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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 00:02

Le 18 décembre 1994, Jean-Marie Chauvet, Éliette Brunel et Christian Hillaire découvrent par hasard une grotte préhistorique sur le cirque d’Estre en Ardèche. La grotte est ornée de peintures du paléolithique et jonchée d’ossements animaliers.

Ces peintures de l'homme de Cro-Magnon sont les plus anciennes que l'on connaisse à ce jour. D'après la datation au carbone 14, elles remontent à 36.000 ans et sont donc près de deux fois plus vieilles que celles de Lascaux !

http://1.bp.blogspot.com/-BdqpLm3YQEs/TklyobobWFI/AAAAAAAACGI/2QKltKTmDTs/s1600/projet_eco_photo09.jpg

Jean Clottes, de l'Institut de France, a étudié de fond en comble les figures animales de la grotte. 430 animaux sont représentés, presque autant qu'à Lascaux, répartis entre 14 espèces, y compris le hibou et l'aigle. Notons que les deux tiers des animaux sont des espèces que ne chassaient pas les hommes préhistoriques : mammouths, rhinocéros laineux, félins et ours des cavernes.

 

Après avoir été authentifiée et visitée par le Ministre de la culture, elle est fermée au public et équipée de systèmes permettant sa préservation. Une exposition permanente lui est consacrée dans le village voisin, Vallon-Pont-d’Arc.

 

Lien du jour : Site officiel de la Grotte Chauvet-Pont d’Arc

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 00:01

Le 15 décembre 1941, 75 otages juifs et communistes sont fusillés au mont Valérien.

Parmi les victimes figure Gabriel Péri, 39 ans, ancien journaliste au quotidien du parti communiste, « L'Humanité ».

 

Le mont Valérien est une colline culminant à 162 mètres, située en Hauts-de-Seine sur les communes de Suresnes, Nanterre et Rueil-Malmaison, quelques kilomètres à l'ouest de Paris. Sa partie supérieure est occupée par la forteresse du Mont-Valérien, construite à partir de 1841.

carte Mont-Valérien

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Mont-Valérien est utilisé par les Allemands comme lieu d'exécution de résistants et d'otages. Les condamnés sont fusillés dans la clairière située en contrebas. Entre 1940 et 1944, un millier d’otages et prisonniers ont été exécutés au Mont Valérien.

 

Adossé au rempart sud de la forteresse, le Mémorial de la France combattante, inauguré le 18 juin 1960 par le général de Gaulle, fut érigé en l'honneur de tous les morts de la Seconde Guerre mondiale.

Mémorial de la France combattante Mont-Valérien

Liens du jour :

Le site du Mont-Valérien

Chemin de la mémoire - Le Mont-Valérien

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 00:06

Vers 16 heures, l'anarchiste français Auguste Vaillant lance, depuis la tribune de la Chambre, une bombe chargée de clous sur les députés.

http://www.19e.org/documents/troisiemerepublique/anarchistesattentats3A.jpg 

Plus de peur que de mal

Une illumination éclaire la salle qui est envahit ensuite par la fumée. C'est aussi une grêle de projectiles qui s'abat sur les députés et les spectateurs assistant aux délibérations.

 

L'attentat dans l'hémicycle ne fait aucun mort.

 

De la tribune, le président Charles Dupuy lance dans le brouhaha ambiant : « Messieurs, la séance continue ! »

Un peu plus tard, il ajoute : « Il est de la dignité de la Chambre et de la République que de pareils attentats, d'où qu'ils viennent et dont, d'ailleurs, nous ne connaissons pas la cause, ne troublent pas les législateurs ».

Le Président, en maintenant la séance, fait preuve de sang-froid, de même que les parlementaires qui ne cèdent pas à la panique, certains d'entre-eux prêtant leur concours aux médecins arrivant sur les lieux.

 

Auguste Vaillant, âgé de 33 ans qui a lancé la bombe, est arrêté.

Lors de son procès, il énoncera clairement que son objectif n'était pas de tuer mais de blesser un grand nombre de députés. Il expliquera son geste par sa volonté de venger la mort de Ravachol, un anarchiste exécuté après avoir commis 4 attentats.

Condamné à mort, il est exécuté le 5 février 1894.

De sa mort naîtront une chanson, La Complainte de Vaillant, mais aussi une série de lois répressives – les « lois scélérates » – à l'initiative du parlementaire Jean Casimir-Perier... et une nouvelle vague d'attentats !

 

L'attentat manqué de la Chambre est une illustration spectaculaire de la violence anarchiste qui frappe l'Occident dans la dernière décennie du XIXe siècle... comme le terrorisme rouge dans les années 1970.

 

Les lois scélérates

La conséquence directe des actes anarchistes fut l'adoption des « Lois scélérates » :

La première, votée le 12 décembre 1893, concerne la sécurité générale. Elle prévoit la création de nouveaux délits, dont l'apologie de faits ou apologie de crime. Cette loi permet aux autorités d'ordonner des arrestations et des saisies préventives.

La seconde, datée du 18 décembre 1893, concerne les associations de malfaiteurs. Elle a pour objectif d'autoriser toute poursuite contre des groupes accusés de préparer des attentats.

La troisième, adoptée le 28 juillet 1894, concerne la liberté de la presse. Elle interdit toute propagande aux anarchistes et se traduit par l'interdiction de leurs journaux.

 

Les lois scélérates ont été abrogées que le 23 décembre 1992.


