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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 23:01

Les dernières récoltes ont été mauvaises. La monarchie s'est endettée notamment à cause de la Guerre d'Indépendance Américaine. Des émeutes se multiplient en province.

Le 8 août 1788, devant une situation financière désastreuse, Louis XVI se décide à convoquer les Etats généraux pour l'année suivante. Ils n'avaient pas été réunis depuis 1614.

Louis XVI

Sous la pression de l'opinion publique, le roi accepte le doublement des représentants du tiers état. Chaque assemblée d'électeurs, dans les villes et les villages, rédige en prévision des états généraux un « cahier de doléances » (ensemble de souhaits à l'adresse du roi).

Les trois ordres élisent leurs députés : 578 pour les Tiers Etat, 291 pour le clergé, 270 pour la noblesse.

Les députés des trois ordres se réuniront à Versailles le 5 mai 1789 et, bien qu'ils n'aient pas les mêmes objectifs, ils parviendront à former la première Assemblée nationale.

 

Relire aussi : 5 mai 1789 - Ouverture des états généraux

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 23:01

Malgré la neutralité du pays (par le traité de 1831 reconnaissant l'indépendance belge et établissant la neutralité du pays sous la garantie des puissances européennes), les Allemands franchissent les frontières belges dans le cadre du plan Schlieffen élaboré suite à l’alliance entre la France et la Russie.

http://aix1.uottawa.ca/~sperrier/europe/cours18/images/800px-Map_Europe_alliances_1914-fr.svg.png 

Chronologie des débuts de la première guerre mondiale

Le 28 juin 1914, l'archiduc héritier d'Autriche, François-Ferdinand est assassiné à Sarajevo. Le gouvernement Allemand pousse alors l'Autriche a envoyer un ultimatum à la Serbie.

Le 28 juillet, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.

Le 29, le bureau de l'Internationale socialiste se réunit à Bruxelles pour définir sa position face à la crise.

Le 30, la Russie décrète la mobilisation générale, suivie dans la nuit par l’Autriche-Hongrie.

Le 31 juillet, le gouvernement belge décrète la mobilisation générale. Le même jour, Jean Jaurès, favorable à la paix, est assassiné. Les pacifistes perdent leur meilleur leader.

Le 1er août, l'Allemagne décide la mobilisation générale de son armée et déclare la guerre à la Russie qui s'apprêtait à porter secours à la Serbie.

Le jour même, la France, alliée de la Russie, mobilise ses troupes.

 

Le 2 août 1914, l’Allemagne adresse un ultimatum au gouvernement belge

Cet ultimatum visait à ouvrir un passage direct et libre à travers la Belgique afin que l’armée allemande puisse plus facilement entrer en France (notamment en contournant les fortifications françaises). Cet ultimatum stipulait notamment que si la Belgique faisait des difficultés à la marche en avant des troupes allemandes, l'Allemagne serait obligée de la considérer comme ennemie.

Les Allemands espéraient ainsi contourner les zones françaises « à risque » et éviter un combat frontal.

Le 3 août l'Allemagne déclare la guerre à la France et à la Belgique

 

Résistance de la Belgique

Le gouvernement belge refusa l’ultimatum et le 4 août 1914, l’armée allemande envahit la Belgique. Le but de l'Allemagne était d'occuper le plus rapidement la Belgique et la France afin de pouvoir se concentrer sur la Russie.

La résistance de l’armée dirigée par le roi Albert Ier sera particulièrement vive mais n’empêchera pas l’invasion.

Après quelques semaines de combat, la quasi-totalité de la Belgique était occupée par les forces allemandes. Seule la partie occidentale de la Belgique resta libre et donna lieu à la guerre des tranchées avec notamment les célèbres batailles d’Ypres et de Langemarck.

 

Relire aussi :

28 juin 1914 - Assassinat d'un archiduc à Sarajevo

31 juillet 1914 - Assassinat de Jean Jaurès

1 août 1914 - Début de la Première Guerre mondiale

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 23:01

 

La Restauration

La Restauration est le régime qui succède au premier Empire (mai 1804 - avril 1814).

Elle consacre le retour de la monarchie et des Bourbon. Les rois acceptent de limiter leur pouvoir et de garantir certaines libertés par la Charte. Les deux frères cadets de Louis XVI se succèdent au pouvoir.

La Première Restauration commence donc avec la proclamation par le Sénat en avril 1814 : Louis XVIII « roi des Français ».

Son règne est interrompu par les Cent jours, du 20 mars au 22 juin 1815, période durant laquelle Napoléon Ier revient au pouvoir avant la défaite de Waterloo qui marque la fin définitive de son règne. C’est le début de la Seconde Restauration.

Charles X s'installe ensuite sur le trône de France de 1824 suite au décès de Louis XVIII.

Charles 10
Charles X

Fin de la seconde restauration

Après une longue période d’agitation ministérielle puis parlementaire, le roi Charles X tente un coup de force constitutionnel par ses ordonnances de Saint-Cloud.

Ces Ordonnances royales signées le 25 juillet 1830 et publiées le lendemain ont mis le feu aux poudres.

Les 27, 28 et 29 juillet, journées baptisées les « Trois Glorieuses », les émeutiers érigent des barricades dans les rues et affrontent l'armée dans de combats sanglants.

Après ces trois jours de combat, les défenseurs du roi se retranchent à Saint-Cloud autour de Charles X.

Menée essentiellement par des Républicains et soutenue par la bourgeoisie dépouillée de son droit de vote par les ordonnances scélérates, la Révolution de Juillet met ainsi fin à la Restauration.

 

Le roi abdiquera et sera banni. Mais dans les jours qui vont suivre, la bataille se déplace du côté des élites qui cherchent à décider du sort de la France.

Comme les Républicains ne parviendront pas à s’imposer et c’est finalement le Duc d’Orléans qui obtiendra le pouvoir dans une solution de compromis : la Monarchie de Juillet.

Pour beaucoup, cette révolution n’est qu’une demi-victoire et annonce le retour d’une politique réactionnaire et de nouvelles émeutes, notamment en 1832.

C’est pourquoi l’on parle parfois de « Révolution confisquée ».

 

Monarchie de Juillet (9 Août 1830 - 24 février 1848)

Suite à cette Révolution de Juillet, la monarchie de Juillet, succède à la Seconde Restauration

Dans la nuit du 30 au 31 juillet, le roi et la Cour se retirent à Rambouillet.

Le 30 juillet, une proclamation rédigée par Thiers préconise l'appel à Louis-Philippe d'Orléans, qui reçoit les fonctions de lieutenant général le 31 juillet.

Le 2 août, le roi Charles X abdique en faveur de son petit-fils, le duc de Bordeaux (fils du duc de Berry).

Louis-Philippe Ier prête serment le 9 août 1830.

