Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 00:01

Le 10 février 1638, alors que la reine Anne d'Autriche est enceinte pour la première fois après 22 ans de mariage, le roi Louis XIII réalise son vœu de consacrer le royaume de France à la Vierge Marie.

 10 février 1638 - Voeu de Louis XIII consacre la France à la Vierge

En 1636, la Sainte Vierge demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L'année suivante, le Roi Louis XIII, « dans le secret de son coeur », consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d'Autriche, il multiplie les prières et les pèlerinages pour obtenir un héritier attendu depuis 22 ans.

La Mère de Dieu répond en apparaîssant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires.

Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c'est neuf mois après jour pour jour que naîtra Louis XIV qui reçevra le nom de baptême de « Louis Dieudonné ».

 

Dès que la Reine est certaine de sa grossesse, et sans attendre la naissance pour savoir si l'enfant serait garçon ou fille, Louis XIII publie le 10 février 1638 l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie.

 

Depuis lors, le 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge, est férié et chômé en France. L'initiative s’avérera bénéfique puisque naîtra le 5 septembre un garçon qui deviendra cinq ans plus tard Louis XIV.

 

 

Texte du vœu prononcé par Louis XIII le 10 février 1638.

Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui nous menaçaient. Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice ; la rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques. Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend. Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

 

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre .

 

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente Déclaration à la Grande Messe qui se dira en son église cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

 

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les cours de parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

 

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième.

 

Louis.

 
Repost 0
1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 00:01

Le 1er février 1935, François Mitterrand participe à la manifestation de l’Action française contre les médecins étrangers autorisés à exercer en France, aux cris de « La France aux Français » (plus connu sous le nom de manifestation contre « l’invasion métèque »).

Sa participation à cette manifestation fut attestée par deux photographies, publiées dans « Les Camelots du Roi » de Maurice Pujo, où François Mitterrand apparaît face à un cordon de policiers.

Francois_Mitterrand-1er-fevrier-1935-la-france-aux-franca.jpg

mitterrand-action-francaise-1935.jpg

 

En 1994 certaines vérités sortent au grand jour suite au livre de Pierre Péan « Une jeunesse française ».

 

A dix-huit ans (en 1934), Mitterrand, vient à Paris pour étudier à la faculté de droit et à l’École libre des sciences politiques. Il devient un membre actif des Volontaires Nationaux, la « branche jeunesse » des Croix-de-Feu.

Le 1er février 1935, il participe donc à cette manifestation « contre l’invasion des métèques ».

En 1936, on le retrouve une nouvelle fois aux côtés de l’extrême droite dans des manifestations hostiles à Gaston Jèze, un professeur de droit connu pour ses partis-pris anticolonialistes. A la même époque, Mitterrand écrit des articles dans les Echos de Paris, le journal officieux du PSF (successeur des Croix-de-Feu) que Libération décrit comme « viscéralement opposé à la gauche ». Mitterrand n’hésitait pas à y comparer le quartier latin à une déplorable « tour de Babel ».

En 1939, Mitterrand est envoyé sur le front et est fait prisonnier des allemands. Il s’évade et regagne la France.

En 1941, grand admirateur de Pétain et de la révolution nationale, haïsseur de tout ce qui fonde la IIIe république, il regagne tout naturellement Vichy où il trouvera ses premiers emplois : il établit des fiches sur les opposants au régime de Vichy.

Mitterrand rédige une lettre à sa sœur le 13 mars 1941 et dans laquelle il déclare : « j’ai vu le maréchal au théâtre […] il est magnifique d’allure, son visage est celui d’une statue de marbre. »

En 1942 il est promu au Commissariat au Reclassement des Prisonniers de Guerre.

En Avril 1942 il défend inconditionnellement, par une lettre à un ami, le gouvernement Laval imposé par les allemands.

En Décembre 1942 Mitterrand publie un article dans le journal de propagande du régime dans « France - Revue de l'État Nouveau » où il décrit les Français comme les « héritiers des cent cinquante années d’erreurs », c’est à dire que selon lui la déroute nationale date de la révolution française !

Dans la même revue, d’autres auteurs signent des articles antisémites et anticommunistes sans que cela n’émeuve celui qui se présentera quelques décennies plus tard comme « l’homme de gauche ».

Mitterrand reçoit au printemps 1943 la Francisque portant le N°2202 des mains du maréchal Pétain. Cette haute décoration est accordée selon des critères très stricts, en signe de reconnaissance suprême du régime de Vichy. Il prête serment selon la tradition en ces termes : « Je fais don de ma personne au Maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre. »

 

Sources :

"François Mitterrand était de gauche."