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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 00:01

2 décembre 1804 : Sacre de Napoléon 1er

Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte est sacré empereur des Français dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence du pape Pie VI.

Comme convenu avec le malheureux pape, Napoléon 1er se couronne lui-même, debout, face à l'assistance, selon un rite carolingien, puis il couronne l'impératrice.

Adolphe Thiers répandra plus tard la légende selon laquelle Napoléon, refusant d'être couronné par le pape, aurait saisi la couronne par surprise et l'aurait lui-même posée sur sa tête...

 

2 décembre 1805 : Victoire d'Austerlitz

Un an jour pour jour après son avènement sur le trône de France, Napoléon remporte une bataille décisive lors de la campagne de Prusse près du village d'Austerlitz.

Feignant un repli, il parvient à tromper les troupes de François II d'Autriche et d'Alexandre Ier, Tsar de toutes les Russies. Les forces austro-russes composées de 90.000 hommes, perdent 30 000 soldats.

La France quant à elle ne dénombre que 7.000 pertes sur 73.000 hommes. Avec la paix de Presbourg signée entre les trois empereurs (France, Autriche et Russie), la France se verra céder la Vénétie et la Bavière par François II.

http://ancrehistoire.fr/napoleon/sacre.jpeg%20

 

2 décembre 1851 : Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte

En 1851, le neveu de Napoléon le Grand choisit le 2 décembre, anniversaire du sacre de son oncle et de la bataille d'Austerlitz, pour conduire le coup d'État qui lui permettra de passer du statut de prince-président à celui d'Empereur des Français.

Charles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte, Président de la République française depuis trois ans, conserve le pouvoir à quelques mois de la fin de son mandat, alors que la Constitution de la Deuxième République lui interdisait de se représenter.

 

2 décembre 1852 : Louis-Napoléon devient Napoléon III

Avec l'approbation du suffrage universel, Louis-Napoléon Bonaparte est couronné empereur des Français sous le nom de Napoléon III (le deuxième du nom étant supposé être le fils unique de Napoléon 1er, mort en pleine jeunesse à Vienne).

http://s1.e-monsite.com/2010/07/17/05/Napoleon-III-bis.jpg

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 00:01

29 novembre 1226 : Sacre de Louis IX

Louis IX est sacré roi en la cathédrale de Reims, par Mgr Bazoches.

 

29 novembre 1314 : décès de Philippe IV le Bel

Le roi Philippe IV le Bel meurt au Château de Fontainebleau. Son fils Louis X devient roi.

 

29 novembre 1516 : Signature de la « paix perpétuelle » entre la Suisse et la France

Au lendemain de la défaite de Marignan (13 septembre 1515), les Suisses abandonnent tout projet de conquête étrangère.

Ils signent alors une paix perpétuelle avec la France qui leur attribue le Tessin et des indemnités en échange de mercenaires suisses.

 

29 novembre 1943 : Création des FFI

Le lundi 29 novembre 1943, sont créées les Forces Françaises de l'Intérieur.

Elles regroupent les différents groupes de résistance à l'occupant nazi en vue du futur combat aux côté des Alliés qui préparent leur débarquement en Normandie.

http://jcn54.unblog.fr/files/2010/11/ffi.jpg

 

29 novembre 1962 : Naissance du concorde

La France (De Gaulle) et le Royaume-Uni (Macmillan) décident de développer ensemble un avion supersonique commercial (entrée en service prévue en 1970), le « Super-Caravelle » qui deviendra le Concorde.

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 00:05

Conformément aux accords du traité de Fontainebleau (22 août 1612), le jeune roi de France Louis XIII épouse la fille du roi d'Espagne, Anne d'Autriche.

http://idata.over-blog.com/2/70/65/85//Articles/Mariage-de-Louis-XIII-et-anne-d-autriche.jpg  

La mère du roi est la régente Marie de Médicis, veuve d'Henri IV. Elle a voulu marier son fils avec la fille du très catholique roi d'Espagne, Philippe III de Habsbourg, dans le dessein de reprendre la lutte contre les huguenots.

La messe est célébrée dans la cathédrale Saint-André à Bordeaux alors que les deux époux ont à peine 14 ans.

23 ans plus tard, la reine donnera naissance au premier héritier de Louis XIII, Louis XIV.

 

Voir aussi :

27 septembre 1601 - Naissance de Louis XIII

14 mai 1610 - Henri IV est assassiné par Ravaillac

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 00:01

27 novembre 2011 : 1500e anniversaire de la mort de Clovis

Le roi des Francs s'éteint à Paris à l'âge approximatif de 46 ans. Peu avant sa mort il avait partagé son empire entre ses quatre fils. Reims revient au plus puissant d'entre eux, Thierry Ier. Orléans à Clodomir, Paris à Childebert Ier et enfin Soissons à Clotaire Ier. Clovis sera inhumé dans la basilique des Saint-Apôtres à Paris.

http://www.france-pittoresque.com/IMG/gif/clovis-Ier.gif

Extension du royaume franc sous Clovis.

http://i56.tinypic.com/20p5v8j.gif

Le roi conquiert l'ancienne Gaule romaine.

La Burgondie, elle, deviendra franque sous le règne de ses fils

Durant deux siècles et demi, la dynastie des mérovingiens règnera sur les vestiges du royaume de Clovis avant de faire place aux Carolingiens.

 

Charles de Gaulle a dit :

« Pour moi, l'histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L'élément décisif pour moi, c'est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l'histoire de France à partir de l'accession d'un roi chrétien qui porte le nom des Francs ».

