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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 00:05

Le lundi 24 novembre 1642, alors qu’il est chargé par la compagnie néerlandaise des Indes orientales de trouver un passage de l’Asie vers le Chili, le navigateur hollandais Abal Tasman découvre une île au sud de l’Australie qui portera plus tard son nom : la Tasmanie.

Mais tout d’abord, il la baptisa « VAN DIEMEN'S LAND » (Terre de Van Diemen), du nom du Gouverneur général de la Compagnie hollandaise des Indes Occidentales, Anthony Van Diemen.

Durant cette expédition, Tasman a contourné l’Australie, qu’il recherchait, sans la voir…

Au XVIII ème Siècle, de nombreux navigateurs vinrent en Tasmanie dont les Capitaines Cooket Bligh.

Mais ce ne fut qu’en 1798 que le Lieutenant Matthew Flinders effectua le tour complet de la Terre de Van Diemen pour démontrer son insularité. Il baptisa la portion d’océan séparant le continent de l’île « Bass Strait » (le Détroit de Bass), du nom de Georges Bass, le chirurgien de son navire. Cette découverte permit de raccourcir d’une semaine la navigation jusqu‘à Sydney.

Au cours de la même période, le Gouverneur King, de Nouvelle-Galles du Sud décida d’implanter une seconde colonie en Australie, au Sud de Sydney Cove. Après maintes hésitations, il choisit un site à l’embouchure de la Derwent, en Tasmanie.

 

Le 7 Septembre 1803, le lieutenant John Bowen accosta sur l'île pour y établir une présence britannique avant que les Français le fassent.

En 1804, la ville de Hobart était fondée. C'était un village de tentes et de huttes en torchis abritant une population de 262 habitants dont 178 bagnards (elle acquit le statut de Municipalité en 1842).

 

Dans les années 1825, la Terre de Van Diemen devint une colonie distincte de la Nouvelle-Galles du Sud.

Les bagnards étaient envoyés en Tasmanie, jusqu’en 1856, date où la déportation fut interdite. Près de 60.000 y furent transportés où ne purent espérer qu'une mort prochaine. Les bagnards considéraient la Terre de Van Diemen comme la pire des destinations. Ils y subissaient un traitement dramatique, tout comme les Aborigènes avant eux. C’est pour effacer cette triste réputation que l’île fut rebaptisée « TASMANIE » du nom du premier Européen à y avoir débarqué.

 

La Tasmanie, fait aujourd'hui partie de la fédération australienne.

 

 

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 23:01

Le 12 octobre 1999, selon une estimation des démographes de l'ONU, la population de la Terre a franchi le seuil symbolique de six milliards d'êtres humains vivants. Le secrétaire général, Kofi Annan, a décerné à un nouveau-né de Sarajevo l'honneur d'avoir franchi le premier ce cap symbolique.

La barre du premier milliard a été franchie vers 1850 et, au début du XXe siècle, la population mondiale s'élevait à 1,6 milliard d'êtres humains dont environ un quart d'Européens  (10% aujourd'hui)...

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 23:01

Le lieutenant de César Lucius Munatius Plancus fonde sur la colline de Fourvière, au-dessus du confluent du Rhône et de la Saône, une colonie promise à un destin exceptionnel…

Elle est créée pour abriter les citoyens romains chassés de Vienne par les Allobroges. La ville deviendra la capitale administrative et religieuse des trois Gaules (Lyonnaise, Aquitaine, Belge) et accueillera chaque année au mois d’août les chefs des 60 tribus gauloises.

 

Il s'agit de remplacer Colonia Julia Vienna (aujourd'hui Vienne, Isère), colonie fondée par Jules César plus au sud, sur le territoire des Allobroges, et victime d'une révolte gauloise.

 

Le choix du nouveau lieu s'explique par la présence de nombreuses routes en relation avec les différentes régions de la Gaule. Des Gaulois sont déjà installés à proximité, dans un village du nom de Condate, sur la «presqu'île», entre la colline de la Croix-Rousse et l'actuelle place Bellecour.

 

La ville porte d'abord le nom de Colonia Copia Felix Munatia, bientôt modifié en Copia Lugdunum. Le nom Lugdunum, que portent plusieurs villes d'origine gauloise, renvoie au suffixe celte dunum, qui évoque une éminence fortifiée (comme dans Châteaudun), et au dieu Lug, auquel un culte était rendu sur la colline de Fourvière. Les trouvailles archéologiques laissent penser que ce culte prenait entre autres la forme de très importants banquets. Lugdunum, plus tard transformé en Lyon, signifierait donc en gaulois : la «colline du dieu Lug».

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 23:01

Le 25 Septembre 1493, Christophe Colomb quitte le port de Cadix et entreprend son deuxième voyage vers ce qu'il croit toujours être les Indes. Mandaté une nouvelle fois par la reine d'Espagne Isabelle la Catholique, il est à la tête de 17 navires et 1.500 hommes.

