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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 23:01

C'est seulement un quart de siècle après sa mort que le rôle de « Jehanne la Pucelle » sera pleinement reconnu.

Le pape Calixte III, à l'initiative de la mère de Jeanne, constitue à Rouen un tribunal ecclésiastique destiné à réexaminer les conditions du premier procès.

Procès en réhabilitation

Le Pape ordonna à Thomas Basin, évêque de Lisieux et conseiller de Charles VII, d'étudier en profondeur les actes du procès de Jeanne d'Arc. Son mémoire fut la condition juridique du procès en réhabilitation. Après avoir enregistré les dépositions de nombreux contemporains de Jeanne, dont les notaires du premier procès et certains juges, il déclare le premier procès et ses conclusions « nuls, non avenus, sans valeur ni effet » et réhabilite entièrement Jeanne et sa famille. Il ordonne également l'« apposition d'une croix honnête pour la perpétuelle mémoire de la défunte » au lieu même où Jeanne est morte.

Les juges voient défiler à la barre des centaines de témoins, compagnons d'enfance et compagnons d'armes de Jeanne. Tous sont unanimes à célébrer sa piété, sa vertu et la force de ses convictions...

En foi de quoi, le 7 juillet 1456, les juges déclarent le procès de 1431 « entaché de vol, calomnie, iniquité ».

 

Jeanne d'Arc est canonisée le 16 mai 1920, et Pie XI la proclame sainte patronne secondaire de la France en 1922.

 

Sentence de réhabilitation de Jehanne la Pucelle

Texte traduit en français d'après les textes latins originaux officiels

 

En premier déclarons et, selon l’exigence de la justice, décrétons que les propositions commençant par « Quaedam femina » dans le prétendu procès et l’instrument des prétendues sentences prononcées contre ladite défunte, seraient, furent et sont un extrait corrompu, frauduleux, calomnieux, perfide et déloyal du prétendu procès et des déclarations de ladite défunte ; que la vérité a été tue et des faussetés introduites en plusieurs points essentiels, grâce à quoi la conscience des juges et consultants était susceptible de se voir égarée ; qu’ont été dûment ajoutées plusieurs circonstances aggravantes, non contenues dans le procès et les déclarations susdites, retranchées certaines circonstances atténuantes et justifications, altérée enfin la forme des mots, qui en modifie l’essence. A ces causes, nous cassons, supprimons et annulons ces propositions, comme fausses, mensongères, frauduleusement extraites, et dissemblables des déclarations de l’accusée elle-même; nous en ordonnons la lacération immédiate.

 

(On procèda à cette lacération.)

 

Vu d’autre part avec attention les autres parties du même procès, et spécialement deux prétendues sentences qui y sont contenues, et que les juges qualifient de lapse et de relapse; dûment considéré la qualité des juges susdits et de ceux à la garde de qui ladite Jeanne était commise ;

 

vu les récusations, soumissions, appels et multiples requêtes par lesquels ladite Jeanne réclama que tous ses dits et ses faits fussent transmis au Saint-Siège apostolique et à Notre-Très-Saint-Seigneur le Souverain Pontife, auquel elle se soumettait et soumettait tous ses actes ;

 

attendu, quant à la matière dudit procès, l’abjuration prétendue, fausse, artificieuse, extorquée par la force et la terreur, en présence du bourreau et sous la menace du bûcher imminent, et que ladite défunte ne put ni préméditer ni comprendre ; attendu d’autre part les traités et opinions de prélats et docteurs solennels experts en droit divin et humain, selon lesquels, aux termes de très élégantes dissertations sur la nullité et l’injustice de cette cause en de nombreux aspects, les forfaits imputés à ladite Jeanne dans lesdites prétendues sentences ne peuvent aucunement se déduire du cours du procès ou en être extraits ;

 

attendu tous et chacun autres éléments d’information qui étaient à considérer en l’occurrence ;

 

… Nous, siégeant en tribunal et ayant Dieu seul devant les yeux, par Notre sentence définitive que siégeant en tribunal Nous portons par cet acte,

 

… Disons, prononçons, décrétons et déclarons que lesdits procès et sentences, entachés de dol, chalonge [calomnie judiciaire], iniquité, mensonge, erreur manifeste de droit et de fait, de même que ladite abjuration et toutes leurs exécutions et séquelles ont été, sont et seront nuls, invalides, inexistants et vains ;

 

et ce néanmoins, autant que de besoin et de raison, les cassons, supprimons, annulons et déclarons dénués de toute validité ; déclarons en outre que ladite Jeanne, ses parents et les demandeurs eux-mêmes, n’ont été entachés d’aucune souillure d’infamie à l’occasion des prémisses, et qu’ils en doivent être réputés exempts et saufs ; les en disculpant autant que de besoin est ;

 

ordonnons que sera notre sentence solennellement exécutée soit intimée au plus tôt dans cette ville, en deux endroits : l’un, ce jour d’hui même, sur la place de Saint-Ouen, après procession générale préalable ; l’autre, demain, au Vieux-Marché, au lieu où ladite Jeanne fut affreusement et cruellement étouffée par le supplice du feu ; prédication solennelle y sera faite, et une croix érigée pour entretenir à jamais sa mémoire et implorer le salut de son âme et de celles des autres défunts ; nous réservant de faire exécuter, intimer, signifier notoirement pour l’avenir Notre sentence dans les cités et lieux insignes de ce royaume, selon qu’il pourrait Nous apparaître opportun, et parachever ce qui resterait à accomplir.

 

Portée, lue et promulguée fut cette présente sentence par les Seigneurs juges, en présence de Révérend Père in Xto Mgr l’Evêque de Démétriade ; Hector de Coquerel, Nicolas du Boys, Alain Olivier, Jean du Bec, Jean de Gouys, Guillaume Roussel, Laurent Sureau, chanoines ; Martin Ladvenu, Jean Roussel, Thomas de Fanoullières. Desquelles écritures en leur totalité Maître Simon Chapitault, promoteur, Jean d’Arc et Prévosteau, au nom des autres, demandèrent un exemplaire, etc.

 

Fait au palais archiépiscopal, l’an du Seigneur 1456, le septième jour du mois de juillet.

 

Relire aussi :

8 mai 1429 - Jeanne d'Arc délivre Orléans

30 mai 1431 - Jeanne d'Arc au bûcher

16 mai 1920 - L'Église canonise Jeanne d'Arc

 

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 23:01

En mémoire de la prise de la Bastille, sur proposition du député de la Seine, Benjamin Raspail, la loi du 6 juillet 1880 fait du 14 juillet la fête nationale de la République.