 

Voir aussi :

1 mars 487 - Vengeance de Clovis à Soissons

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 00:01

Le 24 novembre 1793, à Paris, la Convention publie le calendrier républicain, ou calendrier révolutionnaire français, aussi appelé « calendrier des Français ».

 

Rompre avec le passé

Les députés menacent de la guillotine quiconque s'exprimerait selon l'ancien calendrier, hérité de Jules César et modifié par le pape Grégoire XIII.

Ils veulent de cette façon déraciner les rites chrétiens, en particulier le repos dominical et les fêtes religieuses.

 

Création

Le calendrier républicain est l'œuvre du poète François Fabre d'Églantine, qui s'est rendu célèbre en composant l'immortel « tube » : « Il pleut, il pleut, bergère... » !

Chaque jour de l'année a un nom propre, les noms des saints du calendrier grégorien ayant été remplacés par des noms de fruits, de légumes, d'animaux, d'instruments, etc.

Les semaines sont portées à dix jours (Primidi, Duodi, Tridi, Quartidi, Quintidi, Sextidi, Septidi, Octidi, Nonidi, Décadi) et prennent le nom de décades.

Quant aux mois, ils ont des terminaisons semblables pour chaque saison :

- aire pour l'automne
- ôse pour l'hiver
- al pour le printemps
- or pour l'été

Ils ont chacun 30 jours et reçoivent des noms évocateurs des saisons : vendémiaire, brumaire, frimaire, nivôse, pluviôse, ventôse, germinal, floréal, prairial, messidor, thermidor, fructidor. Ils sont complétés par cinq ou six jours consacrés à des fêtes patriotiques, les « sanculottides ».

Le calendrier a produit des années « sextiles », les années 3, 7, et 11 par ajout d’un jour à la fin de l’année, donc un sixième jour complémentaire.

Ce jour s’appelait le « jour de la Révolution », qui marquait la fin d’une « franciade » et qu’on célébrait comme une fête nationale.

 

Napoléon Ier l’abolira le 9 septembre 1805.
Le calendrier grégorien reprendra donc le 1er janvier 1806.

 

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 00:01

Le Breton Nominoë, comte de Vannes et gouverneur de Bretagne, bat les troupes du roi Carolingien Charles le Chauve à Ballon près de Redon. Pour le roi cette défaite marque l'échec de la conquête de la Bretagne. Celle-ci deviendra bientôt indépendante du royaume et le restera pendant près de 7 siècles.

Charlemagne a le plus grand mal à soumettre les Bretons malgré la victoire du comte Wido sur les chefs locaux en 799. Son fils Louis le Pieux confère au chef breton Nominoë le titre de duc dans l'espoir de se l'attacher. Mais Nominoë ne tarde pas à se soulever contre les Francs.

 

Charles le Chauve, fils de Louis le Pieux, à qui le traité de Verdun (843) avait reconnu la possession de la Gaule, veut en finir avec Nominoë et s'avance jusqu'au delà de la Vilaine avec une forte armée. La rencontre a lieu le 22 novembre 845 à Ballon, près de Bains-sur-Oust.

 

La bataille

Nominoë attire le Roi au confluent marécageux de l'Oust et de l'Aff, non loin de l'abbaye de Ballon. Il s'agit d'un véritable chausse-trape, où les Bretons exploitent leur connaissance des marécages pour vaincre les Francs. Charles le Chauve est battu par Nominoë.

 

L’année suivante, Charles le Chauve désire prendre sa revanche : nouvelle victoire de Nominoë. Charles le Chauve reconnaît alors l'indépendance de la Bretagne. Nominoë est couronné roi de Bretagne à Dol, en 848.

Par sa politique et ses victoires, Nominoë donna à la Bretagne son unité géographique, des institutions durables et une indépendance qui allait perdurer, avec des hauts et des bas, jusqu'en 1532.

http://kounbreizh.free.fr/images/nominoe.a3.jpg

Statue érigée en l'honneur du roi Nominoë à BAINS-sur-OUST.

 

Lien du jour : Histoire de la Bretagne

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 00:02

Le 16 novembre 1700, Louis XIV prend la décision que toute l'Europe attend. Il entérine le testament du roi d'Espagne Charles II de Habsbourg, mort le 1er novembre sans héritier.

Charles II d'Espagne fut le dernier roi ayant appartenu à la maison de Habsbourg.
Atteint du syndrome de Klinefelter (trisomie sexuelle XXY, ce n’est qu’en 1959 que l'origine chromosomique de ce syndrome fut découverte) il meurt sans descendance.

Par son testament du 2 octobre, roi d'Espagne Charles II de Habsbourg avait désigné le petit-fils du roi de France, le duc Philippe d'Anjou (17 ans) pour lui succéder, bien que le jeune Bourbon fût issu d'une dynastie hostile depuis deux siècles aux Habsbourg.

 

Le Roi-Soleil annonce à sa cour et à l'ambassadeur d'Espagne, Castel dos Rios, qu'il autorise son petit-fils le Duc d'Anjou à coiffer la couronne espagnole.

Castel dos Rios s'exclame: « Quelle joie Sire ! Il n'y a plus de Pyrénées ! ».

Philippe d'Anjou prendra le nom de Philippe V et sera le premier souverain de la maison des Bourbons à faire son entrée en Espagne au début de l'année 1701.

Philippe V d'Espagne

Philippe V d'Espagne.

 

À l'exception de l'archiduc d'Autriche, Léopold 1er, tous les souverains reconnaissent le nouveau roi d'Espagne, Philippe V. Celui-ci est bien accueilli par ses sujets.

