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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 23:02

Après s'être éclipsé une journée en s'envolant vers Baden-Baden sans même prévenir son premier ministre, Charles de Gaulle prononce un discours de fermeté qui lui permet de reprendre la main politiquement.

 

La signature, avec les syndicats, des Accords de Grenelle, le 27 mai, n'avait pas immédiatement mis fin aux grèves ouvrières.

Le jeudi 30 mai, après avoir effectué la veille un déplacement chez le général Massu à Baden-Baden, de Gaulle prononce à 16 h 30 un discours de fermeté face aux tentatives de renversement du pouvoir.

Cette allocution est radiodiffusée (la télévision étant en grève). Elle intervient au bout d’un mois de crise sociale marquée par des manifestations tournant parfois à l’émeute, et par des grèves importantes conduisant à la paralysie de l’économie du pays.

Charles de Gaulle rejette toutes les demandes de l'opposition concernant sa démission comme la révocation du Premier ministre. Par contre, il annonce la dissolution de l'Assemblée nationale élue en mars 1967.

Le soir même, les gaullistes organisent une grande manifestation de soutien au général sur les Champs-Elysées, montrant leur capacité de mobilisation et indiquant aux différents acteurs des événements du mois de mai qu’ils n’avaient pas le monopole de l’occupation de l’espace public.

Ses choix semblent efficaces puisque les contre-manifestations connaissent un grand succès et que les gaullistes sont renforcés au Parlement après les législatives anticipées du 30 juin.

Des militants gaullistes manifestent le 30 mai 1968
sur les Champs-Elysées leur soutien à Charles de Gaulle.

 

Relire aussi :

13 mai 1968 - Grande manifestation contre de Gaulle

  

 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 23:01

Afin de renforcer la Résistance française, Jean Moulin a mis en place une entité politique qui représente chaque mouvement. Il s’agit du Conseil National de la Résistance, qu’il préside lui-même.

Le 27 mai 1943 et après maintes difficultés d’ordre conflictuel, derrière les volets clos de l'appartement de René Corbin au premier étage du 48 rue du Four à Paris, Jean Moulin préside la première réunion du Conseil national de la Résistance.

 

Seuls Jean Moulin et les secrétaires connaissaient l’adresse. Des rendez-vous furent donnés en divers points de Paris, les uns devant informer les autres. Ils se rencontrèrent donc par groupes de deux ou trois et s’acheminèrent vers le lieu connu de l’un d’eux. C’est Meunier et Chambeiron qui avaient organisé ces rencontres. Ces précautions étaient indispensables pour qu’il n’y ait pas de fuites.

 

Ont participé à la réunion :

- les représentants des huit grands mouvements de résistance :

Pierre Villon du Front national de la résistance

Roger Coquoin pour Ceux de la Libération,

Jacques Lecompte-Boinet pour Ceux de la Résistance,

Charles Laurent pour Libération-Nord,

Pascal Copeau pour Libération-Sud,

Jacques-Henri Simon pour Organisation civile et militaire,

Claude Bourdet pour Combat,

Eugène Claudius-Petit pour Franc-Tireur ;

- les représentants des deux grands syndicats d'avant-guerre :

Louis Saillant pour la CGT,

Gaston Tessier pour la CFTC :

- les représentants des six principaux partis politiques de la Troisième République :

André Mercier pour le PC,

André Le Troquer pour la SFIO,

Marc Rucart pour les radicaux,

Georges Bidault pour les démocrates-chrétiens,

Joseph Laniel pour l’Alliance démocratique (droite modérée et laïque),

Jacques Debû-Bridel pour la Fédération républicaine (droite conservatrice et catholique).

 

Le 21 juin, Jean Moulin est arrêté par la Gestapo à Caluire, près de Lyon.

Le 8 juillet, il meurt après avoir été soumis à la torture et sans avoir dévoilé aucune information sur l’action du CNR.

 

Relire aussi :

26 janvier 1943 - Fondation du MUR - Mouvements Unis de la Résistance

8 juillet 1943 - Mort de Jean Moulin

 

 

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 23:01

Le mercredi 16 mai 1770, Marie-Antoinette (14 ans) épouse Louis (16 ans), petit-fils du roi de France Louis XV.

L'archiduchesse Marie-Antoinette (15ième et avant-dernier enfant de Marie-Thérèse de Habsbourg, impératrice d'Allemagne, et de François 1er de Lorraine) et le dauphin Louis, petit-fils de Louis XV, se marient à Versailles.

Le duc de Choiseul (ministre du roi Louis XV et favori de la Pompadour) espère ainsi resserrer l'alliance avec l'Autriche et contenir l'agressivité de la Prusse et de l'Angleterre. Mais, les rancœurs anti-autrichiennes reprendront le dessus et Marie-Antoinette sera vite surnommée de manière péjorative « l'Autrichienne ».

Louis XV, de son côté, réjouit d'une alliance qui réconcilie la France et l'Autriche et permet de contenir l'agressivité croissante de la Prusse et la puissance montante de l'Angleterre.

Le sacrement du mariage est conféré à Louis et Marie-Antoinette dans la chapelle de Versailles par l'archevêque de Reims, grand aumônier du roi.

Les deux époux, victimes de la Révolution, seront guillotinés en 1793.

