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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 23:01

Après les événements de 1831, Lyon est en proie à de nouveaux troubles insurrectionnels : c’est la seconde révolte des Canuts.

Le 9 avril 1834, les ouvriers de la soie, les canuts, se soulèvent après que des meneurs aient été traduits en justice pour avoir dénoncé des baisses de salaires et fait grève. Le ministre de l'Intérieur Adolphe Thiers laisse les manifestants ériger des barricades puis fait donner la troupe. Celle-ci va méthodiquement reconquérir la ville.

On compte environ 600 morts et 10.000 arrestations au cours de la « Sanglante semaine » du 9 au 15 avril 1834. Autrement plus féroce que lors de la première révolte des canuts (1831), cette répression est un prélude à la « Semaine sanglante » de 1871 par laquelle le même Thiers mettra un terme à la Commune de Paris.

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 00:01

Les lois de 1884 sur la liberté syndicale et celle de 1901 sur la liberté d'association, portées par Pierre Waldeck-Rousseau, marquent la volonté des dirigeants de la IIIème République de renforcer l'unité de la nation et de démocratiser la société.

 

Le ministre Pierre Waldeck-Rousseau fait abolir la loi Le Chapelier du 14 juin 1791, et autorise les syndicats ouvriers. Des syndicats existaient déjà, mais leur existence était illégale, leurs membres, leurs militants pouvaient donc être poursuivis en justice.

Ainsi, le Parlement Républicain instaure une certaine liberté syndicale et d’association professionnelle.

 

Le texte adopté par la Chambre des députés le 13 mars, est signé le 21 par le président Grévy et publié le 22 mars 1884 au Journal officiel.

 

Loi du 21 mars 1884  relative à la création des syndicats professionnels

Le Sénat et la Chambre des Députés ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article premier.

Sont abrogés la loi des 14-17 juin 1791 et l'article 416 du Code pénal.

Les articles 291, 292, 293, 294 du Code pénal et la loi du 18 avril 1834 ne sont pas applicables aux syndicats professionnels.

Article 2.

Les syndicats ou associations professionnelles, même de plus de vingt personnes exerçant la même profession, des métiers similaires, ou des professions connexes concourant à l'établissement de produits déterminés, pourront se constituer librement sans l'autorisation du Gouvernement.

Article 3.

Les syndicats professionnels ont exclusivement pour objet l'étude et la défense des intérêts économiques, industriels, commerciaux et agricoles.

Article 4.

Les fondateurs de tout syndicat professionnel devront déposer les statuts et les noms de ceux qui, à un titre quelconque, seront chargés de l'administration ou de la direction.

Ce dépôt aura lieu à la mairie de la localité où le syndicat est établi, et à Paris à la préfecture de la Seine.

Ce dépôt sera renouvelé à chaque changement de la direction ou des statuts.

Communication des statuts devra être donnée par le maire ou par le préfet de la Seine au procureur de la République.

Les membres de tout syndicat professionnel chargés de l'administration ou de la direction de ce syndicat devront être Français et jouir de leurs droits civils.

Article 5.

Les syndicats professionnels régulièrement constitués d'après les prescriptions de la présente loi pourront librement se concerter pour l'étude et la défense de leurs intérêts économiques, industriels, commerciaux et agricoles.

Ces unions devront faire connaître, conformément au deuxième paragraphe de l'article 4, les noms des syndicats qui les composent.

Elles ne peuvent posséder aucun immeuble ni ester en justice.

Article 6.

Les syndicats professionnels de patrons ou d'ouvriers auront le droit d'ester en justice.

Ils pourront employer les sommes provenant des cotisations.

Toutefois ils ne pourront acquérir d'autres immeubles que ceux qui sont nécessaires à leurs réunions, à leurs bibliothèques et à des cours d'instruction professionnelle.

Ils pourront, sans autorisation, mais en se conformant aux autres dispositions de la loi, constituer entre leurs membres des caisses spéciales de secours mutuels et de retraites.

Ils pourront librement créer et administrer des offices de renseignements pour les offres et les demandes de travail.

Ils pourront être consultés sur tous les différends et toutes les questions se rattachant à leur spécialité.

Dans les affaires contentieuses, les avis du syndicat seront tenus à la disposition des parties, qui pourront en prendre communication et copie.

Article 7.

Tout membre d'un syndicat professionnel peut se retirer à tout instant de l'association, nonobstant toute clause contraire, mais sans préjudice du droit pour le syndicat de réclamer la cotisation de l'année courante.

Toute personne qui se retire d'un syndicat conserve le droit d'être membre des sociétés de secours mutuels et de pensions de retraite pour la vieillesse à l'actif desquelles elle a contribué par des cotisations ou versements de fonds.

Article 8.

Lorsque les biens auront été acquis contrairement aux dispositions de l'article 6, la nullité de l'acquisition ou de la libéralité pourra être demandée par le procureur de la République ou par les intéressés. Dans le cas d'acquisition à titre onéreux, les immeubles seront vendus et le prix en sera déposé à la caisse de l'association. Dans le cas de libéralité, les biens feront retour aux disposants ou à leurs héritiers ou ayants cause.

Article 9.

Les infractions aux dispositions des articles 2, 3, 4, 5 et 6 de la présente loi seront poursuivies contre les directeurs ou administrateurs des syndicats et punies d'une amende de 16 à 200 francs. Les tribunaux pourront en outre, à la diligence du procureur de la République, prononcer la dissolution du syndicat et la nullité des acquisitions d'immeubles faites en violation des dispositions de l'article 6.

Au cas de fausse déclaration relative aux statuts et aux noms et qualités des administrateurs ou directeurs, l'amende pourra être portée à 500 francs.

Article 10.

La présente loi est applicable à l'Algérie.

Elle est également applicable aux colonies de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion. Toutefois les travailleurs étrangers et engagés sous le nom d'immigrants ne pourront faire partie des syndicats.

 

La présente loi délibérée et adoptée par le Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l'État.

 

    Fait à Paris, le 21 mars 1884

    Jules GREVY

 

 

    Le Ministre de l'intérieur,  WALDECK-ROUSSEAU

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 00:01

Le mardi 20 mars 1956, la France met fin à son protectorat sur la Tunisie, 18 jours après avoir reconnu celle du Maroc.

C'est l'aboutissement des revendications menées par le Destour, un parti fondé en 1920, et plus encore le Néo-Destour, un parti indépendantiste plus radical que le précédent, fondé en 1934 par Habib Bourguiba. Celui-ci est arrêté par le résident général Jean de Hauteclocque en janvier 1953.

Là-dessus, coup de théâtre. Le 31 juillet 1954, le président du Conseil Pierre Mendès France se rend à Tunis et, par son « discours de Carthage », reconnaît l'autonomie interne de la Tunisie, premier pas vers l'indépendance. Dans le mois qui suit celle-ci, le Néo-Destour s'assure une majorité écrasante aux élections. Son chef Bourguiba, devenu le chef du gouvernement, abolit le beylicat et proclame la République le 25 juillet 1957.

Lire aussi : 2 mars 1956 - Indépendance du Maroc

 

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 00:01

Le 19 mars 1946, la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, et la Réunion deviennent des départements d'outre-mer sur un vote à l'unanimité de l'Assemblée nationale française.

Les quatre colonies ont obtenu cette promotion grâce à l'effort conjoint de leurs députés, Léon Lepervanche et Raymond Vergès (La Réunion), Gaston Monnerville (Guyane), Eberré (Guadeloupe), Bissel et Césaire (Martinique).

Le projet de départementalisation a été défendu bec et ongles par le député martiniquais Aimé Césaire, poète de la « négritude ».

 

Quelques mois plus tard, le 24 septembre 1946, d'autres colonies, qui ont conservé le souvenir d'une histoire antérieure à la colonisation, sont transformées en territoires ou collectivités d'outre-mer.