C'est le début de la conquête et de la colonisation du Nouveau Monde.

Suivant à peu près la même route que durant son premier voyage, au cours de cette nouvelle expédition, il découvre les petites Antilles (la Guadeloupe et la Dominique) et Puerto Rico. Il explore les côtes de Cuba et de la Jamaïque. Il découvre que les indigènes de ces îles sont anthropophages et les réduit en esclavage sous ce prétexte.

Le 27 novembre, le navigateur arrive à Hispaniola, où il constate que le fort de la Navidad (à Haïti) garnison qu'il avait établie lors de son premier séjour, est détruit et brûlé et que tous les Espagnols sont morts, de syphilis ou tués par les indigènes.

 

Le 2 février 1494, Christophe Colomb renvoya douze de ses navires en Espagne sous le commandement de Antonino de Torres, rapatriant les malades.

Le 10 mars 1496, il prend lui-même le retour vers l'Espagne.

Le 20 avril 1496, Christophe Colomb arrive en Espagne à bord de la Santa-Clara.

Il aura de plus en plus de difficultés à conserver la confiance du roi. Mais celui-ci accepte de financer une troisième expédition qui partira le 30 mai 1498…

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 23:47

Suite à la défaite de Sedan, la France rappelle ses troupes stationnées à Rome. Les États pontificaux sont désormais à la merci des Italiens, désireux d’accomplir enfin l’unité totale du pays. Il ne leur faut donc pas longtemps pour envahir le territoire et s’emparer de Rome.

 

Le 20 septembre 1870, quelques jours après la chute du Second Empire français, les troupes piémontaises entrent à Rome.

Sous l'autorité de son général Raffaele Cardona, qui parvient à ouvrir une brèche dans les murs de la « Ville éternelle », Victor-Emmanuel II de Savoie (1820-1878), ancien roi de Sardaigne (1847-61) devenu celui de l'Italie depuis 1861, entre enfin dans Rome, dernier bastion à résister à l'unification du royaume.

 

Le pape Pie IX se considère dès lors prisonnier au Vatican. Ses successeurs feront de même jusqu'aux accords de Latran qui, en 1929, transformeront le Vatican en un État souverain.

 

 

Relire aussi :

23 octobre 1867 - Garibaldi envahit le Vatican

2 septembre 1870 - Napoléon III vaincu à Sedan

 

 

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 23:03

Le mardi 12 septembre, 1848 les cantons suisses approuvent une nouvelle constitution qui met en place un État fédéral démocratique moderne avec ses 22 cantons dans quatre régions linguistiques.

Un Conseil fédéral détient les pouvoirs exécutifs tandis que le pouvoir législatif se partage entre le Conseil national et le Conseil des États. Cette Constitution subira des modifications en 1874, appuyant d’avantage le pouvoir fédéral et instaurant le droit de référendum.

Le gouvernement suisse conservera une totale neutralité dans les conflits extérieurs. Ce sera le cas durant la guerre de 1870 et durant les deux guerres mondiales.

 

Lien du jour : Constitution fédérale suisse du 12 septembre 1848

 

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 23:22

Le mercredi 9 septembre 1570, les Turcs ottomans occupent Nicosie. L'île de Chypre tombe sous leur domination pour trois longs siècles, jusqu'à ce que les Anglais imposent leur protectorat.

Après avoir conquis Rhodes et fait fuir les chevaliers de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem qui vont alors s'établir à Malte, les Turcs s'emparent de Chypre.

L'année suivante, les catholiques remportent la victoire de Lepante contre les Tucs et mettent un terme à leur expansion.

Des Turcs commencent à s'implanter sur Chypre : à la fin du XIXe siècle, ils représenteront 1/4 de la population chypriote. Les édifices catholiques deviennent musulmans.

 

En 1878, la Porte ottomane céda l'île à la couronne Britannique, qui, en 1925,  en fit une colonie jusqu'à l'indépendance, qui fut accordée le 16 août 1960.

 

Relire également : 16 août 1960 - Indépendance de Chypre

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 23:01

En 1821, le roi portugais Jean VI rentre à Lisbonne. Son fils, le futur Pedro Ier, resté à Rio, proclame l'indépendance du Brésil le 7 septembre 1822.

 

Le pays a été abordé par le navigateur portugais Pedro Alvares Cabralen 1500, suite à une erreur de navigation. Il est devenu de ce fait, avec la permission du pape, la principale terre sud-américaine qui échappe à la colonisation espagnole.

Lorsque le royaume du Portugal est occupé par les troupes de Napoléon 1er, en 1807, le prince régent, de la dynastie de Bragance, s'enfuit sur un navire anglais et se réfugie outre-Atlantique. Il s'établit à Rio de Janeiro, alors la capitale du Brésil. Séparée de sa métropole par la guerre, la colonie apprend à se débrouiller seule.

