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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 23:01

Le neveu de Napoléon Ier, Louis-Napoléon Bonaparte tente de soulever la garnison de Strasbourg pour renverser Louis-Philippe.

 

Après la mort du duc de Reichstadt le 22 juillet 1832, et dans la mesure où son frère aîné est mort en 1831, Louis-Napoléon se considère comme l'héritier de la couronne impériale. Depuis la Suisse, où il réside avec sa mère au château d'Arenenberg, il organise ses réseaux en France, et prépare sa prise de pouvoir.

Son plan est de soulever une garnison et de marcher sur Paris, en rassemblant sur son passage les troupes et les populations, sur le modèle du retour de l'île d'Elbe en 1815. Il jette son dévolu sur Strasbourg, importante place militaire, aisément accessible depuis l'Allemagne et, surtout, ville de gauche et patriote.

Sur place, l'âme du complot est le colonel Vaudrey, qui commande le 4e régiment d'artillerie, dans lequel Napoléon Bonaparte a servi à Toulon en 1793, et qui s'estime mal traité par la monarchie de Juillet.

 

Le dimanche 30 octobre 1836, le prince Louis-Napoléon Bonaparte, avec une poignée de complices, effectue donc cette tentative de soulèvement depuis Strasbourg. Il espère soulever la garnison et, ensuite, marcher sur Paris et renverser la monarchie de Juillet.

Mais le manque d'organisation fait échouer la tentative de putsch. Louis-Napoléon doit quitter la France pour les États-Unis.

Si la tentative a été un échec complet, elle a fait connaître le prince Louis-Napoléon en France.

 

En 1851, Louis-Napoléon choisit le 2 décembre, anniversaire du sacre de son oncle et de la bataille d'Austerlitz, pour conduire le coup d'État qui lui permettra de passer du statut de prince-président à celui d'Empereur des Français. Un an plus tard, jour pour jour, il est couronné empereur des Français sous le nom de Napoléon III.

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 23:01

Le mardi 25 octobre 1836, vers quinze heures, sous les applaudissements de 200.000 spectateurs, l’Obélisque du Louxor atteint la verticale et trône au milieu de la place de la Concorde.

Il a fallu quatre heures, trois cents personnes et l’aide d’une petite machine à vapeur pour dresser les 230 tonnes de granit !

L’aventure remonte à 1830, lorsque le Pacha Muhammad Ali offre à Louis-Philippe un des deux obélisques du temple de Thèbes, vieux de trois milles ans et dédié à Ramsès II.

C’est le deuxième cadeau diplomatique de l’Égypte à la France. Le 9 juillet 1827, Paris avait déjà accueilli un girafon répondant au doux nom de Zarafa, premier animal de son espèce à fouler le sol français.

 

Il fallut près de sept ans pour le démonter et le transporter sur un parcours de 12.000 kilomètres en bateau, de Louqsor au quai de la Concorde, au centre de Paris (en descendant le Nil, traversant la Méditerranée, passant le détroit de Gibraltar pour rejoindre l'océan Atlantique jusqu'au Havre puis remontant la Seine).

Faute de bois et d'ateliers en Égypte, des machines à poulies furent construites en France, sur les plans de l'ingénieur de marine Apollinaire Lebas, puis remontées sur place. Elles permettent de coucher l'obélisque puis de le faire glisser sur quatre cents mètres jusqu'au Nil.

Le navire de transport, le « Luxor » a également été construit en France, à Toulon. Il a un fond plat, un faible tirant d'eau et cinq quilles pour supporter la haute mer, ainsi que trois mâts démontables pour pouvoir passer sous les ponts de la Seine. Sa poupe détachable permet de charger le monolithe par l'arrière.

 

La presse a suivi les travaux et le voyage. Il fallut décider de l'endroit où l'ériger…

La polémique fait rage : certains penchent pour la place de la Bastille, d'autres pour le Louvre, d'autres encore pour le pont Neuf, au milieu de la Seine... Finalement, le nouveau roi Louis-Philippe 1er, dans un souci d'apaisement, tranche en faveur de la place de la Concorde.

 

Le second obélisque…

Reprenant une tradition bimillénaire inaugurée à Rome par l'empereur Auguste, ou plutôt Mécène, qui eut le premier l'idée d'utiliser les obélisques égyptiens comme décor urbain, le wali propose à la France et à l'Angleterre de leur faire cadeau des deux obélisques d'Alexandrie en remerciement de leur contribution à la modernisation du pays. Mais en connaisseur avisé, l'égyptologue Champollion lui suggère d'offrir plutôt à la France les deux obélisques de Louqsor… ce dernier accepte cette requête.

 

Les deux obélisques furent édifiés à l’entrée du temple de Louqsor (ou Louxor) au XIIIe siècle av. J.-C. par Ramsès II. Ces monuments, qui figurent un rayon de « soleil pétrifié », sont le point de contact entre le monde des dieux et celui des hommes.

L’obélisque occidental fut choisi pour être le premier transporté à Paris.

Les difficultés de transfert du premier obélisque dissuadèrent les Français d'aller chercher aussi le second.

Quant aux Anglais, ils ont aussi renoncé à l'obélisque de Karnak, encore plus grand, qui leur avait été offert.

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 23:01

Imprimés à Neuchâtel sous l'instigation du pasteur François Antoine Marcourt, les « placards » sont des affiches protestantes. Elles s'opposent à la messe et accusent le pape de l'avoir instauré dans le but d'asseoir son pouvoir. Elles sont « placardées » dans la nuit du 17 au 18 octobre dans toute la France, jusque dans les appartements du roi François Ier à Amboise.

C'est la première manifestation d'hostilité entre protestants et catholiques en France. Elle mènera vingt-cinq ans plus tard aux guerres de religion.

Selon les protestants de l'époque les « placards » sont des : « Articles véritables sur les horribles, grands et insupportables abus de la messe royale ».

 

Cet épisode aura des conséquences dramatiques pour les protestants de France. L'affaire des « placards » mettra un terme à la tolérance religieuse qui régnait en France depuis quelques années.

Le roi décide de préserver le royaume de l’« hérésie » en déclenchant la répression. Très vite, l'encouragement à la délation fit recette. De nombreux suspects sont inquiétés, emprisonnés, jugés, voire exécutés à Paris et en province. Beaucoup de protestants et de sympathisants s’enfuient.

Le 13 novembre suivant, un premier hérétique est brûlé. Le 13 janvier 1535, le Parlement de Paris crée une commission spéciale, la « chambre ardente » pour traquer les livres séditieux. Un édit royal prohibe l'imprimerie et ferme les librairies. C'est la première manifestation de censure depuis l'invention de l'imprimerie.

Le 21 janvier 1535, une journée d'expiation solennelle se clôt par la mort sur le bûcher de six nouveaux hérétiques protestants.

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 23:01

Le mardi 8 octobre 1799, le général Napoléon Bonaparte débarque à Fréjus après une campagne hasardeuse en Égypte…

Son prestige en France n’a cessé de croître pendant son absence en Égypte. Il voulait y créer un mythe. Le mythe existe. Sieyès a préparé à Paris le retour du général. Un coup d’État est possible. Bonaparte sait que son retour est nécessaire. Lui-même écrit « j’ai pressenti que je ne devais pas rester longtemps éloigné de la France ».

