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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 23:01

Malgré la concurrence d'un autre chant patriotique, « Le Réveil du peuple », le succès de « La Marseillaise » est tel qu'elle est décrétée chant national par la Convention, le 14 juillet 1795.

Le décret du 26 messidor an III proposé par le député Debry déclare « La Marseillaise » hymne national français. D'abord appelé « Chant de guerre pour l'armée du Rhin », la chanson a été écrite dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 par Rouget de Lisle, officier du génie en poste à Strasbourg.

 

Mais l'Empire lui préfère dès 1804 « Le Chant du départ » et la Restauration le « Vive Henri IV ».

Elle resurgit pendant les phases insurrectionnelles, de la Révolution de 1830 à la Commune, « La Marseillaise » est considérée comme trop guerrière et, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1878, Mac Mahon confie à Charles Gounod le soin de composer un nouvel hymne. Ce sera le pacifique et oublié « Vive la France ».

« La Marseillaise » sera définitivement proclamée « hymne national », non sans controverses, par la IIIe République, le 14 février 1879. Sous le régime de Vichy, où seuls les couplets sur la famille et la patrie sont tolérés.

 

14 juillet 1789 - Prise de la Bastille

14 juillet - Fête nationale France

14 février 1879 - La Marseillaise, hymne national

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 23:01

Le mardi 11 juillet 1916, le  général Allemand von Falkenhayn lance une ultime offensive pour s’emparer de Verdun.

Face à l’attaque Britannique menée dans la Somme et qui met à mal les troupes allemandes, pour lui le temps est compté. Fort d’une position favorable, il doit maintenant la concrétiser en victoire effective. Mais face à la résistance du fort de Souville, il devra faire machine arrière.

Dès lors, privé de soldats par la bataille de la Somme, il doit se cantonner à une stratégie de défense.

 

Liens du jour :

Le fort de Souville

VERDUN - le suprême assaut (Juin-juillet 1916)

Animation sur la chronologie de la bataille de verdun

 

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 23:01

A la suite de la signature de l'armistice avec l'Allemagne le 22 juin 1940, le gouvernement français quitte Bordeaux le mardi 2 juillet, pour Vichy en zone libre.

 

Installé à l'hôtel du Parc, il est tout de suite nommé « gouvernement de Vichy ». Le maréchal Pétain impose une modification de la Constitution qui aboutira à la création de « l'Etat français ».  Le 10 juin à 14 heures, le Parlement rassemblé au Grand-Casino de Vichy vote la fin de la IIIe République, par 569 voix contre 80 et 19 abstentions.

Dès le 11 Juillet 1940, par le biais de trois « actes constitutionnels », Pétain se proclame chef de l’Etat français et s’attribue tous les pouvoirs.

Le nouveau régime est désigné sous le nom d’« Etat français ». Mais du fait de son aspect particulier dans l’histoire de France, il est généralement appelé « régime de Vichy », « gouvernement de Vichy », voire tout simplement « Vichy ».

La nouvelle devise de la France sera « Travail, Famille, Patrie ».

 

Les partisans du régime de Vichy seront nommés « vichystes ».

 

Relire aussi :
10 juillet 1940 - Pétain instaure l'État Français

22 juin 1940 - La France signe l'armistice

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy


 

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 23:01

Après s’être emparée d’Angers, l’armée Vendéenne de Cathelineau parvient aux portes de Nantes. Mais la ville s’est préparée et attend les insurgés de pied ferme : la population a fait le choix de se défendre.

Ainsi, 12.000 hommes sont prêts à résister aux 30.000 soldats des colonnes vendéennes, réparties au nord et au sud de la ville.

La meilleure organisation des Nantais comble largement leur infériorité numérique et contraint les Blancs à abandonner la bataille et à se replier. Cathelineau, blessé dans la bataille, meurt dans les jours suivants. La progression des Vendéens marque une pause et, tandis que Paris prend conscience de l’ampleur de la menace, c’est en fait le tournant de la guerre. La Convention, désormais sous les ordres de Robespierre, s’apprête à réagir vivement.

 

Lien du jour : Les guerres de Vendée 

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 23:01

Le jeudi 28 juin 1635, les Français Jean Duplessis et Charles Liénard de l'Olive, de la Compagnie des Isles d'Amérique (ou des Isles de l'Amérique), prennent possession de la Guadeloupe au nom du roi Louis XIII.

Le 14 février 1635, ils signaient un contrat les autorisant à « commander ensemble dans l'île qu'ils habiteraient ».

Partis le 25 mai de Dieppe, leur navire et les 554 colons à son bord débarquent à la Guadeloupe le jeudi 28 juin 1635 du côté de Pointe-Allègre, un bien mauvais choix car l'endroit est l'un des plus inhospitaliers de l'île.

 

Malgré des débuts difficiles marqués par la maladie et le manque de vivres, la Guadeloupe se développe rapidement pour atteindre 15.000 habitants dont 3.000 esclaves noirs amenés d'Afrique.

Après que Charles de l'Olive, nommé gouverneur de l'île par Richelieu, a exterminé les Indiens Caraïbes qui l'habitaient, la Guadeloupe va devenir, comme la Martinique et Saint-Domingue (Haïti), une terre de grandes plantations sucrières avec une population constituée en grande majorité d'esclaves d'origine africaine.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 23:01

Le vendredi 23 juin 1848 éclatent à Paris de violentes émeutes de la faim provoquées par la fermeture des Ateliers nationaux et le licenciement de 120.000 ouvriers.

