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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 23:01

Le mardi 13 mai 1958 est le jour de l'investiture de Pierre Pflimlin, favorable à l'ouverture de négociations avec le Front de libération nationale (FLN), ce qui suscite la colère des partisans de « l'Algérie française ».

Ce 13 mai 1958, les Algérois d'origine européenne, conduits par le leader étudiant Pierre Lagaillarde, le journaliste Alain de Sérigny, le général Jacques Massu et l'agitateur Léon Delbecque, manifestent pour le maintien de la souveraineté de la France sur l'Algérie.

Tout commence par une manifestation d'anciens combattants à la mémoire de trois militaires du contingent faits prisonniers par les fellaghas et fusillés en Tunisie. Profitant de la manifestation, les partisans de l'Algérie française donnent l'assaut au bâtiment du gouvernement général sous la conduite de Pierre Lagaillarde. Après la mise à sac du gouvernement général, les émeutiers nomment un Comité de salut public.

 

Le général Jacques Massu en prend la présidence. Il envoie à Paris un télégramme : « ... exigeons création à Paris d'un gouvernement de salut public, seul capable de conserver l'Algérie partie intégrante de la métropole ». Les députés, qui n'apprécient pas cette intrusion, investissent comme prévu Pierre Pflimlin. C'est la rupture avec Alger.

 

En attendant la prise de fonctions du nouveau Président du Conseil, Félix Gaillard confie les pleins pouvoirs civils et militaires en Algérie au général Raoul Salan, qui commande l'armée sur place.

Le 14 mai, à 5 heures du matin, Massu lance un nouvel appel : « Le comité de salut public supplie le général de Gaulle de bien vouloir rompre le silence en vue de la constitution d'un gouvernement de salut public qui seul peut sauver l'Algérie de l'abandon ».

 

Le lendemain, 15 mai 1958, le général Raoul Salan prononce une allocution devant le comité de salut public, à l'intérieur du Gouvernement général d'Alger : « Vive la France, vive l'Algérie française, vive le général de Gaulle ! »

Puis il se rend sur le balcon et s'adresse à la foule rassemblée sur le Forum : « Nous gagnerons parce que nous l'avons mérité et que là est la voie sacrée pour la grandeur de la France. Mes amis, je crie : «Vive la France ! Vive l'Algérie française ! »

 

L'insurrection aura raison de la IVème République et de Gaulle instaurera rapidement la Ve République.

De sa retraite de Colombey-les-deux-Églises, Charles de Gaulle fait répondre le jour même qu'il se tient prêt à « assumer les pouvoirs de la République ».

 

Le 19 mai, il donne une conférence de presse pour dire qu'il refuse de recevoir le pouvoir des factieux d'Alger. Aux journalistes qui s'inquiètent de l'éventualité d'une dictature, il lance : «Croit-on qu'à 67 ans, je vais commencer une carrière de dictateur ?».

 

Le 27 mai, de Gaulle affirme dans un communiqué qu'il entame le processus régulier pour «l'établissement d'un gouvernement républicain». Stupeur dans la classe politique. Serait-ce un coup d'État ?

 

Pour dénouer la situation, René Coty, le président de la République, se résout le 1er juin, dans un message au Parlement, à en appeler au «plus illustre des Français... Celui qui, aux heures les plus sombres de notre histoire, fut notre chef pour la reconquête de la liberté et qui, ayant réalisé autour de lui l'unanimité nationale, refusa la dictature pour établir la République».

 

Le général forme sans attendre un gouvernement de rassemblement avec Guy Mollet, chef de la SFIO (parti socialiste), Antoine Pinay (Centre National des Indépendants, droite), Pierre Pflimlin, MRP (chrétien démocrate), Michel Debré (gaulliste)...

 

Investi de la présidence du Conseil, le général Charles de Gaulle s'attelle à la mise sur pied d'une nouvelle Constitution. Elle est approuvée par référendum le 28 septembre 1958 avec 79,2% de Oui et toujours en vigueur.

 

Le 21 décembre 1958, Charles de Gaulle est  élu président de la Ve République.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 23:01

Sur le front ouest de la Première Guerre mondiale, la seconde bataille de l'Artois (du 9 au 15 mai 1915) oppose les troupes françaises et britanniques, menées par Joseph Joffre, à l'armée allemande commandée par le prince Rupprecht de Bavière.

Le bombardement visant à démolir les positions ennemies débute le dimanche 9 mai, à 6h du matin.

À 10h00, l'assaut à la baïonnette et à la grenade démarre. Le 33e corps d’armée, commandé par le général Pétain, attaque sur un front large de 6 km.

En quelques heures, les assaillants parviennent à submerger le système de tranchées allemand, progressant de plus de 3 km vers la crête de Vimy. Mais les réserves, disposées trop loin du front, sont incapables de rejoindre les lignes suffisamment vite pour exploiter cette spectaculaire percée, alors que l’artillerie française est désormais incapable de protéger les unités les plus avancées. Les Allemands se ressaisissent et contre-attaquent.

 

Le coût humain de cette grande offensive, sans résultat stratégique majeur, fut tragique pour l’armée française : 102.000 pertes, soit le double de celles subies par les Allemands lors de l’ensemble des attaques françaises et britanniques entre Arras et Festubert.

Les combats se prolongent pendant une semaine, avec des affrontements sauvages sur les hauteurs de Notre-Dame-de-Lorette. Au final, le résultat de l’offensive française est limité : les villages de Carency et d’Ablain-Saint-Nazaire ont été pris, mais la crête de Vimy, et donc le contrôle de la plaine minière, restent dans les mains allemandes.

 

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 23:01

Durant la guerre de Cent Ans (1337-1453), les préliminaires d'un traité de paix entre les rois de France et d'Angleterre sont signés à Brétigny (Eure-et-Loir).

 

Depuis sa défaite à Poitiers (19 septembre 1356), le roi de France Jean II « le Bon », prisonnier des Anglais, cherche à obtenir sa libération : pourparlers et accords avec Édouard III se succèdent, tandis que le dauphin Charles (futur Charles V, « le Sage »), qui a pris le titre de régent du royaume, affronte des crises politiques.