Son règne, commencé avec les barricades de la Révolution de 1830, s’achève en 1848 par d’autres barricades, qui le chassent.

 

Voir aussi :

29 mai 1825 - Charles X couronné à Reims

27 juillet 1830 - Début de la révolution de Juillet

 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 23:01

Considérant abusivement que le pays est en péril, le roi Charles X se lance dans un premier temps à la conquête d'Alger pour tenter de rehausser sa popularité.

Puis, comme la Charte constitutionnelle de 1814 lui en donne le droit lorsqu'il y va de « la sûreté de l'État », il publie 5 ordonnances qui mettent en émoi l'opinion publique, c'est-à-dire les 60.000 bourgeois habilités à voter.

La première ordonnance suspend la liberté de la presse et rétablit la censure et l'autorisation préalable de publication.

La deuxième dissout la Chambre qui vient d'être élue.

La troisième réduit le corps électoral déjà très limité en ôtant la patente et l'impôt sur les portes et fenêtres du montant du cens électoral indispensable pour bénéficier du droit de vote ; cela revient à exclure les commerçants du corps électoral et à limiter celui-ci à une poignée de gros propriétaires fonciers.

La quatrième convoque les électeurs pour le mois de septembre.

La cinquième nomme des fidèles aux plus hautes fonctions.

 

Le 26 juillet 1830, le « Moniteur », journal officiel du gouvernement français, publie les 5 ordonnances du roi.

Dès le lendemain, sous l’influence du journaliste Adolphe Thiers, les journalistes rédigent des appels à l’insurrection.

Le 27 juillet, à Paris, les boutiques et ateliers sont fermés tandis que les rues se remplissent et que les barricades bloquent les petites rues. Plusieurs journaux enfreignent l'interdiction de paraître et que les étudiants se rassemblent en cortège.

C’est le début de 3 journées d'émeutes que les auteurs romantiques qualifient de
« Trois Glorieuses », au terme desquelles l'héritier des Bourbons devra s'enfuir et laisser le trône à son cousin, le duc d'Orléans, futur Louis-Philippe 1er, qui sera à son tour chassé par une Révolution, dix-huit ans plus tard.

 

Relire aussi : 5 juillet 1830 - Prise d'Alger

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 23:01

Les troupes françaises commandées par le maréchal-duc de Villars, remportent la bataille de Denain (Actuel département du Nord) face aux Austro-Hollandais du Prince Eugène.

Cette victoire est une étape décisive dans le règlement de la guerre de Succession d'Espagne où le petit-fils de Louis XIV, Philippe V et l'empereur Charles VI se disputent le trône.

http://www.phil-ouest.com/Arts/Photos/Bataille_Denain.jpg

 Villars à la tête de ses hommes, à la bataille de Denain (Jean Alaux, 1839)

Contexte

En 1700, à la mort de Charles II, quand Louis XIV accepta le trône d'Espagne pour son petit-fils, le duc d'Anjou, il fut entraîné dans une longue guerre de 1702 à 1713 qui conduisit le royaume au bord de la catastrophe.

En effet, le 15 mai 1702, inquiets de la situation créée par Louis XIV en acceptant que la couronne d’Espagne revienne à son petit fils, l’Empire, l’Angleterre et la Hollande, déclarent la guerre à la France et à l’Espagne. La plupart des autres pays européens ne tarderont pas à rejoindre la coalition.

Ce sera la guerre de succession d’Espagne.

Elle sera la largement néfaste au royaume de France, avec des finances publiques désastreuses et la détresse d’une grande partie de la population. Les armées françaises seront, d’une manière générale, largement dominées.

Au printemps 1712, la Lys, la Scarpe, la Deûle sont sous le contrôle des armées coalisées. La défense de l’Escaut est aussi désorganisée. Les Français conservent sur ce fleuve une garnison à Condé et Valenciennes. Mais, l’une comme l’autre sont à présent isolées et le gros de l’armée française doit à présent se cramponner plus au sud, à la citadelle de Cambrai, dernier rempart avant Saint Quentin et la vallée de la Somme.

 

La bataille de Denain

Située sur l'Escaut, entre Douai et Valenciennes, Denain est une place forte à partir de laquelle les forces coalisées contre la France menacent Landrecies, dernière place forte française avant... Paris.

Traversant l'Escaut, le maréchal de Villars contourne la ville par l'ouest et attaque les forces impériales à la baïonnette.

 

Vers une heure de l’après-midi, trente mille soldats français, sous la conduite du maréchal de Villars, commencent à s’avancer vers le camp de Denain, tenu par l’infanterie hollandaise du comte d’Albermale. Malgré le feu adverse, les Français arrivent aux retranchements qu’ils escaladent. Le dispositif hollandais s’effondre ; Albermale est fait prisonnier. En moins d’une heure, la formidable armée coalisée qui s’apprêtait à s’ouvrir la route de Paris a perdu son point d’appui.

Villars perdit 500 soldats mais Eugène déplora 5.000 pertes, soit 3.000 prisonniers et 2.000 soldats tués sur le champ de bataille ou noyés dans l'Escaut.

Villars s'empara, dans les jours suivants, de Marchiennes, Saint-Amand et Mortagne, levant le siège de Landrecies le 2 août.

Enfin, le 8 septembre, il s'empara de la ville de Douai ce qui permit aux diplomates français, à Utrecht, de négocier la paix en position de force...

 

La bataille de Denain est la dernière grande bataille menée par les français durant la guerre de Succession d’Espagne.

 

Le traité d’Utrecht

Réunis depuis le 29 janvier 1712 à Utrecht, les principaux belligérants tentaient de trouver une issue au conflit, qui sévissait depuis plus d’une décennie.

Fort du succès de Villars à Denain, le Roi-Soleil, obtient des conditions honorables et peut enfin signer le traité de paix.

(à noter que le traité d’Utrecht fut rédigé en Français, qui fut considérée comme langue diplomatique par excellence jusqu’au début du XX° siècle.).

Un premier traité fut signé entre la France et l’Angleterre, le 11 avril 1713 ; puis un autre entre l’Espagne et l’Angleterre, le 13 juillet 1713.

 

Voir aussi : 11 avril 1713 - Fin des négociations à Utrecht

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 23:01

Les Parisiens excédés par les restrictions et l'immobilisme du roi Louis XVI, se révoltent.

Au matin du 14 juillet, des artisans et des commerçants se rendent à l'hôtel des Invalides en quête d'armes. Le gouverneur cède aux émeutiers et ouvre les portes. La foule emporte 28.000 fusils et 20 bouches à feu. Mais il lui manque encore de la poudre...

http://accel21.mettre-put-idata.over-blog.com/0/32/46/53/affiches-politiques/la-prise-de-la-bastille.jpg

Des émeutiers rugissent alors : « À la Bastille ! » où la rumeur prétend que de la poudre y aurait été entreposée.