Les désillusions vont très bientôt arriver et déboucher sur la dernière et plus dramatique guerre du Roi-Soleil : la guerre de Succession d'Espagne.

L'archiduc d'Autriche revendiquera en effet son droit à devenir souverain d'Espagne et des Amériques.


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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 00:01

Le général de Gaulle est élu à l'unanimité par l'Assemblée constituante nouveau chef du gouvernement provisoire. Il formera son équipe aux côtés de ministres communistes.

De Gaulle suivi de son gouvernement 1945

Le 21 octobre 1945, par référendum, les Français se prononcent, à une écrasante majorité de 96% des suffrages exprimés, contre le retour aux institutions de la IIIe République et, avec une majorité plus réduite (66%), pour une assemblée constituante aux pouvoirs limités.

Le même jour, est élue l'Assemblée constituante.

 

Élu à l'unanimité, le 13 novembre 1945, de Gaulle se trouve pourtant rapidement en désaccord avec la majorité de l'Assemblée sur le projet de Constitution : opposé à un système de souveraineté parlementaire, dans lequel il voit la raison de la faiblesse et des errements de la IIIe République, il veut un exécutif plus fort.

Le 20 janvier 1946, il démissionne.

 



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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 00:01

La IIIe République rend pour la première fois un hommage à un soldat inconnu mort pendant la Première Guerre, représentant anonyme de la foule héroïque des « Poilus », symbole de ses frères de combat.

 

Evoquée en 1916, l'idée d'honorer un soldat inconnu fut adoptée en 1918. Le 12 novembre 1919, on décida du Panthéon comme lieu de sépulture.

Mais en 1920, une campagne menée par des écrivains est à l'origine du choix définitif de l'Arc de Triomphe.

 

Le Parlement vote alors à l'unanimité la loi suivante :

Article 1er : les honneurs du Panthéon seront rendus aux restes d'un des soldats non identifiés morts au Champ d'Honneur au cours de la guerre 1914-1918. La translation des restes de ce soldat sera faite solennellement le 11 novembre 1920.

Article 2 : le même jour, les restes du Soldat inconnu seront inhumés sous l'Arc de Triomphe.

Les députés adoptent le texte le 8 novembre, le Sénat le 9.

Le 10 novembre, le corps du soldat inconnu a été choisi par un jeune soldat de la garde d'honneur, Auguste Thien, parmi 8 cercueils de combattants non-identifiés.

Le cercueil arrive à Paris et rejoint, pour la cérémonie du 11 novembre ; une foule immense accompagne le cortège à l'Arc de Triomphe.

Le soldat inconnu à l'Arc de Triomphe

Provisoirement, le cercueil est déposé dans une chapelle ardente au premier étage du monument et accessible à tous.

Le 28 janvier 1921, le Soldat inconnu est inhumé sous la voûte de l'Arc de Triomphe.

Sur la dalle de granit sont gravés ces mots :

Ici repose un soldat français mort pour la Patrie (1914-1918).

 soldat-inconnu paris

Lien du jour : 11 Novembre - jour de mémoire

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 00:01

Ce traité des Pyrénées est l'œuvre du cardinal Jules Mazarin, Premier ministre du jeune Louis XIV (21 ans).

Il réconcilie les deux principales puissances d'Europe, entrées en guerre l'une contre l'autre un quart de siècle plus tôt !

Il est signé sur l'île des Faisans, au pays basque au milieu de la rivière Bidassoa qui sépare les deux pays.

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Ce traité met fin à 24 ans d'hostilités entre les deux puissances européennes et scelle cette nouvelle paix par le mariage de Louis XIV avec l'infante Marie-Thérèse d'Autriche, fille aînée du roi d'Espagne Philippe IV.

La France reçoit de l'Espagne le Roussillon, la Cerdagne, l'Artois et plusieurs places fortes en Flandres et en Lorraine.

La France confirme son hégémonie, alors que la puissance des Habsbourgs s'essouffle.

 

Voir aussi : 9 juin 1660 - Louis XIV épouse Marie-Thérèse

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 00:06

L'impôt permanent apparaît en France le 2 novembre 1439 sous la forme d'une ordonnance promulguée à Orléans par Charles VII et destinée à financer une armée royale permanente.

 roi de france Charles 7

En effet, lorsque le Charles VII devait partir à la guerre et ne pouvait se suffire des armées de ses vassaux, il recrutait des mercenaires. Pour les payer, il convoquait alors les états généraux et leur demandait le droit de lever une aide pour la « taille des lances » (autrement dit l'achat et l'entretien des armes de guerre).

À Orléans, le 2 novembre 1439, les états généraux accordent à Charles VII la permission de renouveler la cet impôt d'année en année. Le roi ne se fait pas prier et publie donc une ordonnance pour prélever annuellement la taille dans le pays.

 

L'argent nécessaire à l'effort de guerre sera donc prélevé comme un impôt direct permanent dans chaque famille du royaume, il prend définitivement le nom de « taille ».

 

Le clergé et la noblesse en sont dispensés.

L'impôt annuel (le plus impopulaire avec la gabelle) sera aboli à la fin de l'Ancien Régime.

 

Notons qu’à l'origine, le terme désigne un bâton de taille :

C'était une baguette de bois fendue, permettant de conserver la trace de valeurs chiffrées au niveau d'encoches qui permettent de conserver la preuve de ces valeurs.

