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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 00:47

Le traité de Paris du 20 novembre 1815 sanctionne le retour de Napoléon de l'île d'Elbe et sa défaite à Waterloo.

Il est emprisonné sur l'île de Sainte-Hélène depuis le mois d'octobre.

 

Suite au retour imprévu de Napoléon Ier au mois de Mars et sa défaite à Waterloo en juin, les alliés signent à Paris un traité visant à mettre un terme à l'impérialisme français. Il met fin à la guerre et crée une organisation chargée de veiller sur la paix européenne.

Un premier traité avait déjà été signé en mai 1814 après l'abdication de l'empereur, mais sa fuite de l'île d'Elbe a changé la donne. La France est sanctionnée par les quatre grandes puissances (Angleterre, Autriche, Prusse, Russie) et doit payer une amende de 700 millions de francs.

Mais surtout, la France est quasiment ramenée à ses frontières de 1790. Elle perd, au profit de la Prusse, de la Bavière et des Pays-Bas Landau, Sarrebruck et Sarrelouis, Bouillon, Philippeville et Mariembourg, ainsi que les conquêtes territoriales des armées révolutionnaires en 1790-1792, que le traité de 1814 lui permettait de garder tels qu'Annecy ou la Savoie.

Le même jour, dans un autre document, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Autriche, et la Prusse signent un nouveau pacte de Quadruple-Alliance.

 

 

Relire également :

18 mai 1804 - La Constitution de l'an XII institue l'Empire

18 juin 1815 - Waterloo, la dernière bataille

15 octobre 1815 - Napoléon arrive à Sainte-Hélène

 

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 00:01

À la suite de la conquête de l’Angleterre par son père, Sven Ier barbe-fourchue, le roi danois Knut le Grand établit en 1028 un royaume réunissant le Danemark, l’Angleterre et la Norvège.

Lorsqu’il décède, le 12 novembre 1035 à Shaftesbury, en Angleterre, son immense empire est partagé en trois. Les Saxons prennent le pouvoir jusqu'à l'arrivée de Guillaume le Conquérant en terre britannique en 1066.

 

Relire aussi : 14 octobre 1066 - Bataille d'Hastings

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 00:01

Le 11 novembre 1215, le pape Innocent III ouvre le quatrième concile du Latran. Il hisse ainsi la papauté à un niveau de prestige qu'elle n'avait encore jamais atteint. Ce quatrième concile œcuménique du Latran (souvent surnommé Latran IV) est le douzième concile œcuménique de l’Église catholique.

 

De nouvelles structures pour l'Église

Le concile Latran IV marque l'apogée de la chrétienté médiévale et de la papauté après l'effort de renouveau inauguré, 150 ans plus tôt, par Grégoire VII.
Environ 800 abbés et 400 évêques se réunissent dans la basilique romaine dont les papes du Moyen Âge ont fait leur principale résidence.

 

Pendant les trois semaines que dure le concile, du 11 au 30 novembre 1215, de nombreuses décisions sont prises qui renforcent l'emprise du Saint-Siège sur la chrétienté occidentale.

Le concile réglemente en premier lieu la confession. Il établit l'obligation de se confesser et de communier au moins une fois l'an, à Pâques. Il instaure la confession auriculaire (à l'oreille du prêtre) en remplacement de la confession publique, rare et réservée aux actes graves et connus de tous. La religion catholique confirme ainsi son emprise sur les populations d'Europe occidentale.

Avec le concile Latran IV apparaît un nouveau personnage, le curé. Celui-ci est un prêtre affecté à un territoire, la paroisse, avec la charge d'en soigner les âmes. D'où son nom, dérivé du latin «cura animarum» (soin des âmes).

 

70 décrets ou canons, préparés par le pape, sont ratifiés, notamment :

- profession de foi qui contient pour la première fois la définition de la transsubstantiation dans l’Eucharistie : « Il n’y a qu’une seule Église universelle des fidèles, hors de laquelle nul n’est absolument sauvé, et dans laquelle Jésus-Christ est le prêtre et la victime, dont le corps et le sang sont véritablement dans le sacrement de l’autel sous les espèces du pain et du vin ; le pain étant transsubstantié au corps de Jésus-Christ, et le vin en son sang, par la puissance divine… » (Canon 1) ;

- anathématisation et condamnation des hérétiques cathares et des vaudois : « Le concile prononce anathème contre toutes les hérésies (...) et ordonne que les hérétiques, après avoir été condamnés, seront livrés aux puissances séculières. Il ajoute que l’on avertira ces puissances, et qu’on les contraindra, même par censures, de prêter serment en public, qu’elles chasseront de leurs terres tous les hérétiques notés par l’Église ; que, si les seigneurs temporels négligent de le faire, ils seront excommuniés par le métropolitain et les évêques de la province » (Canon 3) ;

- exhortation aux Grecs « à se réunir et à se conformer à l’Église romaine, afin qu’il n’y ait qu’un pasteur et qu’un troupeau ; et l’on défend aux Grecs, sous peine d’excommunication et de déposition, de laver les autels où les prêtres latins avaient célébré, et de rebaptiser ceux qu’ils avaient baptisés » (Canon 4) ;

- interdiction de fonder de nouveaux ordres religieux (Canon 13) ;

- mesures contre les clercs incontinents, ivrognes, cupides (Canons 14 à 17) ;

- « Défense aux clercs de dicter ou de prononcer une sentence de mort, ni de rien faire qui ait rapport au dernier supplice ; d’exercer aucune partie de la chirurgie où il faille employer le fer ou le feu ; de donner la bénédiction pour l’épreuve de l’eau chaude ou froide, ou du fer chaud » (Canon 18) ;

- obligation pour tous les fidèles de se confesser et de communier au moins une fois par an (Canon 21 : Omnis utriusque sexus) ;

- obligation du secret de la confession (la coutume du secret est rendue obligatoire, interdiction est faite au prêtre confesseur, mais aussi à l’interprète ou au passant ayant surpris par hasard une confession, d’en divulguer le contenu) : « Le confesseur doit aussi prendre garde de ne pas découvrir, par quelque parole ou par quelque signe, les péchés de ceux qui se confessent ; et celui qui se trouvera coupable en ce point sera déposé et enfermé dans un monastère, pour y faire pénitence le reste de ses jours » (Canon 21) ;