La garnison se compose de 82 vétérans, dits invalides, et d'un détachement de 32 soldats suisses.

Le marquis de Launay, gouverneur de la Bastille, veut gagner du temps en attendant des secours. Il reçoit trois délégués et les retient à déjeuner. Il s'engage à ne pas tirer sous réserve que les émeutiers ne tentent pas d'entrer dans la forteresse.

Mais une explosion mystérieuse émeut la foule. On crie à la trahison. Un groupe pénètre dans l'enceinte par le toit du corps de garde et attaque à coups de hache les chaînes du pont-levis.

 

De Launay, sans expérience militaire, perd ses moyens. Il donne l'ordre de tirer. La troupe suisse fait des ravages chez les assaillants. On compte une centaine de morts.

 

Tout bascule avec l'arrivée de deux détachements de gardes françaises. Ces soldats professionnels chargés de veiller sur la capitale prennent le parti des émeutiers. Ils vont leur assurer la victoire.

Sous le commandement de deux officiers, Élie et Hulin, ils amènent deux canons et les pointent sur la Bastille. Il s'ensuit un début d'incendie à l'entrée de la forteresse et quelques pertes chez les défenseurs.

En fin d'après-midi le gouverneur capitule.

Le marquis de Launay, qui a tenté de se suicider, est traîné dans les rues de la capitale avant d'être décapité par un boucher. Sa tête est fichée sur une pique et promenée en triomphe à travers le faubourg ainsi que les têtes des autres défenseurs de la Bastille.

 

La prise de la Bastille marque le point de départ du mouvement révolutionnaire français.

Le symbole de l'arbitraire royal est tombé, l'Ancien régime touche à sa fin.

 

Relire aussi :

9 juillet 1789 - L'Assemblée Constituante

4 août 1789 - Abolition des privilèges et des droits féodaux

6 juillet 1880 - Le 14 juillet déclaré fête nationale

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 23:01

C'est seulement un quart de siècle après sa mort que le rôle de « Jehanne la Pucelle » sera pleinement reconnu.

Le pape Calixte III, à l'initiative de la mère de Jeanne, constitue à Rouen un tribunal ecclésiastique destiné à réexaminer les conditions du premier procès.

Procès en réhabilitation

Le Pape ordonna à Thomas Basin, évêque de Lisieux et conseiller de Charles VII, d'étudier en profondeur les actes du procès de Jeanne d'Arc. Son mémoire fut la condition juridique du procès en réhabilitation. Après avoir enregistré les dépositions de nombreux contemporains de Jeanne, dont les notaires du premier procès et certains juges, il déclare le premier procès et ses conclusions « nuls, non avenus, sans valeur ni effet » et réhabilite entièrement Jeanne et sa famille. Il ordonne également l'« apposition d'une croix honnête pour la perpétuelle mémoire de la défunte » au lieu même où Jeanne est morte.

Les juges voient défiler à la barre des centaines de témoins, compagnons d'enfance et compagnons d'armes de Jeanne. Tous sont unanimes à célébrer sa piété, sa vertu et la force de ses convictions...

En foi de quoi, le 7 juillet 1456, les juges déclarent le procès de 1431 « entaché de vol, calomnie, iniquité ».

 

Jeanne d'Arc est canonisée le 16 mai 1920, et Pie XI la proclame sainte patronne secondaire de la France en 1922.

 

Sentence de réhabilitation de Jehanne la Pucelle

Texte traduit en français d'après les textes latins originaux officiels

 

En premier déclarons et, selon l’exigence de la justice, décrétons que les propositions commençant par « Quaedam femina » dans le prétendu procès et l’instrument des prétendues sentences prononcées contre ladite défunte, seraient, furent et sont un extrait corrompu, frauduleux, calomnieux, perfide et déloyal du prétendu procès et des déclarations de ladite défunte ; que la vérité a été tue et des faussetés introduites en plusieurs points essentiels, grâce à quoi la conscience des juges et consultants était susceptible de se voir égarée ; qu’ont été dûment ajoutées plusieurs circonstances aggravantes, non contenues dans le procès et les déclarations susdites, retranchées certaines circonstances atténuantes et justifications, altérée enfin la forme des mots, qui en modifie l’essence. A ces causes, nous cassons, supprimons et annulons ces propositions, comme fausses, mensongères, frauduleusement extraites, et dissemblables des déclarations de l’accusée elle-même; nous en ordonnons la lacération immédiate.

 

(On procèda à cette lacération.)

 

Vu d’autre part avec attention les autres parties du même procès, et spécialement deux prétendues sentences qui y sont contenues, et que les juges qualifient de lapse et de relapse; dûment considéré la qualité des juges susdits et de ceux à la garde de qui ladite Jeanne était commise ;

 

vu les récusations, soumissions, appels et multiples requêtes par lesquels ladite Jeanne réclama que tous ses dits et ses faits fussent transmis au Saint-Siège apostolique et à Notre-Très-Saint-Seigneur le Souverain Pontife, auquel elle se soumettait et soumettait tous ses actes ;

 

attendu, quant à la matière dudit procès, l’abjuration prétendue, fausse, artificieuse, extorquée par la force et la terreur, en présence du bourreau et sous la menace du bûcher imminent, et que ladite défunte ne put ni préméditer ni comprendre ; attendu d’autre part les traités et opinions de prélats et docteurs solennels experts en droit divin et humain, selon lesquels, aux termes de très élégantes dissertations sur la nullité et l’injustice de cette cause en de nombreux aspects, les forfaits imputés à ladite Jeanne dans lesdites prétendues sentences ne peuvent aucunement se déduire du cours du procès ou en être extraits ;

 

attendu tous et chacun autres éléments d’information qui étaient à considérer en l’occurrence ;

 

… Nous, siégeant en tribunal et ayant Dieu seul devant les yeux, par Notre sentence définitive que siégeant en tribunal Nous portons par cet acte,

 

… Disons, prononçons, décrétons et déclarons que lesdits procès et sentences, entachés de dol, chalonge [calomnie judiciaire], iniquité, mensonge, erreur manifeste de droit et de fait, de même que ladite abjuration et toutes leurs exécutions et séquelles ont été, sont et seront nuls, invalides, inexistants et vains ;

 

et ce néanmoins, autant que de besoin et de raison, les cassons, supprimons, annulons et déclarons dénués de toute validité ; déclarons en outre que ladite Jeanne, ses parents et les demandeurs eux-mêmes, n’ont été entachés d’aucune souillure d’infamie à l’occasion des prémisses, et qu’ils en doivent être réputés exempts et saufs ; les en disculpant autant que de besoin est ;

 

ordonnons que sera notre sentence solennellement exécutée soit intimée au plus tôt dans cette ville, en deux endroits : l’un, ce jour d’hui même, sur la place de Saint-Ouen, après procession générale préalable ; l’autre, demain, au Vieux-Marché, au lieu où ladite Jeanne fut affreusement et cruellement étouffée par le supplice du feu ; prédication solennelle y sera faite, et une croix érigée pour entretenir à jamais sa mémoire et implorer le salut de son âme et de celles des autres défunts ; nous réservant de faire exécuter, intimer, signifier notoirement pour l’avenir Notre sentence dans les cités et lieux insignes de ce royaume, selon qu’il pourrait Nous apparaître opportun, et parachever ce qui resterait à accomplir.