Les Ateliers nationaux ont été créés le 28 février 1848 par le gouvernement provisoire de la IIe République en vue de procurer aux chômeurs un petit revenu en échange d'un travail symbolique.

Mais des élections législatives ont lieu les 23 et 24 avril. Ce sont les premières élections au suffrage universel (masculin). Contre toute attente, elles amènent à l'Assemblée une forte majorité de notables provinciaux très conservateurs...

Le 10 mai, dans l'attente d'une Constitution, le gouvernement provisoire cède la place à une Commission exécutive issue de l'Assemblée.

L'administration des Ateliers nationaux est confiée à un conservateur, Marie, qui va s'employer à les disqualifier. Tandis que les effectifs employés croissent de 25.000 à près de 120.000, on ne leur confie aucun travail susceptible de concurrencer une entreprise privée. Les bénéficiaires pavent et dépavent les rues en contrepartie d'un franc par jour. Désœuvrés, ils refont le monde et cultivent qui les idées bonapartistes, qui les idées socialistes.

La Commission décide donc le 20 juin de supprimer les Ateliers nationaux avec l'espoir d'étouffer ainsi l'agitation ouvrière. C'est le contraire qui se passe.

 

Le 23 juin 1848, une foule s'ébranle sur la place de la Bastille, au pied de la colonne de Juillet, 20.000 ouvriers descendent dans la rue.

Guidé par un dénommé Pujol, au cri de : « La Liberté ou la Mort », elle commence de dresser des barricades. Il va s'ensuivre trois jours de violents combats avec la troupe.

 

Au terme de ces émeutes, 5.000 insurgés seront tués, dont beaucoup fusillés sans jugement. 25.000 seront arrêtés, 11.000 condamnés à la prison ou à la déportation en Algérie.

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 23:01

Sous l’impulsion de Louis XIV, l’observatoire royal est fondé le mardi 21 juin 1667. Il deviendra plus tard l’Observatoire de Paris. L’année précédente, le roi avait mis en place, en compagnie de Colbert, l’Académie royale des sciences, qui décida du projet.

C’est ainsi que le jour du solstice d’été, les scientifiques de l’Académie décident de l’emplacement du monument, en fonction du méridien de Paris. Claude Perrault en assurera la construction et Jean-Dominique Cassini la direction. Ce dernier découvrira d’ailleurs deux satellites de Saturne et étudiera la division qui portera son nom.

Au cours du XXe siècle, les observatoires de Meudon et de Nancay y seront rattachés.

 

Aujourd’hui, l’Observatoire de Paris est le plus grand pôle national de recherche en astronomie. 30 % des astronomes français y poursuivent leurs recherches au sein de cinq laboratoires et un institut.

 

Lien du jour : Site officiel de l’Observatoire de Paris

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 23:01

Le chœur de la basilique de Saint-Denis, dédiée au premier évêque de Paris, décapité par les Romains en 258, est solennellement consacré le dimanche 11 juin 1144.

 

Cette abbaye, dont les plus anciennes parties remontent aux rois mérovingiens de la lignée de Clovis, a été très tôt un lieu de pèlerinage. Dès l'époque de Dagobert, des rois et des princes s'y font inhumer.

Pépin le Bref et ses deux fils, Carloman et Charlemagne, y ont été sacrés rois de France par le pape (Charlemagne sera par ailleurs sacré empereur à Rome).

 

Entrepreneur hors pair, l’abbé Suger fait reconstruire l'église abbatiale de Saint-Denis.

L'abbé Suger invite à la cérémonie le roi de France, Louis VII le Jeune, et sa femme, la duchesse Aliénor d'Aquitaine, ainsi que tous les grands personnages du royaume, y compris les évêques et les archevêques. Ces derniers, émerveillés par la lumière des vitraux et l'élancement de la structure, regagnent leur diocèse avec le désir de reconstruire leur propre cathédrale dans le style particulier de Saint-Denis.

 

C'est le véritable début de ce que l’on appellera plus tard « l'art gothique ».

Le style architectural qui caractérise le chœur de Saint-Denis est d'abord baptisé «ogival» par référence à l'ogive ou à l'arc brisé, ou encore «art français» car il est né au XIIe siècle dans le Bassin parisien, à Sens, Saint-Denis, Laon, Noyon, Paris. Il sera sous la Renaissance baptisé par dérision « art gothique » (c'est-à-dire « à peine digne des Goths »).

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 23:14

Le vendredi 9 juin 1815, l'Acte final du Congrès de Vienne (qui comporte 121 articles) est signé. Ce document de 300 pages en français (la langue universelle de l'époque) redéfinit les contours de l'Europe après la chute de Napoléon 1er et la défaite des armées françaises.

Entre octobre 1814 et juin 1815, au congrès de Vienne, les puissances européennes victorieuses, redessinent la carte de l'Europe en annulant la plus grande partie des transformations géopolitiques provoquées par les guerres révolutionnaires et napoléoniennes.

Ce congrès consacre ainsi la défaite de la France, dont les frontières sont ramenées à celles de 1792.

A noter que ce congrès se termine le 9 juin 1815, donc sans attendre la défaite définitive de Napoléon 1er à Waterloo (18 juin).