C'est le cas de la Polynésie française (ou Établissements français du Pacifique), de la Nouvelle-Calédonie, des Comores, de Wallis-et-Futuna, des Nouvelles-Hébrides (aujourd'hui le Vanuatu)... Du fait de leur passé précolonial, elles ont vocation d'accéder à une autonomie de plus en plus large puis à l'indépendance.

 

Loi n° 46-451 du 19 mars 1946 tendant au classement comme départements français de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunion et de la Guyane française

Article 1 : Les colonies de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunion et la Guyane française sont érigées en départements français.

Article 2 : Les lois et décrets actuellement en vigueur dans la France métropolitaine et qui ne sont pas encore appliqués à ces colonies feront, avant le 1er janvier 1947, l'objet de décrets d'application à ces nouveaux départements.

Article 3 : Dès la promulgation de la présente loi, les lois nouvelles applicables à la métropole le seront dans ces départements, sur mention expresse insérée aux textes.

 

La présente loi, délibérée et adoptée par l'Assemblée nationale constituante, sera exécutée comme loi de l'État.

FELIX GOUIN Par le président du Gouvernement provisoire de la République :

Le ministre de la France d'outre-mer, MARIUS MOUTET

Le ministre de l'intérieur, ANDRÉ LE TROQUER

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 00:01

La Légion étrangère est fondée par un décret du roi Louis-Philippe 1er, le 9 mars 1931, pour encadrer les recrues étrangères, à commencer par les mercenaires suisses.

Louis-Philippe

Les unités sont d'abord regroupées par nationalités pour « pour faciliter le commandement » mais cette disposition s'avère très vite source de tensions et dès 1835, le colonel Bernelle impose l'« amalgame » avec le français pour langue unique de commandement.

Il est interdit à la Légion de combattre sur le sol métropolitain et c'est en Algérie qu'elle s'illustre en premier lieu, sous la devise : « Honneur et Fidélité ».

 

La loi du 9 mars 1831 est entérinée par décret d'application le 10 mars :

 

A Paris, le 10 mars 1831, Louis Philippe, roi des Français, à tous présents et à venir, salut,

Vu la loi du 9 mars 1831, sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'État au département de la Guerre. Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit

Art. 1 - Il sera formé une légion composée d'étrangers : cette légion prendra la dénomination de Légion étrangère.

Art. 2 - Les bataillons de la Légion étrangère auront la même formation que les bataillons d'infanterie de ligne française excepté qu'ils n'auront point de compagnie d'élite.

Art. 3 - L'uniforme sera bleu, avec simple passe-poil garance et le pantalon de même couleur, les boutons seront jaunes, et porteront les mots Légion étrangère.

Art.4 - Tout étranger qui voudra faire partie de la Légion étrangère ne pourra y être admis qu'après avoir contracté, devant un sous-intendant militaire, un engagement volontaire.

Art.5 - La durée de l'engagement sera de trois ans au moins et de cinq ans au plus.

Art.6 - Pour être reçus à s'engager, les étrangers devront n'avoir pas plus de quarante ans, et avoir au moins dix-huit ans accomplis, et la taille de 1m55. Ils devront en outre être porteur d'un certificat d'acceptation de l'autorité militaire constatant qu'ils ont les qualités requises pour faire un bon service.

Art.7 - En l'absence de pièces, l'étranger sera envoyé devant l'officier Général qui décidera si l'engagement peut être reçu.

Art.8 - Les militaires faisant partie de la Légion étrangère ne pourront rengager que pour deux ans au moins et cinq ans au plus. Les rengagements ne donneront droit à une haute paie qu'autant que les militaires auront accompli cinq ans de service.

Art. 9 - Notre ministre, secrétaire d'état au département de la Guerre est chargé de l'exécution de la présente ordonnance.

Signé Louis Philippe Par le Roi, le Ministre secrétaire d'État de la Guerre.Signé Maréchal Soult duc de Dalmatie.

 

 

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 00:01

Une ordonnance royale réglemente l'entretien des pompes à eau à Paris et nomme François Dumouriez Directeur des pompes, chargé de l'organisation des secours en cas d'incendie. La France professionnalise ainsi la lutte contre le feu car jusqu'alors le soin de la lutte était assuré par la population elle-même.

 

La gratuité des secours est décrétée par Louis XV en 1733. 

Le 24 août 1790, les municipalités sont chargées de prendre des précautions convenables pour prévenir et faire cesser les incendies.

Le6 octobre 1791 Les communes sont dans l'obligation de disposer dans la mesure du possible de pompes et de seaux à incendie.

En 1802 le terme « Pompier » est officialisé.

Le 19 septembre 1811, les sapeurs-pompiers deviennent militaires A la suite d'un terrible incendie qui ravage l'ambassade d'Autriche à Paris au mois de juillet 1810, Napoléon Ier décide de remplacer les anciens gardes-pompiers par un bataillon de sapeurs-pompiers qui sera désormais militarisé, caserné et portera l'uniforme.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 00:01

Chaque matin, vers huit heures trente, une limousine vient prendre Georges Clemenceau, Président du Conseil depuis 1917, à son domicile, 8 rue Franklin, pour le conduire au ministère de la Guerre.

Ce mercredi 19 février 1919, comme d'habitude, la limousine descend la rue Franklin et aborde doucement le petit carrefour de Passy, appelé aujourd'hui place du Costa Rica.

Il faut ralentir car une station de tramway gène pour tourner et prendre le boulevard Delessert. Émile Cottin, jeune anarchiste de 23 ans, le sait car il a repéré les lieux les jours précédents.

Il tire plusieurs balles sur la voiture. L'une d'elles se loge dans l’omoplate à quelques millimètres de l´aorte. Non mortelle, elle ne sera jamais extraite.

L’attentat déclenche dans la population et dans la presse une ferveur extraordinaire.
L´enthousiasme populaire est exacerbé, on idolâtre Clemenceau. Six jours plus tard, il reprend ses activités, faisant preuve d'une santé remarquablement vigoureuse pour son âge. Il conserve son poste de président du Conseil jusqu'en 1920.

 

Émile Cottin est condamné à mort au 3e conseil de guerre, le 14 mars 1919.

Le 8 avril Clemenceau fait commuer la peine de mort en 10 ans de réclusion. - Il est libéré le 21 août 1924

Il se fera tuer en Espagne en 1936 (comme l'assassin de Jean Jaurès).

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 00:01

Le mardi 17 février 1852, le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte établit un ensemble de mesures préventives et de sanctions visant à museler la presse.

Par décret, il est interdit aux journaux de rendre compte des débats parlementaires et des procès autrement qu'en reproduisant les procès-verbaux officiels. La censure des images est rétablie.

Les journaux peuvent, uniquement, publier les procès-verbaux officiels. Le non-respect conduit à un avertissement, puis à la suspension voire l’interdiction définitive de paraître.

Entre mars 1852 et juin 1853, 91 avertissements seront délivrés par le ministre de la Police, Maupas.

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 00:01

 

Au terme de plusieurs mois d’un siège qui a affamé les Parisiens et quelques jours après l’échec de Trochu, Paris est contraint de capituler. Prussiens et Français ont déjà signé un armistice puis un traité de paix préliminaire à Versailles le 26 février.

 

La population parisienne, qui a douloureusement résisté, perçoit cette capitulation comme une véritable trahison de la part du gouvernement de la défense nationale. Par ailleurs, l’une des clauses de l’armistice oblige ce gouvernement à organiser des élections pour désigner les membres d’une Assemblée nationale. Les votes aboutiront à la victoire d’une majorité de monarchistes, favorables à la paix, contre les républicains.

Convention entre M. le comte de Bismarck, chancelier de la Confédération germanique, stipulant au nom de S. M. l’empereur d’Allemagne, roi de Prusse, et M. Jules Favre, ministre des affaires étrangères du Gouvernement de la défense nationale, munis de pouvoirs réguliers.