- institution de la charge de "curé" affecté à une paroisse (cura animarum) ;

- interdiction du mariage clandestin, publication des bans dans les églises et présence du prêtre obligatoire, interdiction d’épouser un parent en deçà du 4e degré (Canon 51),

- affirmation "que la dîme est due de droit divin à l’Église ; qu’elle doit se prendre sur toute la récolte, avant qu’on en ait rien levé pour les cens et les tributs ; que les terres acquises aux moines de Cîteaux, ou à d’autres, depuis la tenue de ce concile, doivent payer la dîme, soit qu’ils cultivent ces terres par eux-mêmes ou par des étrangers" (Canons 54 et 55) ;

- défense aux Juifs de pratiquer des "usures excessives envers les chrétiens, et on leur ordonne de payer la dîme et les autres oblations pour les maisons ou les héritages qu’ils ont achetés des chrétiens" (Canon 67) ;

- renonciation aux rites anciens des juifs par les juifs convertis à la foi chrétienne et baptisés volontairement "afin de ne pas faire un mélange du christianisme avec le judaïsme, qui ne serait propre qu’à ternir la beauté de la religion chrétienne" (Canon 70) ;

- affirmation de l’existence des Anges ;

- reconnaissance que le pape a le monopole de la canonisation ;

- prédication dans toute la chrétienté d'une nouvelle croisade vers l’Egypte ; le bénéfice de l'indulgence plénière est étendu à ceux qui contribuent à la construction des navires croisés, dans les mêmes conditions que pour ceux qui vont combattre en Terre Sainte. Le décret conciliaire frappe d'un impôt du vingtième les revenus ecclésiastiques et du dixième les biens du pape et des cardinaux, pendant trois ans. L'excommunication est portée contre tous ceux qui commercent avec les infidèles.

 

Innocent III a cherché à convaincre le sultan d’Égypte de restituer Jérusalem aux chrétiens, mais la construction d’une forteresse musulmane sur le mont Thabor, qui bloque Acre, l'a décidé à prêcher la cinquième croisade (1217-1221). La bulle concernant la croisade est publiée le 14 décembre.

 

Voir :
Histoire d'un lieu : Latran

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 00:01

Ladislas (né le 9 juin 1595 et décédé le 20 mai 1648) est le fils unique de Sigismond III de Pologne et de l'archiduchesse Anne d'Autriche, et appartient à la dynastie des Vasa.

Le 27 août 1610, âgé de 15 ans, alors que son père combat l'armée Russe et prend Moscou, il est nommé tsar par une petite partie des nobles boyards, mais les Russes refusent cette nomination et se soulèvent contre les 3.000 soldats polonais stationnés au Kremlin.

Bien que vaincu, Ladislas revendiquera le titre de Tsar de Russie jusqu'en 1634.

Il combat également contre les Ottomans en 1621, puis contre les Suédois de 1626 à 1629 et s'impose comme le défenseur du catholicisme. Il rêve même un temps de mener une croisade pour regagner les Balkans alors sous domination ottomane.

Ladislas est élu roi de Pologne par la Diète, l'assemblée des nobles de Pologne, le 8 novembre 1632.

Il est couronné le 6 février 1633 en la basilique-cathédrale Saints-Stanislas-et-Venceslas de Cracovie.

Il proclamera la Pologne neutre durant la guerre de Trente ans même s'il épousera ensuite l'archiduchesse Cécile Renée, des Habsbourg.

 

Voir : Des rois élus !

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 00:01

Le 30 octobre 1918 est signé l'armistice par lequel l'empire ottoman se retire de la guerre contre la Grande-Bretagne et ses alliés. La signature a lieu sur le cuirassé anglais HMS Agamemnon, en face de la rade de Moudros, sur l'île grecque de Lemnos, au débouché du détroit des Dardanelles.

Cette signature met face à face le ministre ottoman de la Marine Rauf bey et l'amiral britannique Arthur Calthrope. L'amiral Gauchet, présent à Moudros, n'a pu représenter la France aux négociations et à la signature finale.

 

Un mois plus tôt, le 29 septembre 1918, la Bulgarie, assaillie par les 28 divisions alliées de l'armée de Salonique, commandées par le général français Louis Franchet d'Espérey, s'était inclinée sans discuter et avait conclu à Thessalonique le premier armistice de la Première Guerre mondiale.

 

À la différence des Bulgares, les Turcs ne se voient pas imposer la dissolution de leur armée. C'est la récompense de sa relative résistance face aux offensives alliées de tous bords, malgré 300.000 soldats morts ou disparus au combat, 500.000 victimes de leurs blessures, 250.000 prisonniers... et plus de 500.000 déserteurs.

 

Les 12.000 conseillers militaires allemands quittent aussitôt le pays. C'est également le cas des principaux dirigeants Jeunes-Turcs, dont les ministres Talaat pacha, Enver pacha et Cemal pacha, qui embarquent dans la nuit du 1er au 2 novembre 1918 à bord d'un torpilleur allemand pour rejoindre l'Allemagne et échapper à l'éventualité d'un procès.

 

Le 13 novembre 1918, la flotte alliée, soit 54 navires anglais, français et italiens et même un cuirassé grec, entre solennellement dans le Bosphore et jette l'ancre devant le palais Dolmabahçe, où réside encore le sultan Mehmet VI. Les 400.000 Grecs de Constantinople exultent. Ils imaginent déjà le retour de la « deuxième Rome » dans la chrétienté.

 

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 23:01

Le 24 octobre 1940, le maréchal Philippe Pétain rencontre Adolf Hitler dans son train blindé en gare de Montoire-sur-le-Loir. Pétain accepte de devenir l'allié des forces de l'Axe et s'oppose désormais à l'Angleterre. Leur pacte est scellé devant le monde entier par une lourde poignée de main.

À l'arrière plan, le Dr. Schmidt, interprète de Hitler et sur la droite, von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères.

Le gouvernement de Vichy sera reconnu comme étant le seul gouvernement légal de la France. Cette entrevue a été organisée par Pierre Laval qui avait déjà rencontré le Führer le 22 octobre.

 

Pourquoi Montoire ?