François Mitterrand et l’extrême-droite

Qui était François Mitterrand 

Mitterrand : résistant pétainiste

 

Lire également :

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

La Francisque
 

Repost 0
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 00:01

Le 30 janvier 1875, au Palais-Bourbon, un amendement institue la République à une voix de majorité (353 voix contre 352). Ce texte est considéré comme le véritable acte de naissance de la IIIe République, ce qui valut à son auteur le titre de « Père de la République ». 

henry wallon - père de la République 

Les députés de l'Assemblée nationale élue le 8 février 1871 étaient en majorité monarchistes.

Mais comme le comte de Chambord, héritier de la monarchie capétienne, se faisait prier pour monter sur le trône, ils avaient prorogé le mandat présidentiel du maréchal de Mac-Mahon pour sept ans en attendant que le prétendant veuille bien se décider.

Profitant de ce répit, Léon Gambetta, chef de la gauche républicaine, fait alliance avec son vieil ennemi, Adolphe Thiers, le chef conservateur. Il fait adopter en juin 1874 une loi fixant à 21 ans et non plus à 25 l'âge où il devient possible de voter aux élections municipales. Le suffrage universel est alors plus étendu qu'il ne l'a jamais été.

 

Le 6 janvier 1875, au lendemain de l'inauguration du Palais-Garnier, l'Assemblée nationale aborde les lois constitutionnelles avec la volonté de sortir du provisoire. Elle met au vote deux projets de lois «relatifs à l'organisation des pouvoirs publics» en écartant soigneusement le vocable République.

Le 28 janvier, un député propose en vain un amendement où il est question du «gouvernement de la République». C'est le tollé. Mais les modérés des deux bords, républicain et monarchiste, s'activent, pressés d'en finir.

 

Le samedi 30 janvier 1875, Henri-Alexandre Wallon, un député modéré du centre gauche, historien de profession, dépose un amendement au contenu anodin, ainsi conçu : « le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible. »

Pour la première fois, une loi à caractère durable est votée par le régime républicain. L'amendement Wallon entérine ainsi la fondation de la 3ème République.

 

Liens du jour :

Histoire des institutions Françaises

L'amendement Wallon

Repost 0
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 00:01

René d'Anjou est né le 16 janvier 1409 à Angers - 10 juillet 1480 à Aix-en-Provence

 http://amisdumuseedescoiffes.com/wp-content/uploads/2012/04/rene.1.d_anjou111.jpg

Deuxième fils de Louis II d'Anjou et Yolande d'Aragon, René hérite du duché de Bar puis, par son mariage avec Isabelle de Lorraine, du duché de Lorraine en 1431. Enfin du duché d'Anjou et le comté de Provence !

 http://www.fapage.com/images/images_valois/carte_etats_roi_rene_d_anjou.jpg

Le jeune duc n'est pas seulement l'un des plus puissants seigneurs du royaume. Il est par ailleurs le beau-frère et l'ami du roi de France, Charles VII, lequel a épousé en 1422 sa sœur Marie d'Anjou. Comme si cela ne suffisait pas, la reine Jeanne de Naples lui lègue son royaume, mais celui-ci ne lui attirera que des ennuis et il n'en conservera que le titre de roi.

 

René 1er, exilé à Saumur puis à Aix-en-Provence, finira sa vie au milieu d'une cour raffinée, pleine d'artistes et de poètes. Pour ses sujets provençaux, il restera à jamais le « bon Roi René».

 

Repost 0
16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 00:01

Henri IV, alors âgé de 47 ans, qui a répudié sa femme Marguerite de Valois « la Reine Margot », épouse en seconde noce Marie de Médicis, âgée de 25 ans.

La nouvelle promise, Marie de Médicis, a 25 ans, soit 22 ans de moins que le roi. Née à Florence le 26 août 1573, elle est la fille de François 1er, grand-duc de Toscane, et de Jeanne, archiduchesse d'Autriche. C'est aussi une lointaine cousine de l'ancienne régente Catherine de Médicis.

http://didiertougard.files.wordpress.com/2009/12/21896f347f0084d1937a25d0443e2a3b.jpg

 

Mariage par procuration

Le mariage d'Henri IV avec Marie de Médicis répond avant tout pour le roi de France à des préoccupations dynastiques et financières.

Comme il faut aller vite avant que le pape ne fasse d'objection à ce remariage, l'union est célébrée par procuration le 5 octobre1600 à Florence. Henri IV est représenté par son grand écuyer, le duc de Bellegarde.

 

Marie de Médicis s'embarque en novembre 1600 pour Marseille et rencontre le 4 décembre 1600 son royal époux à Lyon.