 

Portée, lue et promulguée fut cette présente sentence par les Seigneurs juges, en présence de Révérend Père in Xto Mgr l’Evêque de Démétriade ; Hector de Coquerel, Nicolas du Boys, Alain Olivier, Jean du Bec, Jean de Gouys, Guillaume Roussel, Laurent Sureau, chanoines ; Martin Ladvenu, Jean Roussel, Thomas de Fanoullières. Desquelles écritures en leur totalité Maître Simon Chapitault, promoteur, Jean d’Arc et Prévosteau, au nom des autres, demandèrent un exemplaire, etc.

 

Fait au palais archiépiscopal, l’an du Seigneur 1456, le septième jour du mois de juillet.

 

Relire aussi :

8 mai 1429 - Jeanne d'Arc délivre Orléans

30 mai 1431 - Jeanne d'Arc au bûcher

16 mai 1920 - L'Église canonise Jeanne d'Arc

 

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 23:01

En mémoire de la prise de la Bastille, sur proposition du député de la Seine, Benjamin Raspail, la loi du 6 juillet 1880 fait du 14 juillet la fête nationale de la République.

 

Prise de la Bastille le 14 juillet 1789

Le matin du 14 juillet 1789, le peuple de Paris prend des armes aux Invalides puis se dirige vers une vieille forteresse royale, la Bastille. Après une fusillade sanglante, il s'empare et délivre les quelques prisonniers qui y étaient enfermés.

La prise de la Bastille est une première victoire du peuple de Paris contre un symbole de l'Ancien Régime.

 

La « fête de la Fédération », le 14 juillet 1790, célèbre en grande pompe le premier anniversaire de l’insurrection. A Paris au Champ de Mars, une messe est dite par Talleyrand sur l’autel de la patrie.

Par la suite, la commémoration du 14 juillet 1789 est abandonnée, jusqu'à ce que la IIIème République.

 

Prémices de la fête Nationale

En 1878, le ministère Dufaure avait fixé au 30 juin une fête parisienne en l’honneur de la République. Elle est immortalisée par un tableau de Claude Monet.

Le 14 juillet 1879 prend un caractère semi-officiel. Après une revue des troupes à Longchamp (le 13 juillet), une réception est organisée le 14 à la Chambre des députés à l’initiative de Gambetta qui la préside, une fête républicaine a lieu au pré Catelan en présence de Louis Blanc et de Victor Hugo.

 

Le gouvernement fixe la date de la fête nationale au 14 juillet.

Le 21 mai 1880, Benjamin Raspail dépose une proposition de loi signée par 64 députés, selon laquelle
« la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet ».

L’Assemblée vote le texte dans ses séances des 21 mai et 8 juin ; le Sénat l’approuve dans ses séances des 27 et 29 juin 1880 à la majorité de 173 contre 64, après qu’une proposition en faveur du 4 août eut été refusée.

La loi est promulguée le 6 juillet 1880. Le ministre de l’intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée « soit célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources locales ».

 

La fête sera donc officiellement célébrée 8 jours plus tard.

L'accent est mis, dès le début, sur le caractère patriotique et militaire de la manifestation, afin de témoigner du redressement de la France après la défaite de 1870.

La fête débute par une retraite aux flambeaux le 13 au soir. Le lendemain, les cloches des églises ou les salves annoncent le défilé, suivi d'un déjeuner, de spectacles et de jeux. Les bals et feux d'artifice terminent la journée.

 

La fête nationale, n'a été introduite en Alsace qu'en 1919. Pourtant, entre 1880 et 1914, chaque année, ce jour donne lieu à d'importants déplacements à Nancy et à Belfort par train, mais aussi par attelages de chevaux depuis certains villages...

En 1919, la fête, célébrée pour la première fois en Alsace, inaugure un cérémonial patriotique avec cortège à travers les rues, discours du maire, chant de la Marseillaise, bal, maisons et bâtiments publics pavoisés…

 

Voir aussi : 14 juillet - Fête nationale France

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 23:01

Le Duc des Francs, d'Aquitaine et de Bourgogne est sacré roi de France à Noyon par l'archevêque de Reims, Adalbéron.

Il prend le nom d'Hugues Ier ; et Paris redevient alors la capitale du royaume.

A 47 ans, il est le premier souverain non Carolingien depuis Pépin le Bref en 768.

 

Hugues Capet ouvre la voie à une lignée qui régnera sur la France pendant plus de 300 ans : les Capétiens.

Marié à une princesse carolingienne, Adélaïde de Poitou, il se présente en continuateur de la dynastie précédente mais pour assurer la survie de la sienne propre, il associe d'emblée son fils Robert (15 ans) au pouvoir et le fait sacrer dès le 25 décembre 987 à Orléans.

 

Le 24 octobre 996, Hugues Capet décède près de l'abbaye de Saint-Martin de Tours. Il laisse à son fils Robert le Pieux, la succession de son trône. C'est ainsi que pendant près de 200 ans les Capétiens vont régner sur la France en appliquant au trône de France l'hérédité masculine par primogéniture.

En fondant l'hérédité dynastique, Hugues Capet est devenu la souche des trois dynasties de souverains (Capétiens, Valois, Bourbons) qui se sont succédé sur le trône de France jusqu'en 1848, et dont les branches collatérales ont régné sur les royaumes de Naples, de Hongrie et d'Espagne.

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 23:01

Philippe Pétain, 84 ans, le vainqueur de Verdun et l'un des derniers maréchaux survivants de la Grande Guerre, est nommé président du Conseil, après la démission de Paul Reynaud.

La moitié de la France étant occupée par les Allemands, il demande aussitôt l'armistice et installe son gouvernement à Vichy.

En juillet, l'Assemblée nationale lui donnera les pleins pouvoirs. Pétain mettra alors fin à la République et instaurera, sous la devise « Travail, Famille, Patrie », un État nationaliste et autoritaire, dominé par les Allemands.

 

Armistice ou capitulation ?

Dans le désarroi général, Paul Reynaud aurait souhaité que les militaires demandent un cessez-le-feu ou une capitulation tandis que le gouvernement se serait replié en Afrique du Nord pour continuer la lutte dans l'honneur.