Devenu roi du Portugal en 1816, après la mort de sa mère, la reine Marie la Folle, le prince régent prend le nom de Joao VI (Jean VI). Mais bien que les troupes d'occupation françaises aient depuis longtemps quitté la métropole, le nouveau souverain prolonge son séjour au Brésil dont il apprécie les charmes.

Il octroie à la colonie son autonomie au sein du « Royaume-Uni de Portugal, du Brésil et des Algarves ».

 

En 1820 se produit en Espagne une révolution libérale ; elle fait tache d'huile au Portugal où, le 24 août 1820, à Porto une junte libérale menace de faire sécession. Elle convoque une assemblée constituante, les Cortes, qui se réunit à Lisbonne. Le nouveau gouvernement, poussé par l'armée, rappelle d'urgence le roi Jean VI et réclame qu'il soit mis un terme à l'autonomie du Brésil !

À regret, Jean VI regagne la métropole mais il confie la régence du Brésil à son fils cadet Dom Pedro (Pierre), 24 ans. Tandis que les provinces du nord et du centre se montrent attirées par la révolution libérale de Lisbonne et rechignent à se soumettre à Rio, la capitale supplie le régent de se prononcer pour l'indépendance.

Pour maintenir l'unité de la colonie et éviter les troubles qui endeuillent à la même époque les colonies espagnoles voisines, Dom Pedro choisit donc de rester envers et contre tout et lance ce simple cri, le 9 janvier 1822 : « Fico » (« Je reste »).

Comme les Cortes prétendent envoyer des troupes au Brésil et nommer de nouveaux gouverneurs militaires dans les provinces, le régent prend les devants.

Le 7 septembre 1822, près de São Paulo, au bord de la rivière Ipiranga, il proclame : « Independencia ou muerte » (« L'indépendance ou la mort »).

 

Le 12 octobre, le régent est nommé empereur constitutionnel du pays sous le nom de Pedro 1er et solennellement couronné à Rio de Janeiro le 1er décembre de la même année.

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 23:01

Le Vietminh, fondé en 1941 par d'anciens dirigeants du parti communiste indochinois, profite de la capitulation du Japon et de l'incapacité des Français à reprendre le pouvoir, pour proclamer l'indépendance.

Le 2 septembre 1945 Sur le pont du cuirassé américain Missouri, le représentant du gouvernement japonais signe l’acte de reddition de son pays. Au même moment, sur la place Ba-Dinh, à Hanoi, Ho Chi Minh proclame l’indépendance de la République démocratique du Vietnam. La déclaration commence par un pied de nez à deux puissances qui, dans les années à venir, viendront s’enliser ici : « « Tous les hommes sont nés égaux. Le Créateur nous a donné des droits inviolables : le droit de vivre, le droit d’être libre et le droit de réaliser notre bonheur. » Cette parole immortelle est tirée de la Déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique en 1776. Ho Chi Minh devient président du nouveau gouvernement révolutionnaire. Le discours s’achève sur une proclamation solennelle : « Le Vietnam a le droit d’être libre et indépendant et, en fait, est devenu libre et indépendant. Tout le peuple du Vietnam est décidé à mobiliser toutes ses forces spirituelles et matérielles, à sacrifier sa vie et ses biens pour garder son droit à la liberté et l’indépendance. »

 

Le 19 décembre 1946, le parti communiste vietnamien de Hô Chi Minh lance une insurrection générale contre le colonisateur français à Hanoï et dans tout le Tonkin. C'est le début de la première guerre d'Indochine...

La France, vaincue à Dien Bien Phu en 1954, reconnaîtra l'indépendance du Vietnam avec les accords de Genève en 1956.

 

Relire aussi :

10 août 1945 - Les Vietnamiens se soulèvent contre les Japonais

2 septembre 1945 - fin de la Seconde Guerre mondiale

 

 

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 23:43

Le 24 août 1991, dans la confusion qui suit l'éviction de Mikhaïl Gorbatchev, dirigeant de l'Union soviétique, le Parlement ukrainien proclame l'indépendance de la République d'Ukraine dans les frontières artificielles dessinées par les dirigeants bolchéviques. C'est la troisième renaissance de l'État kiévien en l'espace d'un millénaire.

C’est la déclaration d’indépendance votée à l’unanimité par le Parlement qui va permettre la suspension du Parti Communiste et le retour officiel de la langue ukrainienne comme langue utilisée par la nomenklatura.

Le 1er novembre 1991, le Parlement ukrainien adopta une déclaration solennelle la Déclaration des droits des nationalités d'Ukraine. Cette déclaration a joué un rôle important pendant la campagne précédant le référendum sur l'indépendance de l'Ukraine.