L'union est solennisée par une messe célébrée en la cathédrale Saint Jean de Lyon le 16 décembre par le légat du pape, le cardinal Aldobrandini.

 

Marie de Médicis apporte au royaume une dote de 600.000 écus et assure à la France un rapprochement avec l'Italie.

Elle donnera un héritier au trône de France le 27 septembre 1601 en la personne du futur Louis XIII.

 

Lorsqu’Henri IV meurt le 14 mai 1610, Marie de Médicis assure la régence au nom de son fils, Louis XIII, âgé de seulement 9 ans, beaucoup trop jeune pour régner par lui-même. Marie s’implique dans les affaires politiques de la France.

 

Relire aussi :

18 août 1572 - Mariage d'Henri de Navarre et de la Reine Margot

14 mai 1610 - Henri IV est assassiné par Ravaillac

 

 

Repost 0
5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 00:01

Le roi de France François II succombe à une otite. Son frère Charles IX, âgé de 10 ans ne peut gouverner seul. La reine mère Catherine de Médicis assure la régence jusqu'à sa majorité. Mais finalement, elle gouvernera dans l'ombre de son fils jusqu'à sa mort en 1573.

 http://p0.storage.canalblog.com/02/94/291893/38114128_p.jpg

Charles IX est né le 27 juin 1550 au château royal de Saint-Germain-en-Laye.

Charles-Maximilien de France, est le troisième fils et le cinquième des dix enfants d'Henri II et de Catherine de Médicis.

Sous son règne, le royaume est déchiré par les guerres de religion, malgré tous les efforts déployés par sa mère Catherine pour les empêcher. Après plusieurs tentatives de réconciliation, son règne déboucha sur le massacre de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572.

Il est décédé à 23 ans le 30 mai 1574 au château de Vincennes, sans descendant mâle. Son frère lui succédera sous le nom d’Henry III.

 

Repost 0
1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 00:01

Le 1er décembre 1949 disparaissent les derniers tickets de rationnement, sur le sucre, l'essence et le café ; le gouvernement de la IVe République supprime par ailleurs le haut-commissariat au ravitaillement.

http://www.annefrankguide.net/fr-fr/content/boutique.jpg

Le rationnement, apparu pendant la guerre et l'occupation allemande, avait du être maintenu et même accentué après la chute du nazisme. La « carte de pain », supprimée en mai 1945, avait été rétablie en décembre 1945 pour n'être finalement supprimée que le 1er février 1949.

 http://www.cg73.fr/archives73/expo_savoie_des_ombres/pano18/pages/02-05-RAV_14.jpg

Les conditions de vie des Français ne commencent à s'améliorer vraiment qu'après la signature du plan Marshall par la France, le 3 avril 1948, et l'octroi de 2,7 milliards de dollars par les États-Unis. La liste des produits de consommation rationnés se réduit très vite...

Les Français entrent bientôt dans la « société de consommation ».

 

Repost 0
6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 23:01

Suite à la prise de Paris par les Prussiens au mois de septembre, le gouvernement de défense national décide d'envoyer son ministre de l'intérieur, Léon Gambetta, à Tours afin d'organiser la résistance.

Pour ce faire, le fondateur de la IIIe république est obligé d'employer la voie des airs et quitte la capitale en ballon. Opposé à la capitulation, Gambetta s’envole en ballon de la butte Montmartre avec son assistant Spuller devant une foule ébahie et enthousiaste.

http://www.parisrevolutionnaire.com/IMG/jpg/St_Pierre_pl_Depart_de_Gambetta_Ballon_Armand_Barbes_43_max.jpg

Le ballon est l'unique moyen des assiégés pour échapper au blocus.

Le ballon, de 16 mètres de diamètre, est gonflé au gaz d'éclairage. il en faut 1200m3. Gambetta veut monter dans la nacelle, mais Nadar le décourage : il n'y a pas un souffle de vent. L'opération est remise au lendemain.
Le 7 octobre, le départ est enfin possible. Le ballon monte jusqu'à cent mètres et attend le vent. Il faut un vent de nord pour que le balon aille vers Tours. Hélas, c'est un vent de sud-est qui se lève et le ballon file vers les lignes Prussiennes au nord de Paris !

Le Prussiens tirent sur le ballon. Il faut jeter du lest pour prendre de la hauteur et se mettre hors de portée des balles. Mais le vent tombe. Le ballon n'avance plus. Il perd peu à peu de l'altitude. De nouveau les balles crépitent. On passe au dessus de Beauvais. On rase la cime des arbres. On est parti à 10h30 de Montmartre. Il est 15h40. Le ballon s'échoue dans un chêne. La nacelle se coince dans les hautes branches. Gambetta crie « Vive la République », pensant être prêt à mourir. On lui répond: « Vive la France ».