Au plus vif des discussions ministérielles entre l'option de l'armistice et celle de la poursuite de la guerre depuis l'Angleterre et l'Empire, le Maréchal Pétain fait savoir qu'il démissionnera si le principe de l'armistice n'est pas retenu.

Paul Reynaud cède et remet sa démission le même jour, en fin d'après-midi. Le Maréchal, alors âgé de 84 ans, est reçu par Albert Lebrun dans la soirée. Il succède à Paul Reynaud, en place depuis le 21 mars.

A l'instant de sa nomination, le maréchal, qui s'était dit démissionnaire le matin, sort de sa poche un document portant la composition de son gouvernement.

 

Le Président de la République

Décrète :

Art 1°. – M. le Maréchal Pétain est nommé président du conseil des ministres, en remplacement de M. Paul Reynaud, dont la démission est acceptée.

Art 2. – Le président du conseil est chargé de l'exécution du présent décret.

Fait à Bordeaux, le 16 juin 1940.

 

Relire aussi :

Texte de l’appel du 18 juin 1940 par le général Charles De Gaulle

22 juin 1940 - La France signe l'armistice

25 juin 1940 - Pétain annonce aux Français les conditions de l'armistice

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

23 juillet 1945 - Ouverture du procès Pétain

 

 

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 23:01

Le 7 juin 1654, le Roi-Soleil Louis XIV est officiellement sacré roi de France dans la cathédrale de Reims.

http://ancre.chez-alice.fr/louis14/sacre.jpeg

Le souverain, né le 5 septembre 1638, et qui a subi la Fronde dès son plus jeune âge, continue de laisser Mazarin diriger le pays malgré son couronnement, préférant parfaire ses compétences guerrières auprès de son ami Turenne.

Avec sa mort en 1715, son règne de 72 ans reste le plus long de l'histoire de France.

 

Déroulement :

Le dimanche 7 juin, à l'aube, prélats et chanoines s'installent dans le chœur de la cathédrale. Le grand édifice est tendu de tapisseries de la couronne, le pavé recouvert de tapis de Turquie. Sur l'autel reposent les châsses de saint Remi et de saint Louis.

A l'intention du Roi sont un prie-Dieu et un fauteuil dans le chœur, un trône au sommet du jubé.

Vers les cinq heures et demie, l'évêque de Soissons envoie les évêques-comtes de Beauvais et de Châlons quérir Sa Majesté.

Précédé par ses musiciens de blanc vêtus et par les gentilshommes au bec-de-corbin, escorté des cent-Suisses, entouré des dignitaires de la Couronne et de la Cour, le Roi, âgé de 16 ans, tout recueilli, est conduit jusqu'au chœur. Après le Veni Creator, prélats et chanoines vont au portail accueillir la sainte ampoule, "ce précieux trésor envoyé du ciel au grand saint Remi pour le sacre de Clovis", apportée par le prieur de Saint-Denis.

 

Relire aussi : 9 juin 1660 - Louis XIV épouse Marie-Thérèse

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 23:01

discours du 4 juin 1958 de de Gaulle à Alger

 

Je vous ai compris !

 

Je sais ce qui s'est passé ici. Je vois ce que vous avez voulu faire. Je vois que la route que vous avez ouverte en Algérie, c'est celle de la rénovation et de la fraternité.

 

Je dis la rénovation à tous égards. Mais très justement vous avez voulu que celle-ci commence par le commencement, c'est à dire par nos institutions, et c'est pourquoi me voilà. Et je dis la fraternité parce que vous offrez ce spectacle magnifique d'hommes qui, d'un bout à l'autre, quelles que soient leurs communautés, communient dans la même ardeur et se tiennent par la main.

 

Eh bien ! de tout cela, je prends acte au nom de la France et je déclare, qu'à partir d'aujourd'hui, la France considère que, dans toute l'Algérie, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants : il n'y a que des Français à part entière, des Français à part entière, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs.

 

Cela signifie qu'il faut ouvrir des voies qui, jusqu' à présent, étaient fermées devant beaucoup.

Cela signifie qu'il faut donner les moyens de vivre à ceux qui ne les avaient pas.

Cela signifie qu'il faut reconnaître la dignité de ceux à qui on la contestait.

Cela veut dire qu'il faut assurer une patrie à ceux qui pouvaient douter d'en avoir une.

 

L'armée, l'armée française, cohérente, ardente, disciplinée, sous les ordres de ses chefs, l'armée éprouvée en tant de circonstances et qui n'en a pas moins accompli ici une œuvre magnifique de compréhension et de pacification, l'armée française a été sur cette terre le ferment, le témoin, et elle est le garant, du mouvement qui s'y est développé.

 

Elle a su endiguer le torrent pour en capter l'énergie, Je lui rends hommage. Je lui exprime ma confiance. Je compte sur elle pour aujourd'hui et pour demain.

 

Français à part entière, dans un seul et même collège ! Nous allons le montrer, pas plus tard que dans trois mois, dans l'occasion solennelle où tous les Français, y compris les 10 millions de Français d'Algérie, auront à décider de leur propre destin.

 

Pour ces 10 millions de Français, leurs suffrages compteront autant que les suffrages de tous les autres.

 

Ils auront à désigner, à élire, je le répète, en un seul collège leurs représentants pour les pouvoirs publics, comme le feront tous les autres Français.

 

Avec ces représentants élus, nous verrons comment faire le reste.

 

Ah ! Puissent ils participer en masse à cette immense démonstration tous ceux de vos villes, de vos douars, de vos plaines, de vos djebels ! Puissent ils même y participer ceux qui, par désespoir, ont cru devoir mener sur ce sol un combat dont je reconnais, moi, qu'il est courageux... car le courage ne manque pas sur la terre d'Algérie, qu'il est courageux mais qu'il n'en est pas moins cruel et fratricide !

 

Oui, moi, de Gaulle, à ceux-là, j'ouvre les portes de la réconciliation.

Jamais plus qu'ici et jamais plus que ce soir, je n'ai compris combien c'est beau, combien c'est grand, combien c'est généreux, la France !

 

Vive la République !

Vive la France !

 


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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 23:01

Dans une allocution largement exprimée en Anglais le 16 mai 1942, le général de Gaulle s’adresse à la Nation américaine. Il inscrit son propos dans l’histoire qui lie la France et les États-Unis et dans la guerre que les deux pays connaissent désormais.

Aux Américains il dit :

« Sachez que des millions et des millions de Français se félicitent de vous voir heureux et fiers de former une grande nation ! ».

Pour le chef de la France libre, ce qui fait une grande nation n’est pas seulement une somme énorme de ressources, c’est le courage d’engager toute sa puissance et d’accepter tous les sacrifices pour le service d’un idéal humain.