 

Prise de la Bastille le 14 juillet 1789

Le matin du 14 juillet 1789, le peuple de Paris prend des armes aux Invalides puis se dirige vers une vieille forteresse royale, la Bastille. Après une fusillade sanglante, il s'empare et délivre les quelques prisonniers qui y étaient enfermés.

La prise de la Bastille est une première victoire du peuple de Paris contre un symbole de l'Ancien Régime.

 

La « fête de la Fédération », le 14 juillet 1790, célèbre en grande pompe le premier anniversaire de l’insurrection. A Paris au Champ de Mars, une messe est dite par Talleyrand sur l’autel de la patrie.

Par la suite, la commémoration du 14 juillet 1789 est abandonnée, jusqu'à ce que la IIIème République.

 

Prémices de la fête Nationale

En 1878, le ministère Dufaure avait fixé au 30 juin une fête parisienne en l’honneur de la République. Elle est immortalisée par un tableau de Claude Monet.

Le 14 juillet 1879 prend un caractère semi-officiel. Après une revue des troupes à Longchamp (le 13 juillet), une réception est organisée le 14 à la Chambre des députés à l’initiative de Gambetta qui la préside, une fête républicaine a lieu au pré Catelan en présence de Louis Blanc et de Victor Hugo.

 

Le gouvernement fixe la date de la fête nationale au 14 juillet.

Le 21 mai 1880, Benjamin Raspail dépose une proposition de loi signée par 64 députés, selon laquelle
« la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet ».

L’Assemblée vote le texte dans ses séances des 21 mai et 8 juin ; le Sénat l’approuve dans ses séances des 27 et 29 juin 1880 à la majorité de 173 contre 64, après qu’une proposition en faveur du 4 août eut été refusée.

La loi est promulguée le 6 juillet 1880. Le ministre de l’intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée « soit célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources locales ».

 

La fête sera donc officiellement célébrée 8 jours plus tard.

L'accent est mis, dès le début, sur le caractère patriotique et militaire de la manifestation, afin de témoigner du redressement de la France après la défaite de 1870.

La fête débute par une retraite aux flambeaux le 13 au soir. Le lendemain, les cloches des églises ou les salves annoncent le défilé, suivi d'un déjeuner, de spectacles et de jeux. Les bals et feux d'artifice terminent la journée.

 

La fête nationale, n'a été introduite en Alsace qu'en 1919. Pourtant, entre 1880 et 1914, chaque année, ce jour donne lieu à d'importants déplacements à Nancy et à Belfort par train, mais aussi par attelages de chevaux depuis certains villages...

En 1919, la fête, célébrée pour la première fois en Alsace, inaugure un cérémonial patriotique avec cortège à travers les rues, discours du maire, chant de la Marseillaise, bal, maisons et bâtiments publics pavoisés…

 

Voir aussi : 14 juillet - Fête nationale France

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 23:01

Le Duc des Francs, d'Aquitaine et de Bourgogne est sacré roi de France à Noyon par l'archevêque de Reims, Adalbéron.

Il prend le nom d'Hugues Ier ; et Paris redevient alors la capitale du royaume.

A 47 ans, il est le premier souverain non Carolingien depuis Pépin le Bref en 768.

 

Hugues Capet ouvre la voie à une lignée qui régnera sur la France pendant plus de 300 ans : les Capétiens.

Marié à une princesse carolingienne, Adélaïde de Poitou, il se présente en continuateur de la dynastie précédente mais pour assurer la survie de la sienne propre, il associe d'emblée son fils Robert (15 ans) au pouvoir et le fait sacrer dès le 25 décembre 987 à Orléans.

 

Le 24 octobre 996, Hugues Capet décède près de l'abbaye de Saint-Martin de Tours. Il laisse à son fils Robert le Pieux, la succession de son trône. C'est ainsi que pendant près de 200 ans les Capétiens vont régner sur la France en appliquant au trône de France l'hérédité masculine par primogéniture.

En fondant l'hérédité dynastique, Hugues Capet est devenu la souche des trois dynasties de souverains (Capétiens, Valois, Bourbons) qui se sont succédé sur le trône de France jusqu'en 1848, et dont les branches collatérales ont régné sur les royaumes de Naples, de Hongrie et d'Espagne.

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 23:01

Philippe Pétain, 84 ans, le vainqueur de Verdun et l'un des derniers maréchaux survivants de la Grande Guerre, est nommé président du Conseil, après la démission de Paul Reynaud.

La moitié de la France étant occupée par les Allemands, il demande aussitôt l'armistice et installe son gouvernement à Vichy.

En juillet, l'Assemblée nationale lui donnera les pleins pouvoirs. Pétain mettra alors fin à la République et instaurera, sous la devise « Travail, Famille, Patrie », un État nationaliste et autoritaire, dominé par les Allemands.

 

Armistice ou capitulation ?

Dans le désarroi général, Paul Reynaud aurait souhaité que les militaires demandent un cessez-le-feu ou une capitulation tandis que le gouvernement se serait replié en Afrique du Nord pour continuer la lutte dans l'honneur.

Au plus vif des discussions ministérielles entre l'option de l'armistice et celle de la poursuite de la guerre depuis l'Angleterre et l'Empire, le Maréchal Pétain fait savoir qu'il démissionnera si le principe de l'armistice n'est pas retenu.

Paul Reynaud cède et remet sa démission le même jour, en fin d'après-midi. Le Maréchal, alors âgé de 84 ans, est reçu par Albert Lebrun dans la soirée. Il succède à Paul Reynaud, en place depuis le 21 mars.

A l'instant de sa nomination, le maréchal, qui s'était dit démissionnaire le matin, sort de sa poche un document portant la composition de son gouvernement.

 

Le Président de la République

Décrète :

Art 1°. – M. le Maréchal Pétain est nommé président du conseil des ministres, en remplacement de M. Paul Reynaud, dont la démission est acceptée.

Art 2. – Le président du conseil est chargé de l'exécution du présent décret.

Fait à Bordeaux, le 16 juin 1940.

 

Relire aussi :

Texte de l’appel du 18 juin 1940 par le général Charles De Gaulle

22 juin 1940 - La France signe l'armistice

25 juin 1940 - Pétain annonce aux Français les conditions de l'armistice

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

23 juillet 1945 - Ouverture du procès Pétain

 

 

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 23:01

Le 7 juin 1654, le Roi-Soleil Louis XIV est officiellement sacré roi de France dans la cathédrale de Reims.

http://ancre.chez-alice.fr/louis14/sacre.jpeg

Le souverain, né le 5 septembre 1638, et qui a subi la Fronde dès son plus jeune âge, continue de laisser Mazarin diriger le pays malgré son couronnement, préférant parfaire ses compétences guerrières auprès de son ami Turenne.