Dans ces tentatives de paix, la papauté adopte sa posture traditionnelle de médiateur : ses légats ménagent les rencontres qui aboutissent aux préliminaires de paix de Brétigny (8 mai 1360), confirmés par les deux rois à Calais (24 octobre 1360).

 

Le roi Jean II cède, en pleine souveraineté, une grande Aquitaine (de la Loire aux Pyrénées), les comtés de Guînes et de Ponthieu, ainsi que Calais, et se soumet au paiement d'une rançon de 3 millions d'écus en versements échelonnés. Le roi d'Angleterre Edouard III renonce à revendiquer le trône de France et s'engage à évacuer les forteresses qu'il tient sur le territoire du roi de France.

Les conditions du traité sont catastrophiques pour la monarchie des Valois. Elles ramènent le domaine capétien à ce qu'il était au début du règne de Philippe Auguste, 150 ans auparavant.

En réalité, elles ne seront jamais appliquées grâce à l'habileté et à l'énergie du Dauphin, futur Charles V.

Les conflits entre les deux pays reprendront 9 ans plus tard.

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 23:01

Le « Grand Siècle » de Louis XIV reste marqué par l’image d’un roi absolu et d’un Etat puissant. Investi très jeune dans ses fonctions, éduqué par le Cardinal Mazarin, le Roi-Soleil pose les fondements de l’absolutisme.

Le 6 mai 1682, il s’installe, entouré de sa Cour, au château de Versailles, meilleur symbole de son pouvoir et de son influence en Europe.

Jusqu’à son installation au château de, le Roi impose à la Cour des déplacements fréquents. Louis XIV et ses courtisans séjournent au palais du Louvre puis aux Tuileries, dans les châteaux de Saint-Germain-en-Laye, de Vincennes et Fontainebleau.

Les travaux de l’architecte Louis Le Vau et du jardinier André Le Nôtre, pour transformer le pavillon de chasse de Louis XIII en résidence royale, ont commencé en 1661. Ils dureront pendant tout le règne du Roi-Soleil et coûteront 82 millions de livres à l'Etat, au grand désespoir de son administrateur, Colbert.

 

Affaibli par 72 années de règne, Louis XIV meurt le 1er septembre 1715. Il est inhumé à la basilique Saint-Denis et lègue le trône à son arrière-petit-fils Louis XV, alors âgé de 5 ans.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 23:01

Le dimanche 29 avril 1945, les élections municipales donnent l'occasion aux Françaises de voter pour la première fois de leur Histoire.

En France, alors que les hommes obtiennent le droit de vote « universel » en 1848, les femmes attendent 1944 pour pouvoir se rendre aux urnes !

Pendant l’Occupation de nombreuses femmes ont rejoint les rangs de la Résistance. Cet engagement conduira la France libre du général de Gaulle à reconnaître l’égalité économique et politique des sexes

 

Le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative siégeant à Alger adopte le principe du droit de vote des femmes par 51 voix « pour » et 16 voix « contre ». Un mois après, le 21 avril, le général de Gaulle ratifie une ordonnance qui, à l’article 17, prévoit le vote des femmes et leur éligibilité : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. »

 

Relire aussi : 21 avril 1944 - Les femmes obtiennent le droit de vote

 

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 23:06

Le mercredi 25 avril 1792, la guillotine est « inaugurée » lors de l'exécution, en place de Grève à Paris, de Nicolas-Jacques Pelletier, un voleur de grand chemin.

La Chronique de Paris du 26 avril relate l’événement :
« Hier, à trois heures de l’après-midi, on a mis en usage, pour la première fois, la machine destinée à couper la tête des criminels […] La nouveauté du spectacle avait considérablement grossi la foule de ceux qu’une pitié barbare conduit à ces tristes spectacles ».

 

Le 28 novembre 1789, le docteur Joseph Guillotin présente sa machine à décapiter à l'Assemblée constituante.

En 1791, un décret fixe que « tout condamné à mort aura la tête tranchée ».

Pendant la Terreur, de septembre 1793 à juillet 1794, près de 50 guillotines seront installées en France et quelques 20.000 personnes seront exécutées.

 

Elle fut aussi utilisée  dans certains cantons de Suisse, en Suède, en Belgique, en Allemagne et en Algérie.

En France, une guillotine fonctionna pour la dernière fois à la prison des Baumettes en septembre 1977 et la peine de mort sera abolie en 1981.

 

 

En 1996, le démocrate Doug Teper député de l’État américain de Géorgie a proposé de remplacer la chaise électrique par la guillotine pour éviter de faire souffrir le condamné et permettre le recyclage éventuel de son corps. Cette proposition a finalement été rejetée, la guillotine (jamais utilisée aux États-Unis) étant considérée comme une méthode barbare car sanglante. L’État abandonnera la chaise électrique, déclarée anticonstitutionnelle par la Cour suprême de Géorgie, au profit de l’injection létale en 2001.

 

Relire aussi :

18 septembre 1981 : Abolition de la peine de mort en France

 

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 19:46

Une fois n’est pas coutume, je souhaite aujourd’hui commenter l’actualité.

L’école de la république subit de nombreuses attaques avec notamment la réforme sur les rythmes scolaires qui a créé des disparités entre les communes riches et les communes pauvres mais aussi entre les communes rurales et les grandes villes.

Le nouveau calendrier scolaire privilégiera l’industrie touristique des sports d’hiver au détriment des enfants car il y aura toujours une des zones qui subira une fin d’année pénible avec une période trop longue.

Une nouvelle attaque récente des programmes fait débat actuellement, et c’est pour cette raison que j’écris cet article sur un blog normalement consacré aux dates et à l’Histoire.

En effet, une fois de plus les programmes d’Histoire vont être revisités pour faire disparaître un peu plus les connaissances fondamentales !

 

 

Le saviez-vous ?

Clovis, Saint Louis ou François I er, Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français depuis quelques années déjà !

Raison invoquée : il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à « l'enseignement des civilisations extra-européennes ».

