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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 00:01

 

La loi allemande sur la jeunesse hitlérienne (Gesetz über die Hitler-Jugend) fait de la Hitlerjugend NSDAP l'unique organisation de jeunesse en Allemagne. Cette loi est décidée par le gouvernement et non par le parlement, sur base de la loi des pleins pouvoirs.

Sa promulgation, le 1er décembre 1936 est signée par le chancelier Adolf Hitler et le Secrétaire d'État et chef de la chancellerie, Hans Lammers.

 

Les Jeunesses hitlériennes deviennent donc obligatoires pour tous les jeunes de 10 à 18 ans, le 1er décembre 1936. Tous les autres groupes de cette tranche d'âge sont automatiquement dissous.

Fondée le 4 juillet 1926, cette organisation paramilitaire du Parti nazi forme les jeunes allemands à devenir de bons soldats, prêts à servir le Troisième Reich.

 

Les Jeunesses hitlériennes disparaîtront à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, après avoir grandement contribué à défendre la ville de Berlin en 1945.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 00:01

Le 29 novembre 1516, le roi de France François 1er signe à Fribourg une « paix perpétuelle » avec les treize cantons suisses. Contre paiement d’une forte compensation financière (700 000 écus d’or aux Confédérés, ainsi qu’une pension annuelle de 2000 francs pour chaque canton), la France est assurée de la neutralité des Suisses en cas de conflit et obtient la possibilité de puiser dans les armées helvétiques.

 

À l’automne 1516, la ville bilingue (francophone et germanophone) de Fribourg, située aux marches occidentales de la Confédération, a des airs de capitale diplomatique. On y solde définitivement les comptes entre la France des Valois et les Confédérés, qui se sont récemment affrontés sur les champs de bataille du Milanais.

En effet, après la défaite de Marignan, de longues négociations s'engagent, qui aboutissent à un traité de « paix perpétuelle », conclu à Fribourg  le 29 novembre 1516. Les Suisses abandonnent tout projet de conquête étrangère et signent une paix perpétuelle avec la France qui leur attribue le Tessin et des indemnités en échange de mercenaires suisses.

 

Il ne s'agit que d'un traité de paix, et non d'alliance. Les véritables débuts d'une alliance franco-suisse seront formalisés dans le traité de Lucerne, conclu en mai 1521.

Le traité de paix de Fribourg, remarquable par sa durée, est rompu en 1798, lors de l'invasion française de la Confédération des XIII cantons.

 

Bien qu'il soit souvent considéré comme le début de la neutralité suisse, le traité de Fribourg n'interdit pas aux Suisses toute intervention hors de leur territoire. C'est au XVIIe siècle que la Suisse évoluera vers la neutralité. Marqués par les conflits religieux qui ravagent l'Europe, les Suisses se tiendront à l'écart des opérations militaires pour préserver la coexistence entre protestants et catholiques.

 

Lire également : 13 et 14 septembre 1515 - François 1er victorieux à Marignan

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 00:01

Marie Tudor meurt sans donner un héritier à la couronne d'Angleterre

Marie Tudor, reine d'Angleterre surnommée par certains « bloody Mary », meurt le 17 novembre 1558, après avoir régné cinq ans.

Son accession au trône est difficile. Elle renverse Jeanne Grey couronnée pendant neuf jours et choisie par Edouard VI en raison de son protestantisme. Marie Tudor, elle, est catholique, et sera inflexible avec les protestants qui seront nombreux à être exécutés car jugés hérétiques.

Mariée à Philippe II d'Espagne, elle n'arrivera pas à donner un héritier à la couronne. C'est sa sœur Elisabeth qui lui succède.

 

Elisabeth 1ère accède au trône

Après la mort de sa demi-sœur Marie 1ère Tudor, Elisabeth arrive sur le trône et fait rentrer l’Angleterre dans une nouvelle ère.

Anglicane et prônant la tolérance religieuse au début de son règne, elle devient progressivement un monarque absolu et s’attire les foudres des pays catholiques, ce qui amène notamment l’épisode de « l’Invincible Armada ». Dernière des Tudor, son règne coïncidera avec une prospérité économique ainsi qu’une littérature et un théâtre resplendissant, dont la meilleure illustration reste Shakespeare.

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 00:01

Le 9 novembre 1911, l'Europe s'inquiète des roulements de tambour en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne. On sort à peine de la crise d'Agadir et après plusieurs années paisibles, la guerre générale devient une perspective plausible...

 

À Berlin, Ferdinand August Bebel, un vieil homme monte à la tribune du Reichstag, la Chambre des députés de l'Empire allemand. D'une voix que les témoins disent claire et envoûtante, il s'adresse à ses collègues :

« Ainsi, on armera de tous les côtés et l'on ira jusqu'au point où l'un ou l'autre des adversaires dira : ''Mieux vaut une fin rapide dans l'horreur qu'une horreur sans fin''. C'est à ce moment-là que viendra la catastrophe. L'Europe entière suivra le tambour et seize à dix-huit millions d'hommes dans leur plus bel âge, la fleur des différentes nations, sortiront équipés des meilleurs instruments d'assassinat. Le crépuscule des dieux approche pour le monde bourgeois ».

À ces mots, la plus grande partie de l'assemblée éclata en risées et trépidations, sur quoi l'orateur poursuivit : « Soit, vous prenez le parti d'en rire. Eh bien, vous verrez le résultat : après la guerre, nous serons confrontés à une faillite massive, à la misère générale, au chômage universel et à une grande famine ».

August Bebel – Le Jaurès allemand

Né le 22 février 1840 près de Cologne, dans la famille d'un sergent prussien, August Bebel connaît la misère après la mort de son père et apprend le métier de tourneur.