Parce que le ministre allemand circule en train et que cette gare est proche de la ligne de démarcation ; elle est d'autre part à l'écart de toute agglomération, ce qui facilite sa protection ; enfin, la présence à proximité d'un tunnel permet de mettre le train officiel à l'abri d'une éventuelle attaque aérienne.

 

Dans une allocution à la radio le 30 octobre, Pétain appellera tous les Français à la « collaboration ».

Le 30 octobre 1940, conscient du trouble causé par cette fameuse poignée de main, Pétain prononce un discours à la radio qui tente, a posteriori, de justifier l’entrevue avec Hitler. Mais il s’agit surtout d’un aveu supplémentaire : la France s’engage donc bien, aux côtés des nazis.

 

Relire aussi :

10 juillet 1940 - Pétain instaure l'État Français

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 23:01

Le 21 octobre 1805, l'amiral anglais Horace Nelson livre sa dernière bataille au large du cap Trafalgar, non loin de Cadix.

Tandis que l'Angleterre forme une troisième coalition contre la France, Nelson, à la tête de l'escadre de la Méditerranée, doit empêcher Napoléon 1er de débarquer sur le sol anglais avec les 200.000 hommes réunis à Boulogne.

L'amiral de Villeneuve, qui commande la flotte française, tente une échappée vers les Antilles. Il revient au plus vite vers la Manche pour couvrir le débarquement en Angleterre. Mais, traqué par Nelson, il se réfugie dans le port de Cadix où des navires espagnols alliés le rejoignent.

 

Pour complaire à Napoléon 1er, qui l'accable de reproches, Villeneuve se résout à sortir de la rade. Nelson engage la bataille avec 27 navires anglais contre 33 pour les Fanco-Espagnols. Mal commandés, les Français et leurs alliés perdent la moitié de leurs navires. Les Anglais n'en perdent aucun.

L'amiral anglais est blessé sur le pont de son navire, le bien-nommé Victory, par une balle tirée de la hune du Redoutable.

 

Le héros meurt avant de pouvoir savourer son triomphe... Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Paul, à Londres, au terme de funérailles nationales.

La défaite de Trafalgar enlève à Napoléon 1er tout espoir de débarquer en Angleterre et de soumettre la «perfide Albion». Quelque prestige qu'il retire de ses victoires terrestres ultérieures, l'Empereur est désormais prisonnier du Continent.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 23:01

La conférence de Locarno (au bord du lac Majeur , en Suisse) a commencée le 5 octobre 1925, réunissait Aristide Briand pour la France, Arthur Chamberlain pour la Grande-Bretagne, Gustav Stresemann pour l’Allemagne, Benito Mussolini pour l’Italie et Emile Vandervelde pour la Belgique.

Stresemann- Chamberlain- Briand

 

Cette conférence aboutit à la signature de ce que l’on appellera « les accords de Locarno » signés le 16 octobre.

Ces accords garantissent les frontières établies lors du traité de Versailles (28 juin 1919). L'Allemagne s'engage à respecter l'accord concernant la zone démilitarisée de la Rhénanie et à ne pas violer les frontières de la Pologne et de la Tchécoslovaquie.

En envahissant la Ruhr le 7 mars 1936, Hitler violera les accords de Locarno.

 

Relire aussi :

28 juin 1919 - Le traité de Versailles

 

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 23:01

À la mort du roi anglais Édouard  « le Confesseur », le 5 janvier 1066, les seigneurs anglo-saxons élisent Harold pour lui succéder. Mais Guillaume dit le « bâtard »,  7ème duc de Normandie, prétend que la couronne d'Angleterre lui a été promise par le défunt roi qui était aussi son oncle. Il prépare donc une impressionnante expédition militaire.

 

Guillaume le Bâtard contacta le roi de Norvège pour lui demander d'envahir lui aussi l'Angleterre par le Nord. Ainsi, ils se partageraient les terres conquises. Au Nord, Harald III Sigurdsson débarque en Angleterre, le 18 septembre 1066. Aussitôt, le roi Harold fit rassembler ses troupes et partit à l'assaut de l'envahisseur norvégien. Il aura suffi à Guillaume d'attendre le bon moment pour lancer sa flotte à l'assaut de l'île sans craindre une trop forte opposition à son arrivée.

Le 25 septembre 1066, lors de la bataille de Stamford Bridge, la défaite fut pour les Vikings, leur roi Harald y perdit la vie lors des combats.

 

Le 28 septembre, Guillaume  de Normandie débarque sur les côtes anglaises près de Hastings, avec 7.000 hommes dans le but de détrôner le Roi Harold.

Sachant que son ennemi était loin, il prit la décision d'y fortifier la position qu'il avait prise. Les troupes d'Harold reçurent l'ordre de se déporter vers l'armée normande, mais ils étaient épuisés par la marche et les combats qui avaient précédés.

 

 

Le 14 octobre 1066, après un début de combat indécis, les Normands prennent le dessus grâce à leur cavalerie. Harold est blessé à l'œil par la flèche d'un archer normand. Sa mort entraîne la dispersion de ses troupes et la victoire définitive de Guillaume.

Guillaume est couronné roi d'Angleterre, sous le nom de William, à l'abbaye de Westminster, à Londres, le jour de Noël 1066. Après sa mort il est surnommé Guillaume « le conquérant ».  

 

Le souverain modernise l'administration du pays. Il partage aussi entre ses vassaux les seigneuries anglaises, éliminant de la sorte la noblesse issue des précédents envahisseurs, les Angles et les Saxons.

Les Normands introduisent par ailleurs leur langue d'adoption, le français. De là le très grand nombre de mots et de racines que possèdent en commune l'anglais et le français modernes.

La bataille d'Hastings sera immortalisée dans la tapisserie de Bayeux. Cette immense fresque (70 m de long sur 0,5 m de large) raconte l'histoire de la conquête de l'Angleterre par les normands. C'est l'évêque de la ville de Bayeux, Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant, qui eut l'idée de faire réaliser cette œuvre. Sa conception pris certainement une dizaine d'années. Elle fut exposée pour la première fois le 14 juillet 1077, dans la cathédrale de Bayeux.