Cette indépendance sera donc massivement confirmée par le référendum du 1er décembre 1991.

 

Le 8 décembre 1991, l’URSS est dissolue et la Communauté des États Indépendants (CEI) créée

 

Les Ukrainiens ont fait de l'anniversaire de ce jour leur fête nationale.

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 23:01

Sukarno, le fondateur du parti national indonésien (en 1927), proclame l'indépendance de l'Indonésie, dont il devient le premier président. Les Pays-Bas, qui s'estiment propriétaires de cet archipel depuis 1602, refusent la proclamation. Cette indépendance sera pleinement reconnue au plan international qu'en décembre 1949.

Emprisonné par les Néerlandais dès 1933, Sukarno est libéré au milieu de la Deuxième Guerre mondiale par les Japonais. Lors d'un discours prononcé le premier juin 1945, Sukarno avait précisé les « cinq piliers » de son approche politique qui tente de combiner plusieurs courants : le nationalisme, l'internationalisme, la démocratie représentative, le marxisme et l'islam.

La proclamation de l'indépendance de l'Indonésie, en indonésien « Proklamasi Kemerdekaan Indonesia », a été lue à 10h00, le vendredi 17 août 1945.

 

À la fin du mois, les alliés (les Néerlandais, les Australiens, les Britanniques et les Américains) débarquent à Java pour bloquer le processus d'indépendance. Le Gouverneur néerlandais Van Mook préconise l'établissement de plusieurs États dans l'archipel, dans l'espoir de créer une « Indonésie fédérale » encore liée à la couronne des Pays-Bas. Pendant trois ans les différentes factions religieuses et politiques vont s'affronter dans une guerre civile et une guerre d'indépendance sanglantes.

Aujourd’hui, l’Indonésie est le quatrième pays le plus peuplé du monde après les Etats-Unis. Il abrite 245 millions d’habitants constitués 375 groupes ethniques. Java et Sumatera sont les deux îles où se concentrent plus de 65% de la totale population. Plus de 300 langues et dialectes locaux sont parlés dans tout le pays. Depuis l’indépendance, la langue indonésienne, le bahasa Indonesia qui dérive de la langue malaise, a été adoptée en tant que langue officielle du pays.

 

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 23:04

Le 16 août 1960, Chypre, alors colonie de la Couronne britannique, devient une République indépendante avec un Président élu par la communauté grecque, Mgr Makarios en personne, et un vice-Président élu par la communauté turque, Fasil Füçük.

En 1878, l’Empire Ottoman cède Chypre (Conquise en 1571) à la Grande-Bretagne.

Au début de la Première Guerre mondiale (le 5 novembre 1914 exactement), l’île de 9.000 kilomètres carrés devient un protectorat britannique (lors de l’entrée en guerre de l’Empire Ottoman). Elle devienne une colonie britannique en 1925, malgré la désapprobation des habitants grecs. Chypre est revendiquée par la Grèce et la Turquie.

Le 15 janvier 1950 : 96 % des chypriotes grecs se prononcent en faveur du rattachement à la Grèce.

Le 1er avril 1955 : l'EOKA déclenche la lutte armée contre l'occupation britannique. La Grande-Bretagne s'appuie sur la minorité turque.

Le 11 février 1959 : Accord de Zurich pour la création d'un État indépendant bi-communautaire. Accord de Londres le 19 février.

Le 6 avril 1960 : Signature du projet de Constitution, proclamée le 16 août suivant.

Le 15 juillet 1974, un coup d'Etat en faveur de l'union avec la Grèce (Enôsis) provoquera le déparquement de troupes turques dans le nord (Opération Attila le 20 juillet).

Du 8 au 15 août 1974, l'armée turque prend le contrôle de près de 40 % du territoire, provoquant le regroupement de la communauté turque (80.000 personnes) au Nord et expulsant 200.000 personnes vers le Sud.
Le 13 février 1975, les Turcs créent un État fédéré de Kirbis.

drapeau gif animé chypre

 

Aujourd’hui, l’île de Chypre est partagée en deux entités séparées par une zone tampon sous contrôle des Nations unies : la République de Chypre, dans la partie sud, qui est membre de l’Union européenne depuis 2004, et, dans la partie nord, la République turque de Chypre du Nord, non reconnue par la communauté internationale, à l’exception de la Turquie. À ces deux entités, s’ajoutent deux bases militaires sous souveraineté britannique.

Cartes détaillée de Chypre

 

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 23:03

Lors du processus de décolonisation de l'Afrique noire française, après le Dahomey (l'actuel Bénin), le Niger et la Haute-Volta (l'actuel Burkina Faso), c'est au tour de la Côte-d'Ivoire de proclamer son indépendance.