C'est un miracle !
Ils sont sauvés par des paysans qui ont suivi des yeux la chute du ballon. On est dans l'Oise, à 68 km au nord de Paris. Il sort rapidement du bois, on lui prête une voiture rapide. Les ulhans se lancent à sa poursuite jusqu'à Montdidier. Il prend le train jusqu'à Amiens, change de train, gagne Rouen, et de là, toujours par chemin de fer, il arrive enfin à Tours. Le voyage aura finalement duré deux jours et trois heures!

 

Il rejoint la délégation de Tours composée d'Adolphe Crémieux, ministre de la justice, d'Alexandre Glais-Bizoin et de l'amiral Fourichon, ministre de la Marine et des Colonies.

Arrivé à tour, il ajoute le département de la guerre à son portefeuille, met sur pied des armées nouvelles, veille à l'encadrement et au ravitaillement des troupes, crée des manufactures…

 

Repost 0
4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 23:01

Philippe IV le Bel devient roi à 17 ans, le 5 octobre 1285, à la mort de son père Philippe III le Hardi, victime du typhus à Perpignan au retour d'une catastrophique expédition contre l'Aragon.

http://ns10.freeheberg.com/~bernie/dmanager//files/Images/philippe_4_le_bel.jpg

Marié l'année précédente à Jeanne de Navarre, qui lui a apporté en dot la Champagne et la Brie et à laquelle il restera toujours fidèle, il est sacré à Reims avec sa femme le 6 janvier 1286, selon la tradition capétienne.

 

Sous son règne, en près de trente ans, la France va consolider ses frontières. La monarchie va échapper à l'emprise du pouvoir religieux et s'écarter des traditions féodales en se dotant d'une administration moderne


 

Repost 0
15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 23:01

Lors d'un discours télévisé, le président français s'engage à demander aux Algériens de « déterminer eux-mêmes ce qu'ils entendent être en définitive ».

 

Il envisage trois options pour l'Algérie : la sécession totale, la francisation et l'association. Pour les partisans de l'Algérie française, c'est une profonde déception. Une opposition de droite à la politique algérienne va bientôt se faire entendre et Georges Bidault, ancien président du Conseil, fonde le Rassemblement pour l'Algérie Française.

L'Algérie accèdera à l'indépendance le 5 juillet 1962 après sept ans et demi de guerre.

 

Relire également : 19 mars 1962 - Cessez-le-feu en Algérie

 

Repost 0
25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 23:01

De 1648 à 1652, le pouvoir royal français est mis à mal par des révoltes successives. Issues du parlement dans un premier temps, elles se sont étendues aux princes du royaume. 

La régente Anne d'Autriche et Mazarin, pour réaffirmer l'autorité royale et réduire l'opposition parlementaire, font arrêter le conseiller Broussel. Ils profitent de la célébration de la victoire du prince de Condé sur l’Espagne à Lens pour agir, convaincus du soutien sans faille du général.

Mais, sitôt averti, le peuple se révolte et dresse des barricades dans les rues de Paris. Mazarin fera alors libérer Broussel et la Cour ira se réfugier quelques mois à Saint-Germain-en-Laye.

La Fronde parlementaire sera suivie par la Fronde des princes, toutes deux mouvements d'opposition à l'autorité royale.

 

Voir aussi :  20 août 1648 - La bataille de Lens, dernière bataille de la Guerre de Trente ans

 

 

Repost 0
17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 23:01

Pour tenter une réconciliation entre protestants et catholiques, Jeanne d'Albret et Catherine de Médicis décident de marier leurs enfants, Henri de Navarre et Marguerite de Valois.

http://ancrehistoire.fr/Henri%20IV/h-et-m.jpg

Les catholiques profiteront du rassemblement des protestants pour les noces à Paris, pour ordonner le massacre de la Saint-Barthélemy (nuit du 23 au 24 août 1572).

Henri de Navarre, devenu roi de France sous le nom d'Henri IV en 1589 et voulant assurer sa descendance, fera annuler le mariage le 17 décembre 1599 et épousera le 5 octobre 1600 la fille du duc de Toscane, Marie de Médicis.

 

 

C’est pour ce mariage, que la célèbre expression d’Henri de Navarre voit le jour. Comme il se converti au catholicisme il aurait dit : « Paris vaut bien une messe ».

 

 

Relire aussi :

24 août 1572 - Massacre de la Saint-Barthélemy

27 février 1594 - Sacre d'Henri IV

 

 

Repost 0
31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 23:01

Henry V d'Angleterre débarque ses troupes à l'embouchure de la Touques (aujourd'hui Trouville) : 10.000 hommes et du matériel d'artillerie.