Avec sa mort en 1715, son règne de 72 ans reste le plus long de l'histoire de France.

 

Déroulement :

Le dimanche 7 juin, à l'aube, prélats et chanoines s'installent dans le chœur de la cathédrale. Le grand édifice est tendu de tapisseries de la couronne, le pavé recouvert de tapis de Turquie. Sur l'autel reposent les châsses de saint Remi et de saint Louis.

A l'intention du Roi sont un prie-Dieu et un fauteuil dans le chœur, un trône au sommet du jubé.

Vers les cinq heures et demie, l'évêque de Soissons envoie les évêques-comtes de Beauvais et de Châlons quérir Sa Majesté.

Précédé par ses musiciens de blanc vêtus et par les gentilshommes au bec-de-corbin, escorté des cent-Suisses, entouré des dignitaires de la Couronne et de la Cour, le Roi, âgé de 16 ans, tout recueilli, est conduit jusqu'au chœur. Après le Veni Creator, prélats et chanoines vont au portail accueillir la sainte ampoule, "ce précieux trésor envoyé du ciel au grand saint Remi pour le sacre de Clovis", apportée par le prieur de Saint-Denis.

 

Relire aussi : 9 juin 1660 - Louis XIV épouse Marie-Thérèse

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 23:01

discours du 4 juin 1958 de de Gaulle à Alger

 

Je vous ai compris !

 

Je sais ce qui s'est passé ici. Je vois ce que vous avez voulu faire. Je vois que la route que vous avez ouverte en Algérie, c'est celle de la rénovation et de la fraternité.

 

Je dis la rénovation à tous égards. Mais très justement vous avez voulu que celle-ci commence par le commencement, c'est à dire par nos institutions, et c'est pourquoi me voilà. Et je dis la fraternité parce que vous offrez ce spectacle magnifique d'hommes qui, d'un bout à l'autre, quelles que soient leurs communautés, communient dans la même ardeur et se tiennent par la main.

 

Eh bien ! de tout cela, je prends acte au nom de la France et je déclare, qu'à partir d'aujourd'hui, la France considère que, dans toute l'Algérie, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants : il n'y a que des Français à part entière, des Français à part entière, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs.

 

Cela signifie qu'il faut ouvrir des voies qui, jusqu' à présent, étaient fermées devant beaucoup.

Cela signifie qu'il faut donner les moyens de vivre à ceux qui ne les avaient pas.

Cela signifie qu'il faut reconnaître la dignité de ceux à qui on la contestait.

Cela veut dire qu'il faut assurer une patrie à ceux qui pouvaient douter d'en avoir une.

 

L'armée, l'armée française, cohérente, ardente, disciplinée, sous les ordres de ses chefs, l'armée éprouvée en tant de circonstances et qui n'en a pas moins accompli ici une œuvre magnifique de compréhension et de pacification, l'armée française a été sur cette terre le ferment, le témoin, et elle est le garant, du mouvement qui s'y est développé.

 

Elle a su endiguer le torrent pour en capter l'énergie, Je lui rends hommage. Je lui exprime ma confiance. Je compte sur elle pour aujourd'hui et pour demain.

 

Français à part entière, dans un seul et même collège ! Nous allons le montrer, pas plus tard que dans trois mois, dans l'occasion solennelle où tous les Français, y compris les 10 millions de Français d'Algérie, auront à décider de leur propre destin.

 

Pour ces 10 millions de Français, leurs suffrages compteront autant que les suffrages de tous les autres.

 

Ils auront à désigner, à élire, je le répète, en un seul collège leurs représentants pour les pouvoirs publics, comme le feront tous les autres Français.

 

Avec ces représentants élus, nous verrons comment faire le reste.

 

Ah ! Puissent ils participer en masse à cette immense démonstration tous ceux de vos villes, de vos douars, de vos plaines, de vos djebels ! Puissent ils même y participer ceux qui, par désespoir, ont cru devoir mener sur ce sol un combat dont je reconnais, moi, qu'il est courageux... car le courage ne manque pas sur la terre d'Algérie, qu'il est courageux mais qu'il n'en est pas moins cruel et fratricide !

 

Oui, moi, de Gaulle, à ceux-là, j'ouvre les portes de la réconciliation.

Jamais plus qu'ici et jamais plus que ce soir, je n'ai compris combien c'est beau, combien c'est grand, combien c'est généreux, la France !

 

Vive la République !

Vive la France !

 


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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 23:01

Dans une allocution largement exprimée en Anglais le 16 mai 1942, le général de Gaulle s’adresse à la Nation américaine. Il inscrit son propos dans l’histoire qui lie la France et les États-Unis et dans la guerre que les deux pays connaissent désormais.

Aux Américains il dit :

« Sachez que des millions et des millions de Français se félicitent de vous voir heureux et fiers de former une grande nation ! ».

Pour le chef de la France libre, ce qui fait une grande nation n’est pas seulement une somme énorme de ressources, c’est le courage d’engager toute sa puissance et d’accepter tous les sacrifices pour le service d’un idéal humain.

« Je crois bien qu’aucun peuple ne comprend cela mieux que le peuple français qui, si souvent, a tout risqué pour défendre la liberté du monde et qui le fit, une fois de plus le 2 septembre 1939 comme avant-garde des démocraties ».

 

Dans l'esprit de son appel du 18 juin 1940 de Gaulle dit :

« Il est vrai que, dans cette position d’avant-garde, le peuple français a fléchi sous la ruée des forces mécaniques ennemies. Mais il n’a succombé qu’en partie et provisoirement. Il n’a succombé qu’en partie, car deux ans après le désastre, il reste toujours une force combattante aux côtés des Nations Unies. Il n’a succombé que provisoirement car aujourd’hui, plus que jamais, le peuple français enchaîné, se tourne vers les peuples libres, dans l’espérance de retrouver son rang, ses armes et la douceur de la victoire ».

 

De Gaulle dénonce ensuite l’Allemagne nazie et Hitler qualifié de génie diabolique. Il accuse des chefs français de fouler au pied l’honneur et de renier l’idéal séculaire de la France. Il s’insurge aussi contre l’infâme collaboration.

Le chef de la France libre tient à délivrer un message d’optimisme :

« Les Nations Unies ont les moyens de faire échouer ce plan de Hitler et la France profonde, la vraie France espère de toute son âme qu’elles sauront les employer. La France espère en vous, États-Unis d’Amérique avec qui elle fut toujours liée par tant d’estime, par tant d’amitié et dont elle se sent si proche par l’idéal ».