 

Relire aussi :

21 janvier 1793 - Mort de Louis XVI

16 octobre 1793 - Marie-Antoinette est guillotinée

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 11:00

La révolte des étudiants atteint son point culminant dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 mai. Dès le début de la soirée, 20.000 manifestants occupent le quartier latin, qui prend un aspect insurrectionnel. Les rues se couvrent de barricades, certaines hautes de 3 mètres.

 

Cette nuit là, étudiants et CRS s'affrontent dans de véritables combats de rues : voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées, centaines de blessés.

Après l'échec des négociations, à 2 heures 15, les CRS se lancent à l'assaut des premières barricades de la rue Gay-Lussac. La police ne prendra la dernière que trois heures plus tard, après de très violents affrontements qui feront plus de 367 blessés (dont 251 chez les policiers). 469 manifestants seront interpellés et 188 véhicules seront incendiés ou endommagés.

Le pays est stupéfait et l'agitation étudiante, jusque-là isolée, rencontre alors la sympathie d'une grande partie de l'opinion publique. La population sympathise avec les émeutiers.

 

Le 13 mai, les syndicats manifesteront avec les étudiants pour protester contre les brutalités policières et, le 14 mai, une vague de grèves commencera.

 

Voir aussi : 3 mai 1968 - Premières barricades de Mai 68

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 23:01

Le 15 avril 1900 l’exposition universelle ouvre au public. Paris quitte le XIXe siècle avec la plus grande exposition universelle jamais organisée en France.

Exposition universelle à Paris 1900

L'Exposition universelle de 1900, dont le thème était « Le bilan d’un siècle », fut la cinquième exposition universelle organisée à Paris après celles de 1855, 1867, 1878 et 1889.

Inaugurée sous un soleil pascal, le 14 Avril, par le président Loubet, l’exposition s’étend sur 216 hectares répartie sur deux sites :

112 hectares du champ-de-Mars et de la colline de Chaillot, d'une part, à l'esplanade des Invalides et le cours la Reine au niveau de la place de la Concorde, d'autre part, en passant par les rives de la Seine ;

104 hectares au bois de Vincennes pour l’exposition sur l’agriculture, les maisons ouvrières, les chemins de fer, les concours sportifs).

L'exposition universelle de 1900 est 10 fois plus étendue que celle de 1855. Elle comporte 136 entrées !

Elle accueille 83.000 exposants dont 45.000 étrangers.

http://www.expositions-universelles.fr/1900-photo/1900-ticket.jpg

Pour cette exposition sont construits le pont Alexandre III, le Grand Palais et le Petit Palais ainsi que les gares d'Orsay, des Invalides et de Lyon. Les frères Lumière présentent leurs films sur écran géant.

 

Le 19 juillet est inaugurée la première ligne du métro parisien (Porte Maillot-Porte de Vincennes).

De plus, au terminus de la ligne, dans le bois de Vincennes, se déroulent, du 14 mai au 28 octobre, les IIe Jeux Olympiques de l'ère moderne !...

 

Le président Émile Loubet invite même les maires de France à un immense banquet dans le jardin des Tuileries...

 

 

Relire aussi : 19 juillet 1900 - Inauguration du métro de Paris

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 23:01

Les forces britanniques, canadiennes, australiennes, néo-zélandaises et terre-neuviennes lancent une grande offensive à Arras (Pas-de-Calais) afin de contraindre les Allemands à s'engager dans une guerre de mouvement.

Planifiée par le haut commandement français, cette attaque va de pair avec l'offensive de Nivelle, qui a lieu à environ 80 km de là. La bataille d'Arras prend officiellement fin le 16 mai sans que les forces britanniques et leurs alliés n'aient pu effectuer de percée majeure.

 

Victoire canadienne fondatrice à Vimy

Le lundi 9 avril 1917, à 5h30 du matin, après un bombardement intensif de quatre jours, destiné à annihiler toute action des forces adverses, la 1re armée britannique, constituée des quatre divisions canadiennes sous les ordres du général Horne (35.000 soldats), s’élance à l’assaut du plateau de Vimy. La maîtrise de cette crête doit permettre à la IIIe armée du général Allenby de progresser en direction de Douai, important nœud de communications, et de libérer la région minière.

Le lieu, fortifié par les Allemands, est entouré de tranchés, barbelés et autres mitrailleuses. La majorité des objectifs est atteint dès le soir mais les combats se prolongeront encore quelques jours.

Cette victoire devient un symbole fort pour la nation naissante qu’est le Canada.

Le 9 avril deviendra d’ailleurs une journée nationale de commémoration, où le drapeau du pays est mis en berne sur la Tour de la paix, monument construit en hommage aux victimes de la Première Guerre mondiale et symbole d’une volonté de paix entre les nations.

http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/uploads/tx_influx/MEDIA_68f356cd-d728-4fdb-a822-dc5a93bb8d64.jpg

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 23:01

À la mort de son cousin Charles IV le Bel, le 1er février 1328, le comte Philippe de Valois (31 ans) a été nommé régent du royaume par ses pairs en attendant que la veuve du précédent roi donne le jour à un héritier. Mais celui-ci est... une fille et donc interdite de couronne.

http://pascale.olivaux.free.fr/Histoire/Photos/Philippe_VI_de_Valois.jpg

Il revient donc aux grands seigneurs du royaume de choisir le futur souverain. Plusieurs prétendants ont des droits équivalents :

- Philippe de Valois fait valoir sa filiation avec Philippe III le Hardi, dont il est le petit-fils par son père (mais il n'est que le neveu de Philippe le Bel).