Aussitôt, le siège du château est entrepris, lequel tombe le 9. L'avancée anglaise est alors irrésistible et les citadelles normandes se rendent les unes après les autres : Lisieux, Dives, le 13, Auvillars, le 14, Eterville, le 17.

Caen est assiégé dès le 18 août. Puis Bayeux (15 septembre), Alençon (12 octobre), Falaise (novembre). Seul le Mont-Saint-Michel résista…

 

Repost 0
13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 23:01

La fête nationale commémore un événement historique, politique ou culturel lié à l'histoire de l'État. Dans la majorité des pays, la fête nationale marque la naissance de la nation : indépendance, notamment vis-à-vis des anciennes puissances coloniales européennes, unification de plusieurs territoires, émancipation vis-à-vis du souverain comme en France (« Révolution française »), prestation de serment du premier souverain comme en Belgique (« fête nationale belge »), proclamation de la République, adoption d'une constitution…

Fête nationale en France depuis 1880, le 14 juillet commémore la prise de la Bastille de 1789, mais aussi un événement moins connu : la fête de la Fédération de 1790.

 

14 juillet 1789 - Prise de la Bastille

La prise de la Bastille marque le point de départ du mouvement révolutionnaire français.

Voir détails

 

14 juillet 1790 - Fête de la Fédération à Paris

Le 14 juillet 1790 est le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Cet événement est appelé Fête de la Fédération. Les célébrations ont lieu à Paris, sur le Champs-de-Mars avec la présence de tous les députés français en provenance des 83 départements. Louis XVI est également convié pour prêter serment à la Nation et à la loi.

Cette fête perd de son allant les années suivantes pour resurgir en 1880 en tant que Fête nationale française.

 

6 juillet 1880 - Le 14 juillet est déclaré fête nationale

En 1879, la IIIe République naissante cherche une date pour servir de support à une fête nationale et républicaine.

Après que d'autres dates eurent été envisagées, le député de la Seine Benjamin Raspail dépose le 21 mai 1880 une proposition de loi tendant à adopter le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle.

Si le 14 juillet 1789 (prise de la Bastille) est jugé par certains parlementaires comme une journée trop sanglante, la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790, elle, permet le consensus.

La loi, signée par 64 députés, est adoptée par l'Assemblée le 8 juin et par le Sénat le 29 juin. Elle est promulguée le 6 juillet 1880 et précise simplement que « La République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle », sans indiquer d'année de référence...

Voir détails

Repost 0
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:01

Le baron de Necker, directeur général des finances, est limogé par le roi de France qui le juge trop libéral. La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre. Ce dernier a pris la route de Bruxelles dans le plus grand secret, car la Cour craint que son renvoi ne provoque des troubles.

Jacques Necker est aussitôt remplacé par Breteuil. La décision royale provoque une insurrection dans la capitale car Necker est très populaire. L'agitation parisienne conduira à la prise de la Bastille le 14 juillet et au rappel de Necker.

 

Relire aussi : 14 juillet 1789 - Prise de la Bastille

Repost 0
27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 23:01

Ministre de l’Instruction publique, François Guizot fait voter une loi qui va bouleverser l’enseignement primaire. C'est l'un des textes majeurs de la monarchie de Juillet. Il répond à l'article 69 de la Charte de 1830, qui avait prévu qu'une loi porterait sur « l'instruction publique et la liberté de l'enseignement ».

La loi Guizot organise l'enseignement primaire autour de deux principes :

La liberté de l'enseignement primaire : tout individu âgé de dix-huit ans peut exercer librement la profession d'instituteur primaire, à condition d'obtenir un brevet de capacité, délivré à l'issue d'un examen, et de présenter un certificat de moralité 

L'organisation d'un enseignement primaire public, intégré au sein de l'Université : chaque département français doit entretenir une école normale d'instituteurs pour la formation des maîtres et chaque commune de plus de 500 cents habitants est tenue de se munir et d'entretenir une école primaire et un instituteur (la commune peut néanmoins satisfaire à ses obligations en subventionnant une école primaire confessionnelle établie sur son territoire).

Par ailleurs, les établissements privés sont légalisés et l’instruction religieuse maintenue.

L’instruction publique sera modifiée plus tard par les lois Falloux et Ferry.

 

Liens du jour :

Texte intégral de la loi Guizot

15 mars 1850 - Loi Falloux sur l'enseignement confessionnel

Repost 0
20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 23:01

Le lundi 21 juin 1943, la Gestapo investit la villa du docteur Dugoujon, à Caluire-et-Cuire près de Lyon, où se tient une réunion de la Résistance. Jean Moulin, alias Max, est arrêté.