Colonie française en 1893, territoire d'outre-mer (TOM) en 1946, république autonome en 1958, la Côte-d'Ivoire accède à l'indépendance. Son premier président est un médecin de 55 ans devenu planteur de cacao et militant syndical, Félix Houphouët-Boigny.

Il restera président et mènera une politique de collaboration avec la France jusqu'à sa mort en 1993.

Héritier d’une colonie relativement riche, Félix Houphouët Boigny opte pour la mise en valeur de son pays par le libéralisme économique afin de bénéficier de la confiance de nombreux investisseurs étrangers notamment français. Avec le code des investissements de 1959, il réussit de 1960 à 1980 à jeter les bases d’une prospérité économique exceptionnelle.

Grâce au café et surtout au cacao, dont le pays est devenu le premier producteur mondial, le produit national brut par tête triple de l'indépendance à 1972, dépassant celui de tous les autres pays d'Afrique noire à l'exception de l'Afrique du sud.

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 23:03

Chargé par Louis XVI d’une expédition autour du monde, Jean-François Galaup, comte de La Pérouse, apprête le navire « la Boussole ». La Pérouse est accompagné de « l’Astrolable », seconde frégate commandée par Fleuriot de Langle.

 

L’expédition est composée de 220 hommes.

Parmi eux, on compte de nombreux scientifiques :

- un astronome,

- un médecin,

- trois naturalistes,

- un mathématicien,

- trois dessinateurs

- et même des curés qui ont une formation technique.

 

Les objectifs sont nombreux :

- géographiques,

- scientifiques,

- ethnologiques,

- économiques (prospection des possibilités de chasse à la baleine ou de collecte de fourrures),

- mais aussi politiques avec l'établissement éventuel de bases françaises ou de coopération coloniale avec les alliés espagnols (aux Philippines).

 

Il part donc de Brest, le 1er août 1785, pour une navigation estimée à 4 années.

Le 23 février 1786, l’expédition franchit du Cap Horn.

Après le Chili, l’île de Pâques (le 9 avril) puis Hawaï, voici l’Alaska, où meurent 21 marins dans le naufrage de deux chaloupes.

L’expédition poursuit vers San Francisco, la Chine et les Philippines. Après avoir observé les côtes méconnues de la Corée, elle rejoint la péninsule russe du Kamtchatka.

Le bal que les autorités ont organisé en l’honneur des visiteurs y est interrompu par l’arrivée du courrier de France. Lapérouse y apprend sa promotion au rang de chef d’escadre et reçoit l’ordre de se rendre en Australie pour espionner les Anglais. Il reprend la mer...

Au cours de son périple, il découvrira l’île Necker (1786) puis donne son nom au détroit situé entre l’île Sakhaline et l’île Hokkaido.

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28 mois après le départ de Brest, il atteint avec soulagement Tutuila, île des Salomon, pour se ravitailler en eau fraîche. Mais l’opération coûte la vie à 12 marins, tués à coups de pierre ou de massue par les indigènes après que leurs chaloupes se sont échouées.

C’est donc démoralisée et affaiblie par les carences alimentaires que l’expédition parvient en Australie le 26 janvier 1787, où elle découvre avec surprise une flotte anglaise à la recherche d’un endroit accueillant pour installer près de 700 forçats. Les Français en profitent pour confier quelques lettres à leurs « compatriotes européens » avant de quitter Botany Bay, le 10 mars 1788.

Le 15 mai, les frégates repartent vers le nord-est mais sont prises dans un cyclone et finissent par se briser aux alentours de l’archipel des Santa Cruz au milieu de juin.

 

C’est alors que commence « le mystère La Pérouse »...

 

Pendant 40 ans, le silence retombe sur l’expédition. Mais malgré la Révolution on n’oublie pas les marins : on dit d’ailleurs que, peu avant de monter sur l’échafaud, Louis XVI s’enquit du sort de son explorateur, censé être de retour depuis l’été 1789.

C’est finalement l’irlandais Dillon qui lève le mystère en acquérant en 1826 dans l’archipel des Vanuatu une épée en argent de confection française, premier indice d’une enquête qui permit de localiser le naufrage sur Vanikoro.

 

Lien du jour : Le tour du monde inachevé de La Pèrouse

 

 

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 23:02

La première pierre du canal du Midi est posée le jeudi 29 juillet 1666. Les travaux, commencés par l'ingénieur Paul-Pierre Riquet, s'achèveront en 1681.

Le canal du Midi est l'une des réalisations technologiques les plus importantes de l'époque moderne. Il est à l'origine d'un épanouissement technologique qui a mené directement à la révolution industrielle et à l'ère technologique actuelle. C'est aussi une étape significative dans l'histoire de l'Europe, celle du développement des réseaux navigables, rendu possible par la maîtrise des problèmes d'ingénierie civile hydraulique. De plus, dans ce cas précis, l'innovation technologique se combine avec un souci élevé de l'architecture et du paysage, qui trouve peu de parallèles ailleurs.