- Le roi d'Angleterre Édouard III est le petit-fils de Philippe le Bel par sa mère, Isabelle, sœur des précédents rois.

- Le comte Philippe d'Evreux est en droit aussi de revendiquer la couronne car il est l'époux de Jeanne de Navarre, fille de Louis X le Hutin mais il n'insiste pas...

 

Après de nombreuses délibérations, à Vincennes, les Grands du royaume se décident le 8 avril 1328 à confier la couronne au régent. Aux yeux des féodaux et des juristes qui les assistent, celui-ci a pour principal avantage de n'être ni Anglais ni Navarrais !

C'est ainsi qu'il devient le premier roi de France de la branche collatérale des Valois sous le nom de Philippe VI. Il est sacré à Reims le 29 mai suivant.

Il est décédé le 22 août 1350.

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 22:00

Le 1er avril 1939, le général Franco dictait son dernier bulletin de guerre :
« Aujourd'hui, captive et désarmée l'armée rouge, les troupes nationales ont atteint leurs derniers objectifs militaires. La guerre est terminée. »

 http://3.bp.blogspot.com/-Ceyn_GNuhZI/TY-1-bXzO8I/AAAAAAAAN6A/AVWghpCTpas/s1600/franco.jpg

Le conflit oppose les nationalistes aux républicains depuis 18 juillet 1936 et la victoire législative du Front populaire de gauche quelques mois plus tôt.

En effet, le 18 juillet 1936 éclate au Maroc espagnol un soulèvement militaire, qui s'étend à l'Espagne dès le lendemain et vise à renverser le gouvernement de Front populaire issu des élections législatives de février.

Conservateurs, monarchistes et phalangistes (Groupement politique paramilitaire, fondé en 1933 par José Antonio Primo de Rivera, avec un programme d'inspiration fasciste) fomentent un coup d'État raté.

Cependant les troupes franquistes remportent plusieurs batailles dont celle décisive de l'Èbre, en juillet 1938.

 

Après la conquête de la Catalogne en février 1939, Madrid tombe aux mains des franquistes. C'est la fin d'une guerre civile de 3 ans qui aura coûté à l'Espagne environ 400.000 morts et autant d'exilés. C'est aussi la fin de la « République démocratique des travailleurs de toutes classes », née en 1931.

 

De longues colonnes de réfugiés républicains se pressent à la frontière des Pyrénées et demandent asile en France. La répression, dans les premières années de la dictature franquiste va encore faire plusieurs centaines de milliers de victimes.
Et ce n'est que bien après la Seconde Guerre mondiale que l'Espagne accédera enfin à la sérénité.

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 00:01

Le 19 mars 1815, le roi Louis XVIII quitte piteusement Paris, laissant le champ libre à l'ex-Empereur Napoléon 1er, de retour de l'île d'Elbe.

Après l'abdication de Napoléon 1er, le 6 avril 1814, la monarchie constitutionnelle avait été restaurée par le gouvernement provisoire français et le comte de Provence, frère cadet du malheureux Louis XVI, était monté sur le trône sous le nom de Louis XVIII.

Le 26 février 1815, Napoléon quitte secrètement l'île d'Elbe et débarque le 1er mars à Golfe Juan, près de Cannes. Il reçoit un accueil peu chaleureux en Provence, majoritairement royaliste, mais il est bientôt acclamé dans le Dauphiné.

Le 6 mars, à Grenoble, il est escorté par les troupes envoyées contre lui !

Même le maréchal Ney, qui avait assuré au roi qu’il ramènerait Bonaparte dans une cage de fer, a rejoint l’Empereur pour accompagner son retour…

Face à l’avancée inexorable de Napoléon vers Paris et aux défections des généraux de l’armée française, Louis XVIII préfère ne pas risquer sa tête.

Le 19 mars, il se résigne : « Je vois que tout est fini sur ce point. Ne nous engageons pas dans une résistance inutile. Je suis résolu à partir »

Le lendemain, alors que Napoléon rentre aux Tuileries, acclamé, Louis a déjà atteint Abbeville. Il parvient à Gand, aux Pays-Bas, le 30 mars, après une pause à Ostende où il envisageait de se rendre de nouveau à Hartwell, son exil anglais de 1809 à 1814.

 

Relire également :

1er mars 1815 - Napoléon débarque à Golfe-Juan - début des Cent-Jours

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:01

La Commune de Paris est un gouvernement révolutionnaire français qui a duré environ deux mois (du 18 mars au 27 mai 1871).

 

Depuis le début du mois de mars, une agitation importante règne dans la Capitale. Les Parisiens, se sentant trahis par le gouvernement de Défense nationale (qui a capitulé face aux Prussiens et s'est installé à Versailles), sont au bord de l’insurrection.

http://www.ephemanar.net/images/canon_buttes.jpg

Le samedi 18 mars 1871, une émeute éclate sur la butte Montmartre à Paris.

Les tensions poussent le chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers (73 ans), à faire enlever des canons érigés par le peuple pour se défendre contre l'ennemi.