Il fait le vœu que la France puisse bénéficier de l’appui matériel des USA pour combattre l’ennemi et les traîtres.

Il conclue : « La France pourra ainsi reprendre sa place au combat, recouvrer sa souveraineté nationale, avoir sa part à la victoire, s’associer sans réserve avec les autres démocraties au triomphe de ce que le président Roosevelt a si noblement appelé: les grandes valeurs humaines ».

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 23:01

Le 8 mai 1429, les Anglais lèvent le siège d'Orléans après que Jeanne d'Arc fut montée à l'attaque de leurs lignes.

C'est le premier succès de celle qui sera plus tard surnommée la Pucelle d'Orléans (pucelle au sens ancien de jeune fille).

 Jeanne d'Arc délivre Orléans

Depuis 1337, la guerre de cent ans fait rage...

En 1358, les Orléanais rasent une première fois les faubourgs de la ville afin que les Anglais de Robert Knolles ne puissent venir s'y retrancher.

Le 12 octobre 1428, les Anglais investissent Orléans dans le but de verrouiller le passage par le fleuve. La situation semble désespérée, le roi Charles est désavoué et est contesté par ses sujets. La France va très mal.

Au moment ou les politiques et les militaires envisagent de capituler, une bergère devenue chef de guerre inverse le cours de l'histoire...

Jeanne d'Arc entre par la porte Bourgogne le 29 avril 1429 et délivre la ville d'Orléans le 8 mai 1429. Elle délivrera ensuite Jargeau, Meung sur Loire puis Beaugency. Enfin, elle vaincra les Anglais de Talbot à Patay.

 

Jeanne rejoindra ensuite le roi Charles VII, à Gien pour l'accompagner jusqu'à Reims où il sera couronné, en la cathédrale.

 

Voir aussi : 30 mai 1431 - Jeanne d'Arc au bûcher

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 23:01

Paul Doumer, né le 22 mars 1857, a été élu président de la République française le 13 juin 1931. Membre du parti radical, il a aussi été gouverneur général d'Indochine et a fait partie de la Commission de l'armée du Sénat pendant la Première Guerre mondiale.

président de la République de Paul Doumer

Le vendredi 6 mai 1932, le président Doumer se rend à l'hôtel Salomon de Rothschild pour inaugurer une grande exposition consacrée aux écrivains de la Grande guerre.

 

Alors que le président de la République converse avec l'écrivain Claude Farrère, plusieurs coups de feu retentissent. Deux de ces coups de feu atteignent le président à la base du crâne et à l'aisselle droite. L’assassin est un médecin russe immigré, Paul Gorgulov, qui voulait condamner la passivité de la France dans le conflit contre les bolcheviks.

 

Le 12 mai 1932, après des funérailles Nationales à Notre-Dame et au Panthéon, il est inhumé dans le caveau familial du cimetière Vaugirard.

 

L'assassin de Paul Doumer

Après son incarcération à la prison de la Santé, Gorguloff est soumis à une série d'interrogatoires.

Les propos mystico-patriotiques de l'assassin, déclaré « psychopathe délirant, demi-fou de type régicide », sont incohérents. Il affirme avoir agi seul et avoir été poussé à tuer Paul Doumer par une idée fixe : sauver la Russie du bolchevisme.

Gorgulov est condamné, puis guillotiné le 14 septembre.

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 23:01

Alors que les caisses du royaume sont vides, Louis XVI se résout à convoquer les états généraux à Versailles.

C'est le dernier moyen qui lui reste pour tenter de sauver le royaume de la faillite et contenir la révolte qui gronde. La dette de l'État est telle que ses créanciers ne peuvent et ne veulent plus prêter de l'argent.

http://1.bp.blogspot.com/-KXWyiqxYtgQ/TY9xNUV2JZI/AAAAAAAAADc/36pOslaswkU/s1600/mirabeau.jpg

L’origine des états généraux

Les états généraux avaient vocation au Moyen Âge d'autoriser le roi à lever des impôts exceptionnels. Ils ne s'étaient plus réunis depuis 1614.

L'assemblée de 1614 était constituée des représentants des trois ordres qui composaient la population du royaume : le clergé, la noblesse et le tiers état, qui représente la très grande majorité des Français. Ces trois ordres étaient représentés en nombre égal et votaient séparément, ce qui assurait normalement aux deux ordres privilégiés une majorité automatique.

 

Les états généraux de 1789

A la différence des précédents états généraux de 1614, et à la demande du contrôleur général des finances, Jacques Necker, le nombre de représentants du tiers état est doublé. Les députés formeront une « Assemblée nationale » et commenceront à remettre en cause les institutions monarchiques.

Selon le contrôleur général des Finances, Loménie de Brienne, seule une assemblée des délégués de tout le pays peut imposer des réformes (modifier l'assiette de l'impôt) aux privilégiés et au Parlement.

Sur 1165 députés (environ), le tiers état en compte 578, essentiellement des avocats et des bourgeois d'affaires. Le clergé compte quant à lui beaucoup d'humbles curés.

 

Dès le 2 mai, les députés de chaque ordre sont présentés au roi selon un cérémonial mis au point par le maître des cérémonies, le marquis de Dreux-Brézé. Le 4 mai se déroule la procession solennelle du Saint Esprit. Le lendemain, enfin, a lieu l'ouverture solennelle des états généraux dans l'hôtel des Menus Plaisirs, à Versailles.

 

Voir aussi :

17 juin 1789 - Les états généraux deviennent Assemblée nationale

20 juin 1789 - Le Serment du Jeu de paume

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 23:02

Charles de Gaulle démissionne de la Présidence de la République française, assumant avec panache l'échec de son référendum sur la régionalisation.

http://www.2villepin.fr/images/De%20Gaulle%20Vote%201969.jpg 

Le 27 avril 1969 les Français doivent répondre par référendum à la question suivante :

« Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République et relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat ? »

OUI : 10,9 millions

NON : 12 millions.

 

Le 27 avril au soir, de Gaulle, retiré à Colombey-les-Deux-Églises, dans la Haute-Marne, se rend à l’évidence : les Français l’ont désavoué à plus de 52 %.

Dans un communiqué laconique, diffusé peu après minuit, il met fin à son pacte personnel avec l’histoire de France :
« Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi. »

 

Une question se pose aussitôt : à qui doit aller l’héritage ?

Son ancien premier ministre, Georges Pompidou sera élu le 15 juin suivant pour lui succéder à l'Élysée.

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 23:01

Le congrès d'Utrecht, ouvert le 29 janvier 1712, prend fin le 11 avril 1713, avec la signature de plusieurs traités qui mettent un terme à la guerre de Succession en Espagne. Les diplomates des principaux pays d'Europe s’étaient réunis afin de mettre fin à la guerre de succession espagnole.