Ont été arrêtés les conventions suivantes :

 

Article premier

Un armistice général, sur toute la ligne des opérations militaires en cours d’exécution entre les armées allemandes et les armées françaises, commencera pour Paris aujourd’hui-même, pour les départements dans un délai de trois jours ; la durée de l’armistice sera de vingt-et-un jours, à dater d’aujourd’hui, de manière que, sauf le cas où il serait renouvelé, l’armistice se terminera partout le dix-neuf février, à midi.

Les armées belligérantes conserveront leurs positions respectives qui seront séparées par une ligne de démarcation. Cette ligne partira de Pont-l’Evêque, sur les côtes du département du Calvados, se dirigera sur Lignières, dans le nord-est du département de la Mayenne, en passant entre Briouze et Fromentet. En touchant au département de la Mayenne à Lignières, elle suivra la limite qui sépare ce département de celui de l’Orne et de la Sarthe, jusqu’au nord de Morannes, et sera continuée de manière à laisser à l’occupation allemande les départements de la Sarthe, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, du Loiret, de l’Yonne, jusqu’au point où, à l’est de Quarré-les-Tombes, se touchent les départements de la Côte-d’Or, de la Nièvre et de l’Yonne.

A partir de ce point, le tracé de la ligne sera réservé à une entente qui aura lieu aussitôt que les parties, contractantes seront renseignées sur la situation actuelle des opérations militaires en exécution dans les départements de la Côte-d’Or, du Doubs et du Jura. Dans tous les cas, elle traversera le territoire composé de ces trois départements, en laissant à l’occupation allemande les départements situés au nord, à l’armée française ceux situés au midi de ce territoire.

Les départements du Nord et du Pas-de-Calais, les forteresses de Givet et de Langres, avec le terrain qui les entoure à une distance de dix kilomètres, la péninsule du Havre jusqu’à une ligne à tirer d’Etretat, dans la dir ection de Saint-Romain, resteront en dehors de l’occupation allemande.

Les deux armées belligérantes et leurs avant-postes de part et d’autre, se tiendront à une distance de dix kilomètres au moins des lignes tracées pour séparer leurs positions.

Chacune des deux armées se réserve le droit de maintenir son autorité dans le territoire qu’elle occupe, et d’employer les moyens que ses commandants jugeront nécessaires pour arriver à ce but.

L’armistice s’applique également aux forces navales des deux pays, en adoptant le méridien de Dunkerque comme ligne de démarcation, à l’ouest de laquelle se retireront, aussitôt qu’ils pourront être avertis, les bâtiments de guerre allemands qui se trouvent dans les eaux occidentales.

Les captures qui seraient faites après la conclusion et avant la notification de l’armistice, seront restituées, de même que les prisonniers qui pourraient être faits de part et d’autre, dans des engagements qui auraient eu lieu dans l’intervalle indiqué. Les opérations militaires sur le terrain des départements du Doubs, du Jura et de la Côte-d’Or, ainsi que le siège de Belfort, se continueront indépendamment de l’armistice, jusqu’au moment où on se sera mis d’accord sur la ligne de démarcation dont le tracé à travers les trois départements mentionnés a été réservé à une entente ultérieure.

 

Article 2

L’armistice ainsi convenu a pour but de permettre au gouvernement de la défense nationale de convoquer une Assemblée librement élue qui se prononcera sur la question de savoir si la guerre doit être continuée, ou à quelles conditions la paix doit être faite.

L’Assemblée se réunira dans la ville de Bordeaux.

Toutes les facilités seront données par les commandants des armées allemandes pour l’élection et la réunion des députés qui la composeront.

 

Article 3

Il sera fait immédiatement remise à l’armée allemande, par l’autorité militaire française, de tous les forts formant le périmètre de la défense extérieure de Paris, ainsi que de leur matériel de guerre. Les communes et les maisons situées en dehors de ce périmètre ou entre les forts pourront être occupées par les troupes allemandes, jusqu’à une ligne à tracer par des commissaires militaires.

Le terrain restant entre cette ligne et l’enceinte fortifiée de la ville de Paris sera interdit aux forces armées des deux parties. La manière de rendre les forts, et le tracé de la ligne mentionnée formeront l’objet d’un protocole à annexer à la présente Convention.

 

Article 4

Pendant la durée de l’armistice, l’armée allemande n’entrera pas dans la ville de Paris.

 

Article 5

L’enceinte sera désarmée de ses canons, dont les affûts seront transportés dans les forts à désigner par un com- missaire de l’armée allemande (Dans le protocole, cette condition du transport des affûts dans les forts a été abandonnée par les commissaires allemands, sur la demande des commissaires français).

 

Article 6

Les garnisons (armée de ligne, gare mobile et marins) des forts et de Paris seront prisonnières de guerre, sauf une division de douze mille hommes que l’autorité militaire dans Paris conservera pour le service intérieur.

Les troupes prisonnières de guerres déposeront leurs armes, qui seront réunies dans des lieux désignés et livrées suivant règlement par commissaires suivant l’usage. Ces troupes resteront dans l’intérieur de la ville, dont elles ne pourront pas franchir l’enceinte pendant l’armistice.

Les autorités françaises s’engagent à veiller à ce que tout individu appartenant à l’armée et à la garde mobile reste consigné dans l’intérieur de la ville. Les officiers des troupes prisonnières seront désignés par une liste à remettre aux autorités allemandes.

A l’expiration de l’armistice, tous les militaires appartenant à l’armée consignée dans Paris auront à se constituer prisonniers de guerre de l’armée allemande, si la paix n’est pas conclue jusque-là.

Les officiers prisonniers conserveront leurs armes.

 

Article 7

La garde nationale conservera ses armes. Elle sera chargée de la garde de Paris et du maintien de l’ordre. Il en sera de même de la gendarmerie et des troupes assimilées, employées dans le service municipal, telles que garde républicaine, douaniers et pompiers.

La totalité de cette catégorie n’excédera pas trois mille cinq cents hommes.

Tous les corps de francs-tireurs seront dissous par une ordonnance du Gouvernement français.

 

Article 8

Aussitôt après la signature des présentes et avant la prise de possession des forts, le commandant en chef des armées allemandes donnera toutes facilités aux commissaires que le Gouvernement francais enverra, tant dans les départements qu’à l’étranger, pour préparer le ravitaillement et faire approcher de la ville, les marchandises qui y sont destinées.

 

Article 9

Après la remise des forts et après le désarmement de l’enceinte et de la garnison stipulés dans les articles 5 et 6, le ravitaillement de Paris s’opérera librement par la circulation sur les voies ferrées et fluviales.

Les provisions destinées à ce ravitaillement ne pourront être puisées dans le terrain occupé par les troupes allemandes, et le Gouvernement français s’engage à en faire l’acquisition en dehors de la ligne de démarcation qui entoure les positions des armées allemandes, à moins d’autorisation contraire donnée par les commandants de ces dernières.

 

Article 10

Toute personne qui voudra quitter la ville de Paris, devra être munie de permis réguliers délivrés par l’autorité militaire française, et soumis au visa des avant-postes allemands. Ces permis et visas seront accordés de droit à la députation en province et aux députés à l’Assemblée.

La circulation des personnes qui auront obtenu l’autorisation indiquée, ne sera admise qu’entre six heures du matin et six heures du soir.

 

Article 11

La ville de Paris payera une contribution municipale de guerre de la somme de deux cents millions de francs.

Ce payement devra être effectué avant le quinzième jour de l’armistice. Le mode de payement sera déterminé par une commission mixte allemande et française.

 

Article 12

Pendant la durée de l’armistice, il ne sera rien distrait des valeurs publiques pouvant servir de gages au recouvrement des contributions de guerre.