Il s'engage dans le mouvement ouvrier et découvre le marxisme sous l'influence de Wilhelm Liebknecht, un intellectuel de quinze ans son aîné.

Ensemble, ils militent pour renverser le régime capitaliste et fondent en 1869, à Eisenach (Thuringe), le Parti ouvrier social-démocrate (Sozialdemokratische Arbeiterpartei).

August Bebel devient en 1871 député au Reichstag du nouvel Empire allemand et ne va plus quitter son siège... sauf pour des séjours en prison.

De 1878 à 1890, aussi longtemps que perdurent les lois antisocialistes de Bismarck, il apparaît comme la figure de proue du socialisme allemand. Sa popularité s'exprime dans les surnoms flatteurs qui lui sont attribués : « Empereur des travailleurs », « Empereur Bebel »...

 

Ce « prophète de malheur » décèdera le 13 août 1913 dans un sanatorium près de Zurich et ne verra pas la catastrophe qu’il avait annoncée.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 23:01

Le 28 octobre 1922, des dizaines de milliers de Chemises noires du Partito Nazionale Fascista (PNF) marchent en direction de Rome. La manifestation apparaît avant tout comme un acte symbolique de la montée au pouvoir du fascisme.

À la fin du mois d'août 1922, la décision d'organiser la marche sur Rome est définitivement adoptée : les préparatifs et la mobilisation des troupes sont confiés à quatre lieutenants de Mussolini, les « quadriumvirs » (Michele Bianchi, Italo Balbo, Emilio de Bono, Cesare Maria de Vecchi).

Le 24 octobre le congrès du parti fasciste est réuni à Naples. Il permet à la fois de mettre au point les derniers préparatifs de la marche sur Rome et de procéder à une première démonstration de force : 40.000 miliciens en tenue affluent dans la ville pour accueillir le Duce.

Le 27 octobre 30.000 chemises noires se mettent en marche.

Le 28 octobre, ils atteindront la capitale. Mais le roi Victor-Emmanuel III, au lieu de proclamer l’état de siège, fera parvenir un télégramme à Mussolini pour lui confier la direction du gouvernement. C’est en train que le chef du Parti national fasciste rejoindra la capitale en toute sécurité le 30 octobre.

Dans les jours suivant cette nomination, les partisans de Mussolini se livrent à de nombreuses parades dans la capitale italienne.

 

Relire aussi :

29 octobre 1922 - Mussolini accède au pouvoir

25 novembre 1922 - Mussolini obtient les pleins pouvoirs

 

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 23:01

Le ministre-président d'Autriche, Karl Graf von Stürgkh, est assassiné dans un restaurant viennois par le socialiste Friedrich Adler, fils du fondateur du Parti social-démocrate d'Autriche, Victor Adler.

 

Le comte Stürgkh, est né le 30 octobre 1859. En 1877, il est inscrit à l'Université de Graz et en 1881 a obtenu un doctorat en droit. Dans la même année, il est entré dans la fonction publique de l'Styrian Statthalterei, l'administration impériale de cette province.

 

Il commence sa carrière politique lorsqu'il entre au Reichsrat en 1891. De 1909 à 1911 il est ministre de l'Éducation dans le gouvernement de Bienerth.

Du 10 Février 1909 jusqu'au 3 Novembre 1911 Stürgkh a servi comme ministre autrichien de l'éducation dans les cabinets de Baron Richard von Bienerth-Schmerling (1863-1918) et Paul Gautsch von Frankenthurn (1851-1918).

 

Il est nommé ministre-président d'Autriche le 3 novembre 1911. Au départ, il dirige un ministère « technique", composé de hauts-fonctionnaires, gérant l'Autriche au jour le jour, disposant de pouvoirs spéciaux, en accord avec l'article 14 de la constitution de 1867.

Puis il parvient à surmonter la crise liée à l'obstruction des groupes allemands et tchèques au Reichsrat de Vienne en le prorogeant durant l'année 1912. Son ministère est autoritaire, il tente de mettre en place un cabinet appuyé sur une partie du parlement, mais il échoue, renvoyant le parlement en vacance pour une durée indéterminée en 1913.

Lors de la crise de juillet 1914 le ministre-président se prononce en faveur de la guerre contre la Serbie.

Pendant la guerre l'impopularité de Stürgkh va croissant. La population lui reproche son refus obstiné de convoquer le Reichsrat, ainsi que la grande détérioration du ravitaillement.

Il est finalement abattu le samedi 21 octobre 1916 par Friedrich Adler.

 

L'empereur François-Joseph nomme Ernest Von Koerber en remplacement. Celui-ci a déjà occupé ce poste entre 1900 et 1904. L'assassin est condamné à mort. Toutefois, le nouvel empereur d'Autriche, Charles 1er, transformera sa peine en dix-huit ans d'emprisonnement.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 23:01

Le dimanche 25 septembre 1555, la paix d'Augsbourg suspend les hostilités entre les États luthériens et les États catholiques en Allemagne. Elle est signée entre l'Empereur Charles Quint, catholique, d'une part, et, d'autre part des princes révoltés et l'Église « hérétique » représentée par Mélanchton, qui négocie au nom de Luther.

 

 
Charles Quint   Luther

La paix d'Augsbourg consacre la division religieuse de l'Allemagne entre catholiques et luthériens.

Elle repose sur un principe fondamental : cuius regio, eius religio soit : tel prince, telle religion. Les princes et les seigneurs étaient désormais libres de choisir, pour eux et leurs vassaux, entre les deux confessions chrétiennes. Les habitants doivent accepter de se soumettre à la confession choisie par leur souverain sans quoi ils sont contraints de quitter l'état et ils perdent tous leurs biens.

 

La Guerre de Trente Ans remet tout en question.

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 23:01

Le 17 septembre 1939, deux semaines après les armées allemandes, les armées soviétiques entrent à leur tour en Pologne.

