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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 23:01

Le 2 mai 1935 est conclu un pacte d'assistance mutuelle franco-soviétique entre Pierre Laval et Joseph Staline. Ce traité, signé à Paris, promet assistance mutuelle entre les deux pays suite à la menace nazie qui gronde sur l'Europe.

 

Face à la montée du fascisme, les deux pays tentent de réactiver les liens privilégiés qu’ils avaient entre 1891 et 1917.

 

Mais la France ratifie ce traité avec de grosses difficultés. Par ailleurs, ce traité n’inclut pas de convention militaire. De fait, il sera laissé de côté à cause du manque de conviction des deux partis. Les gouvernements qui suivront ne voient pas d'un bon œil une coopération militaire avec les Soviétiques. Finalement, la Russie se tournera vers l’Allemagne avec le pacte germano-soviétique de 1939.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:14

Le dimanche 1er mai 1707 prend effet l’Acte d’Union (« Act of Union ») qui unit l’Angleterre et l’Écosse au sein d’un Royaume-Uni de Grande-Bretagne (United Kingdom of Great-Britain).

 

Au siècle précédent, Jacques VI d'Ecosse est devenu roi d'Angleterre (Jacques Ier) et les 2 pays ont appris à vivre ensemble. Ils ont désormais un gouvernement et un Parlement communs, établi à Londres.

Ce n’est qu’avec la « Glorieuse Révolution » de 1688, l’éviction définitive des Stuart et l’avènement du roi Guillaume III que les Écossais obtiennent enfin le respect de leur foi… et un renforcement des pouvoirs législatifs de leur Parlement.

 

Mais peu après l’avènement de la reine Anne Stuart, en 1702, le Parlement écossais laisse entendre par l’Act of Security qu’il pourrait remettre en cause une décision du Parlement de Westminster prévoyant qu’à la mort d’Anne, sans enfant, la couronne reviendrait à l’Électeur de Hanovre.

Cela signifierait la fin de l’union personnelle des deux royaumes et l’éventuel retour des Stuart sur le trône d’Écosse !

C’est pour éviter ce drame que le parti des whigs lance alors l’idée de réunir le royaume d'Écosse et le royaume d'Angleterre (comprenant le Pays de Galles) en un seul et, en cas de refus, menace les Écossais d’un blocus économique.

La reine, dans un souci de conciliation, nomme une commission anglo-écossaise qui rédige un traité de 25 articles dont quinze se rapportent à des différends économiques et les autres au projet d’union politique.

Cet Acte d’Union est ratifié le 16 janvier 1707 par le Parlement d’Édimbourg, par 110 voix contre 67 et 46 abstentions. C’est ainsi que naît officiellement le Royaume-Uni de Grande-Bretagne, avec un seul souverain, un seul gouvernement et un seul Parlement, à Westminster, où entrent 45 députés écossais (Chambre des Communes) et 16 pairs écossais (Chambre des Lords).

Il entre en vigueur le 1er mai suivant.

 

En 1999, le gouvernement de Tony Blair assouplira cette union en donnant aux Ecossais plus d'autonomie avec une assemblée régionale.

 

 

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 23:01

Neutralité contestée

L'Italie s'était liée en 1892 à l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie par un accord appelé Triple-Alliance ou Triplice, par lequel les trois signataires s'engageaient à se porter assistance en cas d'attaque par un tiers. Lorsque la Grande Guerre éclate, en août 1914, le nouveau président du Conseil, le libéral Antonio Salandra, renonce sagement à se joindre aux Puissances centrales en raison du désir de paix de la grande majorité des Italiens.

 

Mais tandis que le conflit s'éternise dans le reste de l'Europe, l'effervescence monte dans la bourgeoisie italienne et notamment chez les intellectuels.

 

Le pacte de Londres

Le lundi 26 avril 1915, l'Italie signe un traité secret avec l'Angleterre et la France. Contre la promesse de gains territoriaux, elle leur propose d'entrer en guerre à leurs côtés contre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie.

Cet acte est décidé par le gouvernement, le roi et la hiérarchie militaire, sans la consultation du Parlement.

 

Dans cet accord, l'Italie s'engage, dans un délai d'un mois, à entrer en guerre aux côtés de l'Entente en attaquant les empires centraux.

En contrepartie, et en cas de victoire finale, elle recevrait des territoires qu'elle convoite : le Tyrol du Sud (Bolzano), le Trentin, la Marche julienne, l'Istrie (sans la ville de Fiume), une partie de la Dalmatie, de nombreuses îles de l'Adriatique, ainsi que la ville albanaise de Vlora (Vlorë en albanais) et la petite île de Saseno (Sazan en albanais) dans la baie de Vlorë et le bassin houiller d'Antalya dans le sud de la Turquie. De plus, l'Italie se voyait confirmer la souveraineté sur la Libye, l'Érythrée, la Somalie et le Dodécanèse en Grèce) ainsi qu'une partie de l'empire colonial allemand en Asie.

 

L’Italie entra officiellement en guerre le 23 mai 1915 en déclarant la guerre à l’Autriche-Hongrie (et le 27 août 1916 à l’Allemagne).

 

À la fin de la guerre, les Alliés reviennent sur leurs promesses et refusent d'appliquer le traité dans son intégralité. Cette rancœur italienne mènera le parti national fasciste de Mussolini au pouvoir dès 1922.

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 23:01

Pour débloquer une guerre figée dans les tranchées, les Allemands utilisent une nouvelle arme à Ypres (Belgique) : des gaz asphyxiants.

À base de chlore, ce gaz sera appelé l'ypérite, d'après le lieu de son premier emploi, ou gaz moutarde d'après son odeur.

Cette arme chimique brûle les yeux et les voies respiratoires.

Le jeudi 22 avril 1915, près du village flamand de Langemarck, dans le secteur d'Ypres, les soldats britanniques voient venir en provenance des tranchées allemandes un épais nuage d'un vert jaunâtre.

Ils s'enfuient vers l'arrière. Plusieurs centaines s'effondrent et quelques milliers vont demeurer handicapés à vie ou pendant plusieurs mois. Atteints par le chlore, un gaz suffocant qui agresse les voies respiratoires, ils sont les premières victimes de la guerre chimique.