 

Les réarrangements territoriaux sont l'objet de la majorité des articles de l'Acte :

– L’Angleterre agrandit considérablement son empire colonial : Malte en Méditerranée, Heligoland dans la mer Baltique, Le Cap à la pointe de l'Afrique. Elle s'enrichit de quelques îles à épices enlevées aux Hollandais (Tobago, Ceylan, aujourd'hui Sri Lanka) et aux Français (Sainte-Lucie, île de France, aujourd'hui Maurice).

– La Russie s'accroît de la plus grande partie de l'ancien grand-duché de Varsovie, transformé en un « royaume de Pologne » directement inféodé au tsar.

– La Prusse reçoit la Poméranie suédoise, la Saxe du nord et surtout la Westphalie et la plus grande partie de la Rhénanie.

– L'Autriche met la main sur la Lombardie et la Vénétie, la côte adriatique (Illyrie et Dalmatie), le Tyrol et Salzbourg.

– La mosaïque allemande est réduite de 350 États à seulement 39, réunis au sein d'une Confédération germanique sans plus de pouvoir que l'ancien Saint Empire romain germanique.

– La péninsule italienne n'est plus divisée qu'en sept États.

– L'Espagne et le Portugal retrouvent leurs souverains... mais voient leurs empires coloniaux se disloquer peu à peu.

– La Suède enlève la Norvège au Danemark, tout en concédant aux Norvégiens une très large autonomie.

– Création d'un royaume des Pays-Bas (Belgique plus les anciennes Provinces-Unies et le Luxembourg), donné à la maison d'Orange (articles 65 à 73).

– Reconstitution de la Confédération Helvétique (agrandie des cantons de Genève, Neuchâtel, Bâle, Valais), et dont les grandes puissances garantissent la neutralité (articles 74 à 92).

– Le royaume de Piémont-Sardaigne retrouve Nice et la Sardaigne, acquiert Gênes et la Ligurie.

 

La France, quant à elle, reste dans ses frontières de 1792 (ce sera précisé dans le traité de Paris du 20 novembre 1815).

 

À ces tractations territoriales, l'Acte final du Congrès de Vienne ajoute quelques proclamations de principe importantes : libre circulation sur les fleuves internationaux que sont le Rhin et la Meuse, condamnation de la traite des Noirs.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 23:01

Par le sénatus-consulte du 28 floréal an XII (18 mai 1804), le Sénat français déclare :
« Article premier. Le gouvernement de la République est confié à un empereur, qui prend le titre d'Empereur des Français... »

Ce texte curieux, aussi appelé « Constitution de l'An XII », établit l'Empire français sans abolir formellement la République…

Napoléon Bonaparte échange donc son titre de Premier Consul contre celui d'Empereur, sous le nom de Napoléon 1er. C'est la récompense que lui accordent les Français pour avoir rétabli (provisoirement) la paix et la prospérité sans sacrifier les conquêtes de la Révolution.

 

L'acte législatif fondateur du Sénat sera suivi pour la forme d'un sacre solennel à Notre-Dame de Paris le 2 décembre suivant.

 

Relire aussi :

2 août 1802 : Napoléon élu consul à vie

6 avril 1814 : Napoléon Ier abdique

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 23:10

Le 14 mai 1643, le roi Louis XIII meurt à l’âge de 43 ans, soit 33 ans jour pour jour après l'assassinat de son père Henri IV...

Comme son fils et successeur Louis XIV n'a que quatre ans, Louis XIII a prévu avant de mourir un Conseil de régence constitué de son frère, Gaston d'Orléans, du prince de Condé, de la reine Anne d'Autriche et du ministre-cardinal Mazarin.

 

Mais la reine n'a d'autre hâte que de faire casser le testament. Le Parlement de Paris lui confie « l'administration libre absolue et entière des affaires du royaume ».

 

La régence débute sous de bons auspices avec la victoire du duc d'Enghien sur les Espagnols à Rocroi, le 19 mai 1643. Mais très vite, les choses se gâtent avec la Fronde des parlementaires et des nobles. L'autorité royale est restaurée grâce au Premier ministre, le cardinal Jules Mazarin.

 

Le traité des Pyrénées, chef d'œuvre diplomatique de Mazarin, met un terme en 1659 à la guerre avec l'Espagne et se solde par le mariage du jeune roi avec sa cousine, l'infante Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV d'Espagne.

 

Relire aussi :

14 mai 1610 - Henri IV est assassiné par Ravaillac

7 juin 1654 - Couronnement de Louis XIV

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 23:01

Le mardi 13 mai 1958 est le jour de l'investiture de Pierre Pflimlin, favorable à l'ouverture de négociations avec le Front de libération nationale (FLN), ce qui suscite la colère des partisans de « l'Algérie française ».

Ce 13 mai 1958, les Algérois d'origine européenne, conduits par le leader étudiant Pierre Lagaillarde, le journaliste Alain de Sérigny, le général Jacques Massu et l'agitateur Léon Delbecque, manifestent pour le maintien de la souveraineté de la France sur l'Algérie.

Tout commence par une manifestation d'anciens combattants à la mémoire de trois militaires du contingent faits prisonniers par les fellaghas et fusillés en Tunisie. Profitant de la manifestation, les partisans de l'Algérie française donnent l'assaut au bâtiment du gouvernement général sous la conduite de Pierre Lagaillarde. Après la mise à sac du gouvernement général, les émeutiers nomment un Comité de salut public.