Le programme de sixième passe sans transition de l'Empire romain au IIIe siècle à l'empire de Charlemagne, soit une impasse de six siècles.

 

Je vous invite à lire ou relire cet article pour voir toutes les incohérences des programmes scolaires : Ce que nos enfants n'apprennent plus au collège

 

L’héritage culturel français en danger

Je vous invite aussi à lire les nouvelles dispositions inquiétantes du gouvernement.
Nouveaux programmes d'histoire : atomisation sociale, culpabilité et haine de soi

On peut notamment y lire :

[…] l'étude de l'Islam sera obligatoire, mais celle du christianisme médiéval facultative - ceux qui choisiront de l'enseigner devront le faire uniquement sous l'angle de l' « emprise de l'Eglise sur les mentalités rurales ». […]

 

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 23:55

Malgré les termes du Traité de Troyes (1420), Charles VII, alors réfugié à Bourges, envisage de reconquérir les terres au nord de la Loire, occupées dans leur grande majorité par les Anglais.

 

Alliance entre les ducs de Bourgogne, de Bretagne et les Anglais contre Charles VII

Mandatés dans la cité d'Amiens par Jean de Lancastre, duc de Bedford, qui assure la régence du trône d'Angleterre au nom du très jeune Henry VI, les ducs Jean V de Bretagne et Philippe de Bourgogne signent une triple alliance avec les Anglais, connue sous le nom de Traité d'Amiens.

Le traité du jeudi 17 avril 1423 stipule que chacun devra livrer 500 hommes à celui qui en aura besoin.

En outre deux mariages étaient prévus afin de renforcer cette alliance par des liens matrimoniaux. Les sœurs de Philippe le Bon, Anne et Marguerite de Bourgogne doivent épouser, la première, Jean de Badford et la seconde Arthur de Richemont, frère du duc de Bretagne.

 

Plusieurs traités ont été signés à Amiens et portent le nom de cette ville :

  • Le traité d'Amiens, traité signé entre le roi de France Philippe le Hardi et le roi d'Angleterre Édouard Ier au cours de leur rencontre du 23 mai 1279 par lequel le roi de France accepte l'application des clauses du traité de Paris de 1259 prévoyant la cession de l'Agenais et du Périgord au roi d'Angleterre après la mort d'Alphonse de Poitiers.
  • Le traité d'Amiens, traité d'alliance signé le 17 avril 1423.
  • La paix d'Amiens, conclue le 25 mars 1802 entre le Royaume-Uni, d'une part, et la France, l'Espagne et la République batave, d'autre part. La paix d'Amiens dure à peine un an et prend fin le 18 mai 1803.
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 23:29

Le  jeudi 12 avril 1229, un traité est signé à Paris entre Blanche de Castille, régente mère de Louis IX d’une part et Raymond VII, comte de Toulouse, contraint à en accepter les termes d’autre part.

L’ "accord" met fin à la croisade menée contre les albigeois, ou cathares, depuis 1209. Le comte de Toulouse doit alors céder une grande partie de ses terres au royaume mais conserve le comté de Toulouse et le Lauragais. Il s’engage également à marier Jeanne de Toulouse, son héritière, à Alphonse de Poitiers, frère cadet du roi. Ainsi, à sa mort, le reste de son territoire reviendra définitivement au royaume de France.

 

Lien du jour : Histoire du Catharisme

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 00:01

Le 8 avril 1364 le roi de France Jean II «  le Bon » décède à en captivité Londres à l'âge de 45 ans. Le souverain était parti négocier les accords de Brétigny avec le roi d'Angleterre Edouard III. Sa mort réduit à néant les espoirs de paix : français et anglais guerroient depuis une dizaine d'années.

 

Le fils aîné de Jean II, qu'il a eu 26 ans plus tôt de sa première femme Bonne de Luxembourg, passe du statut de Dauphin et de régent à celui de roi sous le nom de Charles V.

Il a déjà fait ses preuves en surmontant les épreuves de la défaite et de la révolution, ainsi qu'en négociant la paix avec l'ennemi.  À sa mort, quinze ans plus tard, il aura mérité pleinement son surnom de Charles V le Sage.

 

Jean II « le Bon », un surnom immérité

Le 22 août 1350, le fils de Philippe VI et Jeanne de Bourgogne succéda à son père sur le trône de France, devenant ainsi, à 31 ans, sous le nom de Jean II, le deuxième souverain de la branche cadette des Valois.

Après le désastre de Poitiers, en 1356, il a été surnommé Jean le Bon en raison de sa bravoure au combat (bon est à prendre au sens de brave ou fougueux).

Il a une réputation de rapiat et d'impulsif. Aussi mauvais homme que piètre politique, il mène une vie de cour dispendieuse. Dès après son sacre, il donne à Paris des fêtes grandioses tandis que sévit la famine.

Charles V « le Sage », l'artisan du renouveau de la France

Né à Vincennes le 21 janvier 1338. Il assume la régence du royaume dès 1356, à 18 ans, après que son père eut été capturé à Poitiers par les Anglais.

C'est dans cette conjoncture dramatique qu'il doit faire front à une alliance des seigneurs féodaux et des bourgeois de Paris, sans parler des paysans qui se lancent dans de violentes Jacqueries...

Le Dauphin (titre donné pour la première fois à l'héritier du trône) se sort finalement de tous ces mauvais pas et signe même à Brétigny, près de Chartres, des préliminaires de paix avec les Anglais.

 

Il  est sacré à Reims le 19 mai 1364, ainsi que sa femme, Jeanne de Bourbon.

Quand Charles V meurt à son tour le 16 septembre 1380, il laisse à son fils et héritier un royaume prospère et solide.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 00:03

Situé sur le plateau des Glières à 1400 mètres d’altitude, dans le massif des Bornes en Haute-Savoie, créé par l'Armée secrète le 31 janvier 1944, le Maquis des Glières est commandé par l'ex-officier d'active Tom Morel et encadré par des anciens du 27e BCA d’Annecy.
C'est le premier grand maquis à avoir affronté les Allemands le 26 mars 1944.
Ce jour là, trois bataillons de la 157e division de la Wehrmacht, appuyés par l'aviation et l'artillerie, prennent d'assaut le plateau des Glières. Cette bataille met fin au premier « maquis » de la Résistance.