 

Le gaz fait son effet, mais, alors que certains soldats s’enfuient pris de panique, les Canadiens tiennent bon. Après plusieurs jours de combats violents et chaotiques, la position d’Ypres demeure aux mains des Alliés.

Contre ces gaz, les alliés se muniront au début de lunettes et de tampons. Puis ils se protégeront avec des masques respiratoires.

 

Le 22 avril 1915, l’attaque fit 1500 morts sur le coup.

Cette arme toxique, interdite par la déclaration de la Haye de 1899, tua près de 100.000 soldats entre 1915 et 1916. Des dispositions plus récentes concernant l'emploi des gaz, figurent dans le Protocole de Genève de 1925 et la résolution 2603 des Nations Unies de 1969.

 

Des gaz plus mortels et des systèmes de diffusion plus fiables furent introduits plus tard pendant la guerre. En 1917, des obus chimiques, des projecteurs et des mortiers purent déposer de denses barrages gazeux sur les lignes ennemies, ou derrière elles sur des routes d’approvisionnement, des tranchées de réserve ou des batteries de tir.

 

Lien du jour : PRELUDE A LA GRANDE GUERRE CHIMIQUE

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 23:08

Le dimanche 15 avril 1798, quelques semaines après la création d'une République suisse unitaire, à l'image de la République française, les troupes françaises occupent la république indépendante de Genève.

Comme lors de l'occupation de la Suisse, quelques mois plus tôt, les troupes françaises agissent sur ordre du gouvernement du Directoire (1795-1799), poussé par la logique stratégique, les suppliques de certains agitateurs et l'attrait des richesses disponibles.

Cette occupation met ainsi fin à une indépendance devenue illusoire depuis une première intervention française six ans plus tôt.

La ville annexée est transformée en chef-lieu du département du Léman. En 1814, à la chute de Napoléon Ier, Genève recouvrera sa liberté et sera intégrée à la Confédération helvétique.

 

Une « aristocratie républicaine »

La République de Genève s'est constituée au XVIe siècle en marge de la Confédération helvétique mais en s'appuyant à l'occasion sur elle pour résister aux velléités annexionnistes de la Savoie et de la France.

 

Au cours du XVIIIe siècle, la ville s'enrichit considérablement. Quelques grandes familles patriciennes forment le groupe des « citoyens ». Ce groupe d'environ 1.000 à 1.500 personnes tient le haut du pavé sur le modèle de Versailles. Il est pour cela qualifié de façon abusive d'«aristocratie». Il se recrute par cooptation parmi les «bourgeois» et domine le gouvernement de la cité. C'est lui qui participe au Conseil général, principale des assemblées dirigeantes.

 

Les « bourgeois » - parfois qualifiés de représentants - sont des entrepreneurs et des commerçants qui ont pu accéder à cette qualité en achetant des « lettres de bourgeoisie ». Le montant de celles-ci varie selon la richesse de la ville et ses besoins (entretien des fortifications). Il est de 500 florins vers 1650 et de 4000 vers 1700. Les bourgeois, qui constituent environ un tiers de la population de la cité, prétendent à une influence en rapport avec leur contribution économique. Ils sont tout au long du XVIIIe siècle en conflit avec l'« aristocratie » pour le gouvernement de la cité.

 

Les classes inférieures n'ont aucun droit politique. Elles rassemblent les « habitants » - des étrangers qui ont obtenu le droit d'habiter dans la cité -, les « natifs » - enfants des précédents - et les simples «sujets» - étrangers et résidents sans droits particuliers.

 

Ces classes inférieures, tout au long du XVIIIe siècle, se démènent pour obtenir, à défaut de droits politiques, l'accès à un  plus large éventail de professions.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 00:01

Après Avoir Été sacrifiée sieurs couleurs des Accords de Munich, La Republique De Tchécoslovaquie environ à l'une des Premières Victimes de la politique d'annexions et d'agressions de l'Allemagne nazie Qui en Occupe La Bohème-Moravie et y instaurer de fils protectorat.

L'Etat tchécoslovaque FUT Créé en 1918 Avec l'effondrement de l'Empire austro-hongrois à la fin de la Première Guerre mondiale. La Tchécoslovaquie comprenait les provinces de Bohême, Moravie de, et de Slovaquie, AINSI Que l'Ukraine transcarpathienne et des Partis de la Silésie.

 

Le mercredi 15 mars 1939, l'Allemagne nazie envahie la Bohème Moravie.

Is La Fin de la Tchécoslovaquie AINSI Que des Accorde de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye.

Quant aux Accorde de Munich, ILS Ont manifestement raté Leur Objectif Qui était le Maintien de la Paix.

 

Les provinces Tchèques de Bohème et Moravie devinrent Dès le Lendemain non protectorat allemand. La Slovaquie devînt non Etat «indépendant», Allie étroitement à l'Allemagne. La Hongrie, alliée de l'Allemagne, l'Ukraine annexion transcarpathique en mai 1939, après s'être emparée de Territoires en Slovaquie méridionale Avec l'aide de l'Allemagne et de l'Italie en 1938. La Tchécoslovaquie en Tant qu ' Etat indépendant cessa d'Exister.

Le gouvernement Beneš, Qui a démissionné et Quitte le payeur après Les Accords de Munich, organisera la résistance à partir de Londres.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 12:00

1945 - 2015 : 70 ans !

Dans 2 mois nous célèbrerons le 70ième aniversaire de la fin des combats en Europe avec la capitulation de l'Allemagne le 7 mai 1945 à Reims (ratifiée le 8 à Berlin).

La fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre suivant, avec la capitulation du Japon, après les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.

 

A l'occasion des 70 ans de la fin de la seconde guerre mondiale, je vous propose un diaporama de 20 questions sur les grandes dates de cette période tragique.

Quelques questions sont un peu plus difficiles que d'autres mais dans l'ensemble, vous devriez pourvoir répondre... Si certaines dates vous étaient inconnues, après avoir fait défiler ce diaporama, elle ne le seront plus.

J'espère que vous passerez un bon moment, comme moi j'ai passé à le préparer...

 

Vous pouvez le télécharger et le transmettre sans risque par mail à vos connaissances.

Télécharger le Quizz seconde guerre mondiale

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 00:01

Lors d'un discours prononcé au Westminster College de Fulton dans le Missouri, Winston Churchill utilise pour la première fois l'expression « rideau de fer ».