« Je crois bien qu’aucun peuple ne comprend cela mieux que le peuple français qui, si souvent, a tout risqué pour défendre la liberté du monde et qui le fit, une fois de plus le 2 septembre 1939 comme avant-garde des démocraties ».

 

Dans l'esprit de son appel du 18 juin 1940 de Gaulle dit :

« Il est vrai que, dans cette position d’avant-garde, le peuple français a fléchi sous la ruée des forces mécaniques ennemies. Mais il n’a succombé qu’en partie et provisoirement. Il n’a succombé qu’en partie, car deux ans après le désastre, il reste toujours une force combattante aux côtés des Nations Unies. Il n’a succombé que provisoirement car aujourd’hui, plus que jamais, le peuple français enchaîné, se tourne vers les peuples libres, dans l’espérance de retrouver son rang, ses armes et la douceur de la victoire ».

 

De Gaulle dénonce ensuite l’Allemagne nazie et Hitler qualifié de génie diabolique. Il accuse des chefs français de fouler au pied l’honneur et de renier l’idéal séculaire de la France. Il s’insurge aussi contre l’infâme collaboration.

Le chef de la France libre tient à délivrer un message d’optimisme :

« Les Nations Unies ont les moyens de faire échouer ce plan de Hitler et la France profonde, la vraie France espère de toute son âme qu’elles sauront les employer. La France espère en vous, États-Unis d’Amérique avec qui elle fut toujours liée par tant d’estime, par tant d’amitié et dont elle se sent si proche par l’idéal ».

Il fait le vœu que la France puisse bénéficier de l’appui matériel des USA pour combattre l’ennemi et les traîtres.

Il conclue : « La France pourra ainsi reprendre sa place au combat, recouvrer sa souveraineté nationale, avoir sa part à la victoire, s’associer sans réserve avec les autres démocraties au triomphe de ce que le président Roosevelt a si noblement appelé: les grandes valeurs humaines ».

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 23:01

Le 8 mai 1429, les Anglais lèvent le siège d'Orléans après que Jeanne d'Arc fut montée à l'attaque de leurs lignes.

C'est le premier succès de celle qui sera plus tard surnommée la Pucelle d'Orléans (pucelle au sens ancien de jeune fille).

 Jeanne d'Arc délivre Orléans

Depuis 1337, la guerre de cent ans fait rage...

En 1358, les Orléanais rasent une première fois les faubourgs de la ville afin que les Anglais de Robert Knolles ne puissent venir s'y retrancher.

Le 12 octobre 1428, les Anglais investissent Orléans dans le but de verrouiller le passage par le fleuve. La situation semble désespérée, le roi Charles est désavoué et est contesté par ses sujets. La France va très mal.

Au moment ou les politiques et les militaires envisagent de capituler, une bergère devenue chef de guerre inverse le cours de l'histoire...

Jeanne d'Arc entre par la porte Bourgogne le 29 avril 1429 et délivre la ville d'Orléans le 8 mai 1429. Elle délivrera ensuite Jargeau, Meung sur Loire puis Beaugency. Enfin, elle vaincra les Anglais de Talbot à Patay.

 

Jeanne rejoindra ensuite le roi Charles VII, à Gien pour l'accompagner jusqu'à Reims où il sera couronné, en la cathédrale.

 

Voir aussi : 30 mai 1431 - Jeanne d'Arc au bûcher

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 23:01

Paul Doumer, né le 22 mars 1857, a été élu président de la République française le 13 juin 1931. Membre du parti radical, il a aussi été gouverneur général d'Indochine et a fait partie de la Commission de l'armée du Sénat pendant la Première Guerre mondiale.

président de la République de Paul Doumer

Le vendredi 6 mai 1932, le président Doumer se rend à l'hôtel Salomon de Rothschild pour inaugurer une grande exposition consacrée aux écrivains de la Grande guerre.

 

Alors que le président de la République converse avec l'écrivain Claude Farrère, plusieurs coups de feu retentissent. Deux de ces coups de feu atteignent le président à la base du crâne et à l'aisselle droite. L’assassin est un médecin russe immigré, Paul Gorgulov, qui voulait condamner la passivité de la France dans le conflit contre les bolcheviks.

 

Le 12 mai 1932, après des funérailles Nationales à Notre-Dame et au Panthéon, il est inhumé dans le caveau familial du cimetière Vaugirard.

 

L'assassin de Paul Doumer

Après son incarcération à la prison de la Santé, Gorguloff est soumis à une série d'interrogatoires.

Les propos mystico-patriotiques de l'assassin, déclaré « psychopathe délirant, demi-fou de type régicide », sont incohérents. Il affirme avoir agi seul et avoir été poussé à tuer Paul Doumer par une idée fixe : sauver la Russie du bolchevisme.

Gorgulov est condamné, puis guillotiné le 14 septembre.

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 23:01

Alors que les caisses du royaume sont vides, Louis XVI se résout à convoquer les états généraux à Versailles.

C'est le dernier moyen qui lui reste pour tenter de sauver le royaume de la faillite et contenir la révolte qui gronde. La dette de l'État est telle que ses créanciers ne peuvent et ne veulent plus prêter de l'argent.

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L’origine des états généraux

Les états généraux avaient vocation au Moyen Âge d'autoriser le roi à lever des impôts exceptionnels. Ils ne s'étaient plus réunis depuis 1614.

L'assemblée de 1614 était constituée des représentants des trois ordres qui composaient la population du royaume : le clergé, la noblesse et le tiers état, qui représente la très grande majorité des Français. Ces trois ordres étaient représentés en nombre égal et votaient séparément, ce qui assurait normalement aux deux ordres privilégiés une majorité automatique.

 

Les états généraux de 1789

A la différence des précédents états généraux de 1614, et à la demande du contrôleur général des finances, Jacques Necker, le nombre de représentants du tiers état est doublé. Les députés formeront une « Assemblée nationale » et commenceront à remettre en cause les institutions monarchiques.

Selon le contrôleur général des Finances, Loménie de Brienne, seule une assemblée des délégués de tout le pays peut imposer des réformes (modifier l'assiette de l'impôt) aux privilégiés et au Parlement.

Sur 1165 députés (environ), le tiers état en compte 578, essentiellement des avocats et des bourgeois d'affaires. Le clergé compte quant à lui beaucoup d'humbles curés.

 

Dès le 2 mai, les députés de chaque ordre sont présentés au roi selon un cérémonial mis au point par le maître des cérémonies, le marquis de Dreux-Brézé. Le 4 mai se déroule la procession solennelle du Saint Esprit. Le lendemain, enfin, a lieu l'ouverture solennelle des états généraux dans l'hôtel des Menus Plaisirs, à Versailles.