Le dimanche 26 mars 1944, le commandant allemand du secteur envoie deux patrouilles en reconnaissance vers les hauteurs du plateau. L'une d'elles est facilement repoussée mais l'autre arrive à contourner les défenses du maquis. Il s'ensuit un bref affrontement durant lequel deux « maquisards » sont tués et un autre blessé.

 

Les Allemands donnent l'assaut aussitôt après, avec le concours de la Milice française. Le capitaine Maurice Anjot, qui a remplacé Tom Morel à la tête du maquis, juge que ses hommes ont tenu les positions assez longtemps et que l'honneur est sauf. Il décide d’évacuer le plateau avec tous ses hommes.

 

Dans la retraite, cependant, 210 résistants sont capturés par l’ennemi ou ses alliés de la Milice ou la police de Vichy. Une centaine sont fusillés, parfois après avoir été torturés.

 

La « bataille des Glières » devient un enjeu dans la guerre des ondes que se livrent la France Libre de De Gaulle et le gouvernement collaborationniste de Vichy.

 

Philippe Henriot, le propagandiste de Radio Paris, évoque la liquidation du maquis par la police sans faire état de la participation allemande ! De son côté, Jean Rosenthal, dans son désir de bien faire, télégraphie à Londres une information selon laquelle 400 Allemands auraient été tués et 300 blessés dans les affrontements avec le maquis.

 

Sur Radio Londres, par la voix de Maurice Schumann, on peut encore entendre ceci le 7 avril 1944 : « À Glières, 500 Français ont résisté à 12.000 Allemands pendant 14 jours ». Il n'en reste pas moins que le maquis des Glières aura convaincu les chefs alliés de l'utilité de la Résistance française dans leur combat contre le nazisme.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 00:01

En remerciement de l'aide militaire apportée au royaume du Piémont contre l'Autriche, le roi du Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel, cède à Napoléon III Nice et la Savoie.

 

Le samedi 24 mars 1860, par le traité de Turin, Nice et la Savoie reviennent à la France.

Napoléon III obtient ces deux territoires en récompense de son intervention militaire contre l'Autriche, aux côtés du royaume du Piémont, et en échange de l'annexion de l'Italie centrale par le Piémont.

Pour la première fois au monde, l'exécution du traité est subordonnée à son approbation par les populations concernées en vertu du «droit des peuples à disposer d'eux-mêmes».

 

Ce droit avait déjà été appliqué une première fois par le gouvernement français dans le Comtat Venaissin et à Avignon, propriété du Saint-Siège, le 14 septembre 1791. Mais ce fut de manière unilatérale et non dans le cadre d'un traité international.

Cette fois, c'est Paris et Turin qui organisent de concert un référendum dans le comté de Nice et en Savoie.

Le dimanche 22 avril 1860, les populations des deux comtés se prononcent massivement en faveur de leur rattachement à la France par plébiscite.

À Nice, on compte 25.743 « oui », 160 « non » et 5.000 abstentions. En Savoie, 235 « non » et une poignée d'abstentions sur 130.000 votants !

 

Un sénatus-consulte du 12 juin 1860 confirme l'incorporation des deux provinces à l'Empire français.

 

Au nord des Alpes, la Savoie est divisée en deux départements : Savoie et Haute-Savoie.

 

Au sud, le comté de Nice est réuni à un morceau du département du Var, avec le fleuve Var lui-même, pour former le département des Alpes-Maritimes (le département du Var se réfère depuis lors à un fleuve qui lui est étranger !).

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 00:01

 

« Mai 68 » a en réalité commencé le 22 mars…
En effet le « Mouvement du 22 mars » participe à l’agitation politique qui débouche vers la révolte de Mai 68.

 

Un groupe à tendance anarchiste se crée à l’université de Nanterre autour de Daniel Cohn-Bendit dit « Dany le rouge ». Les étudiants qui composent le « Mouvement du 22 mars » réagissent à l’arrestation de camarades lors d’une manifestation contre la guerre du Vietnam. Ils occupent la salle du conseil de la faculté de Lettres.

Les cours sont suspendus jusqu'au 1er avril pour éviter l'occupation de la  faculté, annoncée pour le 29 mars. Les étudiants se replient sur la Sorbonne et  y occupent le grand amphithéâtre.

L’occupation dure et les incidents se multiplient si bien que le recteur décidera de fermer la faculté de Nanterre le 2 mai. Le 3 mai, la Sorbonne est évacuée par les forces de l'ordre. De violents incidents éclatent dans la nuit suivante au Quartier Latin qui se soldent au matin par 600  interpellations.

Si ce « Mouvement du 22 mars 1968 » est un symbole de la contestation étudiante qui ébranlera la France au cours du mois de mai, il est aussi l'expression d'un clivage générationnel qui fait écho à des situations similaires en Europe de l'Est, aux États-Unis, au Mexique et même en Chine.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 00:01

Le jeudi 21 mars 1940, dans l'émotion suscitée par l'armistice entre les Finlandais et les Soviétiques, dix jours plus tôt, Paul Reynaud remplace Édouard Daladier (l'homme des accords de Munich) à la présidence du Conseil (le gouvernement français).

Paul Reynaud est l'un des rares hommes politiques à s'être opposé aux accords de Munich (automne 1938) qui autorisaient l'annexion du territoire tchèque des Sudètes par Hitler. A la tête du ministère des Finances depuis cette date, il a pris une place déterminante dans la préparation du pays à la guerre en étant partisan de la plus grande fermeté à l'égard de l'Allemagne.

Il devient  ainsi Président du Conseil en remplaçant Edouard Daladier déconsidéré depuis qu’il avait signé les accords de Munich.

Dès le début de l’invasion allemande, Reynaud appelle le 18 mai, le Maréchal Philippe Pétain, le vainqueur de la bataille de Verdun, pour être son vice-président. Le lendemain, il rappelle Maxime Weygand à la tête des armées : ce dernier était l’ancien adjoint du Maréchal Foch.