 

On considère ce discours comme la première manifestation officielle, du côté allié, de l'état de « guerre froide » entre l'Est et l'Ouest : le monde libre et le bloc communiste sont séparés par ce fameux « rideau de fer ».

Avant d'abandonner ses fonctions de Premier ministre, Winston Churchill avait pu mesurer la duplicité de Joseph Staline, le dictateur de l'URSS, son allié dans la guerre contre Hitler.

Il s'en était inquiété auprès du président américain Harry Truman mais le monde baignait encore dans l'allégresse de la victoire et nul n'était disposé à entendre des critiques sur l'allié de la veille.

Très vite cependant, les dissensions entre Staline et ses anciens alliés éclatent au grand jour.

 

Dans son discours du mardi 5 mars 1946 à Fulton, le retraité de 72 ans retrouve sa verve d'orateur. Il déclare : « De Stettin dans la Baltique jusqu'à Trieste dans l'Adriatique, un rideau de fer est descendu à travers le continent. »

Ce discours énonce aussi l'idée d'une « relations spéciale » entre les peuples anglophones, et un plus vaste programme d'organisation du monde

Il termine son allocution en exhortant les pays d'Europe occidentale à contrecarrer le pouvoir communiste afin « d'établir dans tous les pays, aussi rapidement que possible, les prémices de la liberté et de la démocratie. »

 

Bien que Churchill ne soit plus Premier ministre, ce discours marque le début « officiel » de la Guerre froide. L'opinion publique, d'abord sceptique, finit par lui donner raison en 1948, lorsque les communistes tchécoslovaques s'emparent du pouvoir par le «coup de Prague».

 

Les vœux de Churchill sont comblés l'année suivante avec la création d'une alliance militaire occidentale : l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). L'Union soviétique riposte en créant de son côté le Pacte de Varsovie en 1955.

 

Le texte original du discours : http://www.britannia.com/history/docs/sinews1.html

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 00:01

La Deuxième Guerre anglo-néerlandaise a été déclarée le mercredi 4 mars 1665.

deuxième Guerre Anglo-hollandaise.

Dans ce conflit, les Anglais sont alliés au Royaume de France et au Danemark, tandis que les Néerlandais sont soutenus par le Royaume d'Ecosse et le Münster.

La Première Guerre anglo-néerlandaise avait permis aux Anglais de remporter la maîtrise des mers et d'imposer son monopole sur le commerce des colonies britanniques.

A l'issue de deux années de guerre, le traité de Breda est signé, laissant la victoire aux Néerlandais qui obtinrent des plantations au Suriname et le droit de naviguer sur le Rhin.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 00:01

Un groupe de nationalistes serbes fondent, le 3 mars 1911, dans un appartement de Belgrade, l'organisation secrète : Ujedinjenje ili smrt ! (« L'Union ou la mort ! »), plus communément connue sous le nom de « Main noire ».

 

Cette organisation prône la création d'une « Grande Serbie » qui réunirait autour de Belgrade tous les territoires peuplés par des Serbes (ou supposés tels). Elle naît en réaction à l'annexion de la Bosnie-Herzégovine à l'Autriche-Hongrie.

Parmi ses promoteurs figurent des officiers qui ont participé à l'horrible attentat contre le roi de Serbie Alexandre 1er et la reine Draga Machin. Le principal est Dragutin Dimitrievitch : surnommé «Apis» par ses admirateurs en raison de sa carrure imposante qui évoque le taureau de la mythologie égyptienne, il est entré dans les services secrets serbes et va organiser dans l'ombre l'attentat de Sarajevo.

 

Assez comparable aux organisations djihadistes du XXIe siècle, la « Main noire » compte très vite quelques milliers de membres et ouvre des camps d'entraînement en vue d'attentats et d'opérations clandestines.

 

Voir aussi : 28 juin 1914 - Assassinat d'un archiduc à Sarajevo

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 00:01

 

Après les victoires de la seconde campagne d'Italie, le Premier Consul Napoléon Bonaparte contraint l'Empereur d'Autriche François II de signer le traité de paix de Lunéville qui renforce les clauses du traité de Campoformio (signé le 17 octobre 1797).

 

La rive gauche du Rhin revient définitivement à la France ainsi que la Belgique. L'Autriche est évincée d'Italie. Elle ne conserve que la Vénétie tandis que le Piémont et Gênes sont soumis à l'influence française.

 

Traité de Lunéville

 

S. M. l'Empereur, roi de Hongrie et de Bohême, et le premier consul de la République française, au nom du peuple français, ayant également à coeur de faire cesser les malheurs de la guerre, ont résolu de procéder à la conclusion d'un traité définitif de paix et d'amitié.

 

Sadite Majesté Impériale et Royale ne désirant pas moins vivement de faire participer l'Empire germanique aux bienfaits de la paix, et les conjonctures présentes ne laissant pas le temps nécessaire pour que l'Empire soit consulté et puisse intervenir par ses députés dans la négociation, Sadite Majesté ayant d'ailleurs égard à ce qui a été consenti par la députation de l'Empire au précédent congrès de Rastatt, a résolu, à l'exemple de ce qui a lieu dans des circonstances semblables, de stipuler au nom du Corps germanique.

En conséquence de quoi, les Parties contractantes ont nommé pour leurs plénipotentiaires, savoir :

 

Sadite Majesté Impériale et Royale, le sieur Louis, comte du Saint Empire romain, de Cobenzl…, et

 

Le premier consul de la République française, au nom du Peuple français, le citoyen Joseph Bonaparte… ;

 

Lesquels, après avoir échangé leurs pleins pouvoirs, ont arrêté les articles suivants :


Article premier

Il y aura à l'avenir, et pour toujours, paix, amitié et bonne intelligence entre S. M. l'Empereur, roi de Hongrie et de Bohême, stipulant tant en son nom qu'en celui de l'Empire germanique, et la République française ; s'engageant, Sadite Majesté, à faire donner par ledit Empire sa ratification en bonne et due forme au présent traité. La plus grande attention sera apportée de part et d'autre au maintien d'une parfaite harmonie, et à prévenir toutes sortes d'hostilités par terre ou par mer, pour quelque cause ou sous quelque prétexte que ce puisse être, en s'attachant avec soin à entretenir l'union heureusement rétablie. Il ne sera donné aucun secours et protection, soit directement, soit indirectement, à ceux qui voudraient porter préjudice à l'une ou à l'autre des Parties contractantes.