 

Le général Jacques Massu en prend la présidence. Il envoie à Paris un télégramme : « ... exigeons création à Paris d'un gouvernement de salut public, seul capable de conserver l'Algérie partie intégrante de la métropole ». Les députés, qui n'apprécient pas cette intrusion, investissent comme prévu Pierre Pflimlin. C'est la rupture avec Alger.

 

En attendant la prise de fonctions du nouveau Président du Conseil, Félix Gaillard confie les pleins pouvoirs civils et militaires en Algérie au général Raoul Salan, qui commande l'armée sur place.

Le 14 mai, à 5 heures du matin, Massu lance un nouvel appel : « Le comité de salut public supplie le général de Gaulle de bien vouloir rompre le silence en vue de la constitution d'un gouvernement de salut public qui seul peut sauver l'Algérie de l'abandon ».

 

Le lendemain, 15 mai 1958, le général Raoul Salan prononce une allocution devant le comité de salut public, à l'intérieur du Gouvernement général d'Alger : « Vive la France, vive l'Algérie française, vive le général de Gaulle ! »

Puis il se rend sur le balcon et s'adresse à la foule rassemblée sur le Forum : « Nous gagnerons parce que nous l'avons mérité et que là est la voie sacrée pour la grandeur de la France. Mes amis, je crie : «Vive la France ! Vive l'Algérie française ! »

 

L'insurrection aura raison de la IVème République et de Gaulle instaurera rapidement la Ve République.

De sa retraite de Colombey-les-deux-Églises, Charles de Gaulle fait répondre le jour même qu'il se tient prêt à « assumer les pouvoirs de la République ».

 

Le 19 mai, il donne une conférence de presse pour dire qu'il refuse de recevoir le pouvoir des factieux d'Alger. Aux journalistes qui s'inquiètent de l'éventualité d'une dictature, il lance : «Croit-on qu'à 67 ans, je vais commencer une carrière de dictateur ?».

 

Le 27 mai, de Gaulle affirme dans un communiqué qu'il entame le processus régulier pour «l'établissement d'un gouvernement républicain». Stupeur dans la classe politique. Serait-ce un coup d'État ?

 

Pour dénouer la situation, René Coty, le président de la République, se résout le 1er juin, dans un message au Parlement, à en appeler au «plus illustre des Français... Celui qui, aux heures les plus sombres de notre histoire, fut notre chef pour la reconquête de la liberté et qui, ayant réalisé autour de lui l'unanimité nationale, refusa la dictature pour établir la République».

 

Le général forme sans attendre un gouvernement de rassemblement avec Guy Mollet, chef de la SFIO (parti socialiste), Antoine Pinay (Centre National des Indépendants, droite), Pierre Pflimlin, MRP (chrétien démocrate), Michel Debré (gaulliste)...

 

Investi de la présidence du Conseil, le général Charles de Gaulle s'attelle à la mise sur pied d'une nouvelle Constitution. Elle est approuvée par référendum le 28 septembre 1958 avec 79,2% de Oui et toujours en vigueur.

 

Le 21 décembre 1958, Charles de Gaulle est  élu président de la Ve République.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 23:01

Sur le front ouest de la Première Guerre mondiale, la seconde bataille de l'Artois (du 9 au 15 mai 1915) oppose les troupes françaises et britanniques, menées par Joseph Joffre, à l'armée allemande commandée par le prince Rupprecht de Bavière.

Le bombardement visant à démolir les positions ennemies débute le dimanche 9 mai, à 6h du matin.

À 10h00, l'assaut à la baïonnette et à la grenade démarre. Le 33e corps d’armée, commandé par le général Pétain, attaque sur un front large de 6 km.

En quelques heures, les assaillants parviennent à submerger le système de tranchées allemand, progressant de plus de 3 km vers la crête de Vimy. Mais les réserves, disposées trop loin du front, sont incapables de rejoindre les lignes suffisamment vite pour exploiter cette spectaculaire percée, alors que l’artillerie française est désormais incapable de protéger les unités les plus avancées. Les Allemands se ressaisissent et contre-attaquent.

 

Le coût humain de cette grande offensive, sans résultat stratégique majeur, fut tragique pour l’armée française : 102.000 pertes, soit le double de celles subies par les Allemands lors de l’ensemble des attaques françaises et britanniques entre Arras et Festubert.

Les combats se prolongent pendant une semaine, avec des affrontements sauvages sur les hauteurs de Notre-Dame-de-Lorette. Au final, le résultat de l’offensive française est limité : les villages de Carency et d’Ablain-Saint-Nazaire ont été pris, mais la crête de Vimy, et donc le contrôle de la plaine minière, restent dans les mains allemandes.

 

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 23:01

Durant la guerre de Cent Ans (1337-1453), les préliminaires d'un traité de paix entre les rois de France et d'Angleterre sont signés à Brétigny (Eure-et-Loir).

 

Depuis sa défaite à Poitiers (19 septembre 1356), le roi de France Jean II « le Bon », prisonnier des Anglais, cherche à obtenir sa libération : pourparlers et accords avec Édouard III se succèdent, tandis que le dauphin Charles (futur Charles V, « le Sage »), qui a pris le titre de régent du royaume, affronte des crises politiques.