Une semaine plus tard, Paul Reynaud rencontre Winston Churchill, le nouveau Premier ministre britannique. Les deux hommes tombent d’accord pour lutter ensemble contre Hitler selon l’engagement mutuel de la France et de l’Angleterre de ne pas accepter d’armistice ou de traité de paix séparé. Pourtant, dans son gouvernement, Reynaud compte quelques ministres favorables à un armistice dont Maxime Weygand et Philippe Pétain convaincus de la future défaite française.

Paul Reynaud propose alors que les militaires demandent un cessez-le-feu afin que le gouvernement puisse se replier en Afrique du Nord en continuant la lutte. En effet, la France dispose d’une aviation, d’une flotte, de régiments et de beaucoup d’âmes dans les colonies et les Français de métropole n’auraient qu’à patienter.

Cette idée n’est pas du goût du général Maxime Weygand qui objecte que tout le territoire serait occupé, les armées défaites et les armes saisies. Il prône donc un armistice, soit un arrêt des combats en attendant un traité de paix normal. Pétain le soutient dans cette idée d’autant plus que l’exode a commencé, que la Belgique et les Pays-Bas ont été pris, que Sedan a été vaincue. Il ne veut pas abandonner le pays, affirme que l’armée a fait son devoir et qu’il faut savoir reconnaître une défaite.

Paul Reynaud et les membres de son gouvernement, le 6 juin 1940.

De gauche à droite, MM. Ludovic-Oscar Frossard (Travaux publics), Albert Chichery (Commerce),

Jean Prouvost (Information), Yves Bouthillier (Finances), 
Paul Reynaud (président du Conseil, ministre de la Défense nationale et de la Guerre et des Affaires étrangères), André Février (sous-secrétaire d’État aux Travaux publics), Yvon Delbos (Éducation), Charles de Gaulle (sous-secrétaire d’État au ministère de la Défense nationale et de la Guerre), Georges Pernot (Famille).

 

Deux personnes ne sont pas d’accord avec cette vision des choses : Georges Mandel, le Ministre de l’Intérieur et le général de brigade Charles de Gaulle, alors sous-secrétaire d’état à la Défense. Pour eux, cette guerre n’a rien à voir avec les précédentes : il s’agit de se battre contre des régimes totalitaires (Allemagne nazie, Italie fasciste et URSS communiste).

De Gaulle est envoyé à Londres par Paul Reynaud pour prier Churchill de dégager la France de sa promesse. Le 16 juin, Paul Reynaud reçoit un télégramme de Churchill qui l’autorise à demander les conditions d’un armistice à Hitler tout en mettant la flotte française à l’abri dans les ports britanniques. Puis Churchill propose une union totale entre l’Angleterre et la France ne faisant des deux pays qu’un seul. Un rendez-vous est pris pour le lendemain entre les deux hommes mais ce traité d’union est rejeté par les partisans de l’armistice, majoritaires dans le gouvernement.

 

Isolé, Paul Reynaud démissionne le soir du 16 juin 1940.

Mal inspiré cette fois, suggère au président Albert Lebrun d'appeler le maréchal Pétain à sa place !

 

Arrêté en septembre 1940, Paul Reynaud sera déféré devant le tribunal de Riom, chargé par Pétain de juger les « responsables de la défaite » mais aucun magistrat ne voudra le condamner.

 

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 00:00

La Déclaration des Quatre articles est écrite par Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux. Elle est adoptée le 19 mars 1682, par l'assemblée extraordinaire du clergé du royaume de France, convoquée par Louis XIV.

Jacques-Bénigne Bossuet

Le 19 mars 1682, l'assemblée générale du haut clergé, réunie sous la houlette de Bossuet, vote la Déclaration des Quatre articles à l'instigation du roi Louis XIV. Cette déclaration, qui prend aussitôt valeur de loi, porte à son paroxysme le conflit ouvert dix ans plus tôt par l'ordonnance de Saint-Germain à propos du droit de régale* (revenus des évêchés vacants).

 

Le premier article de la Déclaration restreint l'autorité du pape au domaine spirituel ; le deuxième déclare que les conciles et la coutume ont autorité sur le pape ; le troisième défend l'Église gallicane (ou française**) ; le quatrième enfin nie l'infaillibilité du pape.

 

Le pape Innocent XI décide de ne plus investir de nouveaux évêques en France. On compte bientôt 35 évêchés vacants. La crise ne s'atténue pas avec son successeur Alexandre VIII en 1689. Le pays est au bord d'un schisme religieux et comme le roi commence à éprouver de graves difficultés par ailleurs, il finit par composer. Il renonce en septembre 1693 à la Déclaration cependant que le nouveau pape Innocent XII accorde l'extension du droit de régale et entérine les nouvelles investitures d'évêques.

 

 

* La Régale ou droit de régale est l'ensemble des droits que le roi de France avait sur les diocèses catholiques qui temporairement n'avaient pas d'évêque titulaire.

** Le gallicanisme est une doctrine religieuse et politique cherchant à promouvoir l'organisation de l'Église catholique en France de façon largement autonome par rapport au pape.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 00:01

Le lundi 11 mars 1793, à Machecoul, en Loire-Inférieure (actuelle Loire-Atlantique), des paysans exaspérés par la conscription militaire massacrent plusieurs gardes nationaux et bourgeois, ainsi qu’un curé.

C'est le début des guerres de Vendée...

 

Le contexte historique

L’Ouest catholique et royaliste manifeste très tôt une vive opposition aux bouleversements créés par les événements révolutionnaires de 1789. La Constitution civile du clergé, adoptée par l’Assemblée constituante le 12 juillet 1790, suscite une franche hostilité en Bretagne et en Vendée : plus de 80 % des prêtres refusent de jurer fidélité à leur nouveau statut, et l’arrestation de nombre de ces prêtres réfractaires aggrave les tensions.

 

L’élément déclencheur de l’insurrection

Le 31 janvier 1793, Danton a proclamé devant la Convention le dogme des « frontières naturelles » qui sous-entend la conquête des Pays-Bas et de la Belgique. Les puissances européennes ripostent par une coalition. C'est pour y faire face et suppléer au manque de combattants volontaires que la Convention organise une réquisition autoritaire.