Article II.

La cession des ci-devant provinces belgiques à la République française, stipulée par l'article III du traité de Campo-Formio, est renouvelée ici de la manière la plus formelle, en sorte que Sadite Majesté Impériale et Royale, pour elle et ses successeurs, tant en son nom qu'au nom de l'Empire germanique, renonce à tous les droits et titres aux susdites provinces, lesquelles seront possédées à perpétuité, en toute souveraineté et propriété, par la République française, avec tous les biens territoriaux qui en dépendent.

Sont pareillement cédés à la République française, par Sadite Majesté Impériale et Royale et du consentement formel de l'Empire :

 

1- Le Comté de Falkenstein, avec ses dépendances ;

2- Le Fricktal et tout ce qui appartient à la Maison d'Autriche sur la rive gauche du Rhin, entre Zurzach et Bâle ; la République française se réservant de céder ce dernier pays à la République helvétique.

 

Article III.

De même, en renouvellement et confirmation de l'article VI du traité de Campo-Formio, S. M. l'Empereur et Roi possédera, en toute souveraineté et propriété, les pays ci-dessous désignés, savoir :

 

L'Istrie, la Dalmatie, et les îles ci-devant Vénitiennes de l'Adriatique en dépendantes, les bouches du Cattaro, la ville de Venise, les lagunes et les pays compris entre les États héréditaires de S. M. l'Empereur et Roi, la mer Adriatique et l'Adige, depuis sa sortie du Tyrol jusqu'à son embouchure dans ladite mer ; le talweg de l'Adige servant de ligne de délimitation ; et comme par cette ligne les villes de Vérone et de Porto-Legnago se trouveront partagées, il sera établi sur le milieu des ponts des dites villes des ponts-levis qui marqueront la séparation.


Article IV.

L'article XVIII du traité de Campo-Formio est pareillement renouvelé, en cela que S. M. l'empereur et Roi s'oblige à céder au duc de Modène, en indemnité des pays que ce Prince et ses héritiers avaient en Italie, le Brisgaw, qu'il possédera aux mêmes conditions que celles en vertu desquelles il possédait le Modénois.


Article V

Il est en outre convenu que S. A. R. le grand-duc de Toscane renonce, pour elle et pour ses successeurs et ayants cause, au Grand-Duché de Toscane et à la partie de l'île d'Elbe qui en dépend, ainsi qu'à tous les droits et titres résultant de ses droits sur lesdits États, lesquels seront possédés désormais, en toute souveraineté et propriété, par S. A. R. l'infant duc De Parme. Le Grand-Duc obtiendra en Allemagne une indemnité pleine et entière de ses États en Italie.

 

Le Grand-Duc disposera à sa volonté des biens et propriété qu'il possède particulièrement en Toscane, soit par acquisition personnelle, soit par hérédité des acquisitions personnelles de feu S. M. l'empereur Léopold II, son père, ou de feu S. M. l'empereur François Ier son aïeul. Il est aussi convenu que les créances, établissements et autres propriétés du Grand-Duché, aussi bien que les dettes dûment hypothéquées sur ce pays, passeront au nouveau Grand-Duc.


Article VI

S. M. l'Empereur et Roi, tant en son nom qu'en celui de l'Empire germanique, consent à ce que la République française possède désormais, en toute souveraineté et propriété, les pays et domaines situés à la rive gauche du Rhin, et qui faisaient partie de l'Empire germanique ; de manière qu'en conformité de ce qui avait été expressément consenti au congrès de Rastatt par la députation de l'Empire, et approuvé par l'Empereur, le talweg du Rhin soit désormais limite entre la République française et l'Empire germanique, savoir : depuis l'endroit où le Rhin quitte le territoire helvétique, jusqu'à celui où il entre dans le territoire batave.

 

En conséquence de quoi, la République française renonce formellement à toute possession quelconque sur la rive droite du Rhin, et consent à restituer à qui il appartient les places de Dusseldorf, Ehrenbreitstein, Philippsbourg, le fort de Cassel et autres fortifications vis-à-vis de Mayence à la rive droite, le fort de Kehl et le vieux Brisach, sous la condition expresse que ces places et forts continueront à rester dans l'état où ils se trouveront lors de l'évacuation.


Article VII

Et comme par la suite de la cession que fait l'Empire à la République française, plusieurs Princes et États de l'Empire se trouvent particulièrement dépossédés, en tout ou en partie, tandis que c'est à l'Empire germanique collectivement à supporter les pertes résultant des stipulations du présent traité, il est convenu entre S. M. l'Empereur et Roi, tant en son nom qu'au nom de l'Empire germanique, et la République française, qu'en conformité des principes formellement établis au congrès de Rastatt, l'Empire sera tenu de donner aux Princes héréditaires qui se trouvent dépossédés à la rive gauche du Rhin, un dédommagement qui sera pris dans le sein dudit Empire, suivant les arrangements qui, d'après ces bases, seront ultérieurement déterminés.


Article VIII.

Dans tous les pays cédés, acquis ou échangés par le présent traité, il est convenu, ainsi qu'il avait été fait par les articles IV et X du traité de Campo-Formio, que ceux auxquels ils appartiendront se chargeront des dettes hypothéquées sur le sol desdits pays ; mais attendu les difficultés qui sont survenues à cet égard sur l'interprétation desdits articles du traité de Campo-Formio, il est expressément entendu que la République française ne prend à sa charge que les dettes résultant d'emprunts formellement consentis par les États des pays cédés, ou des dépenses faites pour l'administration effective desdits pays.


Article IX.

Aussitôt après l'échange des ratifications du présent traité, il sera accordé dans tous les pays cédés, acquis ou échangés par ledit traité, à tous les habitants ou propriétaires quelconques, mainlevée du séquestre mis sur leurs biens et revenus, à cause de la guerre qui a eu lieu. Les Parties contractantes s'obligent à acquitter tout ce qu'elles peuvent devoir pour fonds à elles prêtés par lesdits particuliers, ainsi que par les établissements publics desdits pays, et à payer ou rembourser toute rente constituée à leur profit sur chacune d'elles. En conséquence de quoi, il est expressément reconnu que les propriétaires d'actions de la Banque de Vienne, devenus français, continueront à jouir du bénéfice de leurs actions, et en toucheront les intérêts échus ou à échoir, nonobstant tout séquestre et toute dérogation, qui seront regardés comme non avenus, notamment la dérogation de ce que les propriétaires devenus français n'ont pu fournir les trente et les cent pour cent demandés aux actionnaires de la Banque de Vienne par S. M. l'Empereur et Roi.