 

Article 13

L’importation dans Paris, d’armes, de munitions ou de matières servant à leur fabrication, sera interdite pendant la durée de l’armistice.

 

Article 14

Il sera procédé immédiatement à l’échange de tous les prisonniers de guerre qui ont été faits par l’armée française depuis le commencement de la guerre. Dans ce but, les autorités françaises remettront, dans le plus bref délai, des listes nominatives des prisonniers de guerre allemands aux autorités militaires allemandes à Amiens, au Mans, à Orléans et à Vesoul.

La mise en liberté des prisonniers de guerre allemands s’effectuera sur les points les plus rapprochés de la frontière. Les autorités allemandes remettront en échange, sur les mêmes points, et dans le plus bref délai possible, un nombre pareil de prisonniers français, de grades correspondants, aux autorités militaires françaises.

L’échange s’étendra aux prisonniers de condition bourgeoise, tels que les capitaines de navires de la marine marchande allemande, et les prisonniers français civils qui ont été internés en Allemagne.

 

Article 15

Un service postal pour des lettres non cachetées sera organisé entre Paris et les départements, par l’intermédiaire du quartier général de Versailles.

En foi de quoi les soussignés ont revêtu de leurs signatures et de leur sceau les présentes Conventions.

 

Fait à Versailles, le vingt-huit janvier mille huit cent soixante-et-onze.

Signé. Jules Favre. Bismarck.

 

Relire aussi :

19 juillet 1870 - La guerre de 1870 éclate

19 septembre 1870 - Début du siège de Paris par les Prussiens

7 octobre 1870 - Gambetta quitte Paris en ballon 

18 janvier 1871 - Proclamation de l'Empire allemand 

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 00:01

Après avoir répudié Jeanne de France pour cause de stérilité, le roi de France Louis XII épouse en secondes noces Anne de Bretagne, veuve de Charles VIII.

Charles VIII décède le 7 avril 1498, suite à un accident stupide (il se heurte la tête contre le linteau d'une porte dans un couloir du château d'Amboise). La mort de Charles VIII sans descendance, fait d'Anne une reine douairière de France et la seule propriétaire du duché.

Dès le 9 août 1498, Anne redevient duchesse de Bretagne puis rétablit la chancellerie de Bretagne et le conseil de Bretagne avec à sa tête Philippe de Montauban, comme chancelier, et Guillaume Guéguen (abbé de Redon et évêque élu de Nantes), comme vice-chancelier. Jean de Lespinay  retrouve la trésorerie générale, dont il avait été écarté par le roi Charles VIII.

 

Louis XII (Louis, duc d'Orléans, fils de Charles d'Orléans et de Marie de Clèves) fait rapidement savoir à la jeune veuve qu'il souhaite l'épouser. Anne de Bretagne a alors 21 ans et Louis XII, son cousin et successeur de Charles VIII, a 36 ans. 

Louis XII est marié à Jeanne de France, fille disgracieuse de Louis XI, depuis 1476. Anne s'engage à épouser Louis XII dès que l'union avec Jeanne de France est annulée. La répudiation de Jeanne est officielle le 17 décembre 1498 après l'accord du Pape Alexandre VI, dit Borgia (d'origine espagnole).

Le texte du contrat de mariage entre Louis XII et Anne de Bretagne est signé le 7 janvier 1499. Le contrat de mariage est accompagné d’un traité par lequel Louis XII s'engage à respecter les privilèges de la Bretagne et les institutions bretonnes (Parlement, Chancellerie, Chambre des Comptes et Trésorerie générale) sont confirmés. Le mariage a lieu à Nantes dans la chapelle ducale, le 8 janvier 1499.

La Bretagne sera rattachée officiellement à la France sous François Ier en 1532.

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 00:01

Le 6 janvier 1558, les Français reprennent Calais, dernière possession anglaise sur le Continent. C'est la fin d'un très long contentieux entre les deux pays, qui remontait à l'avènement d'Henri II Plantagenêt.

La reprise de Calais met fin à deux siècles d'occupation anglaise, coupe court à la menace d'invasion du royaume et va permettre au roi Henri II de conclure le traité de Cateau-Cambrésis. C'est un exploit du duc François de Guise, dit le Balafré, nommé en catastrophe lieutenant général du royaume quelques mois plus tôt, après la défaite du connétable Anne de Montmorency à Saint-Quentin face aux Espagnols.

Le duc, qui est par ailleurs, l'oncle de la future reine Marie Stuart, va s'acquérir une immense popularité mais sera assassiné par Poltrot de Méré au début des guerres de religion (18 février 1563).

Le 7 janvier, à 2 heures du matin, Lord Thomas Wentworth, complètement débordé par cette attaque foudroyante remet les clefs de la ville aux Français.

Quelques jours plus tard, l'arrière-pays reconquis lui aussi voit tomber les défenses anglaises de Guines et Hames.

Le 23 janvier 1558, le roi de France, Henri II, fait son entrée à Calais.

 

Notons que la population calaisienne ne manifesta aucune joie devant sa libération : elle était devenue entièrement anglaise après 2 siècles d'occupation...

 

Relire aussi :

3 avril 1559 - Traité de Cateau-Cambrésis

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 00:01

Le franc CFA (franc des Colonies Françaises d'Afrique) est créé le 26 décembre 1945 après la signature par la France des accords de Bretton Woods.

Créé initialement en 1939, juste avant la Seconde Guerre mondiale, de fait le franc CFA est officiellement né le 26 décembre 1945, jour où la France ratifie les accords de Bretton Woods et procède à sa première déclaration de parité au Fonds monétaire international (FMI). Il signifie alors « franc des colonies françaises d'Afrique ». Il est alors émis par la caisse centrale de la France d'outre-mer.

En 1945, 1 franc CFA vaut 1,70 franc métropolitain. À partir de 1948, 100 francs CFA valent 200 francs français.

La création du franc CFA a pour but de restaurer l'autorité monétaire de la France dans les colonies, qui ont été éloignées du franc lors de la Seconde Guerre mondiale.

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 00:01

  741 : Sacre du pape Zacharie.

1356 : A Paris, le Dauphin promulgue une série de mandements monétaires après avoir renvoyé, le 2 novembre les États Généraux.

1508 : En France, l'empereur Maximilien Ier et Louis XII forment la ligue de Cambrai. L'adhésion du pape Jules II et de l'Espagne fait de la ligue une coalition européenne dont le but est la conquête des possessions italiennes de Venise.

1520 : Martin Luther brûle en public la bulle pontificale qui l'excommunie.

1792 : A Paris, le député Robert Lindet présente devant la Convention l'acte d'accusation contre Louis XVI, qui comparaît le lendemain.

1799 : En France, adoption du système métrique.

1805 : En Allemagne, dans le cadre des traités de Brünn signés entre Napoléon et les Electeurs de Bade, Bavière et Wurtemberg, leurs possessions sont érigées en royaumes.

1806 : En France, le Grand Sanhédrin, institution officielle de la communauté juive, est créé. Il marque la reconnaissance du caractère français des juifs de l'Empire.

1810 : Annexion du Nord du Hanovre, Brême, Hambourg et Lübeck par Napoléon Ier .

1813 : Débarquement britannique en Toscane, dans le cadre de la guerre de la Sixième coalition.

1848 : En France, élection de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République.

1865 : En Belgique, Léopold II succède à son père Léopold Ier.

1888 : L'empereur Alexandre III de Russie lance l'Emprunt russe qui provoque un vaste mouvement de souscription publique auprès des banques. Dès le 11 décembre, les banques pavoisent : bientôt, Paris sera le centre de cet emprunt lancé par la Russie.

1898 : Les États-Unis mettent fin à leur guerre contre l'Espagne par le traité de Paris.