Dans ces tentatives de paix, la papauté adopte sa posture traditionnelle de médiateur : ses légats ménagent les rencontres qui aboutissent aux préliminaires de paix de Brétigny (8 mai 1360), confirmés par les deux rois à Calais (24 octobre 1360).

 

Le roi Jean II cède, en pleine souveraineté, une grande Aquitaine (de la Loire aux Pyrénées), les comtés de Guînes et de Ponthieu, ainsi que Calais, et se soumet au paiement d'une rançon de 3 millions d'écus en versements échelonnés. Le roi d'Angleterre Edouard III renonce à revendiquer le trône de France et s'engage à évacuer les forteresses qu'il tient sur le territoire du roi de France.

Les conditions du traité sont catastrophiques pour la monarchie des Valois. Elles ramènent le domaine capétien à ce qu'il était au début du règne de Philippe Auguste, 150 ans auparavant.

En réalité, elles ne seront jamais appliquées grâce à l'habileté et à l'énergie du Dauphin, futur Charles V.

Les conflits entre les deux pays reprendront 9 ans plus tard.

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 23:01

Le « Grand Siècle » de Louis XIV reste marqué par l’image d’un roi absolu et d’un Etat puissant. Investi très jeune dans ses fonctions, éduqué par le Cardinal Mazarin, le Roi-Soleil pose les fondements de l’absolutisme.

Le 6 mai 1682, il s’installe, entouré de sa Cour, au château de Versailles, meilleur symbole de son pouvoir et de son influence en Europe.

Jusqu’à son installation au château de, le Roi impose à la Cour des déplacements fréquents. Louis XIV et ses courtisans séjournent au palais du Louvre puis aux Tuileries, dans les châteaux de Saint-Germain-en-Laye, de Vincennes et Fontainebleau.

Les travaux de l’architecte Louis Le Vau et du jardinier André Le Nôtre, pour transformer le pavillon de chasse de Louis XIII en résidence royale, ont commencé en 1661. Ils dureront pendant tout le règne du Roi-Soleil et coûteront 82 millions de livres à l'Etat, au grand désespoir de son administrateur, Colbert.

 

Affaibli par 72 années de règne, Louis XIV meurt le 1er septembre 1715. Il est inhumé à la basilique Saint-Denis et lègue le trône à son arrière-petit-fils Louis XV, alors âgé de 5 ans.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 23:01

Le dimanche 29 avril 1945, les élections municipales donnent l'occasion aux Françaises de voter pour la première fois de leur Histoire.

En France, alors que les hommes obtiennent le droit de vote « universel » en 1848, les femmes attendent 1944 pour pouvoir se rendre aux urnes !

Pendant l’Occupation de nombreuses femmes ont rejoint les rangs de la Résistance. Cet engagement conduira la France libre du général de Gaulle à reconnaître l’égalité économique et politique des sexes

 

Le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative siégeant à Alger adopte le principe du droit de vote des femmes par 51 voix « pour » et 16 voix « contre ». Un mois après, le 21 avril, le général de Gaulle ratifie une ordonnance qui, à l’article 17, prévoit le vote des femmes et leur éligibilité : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. »

 

Relire aussi : 21 avril 1944 - Les femmes obtiennent le droit de vote

 

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 23:06

Le mercredi 25 avril 1792, la guillotine est « inaugurée » lors de l'exécution, en place de Grève à Paris, de Nicolas-Jacques Pelletier, un voleur de grand chemin.

La Chronique de Paris du 26 avril relate l’événement :
« Hier, à trois heures de l’après-midi, on a mis en usage, pour la première fois, la machine destinée à couper la tête des criminels […] La nouveauté du spectacle avait considérablement grossi la foule de ceux qu’une pitié barbare conduit à ces tristes spectacles ».

 

Le 28 novembre 1789, le docteur Joseph Guillotin présente sa machine à décapiter à l'Assemblée constituante.

En 1791, un décret fixe que « tout condamné à mort aura la tête tranchée ».

Pendant la Terreur, de septembre 1793 à juillet 1794, près de 50 guillotines seront installées en France et quelques 20.000 personnes seront exécutées.

 

Elle fut aussi utilisée  dans certains cantons de Suisse, en Suède, en Belgique, en Allemagne et en Algérie.

En France, une guillotine fonctionna pour la dernière fois à la prison des Baumettes en septembre 1977 et la peine de mort sera abolie en 1981.

 

 

En 1996, le démocrate Doug Teper député de l’État américain de Géorgie a proposé de remplacer la chaise électrique par la guillotine pour éviter de faire souffrir le condamné et permettre le recyclage éventuel de son corps. Cette proposition a finalement été rejetée, la guillotine (jamais utilisée aux États-Unis) étant considérée comme une méthode barbare car sanglante. L’État abandonnera la chaise électrique, déclarée anticonstitutionnelle par la Cour suprême de Géorgie, au profit de l’injection létale en 2001.

 

Relire aussi :

18 septembre 1981 : Abolition de la peine de mort en France

 

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 19:46

Une fois n’est pas coutume, je souhaite aujourd’hui commenter l’actualité.

L’école de la république subit de nombreuses attaques avec notamment la réforme sur les rythmes scolaires qui a créé des disparités entre les communes riches et les communes pauvres mais aussi entre les communes rurales et les grandes villes.

Le nouveau calendrier scolaire privilégiera l’industrie touristique des sports d’hiver au détriment des enfants car il y aura toujours une des zones qui subira une fin d’année pénible avec une période trop longue.