Il se déroule sur 241 kilomètres entre Marseillan, où il débouche dans l’étang de Thau sur la méditerranée, et Toulouse. A Toulouse, le canal du midi rejoint le canal de Garonne, qui se dirige vers l’Atlantique.

 

La construction du canal du Midi

Des études sur la possibilité de créer des canaux en reliant des voies d'eau naturelles ont commencé dès le 16ème siècle au moment où François Ier revenait d'Italie avec Léonard de Vinci. Un de leurs projets prévoyait la jonction de la Garonne à 1' Aude et donc celle de l'Atlantique à la Méditerranée. La première entreprise de ce type couronnée de succès fut le Canal de Briare qui devait relier la Seine et la Loire en 1642. Les solutions apportées aux difficultés techniques rencontrées relança l'intérêt pour la liaison Atlantique-Méditerranée, avec pour conséquence la mise à l'étude de nombreux projets. Cette liaison devait devenir une réalité en raison du climat politique favorable dont bénéficiait la France à cette époque et aussi grâce à l'intérêt d'un homme exceptionnel qui n'eût de cesse de voir aboutir un projet de cette envergure.

 

Pierre-Paul Riquet avait 50 ans quand il commença à travailler sur le projet en 1654. Il envisagea un certain nombre de tracés pour relier la Garonne à 1' Aude et diverses solutions pour la ligne de partage des eaux entre les deux rivières à Naurouze qui constituait essentiellement un problème d'alimentation en eau. Il sollicita l'aide de spécialistes locaux, en particulier de Pierre Campmas, responsable de l'approvisionnement en eau de la ville de Revel au pied du massif de la Montagne Noire. Il recruta aussi François Andreossy, ingénieur civil spécialiste des questions hydrauliques. En 1662, Riquet s'assura le soutien de Jean-Baptiste Colbert, Intendant des Finances de Louis XIV à cette époque, qui n'avait de cesse de favoriser la création d'industries en France. Colbert réalisa très vite l'importance du canal proposé et accorda à Riquet son aide la plus totale. Il communiqua son enthousiasme au Roi qui comprit le lustre que ce canal pourrait apporter à son règne. Une Commission Royale fut constituée pour étudier la viabilité technique et financière du projet ; après avis favorable de la Commission, des lettres-patentes furent accordées à Riquet pour creuser une étroite voie d'eau sur toute la longueur du tracé et prouver ainsi que la différence de niveau des eaux à Naurouze pouvait être solutionnée. Le projet devait être financé sur une base tripartite : par la Trésorerie royale, par la Province du Languedoc et par Riquet lui-même. Les fonds de la Trésorerie serviraient à acheter les terres, ceux de la province à financer les travaux. La gestion du Canal une fois terminé et les revenus éventuels qui en découleraient reviendraient à Riquet et à ses successeurs. Un Edit royal annonçant la construction du Canal fut publié en octobre 1666 et les lettres-patentes remises à Riquet. Ces lettres-patentes ne concernaient cependant que la partie occidentale du projet entre la Garonne à Toulouse et 1' Aude à Trèbes. Les travaux furent terminés en 8 ans et 3,36 millions de livres furent investies dans cette construction. La seconde partie fut alors autorisée entre Trèbes et Sète sur la Méditerranée en 1669.

 

Deux mille ouvriers furent engagés en janvier 1667. Ce nombre monta à douze mille, dont six cents femmes pour pallier le manque d'hommes. Ils étaient répartis en douze divisions chacune sous la responsabilité d'un « inspecteur général » et chaque division était-elle même composée d'équipes de cinquante personnes sous l'autorité d'un contremaître.

 

Le projet dut faire face à de nombreuses vicissitudes et crises financières au cours des années qui suivirent, mais il était parfaitement terminé quand Riquet mourut en 1681. En raison des plaintes persistantes des riverains dont les terres étaient inondées, le grand architecte militaire Vauban fut envoyé sur place. Le rapport qu'il rédigea eut pour conséquences la construction d'un certain nombre d'aqueducs et l'accroissement de la hauteur du barrage de Saint-Ferréol. Les éléments finaux du Canal furent terminés en 1694. Son coût total fut de 15 millions de livres, soit un dépassement de 70% des estimations initiales, ce qui n'était pas surprenant compte-tenu du nombre élevé de problèmes imprévus qui étaient apparus en cours de réalisation.

Les travaux complémentaires furent ceux du Canal de Saint-Pierre (ou Canal de Brienne) à Toulouse, du Canal de Jonction pour alimenter le Canal de la Robine et Narbonne (1768-1787) et du pont-canal de l'Orb (1854-1857).