1901 : Pour la première fois sont décernés les prix qu'a fondés par le testament le chimiste suédois Alfred Nobel.

1903 : Antoine Henri Becquerel partage avec Pierre Curie & Marie Curie le prix Nobel de Physique.

1905 : Prix Nobel de médecine attribué à Robert Koch.

1908 : En Égypte, inauguration du premier barrage d'Assouan, large de deux kilomètres.

1911 : Marie Curie, reçoit une consécration sans précédent : après le prix Nobel de physique en 1903 (partagé avec son mari Pierre Curie et Henri Becquerel), elle reçoit le Prix Nobel de chimie pour sa découverte du radium et du polonium.

1913 : La Joconde est retrouvée à Florence ; elle avait été volée en 21 août 1911, au Louvre, vol revendiqué par l'écrivain italien Gabriele D'Annunzio.

1917 : Le Prix Nobel de la paix est décerné à la Croix-Rouge.

1919 : Prix Goncourt à Marcel Proust pour A l'ombre des jeunes filles en fleur.

1921 : L'écrivain français Anatole France reçoit le Prix Nobel de littérature.

1922 : Albert Einstein reçoit son Prix Nobel de physique décerné en 1921.

1935 : Irène et Frédéric Joliot-Curie obtiennent le Prix Nobel de chimie.

1936 : Au Royaume-Uni, abdication du roi Édouard VIII.

1944 : Signature à Moscou d'un traité d'alliance et d'assistance mutuelle entre la France et l'URSS prévu pour une durée de vingt ans.

1948 : Adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme par l'ONU.

1952 : Le Dr Albert Schweitzer reçoit le Prix Nobel de la paix.

1953 : Le Prix Nobel de littérature est attribué à Churchill.

1963 : Indépendance de Zanzibar.

1964 : Martin Luther King reçoit le Prix Nobel de la paix.

1964 : L'écrivain français Jean-Paul Sartre refuse le Prix Nobel de littérature.

1986 : L'auteur de pièces de théâtre et de roman Wole Soyinka est le premier Africain à recevoir le Prix Nobel de littérature.

1991 : Conclusion du traité de Maastricht entre les « Douze ».

1993 : Premier voyage officiel du train reliant la France et le Royaume-Uni sous la Manche.

Nelson Mandela et Frederik de Klerk reçoivent le Prix Nobel de la paix.

1995 : À Mexico (Mexique), alternative de José Tomás Román Martín dit « José Tomás », matador espagnol.

1996 : Nouvelle constitution en Afrique du Sud : fin définitive de l'apartheid.

 

 

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 00:07

Le frère du roi de France dit « Monsieur » (François de France, duc d'Alençon, d'Anjou, de Touraine, de Brabant et Château-Thierry, est le dernier fils d´Henri II et de Catherine de Médicis) et Henri de Navarre signent le traité mettant fin à la septième guerre de religion. C'est à Fleix (en Dordogne), dans le château de Germain-Gaston de Foix, Marquis de Trans, que se tint la Conférence.

Chronologie de la septième guerre de religion

28 février 1579 : le traité de Nérac confirme l'Édit de Poitiers en accordant 14 places de sureté supplémentaires aux protestants pour six mois. Six mois plus tard, les protestants refusent de rendre les places.

17 août 1579 : Prise de Cambrai par « Monsieur ».

29 novembre : Prise de La Fère par le prince de Condé (Henri Ier de Bourbon).

30 mai 1580 : Prise de Cahors par le roi de Navarre

19 septembre 1580 : Traité de Plessis-lès-Tours entre « Monsieur » et les Pays-Bas

26 novembre 1580 : Paix de Fleix qui confirme les concessions de Nérac. Les places de sûreté devront être rendues dans un délai de six ans.

 

«...Fait à Flex près Sainte-Foy, le 26 jour de Novembre 1580. Ainsi signé de la propre main de Montseigneur le frère du roi, Francois. Et de la propre main du roi de Navarre, Henri. »

 

L'équilibre entre les forces catholiques et protestantes est retrouvé. Cette septième guerre sera aussi appelée « guerre des Amoureux » car elle aurait été déclenchée par les amours de Marguerite de Valois, dite la reine Margot.

 

Voir aussi : Les guerres de religion en France

 

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 00:47

Le traité de Paris du 20 novembre 1815 sanctionne le retour de Napoléon de l'île d'Elbe et sa défaite à Waterloo.

Il est emprisonné sur l'île de Sainte-Hélène depuis le mois d'octobre.

 

Suite au retour imprévu de Napoléon Ier au mois de Mars et sa défaite à Waterloo en juin, les alliés signent à Paris un traité visant à mettre un terme à l'impérialisme français. Il met fin à la guerre et crée une organisation chargée de veiller sur la paix européenne.

Un premier traité avait déjà été signé en mai 1814 après l'abdication de l'empereur, mais sa fuite de l'île d'Elbe a changé la donne. La France est sanctionnée par les quatre grandes puissances (Angleterre, Autriche, Prusse, Russie) et doit payer une amende de 700 millions de francs.

Mais surtout, la France est quasiment ramenée à ses frontières de 1790. Elle perd, au profit de la Prusse, de la Bavière et des Pays-Bas Landau, Sarrebruck et Sarrelouis, Bouillon, Philippeville et Mariembourg, ainsi que les conquêtes territoriales des armées révolutionnaires en 1790-1792, que le traité de 1814 lui permettait de garder tels qu'Annecy ou la Savoie.

Le même jour, dans un autre document, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Autriche, et la Prusse signent un nouveau pacte de Quadruple-Alliance.

 

 

Relire également :

18 mai 1804 - La Constitution de l'an XII institue l'Empire

18 juin 1815 - Waterloo, la dernière bataille

15 octobre 1815 - Napoléon arrive à Sainte-Hélène

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 23:01

Le 8 octobre 1577 est publié l'édit de Poitiers qui signe la fin de la sixième guerre de Religion en France.

 

Favorable aux catholiques, la sixième guerre se termina par la paix de Bergerac, le 14 septembre 1577. Elle fut entérinée par l'édit de Poitiers du 17 septembre, lequel sera enregistré le 8 octobre.

Les Protestants sont en position de faiblesse, Henri de Bourbon signe la paix de Bergerac, formalisée par l'édit de Poitiers.

L'édit de Poitiers restreint les droits acquis par les protestants suite à l'édit de Beaulieu. La liberté de culte est limitée aux faubourgs d'une ville par bailliage et aux villes où le culte est pratiqué en 1577 (sauf Paris), le nombre de chambres de justice mixtes est réduit à quatre. La Ligue catholique est officiellement dissoute par Henri III, ainsi que l'Union calviniste. 

 

Voir aussi :

Les guerres de religion en France

Bailliage 

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 23:01

La peine des galères était une condamnation pénale surtout pratiquée en France sous l'Ancien Régime et qui consistait à envoyer les forçats comme rameurs sur les galères. D'autres nations usaient aussi de cette pratique : les républiques de Venise et de Gênes, l'Empire d'Espagne1, l'Empire ottoman.

 

Elle est une sorte de peine capitale tant la mortalité y est importante mais aussi une peine corporelle en raison de son lot de supplices tels le port des chaînes et des entraves, le fouet, le marquage au fer rouge et, parfois même, la mutilation...

Depuis 1560, où une condamnation à un minimum de dix ans a été instituée par Charles IX, les condamnés étaient enchaînés à leur banc. À leurs côtés, les engagés volontaires n'étaient pas enchaînés. Quand la galère coulait, ceux-ci pouvaient tenter de survivre si, du moins, ils savaient nager... Mais les condamnés coulaient avec l'épave. Les uns et les autres formaient « la chiourme ». 

 

Les galères s'étaient multipliées sous le règne de Louis XIV. Le Roi-Soleil avait manifesté sa volonté de dominer les mers comme le continent et il avait confié à son ministre Colbert le soin de créer une marine digne de ce nom, rivale des marines anglaise et hollandaise.