 

Des registres sont ouverts dans chaque commune pour l'inscription des volontaires et, si ceux-ci font défaut, les autorités organisent un tirage au sort parmi tous les jeunes hommes célibataires.

 

Le dimanche 10 mars 1793, l'assemblée de la Convention recourt à la levée en masse autoritaire de 300.000 hommes dans tout le pays, pour suppléer aux insuffisances des engagements volontaires après sa proclamation du 24 février sur la « patrie en danger ».

 

Le jour même, les paysans, qui ont été échaudés par l'exécution du roi Louis XVI (le 21 janvier) et les mesures antireligieuses des révolutionnaires parisiens, assaillent les autorités municipales.

La rébellion couvre les Mauges, le Choletais, le bocage vendéen, le marais de Challans et le pays de Retz (toute une région du sud de la Loire qui prendra bientôt le nom de Vendée militaire).

Début de l’insurrection à Machecoul

Le lendemain, la population se rassemble et décide de marcher sur Machecoul, principale bourgade du secteur, où se tiennent la garde nationale et la commission de recrutement. À l'entrée du bourg, la foule armée de fourches fait face aux gendarmes et aux gardes nationaux. Ceux-ci, bien qu'au nombre de plusieurs centaines, prennent peur et refluent dans les rues. La foule les poursuit. Plusieurs gardes nationaux sont massacrés ainsi que quelques bourgeois, connus pour leurs sympathies républicaines, et le curé assermenté (ce dernier a approuvé la Constitution civile du clergé).

 

Le 12 mars, les autorités nantaises exigent la reddition des coupables.

Les insurgés se raidissent. Ils constituent un Comité royal et proclament : « Le peuple du Pays de Retz... déclare... qu'il ne reconnaît et ne reconnaîtra jamais que le Roy de France pour son seul et légitime souverain... qu'il ne reconnaît plus la prétendue Convention nationale, ni les départements, ni les districts... »

 

Le carnage ne cesse que le lundi 22 avril, lorsque les troupes républicaines du général Beysser reprennent la ville. Les massacres de Machecoul, ceux de Noirmoutier, vont cependant faire tache d’huile. Ces jacqueries paysannes prennent bientôt la forme d’un mouvement contre-révolutionnaire explicitement royaliste et catholique.

Étalée sur trois années, la guerre de Vendée a connu plusieurs phases, avec une brève période de paix au printemps 1795. Elle s'est terminée au début de l'année 1796, après avoir fait plus de 200 000 morts et causé de nombreuses destructions.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 00:01

Le jeudi 2 mars 1848, sur une proposition de la Commission du Luxembourg présidée par Louis Blanc, un décret du jeune gouvernement de la IIe République réduit d'une heure la journée de travail parce que, selon ses termes, « un travail manuel trop prolongé non seulement ruine la santé mais en l'empêchant de cultiver son intelligence porte atteinte à la dignité de l'homme ». La journée de travail tombe à dix heures à Paris et à onze en province !
Le travail est-il plus éprouvant à Paris qu'ailleurs ?

 

Mais cette mesure n'aura pas l'occasion d'être appliquée.

En effet, une majorité de députés issue de la bourgeoisie de province est élue à l'Assemblée en avril 1848. Celle-ci considère d'un mauvais œil les réformes sociales.

Le 9 septembre, la loi est abrogée.

Quarante ans plus tard va s'amplifier dans le monde industrialisé la revendication des « trois huit », soit huit heures par jour pour le travail, huit pour les loisirs et autant pour le sommeil.

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 12:00

Le 29 février 888, Eudes, comte de Paris, est élu roi par ses pairs, les grands seigneurs de la Francie occidentale, consternés par l'incurie des derniers rois carolingiens.

Le même jour, il est sacré à Compiègne par l'archevêque de Sens, Gautier.

Eudes sera le premier roi Robertiens, nom qui vient de son père Robert le fort, il est le grand père d’Hugues Capet qui sera le premier roi Capétien.

 

Son héroïsme lors de la défense de la capitale, assiégée par les Normands de 885 à 887, fait que sa notoriété lui vaut d'être élu roi de France, au détriment de Charles III le Simple, fils de Louis II le Bègue.

Cette élection doit beaucoup à l'incapacité des rois carolingiens à faire face aux attaques normandes. Elle porte un coup sévère à l'empire fondé par Charlemagne de part et d'autre du Rhin et prépare l'avènement d'une dynastie proprement « française ».

 

L'autorité du nouveau souverain s'étend sur les territoires occupés par les Francs et situés à l'Ouest de la Meuse, soit à peu près le nord de l'actuelle France.

 

Eudes continue à combattre les Normands pendant toute la durée de son règne. Charles III le Simple qui n'est pas décidé a abandonné ses droits, attaque Eudes de toutes parts. Finalement après trois ans de lutte, les deux rois concluent la paix : Eudes cède à Charles une partie de son royaume et en fait son héritier (897). Il meurt en 898 en laissant le trône de France à Charles III le Simple.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 00:01

Dans la nuit du 13 au 14, Louis-Pierre Louvel, un ouvrier sellier bonapartiste, poignarde le duc de Berry alors qu'il sort de l’Opéra de la rue de Richelieu avec son épouse.
Le duc aura la force d'arracher la lame puis tombera en syncope. Le Duc va agoniser jusqu’à 6 heures le lendemain matin.
Louvel sera condamné à mort et guillotiné.

 http://www.artlyriquefr.fr/images/Assassinat%20duc%20de%20Berry.jpg

Louis Pierre Louvel, avait pour but de « détruire la souche des Bourbons ».

Après la chute de Napoléon Ier en 1815, la famille des Bourbons est rappelée au pouvoir. Après les « Cent jours », Louis XVIII, le frère de Louis XVI, remonte sur le trône le 8 juillet.

Mais Louis XVIII est vieux. Et il n’a pas de fils. En conséquence, tous les espoirs de la dynastie reposent sur son neveu, Charles Ferdinand d’Artois, Duc de Berry, le fils du futur Charles X.