Aux alentours de 15 heures, tout en haut de la montée Castellane qui domine l’île Barbe, sortant de 3 tractions avant noires, une dizaine d’hommes de la Gestapo commandés par Klaus Barbie encerclent la maison du Docteur Dugoujon, place Castellane à Caluire-et-Cuire, où se tient une réunion clandestine de la résistance organisée autour de Jean Moulin.

L’objet de cette réunion, était pour Jean Moulin de rencontrer des responsables de la résistance pour organiser rapidement la relève à la tête de l’Armée Secrète qui vient d’être décapitée par l’arrestation du général Delestraint le 9 juin 1943 à Paris.

Jean Moulin sera identifié par Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon, comme le président du Conseil national de résistance.

Transféré par les Allemands à Paris, il sera torturé et mourra le 8 juillet 1943 dans le train qui l'amenait en Allemagne.

Les circonstances de l'arrestation ne sont pas clairement élucidées : trahison ou simple imprudence ?

Tous les participants à cette réunion, devenue tristement célèbre, sont arrêtés à l'exception de René Hardy, membre de « Combat », qui réussit à s'échapper.

René Hardy avait été arrêté quelques jours plus tôt par la Gestapo avant d'être relâché et n'en avait pas averti les autres...

 

Relire aussi :

27 mai 1943 - première réunion du CNR

8 juillet 1943 - Mort de Jean Moulin

4 juillet 1987 - Perpétuité pour Klaus Barbie

 

Repost 0
2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 23:01

Le Comité Français de la Libération Nationale (CFLN) est créé à Alger.

Il s'agit du gouvernement de la France libre, né de la fusion de celui d'Alger et de celui de Londres. Sa présidence est d'abord assurée par le général de Gaulle et le général Giraud.  

Le 2 octobre 1943, conformément une ordonnance, contresignée par Giraud, met fin ce jour-là à sa co-présidence du CFLN, tandis qu'un décret du même jour définit la fonction de commandement en chef.

Le 3 juin 1944, le CFLN prendra le nom de Gouvernement provisoire de la République française.

Relire aussi : 3 juin 1944 - De Gaulle chef du gouvernement provisoire

 

Repost 0
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 23:02

Après s'être éclipsé une journée en s'envolant vers Baden-Baden sans même prévenir son premier ministre, Charles de Gaulle prononce un discours de fermeté qui lui permet de reprendre la main politiquement.

 

La signature, avec les syndicats, des Accords de Grenelle, le 27 mai, n'avait pas immédiatement mis fin aux grèves ouvrières.

Le jeudi 30 mai, après avoir effectué la veille un déplacement chez le général Massu à Baden-Baden, de Gaulle prononce à 16 h 30 un discours de fermeté face aux tentatives de renversement du pouvoir.

Cette allocution est radiodiffusée (la télévision étant en grève). Elle intervient au bout d’un mois de crise sociale marquée par des manifestations tournant parfois à l’émeute, et par des grèves importantes conduisant à la paralysie de l’économie du pays.

Charles de Gaulle rejette toutes les demandes de l'opposition concernant sa démission comme la révocation du Premier ministre. Par contre, il annonce la dissolution de l'Assemblée nationale élue en mars 1967.

Le soir même, les gaullistes organisent une grande manifestation de soutien au général sur les Champs-Elysées, montrant leur capacité de mobilisation et indiquant aux différents acteurs des événements du mois de mai qu’ils n’avaient pas le monopole de l’occupation de l’espace public.

Ses choix semblent efficaces puisque les contre-manifestations connaissent un grand succès et que les gaullistes sont renforcés au Parlement après les législatives anticipées du 30 juin.

Des militants gaullistes manifestent le 30 mai 1968
sur les Champs-Elysées leur soutien à Charles de Gaulle.

 

Relire aussi :

13 mai 1968 - Grande manifestation contre de Gaulle

  

 

Repost 0
26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 23:01

Afin de renforcer la Résistance française, Jean Moulin a mis en place une entité politique qui représente chaque mouvement. Il s’agit du Conseil National de la Résistance, qu’il préside lui-même.

Le 27 mai 1943 et après maintes difficultés d’ordre conflictuel, derrière les volets clos de l'appartement de René Corbin au premier étage du 48 rue du Four à Paris, Jean Moulin préside la première réunion du Conseil national de la Résistance.

 

Seuls Jean Moulin et les secrétaires connaissaient l’adresse. Des rendez-vous furent donnés en divers points de Paris, les uns devant informer les autres. Ils se rencontrèrent donc par groupes de deux ou trois et s’acheminèrent vers le lieu connu de l’un d’eux. C’est Meunier et Chambeiron qui avaient organisé ces rencontres. Ces précautions étaient indispensables pour qu’il n’y ait pas de fuites.