Colbert avait d'abord acheté des navires à l'étranger avant de lancer une industrie navale en France. Dès 1677, la France comptait 116 vaisseaux dont 12 de premier rang, avec 74 à 120 canons. Au total plus de 6.000 canons.

 

Les galères royales basées à Toulon étaient au nombre d'une quarantaine. Ces bateaux longs et bas, à un pont et deux mâts, étaient armés de canons à l'avant. À l'arrière, ils étaient surmontés du carrosse ou tabernacle, où se tenaient les officiers.

Chaque galère était placée sous le commandement de quatre officiers d'épée (des gentilshommes). Ils avaient sous leurs ordres une centaine de soldats, appelés bas-officiers, qui faisaient office de geôliers. Parmi eux les argousins, qui ferraient les galériens, et les pertuisaniers, qui surveillaient ceux-ci lors des corvées.

 

Les rameurs étaient des esclaves turcs achetés sur les marchés de Livourne, de Gênes ou de Malte, ainsi que des condamnés de droit commun. À ceux-là s'ajoutaient de malheureux vagabonds, des huguenots (opposants religieux) ou encore des faux sauniers (coupables de contrebande sur le sel).

 

Le 27 septembre 1748, une ordonnance du roi Louis XV abolit l'institution des galères et incorpore ces dernières dans la marine royale.

Les guerres de Louis XIV terminées, l'entretien de la flotte ne nécessitait plus des équipages si nombreux : les condamnés aux travaux forcés seront désormais en majorité envoyés au bagne et employés à des travaux de construction des ports et des forts.

Toulon dut dès lors loger les forçats. On le fit d'abord sur les galères auxquelles on adjoignit des vaisseaux qui prirent le nom de bagnes flottants ; puis il fallut procéder à des installations à terre. A la fin du XVIIIe siècle, on ne construisit plus de galères mais on continuait à envoyer des forçats à Toulon. L'état sanitaire n'était guère brillant, de sorte que, dès le début, on avait dû se préoccuper de loger les malades à terre et d'aménager un hôpital du bagne.

 

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 23:19

Louis XV roi de France n'a que douze ans lorsqu'il est sacré roi. Son règne personnel débute en 1725. Le jeune roi, doit se marier au plus vite pour assurer sa descendance.

Il est prévu que Louis XV, épousera plus tard une infante d'Espagne. Mais celle-ci n'a pour l'heure que trois ans et la santé chétive du roi fait craindre que le mariage n'ait jamais lieu.

Les fiançailles avec Marie-Anne-Victoire de Bourbon sont annulées, celle-ci étant trop jeune pour enfanter.

 

Le 5 septembre 1725, le jeune Louis XV, alors agé de 15 ans, épouse la modeste et pieuse Marie Leszczynska (22 ans), fille d'un ex-roi de Pologne en exil et ruiné.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:02

Depuis la chute de Napoléon des bandes royalistes exercent la Terreur blanche. Appelées « verdets » en raison de la cocarde verte que portent leurs membres (le vert est la couleur du comte d’Artois, chef des ultra-royalistes appelés « les Ultras »), ces bandes s’arment et terrorisent le pays…

 

Alors que Louis XVIII retrouvait le trône après l’épisode des Cent-Jours, des élections à la Chambre des députés marquèrent le triomphe des ultra-royalistes le 22 août 1815. L’assemblée ainsi élue passera à la postérité sous le nom de « Chambre introuvable », d’après l’expression de Louis XVIII lui-même. Le roi voulait exprimer l'idée qu’il n’aurait pu rêver une Chambre des députés aussi favorable à son trône.

En fait, le régime va très vite être confronté à cette chambre extrémiste, « plus royaliste que le roi ».

Bien que le suffrage censitaire du régime ait pour fonction d’éviter l’arrivée au pouvoir des Républicains, la nouvelle chambre s’avère bien plus réactionnaire qu’attendu.

Loin de dénoncer la « Terreur blanche » qui se traduit par les persécutions et les assassinats de Républicains, voire de protestants, la « Chambre introuvable »,  l’institutionnalisera en réclamant notamment le bannissement des régicides et l’exécution des « traîtres » des Cent jours.

 

La chambre introuvable siège à partir du 7 octobre 1815 ; elle est suspendue en avril 1816 et dissoute le 5 septembre, permettant l'établissement d'une assemblée plus libérale.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:01

Philippe de Valois, roi de France depuis 1328, meurt le 22 août 1350.

Son accession au trône avait résulté d'un choix politique pour écarter l'héritier légitime, le roi Edouard III d'Angleterre. Le règne de Philippe VI de France fut marqué notamment par les débuts de la guerre de Cent Ans, la guerre de Succession de Bretagne, ainsi que l'arrivée de la peste noire en France.

Philippe VI de France  

 

A sa mort, il laisse à son fils Jean II de France dit « Jean Le Bon », un royaume désorganisé et convoité.

Il sera couronné et sacré un mois plus tard le 26 septembre. Devant faire face à la défiance de la population suite aux défaites cinglantes de la guerre de Cent Ans ainsi qu'aux conspirations de Charles II de Navarre, prétendant au trône, il règnera en secret entouré seulement de ses plus proches conseillers.

Jean II de France dit « Jean Le Bon »

 

Jean Le Bon 

Il est ainsi surnommé en raison de sa réputation de bravoure (bon est à prendre au sens de brave ou fougueux). Rien à voir avec de quelconques qualités humaines car le deuxième roi de la branche des Valois est aussi mauvais homme que piètre politique. Il va entraîner le royaume dans les pires déconvenues de son histoire...

 

Relire aussi :

26 septembre 1350 - Sacre à Reims de Jean II de France

8 avril 1364 - Décès de Jean II « le Bon » et avènement de Charles V « le Sage »

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 23:02

La première pierre du canal du Midi est posée le jeudi 29 juillet 1666. Les travaux, commencés par l'ingénieur Paul-Pierre Riquet, s'achèveront en 1681.

Le canal du Midi est l'une des réalisations technologiques les plus importantes de l'époque moderne. Il est à l'origine d'un épanouissement technologique qui a mené directement à la révolution industrielle et à l'ère technologique actuelle. C'est aussi une étape significative dans l'histoire de l'Europe, celle du développement des réseaux navigables, rendu possible par la maîtrise des problèmes d'ingénierie civile hydraulique. De plus, dans ce cas précis, l'innovation technologique se combine avec un souci élevé de l'architecture et du paysage, qui trouve peu de parallèles ailleurs.

Il se déroule sur 241 kilomètres entre Marseillan, où il débouche dans l’étang de Thau sur la méditerranée, et Toulouse. A Toulouse, le canal du midi rejoint le canal de Garonne, qui se dirige vers l’Atlantique.

 

La construction du canal du Midi

Des études sur la possibilité de créer des canaux en reliant des voies d'eau naturelles ont commencé dès le 16ème siècle au moment où François Ier revenait d'Italie avec Léonard de Vinci. Un de leurs projets prévoyait la jonction de la Garonne à 1' Aude et donc celle de l'Atlantique à la Méditerranée. La première entreprise de ce type couronnée de succès fut le Canal de Briare qui devait relier la Seine et la Loire en 1642. Les solutions apportées aux difficultés techniques rencontrées relança l'intérêt pour la liaison Atlantique-Méditerranée, avec pour conséquence la mise à l'étude de nombreux projets. Cette liaison devait devenir une réalité en raison du climat politique favorable dont bénéficiait la France à cette époque et aussi grâce à l'intérêt d'un homme exceptionnel qui n'eût de cesse de voir aboutir un projet de cette envergure.