Mais les soldats chargés de la mission sont encerclés à Montmartre par une foule pacifique, avec laquelle ils fraternisent. Lorsque le général Lecomte ordonne de tirer sur la foule, il n’est pas obéi et ne fait qu’aviver la haine du peuple. Il sera fait prisonnier et fusillé en même temps que le général Clément Thomas.

 

Le Journal officiel du 21 mars 1871 publie : « Les prolétaires de la capitale, au milieu des défaillances et des trahisons des classes gouvernantes, ont compris que l’heure était arrivée pour eux de sauver la situation en prenant en main la direction des affaires publiques. »

 

 

Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renoncera à la réprimer et s'enfuit à Versailles avec tous les corps constitués.

Le Comité central de la Garde nationale prendra possession de l’Hôtel de ville et organisera l’élection d’une Assemblée communale le 26 mars, et proclamera la « Commune de Paris » le 28 mars 1871 sur la place de l’hôtel de Ville.

 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 00:01

Le dimanche 10 mars 1793, à Paris, l'assemblée révolutionnaire de la Convention décrète la levée en masse de 300.000 hommes pour protéger les frontières.

Le soir même, à l'instigation de Danton, elle institue un Tribunal criminel extraordinaire, plus tard appelé Tribunal révolutionnaire.

Le but de cette cour de justice est selon les révolutionnaires de lutter contre « toute entreprise contre-révolutionnaire, tout attentat contre la liberté, tout complot royaliste ». En faisant allusion à la période de troubles et de massacres que vit la France, Danton déclare : « Soyons terribles pour dispenser le peuple de l'être ».

http://www.antoine-saint-just.fr/lieux/paris/tribunal5.jpg

Un tribunal d'exception avait déjà été institué pour juger les « conspirateurs du 10 août 1792 » mais dissous le 29 novembre 1792, une fois sa tâche accomplie. Le nouveau tribunal va devenir l'outil de la Terreur jusqu'à la chute de Robespierre.

Il compte 5 juges, 12 jurés, un accusateur public et 2 substituts nommés par l'Assemblée. Il s'installe dans la Grande Chambre de l'ancien Parlement, dissous en 1790, sur l'île de la Cité, à l'emplacement de l'actuel Palais de Justice.

 

L'accusateur public Fouquier-Tinville use de son autorité pour envoyer à la guillotine aussi bien d'innocents suspects que Charlotte Corday, meurtrière de Marat, l'ex-reine Marie-Antoinette ou des chefs de la Révolution comme ses propres amis Danton, Robespierre et même son cousin Camille Desmoulins.

 

Du 6 avril 1793 au 7 mai 1795, le tribunal voit passer 5.215 accusés et en envoie 2.791 à la guillotine, surtout après la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794) qui inaugure la Grande Terreur.

 

Il est supprimé le 31 mai 1795, l'une de ses dernières victimes ayant été Fouquier-Tinville lui-même...

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 00:01

Le 7 mars 1966, le président de Charles Gaulle informe son homologue américain Lyndon Johnson que la France a décidé de se retirer du commandement intégré de L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et demande, en conséquence, le départ des forces américaines et canadiennes installées sur son sol. Toutefois la France fait toujours partie de l'Alliance atlantique.

Le chef de l'État refuse de voir la politique nucléaire américaine dominer l'organisation. Il demande également aux Etats-Unis d'évacuer leurs bases situées sur le territoire français, à Fontainebleau et à Châteauroux notamment.

En 1966, l'Otan comptait 15 membres - contre 28 actuellement - dont la République fédérale d'Allemagne. La France en était un des piliers. Établi à Paris depuis 1952, le siège de l'Otan déménage à Bruxelles.

« Cher Monsieur le Président, Notre alliance atlantique achèvera dans trois ans son premier terme. Je tiens à vous dire que la France mesure à quel point la solidarité de défense ainsi établie entre quinze peuples libres de l'Occident contribue à assurer leur sécurité, et notamment quel rôle essentiel jouent à cet égard les Etats-Unis. Aussi la France envisage-t-elle dès à présent de rester, le moment venu, partie au traité signé à Washington le 4 avril 1949. Cela signifie que, à moins d'événements qui, au cours des trois prochaines années, viendraient à changer les données fondamentales des rapports entre l'Ouest et l'Est, elle serait en 1969 et plus tard résolue, tout comme aujourd'hui, à combattre aux côtés de ses alliés au cas où l'un d'entre eux serait l'objet d'une agression qui n'aurait pas été provoquée. Cependant, la France considère que les changements accomplis ou en voie de l'être depuis 1949 en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l'évolution de sa propre situation et de ses propres forces, ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d'ordre militaire prises après la conclusion de l'alliance, soit en commun sous la forme de conventions multilatérales, soit par accords particuliers entre le gouvernement français et le gouvernement américain. C'est pourquoi la France se propose de recouvrer sur son territoire l'entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamée par la présence permanente d'éléments militaires alliés, (...) de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l'OTAN. »

Charles de Gaulle, lettre au président Johnson, 7 mars 1966

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 00:01

Après la mort du roi Charles VI le Fou en 1422, la France n’arrive pas à se choisir un nouveau roi.

En effet, la reine Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI, préfère évincer son fils Charles car ce dernier a été impliqué dans l’assassinat de Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Elle lui préfère son petit-fils Henri VI, fils de sa fille Catherine et d’Henri V d’Angleterre.