 

La succession espagnole

En 1700, le roi d'Espagne Charles II, sans enfant, avait légué son royaume à Philippe d'Anjou, petit-fils de Louis XIV.

Craignant une union de la France et de l'Espagne, plusieurs États européens, dont l'Angleterre et l'Autriche, se coalisent contre les Bourbons.

La guerre de succession espagnole divise l'Europe entre les partisans de Philippe d'Anjou, et ceux de Charles d'Autriche, des négociations européennes s'ouvrent à Utrecht (Hollande) le 29 janvier 1712.

 

Les traités d'Utrecht

Après de sévères revers militaires, la France écarte le danger d'invasion grâce à la victoire du vieux maréchal Villars à Denain. Louis XIV peut enfin négocier la paix dans des conditions à peu près honorables.

À Utrecht, ses diplomates et ceux de l'Espagne font face aux représentants de l'Angleterre, de la Hollande, du Portugal, de la Savoie et de la Prusse.

 

Le premier fut signé le 11 avril entre le royaume de France et le royaume de Grande-Bretagne, le second fut signé le 13 juillet entre l'Espagne et la Grande-Bretagne.

 

Philippe d'Anjou montera sur le trône d'Espagne
(sous le nom de Philippe V)

La France, l'Angleterre, l'Espagne, la Hollande, la Prusse, la Savoie et le Portugal reconnaissent le petit-fils de Louis XIV, Philippe d'Anjou, roi d'Espagne.

L'Espagne doit céder Minorque et Gibraltar aux Anglais ainsi que Naples, la Sardaigne et le Milanais à l'empereur d'Allemagne Charles VI.

La France de son côté perd ses terres d'Acadie et de Terre-Neuve, toujours au profit de l'Angleterre.

Philippe d'Anjou Roi espagne Philippe 5 

 

Les Pays-Bas espagnols passent à l’Autriche

Au lendemain des traités d’Utrecht, le territoire revient majoritairement aux Habsbourg d'Autriche. Désormais, la Belgique comprend les duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, de Gueldre ainsi que les comtés de Hainaut, de Flandre, le marquisat de Namur et, enfin, les villes de Tournai et de Malines.

 

Relire aussi : 16 novembre 1700 - Louis XIV désigne son petit-fils roi d'Espagne

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 00:01

 

Le terme d'Accords d'Évian est un terme journalistique. Le titre officiel en est :
« Déclaration générale des deux délégations du 18 mars 1962 ».

Ces accords sont signés le dimanche 18 mars 1962 à Évian-les-Bains (Haute-Savoie, France) et se traduisent immédiatement par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain.

Ils sont le résultat de négociations entre les représentants de la France et du Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d'Algérie.

Les accords sont signés par le ministre Louis Joxe d'un côté, le vice-président du GPRA Krim Belkacem de l'autre.

Le gouvernement français cède au GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) ses pouvoirs sur l'Algérie et le Sahara.

 

 

Le texte connu des « accords » d'Évian comprend deux parties :

- un accord de cessez-le-feu, dont l'application est fixée au lendemain 19 mars 1962

- des déclarations gouvernementales relatives à l'Algérie, qui portent notamment sur :

- la période de transition jusqu'au référendum d'autodétermination. Pour cette période étaient mis en place un Exécutif provisoire et un Haut-Commissaire représentant l'État français ;

- la libération des prisonniers dans un délai de vingt jours et une mesure d'amnistie générale ;

- l'organisation d'un référendum d'autodétermination dans un délai minimum de trois mois et maximum de six mois.

 

Dans l'hypothèse où, à la suite du référendum, la solution d'indépendance serait retenue :

- des dispositions générales garantissant l'amnistie et la protection contre toute discrimination en raison des actes commis à l'occasion des « événements » d'Algérie avant le cessez-le-feu (19 mars), et en raison des opinions émises avant le référendum d'autodétermination (1er juillet) ;

- des garanties prévues pour les personnes conservant le statut civil de droit français ;

- la programmation du retrait des forces militaires françaises.

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 00:07

Le mercredi 1er mars 1815, Napoléon débarque à Golfe-Juan avec 900 grenadiers, en provenance de l'île d'Elbe.

Confiné par les Alliés dans cette île pauvre et à peine peuplée de 10.000 habitants, l'ex-empereur des Français s'est refait une santé.

Ruminant son abdication forcée, il ne se satisfait pas de la souveraineté sur l'île et du titre d'empereur qui lui a été généreusement laissé. Il est aussi contrarié de ne pas recevoir la pension de 2 millions de livres promise par son successeur Louis XVIII et regrette l'absence de sa femme Marie-Louise et de son fils. Il a par ailleurs vent de rumeurs faisant état de son possible transfert sur un îlot beaucoup plus hostile, Sainte-Hélène !

 

Informé du mécontentement latent chez les paysans français et surtout les militaires, tenus à l'écart par le nouveau roi, rentré à Paris dans les fourgons des Alliés, Napoléon se convainc que les Français n'attendent que son retour et décide de s'enfuir. Il profite de ce que le commandant anglais de la petite escadre chargée de surveiller l'île est amoureux d'une Florentine et se rend fréquemment sur le continent. Il profite de l'une de ces escapades pour quitter l'île et gagner Golfe-Juan.

 

Évitant la Provence, qui lui est hostile, Napoléon emprunte la route des Alpes, reçoit le ralliement du 5e de ligne puis du maréchal Ney et remonte triomphalement jusqu'à Paris, d'où s'est enfui le roi.

Mais cette équipée va à peine durer cent jours avant de s'achever à Waterloo par une défaite militaire définitive (18 juin 1815). Les Cent-Jours vont aboutir à un deuxième traité de Paris, beaucoup plus dur que le précédent à l'égard de la France.

 

 Voir aussi : 26 février 1815 - Napoléon quitte l'île d'Elbe

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 00:47

 

Le 14 avril 1814, à la chute de l'Empire, le traité de Fontainebleau accorda la souveraineté pleine et entière de l'île à l'Empereur Napoléon.

Cet État permet à l'ancien empereur des Français Napoléon Ier de conserver ses titres de noblesse. Ainsi, le traité explique que l'Empereur « renonce pour lui, ses successeurs et descendants, ainsi que pour chacun des membres de sa famille, à tout droit de souveraineté et de domination, tant sur l'Empire français et le royaume d'Italie, que sur tout autre pays.

Pendant toute la durée de son séjour à l'île d'Elbe, Napoléon dynamisa son minuscule royaume. L'île fut embellie et modernisée comme elle ne le fut jamais.