 

Le 8 octobre 1799, quatre frégates (la « Muiron », la « Carrère », « l'Alerte » et « l'Indépendant ») mouillent devant Fréjus : à leur bord, le général Bonaparte de retour d'Égypte avec les généraux Duroc, Lannes, Marmont, Murat et Berthier.

Les quatre bateaux avaient quitté Alexandrie le 22 août et fait un long détour pour éviter les navires britanniques. Les difficultés que rencontre le Directoire, et l'enlisement des armées françaises en Égypte ont poussé l'ambitieux général à précipiter son retour en France.

Le 16 octobre, Bonaparte est accueilli triomphalement et regagne Paris.

Les 9 et 10 novembre 1799 (18 et 19 brumaire de l’an VIII), les conjurés désignent un consulat provisoire à la tête duquel ils nomment le général Bonaparte assisté de Ducos et de Sieyès.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 23:01

Le siège de Dunkerque eut lieu du 7 septembre au 11 octobre 1646 pendant la guerre de Trente Ans (série de conflits armés qui a déchiré l’Europe de 1618 à 1648). Dunkerque est alors espagnole depuis 1559.

 

En 1646, lorsque Louis II de Bourbon-Condé, duc d'Enghien, dit « le Grand Condé », se retrouve seul aux commandes de l'armée des Flandres, il envisage une action brillante : le siège de Dunkerque.

Il commence par isoler complètement la ville en prenant Furnes le 7 septembre et les forts qui commandent les canaux alentour, sur lesquels il jette des ponts pour assurer ses communications. Après avoir tracé ses lignes de circonvolution en quelques jours, il remblaie les écluses que les Dunkerquois avaient ouvertes pour inonder les plaines.

 

L’armée de siège compte 3.000 fantassins polonais, 2.000 cosaques Ukrainiens commandés par Bogdan Khmelnitski, dépêchés en France par leur reine Marie de Mantoue qu'Anne d'Autriche et Mazarin ont mariée l'hiver dernier au vieux roi de Pologne, Ladislas IV.

C’est la première fois que les Polonais viennent servir la France ; c’est le point de départ de la longue fraternité militaire des deux peuples.

 

L’amiral Tromp est là, comme à Mardyck, malgré les coups de vent d’équinoxe, pour fermer la mer aux assiégés, avec 10 vaisseaux hollandais, auxquels se joignent 15 frégates normandes et picardes. Les Espagnols ne tentent rien de sérieux pour conserver la première ville maritime de Flandre, si ce n’est de solliciter l’assistance du parlement d'Angleterre.

Comme les Espagnols n'obtiennent pas le soutien des Anglais qui ne souhaitent pas rompre leurs relations avec la France, les portes de Dunkerque s'ouvrent le 11 octobre 1646.

 

Ce siège est sans doute la plus belle des actions militaires du prince de Condé.

 

Louis II, prince de Condé, duc de Bourbon, duc d'Enghien, duc de Montmorency, duc de Châteauroux, duc de Bellegarde, duc de Fronsac, gouverneur du Berry, comte de Sancerre (1646-1686), comte de Charolais (à partir de 1684), pair de France, premier prince du sang.

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 23:01

Après un an passé à institutionnaliser la « Terreur blanche »  et à tenter de forcer la marche du pays vers l’Ancien Régime, la « Chambre introuvable » est dissoute par Louis XVIII.

Plus royaliste que le roi, cette chambre a prôné l’exécution ou l’exil des « traîtres » des Cent Jours, muselé la presse et surtout créé des tribunaux spéciaux : les Cours Prévôtales.

Plus modéré et épaulé le Duc de Richelieu et Decazes, Louis XVIII mise sur l’élection d’une chambre plus modérée susceptible de ramener la sérénité en France.

 

Aujourd'hui encore, le terme de « Chambre introuvable » est utilisé pour désigner une chambre basse, ou même un parlement, où les partisans du gouvernement ont une majorité écrasante, se montrant parfois même plus extrémiste dans ses choix que le gouvernement.

 

Relire aussi : 22 août 1815 - Élection de la « Chambre introuvable »

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 23:01

La « guerre de Cent Ans » (qui dura en réalité 116 ans : de 1337 à 1453) est sans doute le plus célèbre conflit du Moyen Âge. Elle oppose la dynastie des Plantagenêts à celle des Valois, et à travers elles le royaume d'Angleterre et celui de France.

 

Le 7 octobre 1337, à l'Abbaye de Westminster, le roi d'Angleterre Édouard III lance publiquement un défi à son cousin, le roi de France. Il conteste la légitimité de Philippe VI de Valois et revendique la couronne de France pour lui-même. C'est le facteur déclenchant de la guerre de Cent Ans.

Le 24 juin 1340, le roi anglais Édouard III a anéanti la flotte de son rival, dans le port de L'Écluse (Flandre). Fort de ce premier succès, l'Anglais débarque en Normandie avec un millier de navires et 20.000 hommes et s'empare de Caen.

 

Mais le roi de France Philippe VI de Valois ne tarde pas à mobiliser ses troupes. À la tête de 50.000 hommes, il va à la rencontre de l'assaillant. Édouard III remonte en direction des Flandres.

Le 24 août, l'armée anglaise, sous le commandement du roi Édouard III et de son fils, le futur Prince noir, alors à peine âgé de 15 ans, dresse ses tentes sur la rive droite de la Somme, en bordure de la forêt de Crécy-en-Ponthieu. Comme arrivent les Français en provenance d'Abbeville, les Anglais s'établissent sur une hauteur et creusent des fossés en prévision des assauts de la cavalerie ennemie.

 

La confrontation intervient le samedi 26 août 1346.

Dans l'après-midi, l’armée anglaise, composée de 12.000 hommes, dont 7.000 archers, fraîchement reposée, attend les Français sur les hauteurs. Ceux-ci comptent dans leurs rangs plus de 36.000 hommes dont 15.000 mercenaires génois (essentiellement des arbalétriers).

Edouard III a organisé ses troupes habilement afin de les tenir prêtes à riposter à l’attaque de la cavalerie française : ses archers sont placés de telle façon que chaque groupe est couvert par un autre.

 

Cette bataille marqua le début de la guerre de Cent Ans.

 

Les archers anglais triomphent

Crécy marque un tournant dans la stratégie de guerre. Les Anglais possèdent quelques canons (bombardes), dont c'est la première apparition en Occident. Mais c'est à leurs archers qu'ils devront une éclatante victoire, les charges désordonnées de la chevalerie française s'étant toutes brisées contre un tir meurtrier.

Les bombardes n’étaient pas très efficaces du fait de leur portée limitée, mais elles effrayèrent les troupes françaises et leurs chevaux, contribuant ainsi au désordre de l'armée française.