Staline et Hitler se partagent le malheureux pays en vertu d'une clause secrète du pacte germano-soviétique signé en août 1939.

Ce pacte consistait en une attaque conjointe contre la Pologne, ainsi que le partage de son territoire entre les deux envahisseurs. Anéanti par cette attaque conjointe, le gouvernement polonais se réfugia en Roumanie où il fut interné avant d'être accueilli en France. Les derniers centres de résistance furent bientôt écrasés. Varsovie tomba le 27 septembre après 19 jours de résistance, suivie le 2 octobre par la garnison de Hel sur la Baltique et par Kock dans une ultime bataille le 5 octobre.

Le 28 septembre 1939, fut signé à Moscou un accord germano-soviétique intitulé ''Traité d'amitié et de frontière'' partageant la Pologne entre ses deux envahisseurs. La partie à l'Ouest de la rivière Bug revenant à l 'Allemagne, la partie à l'Est du Bug revenant à la Russie soviétique.

 

La Russie commença, dès octobre 1939, la déportation en masse de soldats et de civils polonais vers 150 camps d'internement de Sibérie, de l'Arctique et du Kazakhstan.

1.500.000 hommes et femmes furent ainsi déportés en cinq vagues sur un an ...

De plus, 25.700 détenus, cadres civils et militaires (dont 15.000 officiers et sous-officiers), policiers, fonctionnaires, magistrats, prêtres, et intellectuels, mains liées dans le dos, furent tués d'une balle dans la nuque sur l'ordre de Staline. Cet ordre fut contresigné par tous les membres du politburo le 5 mars 1940.

Ces massacres furent enfin reconnus par B. Elstine devant L. Walesa le 14 octobre 1992.

 

Dans la partie que s'est appropriée l'Allemagne : la zone Ouest de la Pologne fut annexée par le Reich avec la mise en œuvre d'une germanisation complète ; la partie restante fut administrée par un gouvernement général allemand (G.G.).

Sur ce territoire, les théories racistes d'Hitler furent systématiquement appliquées par H. Himmler à partir du 15 mai 1940 ; trois millions de Juifs devaient être éliminés et les Polonais transformés en une main d'œuvre de sous-hommes, privés de leur culture...

Un mouvement de déportation vers le Reich fut également mis en place.

 

Voir également :

23 août 1939 - Le pacte germano-soviétique

1er septembre 1939 - l'Allemagne envahit la Pologne

 

 

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 23:01

Le jeudi 9 septembre 1943, suite à la capitulation de l'Italie la veille, les Corses se soulèvent. Les insurgés, épaulés progressivement par des troupes venues d'Afrique du Nord, mèneront des combats contre les troupes allemandes jusqu'au 4 octobre.

La Corse, qui appartenait à la zone libre, avait été envahie, le 11 novembre 1942, par les Allemands et les Italiens (opération Attila) à la suite du débarquement allié en Afrique du Nord.

80.000 soldats Italiens occupent la Corse le 11 novembre, auxquels viendront s'ajouter (à partir de juin 1943), 14.000 Allemands de la brigade SS Reichsführer (soit presque un occupant pour deux habitants, l'île comptant environ 200 000 habitants).

La Résistance, qui existait déjà à l’état embryonnaire commença alors à s’étoffer.

 

Le 10 juillet 1943, les Alliés débarquent en Sicile (opération Husky) et Mussolini est destitué deux semaines plus tard.

Le 3 septembre 1943, un armistice, rendu public le 8, est signé entre l'Italie et les Anglo-Américains.

Dès le 4 septembre, la Résistance corse est mise en alerte par un message radio qui lui apprend l'imminence d'un débarquement.

Le soir du 8, le général italien Magli reçoit deux ultimatums : l'un du commandement allemand qui exige le désarmement des forces italiennes, l'autre de Paul Colonna d'Istria qui réclame une prise de position sans équivoque pour ou contre la Résistance corse. Le premier est rejeté, le second accepté avec des réticences qui expliquent que les troupes italiennes ne sont vraiment engagées contre les Allemands qu'une quinzaine de jours plus tard.

Le 9 septembre 1943, Ajaccio se soulève massivement contre l'occupant nazi et devient ainsi la première ville française libérée de la domination allemande.

 

La Corse sera alors le premier département français libéré.

La libération de la Corse fut combinée par la Résistance intérieure corse, appuyée par des troupes débarquées du sous-marin Casabianca, échappé au sabordage de la flotte de Toulon pour rejoindre les Français libres.

Libérée grâce à l’action des patriotes et des Forces Françaises Libres, l'île deviendra une base pour la poursuite des opérations en Italie puis pour le débarquement en Provence en août 1944.

 

La libération de la Corse aura coûté la vie à plus de deux mille deux cents personnes :

- 87 militaires venus d'Alger,

- 172 patriotes corses

- 200 victimes des bombardements dont 170 à Bastia,

- 637 Italiens, un millier d'Allemands,

- 137 victimes du torpillage du «Général-Bonaparte », le 19 mai 1943, entre Ajaccio et Nice) ;

 

Il faut compter presque autant de blessés (240 militaires venus d'Alger, 300 patriotes, 300 par les bombardements, 600 Italiens, 500 Allemands).

 

Charles De Gaulle évalue immédiatement l’ampleur du symbole et la portée politique de l’évènement.

Visitant Bastia dévastée par de  violents bombardements puis Ajaccio le 8 octobre, il déclare lors de son premier grand discours en métropole :

« La Corse a la fortune et l’honneur d’être le premier morceau libéré de la France. Ce qu’elle fait éclater de ses sentiments et de sa volonté, à la lumière de sa libération, démontre ce que sont les sentiments et la volonté de la nation toute entière. (…) Les patriotes corses groupés dans le Front National auraient pu attendre que la victoire des armes réglât heureusement leur destin. Mais ils voulaient eux-mêmes êtres des vainqueurs. » .