 

Voir aussi :

17 juin 1789 - Les états généraux deviennent Assemblée nationale

20 juin 1789 - Le Serment du Jeu de paume

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 23:02

Charles de Gaulle démissionne de la Présidence de la République française, assumant avec panache l'échec de son référendum sur la régionalisation.

http://www.2villepin.fr/images/De%20Gaulle%20Vote%201969.jpg 

Le 27 avril 1969 les Français doivent répondre par référendum à la question suivante :

« Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République et relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat ? »

OUI : 10,9 millions

NON : 12 millions.

 

Le 27 avril au soir, de Gaulle, retiré à Colombey-les-Deux-Églises, dans la Haute-Marne, se rend à l’évidence : les Français l’ont désavoué à plus de 52 %.

Dans un communiqué laconique, diffusé peu après minuit, il met fin à son pacte personnel avec l’histoire de France :
« Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi. »

 

Une question se pose aussitôt : à qui doit aller l’héritage ?

Son ancien premier ministre, Georges Pompidou sera élu le 15 juin suivant pour lui succéder à l'Élysée.

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 23:01

Le congrès d'Utrecht, ouvert le 29 janvier 1712, prend fin le 11 avril 1713, avec la signature de plusieurs traités qui mettent un terme à la guerre de Succession en Espagne. Les diplomates des principaux pays d'Europe s’étaient réunis afin de mettre fin à la guerre de succession espagnole.

 

La succession espagnole

En 1700, le roi d'Espagne Charles II, sans enfant, avait légué son royaume à Philippe d'Anjou, petit-fils de Louis XIV.

Craignant une union de la France et de l'Espagne, plusieurs États européens, dont l'Angleterre et l'Autriche, se coalisent contre les Bourbons.

La guerre de succession espagnole divise l'Europe entre les partisans de Philippe d'Anjou, et ceux de Charles d'Autriche, des négociations européennes s'ouvrent à Utrecht (Hollande) le 29 janvier 1712.

 

Les traités d'Utrecht

Après de sévères revers militaires, la France écarte le danger d'invasion grâce à la victoire du vieux maréchal Villars à Denain. Louis XIV peut enfin négocier la paix dans des conditions à peu près honorables.

À Utrecht, ses diplomates et ceux de l'Espagne font face aux représentants de l'Angleterre, de la Hollande, du Portugal, de la Savoie et de la Prusse.

 

Le premier fut signé le 11 avril entre le royaume de France et le royaume de Grande-Bretagne, le second fut signé le 13 juillet entre l'Espagne et la Grande-Bretagne.

 

Philippe d'Anjou montera sur le trône d'Espagne
(sous le nom de Philippe V)

La France, l'Angleterre, l'Espagne, la Hollande, la Prusse, la Savoie et le Portugal reconnaissent le petit-fils de Louis XIV, Philippe d'Anjou, roi d'Espagne.

L'Espagne doit céder Minorque et Gibraltar aux Anglais ainsi que Naples, la Sardaigne et le Milanais à l'empereur d'Allemagne Charles VI.

La France de son côté perd ses terres d'Acadie et de Terre-Neuve, toujours au profit de l'Angleterre.

Philippe d'Anjou Roi espagne Philippe 5 

 

Les Pays-Bas espagnols passent à l’Autriche

Au lendemain des traités d’Utrecht, le territoire revient majoritairement aux Habsbourg d'Autriche. Désormais, la Belgique comprend les duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, de Gueldre ainsi que les comtés de Hainaut, de Flandre, le marquisat de Namur et, enfin, les villes de Tournai et de Malines.

 

Relire aussi : 16 novembre 1700 - Louis XIV désigne son petit-fils roi d'Espagne

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 00:01

 

Le terme d'Accords d'Évian est un terme journalistique. Le titre officiel en est :
« Déclaration générale des deux délégations du 18 mars 1962 ».

Ces accords sont signés le dimanche 18 mars 1962 à Évian-les-Bains (Haute-Savoie, France) et se traduisent immédiatement par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain.

Ils sont le résultat de négociations entre les représentants de la France et du Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d'Algérie.

Les accords sont signés par le ministre Louis Joxe d'un côté, le vice-président du GPRA Krim Belkacem de l'autre.

Le gouvernement français cède au GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) ses pouvoirs sur l'Algérie et le Sahara.

 

 

Le texte connu des « accords » d'Évian comprend deux parties :

- un accord de cessez-le-feu, dont l'application est fixée au lendemain 19 mars 1962

- des déclarations gouvernementales relatives à l'Algérie, qui portent notamment sur :

- la période de transition jusqu'au référendum d'autodétermination. Pour cette période étaient mis en place un Exécutif provisoire et un Haut-Commissaire représentant l'État français ;

- la libération des prisonniers dans un délai de vingt jours et une mesure d'amnistie générale ;

- l'organisation d'un référendum d'autodétermination dans un délai minimum de trois mois et maximum de six mois.

 

Dans l'hypothèse où, à la suite du référendum, la solution d'indépendance serait retenue :

- des dispositions générales garantissant l'amnistie et la protection contre toute discrimination en raison des actes commis à l'occasion des « événements » d'Algérie avant le cessez-le-feu (19 mars), et en raison des opinions émises avant le référendum d'autodétermination (1er juillet) ;

- des garanties prévues pour les personnes conservant le statut civil de droit français ;

- la programmation du retrait des forces militaires françaises.

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 00:07

Le mercredi 1er mars 1815, Napoléon débarque à Golfe-Juan avec 900 grenadiers, en provenance de l'île d'Elbe.

Confiné par les Alliés dans cette île pauvre et à peine peuplée de 10.000 habitants, l'ex-empereur des Français s'est refait une santé.

Ruminant son abdication forcée, il ne se satisfait pas de la souveraineté sur l'île et du titre d'empereur qui lui a été généreusement laissé. Il est aussi contrarié de ne pas recevoir la pension de 2 millions de livres promise par son successeur Louis XVIII et regrette l'absence de sa femme Marie-Louise et de son fils. Il a par ailleurs vent de rumeurs faisant état de son possible transfert sur un îlot beaucoup plus hostile, Sainte-Hélène !

 

Informé du mécontentement latent chez les paysans français et surtout les militaires, tenus à l'écart par le nouveau roi, rentré à Paris dans les fourgons des Alliés, Napoléon se convainc que les Français n'attendent que son retour et décide de s'enfuir. Il profite de ce que le commandant anglais de la petite escadre chargée de surveiller l'île est amoureux d'une Florentine et se rend fréquemment sur le continent. Il profite de l'une de ces escapades pour quitter l'île et gagner Golfe-Juan.

 

Évitant la Provence, qui lui est hostile, Napoléon emprunte la route des Alpes, reçoit le ralliement du 5e de ligne puis du maréchal Ney et remonte triomphalement jusqu'à Paris, d'où s'est enfui le roi.

Mais cette équipée va à peine durer cent jours avant de s'achever à Waterloo par une défaite militaire définitive (18 juin 1815). Les Cent-Jours vont aboutir à un deuxième traité de Paris, beaucoup plus dur que le précédent à l'égard de la France.