Une nouvelle attaque récente des programmes fait débat actuellement, et c’est pour cette raison que j’écris cet article sur un blog normalement consacré aux dates et à l’Histoire.

En effet, une fois de plus les programmes d’Histoire vont être revisités pour faire disparaître un peu plus les connaissances fondamentales !

 

 

Le saviez-vous ?

Clovis, Saint Louis ou François I er, Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français depuis quelques années déjà !

Raison invoquée : il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à « l'enseignement des civilisations extra-européennes ».

Le programme de sixième passe sans transition de l'Empire romain au IIIe siècle à l'empire de Charlemagne, soit une impasse de six siècles.

 

Je vous invite à lire ou relire cet article pour voir toutes les incohérences des programmes scolaires : Ce que nos enfants n'apprennent plus au collège

 

L’héritage culturel français en danger

Je vous invite aussi à lire les nouvelles dispositions inquiétantes du gouvernement.
Nouveaux programmes d'histoire : atomisation sociale, culpabilité et haine de soi

On peut notamment y lire :

[…] l'étude de l'Islam sera obligatoire, mais celle du christianisme médiéval facultative - ceux qui choisiront de l'enseigner devront le faire uniquement sous l'angle de l' « emprise de l'Eglise sur les mentalités rurales ». […]

 

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 23:55

Malgré les termes du Traité de Troyes (1420), Charles VII, alors réfugié à Bourges, envisage de reconquérir les terres au nord de la Loire, occupées dans leur grande majorité par les Anglais.

 

Alliance entre les ducs de Bourgogne, de Bretagne et les Anglais contre Charles VII

Mandatés dans la cité d'Amiens par Jean de Lancastre, duc de Bedford, qui assure la régence du trône d'Angleterre au nom du très jeune Henry VI, les ducs Jean V de Bretagne et Philippe de Bourgogne signent une triple alliance avec les Anglais, connue sous le nom de Traité d'Amiens.

Le traité du jeudi 17 avril 1423 stipule que chacun devra livrer 500 hommes à celui qui en aura besoin.

En outre deux mariages étaient prévus afin de renforcer cette alliance par des liens matrimoniaux. Les sœurs de Philippe le Bon, Anne et Marguerite de Bourgogne doivent épouser, la première, Jean de Badford et la seconde Arthur de Richemont, frère du duc de Bretagne.

 

Plusieurs traités ont été signés à Amiens et portent le nom de cette ville :

  • Le traité d'Amiens, traité signé entre le roi de France Philippe le Hardi et le roi d'Angleterre Édouard Ier au cours de leur rencontre du 23 mai 1279 par lequel le roi de France accepte l'application des clauses du traité de Paris de 1259 prévoyant la cession de l'Agenais et du Périgord au roi d'Angleterre après la mort d'Alphonse de Poitiers.
  • Le traité d'Amiens, traité d'alliance signé le 17 avril 1423.
  • La paix d'Amiens, conclue le 25 mars 1802 entre le Royaume-Uni, d'une part, et la France, l'Espagne et la République batave, d'autre part. La paix d'Amiens dure à peine un an et prend fin le 18 mai 1803.
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 23:29

Le  jeudi 12 avril 1229, un traité est signé à Paris entre Blanche de Castille, régente mère de Louis IX d’une part et Raymond VII, comte de Toulouse, contraint à en accepter les termes d’autre part.

L’ "accord" met fin à la croisade menée contre les albigeois, ou cathares, depuis 1209. Le comte de Toulouse doit alors céder une grande partie de ses terres au royaume mais conserve le comté de Toulouse et le Lauragais. Il s’engage également à marier Jeanne de Toulouse, son héritière, à Alphonse de Poitiers, frère cadet du roi. Ainsi, à sa mort, le reste de son territoire reviendra définitivement au royaume de France.

 

Lien du jour : Histoire du Catharisme

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 00:01

Le 8 avril 1364 le roi de France Jean II «  le Bon » décède à en captivité Londres à l'âge de 45 ans. Le souverain était parti négocier les accords de Brétigny avec le roi d'Angleterre Edouard III. Sa mort réduit à néant les espoirs de paix : français et anglais guerroient depuis une dizaine d'années.

 

Le fils aîné de Jean II, qu'il a eu 26 ans plus tôt de sa première femme Bonne de Luxembourg, passe du statut de Dauphin et de régent à celui de roi sous le nom de Charles V.

Il a déjà fait ses preuves en surmontant les épreuves de la défaite et de la révolution, ainsi qu'en négociant la paix avec l'ennemi.  À sa mort, quinze ans plus tard, il aura mérité pleinement son surnom de Charles V le Sage.

 

Jean II « le Bon », un surnom immérité

Le 22 août 1350, le fils de Philippe VI et Jeanne de Bourgogne succéda à son père sur le trône de France, devenant ainsi, à 31 ans, sous le nom de Jean II, le deuxième souverain de la branche cadette des Valois.

Après le désastre de Poitiers, en 1356, il a été surnommé Jean le Bon en raison de sa bravoure au combat (bon est à prendre au sens de brave ou fougueux).

Il a une réputation de rapiat et d'impulsif. Aussi mauvais homme que piètre politique, il mène une vie de cour dispendieuse. Dès après son sacre, il donne à Paris des fêtes grandioses tandis que sévit la famine.