 

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 23:01

26 septembre calendrier

Le mardi 26 septembre 1815, le tsar de Russie Alexandre 1er, l'empereur d'Autriche François 1er et le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III signent à Paris un pacte de fraternité et d'assistance mutuelle, le pacte de la Sainte-Alliance.

 

Sur les décombres de l'empire napoléonien, abattu quelques mois plus tôt à Waterloo, ces trois monarques absolus s'engagent à promouvoir les préceptes de justice, de charité et de paix « au nom de la Très Sainte et Indivisible Trinité des trois puissances orthodoxe, catholique et protestante » !

Ils veulent surtout se garantir mutuellement contre toute nouvelle offensive révolutionnaire ou libérale dans une Europe en ébullition et assurer la pérennité de l'Acte final du Congrès de Vienne.

 

Le 20 novembre suivant, le pacte va évoluer vers une alliance à quatre avec l'Angleterre, sous l'influence du ministre autrichien Metternich et du secrétaire britannique aux Affaires étrangères Castlereagh.

Cette Quadruple-Alliance veut prémunir l'Europe contre un réveil guerrier de la France. Elle veut aussi garantir le statu quo en Europe en organisant périodiquement des congrès internationaux.

 

La France de Louis XVIII, libérée de l'occupation étrangère, à la satisfaction de rejoindre la Sainte-Alliance en 1818.

 

En 1823, la Sainte-Alliance disparaît, car, après une dernière intervention en Espagne décidée par le traité de Vérone (1822), les divergences entre les grandes puissances éclatent : l'Angleterre se déclare favorable à l'indépendance de l'Amérique latine et intervient à côté de la France pour favoriser l'émancipation de la Grèce (1828) et de la Belgique (1830). Les révolutions de 1848 donneront le coup de grâce aux principes conservateurs incarnés par la Sainte-Alliance.

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 23:47

Suite à la défaite de Sedan, la France rappelle ses troupes stationnées à Rome. Les États pontificaux sont désormais à la merci des Italiens, désireux d’accomplir enfin l’unité totale du pays. Il ne leur faut donc pas longtemps pour envahir le territoire et s’emparer de Rome.

 

Le 20 septembre 1870, quelques jours après la chute du Second Empire français, les troupes piémontaises entrent à Rome.

Sous l'autorité de son général Raffaele Cardona, qui parvient à ouvrir une brèche dans les murs de la « Ville éternelle », Victor-Emmanuel II de Savoie (1820-1878), ancien roi de Sardaigne (1847-61) devenu celui de l'Italie depuis 1861, entre enfin dans Rome, dernier bastion à résister à l'unification du royaume.

 

Le pape Pie IX se considère dès lors prisonnier au Vatican. Ses successeurs feront de même jusqu'aux accords de Latran qui, en 1929, transformeront le Vatican en un État souverain.

 

 

Relire aussi :

23 octobre 1867 - Garibaldi envahit le Vatican

2 septembre 1870 - Napoléon III vaincu à Sedan

 

 

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 00:00

Début septembre 1958, à peine revenu aux affaires après les événements de mai, et répondant tant à une demande de rencontre du Chancelier qu’à son propre désir de le voir, de Gaulle fait connaître sa décision de recevoir Konrad Adenauer les 14-15 septembre dans sa résidence privée à Colombey-les-deux-Églises.

14 septembre 1958 – Konrad Adenauer rend visite à Charles De Gaulle

Ainsi, le dimanche 14 septembre 1958, le Chancelier allemand et le président de la République française se rencontrent pour la première fois dans la maison familiale du Général.

Les deux hommes appartiennent à la même génération, le général parle allemand et le chancelier est francophile.

Le Konrad Adenauer sera le seul chef de gouvernement étranger à avoir séjourné une nuit (14 au 15) à « la Boisserie ».

 

Treize ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, cette entrevue marque le début d'une amitié franco-allemande qui ira bien plus loin que de simples relations diplomatiques. Les deux chefs d'Etat partageront une estime et une amitié réciproques qui faciliteront grandement le rapprochement entre les deux pays et la construction de la Communauté européenne.

 

Lien du jour : Chronologie des relations franco-allemandes de 1958 à 1963

 

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 23:03

Le mardi 12 septembre, 1848 les cantons suisses approuvent une nouvelle constitution qui met en place un État fédéral démocratique moderne avec ses 22 cantons dans quatre régions linguistiques.

Un Conseil fédéral détient les pouvoirs exécutifs tandis que le pouvoir législatif se partage entre le Conseil national et le Conseil des États. Cette Constitution subira des modifications en 1874, appuyant d’avantage le pouvoir fédéral et instaurant le droit de référendum.

Le gouvernement suisse conservera une totale neutralité dans les conflits extérieurs. Ce sera le cas durant la guerre de 1870 et durant les deux guerres mondiales.

 

Lien du jour : Constitution fédérale suisse du 12 septembre 1848

 

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 23:22

Le mercredi 9 septembre 1570, les Turcs ottomans occupent Nicosie. L'île de Chypre tombe sous leur domination pour trois longs siècles, jusqu'à ce que les Anglais imposent leur protectorat.

Après avoir conquis Rhodes et fait fuir les chevaliers de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem qui vont alors s'établir à Malte, les Turcs s'emparent de Chypre.

L'année suivante, les catholiques remportent la victoire de Lepante contre les Tucs et mettent un terme à leur expansion.

Des Turcs commencent à s'implanter sur Chypre : à la fin du XIXe siècle, ils représenteront 1/4 de la population chypriote. Les édifices catholiques deviennent musulmans.

 

En 1878, la Porte ottomane céda l'île à la couronne Britannique, qui, en 1925,  en fit une colonie jusqu'à l'indépendance, qui fut accordée le 16 août 1960.

 

Relire également : 16 août 1960 - Indépendance de Chypre

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 23:01

Pour éviter la guerre, les Anglais et les Français avaient multiplié les reculades : après avoir laissé l'Allemagne annexer l'Autriche, ils avaient, à la conférence de Munich en septembre 1938, abandonné leur allié tchécoslovaque, amputé de la région des Sudètes.
Après avoir laissé Hitler occuper Prague le 15 mars 1939, les Alliés décident de mettre fin à la politique d'expansion allemande : ils garantissent les frontières des pays menacés par le III° Reich : la Pologne, la Roumanie, les Pays bas et la Belgique.
La Pression monte d'un cran le 28 août, lorsqu’Hitler réclame le retour à l'Allemagne des territoires attribués à la Pologne en 1919, notamment le corridor de Dantzig. La Pologne décrète alors la mobilisation générale.

