portée militaire, elle a un retentissement moral considérable.

http://courirauzes.midiblogs.com/media/01/00/3234964835.jpg
L'arrivée de Philippidès à Athènes par L.-O. Merson (1869)

 

À peine la victoire est-elle assurée que le général Miltiade envoie un messager, Philippidès, annoncer la victoire aux habitants d'Athènes.

Selon la tradition, Philippidès meurt d'épuisement en arrivant sur l'Agora, au pied de l'Acropole, après 4 heures de course. Il a tout juste le temps de prononcer un seul mot avant de s'effondrer : « Nenikamen » (on écrit parfois « Nenikikame »), ce qui veut dire : « Nous avons gagné ».

 

Ce récit, que l'on trouve chez Hérodote (Histoires, VI, 105-106), est à l'origine de l'épreuve la plus prestigieuse des Jeux Olympiques modernes.

Le premier marathon olympique est remporté à Athènes en 1896 par le berger Spiridon Louis (24 ans) sur les 40 kilomètres qui séparent l'antique champ de bataille du stade d'Athènes.

À l'occasion des Jeux de Londres, en 1908, sa distance a été portée à 42,195 kilomètres afin que les coureurs puissent partir de la cour du château royal de Windsor.

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 23:01

Le 31 août 1935, lors d'un concours organisé par le Komsomol (organisation de la jeunesse communiste du Parti communiste de l'Union soviétique fondée en 1918), un mineur du Donbass, Alexeï Stakhanov, se flatte d'avoir extrait 14 fois plus de charbon que la norme journalière !

Il aurait extrait 102 tonnes en 6 heures (la norme est alors fixée à 7 tonnes).
Il fut en réalité aidé par d'autres mineurs.

stakhanovisme

La propagande de Staline a encouragé les Soviétiques à suivre l'exemple de Stakhanov : travailler sinon pour la gloire, du moins pour le triomphe du socialisme !

Des portraits de l'ouvrier modèle son affichés dans toutes les entreprises du pays et des systèmes de récompenses sont organisés pour stimuler les travailleurs.

Depuis lors, le mot stakhanoviste est entré dans le langage courant pour désigner des travailleurs acharnés.

 

Stakhanov fut député du premier Soviet suprême. Il reçut deux Ordres de Lénine, un Ordre du Drapeau rouge et de nombreuses médailles.

 

En 1978, la ville de Kadievka, où il avait accompli ses exploits, fut rebaptisée Stakhanov.

 

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 23:01

La Principauté du Monténégro a existé 1852 à 1910. Le 28 août 1910, la Principauté a été proclamée royaume de Monténégro par Nikola Ier Petrović-Njegoš, qui est devenu roi.

 Nikola Ier Petrović-Njegoš royaume du Monténégro

En 1912 le Monténégro participe à la guerre des Balkans contre l'empire ottoman et en 1913 gagne des terres comme le Sandzak et Pec, accordées par le traité de Bucarest.

 

Première guerre mondiale

Le Monténégro fut occupé du 15 janvier 1916 à octobre 1918 par les troupes austro-hongroises.

Après la guerre, alors que les troupes serbes stationnaient au Monténégro, une nouvelle assemblée se constitua. Le roi, toujours en exil en France, fut démis de ses fonctions, interdit de retour et l'assemblée, lors d'un vote très contesté, décida d'unifier le Monténégro à la Serbie le 13 novembre 1918.

Le Monténégro devint ainsi un territoire du Royaume de Serbie le 28 novembre 1918, juste avant la proclamation du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes (le 1er décembre) devenu en 1929 le Royaume de Yougoslavie.

 

Seconde guerre mondiale

Après l'invasion de la Yougoslavie, l'Italie occupe le Monténégro et crée un nouveau « Royaume », qui n'est dans les faits qu'un protectorat militaire, administré à partir de 1943 par l'Allemagne nazie. Le régime disparaît fin 1944 avec la retraite des derniers soldats allemands du Monténégro.