C'était un système de comptabilité accessible aux personnes ne sachant ni lire ni écrire. Il est employé d'abord pour les paiements à crédit, puis est appliqué à la fiscalité.

 

Lien du jour : La gabelle

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 23:01

Charles de Gaulle demande aux Français de se rendre aux urnes afin de déterminer si l'élection du président de la République se fera désormais au suffrage universel.

le president de gaulle 28 octobre 1962 référendum sur l'élection présidentielle

Le 20 septembre 1962, dans une allocution télévisée, le général de Gaulle annonçait qu'il organisera prochainement un nouveau référendum pour savoir si la population française est favorable à l'élection du Président de la République au suffrage universel direct.

La proposition était faite en ces termes :

« Quand sera achevé mon propre septennat, ou si la mort ou la maladie l’interrompait avant le terme, le Président de la République sera dorénavant élu au suffrage universel. »

 

Le dimanche 28 octobre, le « oui » l'emporte avec 62,25% des voies.

En organisant ce référendum De Gaulle consolide les fondements de la Vème république mais s'attire les foudres de ses détracteurs qui jugent qu'une telle mesure confère trop de pouvoir au président.

Les premières élections présidentielles au suffrage universel auront lieu trois ans plus tard, en décembre 1965.

 


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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 23:01

Ballottée entre plusieurs royaumes, Dunkerque devient définitivement française le 27 octobre 1662.

Louis XIV rachète Dunkerque et Mardyck, (dans l’actuel département du Nord), pour 400 000 £ au roi d'Angleterre Charles II.

L'opération se fait suite à la victoire de Turenne à la bataille des Dunes, contre l'armée espagnole des Flandres dirigée par Condé, en juin 1658.

Dunkerque et son territoire, composé des paroisses environnantes, ainsi que Mardyck et les forts deviennent français, définitivement le 27 octobre 1662.

 

Le 2 décembre, le Roi Soleil fait une entrée triomphale dans Dunkerque. Vauban entreprend alors de fortifier la ville et développe son port, qui devient le plus grand port de guerre du royaume.

Louis XIV décida d’une réorganisation du littoral flamand en relevant et en élevant des fortifications autour des villes de Gravelines et de Dunkerque.

Plus tard, Colbert, alors ministre de la Marine, installe une colonie de marins venus de Picardie sur l'ancien fort de Mardyck.

 

Relire : 14 juin 1658 - Le vicomte de Turenne remporte la bataille des Dunes

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 23:01

Énergique et ambitieux, le jeune roi anglais profite de la folie du roi Charles VI pour dénoncer la trêve conclue en 1396.

Le 25 octobre 1415, la « fleur de la chevalerie française » est anéantie à Azincourt, au nord de la Somme, par les archers et les piétons du roi d'Angleterre, Henri V de Lancastre (28 ans).

carte bataille d'Azincourt

L'armée française est écrasée par les troupes anglaises du roi Henri V à Azincourt, au nord de la Somme.

Le champ de bataille était situé sur 900 mètres de terrain découvert, coincés entre deux bois, ce qui empêchait les grandes manœuvres et joua en faveur d'Henri V.

La bataille débuta à 11 heures du matin. Les Français étaient lourdement armés (leurs armures ne pesaient plus de 20 kg) et progressaient difficilement sur le sol boueux. Les archers ennemis étaient équipés d'arcs performants, avec une portée supérieure à 200 mètres. Ils étaient, protégés par une ligne de défense constitués de pieux.

Bien qu'en supériorité numérique (50.000 contre 15.000 anglais) les Français sont trop désorganisés.

http://www.histoirdefrance.fr/images/image196.gif

Plus les Français avançaient, plus ils s’embourbaient, si bien que certains n'avaient plus la force de lever leurs armes. Henri V a décidé de profiter de cet avantage et à lancer ses archers, plus légèrement équipés, à l'assaut de l'adversaire. Ce fût le début d'un véritable massacre.

Plus de 6000 soldats français ont perdu la vie à Azincourt contre 400 Anglais.

De nombreux chevaliers sont faits prisonniers.

Azincourt est l'une des batailles les plus meurtrières du moyen-âge. Suite à cette victoire, Henri V s'emparera de la Normandie.

 

Voir aussi : 5 août 1392 - Charles VI sombre dans la folie

 

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 23:01

Le mercredi 22 octobre 1941, à Châteaubriant, en Bretagne, les Allemands fusillent 27 détenus (dont Guy Môquet) en riposte à l'assassinat d'un commandant allemand, le Feldkommandant Fritz Holtz.

Celui-ci a été abattu le 20 octobre, en plein centre de Nantes, par Gilbert Brustlein, qui a aussi participé les jours précédents au déraillement d'un train de permissionnaires allemands.

Les auteurs de ces attentats ont agi sur ordre du parti communiste clandestin, entré en résistance après l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht le 22 juin 1941.

Sans succès, les Allemands offrent 15 millions de francs à toute personne qui leur fournirait des renseignements sur eux.

 

Le 22 octobre, en début d'après-midi, les gardes allemands assistés d'un lieutenant français procèdent à l'appel des otages dans les baraques du camp de Choisel-Châteaubriant.

Les futures victimes ont 30 minutes pour écrire une dernière lettre à leurs proches. Après quoi, chantant la Marseillaise avec leurs camarades de détention, ils montent dans les camions qui vont les transporter à la carrière de la Sablière, à deux kilomètres du camp.