Hitler lance l'attaque le 1er septembre 1939.

La Wehrmacht ayant violé les frontières de la Pologne, Londres envoie un ultimatum à Berlin en suggérant une ultime conférence internationale !

Hitler dédaignant de répondre, la guerre est de facto déclarée à l'expiration de l'ultimatum, le dimanche 3 septembre à 11 heures.

À 11 h 15, Chamberlain annonce dans une émission que la guerre a commencée.

Chamberlain forme un Cabinet de guerre, lequel inclus Churchill comme Premier Lord de l'Amirauté (lequel est signalé à tous les navires et installations de la Royal Navy avec le message : « Churchill est de retour ») et Eden comme Secrétaire pour les dominions. Un ministère de l'économie de guerre est établi. Le gouvernement annonce aussi la mise en application d'un blocus contre l'Allemagne. À 11 h 35, comme pour confirmer l'état de guerre, il y a une alarme de raid aérien à Londres, mais ce n'est qu'une fausse alerte.

Le Président du Conseil français Édouard Daladier et son ministre des affaires étrangères Georges Bonnet demandent au président de la République Albert Lebrun de déclarer à son tour la guerre au nom des engagements internationaux de la France (et sans consulter le Parlement). C'est chose faite à 17h.

 

La Seconde Guerre mondiale a démarré !

 

Voir aussi : 1er septembre 1939 - l'Allemagne envahit la Pologne

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 23:43

Le 24 août 1991, dans la confusion qui suit l'éviction de Mikhaïl Gorbatchev, dirigeant de l'Union soviétique, le Parlement ukrainien proclame l'indépendance de la République d'Ukraine dans les frontières artificielles dessinées par les dirigeants bolchéviques. C'est la troisième renaissance de l'État kiévien en l'espace d'un millénaire.

C’est la déclaration d’indépendance votée à l’unanimité par le Parlement qui va permettre la suspension du Parti Communiste et le retour officiel de la langue ukrainienne comme langue utilisée par la nomenklatura.

Le 1er novembre 1991, le Parlement ukrainien adopta une déclaration solennelle la Déclaration des droits des nationalités d'Ukraine. Cette déclaration a joué un rôle important pendant la campagne précédant le référendum sur l'indépendance de l'Ukraine.

Cette indépendance sera donc massivement confirmée par le référendum du 1er décembre 1991.

 

Le 8 décembre 1991, l’URSS est dissolue et la Communauté des États Indépendants (CEI) créée

 

Les Ukrainiens ont fait de l'anniversaire de ce jour leur fête nationale.

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 23:01

 

Le jeudi 14 août 1969, des troupes britanniques sont envoyées en Ulster  (Irlande du Nord) pour mettre fin aux manifestations catholiques et protestantes.

Une marche protestante qui vire à l’émeute !

Tout commence le 12 août 1969, lorsque les Apprentices Boys, (une fraternité protestante, membre de l’Ordre d’Orange), décident d’organiser une marche dans les rues de Derry. Cette marche réunit plus de 15 000 protestants, et emprunte un circuit situé près du quartier du Bogside, un quartier catholique nord-irlandais.

 

Très vite, les choses s’enveniment : la population catholique du Bogside organise des meetings pour s’opposer à cette marche protestante.

C’est à ce moment-là que les choses dégénèrent : la population catholique se barricade dans le quartier du Bogside, et s’attroupe autour de la Derry Citizens’ Defence Association. C’est alors l’escalade vers la violence : la RUC (police protestante) et les B-Specials tentent de reprendre en main le quartier. Les loyalistes en profitent par la même occasion pour s’attaquer à la population catholique, investissant les foyers, et violentant les catholiques.

Très vite, la nouvelle se répand et d’autres villes d’Irlande du Nord s’embrasent et connaissent les mêmes émeutes. Ainsi, Belfast, Armagh ou encore Newry connaissent les mêmes violences.

 

Après 3 jours d’émeute, James Callaghan (alors secrétaire d'État à l'Intérieur) décide de faire appel à l’armée britannique le 14 août 1969. Celle-ci est alors menée par le Général Ian Freeland, et se place entre les catholiques républicains et les protestants loyalistes, demandant à la RUC de se retirer du conflit.

 

L’armée britannique parvient à rétablir le calme mais attise la colère des extrémistes catholiques. Dès lors, les attentats terroristes et les violences redoubleront d’intensité.

 

Relire également : 30 janvier 1972 - « Bloody Sunday » en Irlande du Nord

 

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 23:01

La bataille de Varsovie (également connue sous le nom de Grande Retraite) opposa les troupes russes à celle de l'empire allemand, dans le cadre de la Première Guerre mondiale.

 

À partir de mai 1915, les Allemands lancent une offensive en Galicie et parviennent à chasser les troupes russes de la région. Le 22 juillet, les armées des Empires centraux traversent la Vistule. L'armée russe bat en retraite en Pologne centrale et notamment à Varsovie. Les Allemands sont aux portes de la capitale polonaise début août 1915.

Jour symbolique de la grande retraite russe, le jeudi 5 août voit les soldats allemands entrer dans Varsovie, Lublin et Chelm, trois villes importantes de l'Est polonais.

Les Allemands, après avoir reçu des renforts des VIIIe, Xe et XIIe armées, prennent Brest-Litovsk le 25 août. Le 19 septembre, les forces de Hindenburg capturent Vilnius.

À la suite de cette bataille désastreuse, le tsar Nicolas II limoge le général Nicolas Nikolaïevitch et prend le contrôle directement des armées, afin d'éviter de nouvelles conséquences désastreuses pour l'Empire russe.

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 13:34

Un mois après l'attentat de Sarajevo, Vienne remet une note au gouvernement serbe le 23 juillet Elle ne menace la Serbie d'aucune annexion mais en dix points exige de Belgrade l'engagement public de ne plus soutenir les menées terroristes en Bosnie. Elle exige aussi que soient recherchés les responsables serbes de l'attentat de Sarajevo et souhaite que des fonctionnaires austro-hongrois participent à l'enquête.