 

C’est dans le plus grand secret qu'il prépara son retour en France.

Le 26 février 1815, dédaignant la souveraineté de l'île, il projette de restaurer l'Empire français.

Son entreprise réussira à la barbe des gouvernants européens, réunis en Congrès en Vienne pour remodeler l'Europe. Il ne faudra que Cent jours avant que Napoléon 1er rende définitivement les armes. Les royalistes et les réactionnaires de tout poil prendront alors leur revanche.

 

Lire aussi :

1er mars 1815 - Napoléon débarque à Golfe-Juan : début des Cent-Jours

6 avril 1814 - Napoléon Ier abdique

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 00:05

Le 19 février 1797, Avignon et le Comtat-Venaissin, propriétés du Saint-Siège depuis un demi-millénaire, sont formellement cédés par le pape à la France révolutionnaire.

http://www.30giorni.it/upload/articoli_immagini_interne/1089024438676.jpg

Refuge de la Papauté à la suite du schisme de 1309 à 1378, la ville devait rester propriété de la papauté jusqu' au 16 septembre 1791(date d’annexion par la constituante). Le traité de Tolentino, signé par Bonaparte et le représentant du pape Pie VI, confirma son rattachement à la France.

 

Alors que les troupes de Napoléon Bonaparte envahissent l’Italie, les représentants du pape sont contraints de signer le traité de Tolentino, par lequel les États pontificaux perdent d’importants territoires.

Le pape doit renoncer à Avignon et au Comtat de Venaissin, qui sont conservés par la France, ainsi qu’aux légations de Bologne, Ferrare et Romagne.

En plus de ces lourdes pertes, les États pontificaux devront verser l’équivalent de 30 millions de livres à la France, somme qui vient s’ajouter à celle déterminée par l’armistice de Bologne. Toutefois, le traité ne conteste pas le pouvoir temporel du pape.

 

Voir aussi : 9 mars 1309 - Le Saint-Siège s'établit en Avignon

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 00:01

Le 6 février 1934, Édouard Daladier présente à la Chambre des députés son nouveau gouvernement. C'est le prétexte à une violente manifestation antiparlementaire.

 

Les suites de l’affaire Stavisky

Le changement de gouvernement fait suite à la découverte, un mois plus tôt, du cadavre d'un escroc, Stavisky. L'opinion publique soupçonne les ministres et les députés d'avoir trempé dans ses combines. Sa méfiance est exacerbée par l'annonce de la mutation du préfet de police Chiappe, suspect de mansuétude à l'égard des « ligues ».

La manifestation tourne à l'émeute. Lorsque le groupe tente de prendre d'assaut le Palais-Bourbon. La police débordée, tire sur la foule. Le bilan : 16 morts et plus de 500 blessés du côté des manifestants et 254 blessés chez les policiers.

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La Cagoule

La Cagoule est un mystérieux mouvement politique né après les émeutes du 6 février 1934. De son vrai nom CSAR (Comité secret d'action révolutionnaire), elle se montre très active à partir de 1935 et de l'ascension du Front Populaire, sous la direction du polytechnicien Eugène Deloncle. La Cagoule se propose de renverser la République (qualifiée avec mépris de « gueuse ») en fomentant une révolution par le haut.

Bénéficiant de l'aide financière de plusieurs industriels comme Louis Renault et Eugène Schueller, fondateur de L'Oréal, la Cagoule projette d'installer Pétain à la tête de l'État. Sous l'occupation allemande, de nombreux membres rejoignent la Collaboration.

 

Relire aussi : 9 janvier 1934 - L'affaire Stavisky

 

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 00:07

Du 30 janvier au 8 février 1944, le gouvernement provisoire du général de Gaulle organise à Brazzaville, capitale de l'AEF (Afrique Équatoriale Française), une réunion destinée à rétablir son autorité dans les colonies françaises d'Afrique.

gaulle-conference-brazzaville-1944

Le chef de la France Libre prononce à cette occasion un discours où il énonce sa vision de la vocation coloniale de la France et écarte toute idée d'indépendance pour les colonies :
« En Afrique française comme dans tous les autres territoires où des hommes vivent sous notre drapeau, il n'y aurait aucun progrès qui soit un progrès, si les hommes, sur leur terre natale, n'en profitaient pas moralement et matériellement, s'ils ne pouvaient s'élever peu à peu jusqu'au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. C'est le devoir de la France de faire en sorte qu'il en soit ainsi ».

Le gouverneur Félix Éboué, petit-fils d'esclave originaire de Guyane, qui s'est rallié dès 1940 au général de Gaulle, figure parmi les principaux inspirateurs du discours.

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 00:02

Malgré les conflits internes entre différents chefs, Jean Moulin parvient à unifier les trois plus grands mouvements de Résistance français.

Le mardi 26 janvier 1943, il fonde le Mouvements Unis de la Résistance (MUR), qui comprend les mouvements « Combat », d’Henri Frenay, « Franc-Tireur », de Jean-Pierre Levy et « Libération-Sud » d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie.

 

La fondation des MUR marque une étape essentielle dans l’unité de la résistance. De fait, les trois mouvements acceptaient de fusionner l’ensemble de leurs services, à l’exception de la presse (chaque formation conserve son journal clandestin), ce qui devait permettre d’accroître la rationalisation et la coordination des activités clandestines.

 

Puis viendra la création du Conseil National de la Résistance (CNR) qui se réunit le 27 mai 1943 rue du Four à Paris.

Le lundi 29 novembre 1943, sont créées les Forces Françaises de l'Intérieur.

Elles regroupent les différents groupes de résistance à l'occupant nazi en vue du futur combat aux côté des Alliés qui préparent leur débarquement en Normandie.

 

Voir aussi : 8 juillet 1943 - Mort de Jean Moulin

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 00:05

Le vendredi 25 janvier 1924 débutent à Chamonix les premiers Jeux Olympiques d'hiver.

Elle survient 28 ans après la naissance des premières Olympiades modernes à Athènes, à l'initiative du baron Pierre de Coubertin.

 

Cette initiative consacre la vogue des sports d'hiver.

L’idée d’organiser des Jeux Olympiques d’Hiver est venue de deux représentants Français du Comité International Olympique (CIO): le Comte Clary et le Marquis de Polignac. Ils soumettent l’idée d’organiser des Jeux d’Hiver au CIO en 1921.

Les premiers Jeux Olympiques d’Hiver ont donc lieu en 1924, sous l’égide de l’organisateur des Jeux Olympiques d’été de la même année, à savoir la France et plus particulièrement Paris.