Ils refusent de se faire bander les yeux. Face aux 90 SS du peloton d'exécution, 9 poteaux. Trois salves. Les victimes meurent en chantant jusqu'au bout la Marseillaise.

 

La « fameuse » lettre de Guy Môquet

L'Histoire retient du jeune otage Guy Môquet la poignante lettre ci-dessous, écrite en prison avant son exécution. 

Ma petite maman chérie,

mon tout petit frère adoré,

mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean.
J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime.

Guy


Dernières pensées : vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !

 

Qui était Guy Môquet ?

Rappelons que Guy Môquet est le fils du député communiste Prosper Môquet, interné en octobre 1939, sur décision du gouvernement Daladier en raison de son ralliement au pacte germano-soviétique.

" C’est parce qu’il était communiste, et surtout fils d’un député communiste, que Guy Môquet a été désigné comme otage à fusiller dans une liste soumise aux Allemands sous la responsabilité du ministre de l’Intérieur de Vichy, Pierre Pucheu.

Arrêté par la police française parce qu’il distribuait de la propagande communiste, doit-on considérer cette action comme un acte de résistance ? Les tracts communistes de l’automne 1940 appellent ils à la résistance contre l’occupant ?

La réponse est négative si l’on considère la propagande de la direction du parti communiste, étant entendu que, localement, des communistes ont adopté des positions différentes de celle d’une direction dont ils sont souvent coupés depuis la dissolution du parti.

De juin à août 1940, les dirigeants du Parti communiste français ont entamé des négociations avec les Allemands afin d’obtenir la reparution légale de L’Humanité, interdite depuis le 26 août 1939. Dans les documents retrouvés depuis, les communistes rappellent leur soutien au pacte germano-soviétique :

« Pour l’URSS nous avons bien travaillé par conséquent par ricochet pour vous. » Ils promettent : « Nous ne ferons rien pour vous mais rien contre vous. »

Rien qui s’apparente donc à de la résistance, mais la volonté de reconstruire un parti affaibli, sur une base qui cède plus à la compromission qu’au simple compromis.

Quel est le contenu de « L’Humanité » distribuée par Guy Môquet ?

Dans les grands thèmes du journal figurent une constante dénonciation de Vichy, qui interne les communistes, défend le capitalisme et opprime le peuple, ainsi qu’une exaltation flamboyante du « génial Staline » et de l’URSS, patrie du socialisme, pays de liberté et paradis des travailleurs. "

 François Marcot
Professeur à l’Université de Franche-Comté

 

 

 

Exploitation par la propagande

Dans les années qui vont suivre, le Parti communiste exploitera la mort de l'innocent Guy Môquet et de ses camarades pour faire oublier son retard à s'engager dans le combat contre l'occupant. Cette récupération laisse dans l'oubli nombre de jeunes Français de toutes obédiences qui sont tombés les armes à la main dès les premiers mois de l'Occupation.

 

Ceci n’enlève rien à la monstruosité des exécutions sommaires du régime Nazi.

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 23:01

Les guerres de religion opposant les catholiques et les protestants durent en France depuis 1562. Le roi Henri III de Navarre (né Henri de Bourbon) est l’héritier de la couronne de France (futur Henri IV), et par ailleurs le chef du parti protestant. Le roi de France étant Henri III, son beau-frère et cousin.

 

Le 20 octobre 1587, Henri de Navarre bat les ligueurs catholiques commandés par le duc de Joyeuse lors de la bataille de Coutras (Gironde), malgré des effectifs inférieurs.

http://www.henri-iv.culture.fr/medias/communs/images/grand_format/0/104_4.jpg 

Après un début de bataille qui donne l'avantage aux catholiques, Henri de Navarre utilise l'artillerie et la cavalerie, gardées en réserve. L'armée royale fléchit.

En effet, le duc de Joyeuse lance sa charge de loin, au grand galop. Quand il arrive au contact, ses chevaux sont épuisés, et ses escadrons de lanciers ont perdu leur cohésion, perdant toute efficacité.

C'est un corps-à-corps qui s’engage, dans lequel Henri de Navarre fait preuve d'un courage remarquable.

La bataille fait 2000 mort chez les catholiques, parmi lesquels le chef de l'armée royale, le duc de Joyeuse, l'un des favoris (les fameux « mignons ») du roi Henri III.

 

En fin stratège politique, pour préparer la réconciliation future entre les deux clans ennemis, Henri III de Navarre organise dès le lendemain, à Libourne, de grandioses funérailles pour les victimes des deux camps.

Il renvoie la dépouille de Joyeuse au roi de France avec un message de sincère contrition :

« Je suis bien marri qu'en cette journée je ne pus faire de différence des bons et naturels Français d'avec les partisans et adhérents de la Ligue... Croyez, mon cousin, qu'il me fâche fort du sang qui se répand... ».

La défaite achève de discréditer Henri III aux yeux des ligueurs catholiques. Ceux-ci vont se rallier aux Guise et chasser le roi de Paris.

 

Pour rétablir la paix et s’assurer le trône, Henri de Navarre, ayant succédé à Henri III sous le nom d’Henri IV, se convertira définitivement au catholicisme en 1593 et sera sacré à Chartres en 1594. Les nobles catholiques finiront par se rallier au roi, mettant ainsi fin aux guerres de Religion.

 

Pour s’y retrouver, voir aussi :

19 septembre 1551 - Naissance d’Henri III de France

27 février 1594 - Sacre d'Henri IV

13 avril 1598 - Signature de l'Édit de Nantes

Les guerres de religion en France

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 23:01

La promulgation de l’édit de Nantes, le 13 avril 1598, avait permit l’arrêt des guerres de religion qui ont ravagé le royaume de France au XVIe siècle.