 

Le gouvernement serbe a 48 heures pour répondre à ces dix points. Il se dispose à les accepter quand le tsar de Russie s'immisce dans le différent. Sur son intervention, Belgrade rejette l'ultimatum de Vienne...

 

La guerre devient inéluctable...

 

Relire aussi :

28 juin 1914 - Assassinat d'un archiduc à Sarajevo

28 juillet 1914 - L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 23:01

Le jeudi 20 juillet 1944, Hitler échappe à la bombe qui devait le tuer, au Grand Quartier Général de Rastenburg, en Prusse orientale, dans son repaire dit la Tanière du Loup (« Wolfsschanze »).

Assistant à une réunion au quartier général de Rastenburg, le « Führer » échappe à une tentative d'assassinat fomentée par la noblesse militaire allemande.

En fait d'attentat, il s'agit plutôt d'une tentative de coup d'État par une coalition d'opposants au régime, à un moment où celui-ci est de toute façon condamné : les Soviétiques sont déjà en Allemagne et les Anglo-Saxons ont débarqué en Normandie.

Le comte Claus von Stauffenberg, chef d'état-major des armées de l'Intérieur, organise l'attentat dans le but de restaurer la monarchie ou du moins de mettre en place une dictature conservatrice. Il dépose lui-même une valise piégée sous la table de réunion et quitte la salle.

 

Attentat manqué

Ce jour-là, la réunion est avancée à 12h30 au lieu de 13h en raison d'une visite de Mussolini et se tient dans un chalet en bois au lieu du bunker en béton habituel en raison de la chaleur de l'été. Au moment propice, Stauffenberg dépose une valise piégée sous la table, près d’Hitler. Puis il quitte la pièce sous le prétexte de donner un coup de fil.

Comme la valise dérange un des militaires, celui-ci la déplace de sorte qu'elle est désormais séparée d’Hitler par le lourd support en chêne de la table. Lorsque se produit l'explosion, les parois du chalet sont soufflées, ce qui amoindrit la puissance de l'explosion. Et le Führer, protégé par le pied de la table, n'est en fin de compte que légèrement blessé !

Stauffenberg a vu le chalet se volatiliser et des corps expulsés par les ouvertures. Il est convaincu qu'il ne reste plus personne de vivant à l'intérieur et, sans perdre une minute, se rend à Berlin dans l'intention de participer au soulèvement. À son arrivée à l'aéroport, trois heures plus tard, il téléphone aux autres conjurés et apprend, consterné, que ceux-ci n'ont pas osé déclencher le soulèvement faute de certitude sur le sort d’Hitler.

Beaucoup de participants à la conférence ont été tués ou grièvement blessés mais celui-ci et le général Keitel qui se tenait à ses côtés ont eu une chance inouïe... Quand Mussolini arrive pour ce qui sera la dernière rencontre des deux dictateurs, il est accueilli sur le quai de la gare par un Hitler surexcité, les cheveux roussis, le bras partiellement paralysé, qui l'amène sans attendre visiter le lieu de l'explosion...

Les deux hommes, après une phase d'agitation, s'installent pour le thé.

 

 

Répression

À Berlin, le ministre de la propagande, Joseph Goebbels, reprend habilement la main. À 18h30, la radio annonce qu’Hitler vient d'échapper à un attentat. À Prague et Vienne, les généraux qui avaient entamé le soulèvement font machine arrière.

 

Le ministre de l'Intérieur, Heinrich Himmler, prend le commandement de l'armée de l'intérieur. Stauffenberg et d'autres chefs de la conjuration sont exécutés sur place. Le général Beck est contraint au suicide. À 1h du matin, Hitler lui-même s'exprime à la radio et annonce une sévère répression : il tiendra parole.

De 1921 à 1945, une quarantaine d'attentats furent commis contre Hitler ; ils échouèrent avant leur réalisation ou en raison des circonstances. Les plus connus et les plus spectaculaires sont certes celui de Johann Georg Elser le 8 novembre  1939 et celui du 20 juillet 1944. Mais il ne faut pas oublier tous ceux qui, organisés en petits groupes ou seuls, voulaient libérer l'Allemagne et, à partir de 1939, l'Europe du régime nazi, ce qui n'était envisageable qu'en éliminant Hitler, chef suprême des forces armées.

 

Lien du jour : Complot du 20 juillet 1944 contre Adolf Hitler

 

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 23:02

Le 14 juillet 1933, à l'initiative du ministre nazi de la propagande Joseph Goebbels, le parti nazi (NSDAP, pour Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei ou Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands) devient seul autorisé en Allemagne.

Il est décrété parti unique et les autres formations politiques sont dissoutes. Les syndicats sont remplacés par un organisme corporatiste : le Deutscher Arbeiter Front (Front du Travail Allemand).

Cette loi est décidée par le gouvernement et non par le parlement, sur base de la loi des pleins pouvoirs. Sa promulgation est signée par le chancelier Adolf Hitler et les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Wilhelm Frick et Franz Gürtner.

 

La loi ne comporte que deux articles.

L'article 1er instaure le parti nazi comme parti unique en Allemagne. L'article 2 prévoit des peines de six mois à trois ans d'emprisonnement pour ceux qui collaborent au maintien des structure de partis interdits ou tentent de créer de nouveaux partis. Sur base de cette loi, de nombreuses personnalités politiques d'autres partis ont été condamnées à l'emprisonnement.

 

En six mois et malgré le soutien d'une minorité des électeurs, le chancelier Hitler aura réussi à renverser la démocratie allemande.

 

La loi sur le parti unique est abrogée via la loi n° 1 du Conseil de contrôle allié du 20 septembre 1945 portant abrogation du droit nazi.

 

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 23:01

Le samedi 10 juillet 1943, l'opération «Husky» débute : les Anglo-Saxons débarquent en Sicile. Les troupes italiennes et allemandes sont prises au dépourvu et en cinq semaines, les Alliés s'emparent de l'île.

 

Après avoir pilonné les plages siciliennes le 9 juillet 1943, le débarquement s'opère dans la nuit du 9 au 10 juillet. À leur entrée dans Gela, les Américains se heurtent à une contre-offensive allemande impressionnante, contrairement aux Britanniques qui, de leur côté, progressent rapidement le long de la côte est en direction de Syracuse et de Catane. La jonction des deux alliés doit se faire à Messine.