Le même jour devant les correspondants de guerre américains, anglais et français le chef de la France Libre ajoute :

« L’exemple de la Corse concourra à galvaniser l’action des patriotes de France. L’écroulement de l’autorité de Vichy et l’établissement de la nouvelle administration se sont faits ici sans le moindre désordre. »

 

Relire également :

27 novembre 1942 - La flotte française se saborde à Toulon

25 juillet 1943 - Mussolini renversé

 

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 23:01

Le roi de France, Philippe de Valois et le roi d'Angleterre Édouard III se disputent la couronne de France.

Édouard III va mener une campagne militaire sur le sol français…

Les troupes anglaises débarquent en Normandie le 12 juillet 1346, puis remontent vers le nord. Au passage, ils remportent la bataille de Crécy le  26 août  et arrivent à Calais le 4 septembre 1346.

C'est le début du siège de Calais qui durera 11 mois, jusqu'à la victoire anglaise.

La ville restera ensuite sous domination britannique durant  plus de deux siècles.

Après l'éclatante victoire de Crécy, le roi Edouard III d'Angleterre est arrivé devant Calais après avoir ravagé Montreuil, Etaples et les alentours de Boulogne. Son armée étant affaiblie, il a envisagé de repartir Outre-Manche. Mais il pense pouvoir s'emparer facilement de Calais, ce qui lui offrirait une tête de pont sur le continent, une porte ouverte sur la France.

Aussi met-il le siège devant la ville le 4 septembre 1346. Au pied des remparts, il organise son camp en véritable bourgade, avec halles, place publique et échoppes de commerçants. Le ravitaillement est assuré par l'intermédiaire d'un port installé face à celui de Calais. Pour occuper ses troupes et améliorer l'ordinaire, il autorise le pillage des campagnes picardes. En octobre, il est rejoint par son épouse la reine Philippa de Hainaut et organise des fêtes.

À l'abri de leurs murailles, les bourgeois de Calais préparent leur défense. La ville, protégée par sa situation au milieu de terrains marécageux envahis par les eaux à chaque marée, était défendue par une garnison placée sous le commandement d'un chevalier originaire de Dole dans le Jura, Jean de Vienne.

Plusieurs centaines d'habitants, mendiants, réfugiés, pauvres gens, toutes les bouches inutiles, doivent quitter la ville. Le roi d'Angleterre, sûr de sa victoire, joue les grands seigneurs : il les reçoit avec charité, leur donne à manger, puis les laisse partir où bon leur semble.

Sa grande mansuétude est à la mesure de sa patience. Si bien que les défenseurs de Calais comprennent que leur délivrance ne pourra venir que d'une aide extérieure, celle de leur roi Philippe VI. Mais le Valois est en fâcheuse posture. Les Anglais mettent le Poitou à sac, pillent la Normandie. Depuis la défaite de Crécy, les états généraux de Paris renâclent à lui accorder de nouveaux subsides et se permettent même de critiquer ses échecs répétés.

 

Le siège s'éternisant, l'impatience d'Edouard III grandit. Si Calais tient aussi longtemps, c'est qu'elle continue à être ravitaillée par mer : il décide donc de renforcer le blocus.

Les bourgeois de la ville capituleront le 3 août 1347, à bout de forces et après avoir vainement espéré être secourus par le roi de France.

 

Relire aussi :

26 août 1346 – La bataille de Crécy

3 août 1347 - Calais se rend au roi d'Angleterre

6 janvier 1558 - Les Français reprennent Calais

 

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 23:01

Le gouvernement de Pietro Badoglio négocie l'armistice avec les Alliés depuis la fin juillet. Quelques temps auparavant, le débarquement anglo-américain en Sicile avait entraîné la chute du chef du régime fasciste italien, Benito Mussolini.

Le 3 septembre 1943 à Cassibile, près de Syracuse (Sicile), le général Castellano pour l’Italie et Bedell Smith pour les Alliés signent en secret le document de capitulation. L’Italie demande désormais l’appui des Alliés pour éviter la mainmise allemande sur Rome : au moins 15 divisions qui se déploieraient surtout dans la zone La Spezia-Civita Vecchia. Elle essaye de retarder l’annonce de l’armistice mais ne réussit à la différer que jusqu’au 8 septembre, au soir duquel l’armistice italien est radiodiffusé par Badoglio et Eisenhower.

 

La réaction allemande ne se fera pas attendre puisqu’elle déclenchera quelques heures plus tard l’invasion du pays et libèrera Mussolini le 12 septembre. Celui-ci se réfugiera dans le Nord, où il constituera la République de Salo. Quant au roi et à Badoglio, ils fuiront au Sud du pays, zone encore occupée par les Alliés.

 

 

Relire également :

3 septembre 1939 – La Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l'Allemagne

10 juin 1940 - L'Italie déclare la guerre à la France et à l'Angleterre

10 juillet 1943 - Débarquement anglo-saxon en Sicile

25 juillet 1943 - Mussolini renversé

 

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 23:01

Erich Von Falkenhayn, chef suprême de l'armée allemande depuis septembre 1914 et concepteur de l'offensive de Verdun, Il est remplacé par le maréchal Paul von Hindenburg.

Le général Paul Von Hindenburg (1847-1934) est à la retraire quand son pays déclare la guerre à la Russie le 31 juillet 1914. On l’appelle pourtant sous les drapeaux le 23 août pour diriger les armées du Reich sur le front de l’Est. Secondé par le général Ludendorff, il remporte les célèbres batailles de Tannenberg et des lacs Mazures en septembre et octobre, et d’autres victoires en Pologne et en Lituanie.