 

Le duc de Berry (Fils du comte d'Artois - futur Charles X - et neveu du roi Louis XVIII) est donc le seul prince royal susceptible de perpétuer la race des Bourbons et d’assurer une descendance à la dynastie fondée par le roi Henri IV. Avec son assassinat, Louvel aura empêché la dynastie de se perpétuer.

 

Cependant, le geste de Louvel aura été inutile puisque la femme du duc, la duchesse de Berry est enceinte.

Le 29 septembre 1820, elle donne le jour à un fils posthume prénommé Henri, en souvenir du premier des Bourbons, et Dieudonné. La ferveur populaire parle alors du comte de Chambord « l’enfant du miracle », suivant l’expression d’Alphonse de Lamartine.

 

En 1824, le Comte d’Artois monte sur le trône et prend le nom de Charles X. Mais la révolution de 1830 le chasse du pouvoir. Le petit Henri, pressenti comme l’héritier de la couronne de son grand-père, doit fuir avec lui en exil.

En 1871, après la chute de Napoléon III, alors qu’une restauration de la monarchie devient possible, le comte de Chambord refusera d’abandonner le drapeau blanc pour le drapeau tricolore et renoncera au trône de France.

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 00:01

Le 10 février 1638, alors que la reine Anne d'Autriche est enceinte pour la première fois après 22 ans de mariage, le roi Louis XIII réalise son vœu de consacrer le royaume de France à la Vierge Marie.

 10 février 1638 - Voeu de Louis XIII consacre la France à la Vierge

En 1636, la Sainte Vierge demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L'année suivante, le Roi Louis XIII, « dans le secret de son coeur », consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d'Autriche, il multiplie les prières et les pèlerinages pour obtenir un héritier attendu depuis 22 ans.

La Mère de Dieu répond en apparaîssant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires.

Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c'est neuf mois après jour pour jour que naîtra Louis XIV qui reçevra le nom de baptême de « Louis Dieudonné ».

 

Dès que la Reine est certaine de sa grossesse, et sans attendre la naissance pour savoir si l'enfant serait garçon ou fille, Louis XIII publie le 10 février 1638 l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie.

 

Depuis lors, le 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge, est férié et chômé en France. L'initiative s’avérera bénéfique puisque naîtra le 5 septembre un garçon qui deviendra cinq ans plus tard Louis XIV.

 

 

Texte du vœu prononcé par Louis XIII le 10 février 1638.

Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui nous menaçaient. Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice ; la rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques. Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend. Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

 

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre .

 

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente Déclaration à la Grande Messe qui se dira en son église cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

 

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les cours de parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

 

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième.

 

Louis.

 
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 00:01

Le 1er février 1935, François Mitterrand participe à la manifestation de l’Action française contre les médecins étrangers autorisés à exercer en France, aux cris de « La France aux Français » (plus connu sous le nom de manifestation contre « l’invasion métèque »).

Sa participation à cette manifestation fut attestée par deux photographies, publiées dans « Les Camelots du Roi » de Maurice Pujo, où François Mitterrand apparaît face à un cordon de policiers.

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mitterrand-action-francaise-1935.jpg

 

En 1994 certaines vérités sortent au grand jour suite au livre de Pierre Péan « Une jeunesse française ».

 

A dix-huit ans (en 1934), Mitterrand, vient à Paris pour étudier à la faculté de droit et à l’École libre des sciences politiques. Il devient un membre actif des Volontaires Nationaux, la « branche jeunesse » des Croix-de-Feu.

Le 1er février 1935, il participe donc à cette manifestation « contre l’invasion des métèques ».

En 1936, on le retrouve une nouvelle fois aux côtés de l’extrême droite dans des manifestations hostiles à Gaston Jèze, un professeur de droit connu pour ses partis-pris anticolonialistes. A la même époque, Mitterrand écrit des articles dans les Echos de Paris, le journal officieux du PSF (successeur des Croix-de-Feu) que Libération décrit comme « viscéralement opposé à la gauche ». Mitterrand n’hésitait pas à y comparer le quartier latin à une déplorable « tour de Babel ».

En 1939, Mitterrand est envoyé sur le front et est fait prisonnier des allemands. Il s’évade et regagne la France.

En 1941, grand admirateur de Pétain et de la révolution nationale, haïsseur de tout ce qui fonde la IIIe république, il regagne tout naturellement Vichy où il trouvera ses premiers emplois : il établit des fiches sur les opposants au régime de Vichy.

Mitterrand rédige une lettre à sa sœur le 13 mars 1941 et dans laquelle il déclare : « j’ai vu le maréchal au théâtre […] il est magnifique d’allure, son visage est celui d’une statue de marbre. »

En 1942 il est promu au Commissariat au Reclassement des Prisonniers de Guerre.

En Avril 1942 il défend inconditionnellement, par une lettre à un ami, le gouvernement Laval imposé par les allemands.

En Décembre 1942 Mitterrand publie un article dans le journal de propagande du régime dans « France - Revue de l'État Nouveau » où il décrit les Français comme les « héritiers des cent cinquante années d’erreurs », c’est à dire que selon lui la déroute nationale date de la révolution française !

Dans la même revue, d’autres auteurs signent des articles antisémites et anticommunistes sans que cela n’émeuve celui qui se présentera quelques décennies plus tard comme « l’homme de gauche ».

Mitterrand reçoit au printemps 1943 la Francisque portant le N°2202 des mains du maréchal Pétain. Cette haute décoration est accordée selon des critères très stricts, en signe de reconnaissance suprême du régime de Vichy. Il prête serment selon la tradition en ces termes : « Je fais don de ma personne au Maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre. »

 

Sources :

"François Mitterrand était de gauche."

François Mitterrand et l’extrême-droite

Qui était François Mitterrand 

Mitterrand : résistant pétainiste

 

Lire également :

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

La Francisque
 

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 00:01

Le 30 janvier 1875, au Palais-Bourbon, un amendement institue la République à une voix de majorité (353 voix contre 352). Ce texte est considéré comme le véritable acte de naissance de la IIIe République, ce qui valut à son auteur le titre de « Père de la République ». 

henry wallon - père de la République 

Les députés de l'Assemblée nationale élue le 8 février 1871 étaient en majorité monarchistes.