Article X.

Les Parties contractantes feront également lever tous les séquestres qui auraient été mis à cause de la guerre sur les biens, droits et revenus des sujets de S. M. l'Empereur et de l'Empire, dans le territoire de la République française, et des citoyens français dans les États de Sadite majesté ou de l'Empire.


Article XI.

Le présent traité de paix, notamment les articles VIII, IX, X, XV ci-après, est déclaré commun aux Républiques batave, helvétique, cisalpine et ligurienne. Les Parties contractantes se garantissent mutuellement l'indépendance desdites Républiques, et la faculté aux peuples qui les habitent d'adopter telle forme de gouvernement qu'ils jugeront convenable.


Article XII.

Sadite Majesté Impériale et Royale renonce, pour elle et ses successeurs, en faveur de la République cisalpine, à tous les droits et titres provenant de ces droits, que Sadite Majesté pourrait prétendre sur les pays qu'elle possédait avant la guerre, et qui, aux termes de l'article VIII du traité de Campo-Formio, font maintenant partie de la République cisalpine, laquelle les possédera en toutes souveraineté et propriété, avec les biens territoriaux qui en dépendent.


Article XIII.

Sadite Majesté Impériale et Royale, tant en son nom qu'au nom de l'Empire germanique, confirme l'adhésion, déjà donnée dans le traité de Campo-Formio, à la réunion des ci-devant fiefs impériaux à la République ligurienne, et renonce à tous ces droits et titres provenant de ces droits sur lesdits fiefs.


Article XIV.

Conformément à l'article XI du traité de Campo-Formio, la navigation de l'Adige servant de limite entre les États de Sadite Majesté Impériale et Royale et ceux de la République cisalpine, sera libre, sans que, de part ni d'autre, on puisse y établir aucun péage, ni tenir aucun bâtiment armé en guerre.


Article XV.

Tous les prisonniers de guerre, faits de part et d'autre, ainsi que les otages enlevés ou donnés pendant la guerre, qui n'auront pas encore été restitués, le seront dans quarante jours, à dater de celui de la signature du présent traité.


Article XVI.

Les biens fonciers et personnels non aliénés de S. A. R. l'archiduc Charles, et des héritiers et de feu S. A. R. madame l'archiduchesse Christine, qui sont situés dans les pays cédés à la République française, leur seront restitués, à la charge de les vendre dans l'espace de trois ans. Il en sera de même des biens fonciers et personnels de LL. AA. RR. L'archiduc et Madame l'archiduchesse Béatrix, son épouse, dans le territoire de la République cisalpine.


Article XVII.

Les articles XII, XIII, XV, XVI, XVII et XXIII du traité de Campo-Formio sont particulièrement rappelés pour être exécutés suivant leur forme et teneur, comme s'ils étaient insérés mot à mot dans le présent traité.


Article XVIII.

Les contributions, livraisons, fournitures et prestations quelconques de guerre cesseront d'avoir lieu, à dater du jour de l'échange des ratifications données au présent traité, d'une part par S. M. l'Empereur et par l'Empire germanique, d'autre part par le gouvernement de la République française.


Article XIX.

Le présent traité sera ratifié par S. M. l'Empereur et Roi, par l'Empire, et par le gouvernement de la République française, dans l'espace de trente jours, ou plus tôt si faire se peut : et il est convenu que les armées des deux Puissances resteront dans les positions où elles se trouvent, tant en Allemagne qu'en Italie, jusqu'à ce que lesdites ratifications de l'Empereur et Roi, de l'Empire et du gouvernement de la République française aient été simultanément échangées à Lunéville entre les plénipotentiaires respectifs. Il est aussi convenu que, dix jours après l'échange desdites ratifications, les armées de Sadite Majesté Impériale et Royale seront rentrées sur ses possessions héréditaires, lesquelles seront évacuées dans le même espace de temps par les armées françaises, et que trente jours après le dit échange, les armées françaises auront évacué la totalité dudit Empire.

 

Fait et signé à Lunéville, le 20 pluviôse An IX de la République française (9 Février 1801)

 

Joseph Bonaparte

Louis, comte de Cobenzl

 
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 00:01

Le jeudi 6 février 1919, trois mois après l'armistice qui a mis fin à la Grande Guerre, une Assemblée constituante allemande se réunit dans le théâtre de Weimar.

 http://e.maxicours.com/img/4/0/3/5/403574.jpg

Les 421 membres de l’Assemblée sont élus les élections législatives du 19 janvier 1919.

Dans la nouvelle assemblée, le Parti social-démocrate (SPD) est le premier parti avec 37,9 % des voix et 163 sièges. Ils forment une majorité, appelée la coalition de Weimar, avec les catholiques du Zentrum, avec 19 % des voix et 91 sièges, et les libéraux du Parti démocrate allemand (DDP), avec 18,6 % des voix et 75 sièges. L’ancienne aile gauche du SPD, le Parti social-démocrate indépendant (USPD), obtient 7,6 % des voix et 22 sièges. La droite nationale-libérale du Parti populaire allemand (DVP) obtient 4,4 % des voix et 19 sièges, et les nationaux-conservateurs du Parti national du peuple allemand (DNVP), 10,3 % des voix et 44 sièges. Quatre petits partis régionalistes sont également représentés avec 7 sièges. Le Parti communiste d'Allemagne (KPD), formé depuis moins de trois semaines, ne participait pas au scrutin.

L’Assemblée nationale constituante allemande, couramment appelée l’assemblée nationale de Weimar, se réunit le 6 février 1919, à Weimar, en Thuringe, plutôt qu’à Berlin afin de se soustraire aux troubles révolutionnaires qui mettent en danger l’indépendance et la sécurité des députés

 

Elle adopta le 31 juillet 1919 la nouvelle Constitution du Reich allemand, dite constitution de Weimar, qui fut promulguée le 11 août et donna naissance à la république de Weimar.

Elle exerça également le pouvoir législatif dont était auparavant investi le Reichstag.