Le Roi-Soleil met fin à 87 ans de tolérance religieuse en abolissant l'édit de Nantes (signé par son grand-père Henri IV) au profit de l'édit de Fontainebleau.

http://www.servir.caef.net/wp-content/uploads/2009/11/R%C3%A9vocation-Edit-de-Nantes.jpg

Louis XIV ne conçoit pas que plusieurs religions puissent coexister dans son royaume et veut en finir avec les huguenots. Le 18 octobre 1685, à Fontainebleau, il révoque l'Édit de tolérance.

Par ce nouvel édit, le Roi-Soleil signifie qu'il n'y a plus de religion autorisée en France en-dehors de la religion catholique.

L'édit de Fontainebleau interdit donc le protestantisme : les temples et les écoles réformés doivent être détruits, les pasteurs sont contraints à l'exil.

 

Par contre, les fidèles protestants sont obligés de rester. Cependant, beaucoup partiront vers l'étranger (Londres, Genève ou Amsterdam), privant la France d'une bonne partie de l'élite intellectuelle et économique.

 

Très vite, le roi peut mesurer l'étendue de son erreur.

Des foyers de résistance se forment. Les dragonnades doivent reprendre. Dans les Cévennes (Lozère et nord du Gard), la révolte des Camisards éclate en 1702.

 

Sans attendre la publication de l'édit de Fontainebleau et malgré l'interdiction qui leur est faite de s'enfuir, près de 300.000 « religionnaires » quittent la France.

 

Ces exilés issus de la bourgeoisie laborieuse vont faire la fortune de leur pays d'accueil et leur départ va appauvrir la France en la privant de nombreux talents. Ils vont aussi nourrir à l'extérieur les ressentiments contre la France et son monarque.

 

Voir aussi : 13 avril 1598 - Signature de l'Édit de Nantes


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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 23:01

François Mitterrand est reçu par le maréchal Pétain avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier.

15 octobre 1942 : Mitterrand rencontre Pétain

En 1941, François Mitterrand travailla pour le régime de Vichy dans le cadre du commissariat aux prisonniers de guerre et fut même décoré de la francisque au printemps 1943.

Longtemps passé sous silence, cet épisode fut « révélé » en 1994 par le livre du journaliste Pierre Péan « Une jeunesse française ».

 

Cela provoqua une assez vive émotion dans l'opinion publique, d'autant que l'on avait déjà reproché au président de la République ses liens personnels avec René Bousquet, ancien secrétaire général de la police de Vichy, assassiné l'année précédente, ou encore son passage aux volontaires nationaux (mouvement de jeunesse des Croix de Feu du colonel de La Rocque) dans les années 1930.

 

Le jeune militant de l’Action Française qui dans le sillon de Charles Maurras manifestait len Février 1935, Place de la Concorde aux cris de « Aux Français la France ! » contre l’autorisation accordée à des médecins d’origine étrangère de s’établir en France…

http://lechatdorleans.files.wordpress.com/2011/05/mitterrand1.jpeg

http://blogdejeromehelie.files.wordpress.com/2011/01/mitterrand_1935-62d17.jpg

Le 24 octobre 1940, Pétain rencontrait Hitler à Montoire, et entraînait les Français dans la collaboration avec les nazis.

En 1942 Mitterrand est « chef de la section presse » intimement liée à la propagande en faveur du maréchal Pétain et de l'Allemagne nazie.

 

Voir aussi :

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy

La Francisque

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 23:03

Quelques milliers de femmes se rendent au château de Versailles en fin d'après-midi.

Lassées de la disette et du coût de la vie trop élevé, elles exigent des changements de la part du roi Louis XVI.

5 octobre 1789 : Les Parisiennes réclament du pain

Dans la nuit du 5 au 6 octobre, il accepte les décrets qu'il avait refusés jusqu'alors.

Les parisiens veulent ramener la famille royale à Paris et ils envahissent le château. Le roi et la reine contraints d'obtempérer, s'installeront dans le Palais des Tuileries où ils deviendront prisonniers des Français.

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 23:11

Le 27 septembre 1940, les Allemands avaient promulgué une ordonnance à l'encontre des commerçants juifs de la zone occupée, soumis à recensement et devant apposer, dans les vitrines de leurs magasins, un écriteau portant la mention « Juif ».

Le 3 octobre, sans aucune pression de la part du régime nazi, le gouvernement de Vichy promulgue une nouvelle loi sur le « statut des juifs ».

3 octobre 1940 Statut des juifs en zone libre vichy

Le « statut des juifs » du régime de Vichy va bien plus loin que l'ordonnance allemande. Mentionnant la "race" juive là où les Allemands parlent de "religion", il englobe une population plus large : si le conjoint est juif, il suffit de deux grands-parents, et non trois comme le prévoient les Allemands, pour être visé.

Cette mesure est la première d'une série de mesures qui iront en s'aggravant.

De nombreuses professions seront interdites aux juifs.

 

Les juifs sont exclus des principaux corps de la fonction publique et notamment de l'enseignement. Un numerus clausus est établi à l'université et dans certaines professions libérales (avocats, médecins, architectes notamment).

 

Le 2 juin 1941, un second « statut des juifs » est institué.

Le 16 juillet 1942, Vichy participe activement aux rafles du Vélodrome d'Hiver.