 

Après guerre

La République socialiste du Monténégro constitua une des républiques fédérées de la République fédérale populaire de Yougoslavie communiste. En 1963 sous Tito, de la République fédérale socialiste de Yougoslavie.

Sous le régime de Milošević et suite à l'effondrement de l'ex-Yougoslavie, le Monténégro fut l'une des deux républiques constitutives de la troisième Yougoslavie.

Le parlement du Monténégro a officiellement proclamé l'indépendance du pays dans la soirée du 3 juin 2006, celle-ci entrant immédiatement en application.


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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 23:01

La conférence de Londres qui réunit la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, et, à partir du 5 août 1924, l'Allemagne, s'achève le 16 août.

 

Le plan Dawes avait pour objectif de trouver un arrangement au paiement des réparations allemandes dues après la Première Guerre mondiale.

Trois ans auparavant, en 1921, le montant de ces réparations avait été fixé à 132 milliards de marks-or. Mais à l’automne 1923, la question de leur paiement effectif est au point mort.

Pour résoudre le problème, les Américains proposent alors de créer une commission d’experts financiers. Celle-ci sera mise en place le 30 novembre 1923 et sera présidée par le général Raymond Poincaré et le banquier américain Charles Dawes.

Le plan établi par cette commission prévoit une mise sous tutelle de l'économie allemande pendant 5 ans et l'évacuation progressive de la Ruhr, occupée depuis 1923 par les troupes françaises et belges, et la réduction montant des réparations.

http://www.bbc.co.uk/schools/gcsebitesize/history/images/hist_dawes.jpg

Le « plan Dawes » est entré en vigueur le 1er septembre 1924.

Sous le contrôle du président de la Commission des réparations, l'Américain Parker Gilbert, ce plan assure, jusqu’au 17 mai 1930 (date d'entrée en vigueur du plan Young), le paiement de 7 milliards 170 millions de marks-or, dont une partie est versée sous forme de prestations, ce qui permet, en particulier, la construction du barrage de Kembs et favorise la création de liens assez étroits entre les industries allemandes et françaises, liens que brisera le plan Young, purement financier.

 

Relire aussi : 28 juin 1919 - Le traité de Versailles

 

 

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 23:01

Churchill reconnaît Charles de Gaulle, le 28 juin, comme le chef des Français Libres. Le général Français organise des forces armées qui deviendront les Forces françaises libres.

Le 7 août 1940, en vertu d'un accord reconnu par les Britanniques les FFL ne sont pas une légion étrangère au sein des forces britanniques, mais gardent leur caractère national et indépendant.

 

Accord des Chequers

Le 7 août 1940, Charles de Gaulle obtient du Premier ministre Britannique, Winston Churchill, la signature de l'accord des Chequers (préparé par René Cassin, juriste de renom).

Dans cet accord le Royaume-Uni s'engage à sauvegarder l'intégrité de toutes les possessions françaises et à la « restauration intégrale de l'indépendance et de la grandeur de la France ».

Le gouvernement britannique s'engagea de plus à financer toutes les dépenses de la France Libre ; mais De Gaulle insista pour que ces sommes soient des avances remboursables et non des dons, (elles furent intégralement remboursées).

 

Churchill, s'opposant ainsi à une partie de son entourage, reconnaît la pleine légitimité du Général de Gaulle et des mouvements de résistance.

Il devient aux yeux des britanniques le véritable représentant de l'État français. Rooselvelt, qui n'exclut pas une coopération avec le régime Vichy et qui se méfie de la personnalité du général, sera bien moins enthousiaste.

Toutefois, c'est le début d'un processus de reconnaissance et de soutient financier qui permettra à la France Libre de participer aux combats et au pays d'être considéré comme un membre des Alliés en 1945.

 

Ralliements à « la France libre »

En juillet 1940, « la France libre » compte 7.000 hommes.

Suite à la reconnaissance de la légitimité du Général de Gaulle par les britanniques, les effectifs de « la France libre » croissent notablement.