 

Malgré la prépondérance numérique de Français, les pertes françaises sont lourdes : toutes les grandes familles sont touchées : Jean de Luxembourg ; Charles, comte d'Alençon (frère du roi) ; Louis de Châtillon (comte de Blois), le duc de Lorraine, Jean de Châlons, Louis de Sancerre, Jean d'Auxerre, Louis de Nevers (comte de Flandres), le Comte d'Aumale, l'évêque de Sens, l'Archevêque de Nimes, Jean de Croï (sire d'Airaines), les comtes de Salm, de Blamont, d'Harcourt,....

 

Deux jours après un succès aussi éclatant qu'imprévu, Édouard III reprenait sa route vers le nord, ses pillages et incendies : Montreuil, Etaples, Waben, St Josse. Il lui fallait un port pour rembarquer, peut-être aussi pour assurer les campagnes futures. Renonçant à Boulogne, l'Anglais fit porter son effort sur Calais, qui semblait plus vulnérable, mais qui, tenace, et sérieusement ravitaillé par la marine normande, résista jusqu'au 4 août 1347. Les Anglais conservèrent Calais comme tête de pont militaire et comme étape commerciale.

 

Relire également : 25 octobre 1415 - Bataille d'Azincourt

 

 

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 23:01

Après le désastre de la bataille des éperons d'or, Philippe le Bel est fou de rage : alors que son armée devait venger l'affront des « Matines de Bruges », elle a été massacrée, et de nombreux grands seigneurs y ont trouvé la mort...

Le roi de France ne peut laisser pareil camouflet sans réponse, aussi entreprend-il de préparer minutieusement sa revanche. Durant l'année 1303 et les premiers mois de 1304, de nombreux raids à la frontière du comté de Flandre et de l'Artois ont lieu, afin d'affaiblir les forces adverses, mais surtout d'amasser suffisamment d'argent pour mettre sur pied sa propre armée. Gui de Dampierre, seigneur de Flandre toujours emprisonné dans les geôles du roi de France, est libéré afin d'essayer de trouver une conciliation avec les flamands, mais les négociations n'aboutissent pas et Gui de Dampierre revient se constituer prisonnier.

 

Le 20 juin 1304, Philippe le Bel convoque l'Ost royal. Jusqu'au mois d'août, les flamands résistent avec une grande détermination et parviennent à gêner considérablement l'avancée de l'armée française, qui doit de nombreuses fois battre en retraite et trouver de nouvelles routes pour avancer. Le 11 août, la flotte flamande est totalement anéantie devant le port de Zierikzee, en Zélande (actuelle Hollande) : les espoirs d'émancipation de la Flandre deviennent dès lors quasiment nuls...

 

Du 14 au 16 août, les deux armées se retrouvent à Mons-en-Pévèle pour des négociations, mais aucun accord n'est trouvé entre les deux parties. Le 17, l'Ost royal tente de rejoindre Pont-à-Vendin, tenu par les flamands, pour libérer la route d'Arras et ainsi régler de graves problèmes d'approvisionnement : mais l'armée flamande barre la route des français, qui cette fois-ci font face pour de bon.

 

Le lundi 18 août 1304, sous une chaleur écrasante, plus de 150.000 hommes s'affrontent : 70.000 français font face à 80.000 flamands. Durant toute la journée, on se bat : arbalètes contre frondes, charges de cavalerie, contre-offensive flamande, échec de nouveaux pourparlers, destruction de catapultes françaises, prise du camp flamand par la cavalerie française, coup de force du camp flamand sur le camp royal et enfin charge décisive de la cavalerie française, qui met l'armée de Flandre en déroute.

 

Au cours de la bataille, l'espoir a fini par quitter le camp flamand : privés d'eau et de nourriture, ils tentent un ultime coup de force en se ruant par surprise sur le camp royal de Philippe le Bel, pendant une trêve. Le roi de France s'y repose, il a ôté son armure... Se relevant en catastrophe, il saisit une arme, se précipite vers son cheval, tandis que plusieurs hommes se font tuer en le protégeant, puis en l'aidant à se hisser sur sa monture.

 

Philippe le Bel se bat alors avec l'énergie du désespoir, et fait preuve d'un grand courage. À ses côtés, plusieurs hommes se distinguent également au cours de l'affrontement, qui, malgré la supériorité numérique et l'effet de surprise des flamands, voit finalement la victoire des français.

 

Relire aussi :

18 mai 1302 - Les « Matines de Bruges »

11 juillet 1302 - Bataille des Éperons d'or

 

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 23:01

La « Monarchie de juillet » tire son nom des révoltes parisiennes des « Trois Glorieuses », les 26, 27 et 28 juillet 1830 qui eurent pour conséquences l'abdication du roi Charles X le 28 juillet et la fin de la Restauration.

La Monarchie de juillet s'étendra jusqu'en février 1848. Cette période de l'histoire de France correspond à une forte expansion économique avec le début de la révolution industrielle, ainsi qu'à un renouveau philosophique et artistique.

 

La Charte constitutionnelle du 14 août 1830

LOUIS-PHILIPPE, ROI DES FRANÇAIS, à tous présents et à venir, SALUT. NOUS AVONS ORDONNÉ ET ORDONNONS que la Charte constitutionnelle de 1814, telle qu'elle a été amendée par les deux Chambres le 7 août et acceptée par nous le 9, sera de nouveau publiée dans les termes suivants :

 

Droit public des Français

ARTICLE PREMIER : Les Français sont égaux devant la loi, quels que soient d'ailleurs leurs titres et leurs rangs.

ART. 2 : Ils contribuent indistinctement, dans la proportion de leur fortune, aux charges de l'État.

ART. 3 : Ils sont tous également admissibles aux emplois civils et militaires.

ART. 4 : Leur liberté individuelle est également garantie, personne ne pouvant être poursuivi ni arrêté que dans les cas prévus par la loi et dans la forme qu'elle prescrit.

ART. 5 : Chacun professe sa religion avec une égale liberté, et obtient pour son culte la même protection.

ART. 6 : Les ministres de la religion catholique, apostolique et romaine, professée par la majorité des Français, et ceux des autres cultes chrétiens, reçoivent des traitements du Trésor public.

ART. 7 : Les Français ont le droit de publier et de faire imprimer leurs opinions en se conformant aux lois : La censure ne pourra jamais être rétablie.

ART. 8 : Toutes les propriétés sont inviolables, sans aucune exception de celles qu'on appelle nationales, la loi ne mettant aucune différence entre elles.

ART. 9 : L'État peut exiger le sacrifice d'une propriété pour cause d'intérêt public légalement constaté, mais avec une indemnité préalable.

ART. 10 : Toutes recherches des opinions et des votes émis jusqu'à la Restauration sont interdites : le même oubli est commandé aux tribunaux et aux citoyens.

ART. 11 : La conscription est abolie. Le mode de recrutement de l'armée de terre et de mer est déterminé par une loi.

 

Formes du gouvernement du roi

ART. 12 : La personne du roi est inviolable et sacrée. Ses ministres sont responsables. Au roi seul appartient la puissance exécutive.