Elle prononça sa propre dissolution le 21 mai 1920, et la première législature du nouveau Reichstag fut élue le 6 juin.

 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 00:00

L'Union d'Utrecht du 23 janvier 1579 est l'acte fondateur des Provinces-Unies des Pays-Bas :

Sept provinces des Pays-Bas (Hollande, Zélande, Utrecht, Gueldre, Overijssel, Frise et Groningue) à majorité protestante se constituent en confédération. C'est la naissance des Pays-Bas actuels. Le sud du pays, catholique, reste sous souveraineté espagnole et deviendra plus tard la Belgique.

Ce traité signé à Utrecht est conclu en réponse à l'Union d'Arras (signé le 6 janvier 1579), formée par les provinces catholiques des Pays-Bas (le comté d'Artois, le Cambrésis, le comté de Hainaut et Douai) qui proclamèrent la souveraineté espagnole et catholique sur leur territoire.

 

Cette indépendance ne fut reconnue par l'Espagne qu'en 1648, à la fin de la guerre de Quatre-Vingts Ans, par la Paix de Münster incluse dans le traité de Westphalie.

 

Signataires

Rédigé le 20 janvier 1579, le traité fut signé le 23 janvier par le comté de Hollande, le comté de Zélande, la seigneurie de Groningue, le comté de Flandre (avec Bruges, Gand, Ypres), la seigneurie de Frise, le duché de Gueldre, la seigneurie d'Utrecht, le duché de Brabant (avec Anvers, Bréda, Bruxelles, Lierre), la seigneurie d'Overijssel, les villes de Tournai et de Valenciennes.

 

Voir le texte du traité d'Utrecht signé le 23 janvier 1579

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 00:01

 

Le roi d'Italie Victor-Emmanuel III demande officiellement au chef du parti national fasciste d'assurer la nouvelle formation d'un gouvernement.

Dès le lendemain Benito Mussolini devient le nouveau président du Conseil italien président du Conseil (l'équivalent de Premier ministre).

À la tête d'un gouvernement qui ne compte que quatre ministres fascistes, Mussolini se montre dans les premiers temps respectueux des règles constitutionnelles

Il conserve la forme du gouvernement parlementaire et formera une coalition entre libéraux, catholiques et nationalistes.

Mais, dans les provinces, les Chemises noires poursuivent la mise au pas des organisations syndicales. La fête du Travail du 1er mai est supprimée et la grève est interdite.

Et en novembre 1922, la Chambre des députés et le Sénat votent les pleins pouvoirs à Mussolini pour un an.

 

On se dirige vers l'installation d'une dictature totalitaire d'un nouveau genre qui durera jusqu'en 1943.

 

Relire également : 

23 mars 1919 - Mussolini crée les « fasci »

25 juillet 1943 - Mussolini renversé

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 23:01

Budapest se soulève contre l'URSS qui occupe le pays depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Les Hongrois réclament le retour à la présidence du communiste modéré Imre Nagy.

 http://www.fonjallaz.net/Communisme/Memo/Hongrie%201956/VO/Budapest-Staline.jpg

Les Hongrois croient que l'heure de la victoire a sonné. Le pays s'enflamme. L'insurrection dégénère le 30 octobre avec, à Budapest, l'occupation du siège du parti communiste et le massacre de ses occupants ainsi que de gardes qui n'ont rien à voir avec le régime détesté.

 

Imre Nagy est gagné par l'euphorie du mouvement populaire. Il s'engage dans la voie de la démocratie et du multipartisme. Le 1er novembre, il forme un gouvernement de coalition.

 

Il annonce aussi le retrait de la Hongrie du pacte de Varsovie... C'est plus que les Soviétiques n'en peuvent supporter.

 

Dès le dimanche 4 novembre, l'Armée Rouge investit Budapest. Au total pas moins de 8 divisions et plusieurs centaines de chars du dernier modèle (T54). Les insurgés, étudiants aussi bien que salariés, résistent avec héroïsme mais n'en sont pas moins écrasés.

 

La répression fait environ 200.000 morts tandis que 160.000 personnes se réfugient en Europe de l'Ouest. Imre Nagy sera pendu quelques mois plus tard.

 

Relire aussi : 4 novembre 1956 - Les chars soviétiques entrent dans Budapest

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 23:01

La Première Guerre des Balkans débute le 17 octobre 1912. Elle oppose l'Empire Ottoman à la ligue balkanique constituée de la Serbie, la Bulgarie, la Grèce et le Monténégro.

 

 

Les armées de la ligue comportent beaucoup plus d'hommes que les forces turques, ce qui fait rapidement basculer l'issue du conflit, qui intervient en mai 1913.

De nombreux territoires sont imputés à l'Empire ottoman et partagés entre les membres de la ligue. Un État nouveau et indépendant apparaît : l'Albanie.

 

 

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 23:01

A minuit l'Allemagne en liesse, fête sa réunification. Un traité d'union, bientôt ratifié par l'ensemble de la communauté internationale, met fin à la division.

 

A Berlin, des centaines de milliers de personnes ont entonné « l'Hymne à la joie » de Beethoven en agitant des drapeaux rouge, or et noir. Après la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, une nouvelle Allemagne est née.

 

 

Relire aussi :

7 octobre 1949 - Naissance de la RDA

20 juin 1991 - Berlin, capitale de l'Allemagne réunifiée

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 23:01

Le train destiné à relier Paris à Constantinople, est inauguré sous le nom d'Orient-Express.

Ce premier aller-retour de 3.094 km en moins de deux semaines, sera rapporté par une presse enthousiaste. Ce train, le plus luxueux d'Europe, est équipé de wagons-lits, de salons et d'un restaurant de haute gastronomie.

Les origines de l'Orient-Express

En 1869, jeune entrepreneur belge, Georges Nagelmackers visitait les États-Unis, en voyageant dans les wagons inventés par l'industriel George Pullman, l'inventeur des voitures-lits. Inspiré, après la signature en 1874 de l'accord de circulation pour les voitures-lits de Paris à Vienne, il fonda le 4 décembre 1876 la Compagnie internationale des wagons-lits, qui deviendra peu après la Compagnie internationale des wagons-lits et des grands express européens. Deux ans après furent alors introduits les premiers wagons-lits sur la ligne qui va de Vienne à Ostrava.