 

Le classement UNESCO

Le 7 décembre 1996, le comité UNESCO a soutenu l’inscription du Canal du Midi au patrimoine mondial de l’humanité au titre des biens culturels / paysages culturels.

Le canal du Midi répond à quatre des six critères culturels fixés par l’UNESCO :

- Critère 1 : il représente un chef d’œuvre du génie créateur humain

- Critère 2 : il témoigne des échanges d’influences sur le développement de l’architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages

- Critère 4 : il offre un exemple éminent d’un type de construction ou d’ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significatives(s) de l’histoire humaine

- Critère 6 : il est directement ou matériellement associé à des évènements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle

 

Liens du jour :

Site du canal du Midi

Carte du patrimoine fluvial du canal des deux Mers

 

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 23:01

Les colons afro-américains qui dirigent le Liberia proclament l'indépendance et font de ce petit pays africain la première république indépendante d'Afrique noire.

Le Liberia doit son existence à une société philanthropique américaine qui à partir de 1822 entreprit de peupler le pays avec d'anciens esclaves noirs libérés. Les immigrés, encouragés par les États-Unis, établissent une Constitution calquée sur le texte américain. Mais très vite les antagonismes entre la minorité américano-libérienne qui détient l'essentiel des richesses du pays et la majorité de libériens pauvres, entraîneront des heurts violents entre les deux groupes.

 

Le 26 juillet est le jour de la fête Nationale au Libéria.

Aujourd’hui, le pays, qui compte parmi les 10 pays les moins développés du monde est un paradis fiscal dont l'une des particularités est de ne jamais faire apparaître le nom des personnes physiques sur ses registres du commerce. Le Libéria fait partie des pavillons de complaisance.

C’est au Libéria que se trouve la plus vaste plantation d’hévéas au monde (48.000 hectares), propriété de Firestone, le géant américain du pneu devenu depuis 1988 une filiale du groupe japonais Bridgestone.

 

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 23:01

Le 29 mars 1867, le Parlement de Londres adopte le British North America Act (Acte de l'Amérique du Nord britannique).

Le lundi 1er juillet 1867, la reine Victoria promulgue l'Acte de l'Amérique du Nord britannique qui est d’une certaine manière, l’acte de naissance du Canada sous sa forme actuelle.

Ce texte issu des conférences de Charlottetown et de Québec jette les bases de la Confédération canadienne avec un Parlement fédéral et un gouvernement central à Ottawa.

Le statut du Canada n’est donc pas modifié, il reste sous la domination de la Couronne mais confie l’autorité à un gouvernement fédéral.

Les deux anciennes provinces du Haut-Canada et du Bas-Canada, qui avaient fusionné avec l'Acte d'Union du 23 juillet 1840, réapparaissent sous la dénomination respective d'Ontario et de Québec (à ne pas confondre avec la ville fondée par Samuel de Champlain). Deux autres colonies britanniques leur sont par ailleurs adjointes au sein de la nouvelle Confédération : le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Le Canada se verra plus tard ajouter le Manitoba, la Colombie-Britannique et l’Île-du-Prince-Édouard, grâce notamment à John MacDonald.

 

En souvenir de l'acte fondateur du Canada actuel, le 1er juillet est devenu la fête de la Fédération canadienne.

 

En 1870, le Canada acquiert les Territoires du Nord-Ouest (Terre de Rupert et Territoire du Nord-Ouest) de la Compagnie de la Baie d'Hudson. On en détache une partie pour former le Manitoba à titre de cinquième province.

La Colombie-Britannique se joint au Canada à titre de sixième province en 1871.

En 1873, l'Île-du-Prince-Édouard entre dans la Confédération à titre de septième province.

En 1876 est créé le district du Keewatin au sein des Territoires du Nord-Ouest.

En 1880, la Grande-Bretagne cède au Canada ses droits sur les îles de l’Arctique.

En 1881, la frontière du Manitoba est agrandie vers l’est, au grand dam de l’Ontario.

En 1898, on modifie les frontières des districts de Mackenzie, Keewatin, Ungava, Franklin et Yukon (1897). Retenant les mêmes frontières, le District du Yukon est constitué en territoire séparé. Le frontières du Québec sont poussées plus au nord.

En 1905, l’Alberta et la Saskatchewan constituent les huitième et neuvième provinces canadiennes. Le district du Keewatin réintègre les Territoires du Nord-Ouest et les frontières de ceux-ci sont redéfinies l’année suivante.

En 1912, l’Ontario et le Manitoba trouvent leurs frontières actuelles. Les limites septentrionales du Québec s’étendent jusqu’à la baie d’Hudson et au détroit d’Hudson. En 1927, le Québec doit céder le Labrador à Terre-Neuve ; le contentieux remonte à 1902, année où les Terre-Neuviens se sont mis à exploiter les ressources forestières le long du fleuve Churchill.