ART. 13 : Le roi est le chef suprême de l'État ; il commande les forces de terre et de mer, déclare la guerre, fait les traités de paix, d'alliance et de commerce, nomme à tous les emplois d'administration publique, et fait les règlements et ordonnances nécessaires pour l'exécution des lois, sans pouvoir jamais ni suspendre les lois elles-mêmes ni dispenser de leur exécution. Toutefois aucune troupe étrangère ne pourra être admise au service de l'État qu'en vertu d'une loi.

ART. 14 : La puissance législative s'exerce collectivement par le roi, la Chambre des pairs et la Chambre des députés.

ART. 15 : La proposition des lois appartient au roi, à la Chambre des pairs et à la Chambre des députés : Néanmoins toute loi d'impôt doit être d'abord votée par la Chambre des députés.

ART. 16 : Toute loi doit être discutée et votée librement par la majorité de chacune des deux Chambres.

ART. 17 : Si une proposition de loi a été rejetée par l'un des trois pouvoirs, elle ne pourra être représentée dans la même session.

ART. 18 : Le roi seul sanctionne et promulgue les lois.

ART. 19 : La liste civile est fixée pour toute la durée du règne par la première législature assemblée depuis l'avènement du roi.

 

De la Chambre des pairs

ART. 20 : La Chambre des pairs est une portion essentielle de la puissance législative.

ART. 21 : Elle est convoquée par le roi en même temps que la Chambre des députés. La session de l'une commence et finit en même temps que celle de l'autre.

ART. 22 : Toute assemblée de la Chambre des pairs qui serait tenue hors du temps de la session de la Chambre des députés, est illicite et nulle de plein droit, sauf le seul cas où elle est réunie comme cour de justice, et alors elle ne peut exercer que des fonctions judiciaires.

ART. 23 : La nomination des pairs de France appartient au roi. Leur nombre est illimité : il peut en varier les dignités, les nommer à vie ou les rendre héréditaires, selon sa volonté.

ART. 24 : Les pairs ont entrée dans la Chambre à vingt-cinq ans, et voix délibérative à trente ans seulement.

ART. 25 : La Chambre des pairs est présidée par le chancelier de France, et, en son absence, par un pair nommé par le roi.

ART. 26 : Les princes du sang sont pairs par droit de naissance : ils siègent immédiatement après le président.

ART. 27 : Les séances de la Chambre des pairs sont publiques, comme celles de la Chambre des députés.

ART. 28 : La Chambre des pairs connaît des crimes de haute trahison et des attentats à la sûreté de l'État, qui seront définis par la loi.

ART. 29 : Aucun pair ne peut être arrêté que de l'autorité de la Chambre et jugé que par elle en matière criminelle.

 

De la Chambre des députés

ART. 30 : La Chambre des députés sera composée des députés élus par les collèges électoraux dont l'organisation sera déterminée par des lois.

ART. 31 : Les députés sont élus pour cinq ans.

ART. 32 : Aucun député ne peut être admis dans la Chambre, s'il n'est âgé de trente ans et s'il ne réunit les autres conditions déterminées par la loi.

ART. 33 : Si néanmoins il ne se trouvait pas dans le département cinquante personnes de l'âge indiqué payant le cens d'éligibilité déterminé par la loi, leur nombre sera complété par les plus imposés au-dessous du taux de ce cens, et ceux-ci pourront être élus concurremment avec les premiers.

ART. 34 : Nul n'est électeur, s'il a moins de vingt-cinq ans, et s'il ne réunit les autres conditions déterminées par la loi.

ART. 35 : Les présidents des collèges électoraux sont nommés par les électeurs.

ART. 36 : La moitié au moins des députés sera choisie parmi les éligibles qui ont leur domicile dans le département.

ART. 37 : Le président de la Chambre des députés est élu par elle à l'ouverture de chaque session.

ART. 38 : Les séances de la Chambre sont publiques mais la demande de cinq membres suffit pour qu'elle se forme en Comité secret.

ART. 39 : La Chambre se partage en bureaux pour discuter les projets qui lui ont été présentés de la part du roi.

ART. 40 : Aucun impôt ne peut être établi ni perçu, s'il n'a été consenti par les deux Chambres et sanctionné par le roi.

ART. 41 : L'impôt foncier n'est consenti que pour un an. Les impositions indirectes peuvent l'être pour plusieurs années.

ART. 42 : Le roi convoque chaque année les deux Chambres : il les proroge et peut dissoudre celle des députés ; mais, dans ce cas, il doit en convoquer une nouvelle dans le délai de trois mois.

ART. 43 : Aucune contrainte par corps ne peut être exercée contre un membre de la Chambre durant la session et dans les six semaines qui l'auront précédée ou suivie.

ART. 44 : Aucun membre de la Chambre ne peut, pendant la durée de la session, être poursuivi ni arrêté en matière criminelle, sauf le cas de flagrant délit, qu'après que la Chambre a permis sa poursuite.

ART. 45 : Toute pétition à l'une ou à l'autre des Chambres ne peut être faite et présentée que par écrit : la loi interdit d'en apporter en personne et à la barre.

 

Des ministres

ART. 46 : Les ministres peuvent être membres de la Chambre des pairs ou de la Chambre des députés : Ils ont en outre leur entrée dans l'une ou l'autre Chambre et doivent être entendus quand ils le demandent.

ART. 47 : La Chambre des députés a le droit d'accuser les ministres et de les traduire devant la Chambre des pairs qui seule a celui de les juger.

 

De l'Ordre judiciaire

ART. 48 : Toute justice émane du roi ; elle s'administre en son nom par des juges qu'il nomme et qu'il institue.

ART. 49 : Les juges nommés par le roi sont inamovibles.

ART. 50 : Les cours et tribunaux ordinaires actuellement existants sont maintenus. Il n'y sera rien changé qu'en vertu d'une loi.

ART. 51 : L'institution actuelle des juges de commerce est conservée.

ART. 52 : La justice de paix est également conservée. Les juges de paix, quoique nommés par le roi, ne sont point inamovibles.

ART. 53 : Nul ne pourra être distrait de ses juges naturels.

ART. 54 : Il ne pourra en conséquence être créé de commissions et de tribunaux extraordinaires, à quelque titre et sous quelque dénomination que ce puisse être.

ART. 55 : Les débats seront publics en matière criminelle, à moins que cette publicité ne soit dangereuse pour l'ordre et les mœurs ; et, dans ce cas, le tribunal le déclare par un jugement.

ART. 56 : L'institution des jurés est conservée. Les changements qu'une plus longue expérience ferait juger nécessaires, ne peuvent être effectués que par une loi.

ART. 57 : La peine de la confiscation des biens est abolie et ne pourra pas être rétablie.

ART. 58 : Le roi a le droit de faire grâce et celui de commuer les peines.

ART. 59 : Le Code civil et les lois actuellement existantes qui ne sont pas contraires à la présente charte restent en vigueur jusqu'à ce qu'il y soit légalement dérogé.

 

Droits particuliers garantis par l'État

ART. 60 : Les militaires en activité de service, les officiers et soldats en retraite, les veuves, les officiers, et soldats pensionnés, conserveront leurs grades, honneurs et pensions.