 

La France est donc séparée entre deux rois aussi légitimes l’un que l’autre. Henri VI règne sur Paris et le nord du pays. Il a le soutien de l’Église et du parti de Bourgogne. Charles VII de Valois règne au centre et au sud.

http://beaudricourt.hautetfort.com/media/00/00/857394736.png

 

Charles VII, désespérant de conserver sa couronne, n'attendait plus guère qu'un miracle. Aussi avait-il accueilli la proposition de Robert de Beaudricourt, son fidèle prévôt de Vaucouleurs, de lui envoyer une jeune fille guidée par des voix célestes et ardemment désireuse de sauver le pays et la monarchie...

 

Venue tout droit de Vaucouleurs, aux marches de Lorraine, la jeune paysanne illettrée était attendue avec une certaine impatience et beaucoup d'appréhension.

Jeanne arrive à Chinon pour rencontrer le futur Charles VII, qui consent à la recevoir le 25 février, mais la met à l’épreuve en se déguisant et en se cachant dans le groupe des courtisans, tandis qu'un autre a pris sa place.

Jeanne se dirige tout droit vers lui et lui annonce que sa mission est de « bouter les Anglais hors de France » et de le faire sacrer et couronner à Reims, comme légitime Roi de France.

http://beaudricourt.hautetfort.com/media/02/01/1239050536.jpg

 

Elle fait sa révérence puis lui lance d'une voix claire : « Gentil Dauphin, j'ai nom Jeanne la Pucelle ; et vous mande le Roi des cieux, par moi, que vous serez sacré et couronné dans la ville de Reims (...). Baillez-moi gens pour que je fasse lever le siège d'Orléans et vous mène sacrer à Reims. C'est le plaisir de Dieu que nos ennemis les Anglais s'en aillent en leur pays ».

 

Elle amène ensuite Charles à l'écart. Dans le secret de leurs entretiens, elle lui confie sans doute que Dieu lui a pardonné le meurtre du duc de Bourgogne, sur le pont de Montereau, et qu'il est prêt à lui rendre son royaume. Elle l'assure aussi de sa filiation royale.

 

Le regard de Charles VII s'illumine. Convaincu par la foi de Jeanne, il accepte de lui confier quelques troupes, à charge pour elle d'aller délivrer Orléans au plus vite de l'assaut anglais.

 

 

Relire aussi : Chronologie de Jeanne d'Arc

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 00:01

Interdits de réunion, les républicains contournent la loi en organisant à partir du 9 juillet 1847 des banquets qui réunissent des centaines de participants autour de quelques éminents orateurs.

On n’en compte pas moins de 70 à Paris et dans les grandes villes du royaume au cours des 7 mois suivants.

L'un de ces banquets ayant été interdit, les étudiants et les ouvriers manifestent le 22 février 1848 à Paris.

http://www.ulcgt10.fr/IMG/jpg/Henri_Felix_Emmanuel_Philippoteaux_1815-1884_Lamartine_devant_l_Hotel_de_Ville_de_Paris_le_25_fevrier_1848.jpg

Ils sont rejoints le lendemain par la garde nationale composée de petits bourgeois. La rue commence à se calmer quand le roi renvoie enfin son Premier ministre, le triste et impopulaire François Guizot. Mais, le soir du 23 février, une manifestation dégénère devant le ministère des Affaires étrangères, sur le boulevard des Capucines. Un coup de feu entraîne une riposte des soldats. On relève une vingtaine de morts. Les barricades se multiplient.

 

Dans la nuit, Louis-Philippe rappelle Adolphe Thiers, qui l'a porté au pouvoir 18 ans plus tôt, mais le remède est sans effet. Reçu avec hostilité par la troupe stationnée au Carrousel, devant le palais des Tuileries, le roi se résout à abdiquer en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, en confiant la régence à la duchesse d'Orléans.

 

Le 24 février 1848, au terme de trois jours d'émeutes et de malentendus, l'opposition libérale obtient le départ du roi Louis-Philippe 1er. C'est la naissance de la IIe République.

Pour le roi des Français, c'est la fin d'un long règne de dix-huit ans, la « Monarchie de Juillet », ainsi appelée parce qu'elle est issue de la Révolution des Trois Glorieuses (26 à 28 juillet 1830).

On estime que les 3 journées de février ont fait 350 morts et au moins 500 blessés.

 

Voir aussi :

27 juillet 1830 - Début de la révolution de Juillet

24 février 1848 - Naissance de la IIème République

 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 00:01

A la mort du Roi Charles IV de France en 1328, le trône aurait dû revenir au dernier descendant direct encore en vie de Philippe le Bel, son petit fils, le roi Édouard III d'Angleterre.

Mais il fut évincé au profit de Philippe VI de Valois (fils aîné de Charles de Valois, frère cadet de Philippe le Bel).

Édouard III se déclare héritier du trône de France le 7 octobre 1337, déclenchant la guerre de Cent Ans.

Le 23 janvier 1340, il prend le titre de roi de France à Gand, après la Révolution dans le comté de Flandre.

 http://carlpepin.files.wordpress.com/2010/09/cent-ans3.jpg

Édouard III d'Angleterre

Édouard III d'Angleterre né le 13 novembre 1312, château de Windsor, est comte de Chester (1312), comte de Ponthieu et de Montreuil le 2 septembre 1325, puis roi d'Angleterre et duc de Guyenne le 25 janvier 1327.