 

Après seulement quelques jours, il apparaît que les 90.000 Allemands qui étaient postés à l'ouest de la Sicile se sont repliés vers Enna - carrefour routier stratégique - dans l'unique but de retarder un minimum l'invasion de la péninsule italienne qui apparaît, déjà à ce moment-là, comme inévitable. Les Italiens, eux, ont très vite baissé les bras ; la plupart d'entre eux sont des Siciliens qui ne voient pas l'utilité de se battre pour Mussolini.

 

Montgomery ordonne alors aux Ière et IIe Brigades canadiennes de couper la route aux Allemands en se dirigeant immédiatement au centre de l'île et de mettre à mal la fuite de l'ennemi qui, sur leurs passages, détruisent nombre de ponts et de routes pour retarder les unités mécanisées de leurs adversaires.

 

Les Américains, motivés par leur chef qui exige d'arriver à Messine avant les Anglais, entreprennent une guerre moderne de mouvement qui les conduit à la prise de Palerme le 22 juillet (date où la moitié de la Sicile appartient alors aux Alliés). Les Britanniques ont dû freiner leur avance à la mi-juillet dans la plaine de Catane. À cette période, alors que les Italiens ne combattent presque plus, les Allemands ont quatre divisions sur l'île.

Le 8 août la 3e division américaine prend Sant'Agata. Le même jour, la 78e division britannique s'empare de Bronte. Messine, ville symbolisant le couronnement des Alliés en Sicile, tombe le 17 août 1943.

 

La Sicile est désormais aux mains des Anglo-Saxons et ceux-ci, sans attendre, prennent pied sur la péninsule. Pendant ce temps, à Rome, c'est la panique. Le 25 juillet 1943, les membres du Grand Conseil fasciste et le roi ont anticipé la défaite en renversant sans état d'âme l'idole qu'ils avaient adoré, le « Duce » Benito Mussolini.

La traversée du détroit de Messine

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 23:01

Seuls à faire face aux nazis, après l'armistice franco-allemand du 22 juin 1940, les Anglais craignent que la flotte française, puissante et réputée, ne soit un jour réquisitionnée par les Allemands.

En effet, à la lecture de l'armistice, les Anglais comprennent que la flotte sera sous l'autorité des Allemands puisque les navires devront rejoindre des ports d'attache pour la plupart situés en zone occupée (même si la convention d'armistice prévoit leur désarmement).

Churchill décide en conséquence de s'emparer de tous les navires de guerre français à sa portée. À tout le moins, il demande que les Français les mettent hors de portée de l'ennemi, à la Martinique, par exemple. C'est l'opération « Catapult ».

 

Dès le 2 juillet 1940, par des ruses diverses ou par la menace, des officiers britanniques montent à bord des navires français amarrés dans leurs ports, à Portsmouth et Plymouth. Capturés, les marins et officiers se voient proposer de rejoindre de Gaulle. La plupart refusent, par fidélité au gouvernement légitime, et se font rapatrier.

Les Anglais excluent de s'en prendre aux navires français amarrés à Toulon, car leur attaque est risquée et d'autre part inciterait les Allemands à occuper ce port, pour l'heure épargné. L'escadre amarrée dans la rade de Mers el-Kébir, en Algérie, paraît davantage à leur portée.

 

L'assaut est donné après que le chef de la flotte française, l'amiral Marcel Gensoul, ait rejeté l'ultimatum du vice-amiral britannique Somerville.

Le mercredi 3 juillet 1940, l'aviation anglaise ouvre le feu à 17h57 heures sur les bâtiments français basés à Mers el-Kebir près d'Oran. Les canons de 380 qui tirent sur les navires français depuis le Hood, un croiseur, font mouche. Le cuirassé « Bretagne » est coulé, les cuirassés « Dunkerque » et « Provence » gravement endommagés.

1.380 marins français trouvent la mort.

 

De Gaulle à la BBC déplore l'épisode mais déclare aussi au sujet des navires bombardés : « Il n'y a pas le moindre doute que, par principe et par nécessité, l'ennemi les aurait un jour employés, soit contre l'Angleterre, soit contre notre propre empire ».

 

 

Lien du jour : http://www.ledrame-merselkebir.fr/

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 23:01

Le dimanche 22 juin 1941, les troupes allemandes pénètrent en Union Soviétique.  Hitler a baptisé l'opération secrète : « Barbarossa », du nom de l'ancien empereur germanique Frédéric 1er Barberousse. Cette guerre non déclarée survient un an jour pour jour après l'armistice franco-allemand.

 

Pourtant alerté par ses services secrets, Staline ne s'attendait pas à ce qu'Hitler rompe le pacte de non-agression signé deux ans plus tôt. Bien qu'ennemi du bolchevisme, le Premier ministre britannique, Winston Churchill, apporte aussitôt son soutien à l'URSS. La Wehrmacht, d'abord victorieuse face à une Armée rouge démoralisée, sera arrêtée par l'hiver avant d'atteindre Moscou.

Considérant les Slaves comme des sous-hommes et le communisme comme leur principal ennemi, les nazis mèneront en URSS une guerre bien plus cruelle qu’à l’ouest. Cette attitude jouera en leur défaveur, stimulant le patriotisme russe au sein de toute la population.

 

Le même jour, Mussolini lance la guerre contre l’URSS

Malgré ses précédentes déroutes militaires, Benito Mussolini prend l’initiative d’envoyer ses troupes combattre en URSS. Il espère enfin jouir de ses propres victoires et ne plus vivre les succès militaires par procuration avec son allié allemand. Mais le résultat de cette intervention s’avère une fois de plus désastreux. Mussolini perd de plus en plus l’estime d’Hitler et de la population italienne.

 

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 23:20

L'épopée napoléonienne s'achève le dimanche 18 juin 1815 à Waterloo, à quelques kilomètres au sud de Bruxelles.