ART. 61 : La dette publique est garantie. Toute espèce d'engagement pris par l'État avec ses créanciers est inviolable.

ART. 62 : La noblesse ancienne reprend ses titres, la nouvelle conserve les siens. Le roi fait des nobles à volonté ; mais il ne leur accorde que des rangs et des honneurs, sans aucune exemption des charges et des devoirs de la société.

ART. 63 : La Légion d'honneur est maintenue. Le roi déterminera les règlements intérieurs et la décoration.

ART. 64 : Les colonies sont régies par des lois particulières.

ART. 65 : Le roi et ses successeurs jureront à leur avènement, en présence des Chambres réunies, d'observer fidèlement la Charte constitutionnelle.

ART. 66 : La présente Charte et tous les droits qu'elle consacre demeurent confiés au patriotisme et au courage des gardes nationales et de tous les citoyens français.

ART. 67 : La France reprend ses couleurs. A l'avenir, il ne sera plus porté d'autre cocarde que la cocarde tricolore.

 

Dispositions particulières

ART. 68 : Toutes les nominations et créations nouvelles de pairs faites sous le règne du roi Charles X sont déclarées nulles et non avenues. L'article 23 de la charte sera soumis à un nouvel examen dans la session de 1831.

ART. 69 : Il sera pourvu successivement par des lois séparées et dans le plus court délai possible aux objets qui suivent :
1° L'application du jury aux délits de la presse et aux délits politiques ;
2° La responsabilité des ministres et des autres agents du pouvoir ;
3° La réélection des députés promus à des fonctions publiques salariées ;
4° Le vote annuel du contingent de l'armée ;
5° L'organisation de la garde nationale, avec intervention des gardes nationaux dans le choix de leurs officiers ;
6° Des dispositions qui assurent d'une manière légale l'état des officiers de tout grade de terre et de mer ;
7° Des institutions départementales et municipales fondées sur un système électif ;
8° L'instruction publique et la liberté de l'enseignements ;
9° L'abolition du double vote et la fixation des conditions électorales et d'éligibilité.

ART. 70 : Toutes les lois et ordonnances, en ce qu'elles ont de contraire aux dispositions adoptées pour la réforme de la Charte, sont dès à présent et demeurent annulées et abrogées.

 

Voir aussi : 9 août 1830 - Louis-Philippe Ier devient roi des Français

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 23:01

Louis-Philippe, duc d'Orléans et cousin de Charles X est proclamé roi des français le 9 août 1830 (et non roi de France) par la chambre des députés. Il sera le dernier roi en France.

roi Louis-Philippe

Les Trois Glorieuses parviennent à renverser la Monarchie de Charles X et les Révolutionnaires attendent donc la mise en place de la République. Mais les députés monarchistes réagissent de manière unie et rapide, soutenus par Adolphe Thiers et le marquis de la Fayette.

C'est le Duc d'Orléans, cousin du Roi qui devient Roi à son tour. Louis-Philippe Ier est soutenu par les Chambres et par le peuple qui l'acclame. Il est proclamé « Roi des Français par la grâce de Dieu et la volonté nationale ».

 

Louis-Philippe Ier, né le 6 octobre 1773 à Paris est décédé le 26 août 1850 en exil à Claremont (Royaume-Uni). Il est le fils du duc Philippe d'Orléans, cousin du roi Louis XVI.
Philippe d'Orléans est le plus riche seigneur de France. Pendant le règne de Louis XVI, il tente de se faire passer pour un partisan des réformes. Il fait donner une excellente éducation à ses enfants. Le duc d'Orléans, devenu Philippe-Égalité, est élu député à la Convention nationale où il vote la mort de son cousin Louis XVI ! Il sera lui-même guillotiné en 1793...

 

Lorsqu'éclate la Révolution française de 1830, Charles X abdique en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux. Mais, le 31 juillet, les députés nomment Louis-Philippe comme « lieutenant général du royaume ». La charte constitutionnelle de 1814 est révisée. Elle est acceptée par Louis-Philippe, qui, le 9 août, en présence des deux chambres, prête serment.

 

Son règne, qui a commencé avec les barricades de la Révolution de 1830, s’achève en 1848 par d’autres barricades, qui le chassent.

Le 24 février 1848 face à la révolution, il abdique en faveur de son petit-fils et héritier Louis-Philippe II alors âgé de neuf ans. La proclamation par les insurgés de la Deuxième République empêchera son investiture.

 

Voir également :

24 février 1848 - Naissance de la IIème République

 

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 23:01

La dictature de Maximilien de Robespierre prend brutalement fin le 9 thermidor An II (27 juillet 1794). Le président du Comité de Salut public et ses proches sont arrêtés après un an de pouvoir sans partage.

A la tribune de la Convention, Maximilien Robespierre se fait huer du haut des gradins aux cris de « A bas le tyran ! ». Ses opposants lui reprochent d'avoir instauré la loi du 22 prairial (10 juin) qui met en place la « Grande Terreur » et d'avoir organisé un système d'espionnage des députés. La grande majorité des conventionnels rejoint le mouvement. Robespierre « l'Incorruptible » et Saint-Just « l'Archange de la Terreur », Couthon, Robespierre jeune, frère de Maximilien, ainsi qu'une vingtaine d'autres jacobins seront exécutés le lendemain. Le jour suivant, quelque 80 autres partisans de Robespierre montent à l'échafaud sans avoir été jugés.

La Convention fait fermer le club des Jacobins et instaure la République thermidorienne.

 

Relire aussi : 10 juin 1794 - La Convention décrète la Terreur

 

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 23:01

Après une semaine de bombardement des lignes allemandes, le samedi 1er juillet 1916, les soldats Britanniques et Français partent à l’attaque de l’ennemi. C’est le début de la bataille de la Somme, l’une des batailles les plus sanglantes de la Première guerre mondiale. Sensée être une offensive libératrice, elle se transformera bien vite en une guerre d’usure identique à celle de Verdun…

Conçue suite à la conférence interalliée à Chantilly des 6 et 7 décembre 1915, par le général Joffre, commandant en chef des armées françaises, l'offensive de la Somme dut être revue suite au déclenchement de la bataille de Verdun en février 1916. Foch fut chargé par Joffre de sa mise en œuvre. Les Français, qui devaient fournir l'effort principal, furent contraints de le confier aux Britanniques.

 

Les armées françaises des généraux Fayolle et Micheler au sud ainsi que les armées anglaises des généraux Rawlinson, Gough et Allenby au nord font face à la IIe Armée allemande du général von Below.

Le but des alliés est de percer le front allemand par une offensive puissante qui, comme l’espère Joffre, doit ramener la situation à une guerre de mouvement.

 

L'offensive est précédée par une intense préparation d'artillerie. Pendant une semaine, 1,6 million d'obus tombent sur les lignes allemandes.

Le 1er juillet 1916 à 7h30, l’armée britannique engage ses forces, essentiellement composées de jeunes inexpérimentés – son armée de métier ayant déjà été durement éprouvée au début de la guerre.