 

 Voir aussi : 26 février 1815 - Napoléon quitte l'île d'Elbe

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 00:47

 

Le 14 avril 1814, à la chute de l'Empire, le traité de Fontainebleau accorda la souveraineté pleine et entière de l'île à l'Empereur Napoléon.

Cet État permet à l'ancien empereur des Français Napoléon Ier de conserver ses titres de noblesse. Ainsi, le traité explique que l'Empereur « renonce pour lui, ses successeurs et descendants, ainsi que pour chacun des membres de sa famille, à tout droit de souveraineté et de domination, tant sur l'Empire français et le royaume d'Italie, que sur tout autre pays.

Pendant toute la durée de son séjour à l'île d'Elbe, Napoléon dynamisa son minuscule royaume. L'île fut embellie et modernisée comme elle ne le fut jamais.

 

C’est dans le plus grand secret qu'il prépara son retour en France.

Le 26 février 1815, dédaignant la souveraineté de l'île, il projette de restaurer l'Empire français.

Son entreprise réussira à la barbe des gouvernants européens, réunis en Congrès en Vienne pour remodeler l'Europe. Il ne faudra que Cent jours avant que Napoléon 1er rende définitivement les armes. Les royalistes et les réactionnaires de tout poil prendront alors leur revanche.

 

Lire aussi :

1er mars 1815 - Napoléon débarque à Golfe-Juan : début des Cent-Jours

6 avril 1814 - Napoléon Ier abdique

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 00:05

Le 19 février 1797, Avignon et le Comtat-Venaissin, propriétés du Saint-Siège depuis un demi-millénaire, sont formellement cédés par le pape à la France révolutionnaire.

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Refuge de la Papauté à la suite du schisme de 1309 à 1378, la ville devait rester propriété de la papauté jusqu' au 16 septembre 1791(date d’annexion par la constituante). Le traité de Tolentino, signé par Bonaparte et le représentant du pape Pie VI, confirma son rattachement à la France.

 

Alors que les troupes de Napoléon Bonaparte envahissent l’Italie, les représentants du pape sont contraints de signer le traité de Tolentino, par lequel les États pontificaux perdent d’importants territoires.

Le pape doit renoncer à Avignon et au Comtat de Venaissin, qui sont conservés par la France, ainsi qu’aux légations de Bologne, Ferrare et Romagne.

En plus de ces lourdes pertes, les États pontificaux devront verser l’équivalent de 30 millions de livres à la France, somme qui vient s’ajouter à celle déterminée par l’armistice de Bologne. Toutefois, le traité ne conteste pas le pouvoir temporel du pape.

 

Voir aussi : 9 mars 1309 - Le Saint-Siège s'établit en Avignon

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 00:01

Le 6 février 1934, Édouard Daladier présente à la Chambre des députés son nouveau gouvernement. C'est le prétexte à une violente manifestation antiparlementaire.

 

Les suites de l’affaire Stavisky

Le changement de gouvernement fait suite à la découverte, un mois plus tôt, du cadavre d'un escroc, Stavisky. L'opinion publique soupçonne les ministres et les députés d'avoir trempé dans ses combines. Sa méfiance est exacerbée par l'annonce de la mutation du préfet de police Chiappe, suspect de mansuétude à l'égard des « ligues ».

La manifestation tourne à l'émeute. Lorsque le groupe tente de prendre d'assaut le Palais-Bourbon. La police débordée, tire sur la foule. Le bilan : 16 morts et plus de 500 blessés du côté des manifestants et 254 blessés chez les policiers.

http://3.bp.blogspot.com/-z3wmmz8U0zU/Tr4o0priZYI/AAAAAAAACq4/cdaiEiYxuhc/s1600/medium_win1_gariel_001z.jpg

La Cagoule

La Cagoule est un mystérieux mouvement politique né après les émeutes du 6 février 1934. De son vrai nom CSAR (Comité secret d'action révolutionnaire), elle se montre très active à partir de 1935 et de l'ascension du Front Populaire, sous la direction du polytechnicien Eugène Deloncle. La Cagoule se propose de renverser la République (qualifiée avec mépris de « gueuse ») en fomentant une révolution par le haut.

Bénéficiant de l'aide financière de plusieurs industriels comme Louis Renault et Eugène Schueller, fondateur de L'Oréal, la Cagoule projette d'installer Pétain à la tête de l'État. Sous l'occupation allemande, de nombreux membres rejoignent la Collaboration.

 

Relire aussi : 9 janvier 1934 - L'affaire Stavisky

 

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 00:07

Du 30 janvier au 8 février 1944, le gouvernement provisoire du général de Gaulle organise à Brazzaville, capitale de l'AEF (Afrique Équatoriale Française), une réunion destinée à rétablir son autorité dans les colonies françaises d'Afrique.

gaulle-conference-brazzaville-1944

Le chef de la France Libre prononce à cette occasion un discours où il énonce sa vision de la vocation coloniale de la France et écarte toute idée d'indépendance pour les colonies :
« En Afrique française comme dans tous les autres territoires où des hommes vivent sous notre drapeau, il n'y aurait aucun progrès qui soit un progrès, si les hommes, sur leur terre natale, n'en profitaient pas moralement et matériellement, s'ils ne pouvaient s'élever peu à peu jusqu'au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. C'est le devoir de la France de faire en sorte qu'il en soit ainsi ».

Le gouverneur Félix Éboué, petit-fils d'esclave originaire de Guyane, qui s'est rallié dès 1940 au général de Gaulle, figure parmi les principaux inspirateurs du discours.

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 00:02

Malgré les conflits internes entre différents chefs, Jean Moulin parvient à unifier les trois plus grands mouvements de Résistance français.

Le mardi 26 janvier 1943, il fonde le Mouvements Unis de la Résistance (MUR), qui comprend les mouvements « Combat », d’Henri Frenay, « Franc-Tireur », de Jean-Pierre Levy et « Libération-Sud » d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie.

 

La fondation des MUR marque une étape essentielle dans l’unité de la résistance. De fait, les trois mouvements acceptaient de fusionner l’ensemble de leurs services, à l’exception de la presse (chaque formation conserve son journal clandestin), ce qui devait permettre d’accroître la rationalisation et la coordination des activités clandestines.

 

Puis viendra la création du Conseil National de la Résistance (CNR) qui se réunit le 27 mai 1943 rue du Four à Paris.

Le lundi 29 novembre 1943, sont créées les Forces Françaises de l'Intérieur.

Elles regroupent les différents groupes de résistance à l'occupant nazi en vue du futur combat aux côté des Alliés qui préparent leur débarquement en Normandie.

 

Voir aussi : 8 juillet 1943 - Mort de Jean Moulin

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