Le 10 octobre 1882 fut mis en place un premier service de train de luxe, le Train-Éclair, sur l'axe Paris-Vienne, qui reliait en express les deux capitales distantes de 1.350 kilomètres, en 27 heures et 53 minutes.

 

Express d'Orient

Le premier train, qui s'appelait Express d'Orient et qui fut inauguré le 5 juin 1883, circulait 2 fois par semaine, entre la gare de Strasbourg à Paris (actuelle gare de Paris-Est) et Constantinople (l'actuelle Istanbul) via Strasbourg, Munich, Vienne, Budapest et Bucarest.

A sa mise en circulation, l'Express d'Orient n'effectue pas un trajet direct : il s'arrêtait à Giurgiu (Roumanie), la traversée du Danube jusqu'à Roussé (Bulgarie) se faisait sur un bac, puis un second train assurait le trajet jusqu'à Varna, port bulgare sur la mer Noire.

De là, puis un navire à vapeur conduisait les passagers en 15 heures jusqu'à Istanbul.

Les 3.186 km étaient parcourus en 81 heures et 30 minutes, soit 30 heures de moins qu'un train classique !

En 1885, le service devint quotidien jusqu'à Vienne.

Après l’achèvement de la ligne, en 1889, le temps de transport est ramené à 67 heures et 35 minutes.

En 1891, le train devint officiellement « l'Orient-Express ».

 

La voiture de l’armistice

Durant la Première Guerre mondiale, le parc de wagons-lits est réquisitionné puis éparpillé ou détruit. Après quatre années d’hostilité, l’Orient-Express n’existe plus. Une de ses voitures entre pourtant dans l’Histoire : la n°2419. Pour le futur Maréchal Foch, elle sera transformée en bureau, où sera signé l’armistice du 11 novembre 1918.

En juin 1940, l'armée allemande l'utilise pour la signature de l'armistice avec la France puis l'achemine à Berlin, comme trophée de guerre, où les Berlinois peuvent la visiter. En 1944, les SS la font sauter devant la progression des alliés à Berlin.

 

L'Orient-Express inspirera de nombreux écrivains et cinéastes.

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 23:01

Le 15 mai 1756 débute la Guerre de Sept ans qui verra s'affronter France, l'Autriche, la Russie, la Saxe, la Suède et plus tard l'Espagne, contre la Grande-Bretagne, la Prusse et le Hanovre.

La Guerre de Sept ans est occasionnée par des conflits de limites entre colons anglais et français dans le Canada, ce que Voltaire appelait « quelques arpents de neige », et pour la possession de la vallée de l'Ohio.

Se déroulant en Europe, en Amérique, aux Indes et sur les mers, et impliquant les grandes puissances européennes, cette guerre sera a posteriori considérée comme la première guerre mondiale.

L'Angleterre et la France luttent sur mer et aux colonies, la Prusse et la coalition européenne sur le continent. Les deux guerres simultanées durent sept ans.

 

Le 10 février 1763, traité de Paris met fin à la guerre.

C'est une humiliation pour la France, contrainte d'abandonner le Canada, la vallée de l'Ohio, la rive gauche du Mississipi et plusieurs Antilles. Les Français renoncent à toute prétention politique sur l'Inde où ils conservent 5 villes démantelées et sans garnison. Ils abandonnent également leurs comptoirs du Sénégal, sauf l'île de Gorée.

La Guerre de Sept ans marquera la naissance de l'Empire britannique et la fin de l'empire colonial français.

 

Relire aussi : 10 février 1763 - Fin de la guerre de Sept Ans

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 00:01

Le 23 mars 1919, à Milan, l'ancien journaliste socialiste Benito Mussolini crée les premiers Faisceaux italiens de combat (Fasci italiani di combattimento). Ces groupes paramilitaires formeront l'embryon du parti fasciste.

Composé essentiellement d'anciens combattants de la Première Guerre mondiale, ce mouvement entend fédérer tous les mécontents contre le régime libéral et parlementaire italien.

Mussolini est d'abord membre du Parti socialiste italien (PSI) et directeur du quotidien socialiste « Avanti ! » à partir de 1912.

Avant la Grande Guerre, le futur « Duce » avait fréquenté en Suisse les exilés bolcheviques. Il avait eu connaissance de la théorie de Lénine selon laquelle l'accession au pouvoir devait s'appuyer sur une organisation paramilitaire constituée de révolutionnaires professionnels. Il bâtit donc son mouvement en prenant exemple sur le leader russe.

A la fin de 1919, le mouvement fasciste est encore très marginal. Il n'obtient aucun élu aux élections législatives de novembre et ne compte que 17.000 membres mais en totalisera 700.000 au moment où Mussolini prendra le pouvoir en 1922.

Le 29 octobre 1922, suite à la marche sur Rome, le roi d'Italie Victor-Emmanuel III demande officiellement à Benito Mussolini d'assurer la nouvelle formation d'un gouvernement.

Dès le lendemain Benito Mussolini devient le nouveau président du Conseil italien (l'équivalent de Premier ministre). Il cumule les mandats : Président du Conseil, ministre de l'Intérieur, ministre des Affaires étrangères. Mussolini sera le premier homme d'Etats d'Europe occidentale à former un gouvernement qui se proclame ouvertement non-démocratique.

 

Relire aussi : 3 janvier 1925 - L'Italie entre dans la dictature

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 00:01

Le 17 mars 1948, les ministres des Affaires étrangères de Belgique, de France, du Luxembourg, des Pays-Bas et du Royaume-Uni signent à Bruxelles le traité qui institue l'UEO (Union de l'Europe occidentale). Il s'agit d'un pacte régional d'assistance économique, sociale et culturelle et essentiellement, de légitime défense collective.

Inquiétés par le coup de Prague qui fait planer sur l’Europe la menace de révolutions communistes soutenues par le Kremlin, la Grande-Bretagne, les pays du futur Benelux et la France passent donc un accord d’assistance mutuelle en cas d’agression. Cet accord est valable sur une période de 50 ans auquel d'autres pays peuvent se rallier.

Pour la première fois depuis l’armistice de 1945, les alliances politiques et militaires ne sont plus dirigées contre l’Allemagne mais contre l’URSS. L’Europe craint en effet à ce moment une Troisième Guerre mondiale.