Au soir, il apparaît clairement que l’attaque est un désastre complet pour l’armée britannique : 19.240 hommes (dont près de 1.000 officiers) ont été tués et près de 39.000 blessés.

 

L'armée britannique, sur le front de la Somme, est composée de troupes anglaises, écossaises, galloises, nord-irlandaises, canadiennes, australiennes, néo-zélandaises et sud-africaines, auxquelles il convient d'ajouter le corps de travailleurs chinois, chargés du chargement, déchargement et entrepôt des matériels et marchandises.

 

L'offensive va se poursuivre envers et contre tout jusqu'au 18 novembre.

En cinq mois, le terrain de bataille totalisera plus d'un million de victimes, toutes nationalités confondues, pour un résultat insignifiant.

Cependant, la bataille de la Somme voit apparaitre deux innovations :

- l'utilisation, pour la première fois sur un champ de bataille, d'une arme nouvelle, le char d'assaut ;

- l'utilisation du cinéma à des fins de propagande.

 

Relire aussi :

23 juin 1916 - Les Allemands aux portes de Verdun

15 septembre 1916 - Les chars arrivent

 

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 11:00

Après une attaque au phosgène, gaz toxique, les Allemands, qui sont alors très proches de Verdun, lancent une attaque que le Général von Falkenhayn souhaite décisive.

Mais faute d’avoir pu attaquer avant, les gaz devant se dissiper, ils font face à des ennemis qui ont su se réorganiser.

Le général Mangin lancera d’ailleurs des contre-attaques dès le lendemain. Mais celles-ci se révèleront aussi infructueuses.

 

 

Lien du jour :

La bataille de Verdun détaillée

21 février 1916 - La bataille de Verdun commence

11 juillet 1916 - Ultime offensive allemande à Verdun

22 juin 1916 - l’enfer de Verdun

 

 

 

 

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 23:01

La loi Le Chapelier vient renforcer le décret d’Allarde et interdit la formation de tout groupement professionnel. Orienté à l’origine contre les corporations afin de renforcer la liberté d’entreprendre, son extension à toutes les formes de rassemblements de professionnels met fin à toute possibilité de syndicats ou de grève.

 

Le 14 juin 1791, l'Assemblée constituante française interdit la reconstitution de toute association professionnelle tant de patrons que de salariés.

L'article second de la loi du député Isaac Le Chapelier énonce : « Les citoyens d'un même état ou profession, les entrepreneurs, ceux qui ont boutique ouverte ne pourront, lorsqu'ils se trouveront ensemble, se nommer ni présidents, ni secrétaires, ni syndics, tenir des registres, prendre des arrêtés ou délibération, former des règlements sur leurs prétendus intérêts communs ».

Cette loi révolutionnaire est bienvenue à l'origine car elle met fin aux dérives corporatistes de l'Ancien Régime : protection des nantis, entraves à l'épanouissement professionnel des ouvriers et compagnons.

Mais au XIXe siècle, par un effet pervers, elle entravera la création de syndicats. Elle sera pour cette raison abolie sous la IIIème République, le 21 mars 1884.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 23:01

La Terreur, répression révolutionnaire commença avec la création du Tribunal d'exception et des comités de surveillance en 1793. Elle se durcit avec la loi du 22 prairial an II qui supprime la défense et l'interrogatoire préalable des accusés, ne laissant au tribunal que le choix entre l'acquittement et la mort.

L'assemblée parisienne a mis « la Terreur à l'ordre du jour » le 5 septembre 1793 mais la répression, les arrestations arbitraires et la peur de la guillotine ne suffisent pas à faire reculer les menaces qui pèsent sur la Révolution et la République. Celles-ci sont tout à la fois menacées par l'opposition royaliste, les catholiques restés fidèles à leur foi et les gouvernements étrangers qui craignent les velléités expansionnistes des armées françaises.

Devant la Convention, le 5 février 1794, Maximilien de Robespierre, qui préside le Comité de Salut Public, (qui correspond au gouvernement du pays) tente de préciser les objectifs politiques de la Terreur : « Si le ressort du gouvernement populaire dans la paix est la vertu, le ressort du gouvernement populaire en révolution est à la fois la vertu et la terreur : la vertu sans laquelle la terreur est funeste ; la terreur sans laquelle la vertu est impuissante. La Terreur n'est pas autre chose que la justice prompte, sévère, inflexible [...] elle est une conséquence du principe général de la démocratie, appliqué aux pressants besoins de la patrie ! »

Il convainc les députés de voter le décret du 22 prairial : pour gagner du temps, on supprima l'audition des témoins, on abrégea les plaidoiries. C'est le début de « la Grande Terreur » avec la suppression de toute garantie judiciaire pour les accusés.

 

En juillet, les députés craignant d'être à leur tour victimes de la Terreur, feront arrêter Robespierre et ses partisans. En octobre 1795, la Convention sera dissoute et laissera place au Directoire.

 

On a pu dresser un bilan approximatif de la Terreur dans l'ensemble du pays, du 5 septembre 1793 à la chute de Robespierre, le 27 juillet 1794 :

Il y a eu environ 17.000 condamnations à mort selon les documents officiels. Mais on estime à près de 40.000 victimes, si l'on compte les personnes assassinées de diverses façons, sans jugement. Les régions les plus ensanglantées furent celles où avaient éclaté des révoltes et les départements frontières.

D'après les statistiques, 85 % des condamnés faisaient partie du tiers état, 8,5 % de la noblesse, 6,5 % du clergé. Il faut noter que les membres des ordres privilégiés étant beaucoup moins nombreux, le nombre des prêtres et des nobles exécutés fut proportionnellement plus élevé que celui des victimes des autres classes.

 

Relire aussi :

25 avril 1792 - Première utilisation de la guillotine

10 mars 1793 - Création du tribunal révolutionnaire

 

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 08:08

Louis X, dit le Hutin (parce que, dans son enfance, il était mutin et querelleur) est le fils du roi Philippe IV le Bel et de Jeanne de Navarre. Il succède à son père à 25 ans le 29 novembre 1314.

Le roi Louis X meurt le 5 juin 1316 à Vincennes d'avoir bu de l'eau glacée à la fin d’une partie de jeu de paume qui l'avait mis en nage. Son épouse Clémence de Hongrie est enceinte de leur premier enfant...

En attendant la naissance de l'héritier espéré, Philippe, frère du défunt roi, assume la régence. L'enfant naît le 15 novembre 1316. C'est un garçon. Il devient aussitôt roi sous le nom de Jean 1er Posthume. Mais il n'aura pas le temps de savourer son titre ; il meurt quatre jours plus tard !

 

Qui se douterait des désordres qui vont s'ensuivre en l'absence, pour la première fois depuis trois siècles, d'une succession masculine en ligne directe ?...

Finalement, le 9 janvier 1317, Philippe, comte de Poitou, deuxième fils de Philippe le Bel et Jeanne de Navarre, se fait hâtivement sacrer à Reims sous le nom de Philippe V le Long, empêchant que sa nièce Jeanne, héritière légitime de la couronne, ne monte sur le trône.