Ses succès font de lui un héros national. Il reçoit la distinction de Maréchal et devient donc le commandant en chef de toutes les opérations de l’armée allemande. Il occupera cette fonction jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale.

Toujours en duo avec Ludendorff, il prend toutes les décisions militaires et politiques de l’Allemagne. Mais, suite à l’échec des grandes offensives allemandes de 1918, il incite son gouvernement à demander l’armistice.

 

Il connaîtra ensuite une carrière politique prospère.

Après l’abdication de l’Empereur Guillaume II et l’instauration de la République de Weimar, il sera élu président de cette dernière en 1925.

On lui doit également la nomination d'Hitler au poste de chancelier en 1933 !

 

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 23:01

Dès le début de la Première Guerre mondiale, les Austro-Hongrois soumettent la côte monténégrine à un blocus et bombardent ses ports. Ils sont libres de leurs actions puisque ni la Serbie, ni le Monténégro ne disposent de marine. Le 13 août 1914, la France déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie renversant le rapport de force dans l'Adriatique.

 

L'amiral Boué de Lapeyrère, qui commande la flotte française, veut profiter de son avantage numérique : il cherche à affronter les Austro-Hongrois dans une bataille décisive. Une armada de 15 cuirassés de ligne, 6 grands croiseurs accompagnés d'une trentaine de bâtiments légers ainsi que la division britannique de l'amiral Troubridge entre dans l'Adriatique. La flotte austro-hongroise ne peut espérer l'emporter, elle lève le blocus et s'empresse de se réfugier dans ses bases trop bien défendues pour redouter une attaque.

Mais le 16 août 1914, le croiseur léger Zenta (commandé par Paul Pachner - 2300 tonnes, 8 canons de 120 et 8 canons de 47) est surpris devant Antivari (Appelée maintenant Bar, au Monténégro). Il est accompagné du destroyer Uhlan et de deux torpilleurs.

La flotte française ne laisse pas passer cette occasion et le combat s'engage à 8 h 50.

Le Zenta, touché à plusieurs reprises par des salves du cuirassé dreadnought Courbet, est coulé. Mais les trois autres navires parviennent à fuir. La plupart des 300 membres d'équipage du Zenta parviennent à regagner la côte, sur des embarcations de sauvetage.

 

Ce fut la première bataille navale de la Première Guerre mondiale.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 23:01

1389 - Couronnement de Vassili Ier Dimitrievitch

Le 15 août 1389, Vassili Ier Dimitrievitch est couronné grand prince de Moscou. Succédant à Dimitri Donskoï, Vassili Ier Dimitrievitch poursuivra le processus d'unification de la Russie, avant d'entrer en conflit avec son beau-père, le grand-duc de Lituanie, qui vient de s'emparer de Viazma et de Smolensk. Après près de 36 ans au pouvoir, Vassili Ier Dimitrievitch décédera à Moscou le 27 février 1425, laissant derrière lui une tribu de neuf enfants, dont son successeur Vassili Vassilievitch Tiommy.

 

1461 - Couronnement de Louis XI

Le 15 août 1461, Louis XI, fils de Charles VII et de Marie d'Anjou, est proclamé roi de France à la cathédrale de Reims. Roi de France jusqu'à sa mort en 1483, Louis XI dit « Le Prudent » aura marqué son règne en prenant la défense des paysans et en s'attachant au petit peuple, une action située à l'opposé du renforcement de son autorité royale à l'encontre des grands feudataires du royaume de France.

 

1586 - Francis Walsingham dévoile un complot contre la Reine d'Angleterre

Le 15 août 1585, les espions envoyés par Sir Francis Walsingham mettent au jour un complot préparé par Babington et le Ballard, un Jésuite. Ce complot visait à assassiner la reine Élisabeth Ire d'Angleterre et appuyer l'accession de Marie Stuart au trône, le tout avec l'aval de Philippe II d'Espagne. Walsingham réussit toutefois à intercepter la correspondance des comploteurs et à les condamner à l'exécution. Marie Stuart est également jugée et condamnée à mort le 25 octobre 1585.

 

1646 - Couronnement de Ferdinand IV du Saint-Empire

Ferdinand IV de Habsbourg a été couronné roi de Bohème le 15 août 1646, à l'âge de 13 ans. Un an plus tard, il a été couronné roi de Hongrie, puis en 1653 - un an avant sa mort, Ferdinand IV est devenu roi des Romains. Autrement dit, il n'a que très peu régné, puisqu'il est décédé à l'âge de 20 ans, célibataire et avant son père. Il laisse donc la place à son frère, Léopold Ier.

 

1769 - Naissance de Napoléon Bonaparte

Napoléon Bonaparte naît le 15 août 1769 à Ajaccio, en Corse. Le Français connut un destin extraordinaire, devenant Premier consul en 1799, puis empereur de la France, le 2 décembre 1804. Il fut un conquérant de l'Europe, remportant de grandes victoires contre ses voisins, et agrandissant peu à peu la France.

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 23:01

La République de Weimar  est le nom donné au régime politique en place en Allemagne de 1918 à 1933. Elle a été proclamée pendant le cours de la Révolution de 1918, le 9 novembre 1918, soit deux jours avant la fin des hostilités de la Première Guerre mondiale consécutivement à la défaite de l'Empire allemand.

Elle tire son nom de la ville où se réunit en février 1919 une Assemblée nationale dominée par les sociaux-démocrates et les modérés, dont les travaux aboutissent à la promulgation d'une Constitution qui fait de l'Allemagne un État fédéral, le Reich, composé de 17 États (Länder) autonomes, eux-mêmes représentés au Reichsrat. La constitution a été adoptée le 31 juillet 1919 et promulguée le 11 août suivant.