 

Pierre-Paul Riquet avait 50 ans quand il commença à travailler sur le projet en 1654. Il envisagea un certain nombre de tracés pour relier la Garonne à 1' Aude et diverses solutions pour la ligne de partage des eaux entre les deux rivières à Naurouze qui constituait essentiellement un problème d'alimentation en eau. Il sollicita l'aide de spécialistes locaux, en particulier de Pierre Campmas, responsable de l'approvisionnement en eau de la ville de Revel au pied du massif de la Montagne Noire. Il recruta aussi François Andreossy, ingénieur civil spécialiste des questions hydrauliques. En 1662, Riquet s'assura le soutien de Jean-Baptiste Colbert, Intendant des Finances de Louis XIV à cette époque, qui n'avait de cesse de favoriser la création d'industries en France. Colbert réalisa très vite l'importance du canal proposé et accorda à Riquet son aide la plus totale. Il communiqua son enthousiasme au Roi qui comprit le lustre que ce canal pourrait apporter à son règne. Une Commission Royale fut constituée pour étudier la viabilité technique et financière du projet ; après avis favorable de la Commission, des lettres-patentes furent accordées à Riquet pour creuser une étroite voie d'eau sur toute la longueur du tracé et prouver ainsi que la différence de niveau des eaux à Naurouze pouvait être solutionnée. Le projet devait être financé sur une base tripartite : par la Trésorerie royale, par la Province du Languedoc et par Riquet lui-même. Les fonds de la Trésorerie serviraient à acheter les terres, ceux de la province à financer les travaux. La gestion du Canal une fois terminé et les revenus éventuels qui en découleraient reviendraient à Riquet et à ses successeurs. Un Edit royal annonçant la construction du Canal fut publié en octobre 1666 et les lettres-patentes remises à Riquet. Ces lettres-patentes ne concernaient cependant que la partie occidentale du projet entre la Garonne à Toulouse et 1' Aude à Trèbes. Les travaux furent terminés en 8 ans et 3,36 millions de livres furent investies dans cette construction. La seconde partie fut alors autorisée entre Trèbes et Sète sur la Méditerranée en 1669.

 

Deux mille ouvriers furent engagés en janvier 1667. Ce nombre monta à douze mille, dont six cents femmes pour pallier le manque d'hommes. Ils étaient répartis en douze divisions chacune sous la responsabilité d'un « inspecteur général » et chaque division était-elle même composée d'équipes de cinquante personnes sous l'autorité d'un contremaître.

 

Le projet dut faire face à de nombreuses vicissitudes et crises financières au cours des années qui suivirent, mais il était parfaitement terminé quand Riquet mourut en 1681. En raison des plaintes persistantes des riverains dont les terres étaient inondées, le grand architecte militaire Vauban fut envoyé sur place. Le rapport qu'il rédigea eut pour conséquences la construction d'un certain nombre d'aqueducs et l'accroissement de la hauteur du barrage de Saint-Ferréol. Les éléments finaux du Canal furent terminés en 1694. Son coût total fut de 15 millions de livres, soit un dépassement de 70% des estimations initiales, ce qui n'était pas surprenant compte-tenu du nombre élevé de problèmes imprévus qui étaient apparus en cours de réalisation.

Les travaux complémentaires furent ceux du Canal de Saint-Pierre (ou Canal de Brienne) à Toulouse, du Canal de Jonction pour alimenter le Canal de la Robine et Narbonne (1768-1787) et du pont-canal de l'Orb (1854-1857).

 

Le classement UNESCO

Le 7 décembre 1996, le comité UNESCO a soutenu l’inscription du Canal du Midi au patrimoine mondial de l’humanité au titre des biens culturels / paysages culturels.

Le canal du Midi répond à quatre des six critères culturels fixés par l’UNESCO :

- Critère 1 : il représente un chef d’œuvre du génie créateur humain

- Critère 2 : il témoigne des échanges d’influences sur le développement de l’architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages

- Critère 4 : il offre un exemple éminent d’un type de construction ou d’ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significatives(s) de l’histoire humaine

- Critère 6 : il est directement ou matériellement associé à des évènements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle

 

Liens du jour :

Site du canal du Midi

Carte du patrimoine fluvial du canal des deux Mers

 

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 23:47

La fin de l’indépendance Bretonne s’est jouée le samedi 28 juillet 1488 à la bataille de Saint Aubin Du Cormier (de nos jours dans le département d’Ille-et-Vilaine). Ce jour-là, l'armée bretonne est battue par l'armée du roi de France. C'est la fin de la « Guerre folle ».

L’armée française organisa minutieusement l’invasion de la Bretagne avec des moyens puissants : une redoutable artillerie et une armée d’environ 15.000 hommes dont environ 5.600 mercenaires suisses (les meilleurs guerriers de l’époque). Le commandement fut confié à un jeune général de 27 ans, Louis de La Trémoille.

Celui-ci, intelligemment refusa d’obéir aux ordres de la Cour qui le pressait d’envahir au plus vite le centre de la Bretagne, mais lui préféra s’emparer des places fortes de la frontière du duché pour éviter d’être pris entre deux feux.

Face à cette nouvelle invasion, le duc François II, mobilise ses troupes en faisant appel à l’arrière ban et aux quelques contingents de troupes alliés : des lansquenets allemands ou flamands de l’empereur Maximilien, les archers anglais de Lord Scales, des soldats gascons, espagnols, basques. Le duc avait donc à sa disposition environ 12.000 hommes, rassemblés à Rennes.

Mais contrairement à l’armée française le commandement de l’armée ducale est divisé car François II était trop malade et affaibli pour assumer ce commandement. C’est ce qui fera défaut plus tard : l’unité du commandement. Celui-ci a été confié à Alain d’Albret et à Louis d’Orléans, tous deux prétendants à la main de la princesse Anne, l’héritière du duché, car les Bretons ne pratiquent pas la loi Salique. Les deux hommes se détestent et cherchent à se nuire.

Les Bretons décidèrent d’aller prendre d’assaut la forteresse de Saint Aubin du Cormier, dont les français s’étaient emparés.

 

Le déroulement de la bataille

Les troupes bretonnes prirent leur formation de combat :

A gauche l’avant-garde commandée par le maréchal de Rieux et formée par quatre compagnies (l’élite de l’armée bretonne) et des 300 archers anglais du comte de Scales (soldats réputés). Le maréchal eut l’idée ensuite de déguiser 1.700 archers bretons avec des vestes de combats anglaises pour faire croire à l’ennemi qu’il y avait 2.000 archers anglais.

Le corps de bataille était surtout constitué de fantassins avec des cavaliers et comptait 1.000 basques et espagnols, « empruntés » à Ferdinand le Catholique, 2.500 Gascons, 800 lansquenets allemands et flamands envoyés par Maximilien et enfin par 1.000 francs archers bretons. Soit un total d’un peu plus de 5.000 hommes sous le commandement du prince d’Orange.

 

Quant aux troupes françaises, elles furent surprises car après la prise de Fougère, la principale place forte bretonne, La Trémoille voulut marcher sur Dinan mais apprenant que les Bretons se dirigeaient vers Saint Aubin, il décida de se porter leur rencontre.

En arrivant à Saint Aubin du Cormier, ils furent surpris par le fait que l’armée bretonne était déjà en ordre de bataille et prête à combattre. S’ils avaient  attaqué maintenant l’armée royale, les bretons auraient remporté la victoire, ou l’auraient mise en déroute.

Mais ils vont perdre leur temps à délibérer s’ils doivent attaquer ou non, le maréchal de Rieux était pour mais le comte Dunois et le duc d’Orléans ne l’étaient pas.

Pendant ce temps, La Trémoille déploya son armée et la mit en ordre de bataille et prit même le temps de creuser un fossé pour protéger son artillerie.