Les cinq pays signataires seront tous des membres fondateurs de l'OTAN l'année suivante.

 

Voir aussi :

3 février 1958 - Création du Benelux

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 00:01

3 mars 1714 - Traité de Rastatt.

Le traité de Rastatt a été signé le 3 mars 1714. Il a été rédigé entièrement en français et met fin à la Guerre de Succession d'Espagne.

Cet écrit a été signé entre l'archiduché d'Autriche et le royaume de France, respectivement représentés par le duc de Villars et le prince Eugène. Il fait suite à de sérieuses négociations entre les deux parties, qui duraient depuis novembre 1713.

 

3 mars 1878 - Signature du traité de San Stefano

Le 3 mars 1878 est signé le traité de San Stefano qui met fin à la guerre russo-turque entamée en 1877, au sujet des Balkans. Cet accord voit la Roumanie, le Monténégro et la Serbie obtenir leur indépendance, ainsi que la création de la principauté de Grande Bulgarie, toujours en Empire ottoman, mais sous influence russe. Avec ce traité, la Russie se voit également annexer le delta du Danube et la Dobroudja.

 

3 mars 1886 - Signature du traité de Bucarest

Le 3 mars 1886, la Bulgarie et la Serbie signent le traité de Bucarest, mettant ainsi fin à la guerre serbo-bulgare. Ce traité fait suite à la conférence d'Istanbul organisée par l'Autriche, et qui reconnaît formellement l'indépendance de la Bulgarie, ainsi que ses nouvelles frontières. L'accord met fin à l'invasion de la Serbie en Bulgarie, en 1885, qui avait peur de ce nouvel ennemi de plus en plus puissant.

 

3 mars 1918 - Signature du traité de Brest-Litovsk

Menacé par la guerre civile, le gouvernement révolutionnaire russe se résout à faire la paix avec l'Allemagne à tout prix. Moscou reconnaît l'indépendance de la Finlande, des pays baltes, de la Pologne et de l'Ukraine. Deux mois de pourparlers ont été nécessaires aux deux pays pour arriver à la signature de ce traité. Lénine, humilié par la perte d'une grande partie de la Russie, le qualifie de « honteux traité ».

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 00:01

Le 27 février 1933, à Berlin, le Reichstag, siège du Parlement allemand, prend feu, sans doute à l'initiative des SA nazis, commandités par Hermann Göring. Un demi-fou communiste, Marinus van der Lubbe est cependant accusé du forfait.

La présence de Van der Lubbe, Hollandais de la mouvance communiste et en apparence déséquilibré, sur place au même moment, allumant de son côté de petits foyers d'incendie, n'aurait été qu'une coïncidence à moins que des agents nazis aient poussé le Hollandais à la faute.

Il sera considéré comme responsable de l'incendie et exécuté.

Dans les faits, le doute demeure. Certains historiens pensent que le soir du 27 février, un détachement de Sections d'Assaut (SA) nazies aurait emprunté un passage souterrain menant de la demeure de Hermann Göring (ou Goering, ministre de l'Intérieur du Land de Prusse) au Reichstag et y aurait répandu des produits hautement inflammables.

 

Adolf Hitler, chancelier depuis moins d'un mois, en prend prétexte pour interdire aussitôt le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands), parti communiste allemand. 10.000 personnes proches du parti ou opposants avérés aux nazis sont internées dans les nouveaux camps de concentration.

Dès le lendemain est promulgué un « décret pour la protection du peuple et de l'État » qui suspend les libertés fondamentales, donne des pouvoirs de police exceptionnels aux Régions (Länder) et met fin à la démocratie !...

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 00:01

Le 30 janvier 1933, Adolf Hitler est appelé à la Chancellerie (un poste équivalent à celui de Premier ministre). Le président de la République, le vieux maréchal Paul Von Hindenburg (86 ans), demande à Hitler (43 ans), chef ou Führer du parti national-socialiste allemand (le NSDAP, en abrégé nazi), de former le nouveau gouvernement allemand.

Ancien soldat de la Grande Guerre, antisémite et ultra-nationaliste, Adolf Hitler adhère au Parti nazi (le NSDAP) en 1920. Il en devient vite le chef.

En 1923, il tente un coup de force à Munich : c’est l’échec. Après un bref séjour en prison (où il rédige son livre Mein Kampf, « Mon combat »), Hitler se lance définitivement en politique.

Profitant de la crise économique qui s’abat sur l’Allemagne à partir de 1929, Hitler transforme le NSDAP en un parti de masse, capable de conquérir le pouvoir. Par l’intimidation, la démagogie et la haine, il obtient plusieurs succès aux élections de 1930, 1931 et 1932 : 1 allemand sur 3 vote alors pour le NSDAP.

Le 30 janvier 1933, le président de la république, le vieux maréchal Hindenburg, qui méprise Hitler, mais le sous-estime, se résout à le nommer chancelier.

Cette arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler est la première étape de la transformation de l'Allemagne en dictature.

Avec une rapidité foudroyante et par des moyens tout à fait illégaux, Hitler va asseoir son hégémonie en dépit de la faible représentation de son parti au gouvernement et au Reichstag.

Dès le lendemain de son investiture à la Chancellerie, Hitler dissout le Reichstag et prépare de nouvelles élections pour le 5 mars 1933. Dans le même temps, il trace ce que son chef de la propagande, Josef Goebbels, appelle « les grandes lignes de la lutte armée contre la terreur rouge ».

 

Relire également

20 mars 1933 - premier camp de concentration nazi

16 mars 1935 - Hitler réarme l'Allemagne

12 mars 1938 - Anschluss de l'Autriche

 



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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 00:01

Le leader du parti fasciste, Benito Mussolini, prononce un discours au Parlement dans lequel il revendique l’assassinat de l’homme politique de l’opposition, Giacomo Matteotti.

 

Très vite, il profitera de la situation instable et du soutien du roi pour instaurer concrètement un régime dictatorial fasciste. Il mettra alors en application les lois fascistes votées en 1926.

La presse sera muselée, les libertés civiques abolies, les conseils municipaux supprimés, les partis d'opposition dissous. Le parti fasciste deviendra ainsi parti unique et la totalité du pouvoir se trouvera entre les mains du « Duce » (le guide).

Le roi Victor-Emmanuel III ne possèdera plus que l'apparence du pouvoir.

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