Il est couronné en l'abbaye de Westminster le 1er février 1327, à l’âge de 14 ans, suite à la destitution de son père le 20 janvier 1327. Alors qu’il n’était âgé que de 17 ans, il mène un coup d’État contre son régent, Roger Mortimer, puis commence son règne personnel.

Ayant restauré l’autorité royale suite au règne désastreux de son père, Édouard II, il fait du royaume d'Angleterre la première puissance militaire d’Europe. Après avoir défait mais non soumis le royaume d'Écosse, il s'attaque à la France.

Le 7 octobre 1337, il annonce au Parlement d'Angleterre son intention de réclamer la couronne de France, ce qui déclenche la guerre de Cent Ans.

 

Relire aussi :

7 octobre 1337 - Début de la guerre de Cent Ans

26 septembre 1350 - Sacre à Reims de Jean II de France

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 00:01
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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 00:01

Le roi de France Carloman meurt à Samoussy. Son frère Charles Ier le grand ou « Carolus Magnus », profite de sa disparition pour s'accaparer des terres destinées à ses fils.

charlemagne

En 768, Charlemagne succède à son père, Pépin le Bref, mais doit, en vertu d'une veille coutume franque, partager le royaume de son père avec son frère aîné, Carloman. Charles reçoit la plus mauvaise part : une bande étroite qui s'étend du Pays Basque à la Frise (littoral de la Mer du Nord).

Á la mort prématurée de son frère Carloman, il s'empare de ses terres et force ses neveux à fuir en Italie.

Il devient dès lors le seul roi des Francs grâce à la bénédiction que lui confère l'archevêque Wilcharius de Sens.

Il sera couronné « empereur des Romains » par Léon III dans la basilique Saint-Pierre de Rome le 25 décembre de l'an 800 et prendra le nom de Charlemagne.

 

Relire aussi :

25 septembre 768 - Mort de Pépin le Bref

25 décembre 800 - Sacre de Charlemagne

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 00:01

A l'Assemblé Constituante, le député corse Antoine-Christophe Salicetti déclare : « La Corse fait partie intégrante de l'empire français ». L'île qui était jusqu'alors une province autonome, est rattachée à la France.

Le 8 mai 1768, avec le Traité de Versailles, Gênes offre la souveraineté à la France, en échange d'un dédommagement (cependant, selon ce traité, Gênes peut retrouver sa souveraineté quand elle le désire, à condition de rembourser la France).

Au départ, il s'agit seulement d'une délégation : la France est chargée d'administrer la Corse durant 10 ans et de la pacifier. Gênes étant dans l'incapacité de rembourser à la France ses frais, l'île devint au bout de dix ans, propriété de la France.

Lors des États généraux, les représentants de la Corse présentent un cahier de doléances avec des revendications spécifiques (mesures en faveur de l'instruction publique, réouverture de l'université de Corte, attribution des emplois publics dans l'île à des corses, réforme du système douanier, autorisation du port d'armes et droit pour les navires corses d'arborer le pavillon avec la tête de Maure).

L'agitation grandit et une émeute éclate à Bastia le 5 novembre 1789.

Le 30 novembre 1789, l'assemblée nationale vote le décret par lequel la France annexe la Corse et qui autorise les corses expatriés d'eux-mêmes, après avoir combattu pour la liberté (comme Pascal Paoli), à rentrer en Corse.

L’enchevêtrement des circonscriptions territoriales dans la France de l’Ancien régime a conduit l’Assemblée nationale constituante a créée par décret du 22 décembre 1789, une division nouvelle et unique : le département.

Le 15 janvier 1790, la Corse devient un département avec Bastia comme chef-lieu et siège de l'unique évêché.

Le 11 juillet 1793, la Corse est divisée en deux départements, le Golo et le Liamone. Cette scission sera effective en 1796.

Le retour au département unique sera réalisé en 1811, sous le nom de Département de la Corse. Cette fois, le chef-lieu choisi est Ajaccio.

En 1975, l’île devient une nouvelle région administrative avec la création de deux départements : Corse-du-Sud et Haute-Corse.

 

Relire aussi : 15 mai 1768 - Gênes cède la Corse à la France

 

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 00:01

Le 10 novembre 1449, après plus de 30 ans d'occupation anglaise, la ville de Rouen est libérée par le roi de France Charles VII. Cette victoire du roi de France fait partie d'une plus grande liste de reconquêtes de territoires français abandonnés aux Anglais durant la guerre de Cent Ans.

1449 Reddition-de-Rouen

La Normandie joue un rôle important durant la guerre de Cent Ans.

C’est un enjeu entre le roi d'Angleterre et le roi de France à cause de sa richesse, son passé commun avec les Anglais, sa proximité géographique avec l’île.

Le 24 mars 1449, la prise et le saccage de Fougères par l'Aragonais François de Surienne, pour le compte des Anglais, compromet les trêves en cours.

Charles VII entreprend la reconquête de la Normandie avec les subsides avancés par Jacques Cœur. Le 17 juillet, au château des Roches Tranchelion sur la commune d’Avon-les-Roches il réunit son Conseil de guerre.

 

Au mois d’août, Charles VII entreprit sa marche sur la Normandie.