Il légitime de la sorte la « loi salique » selon laquelle la couronne capétienne doit revenir à l'aîné des garçons du roi défunt.

 

Lire également : 3 janvier 2011 3 janvier 1322 - Mort de Philippe V

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 23:01

Crise politique majeure sous la IIIème République, l'affaire Dreyfus implique un officier français de confession juive dans une histoire d'espionnage. Alimentant divers rebondissements, « l'Affaire » va scinder la France entre « dreyfusards » et « antidreyfusards » pendant plusieurs années…

 

Premier procès Dreyfus

15 octobre 1894, le capitaine Dreyfus est arrêté et incarcéré.

Le 22 décembre, après plusieurs heures de délibération, le verdict tombe. À l'unanimité des sept juges, Alfred Dreyfus est condamné pour intelligence avec une puissance étrangère à la peine maximale applicable en vertu de l'article 76 du code pénal, la déportation perpétuelle dans une enceinte fortifiée (bagne) ainsi qu'à la destitution de son grade, et à la dégradation militaire. Le 5 janvier 1895, la dégradation a lieu dans la grande cour de l'École militaire à Paris.

 

La cassation du jugement de 1894

Les circonstances de l'arrestation, le procès de 1894 et les faits nouveaux établis depuis permettent de douter de la culpabilité de Dreyfus.

Les débats sur la demande de révision débutent le 27 octobre 1898. Les différentes instances se renvoient la décision de revenir sur la chose jugée et qui plus est par les militaires.

Finalement, le 3 juin 1899, la Cour de cassation, réunie en trois chambres, casse le jugement rendu le 22 décembre 1894 et renvoie l'accusé au Conseil de Guerre de Rennes. Le 5 juin 1899, Alfred Dreyfus est prévenu. Le 9 juin, il quitte l'île du Diable (bagne de Guyane). Après un voyage de trois semaines, il est transféré à la prison militaire de Rennes.

 

Deuxième procès Dreyfus

Le Conseil de Guerre se réunit du 7 août au 9 septembre 1899 dans un climat de tension.

Les dreyfusards sont très optimistes sur l’issue du procès, jugeant que la vérité est déjà connue : selon eux, Dreyfus sera innocenté et reconnu non coupable de trahison. Et pourtant…

 

Le 9 septembre 1899, Maître Demange  cherche, lors d'une plaidoirie de cinq heures, à insinuer le doute dans l'esprit des juges pour obtenir l'acquittement. Malgré tout, le Conseil de Guerre, à la majorité de 5 voix contre 2, déclare l'accusé coupable de haute trahison avec « circonstances atténuantes » et le condamne à dix ans de réclusion.

Le soir même, Alfred Dreyfus forme un pourvoi en révision. Le lendemain, son frère l'avertit que le gouvernement est disposé à proposer au chef de l'Etat de signer sa grâce. Pourtant il hésite : ce serait accepter la culpabilité. Mais épuisé et convaincu par ses proches, il retire son pourvoi.

Sa grâce est signée le 19 septembre 1899 par le président Emile Loubet et il sort de prison deux jours plus tard.

 

 

Lire aussi :

22 décembre 1894 - Dreyfus reconnu coupable

13 janvier 1898 - Émile Zola : « J'accuse ! »

9 septembre 1899 - Dreyfus à nouveau condamné

19 septembre 1899 - Dreyfus gracié

12 juillet 1906 - Réhabilitation du capitaine Dreyfus

 

 

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 23:01

Par l'ordonnance de Brunoy*, en date du 29 mai 1346, le roi de France Philippe VI de Valois décide de ne plus accorder de droits d'usage dans les forêts du domaine royal.

Le roi prescrit alors que « les maîtres des eaux et forêts enquerront et visiteront toutes les forez et bois et feront les ventes qui y sont, en regard de ce que lesdites forez se puissent perpétuellement soustenir en bon estat ».

(des agents des eaux et forêts soient tenus de visiter tous les espaces boisés, d'y enquêter et de les faire exploiter, afin qu'ils se puissent perpétuellement soustraire en bon état).

 

Cette ordonnance survient après une longue phase de croissance économique, qui a conduit à d'importants défrichements et à la surexploitation de la forêt.

Cette ordonnance peut être considérée comme la première forme de protection de l'espace naturel.

 

* Brunoy se situe à vingt et un kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne.

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 23:01

Par une ordonnance en date du 26 mai 1445, à Louppy-le-Châtel (près de Bar-le-Duc), le roi Charles VII crée les Compagnies de l'ordonnance ou compagnies d'ordonnance. Cette nouvelle formation militaire constitue la première armée permanente à la disposition du roi de France.

Chaque compagnie est commandée par un capitaine nommé par le roi et comprend cent lances garnies, une lance garnie comprenant six hommes : un homme d'armes en armure, trois archers, un coutilier et un page.

 

Auparavant pour faire la guerre, le roi faisait appel à ses vassaux selon la coutume féodale du ban. Mais les vassaux n'étaient obligés de servir que pendant 40 jours. Le roi devait alors recruter des mercenaires qui coûtaient cher et se révélaient souvent incontrôlables.

Quand la guerre prenait fin, les mercenaires étaient congédiés. Ils se mettaient alors à piller le pays.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 23:08

Le 9 mai 1769, les indépendantistes corses sont défaits par l'armée française à Ponte-Novo (Haute-Corse).

C'est la fin d'une guerre de 40 ans qui a mis aux prises le peuple corse, mené par Pasquale Paoli, avec la République de Gênes puis le Royaume de France. En 1796, le général Napoléon Bonaparte, réprimera la tentative de sécession de Pascal Paoli allié aux Anglais. Depuis, la Corse est restée française.

Paoli, s'embarque pour l'exil...

Soumission

Les Français établissent en Corse un Conseil supérieur... comme dans leurs colonies des Antilles. Le gouvernement de l'île est confié au comte Louis de Marbeuf. Il invite les nobles à faire enregistrer leurs quartiers de noblesse. Seules 86 familles se résolvent à cette démarche. Parmi elles figure la famille Buonaparte, issue de colons génois installés dans le port d'Ajaccio.

Cette circonstance - et plus encore les « excellentes relations » qu'entretient la belle Laetitia (ou Letizia) Buonaparte avec le gouverneur de Marbeuf - vont permettre au jeune Napoléon d'obtenir plus tard une bourse pour entrer dans une école militaire réservée à la noblesse.

 

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 23:01

Déclenchée en 1574, alors qu’Henri III vient de succéder à son défunt frère, la cinquième guerre de Religion est menée par le parti des Politiques, aussi appelé « Malcontents ». Celui-ci a réuni autour du duc d’Alençon, frère cadet du roi, la noblesse catholique modérée opposée au roi.

Les protestants, tels Henri de Condé, n’ont pas tardé à se joindre au mouvement, d’autant plus que Henri de Navarre s’est enfuit de la cour. Inquiet, le roi accepte finalement de négocier.


Le duc François d'Alençon

 

Paix de Monsieur

La cinquième guerre de religion se conclut le 6 mai 1576 par la paix de Beaulieu-lès-Loches ou « paix de Monsieur » car elle est inspirée par le jeune frère du roi Henri III, le duc François d'Alençon, dit « Monsieur », chef des Malcontents qui placent l'intérêt national au-dessus des querelles religieuses.