Le retour de Napoléon de l’Ile d’Elbe le 1er mars 1815 et la campagne des Cent-Jours unissant les Alliés contre Napoléon, conduisent à la reprise de l’offensive napoléonienne face à la coalition de la Grande-Bretagne, de la Prusse, de la Russie et de l’Autriche, soutenues par l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas. C'est la campagne de Belgique qui conduit à la fameuse bataille de Waterloo.

En réalité, les combats n'eurent pas lieu dans la commune de Waterloo mais un peu plus au sud, sur les territoires des communes actuelles de Lasne, Braine-l'Alleud et de Genappe. Cependant, Wellington écrivit la dépêche annonçant la victoire des Coalisés depuis son quartier général situé à Waterloo, fixant ainsi ce nom à la bataille qui fut initialement appelée en France « bataille de Mont Saint-Jean ».

cliquez sur l'image pour agrandir

La campagne de Belgique

Napoléon pénètre en Belgique à la tête de ses troupes, le 15 juin, et traverse la Sambre à Charleroi en vue de se placer entre les deux armées ennemies.

- Contre les Prussiens du feld-maréchal Blücher, il envoie son aile droite commandée par Grouchy.

- Contre les Anglais duc de Wellington, il envoie son aile gauche commandée par le maréchal Ney. Lui-même se tient prêt à porter secours aux uns et aux autres.

Les Prussiens sont battus le 16 juin à Ligny, entre Charleroi et Namur. Ils se retirent en bon ordre. Napoléon ordonne à Grouchy de les poursuivre avec 33.000 hommes et d'empêcher leur jonction avec les Anglais.

Le lendemain, les Anglais se retirent vers le nord et se retranchent solidement sur le plateau du Mont-Saint-Jean, au sud du village de Waterloo.

 

Chronologie de la bataille de Waterloo 

Le sol est détrempé par un violent orage survenu la veille et l'artillerie française se déplace mal. L'attaque doit être différée jusqu'à la fin de la matinée.

Les défenses anglaises se montrent d'une redoutable efficacité et les canons font des ravages dans les rangs français. Décontenancé, Napoléon se résout à reporter son attaque sur le centre.

 

 - 11h30 : Attaque française de diversion menée par la division du Prince Jérôme, frère de Napoléon, contre la ferme d’Hougoumont. On s’y battra farouchement sans que les français ne réussissent à s’emparer d’aucun des bâtiments.

- 12h30 : Préparation de l’artillerie française ; 80 canons sont disposés au centre et centre gauche de la ligne alliée.

- 13h30 : Attaque à l’est de la chaussée, entre la ferme de la Haie-Sainte et la ferme de Papelotte, des 17.000 fantassins du 1er corps français de Drouet d’Erlon. Reçus par des tirs en salves et repoussés par une attaque à la baïonnette des troupes du général Picton, ces hommes sont ensuite chargés par la lourde cavalerie britannique. C’est un carnage et le 1er corps reflue en désordre. Emportés par l’action, les cavaliers remontent le vallon pour s’en prendre à la grande batterie. Débandés, leurs montures fatiguées, ils sont alors contre chargés par les lanciers français qui leur infligent de lourdes pertes.

- 15h00 : La ligne alliée est tenue, Napoléon a déjà perdu la bataille de Waterloo...

- 16h00 : Début des charges de la cavalerie française dirigées contre le centre droit allié. Menée par le maréchal Ney pendant près de deux heures, ces charges successives aligneront jusqu’à 10.000 cavaliers sur un front de moins de 10. 000 mètres. Du côté des alliés, l’infanterie formée en carré résiste. Elle est aidée par ce qui reste de la cavalerie et surtout par l’artillerie postée sur la crête.

- 17h00 : Le IVe Corps de Büllow passe à l’attaque vers Plancenoit où l’on se bat au corps à corps. Napoléon envoie la jeune garde sous le commandement de Duhesme.

- 18h30 : La situation est très critique pour Wellington après la chute de la Haie-Sainte. Le maréchal Ney peut y mettre quelques canons en batterie et prendre la ligne alliée en enfilade. Il demande de l’infanterie à Napoléon pour exploiter ce succès mais celui-ci a déjà épuisé toutes ses réserves, à l’exception de quelques bataillons de la Garde qu’il hésite à engager. Wellington pare au danger. Il serre alors les rangs au centre en affaiblissant son aile gauche. Il sait que Blücher arrive pour l’y relever.

- 19h30 : Napoléon connait la stratégie de Wellington et, après avoir repris Plancenoit, il décide un dernier coup de boutoir pour enfoncer la ligne alliée avant l’arrivée du gros des troupes prussiennes. La Garde impériale remonte le vallon appuyée par tout ce qui reste de valide dans l’armée française. Les grognards, fidèles à la légende, avancent imperturbablement sous la mitraille. Ils vont pourtant ployer sous le nombre car Wellington a appelé toutes ses réserves et repousse la Garde impériale.

- 20h00 : Les prussiens débouchent en masse sur le champ de bataille. Les troupes françaises, voyant reculer la Garde, décrochent en criant à la trahison. On leur avait annoncé Grouchy, c’était Blücher… C’est la débâcle, Wellington lève son bicorne pour donner à ses hommes l’ordre d’avancer.

- 21h00 : Les français refluent en déroute à la seule exception de deux carrés de la garde qui parviennent à protéger la fuite de l’Empereur. Wellington et Blücher se retrouvent et se serrent la main devant la Belle-Alliance : leurs armées ont remporté la victoire. À la nuit tombante, le champ de bataille présente un spectacle d’apocalypse : près de 12.000 tués, des milliers de blessés gémissent ou agonisent, les cadavres de milliers de chevaux jonchent le terrain où les pillards et les détrousseurs sont déjà apparus. Les derniers blessés ne seront secourus que trois jours plus tard !

 

Les troupes britanniques de Wellington et les troupes prussiennes de Blücher remportent une victoire décisive sur l'armée de Napoléon Ier. Cette défaite provoque la chute de l'Empire napoléonien.

Napoléon doit en effet abdiquer quatre jours plus tard à son retour à Paris, le 22 juin.

Louis XVIII, qui avait fui Paris lors du retour de Napoléon de l'île d'Elbe, reprendra le trône.

Napoléon, empereur déchu, est exilé sur l’île de Sainte-Hélène à 7.000 km de la France.

 

Lien du jour : Champ de bataille de Waterloo

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