 

Ont participé à la réunion :

- les représentants des huit grands mouvements de résistance :

Pierre Villon du Front national de la résistance

Roger Coquoin pour Ceux de la Libération,

Jacques Lecompte-Boinet pour Ceux de la Résistance,

Charles Laurent pour Libération-Nord,

Pascal Copeau pour Libération-Sud,

Jacques-Henri Simon pour Organisation civile et militaire,

Claude Bourdet pour Combat,

Eugène Claudius-Petit pour Franc-Tireur ;

- les représentants des deux grands syndicats d'avant-guerre :

Louis Saillant pour la CGT,

Gaston Tessier pour la CFTC :

- les représentants des six principaux partis politiques de la Troisième République :

André Mercier pour le PC,

André Le Troquer pour la SFIO,

Marc Rucart pour les radicaux,

Georges Bidault pour les démocrates-chrétiens,

Joseph Laniel pour l’Alliance démocratique (droite modérée et laïque),

Jacques Debû-Bridel pour la Fédération républicaine (droite conservatrice et catholique).

 

Le 21 juin, Jean Moulin est arrêté par la Gestapo à Caluire, près de Lyon.

Le 8 juillet, il meurt après avoir été soumis à la torture et sans avoir dévoilé aucune information sur l’action du CNR.

 

Relire aussi :

26 janvier 1943 - Fondation du MUR - Mouvements Unis de la Résistance

8 juillet 1943 - Mort de Jean Moulin

 

 

 

Repost 0
15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 23:01

Le mercredi 16 mai 1770, Marie-Antoinette (14 ans) épouse Louis (16 ans), petit-fils du roi de France Louis XV.

L'archiduchesse Marie-Antoinette (15ième et avant-dernier enfant de Marie-Thérèse de Habsbourg, impératrice d'Allemagne, et de François 1er de Lorraine) et le dauphin Louis, petit-fils de Louis XV, se marient à Versailles.

Le duc de Choiseul (ministre du roi Louis XV et favori de la Pompadour) espère ainsi resserrer l'alliance avec l'Autriche et contenir l'agressivité de la Prusse et de l'Angleterre. Mais, les rancœurs anti-autrichiennes reprendront le dessus et Marie-Antoinette sera vite surnommée de manière péjorative « l'Autrichienne ».

Louis XV, de son côté, réjouit d'une alliance qui réconcilie la France et l'Autriche et permet de contenir l'agressivité croissante de la Prusse et la puissance montante de l'Angleterre.

Le sacrement du mariage est conféré à Louis et Marie-Antoinette dans la chapelle de Versailles par l'archevêque de Reims, grand aumônier du roi.

Les deux époux, victimes de la Révolution, seront guillotinés en 1793.

 

Relire aussi :

21 janvier 1793 - Mort de Louis XVI

16 octobre 1793 - Marie-Antoinette est guillotinée

 

Repost 0
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 11:00

La révolte des étudiants atteint son point culminant dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 mai. Dès le début de la soirée, 20.000 manifestants occupent le quartier latin, qui prend un aspect insurrectionnel. Les rues se couvrent de barricades, certaines hautes de 3 mètres.

 

Cette nuit là, étudiants et CRS s'affrontent dans de véritables combats de rues : voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées, centaines de blessés.

Après l'échec des négociations, à 2 heures 15, les CRS se lancent à l'assaut des premières barricades de la rue Gay-Lussac. La police ne prendra la dernière que trois heures plus tard, après de très violents affrontements qui feront plus de 367 blessés (dont 251 chez les policiers). 469 manifestants seront interpellés et 188 véhicules seront incendiés ou endommagés.

Le pays est stupéfait et l'agitation étudiante, jusque-là isolée, rencontre alors la sympathie d'une grande partie de l'opinion publique. La population sympathise avec les émeutiers.

 

Le 13 mai, les syndicats manifesteront avec les étudiants pour protester contre les brutalités policières et, le 14 mai, une vague de grèves commencera.

 

Voir aussi : 3 mai 1968 - Premières barricades de Mai 68

Repost 0
14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 23:01

Le 15 avril 1900 l’exposition universelle ouvre au public. Paris quitte le XIXe siècle avec la plus grande exposition universelle jamais organisée en France.

Exposition universelle à Paris 1900

L'Exposition universelle de 1900, dont le thème était « Le bilan d’un siècle », fut la cinquième exposition universelle organisée à Paris après celles de 1855, 1867, 1878 et 1889.