 

La bataille commence par le feu des deux artilleries. Puis l’avant-garde de l’armée ducale sous le commandement de Rieux s’élance contre la droite de l’armée royale, soutenue par le corps de bataille, et réussissent à la faire reculer. Les archers anglais combattent avec courage et sont à la hauteur de leur renommée.

 

La défaite vint du faite que l’un des auxiliaires allemands, le capitaine Bhler décida de mettre ses hommes à l’abri des quelques coups encore tirés par l’artillerie ennemie et ainsi provoqua un pli dans le front breton et découvrant ainsi le Centre.

S’apercevant de cela 400 cavaliers s’y précipitent tuant les canonniers et semant le désordre partout. En même temps 200 autres attaquent l’avant-garde par derrière.

L’armée Bretonne attaquée de tout côté, cède à la panique.

L’engagement n’a duré que quatre heures et les Bretons a perdu 6.000 hommes et un nombre considérable de chevaliers des plus illustres lignées alors que les Français n’ont perdu que 1.200 à 1.500 hommes et un seul capitaine.

 

Le duc de Bretagne doit accepter de donner sa fille Anne en mariage au Dauphin, le futur roi Charles VIII. Celui-ci mourra sans héritier en 1498, Anne devra alors épouser son successeur Louis XII en 1499.

Le duc François II ne survit pas à la honte de la défaite et meurt le 9 septembre 1488.

La Bretagne, indépendante depuis la victoire de Nominoë sur Charles le Chauve en 845, sera définitivement rattachée au trône français en 1532.

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 00:00

Le dimanche 27 juillet 754, dans la basilique de Saint-Denis, au nord de Paris, le pape Étienne II sacre Pépin III le Bref, roi des Francs.

Fils de Charles Martel et petit-fils de Pépin de Herstal, maires du palais d'Austrasie, le nouveau souverain substitue ainsi sa lignée (les Pippinides, plus tard appelés Carolingiens) à celle de Clovis (les Mérovingiens).

Les fils et héritiers de Pépin, Carloman et Charles (futur Charlemagne), sont aussi sacrés par la même occasion (ils succèderont conjointement à leur père quatorze ans plus tard).

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 23:07

Désapprouvé par les élections qui se sont tenues en juillet, Charles X refuse de se soumettre et décide d’affirmer son pouvoir.

Sur les conseils de Polignac, et selon l’article 14 de la Charte, il rédige quatre ordonnances. La deuxième et la quatrième s’attaquent directement aux députés en proclamant la dissolution de la Chambre élue il y a moins d’un mois et en fixant la date des nouvelles élections. Quant aux deux autres, elles s’attardent sur deux phénomènes cruciaux dans les régimes du XIXème siècle : la première abolit la liberté de la presse en rétablissant la censure et l’autorisation préalable. La troisième réforme le cens électoral pour exclure la bourgeoisie du suffrage.

Moins de dix jours après la publication de ces ordonnances, Charles X sera contraint d'abdiquer.

 

Relire aussi : 29 juillet 1830 - Les « Trois Glorieuses » sonnent la fin de la seconde restauration

 

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 23:01

Le roi de France Charles VI, dit « le Fou », décrète l'expulsion de tous les juifs « sans exception ni privilège ». C'est la troisième fois que les juifs sont expulsés de France depuis le début du siècle (1306 et 1322).

Ils sont rendus responsables de la famine, de la misère et même de la folie du roi... Les Parisiens les flagellent en place publique. Le roi et la reine de France leur donnent jusqu'au 3 novembre pour regagner les frontières du royaume.

Au rythme des réadmissions et des exils, les communautés juives de France ne connaissent plus au XIVe siècle la vie religieuse et intellectuelle intense qui avait été la leur jusqu’au XIIIe siècle.

Il n'existera plus de communautés juives en France jusqu'au XVIème siècle.

 

Il n’y avait pas de limitations professionnelles aux activités économiques des Juifs à Rome, à Byzance ou dans les pays musulmans. Mais celles-ci apparaissent dans l’Occident médiéval. Les Juifs ne pouvaient ainsi pas posséder de terres ni devenir membres d’une guilde de marchands ou d’artisans chrétiens. Un certain nombre, quand ils le pourront, se feront donc prêteurs.

Lorsque Charles VI expulse les juifs le 17 septembre 1394, ceux-ci n'étaient plus que quelques centaines en France. En effet, depuis deux siècles, ils n'avaient cessé d'être expulsés puis rappelés par les souverains. Au gré des besoins financiers du Trésor royal, qui prélevait au passage taxes, biens ou amendes.

 

Motifs réels de l’expulsion les juifs de France :

Alors que Charles V est en train de mourir, il passe l'ordre d'augmenter les impôts car la France connaît une grave crise économique. Les bourgeois viennent se plaindre et affirment ne plus avoir l'argent. Le seul argent qu'ils ont, ce sont l'argent des préteurs juifs. Un argent qu'ils doivent rembourser. Le seul moyen de remettre les comptes à zéro selon eux, fut de réclamer l'expulsion des juifs. Ainsi, ils n'auront jamais à rembourser qui que ce soit. Une demande accueillie favorablement par le roi qui voulait satisfaire la bourgeoisie.

 

Dès le lendemain, à l'aube, des pillards commencèrent par se répandre dans les maisons des receveurs publics, ils brisèrent les caisses, prirent l'argent qu'elles contenaient et en répandirent par les rues ; les tarifs et les registres furent déchirés ; puis, ce premier exploit accompli, ils se portèrent vers le quartier des juifs et pillèrent une quarantaine de maisons remplies de meubles précieux et de toute espèce de marchandises, de vaisselle d'argent, de pierreries et d'autres objets de valeur mis en gage par des emprunteurs. Quelques-uns de ceux-ci profitèrent même de l'occasion pour retirer les promesses ou reconnaissances qu'ils avaient souscrites. Plusieurs de ces juifs furent massacrés chez eux, d'autres parvinrent à se sauver et à gagner le Châtelet, où ils demandèrent à être enfermés pour se trouver en sûreté. On leur enleva leurs enfants qu'on fit baptiser de force à Notre-Dame. Le jeune roi, tout effrayé de ce désordre, exigea du régent qu'il prit des mesures pour que les juifs fussent rétablis dans leur demeure.

 

Quelques jours plus tard, certains juifs allèrent se cacher dans l'Abbaye de Saint-Germain des Prés. Ils prirent avec eux tout leur or et les objets précieux. Cette nouvelle attisa les haines. Et il n'en fallut pas plus pour des assaillants viennent attaquer les juifs dans l'Abbaye. Chacun s'arma comme il put, et on parvint à enfoncer les portes. Après avoir massacré quelques serviteurs de l'abbaye et pillé les objets les plus précieux qu'ils purent découvrir, les envahisseurs se retirèrent et se portèrent vers la rue des Juifs, qui était alors à peu près exclusivement habitée par des Israélites. Ceux qui purent se sauver se hâtèrent de fuir ; quant aux autres, ils furent fort maltraités, et, pendant trois ou quatre jours, leurs maisons furent livrées au pillage.

Enhardis par le succès, les émeutiers, dont le nombre grossissait toujours, continuèrent à se porter à tous les excès, et ils résolurent d'aller rompre le pont de Charenton, afin d'empêcher les troupes royales de pénétrer dans Paris ; mais la crainte de s'éloigner du centre de la ville où ils se trouvaient soutenus, les empêcha d'exécuter ce projet, et ils se contentèrent de se répandre dans les divers quartiers et de continuer la chasse aux juifs.

L'expulsion des juifs est alors décrétée pour calmer la population parisienne ainsi que les bourgeois. Et, ajoute le Roi : « comme les juifs sont responsables de la famine, avec leurs départs nous ne souffrirons plus jamais. »

 

 

Voir aussi :

16 juillet - Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux « Justes » de France

5 août 1392 - Charles VI sombre dans la folie

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