L’armée royale entreprit alors une série de sièges, qui ne s’éternisèrent pas grâce à la puissante artillerie des frères Bureau. Les Français s’emparèrent donc rapidement de Lisieux, Verneuil, Mantes, Château Gaillard, Coutance, Saint Lô…

Au mois d’octobre, les Anglais détenaient toujours Rouen, mais ne disposaient que d’une garnison de 300 hommes. Les habitants de la ville, apprenant la venue prochaine des troupes de Charles VII, ne tardèrent pas à se révolter contre les Anglais. Le 29 octobre 1449, l’occupant Anglais signe la reddition.

Le roi fera une entrée solennelle dans Rouen le 10 novembre.

Charles VII s’étant emparé de la cité, il ordonna alors que l’on ouvre une enquête sur le procès de Jeanne d’Arc.

 

En 1450, les Anglais avaient perdu la quasi-totalité de leurs possessions en Normandie. D'autres victoires permettront à Charles VII de mettre progressivement fin à cette guerre entre la France et l'Angleterre.

 

Relire aussi :

17 juillet 1453 - Fin de la Guerre de Cent Ans

7 novembre 1455 : Début du procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 23:01

Le 27 octobre 1870, le maréchal François Achille Bazaine capitule à Metz avec son armée intacte de 180.000 hommes, réduisant à néant les chances de sursaut de la France face à l'offensive allemande.

La guerre entre la France et la Prusse a aboutit deux mois plus tôt à la capture de Napoléon III à Sedan. L'armée de Bazaine était le dernier espoir de la France.

maréchal François Achille Bazaine

Après la capture de l'empereur, les Français, sans cesser de se battre, avaient instauré la IIIe République et Gambetta avait échappé en ballon au siège de Paris pour lever en province de nouvelles armées. Ces armées de volontaires, mal équipées et inexpérimentées, avaient du moins l'avantage du nombre, aussi longtemps que le gros des troupes ennemies était fixé autour de Metz et de Paris.

Cependant à Metz, le maréchal Bazaine refuse de se rallier au Gouvernement de la Défense nationale. Il considère l'avènement de la République comme un danger plus grand encore que la victoire ennemie et le démembrement prévisible du pays.

Bezaine renonce donc à poursuivre le combat avec l'espoir d'obtenir de Bismarck le droit de se retirer au centre du pays et, une fois la paix revenue, « défendre l'ordre social contre les mauvaises passions ». Avec cette capitulation, il livre aux Allemands 3 maréchaux, 6.000 officiers et 173.000 soldats !

 

Trois ans plus tard, Bazaine passera en Conseil de guerre. Condamné à mort, il sera gracié par le maréchal-président Mac-Mahon.

Bénéficiant d'obscures complicités, il trouvera en définitive le moyen de s'enfuir à l'étranger. Il mourra à Madrid en 1888 des suites d'un attentat commis par un individu venu de France.

 

Relire aussi : 2 septembre 1870 - Napoléon III vaincu à Sedan

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 23:01

A quatre heures du matin, Mallet annonce au commandant de la caserne Popincourt à Paris... la mort de l'Empereur. Le général aristocrate profite en fait de l'interminable campagne de Russie et de la difficulté de communication avec la Grande armée pour évincer Napoléon Ier du trône.

http://napoleonbonaparte.files.wordpress.com/2007/12/blog-portrait-general-malet.jpg?w=470 

Mis à la retraite en 1808, le général Malet rêve de se venger de l'empereur. Cette année là, sa première tentative échoue : il est arrêté et enfermé dans une maison de santé où il se lie avec des prisonniers royalistes qui exaltent sa haine du tyran.

Il met alors au point un plan pour instaurer un gouvernement provisoire composé de républicains et de royalistes. Pendant que Napoléon combat en Russie, il s'évade dans la nuit du 22 au 23 octobre 1812 et passe à l'action.

Dans la matinée, il forme un gouvernement provisoire et annonce la fin de la guerre. A 9 heures du matin il est le maître de la capitale.

 

Mais, à midi le préfet de police de Paris, Dubois est tenu informé du complot et arrête Mallet.
Les généraux Malet, Guidal et Lahorie, traduits le 29 octobre 1812 devant un conseil de guerre, sont fusillés le jour même dans la plaine de Grenelle avec douze autres personnes

 

Lien du jour : Coup d’État manqué du général Malet contre l’Empire le 22 octobre 1812

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 23:01

 

Le siège d’Orléans est un épisode majeur de la guerre de Cent Ans. Les Anglais sont près de prendre Orléans, dernier bastion sur la Loire protégeant le sud de la France.

carte france orléan

Alors que les Anglais tiennent la moitié nord du royaume de France, le dauphin Charles garde le sud qui lui est resté fidèle. La Loire fait la frontière entre les deux. De rares ponts subsistent : Angers (défendu par son château et appartenant à Yolande d'Anjou), et Orléans (puissamment fortifiée).

Pour qu’ils puissent attaquer le dauphin, il faut donc que les Anglais prennent une de ces villes.

Après avoir sécurisé le périmètre environnant (août et septembre 1428), les troupes anglaises de Thomas Montaigu, comte de Salisbury, campent devant Orléans.

Les Anglais tentent d'encercler Orléans et construisent autour de la ville une série de bastilles. Mais ils ne sont pas assez nombreux pour investir et encercler efficacement la ville et leurs canons ne sont pas assez puissants pour briser les remparts.