Le Comité Olympique Français désigne Chamonix Mont-Blanc comme ville hôte des premiers JO d’Hiver le 20 février 1923.

http://www.memosport.fr/wp-content/uploads/2010/02/JO-1924-Chamonix-Mont-Blanc.jpg 

La compétition a lieu du 25 janvier au 5 février 1924 :

16 pays sont représentés et 258 sportifs (dont 13 femmes) participent à cette nouvelle compétition.

L'Américain Charles Jewtraw, médaille d'or au patinage de vitesse (500 m) fut le tout premier champion olympique d'hiver. La remise officielle des médailles d’est déroulée le 5 février, lors de la cérémonie de clôture.

Outre le combiné nordique et le patinage artistique, on retrouve également le hockey sur glace, le curling et le bobsleigh.

Depuis, d'autres épreuves sont ajoutées et certaines d'entre elles, telles que la luge, le patinage de vitesse sur piste courte et le ski acrobatique…

 

La Seconde Guerre mondiale interrompt la célébration des JO d'hiver. Les Jeux de 1940 sont attribués à Sapporo au Japon mais la décision est annulée en 1938 à cause de l'invasion japonaise de la Chine. Ils sont transférés à Garmisch-Partenkirchen (organisateur en 1936) et c’est cette fois l'invasion allemande de la Pologne en 1939 qui force l'annulation des Jeux de 1940. En raison de la guerre, les Jeux de 1944, initialement prévus à Cortina d'Ampezzo en Italie, sont également annulés.

 

Voir aussi :

25 mars 1896 - Ouverture des premiers Jeux Olympiques modernes

24 avril 1920 - Apparition du drapeau et du serment olympique


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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 00:01

La France a expérimenté sans succès sept régimes politiques en 80 ans.

La Troisième République (4 septembre 1870 - 10 juillet 1940) est le premier régime français à s’imposer dans la durée depuis 1789.

Le premier président est Adolphe Thiers, élu « chef du pouvoir exécutif de la République française » le 17 février 1871.

Par la suite, 4 des 14 présidents de la IIIe République ont été élus un 17 janvier.

 

17 janvier 1895 : Félix Faure président de la République

Le jeudi 17 janvier 1895, suite à la démission de Jean Casimir-Périer, les parlementaires élisent à la présidence de la République Félix Faure (54 ans).

Élu par une coalition de modérés et de monarchistes, celui que l'on surnommera le « Président Soleil », du fait de son amour du faste, restera dans l'Histoire en raison de sa mort heureuse !

On retient aussi de lui qu'il ébaucha une alliance avec la Russie en recevant le tsar Nicolas II, qu'il s'opposa à la révision du procès de Dreyfus et que son gouvernement dut céder aux Anglais le Soudan après le bras de fer de Fachoda.

Le 18 février 1899, à la suite du décès de Félix Faure, Emile Loubet est élu président de la République au premier tour par les radicaux et les partisans de la révision de l'affaire Dreyfus.

17 janvier 1906 : Armand Fallières président de la République

Armand Fallières (65 ans) est élu président de la République française le mercredi 17 janvier 1906 comme candidat des gauches.

Il forme un nouveau gouvernement le 13 mars 1906 avec le transparent Ferdinand Sarrien à la présidence du Conseil, l'énergique Georges Clemenceau à l'Intérieur et le diplomate Aristide Briand à l'Instruction publique et aux Cultes. Il apaise la bataille des inventaires. Au même moment, le 12 juillet 1906, la Cour de cassation annule la condamnation d'Alfred Dreyfus.

Le 18 octobre 1906, Georges Clemenceau prend la présidence d'un nouveau gouvernement avec pour la première fois la création d'un ministère du Travail dont le premier titulaire est René Viviani. Ce gouvernement qui durera jusqu'au 20 juillet 1909 (un exploit sous la IIIe République !) aura à gérer la crise viticole.

17 janvier 1913 : Raymond Poincaré président de la République

Le vendredi 17 janvier 1913, les parlementaires élisent à la présidence de la République Raymond Poincaré, précédemment président du Conseil (chef du gouvernement).

Toujours soucieux de préparer la « revanche » ou du moins de mettre la France en situation de résister à une agression allemande, Poincaré fait voter en juillet 1913 une loi sur le service militaire de 3 ans pour tous (curés compris !). Mais il est désavoué par les électeurs qui amènent à la Chambre une majorité radicale et de gauche. Il se sépare donc de son président du Conseil et ami Louis Barthou et appelle à la tête du gouvernement René Viviani, un leader socialiste et anticlérical mais partisan de la loi de trois ans. Pour apaiser l'électorat populaire de gauche, qui ne veut pas de cette loi, il fait voter une loi sur l'impôt progressif sur le revenu.

Raymond Poincaré président de la République

Après l'attentat de Sarajevo, Raymond Poincaré, soucieux de préserver à tout prix l'alliance franco-russe, donne au tsar l'assurance de « seconder entièrement, dans l'intérêt de la paix générale, l'action du gouvernement impérial ». Le 1er août 1914, le président lance une formule qui se veut rassurante : « la mobilisation n'est pas la guerre » et le 4 août, une fois les hostilités engagées, plaide pour l'« Union sacrée ». La formule fait florès mais lui-même a du mal à galvaniser les énergies !

Il finit en 1917 par appeler au gouvernement son adversaire politique, Georges Clemenceau.

 

17 janvier 1920 : Paul Deschanel président de la République

Le samedi 17 janvier 1920, les parlementaires français se montrent avant tout soucieux de barrer la route de l'Élysée à Georges Clemenceau (79 ans) à qui ils reprochent moins son âge que sa supposée modération à l'égard de l'Allemagne lors des négociations du traité de Versailles !...

Ils élisent donc à la présidence de la République son concurrent Paul Deschanel (66 ans).

Surmené, celui-ci montre des signes de fatigue. Sous l'emprise de médicaments ou d'une crise de somnambulisme, il descend d'un train en marche, en pleine nuit et en pyjama ! La garde-barrière à laquelle il s'adresse voit de suite qu'il s'agit de quelqu'un d'important car il a les pieds propres !

Contraint de démissionner au bout de neuf mois, Paul Deschanel recouvre la santé après un séjour en maison de repos et poursuit une carrière de sénateur...

 

Voir aussi : 4 septembre 1870 - Naissance de la IIIème République

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 00:03

François Maurice Adrien Marie Mitterrand est né le 26 octobre 1916 à Jarnac (Charente) et mort le 8 janvier 1996 à Paris.

50 ans après son élection de député, « l’homme de gauche » s’éteint.

 

Voyons ce qu’était ce premier mandat de « l’homme de gauche » avec des informations que l’on ne nous donne pas spontanément quand on parle de « l’homme de gauche ».