Le Reichsrat partage le pouvoir législatif avec le Reichstag, dont les députés sont élus au suffrage universel. Le pouvoir exécutif est représenté par le président du Reich, lui aussi élu au suffrage universel pour un mandat de sept ans. Commandant suprême de la Reichswehr, il nomme le gouvernement et son chef, le chancelier, qui est responsable devant le Reichstag.

 

Profitant des effets de la crise mondiale qui frappe sévèrement l'Allemagne à la fin des années 1920, les nazis mettent fin au régime républicain lors de l'arrivée d'Hitler à la chancellerie en 1933.

 

Voir également : 6 février 1919 – l’Assemblée nationale de Weimar entre en fonction

 

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 23:01

Au lendemain du Congrès de Vienne, un pacte fédéral est signé entre vingt-deux cantons suisses. Genève, Neuchâtel et le Valais, qui s’étaient vues annexées par la France impériale, rejoignent la Confédération suisse des dix-neuf anciens cantons.

Chaque canton est représenté par des députés qui prêtent solennellement serment et qui apposent leur sceau et leur signature au bas du Pacte.

Les liens sont renforcés par une armée commune et chaque canton retrouve une totale souveraineté.

La Suisse est désormais reconnue par l’Europe comme étant un territoire perpétuellement neutre.

 

Article 1 : Les XXII cantons souverains de la Suisse, savoir : Zurich, Berne, Lucerne, Uri, Schwyz, Unterwald, Glaris, Zoug, Fribourg, Soleure, Bâle, Schaffhouse, Appenzell des deux Rhodes, Saint-Gall, Grisons, Argovie, Thurgovie, Tessin, Vaud, Valais, Neuchâtel et Genève se réunissent, par le présent Pacte fédéral, pour leur sûreté commune, pour la conservation de leur liberté et de leur indépendance contre toute attaque de la part de l’étranger, ainsi que pour le maintien de l’ordre et de la tranquillité dans l’intérieur. Ils se garantissent réciproquement leurs constitutions telles qu’elles auront été statuées par l’autorité suprême de chaque canton, conformément aux principes du Pacte fédéral. Ils se garantissent de même réciproquement leur territoire.

 

Lire aussi :

15 avril 1798 - Genève perd son indépendance

12 septembre 1848 - Nouvelle Constitution établie en Suisse

 

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 23:01

Le 28 juillet 1755, le Conseil de Nouvelle-Ecosse décide de déporter les Acadiens (colons d'origine française).

Par le traité d'Utrecht signé le 11 avril 1713, la partie la plus peuplée de l'Acadie et ses 1.700 habitants sont cédés à la Grande-Bretagne et ils deviennent des sujets britanniques. Devant l'imminence d'un nouveau conflit entre les deux royaumes, la population francophone est déportée en Nouvelle-Angleterre (nord-est des États-Unis). Plus de 7.000 personnes, sur 13.000, mourront pendant l'exode. Certains seront rapatriés en France, d'autres de sédentariseront au Québec et en Louisiane.

 

Relire également : 11 avril 1713 - Fin des négociations à Utrecht

 

 

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 23:06

Le comte du Portugal Alphonse Enriquez remporte une victoire décisive sur les Maures à Ourique. Fort de cette victoire, il prend le titre d'Alphonse Ier, roi du Portugal et déclare son royaume indépendant de celui de Léon. Le premier souverain du Portugal poursuivra la reconquête chrétienne des terres portugaises vers le Sud.

En 1095, au plus fort de la Reconquista, le roi de León et Castille Alphonse VI donne le comté de Portugal à son gendre Henri de Bourgogne. Le fils de ce dernier vainc une coalition de roitelets musulmans à Ourique, dans l'actuelle province d'Alentejo, au sud du pays, le 25 juillet 1139.

C'est le «miracle d'Ourique», à l'origine du Portugal moderne.

L'heureux vainqueur se proclame roi sous le nom d'Alphonse 1er (Alfonso Enriques) et, pour assurer son indépendance face à son beau-père, se place sous la protection du Saint Siège.

 

Le 25 octobre 1147, avec l'aide de 13.000 croisés en partance pour la Terre Sainte, Alphonse 1er le Conquérant enlève Lisbonne aux musulmans qui occupaient la ville depuis plus de quatre siècles.

Lisbonne, à l'embouchure du Tage, devient la nouvelle capitale du royaume. Elle fait remonter son nom et sa fondation au héros grec Ulysse mais l'on suppose plus sérieusement qu'elle a été fondée par les Phéniciens sous le nom d'Olisipo.

Dès lors, le Portugal va préserver farouchement son indépendance.

 

Les cinq écus bleus au centre du drapeau national rappellent les cinq rois maures vaincus à Ourique.

Évolution du blason du Portugal à partir de la croix d'azur, d'origine bourguignonne, avec l'année théorique d'apparition.

Relire également : 11 juillet 711 - Les musulmans s'emparent de l'Espagne

 

 

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 23:03

La Belgique ayant arraché son indépendance au roi de Hollande en 1830, le prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha prête serment sur la Constitution le 21 juillet 1831, à Bruxelles. Il devient ainsi le premier roi des Belges sous le nom de Léopold 1er.

À la suite de la révolution belge de 1830 qui mena à l'indépendance de la Belgique, le Congrès national décide que la Belgique devait être une monarchie constitutionnelle. Le 4 juin 1831, le Congrès appelle Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha (par 152 voix sur 196), à devenir le premier roi des Belges.

Le roi se rendit d'Angleterre à Calais par bateau puis jusqu'à La Panne en calèche. Il se rendit ensuite à la place Royale de Bruxelles où il prêta serment le 21 juillet 1831 et devint ainsi le premier Roi des Belges.

 

L'anniversaire de cet événement est devenu fête nationale.