Cependant, ils prennent les « Tournelles », tours jumelles qui défendent le pont sur la rive gauche de la Loire.

siège d'Orléans

Au printemps de 1429, les Français manquent d'approvisionnements. La situation de la ville semble désespérée.

Au moment ou les politiques et les militaires envisagent de capituler, une bergère devenue chef de guerre inverse le cours de l'histoire...

Jeanne d'Arc entre par la porte Bourgogne le 29 avril 1429 et délivre la ville d'Orléans le 8 mai 1429.

 

Relire aussi : 8 mai 1429 - Jeanne d'Arc délivre Orléans

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 23:01

Après quatre ans de paix, la France est touchée par une deuxième guerre de Religion.

3 causes sont avancées : l’échec de l’Édit d’Amboise qui ne laisse la liberté de culte qu’aux nobles, le contexte international orageux et la rivalité de cour entre le prince de Condé et le jeune frère du roi, Henri duc d’Anjou.

L'élément déclencheur est la « surprise de Meaux » le 29 septembre 1567.

Cette conspiration menée par Condé pour enlever le roi de France, Charles IX, s'avérera un échec. Le roi est sa mère parviennent de justesse à s’échapper et regagnent Paris.

Le lendemain, la guerre commence avec le massacre de 80 à 90 catholiques (moines, clercs) par des protestants à Nîmes, c’est ce que l’on nomme « la Michelade ».

 

Le 10 novembre 1567, la bataille de Saint-Denis voit la défaite protestante.

Le manque de moyens financiers, de part et d’autre, conduit à la signature d’une trêve, dit la paix de Longjumeau le 22 mars 1568.

En fait, ce traité n’est rien d’autre que la constatation d’un statu quo entre les deux camps. Personne n’a voulu faire de réel compromis, aucun des problèmes de fond n’a pu être abordé, rien n’est réglé. La paix de Longjumeau va servir tout au plus de trêve précaire, permettant aux deux parties de se réorganiser et de se réarmer.

A peine quelques mois plus tard, c’est le début de la troisième guerre de religion

 

Lien du jour : Les guerres de religion en France

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 23:05

Jean II de France, dit Jean le Bon est né le 26 avril 1319 au château du Gué de Maulny du Mans.

Il était le fils du roi Philippe VI et de Jeanne de Bourgogne.

Le 22 août 1350, Philippe VI meurt à Nogent. Son fils Jean II, duc de Normandie, devient roi de France. Il est couronné et sacré un mois plus tard le 26 septembre.

http://eomed.univ-lemans.fr/cours2011/fr/res/jeanII-lebon.jpg

Le 1er février 1328, le roi Charles IV meurt au château de Vincennes, sans héritier mâle. Son épouse, Jeanne d'Evreux, est enceinte. Le trône revient à son neveu Philippe de Valois, qui prend le nom de Philippe VI. Son accession au trône avait résulté d'un choix politique pour écarter le roi Edouard III d'Angleterre.

A sa mort, le roi Edouard III d'Angleterre tenta de tirer profit de l'occasion pour débarquer en France et se faire couronner roi de France, mais il en fut empêché par la marine castillane.

Bien qu'ayant remporté la bataille, les pertes causées à la flotte anglaise sont lourdes et empêchent Edouard III de mettre son plan à exécution.

Jean II de France, fils de Philippe VI, sera finalement sacré roi de France avec sa femme Jeanne d'Auvergne le 26 septembre 1350.

 

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Devant faire face à la défiance de la population suite aux défaites cinglantes de la guerre de Cent Ans ainsi qu'aux conspirations de Charles II de Navarre, prétendant au trône, il règnera en secret entouré seulement de ses plus proches conseillers.

 

Jean le Bon est décédé à Londres le 8 avril 1364. Le 7 mai, son corps est inhumé en la Basilique de St-Denis.

Son règne fut notamment marqué par la création d'une nouvelle monnaie d'or « le Franc » le 5 décembre 1360.

http://histoiresensaga.files.wordpress.com/2012/08/franc-a-cheval.jpg

Le premier franc représente le roi à cheval

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 23:01

La Convention est le nom donné à l'Assemblée constituante qui gouverna la France du 21 septembre 1792 au 26 octobre 1795 lors de la Révolution française.

Elle succéda à l’Assemblée législative et fonda la Première République. Elle fut élue, pour la première fois en France, au suffrage universel masculin afin de donner une nouvelle Constitution à la France, rendue nécessaire par la déchéance de Louis XVI lors de la journée du 10 août 1792.

 

Le 20 septembre 1792, la victoire de Valmy, remportée sur les Prussiens, a un retentissement considérable.

Le lendemain, la Convention, qui exerce le pouvoir législatif, tient sa première séance et abolit la Royauté.

L'abbé Grégoire qui déclare : « Les rois sont dans l'ordre moral ce que les monstres sont dans l'ordre physique. Les cours sont l'atelier du crime, le foyer de la corruption et la tanière des tyrans. L'histoire des rois est le martyrologe des nations ».

 

Le lendemain, l'An I de la République est proclamé.

 

Liens du jour :

Histoire des institutions Françaises

10 août 1792 - Chute de la monarchie

20 septembre 1792 - Bataille de Valmy

22 septembre 1792 - Avènement de la République française

24 novembre 1793 - Publication du calendrier révolutionnaire

 

 

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