Mais comme le comte de Chambord, héritier de la monarchie capétienne, se faisait prier pour monter sur le trône, ils avaient prorogé le mandat présidentiel du maréchal de Mac-Mahon pour sept ans en attendant que le prétendant veuille bien se décider.

Profitant de ce répit, Léon Gambetta, chef de la gauche républicaine, fait alliance avec son vieil ennemi, Adolphe Thiers, le chef conservateur. Il fait adopter en juin 1874 une loi fixant à 21 ans et non plus à 25 l'âge où il devient possible de voter aux élections municipales. Le suffrage universel est alors plus étendu qu'il ne l'a jamais été.

 

Le 6 janvier 1875, au lendemain de l'inauguration du Palais-Garnier, l'Assemblée nationale aborde les lois constitutionnelles avec la volonté de sortir du provisoire. Elle met au vote deux projets de lois «relatifs à l'organisation des pouvoirs publics» en écartant soigneusement le vocable République.

Le 28 janvier, un député propose en vain un amendement où il est question du «gouvernement de la République». C'est le tollé. Mais les modérés des deux bords, républicain et monarchiste, s'activent, pressés d'en finir.

 

Le samedi 30 janvier 1875, Henri-Alexandre Wallon, un député modéré du centre gauche, historien de profession, dépose un amendement au contenu anodin, ainsi conçu : « le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible. »

Pour la première fois, une loi à caractère durable est votée par le régime républicain. L'amendement Wallon entérine ainsi la fondation de la 3ème République.

 

Liens du jour :

Histoire des institutions Françaises

L'amendement Wallon

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 00:01

René d'Anjou est né le 16 janvier 1409 à Angers - 10 juillet 1480 à Aix-en-Provence

 http://amisdumuseedescoiffes.com/wp-content/uploads/2012/04/rene.1.d_anjou111.jpg

Deuxième fils de Louis II d'Anjou et Yolande d'Aragon, René hérite du duché de Bar puis, par son mariage avec Isabelle de Lorraine, du duché de Lorraine en 1431. Enfin du duché d'Anjou et le comté de Provence !

 http://www.fapage.com/images/images_valois/carte_etats_roi_rene_d_anjou.jpg

Le jeune duc n'est pas seulement l'un des plus puissants seigneurs du royaume. Il est par ailleurs le beau-frère et l'ami du roi de France, Charles VII, lequel a épousé en 1422 sa sœur Marie d'Anjou. Comme si cela ne suffisait pas, la reine Jeanne de Naples lui lègue son royaume, mais celui-ci ne lui attirera que des ennuis et il n'en conservera que le titre de roi.

 

René 1er, exilé à Saumur puis à Aix-en-Provence, finira sa vie au milieu d'une cour raffinée, pleine d'artistes et de poètes. Pour ses sujets provençaux, il restera à jamais le « bon Roi René».

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 00:01

Henri IV, alors âgé de 47 ans, qui a répudié sa femme Marguerite de Valois « la Reine Margot », épouse en seconde noce Marie de Médicis, âgée de 25 ans.

La nouvelle promise, Marie de Médicis, a 25 ans, soit 22 ans de moins que le roi. Née à Florence le 26 août 1573, elle est la fille de François 1er, grand-duc de Toscane, et de Jeanne, archiduchesse d'Autriche. C'est aussi une lointaine cousine de l'ancienne régente Catherine de Médicis.

http://didiertougard.files.wordpress.com/2009/12/21896f347f0084d1937a25d0443e2a3b.jpg

 

Mariage par procuration

Le mariage d'Henri IV avec Marie de Médicis répond avant tout pour le roi de France à des préoccupations dynastiques et financières.

Comme il faut aller vite avant que le pape ne fasse d'objection à ce remariage, l'union est célébrée par procuration le 5 octobre1600 à Florence. Henri IV est représenté par son grand écuyer, le duc de Bellegarde.

 

Marie de Médicis s'embarque en novembre 1600 pour Marseille et rencontre le 4 décembre 1600 son royal époux à Lyon.

L'union est solennisée par une messe célébrée en la cathédrale Saint Jean de Lyon le 16 décembre par le légat du pape, le cardinal Aldobrandini.

 

Marie de Médicis apporte au royaume une dote de 600.000 écus et assure à la France un rapprochement avec l'Italie.

Elle donnera un héritier au trône de France le 27 septembre 1601 en la personne du futur Louis XIII.

 

Lorsqu’Henri IV meurt le 14 mai 1610, Marie de Médicis assure la régence au nom de son fils, Louis XIII, âgé de seulement 9 ans, beaucoup trop jeune pour régner par lui-même. Marie s’implique dans les affaires politiques de la France.

 

Relire aussi :

18 août 1572 - Mariage d'Henri de Navarre et de la Reine Margot

14 mai 1610 - Henri IV est assassiné par Ravaillac

 

 

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 00:01

Le roi de France François II succombe à une otite. Son frère Charles IX, âgé de 10 ans ne peut gouverner seul. La reine mère Catherine de Médicis assure la régence jusqu'à sa majorité. Mais finalement, elle gouvernera dans l'ombre de son fils jusqu'à sa mort en 1573.

 http://p0.storage.canalblog.com/02/94/291893/38114128_p.jpg

Charles IX est né le 27 juin 1550 au château royal de Saint-Germain-en-Laye.

Charles-Maximilien de France, est le troisième fils et le cinquième des dix enfants d'Henri II et de Catherine de Médicis.

Sous son règne, le royaume est déchiré par les guerres de religion, malgré tous les efforts déployés par sa mère Catherine pour les empêcher. Après plusieurs tentatives de réconciliation, son règne déboucha sur le massacre de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572.

Il est décédé à 23 ans le 30 mai 1574 au château de Vincennes, sans descendant mâle. Son frère lui succédera sous le nom d’Henry III.

 

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