Le jour de la fête nationale fut d'abord fixé au 27 septembre commémorant alors les « journées de septembre », nom couramment donné à la révolution belge. Ce n'est que sous le règne de Léopold II que la fête nationale fut fixée au 21 juillet pour lier ce jour de fête pour le pays à la personne du Roi.

 

Sa descendance règne encore à Bruxelles en la personne du roi Albert II.

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 23:01

Menés par l'ancien chef d'état-major de l'armée, le général Francisco Franco Bahamonde, les militaires de la garnison de Melilla (enclave espagnole en territoire marocain) se soulèvent contre le gouvernement du Front Populaire.

Grâce à l'appui des généraux Mola et Sanjurjo, le mouvement d'insurrection des militaires s'étend bientôt à toute l'Espagne. La guerre civile éclate, et se terminera trente-trois mois plus tard, avec la chute de Madrid.

Intervention internationale

Cette guerre est une « guerre oubliée » ; on ne la considère pas comme faisant partie de la seconde guerre mondiale, mais comme une guerre civile purement espagnole. Pourtant, dès le 30 juillet, Mussolini envoie 30 bombardiers à Franco qui est dans une position difficile. Les Anglais ont des intérêts financiers en Espagne, ils voient d’un mauvais oeil le Front Populaire. Ils demandent à la France de ne pas intervenir en Espagne, mettant en balance leur accord d’aide en cas d’attaque de L’Allemagne. Le 8 août la France propose une convention de non-intervention. Les Russes, favorables aux républicains, la signent tout en déclarant leur scepticisme à son application. Les Allemands ne se gênent pas, pour eux l’Espagne devient un camp d’entraînement dans la perspective de la guerre mondiale. Hitler envoie la légion Condor, escadrille qui expérimentera le bombardement massif sur les villes (Guernica).

 

La dictature franquiste (1939-1975)

Le régime franquiste s’installe dans un pays ruiné et décimé par la guerre. Pendant toute la dictature de Franco, de 1939 à 1975, une idéologie totalitaire, sur le modèle de Mussolini et Hitler, est instaurée. L’Espagne va, dans la première partie du régime fasciste, s’isoler progressivement du reste de l’Europe, n’ayant d’ailleurs aucun rôle dans la Seconde Guerre Mondiale. 

 

Franco avant la guerre civile

Francisco Franco est né en 1892 en Galice. Il est le fils d’un receveur des postes dans la marine. Franco suit des études militaires et reçoit notamment un diplôme de l’académie militaire de Toledo, en 1910. Malgré sa petite taille, Franco est très vite remarqué pour son courage avant de devenir général.

Durant toute la IIe République, il se trouve aux îles Canaries.

Son rôle dans la répression de l’insurrection révolutionnaire des Asturies, en octobre 1934, lui vaut le titre de commandant en chef des forces armées au Maroc, en 1935.

 

Voir également : 1 avril 1939 - Fin de la guerre civile en Espagne

 

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 23:01

Le 11 juillet 711, Rodrigue, roi des Wisigoths d'Espagne, est repoussé par le chef berbère Tarik, qui a pris pied quelques semaine s plus tôt sur la péninsule avec une petite armée de musulmans en un lieu qui prendra plus tard son nom, le rocher de Tarik (Gibraltar).

 

L’Espagne Wisigothe

Les Wisigoths, une tribu germaine venue d'au-delà du Rhin avaient d'abord créé un royaume autour de Toulouse. Ils en avaient été chassés par Clovis et s'étaient alors repliés sur la péninsule espagnole. Le pouvoir Wisigoth s'exerce pendant deux siècles sur ce territoire. Le roi Wisigoth Récarède Ier se convertit au catholicisme en 587. L'Église prend alors de plus en plus de place et au fil du temps, Wisigoth avaient fait de la péninsule un royaume chrétien relativement prospère.

 

Tariq Ibn Zyad conquiert Espagne

Le 11 juillet 711, Rodrigue, roi des Wisigoths d'Espagne, fut repoussé par le chef berbère Tariq ibn Ziyad à la tête de douze mille Maures. Il avait pris pied quelques semaines plus tôt sur la péninsule avec une petite armée de musulmans en un lieu qui prendra plus tard son nom « djebel al Tarik », la montagne de Tarik (Le rocher de Gibraltar).

 

La rencontre est dite bataille de Wadi Lakka par les chroniqueurs arabes et bataille de Guadalete par les historiens espagnols. Mais l'incertitude plane sur sa localisation exacte. Soit sur les rives du Guadalete, un fleuve qui se jette dans la baie de Cadix, soit sur celles du fleuve Guadarranque, soit encore sur les bords de la lagune La janda, traversée par la rivière Barbate.

 

Les Maures s’emparent alors facilement d’Algésiras et conquièrent rapidement toute la péninsule ibérique ainsi que le sud-ouest de la France (mais en 732, les Maures sont repoussés par Charles Martel à Poitiers).

 

Cette victoire aura des conséquences considérables, avec le développement, pendant près de sept siècles, de la civilisation musulmane sur la plus grande partie de la péninsule ibérique.

Dès 756, de nombreux émirs s’autoproclament et deviennent indépendants. L’Espagne prend alors le nom de royaume d’Al-Andalus, qui donnera plus tard le nom d’Andalousie.

 

La Reconquête

Certains territoires du nord de la Péninsule (Galice, Asturies, Navarre, Aragon) ont toujours échappé à la domination maure. La Reconquista (Reconquête) fut préparé, sous la bannière du catholicisme.

Initiée en 718, elle s’achève le 2 janvier 1492 quand Ferdinand II d’Aragon et Isabelle de Castille, les « Rois Catholiques » (Los Reyes Católicos), chassent le dernier souverain maure de la Péninsule, Boabdil de Grenade, achevant l’unification de l’essentiel de l’actuelle Espagne (excepté la Navarre, incorporée en 1512).