Charles V « le Sage », l'artisan du renouveau de la France

Né à Vincennes le 21 janvier 1338. Il assume la régence du royaume dès 1356, à 18 ans, après que son père eut été capturé à Poitiers par les Anglais.

C'est dans cette conjoncture dramatique qu'il doit faire front à une alliance des seigneurs féodaux et des bourgeois de Paris, sans parler des paysans qui se lancent dans de violentes Jacqueries...

Le Dauphin (titre donné pour la première fois à l'héritier du trône) se sort finalement de tous ces mauvais pas et signe même à Brétigny, près de Chartres, des préliminaires de paix avec les Anglais.

 

Il  est sacré à Reims le 19 mai 1364, ainsi que sa femme, Jeanne de Bourbon.

Quand Charles V meurt à son tour le 16 septembre 1380, il laisse à son fils et héritier un royaume prospère et solide.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 00:03

Situé sur le plateau des Glières à 1400 mètres d’altitude, dans le massif des Bornes en Haute-Savoie, créé par l'Armée secrète le 31 janvier 1944, le Maquis des Glières est commandé par l'ex-officier d'active Tom Morel et encadré par des anciens du 27e BCA d’Annecy.
C'est le premier grand maquis à avoir affronté les Allemands le 26 mars 1944.
Ce jour là, trois bataillons de la 157e division de la Wehrmacht, appuyés par l'aviation et l'artillerie, prennent d'assaut le plateau des Glières. Cette bataille met fin au premier « maquis » de la Résistance.

Le dimanche 26 mars 1944, le commandant allemand du secteur envoie deux patrouilles en reconnaissance vers les hauteurs du plateau. L'une d'elles est facilement repoussée mais l'autre arrive à contourner les défenses du maquis. Il s'ensuit un bref affrontement durant lequel deux « maquisards » sont tués et un autre blessé.

 

Les Allemands donnent l'assaut aussitôt après, avec le concours de la Milice française. Le capitaine Maurice Anjot, qui a remplacé Tom Morel à la tête du maquis, juge que ses hommes ont tenu les positions assez longtemps et que l'honneur est sauf. Il décide d’évacuer le plateau avec tous ses hommes.

 

Dans la retraite, cependant, 210 résistants sont capturés par l’ennemi ou ses alliés de la Milice ou la police de Vichy. Une centaine sont fusillés, parfois après avoir été torturés.

 

La « bataille des Glières » devient un enjeu dans la guerre des ondes que se livrent la France Libre de De Gaulle et le gouvernement collaborationniste de Vichy.

 

Philippe Henriot, le propagandiste de Radio Paris, évoque la liquidation du maquis par la police sans faire état de la participation allemande ! De son côté, Jean Rosenthal, dans son désir de bien faire, télégraphie à Londres une information selon laquelle 400 Allemands auraient été tués et 300 blessés dans les affrontements avec le maquis.

 

Sur Radio Londres, par la voix de Maurice Schumann, on peut encore entendre ceci le 7 avril 1944 : « À Glières, 500 Français ont résisté à 12.000 Allemands pendant 14 jours ». Il n'en reste pas moins que le maquis des Glières aura convaincu les chefs alliés de l'utilité de la Résistance française dans leur combat contre le nazisme.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 00:01

En remerciement de l'aide militaire apportée au royaume du Piémont contre l'Autriche, le roi du Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel, cède à Napoléon III Nice et la Savoie.

 

Le samedi 24 mars 1860, par le traité de Turin, Nice et la Savoie reviennent à la France.

Napoléon III obtient ces deux territoires en récompense de son intervention militaire contre l'Autriche, aux côtés du royaume du Piémont, et en échange de l'annexion de l'Italie centrale par le Piémont.

Pour la première fois au monde, l'exécution du traité est subordonnée à son approbation par les populations concernées en vertu du «droit des peuples à disposer d'eux-mêmes».

 

Ce droit avait déjà été appliqué une première fois par le gouvernement français dans le Comtat Venaissin et à Avignon, propriété du Saint-Siège, le 14 septembre 1791. Mais ce fut de manière unilatérale et non dans le cadre d'un traité international.

Cette fois, c'est Paris et Turin qui organisent de concert un référendum dans le comté de Nice et en Savoie.

Le dimanche 22 avril 1860, les populations des deux comtés se prononcent massivement en faveur de leur rattachement à la France par plébiscite.

À Nice, on compte 25.743 « oui », 160 « non » et 5.000 abstentions. En Savoie, 235 « non » et une poignée d'abstentions sur 130.000 votants !

 

Un sénatus-consulte du 12 juin 1860 confirme l'incorporation des deux provinces à l'Empire français.

 

Au nord des Alpes, la Savoie est divisée en deux départements : Savoie et Haute-Savoie.

 

Au sud, le comté de Nice est réuni à un morceau du département du Var, avec le fleuve Var lui-même, pour former le département des Alpes-Maritimes (le département du Var se réfère depuis lors à un fleuve qui lui est étranger !).

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 00:01

 

« Mai 68 » a en réalité commencé le 22 mars…
En effet le « Mouvement du 22 mars » participe à l’agitation politique qui débouche vers la révolte de Mai 68.

 

Un groupe à tendance anarchiste se crée à l’université de Nanterre autour de Daniel Cohn-Bendit dit « Dany le rouge ». Les étudiants qui composent le « Mouvement du 22 mars » réagissent à l’arrestation de camarades lors d’une manifestation contre la guerre du Vietnam. Ils occupent la salle du conseil de la faculté de Lettres.