Inaugurée sous un soleil pascal, le 14 Avril, par le président Loubet, l’exposition s’étend sur 216 hectares répartie sur deux sites :

112 hectares du champ-de-Mars et de la colline de Chaillot, d'une part, à l'esplanade des Invalides et le cours la Reine au niveau de la place de la Concorde, d'autre part, en passant par les rives de la Seine ;

104 hectares au bois de Vincennes pour l’exposition sur l’agriculture, les maisons ouvrières, les chemins de fer, les concours sportifs).

L'exposition universelle de 1900 est 10 fois plus étendue que celle de 1855. Elle comporte 136 entrées !

Elle accueille 83.000 exposants dont 45.000 étrangers.

http://www.expositions-universelles.fr/1900-photo/1900-ticket.jpg

Pour cette exposition sont construits le pont Alexandre III, le Grand Palais et le Petit Palais ainsi que les gares d'Orsay, des Invalides et de Lyon. Les frères Lumière présentent leurs films sur écran géant.

 

Le 19 juillet est inaugurée la première ligne du métro parisien (Porte Maillot-Porte de Vincennes).

De plus, au terminus de la ligne, dans le bois de Vincennes, se déroulent, du 14 mai au 28 octobre, les IIe Jeux Olympiques de l'ère moderne !...

 

Le président Émile Loubet invite même les maires de France à un immense banquet dans le jardin des Tuileries...

 

 

Relire aussi : 19 juillet 1900 - Inauguration du métro de Paris

Repost 0
8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 23:01

Les forces britanniques, canadiennes, australiennes, néo-zélandaises et terre-neuviennes lancent une grande offensive à Arras (Pas-de-Calais) afin de contraindre les Allemands à s'engager dans une guerre de mouvement.

Planifiée par le haut commandement français, cette attaque va de pair avec l'offensive de Nivelle, qui a lieu à environ 80 km de là. La bataille d'Arras prend officiellement fin le 16 mai sans que les forces britanniques et leurs alliés n'aient pu effectuer de percée majeure.

 

Victoire canadienne fondatrice à Vimy

Le lundi 9 avril 1917, à 5h30 du matin, après un bombardement intensif de quatre jours, destiné à annihiler toute action des forces adverses, la 1re armée britannique, constituée des quatre divisions canadiennes sous les ordres du général Horne (35.000 soldats), s’élance à l’assaut du plateau de Vimy. La maîtrise de cette crête doit permettre à la IIIe armée du général Allenby de progresser en direction de Douai, important nœud de communications, et de libérer la région minière.

Le lieu, fortifié par les Allemands, est entouré de tranchés, barbelés et autres mitrailleuses. La majorité des objectifs est atteint dès le soir mais les combats se prolongeront encore quelques jours.

Cette victoire devient un symbole fort pour la nation naissante qu’est le Canada.

Le 9 avril deviendra d’ailleurs une journée nationale de commémoration, où le drapeau du pays est mis en berne sur la Tour de la paix, monument construit en hommage aux victimes de la Première Guerre mondiale et symbole d’une volonté de paix entre les nations.

http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/uploads/tx_influx/MEDIA_68f356cd-d728-4fdb-a822-dc5a93bb8d64.jpg

Repost 0
7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 23:01

À la mort de son cousin Charles IV le Bel, le 1er février 1328, le comte Philippe de Valois (31 ans) a été nommé régent du royaume par ses pairs en attendant que la veuve du précédent roi donne le jour à un héritier. Mais celui-ci est... une fille et donc interdite de couronne.

http://pascale.olivaux.free.fr/Histoire/Photos/Philippe_VI_de_Valois.jpg

Il revient donc aux grands seigneurs du royaume de choisir le futur souverain. Plusieurs prétendants ont des droits équivalents :

- Philippe de Valois fait valoir sa filiation avec Philippe III le Hardi, dont il est le petit-fils par son père (mais il n'est que le neveu de Philippe le Bel).

- Le roi d'Angleterre Édouard III est le petit-fils de Philippe le Bel par sa mère, Isabelle, sœur des précédents rois.

- Le comte Philippe d'Evreux est en droit aussi de revendiquer la couronne car il est l'époux de Jeanne de Navarre, fille de Louis X le Hutin mais il n'insiste pas...

 

Après de nombreuses délibérations, à Vincennes, les Grands du royaume se décident le 8 avril 1328 à confier la couronne au régent. Aux yeux des féodaux et des juristes qui les assistent, celui-ci a pour principal avantage de n'être ni Anglais ni Navarrais !

C'est ainsi qu'il devient le premier roi de France de la branche collatérale des Valois sous le nom de Philippe VI. Il est sacré à Reims le 29 mai suivant.

Il est décédé le 22 août 1350.

 

Repost 0

Sites et blogs incontournables logo

Rechercher

Calendrier lunaire