 

Mitterrand député de la Nièvre

En 1946, l’industriel Schueller (collaborateur du régime de Vichy) veut concrétiser ses rêves de pouvoir. Il finance des jeunes espoirs qu’il lance à l’assaut des circonscriptions.

Pour la 3e circonscription de la Nièvre, Mitterrand sera son candidat.

 

Voici sa profession de foi :

« Réforme de la sécurité sociale écrasée par la bureaucratie » ;

« Non au déficit et à l’inflation » ;

« Non à la gabegie administrative » ;

« Suppression des emplois inutiles » ;

« Non aux nationalisations » ;

« La lutte contre l'Etat-trust qui se substitue partout à l'initiative privée » ;

« Encourager la production par la suppression des réglementations qui briment la liberté de l'agriculture et du commerce » ;

« Combattre le PC qui prépare la bolchévisation de la France » ;

« S’opposer à la dictature communiste, à la faiblesse socialiste ».

 

Sa campagne est courte ; très anticommuniste, avec le soutien du PRL (Parti Républicain de la Liberté) et le parrainage de l'ensemble des formations de droite.

Le 10 novembre 1946, François Mitterrand devient député de la Nièvre.

 

Dans les rangs du PRL on trouvait, un certain nombre d'anciens collabos condamnés par les tribunaux de la Libération et frappés d'inéligibilité. Et c'est sans doute pourquoi le PRL demandait « l'amnistie des épurés au nom d'une unité nationale soudée par le péril communiste ».

 

Trente-cinq ans après, il devenait président de la République et appliquait un programme contredisant mot pour mot sa profession de foi de 1946.

 

Une surprise ?

Il a fallut attendre l’automne 1994, et la photographie de couverture du livre de Pierre Péan « Une jeunesse française. François Mitterrand, 1934-1947 » qui montre l'homme politique face au maréchal Pétain pour que le passé ressurgisse.

 

Retournons plus loin dans l’histoire :

 

Mitterrand avant la seconde guerre mondiale

À partir de novembre 1934, François Mitterrand milite aux Volontaires nationaux, mouvement de jeunesse de la droite nationaliste des Croix-de-feu du Colonel de La Rocque.

Il participe aux manifestations contre « l'invasion métèque » en février 1935 puis à celles contre le professeur de droit Gaston Jèze, après la nomination de ce dernier comme conseiller juridique du Négus d'Éthiopie, en janvier 1936.

http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2009/11/Mitterrand1.JPG

 

Mitterrand pendant la seconde guerre mondiale

Le 14 juin 1940, François Mitterrand, qui sert dans l'armée française, est blessé et capturé.

Il finit par réussir à s'évader le 10 décembre 1941 et retourne en France.

Dans les premiers mois de l'année 1942, François Mitterrand éprouve de l'admiration pour le maréchal Pétain et collabore à une revue de Vichy : « France, revue de l'État nouveau ».

Dans une lettre du 22 avril 1942, il avoue encore n'être pas particulièrement inquiet du retour aux affaires, intervenu quelques jours auparavant, de Pierre Laval.

Le vendredi 19 juin 1942, François Mitterrand arrive à Vichy au service de presse du commissariat général au prisonnier.

Le 15 octobre 1942, François Mitterrand est reçu par le Maréchal Pétain.

En avril 1943, Le Maréchal Pétain remet la francisque à François Mitterrand pour « récompenser les services rendus à l'État français ».

Mitterrand-Petain francisque

 

Lire aussi :

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy

La Francisque

7 mars 1956 - Le procès de Mitterrand dans « l'affaire des fuites »​

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 00:01

À la mort de son père Clotaire II, le 4 janvier 629, Dagobert, qui, jusque-là, régnait sur l'Austrasie, se fait reconnaître roi de Neustrie par les évêques et les leudes (les hommes qui entourent le souverain). Son frère cadet Charibert (ou Caribert) obtient en compensation le gouvernement de l'Aquitaine. Deux ans plus tard, sa mort permet à Dagobert de reconstituer temporairement l'unité du Regnum Francorum de son ancêtre Clovis.

Dagobert 1er

Le roi, à Paris, s'entoure d'une cour relativement fastueuse et de conseillers émérites, comme son trésorier Didier et le « bon saint Éloi » de la chanson, son argentier, qui ne manque pas de lui reprocher sa débauche.

Il soumet les Gascons et le chef breton Judicaël, signe même un traité d'amitié avec l'empereur byzantin Héraclius. Mais en 634, cédant à la pression des nobles d'Austrasie, il a la faiblesse de leur donner un roi en la personne de son fils de 3 ans, Sigebert III...


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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 00:01

La loi salique écarte toute femme du trône qui devient exclusivement masculin.

Le troisième fils de Philippe le Bel, en profite et monte sur le trône sous le nom de Charles IV le Bel, à la mort de son frère Philippe V le Long, le 3 janvier 1322.

Sa femme Blanche de Bourgogne étant emprisonnée pour cause d'adultère, il est sacré seul à Reims le 11 février suivant. Il divorce enfin et se remarie avec Marie de Luxembourg puis avec Jeanne d'Évreux, qui lui donnera trois filles.

 

Sa mort prématurée clôt la lignée des Capétiens directs, issus d'Hugues Capet en droite ligne, de père en fils, pendant trois siècles.

 

La noblesse de France, dépourvue d'héritier mâle en ligne directe à la mort de Charles IV, confiera le trône au représentant de la branche cadette des Valois.

Philippe VI, premier roi de cette dynastie, sera contesté par le roi d'Angleterre et celui de Navarre qui revendiquaient leurs droits. Le conflit donnera naissance à la guerre de Cent ans.

 

Loi salique

A l'origine, le terme de loi salique désigne la loi des francs saliens, le peuple de Clovis. Entre autres choses, la loi des francs prévoit les dispositions d'héritage des propriétés foncières :

Exclusion des femmes de la succession.

Partage du domaine foncier à parts égales entre les fils du défunt.

 

Voir aussi :

3 janvier 1322 - Mort de Philippe V

7 octobre 1337 - Début de la guerre de Cent Ans

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 00:02

Voici pour une fois, une date très facile à retenir dans l'histoire de France !

Le pape Léon III sacre Charlemagne « Empereur des Romains » dans la basilique Saint-Pierre de Rome selon le rite byzantin. A 53 ans le roi des Francs et des Lombards devient empereur d'Occident sur un empire qui s'étend de la mer du nord à l'Italie et de l'Atlantique aux Carpates.

 

La cérémonie se déroule dans la basilique Saint-Pierre, en présence d'une nombreuse délégation de Francs.

25 décembre 800 Sacre de Charlemagne

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