Les cours sont suspendus jusqu'au 1er avril pour éviter l'occupation de la  faculté, annoncée pour le 29 mars. Les étudiants se replient sur la Sorbonne et  y occupent le grand amphithéâtre.

L’occupation dure et les incidents se multiplient si bien que le recteur décidera de fermer la faculté de Nanterre le 2 mai. Le 3 mai, la Sorbonne est évacuée par les forces de l'ordre. De violents incidents éclatent dans la nuit suivante au Quartier Latin qui se soldent au matin par 600  interpellations.

Si ce « Mouvement du 22 mars 1968 » est un symbole de la contestation étudiante qui ébranlera la France au cours du mois de mai, il est aussi l'expression d'un clivage générationnel qui fait écho à des situations similaires en Europe de l'Est, aux États-Unis, au Mexique et même en Chine.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 00:01

Le jeudi 21 mars 1940, dans l'émotion suscitée par l'armistice entre les Finlandais et les Soviétiques, dix jours plus tôt, Paul Reynaud remplace Édouard Daladier (l'homme des accords de Munich) à la présidence du Conseil (le gouvernement français).

Paul Reynaud est l'un des rares hommes politiques à s'être opposé aux accords de Munich (automne 1938) qui autorisaient l'annexion du territoire tchèque des Sudètes par Hitler. A la tête du ministère des Finances depuis cette date, il a pris une place déterminante dans la préparation du pays à la guerre en étant partisan de la plus grande fermeté à l'égard de l'Allemagne.

Il devient  ainsi Président du Conseil en remplaçant Edouard Daladier déconsidéré depuis qu’il avait signé les accords de Munich.

Dès le début de l’invasion allemande, Reynaud appelle le 18 mai, le Maréchal Philippe Pétain, le vainqueur de la bataille de Verdun, pour être son vice-président. Le lendemain, il rappelle Maxime Weygand à la tête des armées : ce dernier était l’ancien adjoint du Maréchal Foch.

Une semaine plus tard, Paul Reynaud rencontre Winston Churchill, le nouveau Premier ministre britannique. Les deux hommes tombent d’accord pour lutter ensemble contre Hitler selon l’engagement mutuel de la France et de l’Angleterre de ne pas accepter d’armistice ou de traité de paix séparé. Pourtant, dans son gouvernement, Reynaud compte quelques ministres favorables à un armistice dont Maxime Weygand et Philippe Pétain convaincus de la future défaite française.

Paul Reynaud propose alors que les militaires demandent un cessez-le-feu afin que le gouvernement puisse se replier en Afrique du Nord en continuant la lutte. En effet, la France dispose d’une aviation, d’une flotte, de régiments et de beaucoup d’âmes dans les colonies et les Français de métropole n’auraient qu’à patienter.

Cette idée n’est pas du goût du général Maxime Weygand qui objecte que tout le territoire serait occupé, les armées défaites et les armes saisies. Il prône donc un armistice, soit un arrêt des combats en attendant un traité de paix normal. Pétain le soutient dans cette idée d’autant plus que l’exode a commencé, que la Belgique et les Pays-Bas ont été pris, que Sedan a été vaincue. Il ne veut pas abandonner le pays, affirme que l’armée a fait son devoir et qu’il faut savoir reconnaître une défaite.

Paul Reynaud et les membres de son gouvernement, le 6 juin 1940.

De gauche à droite, MM. Ludovic-Oscar Frossard (Travaux publics), Albert Chichery (Commerce),

Jean Prouvost (Information), Yves Bouthillier (Finances), 
Paul Reynaud (président du Conseil, ministre de la Défense nationale et de la Guerre et des Affaires étrangères), André Février (sous-secrétaire d’État aux Travaux publics), Yvon Delbos (Éducation), Charles de Gaulle (sous-secrétaire d’État au ministère de la Défense nationale et de la Guerre), Georges Pernot (Famille).

 

Deux personnes ne sont pas d’accord avec cette vision des choses : Georges Mandel, le Ministre de l’Intérieur et le général de brigade Charles de Gaulle, alors sous-secrétaire d’état à la Défense. Pour eux, cette guerre n’a rien à voir avec les précédentes : il s’agit de se battre contre des régimes totalitaires (Allemagne nazie, Italie fasciste et URSS communiste).

De Gaulle est envoyé à Londres par Paul Reynaud pour prier Churchill de dégager la France de sa promesse. Le 16 juin, Paul Reynaud reçoit un télégramme de Churchill qui l’autorise à demander les conditions d’un armistice à Hitler tout en mettant la flotte française à l’abri dans les ports britanniques. Puis Churchill propose une union totale entre l’Angleterre et la France ne faisant des deux pays qu’un seul. Un rendez-vous est pris pour le lendemain entre les deux hommes mais ce traité d’union est rejeté par les partisans de l’armistice, majoritaires dans le gouvernement.

 

Isolé, Paul Reynaud démissionne le soir du 16 juin 1940.

Mal inspiré cette fois, suggère au président Albert Lebrun d'appeler le maréchal Pétain à sa place !

 

Arrêté en septembre 1940, Paul Reynaud sera déféré devant le tribunal de Riom, chargé par Pétain de juger les « responsables de la défaite » mais aucun magistrat ne voudra le condamner.

 

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