En effet, une partie des colonies française se rallie : Nouvelles-Hébrides (22 juillet), Tchad (26 août), Cameroun français (27 août), Congo (28 août) et Oubangui-Chari (31 août), Établissements français de l'Inde dits « Comptoirs de l'Inde » (7 septembre), Établissements français de l'Océanie (9 septembre) et Nouvelle-Calédonie (24 septembre).

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 23:01

 

Deux semaines après le débarquement allié en Sicile, Mussolini est mis en minorité par le Grand Conseil fasciste, destitué et placé en résidence surveillée.

Ses anciens fidèles, sous la direction du maréchal Badoglio, tentent dès lors de conclure un armistice avec les envahisseurs en s'efforçant d'écarter leurs anciens alliés allemands.

 http://www.kyliemccormick.com/italianholocaust/images/mussolini.jpg

Le 25 juillet 1943, le roi Victor Emmanuel III nomme le maréchal Badoglio chef du gouvernement avec les pleins pouvoirs militaires. Mussolini apprend la décision lors d’une réunion avec le roi, il est arrêté à l’issue de cette entrevue.

La fin de Mussolini se fit dans l’indifférence générale même auprès des fascistes les plus durs. La majorité des Italiens lassés de la guerre souhaitent sortir du conflit par n’importe quel moyen, la confiance envers Mussolini et le régime était en chute libre. Les Italiens étaient convaincus que les puissances de l’Axe ne pourraient plus gagner et que le territoire national serait bientôt envahit par les alliés.

 

Lire également :

25 novembre 1922 - Mussolini obtient les pleins pouvoirs

3 janvier 1925 - L'Italie entre dans la dictature

10 juillet 1943 - Débarquement anglo-saxon en Sicile

2 juin 1946 - Abolition de la monarchie - Naissance de la République italienne

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 23:01

Comme la première bataille de la Marne, celle qu'on a appelée la deuxième bataille de la Marne a été une très grande et très belle victoire.

La première a marqué l'arrêt de l'offensive allemande en 1914 ; la deuxième a été le commencement de notre offensive victorieuse de 1918.

http://www.medailles1914-1918.fr/Resources/carte2emebataill.jpeg

Du 15 au 20 juillet 1918, empire allemand et forces alliées (France, Italie, Royaume-Uni et États-Unis) s'affrontent.

Cinq jours de combats et 200.000 pertes humaines amèneront la victoire des alliés.

L'Allemand Ludendorff verra ses troupes essuyer de multiples attaques aériennes et rafles de mitrailleuses. Il ne pourra pas prendre le dessus.

 

C'est la dernière grande offensive allemande de la Première Guerre mondiale.

Fort du succès des quatre vastes offensives qu'il a menées en France de mars à juin 1918, le chef du commandement suprême allemand, le général Ludendorff, en lance une nouvelle, mais cette fois destinée à faire diversion, afin d'éloigner les troupes françaises du front des Flandres où il veut pouvoir porter l'attaque décisive.

L'offensive de diversion doit lui permettre de s'emparer de Reims et de diviser les armées françaises.

Mais le général Foch, chef du commandement interallié, a prévu le mouvement et les Allemands se trouvent confrontés à une résistance et à des contre-attaques françaises auxquelles ils ne s'attendaient pas. Leurs forces franchissent bien la Marne en plusieurs endroits mais ne progressent que faiblement.

Des troupes britanniques, américaines et italiennes aident les Français à se défendre. Au sud-ouest, pris sous un tir de barrage intense, les Allemands n'avancent que de 10 kilomètres avant de réaliser qu'ils sont pris au piège.

Le 18 juillet, l'offensive allemande est annulée, juste au moment où les Alliés lancent une grande contre-offensive.

Ces derniers attaquent l'important saillant de la Marne qui s'avance dans leurs lignes, prenant les Allemands par surprise. 3 jours plus tard, les Alliés traversent la Marne, et les Allemands doivent battre en retraite vers leurs précédentes lignes.

 

Relire aussi :

6 septembre 1914 - première bataille de la marne

16 avril 1917 - Défaite sanglante de l'armée française au Chemin des Dames

 

 

 

 

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