L’édit de Beaulieu octroie d’importants avantages au frère du roi, mais aussi aux protestants. Ceux-ci peuvent désormais jouir de la liberté de culte dans toute la France, à l’exception de la capitale. Ils obtiennent huit places de sûreté ainsi que l’égalité de représentation dans les chambres.

Cette paix apparaissant trop favorable aux protestants, les ligues locales formées par les bourgeois catholiques s'unissent à l'initiative de Charles d'Humières, qui, en novembre 1576, refuse de livrer la citadelle de Péronne au prince de Condé, un chef protestant nommé gouverneur de Picardie.

Il s'ensuit le 12 mai 1577 la fondation de la Ligue catholique (Sainte Ligue « au nom de la Sainte Trinité pour restaurer et défendre la Sainte Église catholique apostolique et romaine »). Le duc Henri de Guise le Balafré en prend la tête avec ses frères, le cardinal de Lorraine et le duc de Mayenne…
C'est à nouveau la guerre !

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 23:01

Le 29 avril 1624, Louis XIII appelle Richelieu (39 ans) à son Conseil. Armand Jean du Plessis, cardinal duc de Richelieu, prendra la tête du Conseil du roi quelques semaines plus tard. Les 2 hommes vont consolider l'autorité royale dans une France mise à mal par les luttes de factions.

Richelieu a été élu député du clergé poitevin aux états généraux en 1614, il fut obligé de se tenir à Paris. Il est désigné ensuite par Marie de Médicis comme étant la porte parole de l’assemblée. C’est à ce poste qu’il fait l’éloge du gouvernement, le 23 février 1615. En novembre 1615, Marie de Médicis lui accorda le rôle d’aumônier d’Anne d’Autriche, la future épouse de Louis XIII, ce qui lui a valu de s’installer au Conseil du roi en 1616.

L’assassinat de Concino Concini, l’aventurier italien favori de Marie de Medicis, en 1617 dont Louis XIII est l’instigateur avec le duc de Luynes provoque la mise à l’écart de la régente et de tout son entourage.

 

Richelieu a dut alors s’exiler dans son évêché où il dédie tout son temps à l’écriture, c’est à cette époque qu’il écrite L’Instruction du chrétien. Il contribua ensuite à la réconciliation entre la régente et son fils Louis XIII.

Grâce à ces négociations qui ont abouti aux traités d’Angoulême et celui d’Angers, il réussit à avoir le titre de cardinal en 1622 avant de reprendre sa place au sein du Conseil du roi le 29 avril 1624, date à laquelle le règne de Louis XIII marque un tournant décisif.

En effet, le rôle de Richelieu auprès du roi est similaire à ce qu’on appelle aujourd’hui  le premier ministre, à l’époque il est désigné par l’expression du ministre principal du roi. Le poste inclut les aspects politiques, diplomatiques, culturels et religieux.

 

Travailleur infatigable, ne dormant guère plus de quatre heures par nuit, Richelieu va se dévouer jusqu'à sa mort au service de l'État.

Dans un premier temps, il met au pas la noblesse, prompte aux duels et aux complots. Il est habile aussi à s'attacher les hommes de talent, nombreux dans la France de cette époque. Ainsi constitue-t-il l'Académie française.

Visionnaire, il encourage les expéditions lointaines. Conscient de l'importance à venir du commerce maritime, il encourage la construction de navires inspirés des Hollandais, précurseurs en ce domaine.

Il reste en fonction jusqu'à sa mort, en 1642, date à laquelle le cardinal Mazarin lui succède.

 

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 23:01

Le sultan Andriantsouli qui règne sur Mayotte, se place sous le protectorat de la France par le traité du 25 avril 1841 signé avec le commandant Pierre Passot. Il reçoit en contrepartie une indemnité de 1000 piastres !

C'est ainsi que Mayotte entre dans le giron de la France.

De proche en proche, l'ensemble de l'archipel des Comores (Mayotte, Anjouan, Grande Comore et Mohéli) devient colonie française.

CARTE mayotte dans le monde

Mayotte (374 km2), située dans l'archipel des Comores, entre l'Afrique et Madagascar, est en fait constituée de deux îles entourées d'un récif corallien et d'un lagon. Sa population est passée de 3.000 habitants en 1841 à près de 300.000 au début du XXIe siècle. Près de la moitié sont des immigrants illégaux venus des Comores ou d'Afrique noire.

 

En 1974, lors du référendum d’autodétermination organisé dans l’archipel des Comores (alors protectorat français), Mayotte est la seule île qui votera pour rester française (à 64 %). Les trois autres choisissent l’indépendance.

Mayotte est devenue le 31 mars 2011 un département d'outre-mer de plein droit suite au référendum du 29 mars 2009 initié par le gouvernement français.

Mayotte compte aujourd’hui 220.000 habitants, les langues parlées sont le Français (30%), le Swahili (Mahorais), le Comorien, le Malgache et l’Arabe (la langue de la religion mais peu utilisée à Mayotte).

 

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 23:01

Nommé commandant de l’Astrolabe, Jules Dumont d’Urville est chargé d’effectuer un second tour du monde. L’une de ces missions est de retrouver la trace de La Pérouse, navigateur français disparu en 1788. C’est d’ailleurs en son honneur que sa corvette est ainsi renommée.

Jules Dumont d’Urville

Jules Sébastien César Dumont d’Urville, né à Condé-sur-Noireau le 23 mai 1790 et mort accidentellement à Meudon le 8 mai 1842, est un officier de marine et explorateur français qui mena de nombreuses expéditions, notamment à bord de l'Astrolabe.

 

Parti de Toulon, il se rendra en Australie, cartographiera la Nouvelle-Zélande, fera le tour des îles Fidji ainsi que de la Nouvelle-Calédonie. Arrivé à Vanikoro (1828), il confirmera les découvertes du capitaine britannique Peter Dillon : La Pérouse a bel et bien disparu à cet endroit, massacré par des indigènes.

 

Lire ou relire :

19 janvier 1840 - Découverte de la terre Adélie

1 août 1785 - La Pérouse embarque pour un tour du monde

 

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 23:01

Après les événements de 1831, Lyon est en proie à de nouveaux troubles insurrectionnels : c’est la seconde révolte des Canuts.

Le 9 avril 1834, les ouvriers de la soie, les canuts, se soulèvent après que des meneurs aient été traduits en justice pour avoir dénoncé des baisses de salaires et fait grève. Le ministre de l'Intérieur Adolphe Thiers laisse les manifestants ériger des barricades puis fait donner la troupe. Celle-ci va méthodiquement reconquérir la ville.

On compte environ 600 morts et 10.000 arrestations au cours de la « Sanglante semaine » du 9 au 15 avril 1834. Autrement plus féroce que lors de la première révolte des canuts (1831), cette répression est un prélude à la « Semaine sanglante » de 1871 par laquelle le même Thiers mettra un terme à la Commune de Paris.

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