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 23:01

Du 2 au 8 juillet 1962, le chancelier allemand Konrad Adenauer effectue une visite officielle en France. En témoignage de réconciliation entre les deux pays, il conclut son voyage à Reims, où il assiste aux côtés du président français Charles de Gaulle à un Te Deum dans la cathédrale Notre-Dame de Reims.

En retour, du 4 au 9 septembre 1962, le général de Gaulle se rend à son tour en RFA (République Fédérale Allemande), où il reçoit un accueil aussi chaleureux des foules.

À la suite de ces déplacements sera signé à l'Élysée le traité d'amitié franco-allemand, le 22 janvier 1963.

 

Relire également :

27 mai 1952 - Traité de la Communauté européenne de Défense

14 septembre 1958 - Konrad Adenauer rend visite à Charles De Gaulle

22 janvier 1963 - signature du traité de l'Élysée entre la France et l'Allemagne

 

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 23:01

L'ancien ministre des Finances portugais, Antonio de Oliveira Salazar, est nommé Premier ministre. Il profite de cet accès au pouvoir pour instaurer un régime dictatorial et fonde l'État nouveau (O estado nôvo), national et chrétien.

Salazar (né le 28 avril 1889 et décédé le 27 juillet 1970) commence sa carrière comme enseignant en économie politique à l'Université de Coimbra.

Ses opinions et liaisons à la Jeunesse Catholique le font élire en 1921 pour un bref mandat de député catholique au Parlement.

En 1926, une dictature militaire met fin à la République. Le Portugal vit alors une crise économique et militaire. En 1928, Salazar est nommé au poste de Ministre des Finances. En un an, il procède à un redressement économique spectaculaire.

En 1932 il est nommé Premier Ministre par le président-général António de Fragoso Carmona.

Il introduit une nouvelle constitution qui lui confère les pleins pouvoirs et le contrôle total de l'État : c'est l'État nouveau (O estado nôvo).

 

Il introduit en 1933 une police politique secrète, la PVDE (Police de Vigilance et de Défense de l'État) plus tard appelée PIDE (Police Internationale de Défense de l'État) qui deviendra DGS (Direction Générale de Sécurité) après sa mort.

Durant la Guerre civile espagnole, il aide Francisco Franco à combattre les Républicains.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il réussit à maintenir une neutralité apparente bien que dans un premier temps ses affinités idéologiques lui fassent préférer une victoire des forces de l'Axe allemand. Il signe avec Franco un pacte de neutralité vis à vis du conflit.

 

Une attaque cérébrale le contraindra à quitter le pouvoir en 1968, pour laisser la place à son dauphin Marcelo Caetano après plus de trente-cinq ans au pouvoir. Le Portugal sortira définitivement de la dictature militaire imposée par Salazar en avril 1974 avec « la révolution des œillets ».

 

Relire également : 28 mai 1926 - Coup d'État à Lisbonne

 

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 23:01

Les Huns d'Attila sont battus le 20 juin 451 près de Troyes, en un lieu appelé les « Champs Catalauniques » par une armée romano-barbare. C'est le premier échec militaire d'Attila, surnommé « le Fléau de Dieu ».

 

L'Empire des Huns s'étend de la Hongrie à l'Ukraine et de la Pologne à la Serbie. Vêtus de peaux de martres, les joues tailladées pour empêcher la barbe de pousser, ses guerriers sèment la terreur dans toute l'Europe.

La bataille des champs Catalauniques met fin à l'avancée extrême en Occident de l'Empire hunnique d'Attila. Mais cette défaite, n'abattra pas la puissance d'Attila. C'est sa mort, en 453, qui provoquera la désagrégation de son Empire.

 

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 23:01

Pour la première fois de son Histoire, le Congrès des États-Unis vote une déclaration de guerre. L'ennemi n'est autre que l'ancienne puissance coloniale, l'Angleterre…

Cette guerre est connue sous les noms de guerre de 1812, de seconde guerre d’indépendance, et plus rarement, de guerre américano-britannique.

Le jeudi 18 juin 1812, le président des États-Unis James Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne au nom de la défense du principe de liberté des mers.

En réponse au blocus continental mis en place en 1806 par Napoléon, les Britanniques décidèrent dès 1807 d’imposer un embargo sur tous les ports de la France et de ses alliés. Le commerce international en fut profondément affecté et près de 900 bateaux américains furent capturés par les Britanniques, qui ne voulaient pas laisser le droit aux Américains de commercer avec la France.

 

Le 4 juin, les membres du Congrès votèrent en faveur de la guerre (79 pour ; 49 contre). Le 17 juin, le Sénat emboîta le pas au Congrès (19 votes pour ; 13 contre). Le président Madison signa la déclaration de guerre contre la Grande-Bretagne dès le lendemain.

 

Les combats se déroulèrent sur trois théâtres d’opérations : l’océan Atlantique, la région des Grands Lacs et les États du Sud. Au début de la guerre, les États-Unis tentèrent d’envahir les colonies britanniques nord-américaines, mais furent repoussés.

 

Lassés par cette guerre sans vrai enjeu, les diplomates signent « la paix à Gand ».

Le 24 décembre 1814, le traité de paix de Gand (en Belgique) met officiellement fin à la guerre et ne fait que restaurer les conditions d’avant-guerre.

 

On discute encore aujourd'hui sur les véritables raisons qui ont poussé les États-Unis à déclarer la guerre à l'Angleterre. Certains affirmant que l'invasion du Canada était le réel but de cette guerre, d'autres que le président Madison étant en perte de vitesse politiquement, a tenté de se renforcer en suivant l'idée du parti républicain qui souhaitait une scission plus marquée avec l'Angleterre contre l'avis du parti des fédéralistes.

 

Lien du jour : Guerre de 1812

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