 

Voir aussi :

25 juin 1940 - Pétain annonce aux Français les conditions de l'armistice

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:01

Le 22 septembre 1792, est l’une des dates plus importantes de l’histoire de France, elle n'est pourtant non officiellement commémorée.

Six semaines après l'incarcération du roi Louis XVI et deux jours après la victoire de Valmy, les députés de la nouvelle assemblée de la Convention décident, sur une proposition de Danton, que les actes publics seront désormais datés de « l'An 1 de la République ».

 

Aussi, la royauté étant abolie, les députés prêtent désormais le serment de fidélité, non plus au Roi, mais à la Nation :

« Au nom de la Nation, je jure de maintenir la liberté et l'égalité ou de mourir à mon poste »

http://chezminette87.c.h.pic.centerblog.net/2471526a.jpg

Ce 22 septembre, pour marquer le début d’une nouvelle ère, la Convention nationale décida de dater les actes officiels non plus de l'an IV de la Liberté, mais de l'an I de la République, jetant les bases de ce qui sera le calendrier républicain.

 

Le 25, sur la proposition de Couthon, elle vota, à l’unanimité, le fameux décret proclamant que :
« la République est une et indivisible ».

 

Enfin, si la Convention nationale sort unanime de ces premiers jours de débat, il n’en sera plus de même quant à la question du sort à réserver au Roi, première et épineuse tâche à résoudre pour la toute jeune République…

 

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 23:31

L'histoire se déroule à Béthune, sous le règne de Philippe-Auguste, époque où le Nord de la France et une partie de la Belgique actuelle dépendaient des Comtes d'Artois.

 

Les ravages des épidémies

Le sol marécageux d'une partie des communes voisines de Béthune et de Beuvry favorisait l'éclosion de mouches, moustiques, puces, rats qui semaient à profusion des germes de maladies contagieuses et mortelles variées, telles que malaria, lèpre, peste.

Une épidémie de ce genre apparut fin 1187, mais l'hiver calma la contagion. 

Pourtant, l’épidémie reprit en 1188 avec une nouvelle vigueur, juste au moment où la paix venait d'être signée entre le Roi de France et le Comte de Flandres, après quatre années de guerre qui avaient affaibli les habitants et l'économie de la région.

La désolation fut extrême, le découragement total, au point de voir la population s'enfuir des villes, laissant les malades sans soins ni secours, et les morts abandonnés sans sépulture.

La médecine de l'époque était rudimentaire et impuissante.

En pareille situation, la population cherchait secours auprès de Dieu, remplissant les églises.

 

21 septembre 1188 : Saint Eloi apparu en rêve à 2 forgerons

C'est alors qu'à trois reprises, Saint Eloi, Patron des forgerons, apparut de nuit à un forgeron de Beuvry, nommé Germon, le priant d'aller vers Béthune pour fonder une « karité » (confrérie de charité), qui inhumera les défunts, et pour instaurer une « candeille » (chandelle de cire vierge) pour guérir les malades.

Germon prend alors la route de Béthune le, jour de la fête St-Matthieu, mais en arrivant à la limite des deux communes, il vit, venant à lui, un homme également habillé en forgeron, mais se dirigeant vers Beuvry.

Cet homme n'est autre que Gauthier, un forgeron du faubourg de Saint-Pry, près de Béthune.

Il avait reçu de Saint Eloi le même message que Germon !

La légende veut que les deux forgerons tombent dans les bras l'un de l'autre, pleurent et prient ensemble près de la source de Quinty toute proche (à la limite des 2 communes). Cherchant conseil, Gauthier suggère de consulter un saint homme, le moine Rogon, du Couvent cistercien de Saint-Pry.

stèle germon et gautier bethune beuvry

Fondation de la confrérie de charité

Il est de bon conseil et, après avoir prié, demande aux deux forgerons de constituer leur « karité » et de commencer aussitôt à enterrer dignement tous les défunts, pendant que lui se charge de leur fournir la Sainte-Chandelle en cire vierge.

Le mouvement est lancé, et devant le courage de ces deux forgerons, des habitants des deux villes viennent les aider.

 

Progressivement, les défunts sont dignement inhumés, et les malades sont soignés, l'épidémie régresse doucement, puis finit par disparaître complètement.

Mais la chose la plus étrange de cette histoire est le fait que jamais aucun de ces hommes charitables n'ait contracté la maladie ?

La légende parle d'une épidémie de peste. Certains historiens locaux disent ne pas en avoir de preuve écrite, et parlent d'une maladie très contagieuse.

 

8 siècles d’existence !

Et pendant plus de huit siècles, aucun Charitable n'est mort d'une épidémie, car selon la prophétie de Saint-Eloi :

« Le fléau n'approchera point de vous, ni même de vos demeures ! »

 

De nos jours, ils ont toujours pour vocation d'accompagner les morts à leur dernière demeure, et accordent leurs attentions aux vivants. D’autres confréries se sont fondée dans les villages et villes de la région de Béthune.

Les 2 confréries de Béthune et Beuvry célèbrent chaque année cette rencontre historique, le dimanche qui suit la Saint Mathieu. Deux processions dont organisées au départ de chaque « chambre » (local de réunion des charitables). Les deux processions se rendent à la rencontre l’une de l’autre, comme l’avaient les 2 forgerons. Une messe en plein air est donnée près de la source Quinty.

procession confrérie charitables béthune beuvry

messe plein air quinty bethune beuvry

Lien du jour :

Histoire, photos et actualité des charitables de Beuvry et Béthune.


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