En 1949, suite à un plébiscite, Terre-Neuve entre dans la Confédération à titre de dixième province du Dominion du Canada.

Enfin, le 1er avril 1999, un troisième territoire, le Nunavut, est créé à partir de la portion continentale orientale des Territoires du Nord-Ouest et de la plupart des archipels et des îles de l’Arctique.

 

Voir aussi : 29 mars 1867 - Création de la Confédération canadienne

 

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 23:01

Le jeudi 28 juin 1635, les Français Jean Duplessis et Charles Liénard de l'Olive, de la Compagnie des Isles d'Amérique (ou des Isles de l'Amérique), prennent possession de la Guadeloupe au nom du roi Louis XIII.

Le 14 février 1635, ils signaient un contrat les autorisant à « commander ensemble dans l'île qu'ils habiteraient ».

Partis le 25 mai de Dieppe, leur navire et les 554 colons à son bord débarquent à la Guadeloupe le jeudi 28 juin 1635 du côté de Pointe-Allègre, un bien mauvais choix car l'endroit est l'un des plus inhospitaliers de l'île.

 

Malgré des débuts difficiles marqués par la maladie et le manque de vivres, la Guadeloupe se développe rapidement pour atteindre 15.000 habitants dont 3.000 esclaves noirs amenés d'Afrique.

Après que Charles de l'Olive, nommé gouverneur de l'île par Richelieu, a exterminé les Indiens Caraïbes qui l'habitaient, la Guadeloupe va devenir, comme la Martinique et Saint-Domingue (Haïti), une terre de grandes plantations sucrières avec une population constituée en grande majorité d'esclaves d'origine africaine.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 23:01

La chute de Saïgon (appelée aussi « libération de Saïgon » par les communistes) est la prise de la ville de Saïgon, alors capitale de la République du Viêt Nam (Sud-Viêt Nam), par l'armée populaire vietnamienne le 30 avril 1975.

Le mercredi 30 avril 1975, le gouvernement du Viêt-nam du Sud capitule suite à l'entrée des troupes du Nord-Vietnam et du Viêt-công dans Saigon.

Une semaine plus tôt, l'aéronavale des États-Unis a évacué en catastrophe les derniers Américains du pays ainsi que 70.000 Vietnamiens, mettant fin à plus de dix ans d'assistance militaire au gouvernement du Sud.

 

L'opération d'évacuation a donné lieu à des scènes de panique et les téléspectateurs du monde entier ont pu voir des fugitifs désespérés s'accrocher aux hélicoptères sur le toit de l'ambassade américaine. Pour les Américains et leurs alliés, ainsi se termine, de la façon la plus humiliante qui soit, la guerre du Vietnam entamée une douzaine d'années plus tôt.

 

La capitale du Sud-Vietnam est rebaptisée Hô Chi Minh-Ville, du nom de l'ancien leader communiste vietnamien. Le pays, divisé au cours de la 1ère guerre d'Indochine contre les Français en 1954, est définitivement réunifié sous l'autorité du gouvernement communiste de Hanoï.

 

Relire aussi :

7 février 1965 - Bombardement du Nord-Vietnam

29 mars 1973 - Les derniers GI quittent le Vietnam

 

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 23:01

À la veille de la Première Guerre mondiale, au terme d'un bras de fer Entre Berlin et Paris, le Maroc devient non protectorat français.

Le samedi 30 mars 1912, suite au « coup d'Agadir »* et à la convention de Fès, le sultanat du Maroc devient protectorat français après avoir conservé son indépendance contre vents et marées pendant douze siècles !

La République française complète ainsi sa domination sur l'Afrique du Nord... mais pour moins d'un demi-siècle.

Le sultan Moulay Hafiz s'engage à ne conclure aucune alliance avec un autre pays que la France et à ne contracter aucun emprunt auprès d'une autre puissance. De son côté la France promet de respecter le sultan et la religion musulmane. Les pouvoirs du gouvernement français au Maroc seront détenus par un commissaire général de la République. Le général Hubert Lyautey, nommé « résident général » auprès du sultan, à Rabat, va s'appliquer à moderniser les institutions du pays dans le respect de ses traditions.

 

Le 2 mars 1956, la France reconnaît la fin du protectorat. Le pays devient indépendant et le souverain convertit son titre de sultan en celui de roi sous le nom de Mohammed V. Le 7 mars 1956, annonce à son peuple le retour à l'indépendance.

 

* Le coup d'Agadir est un incident militaire et diplomatique qui eut lieu en 1911, entre la France et l'Allemagne, provoqué par l'envoi de la canonnière « SMS Panther » (navire léger armé de canons) de la marine de guerre allemande dans la baie d'Agadir.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 00:01

En remerciement de l'aide militaire apportée au royaume du Piémont contre l'Autriche, le roi du Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel, cède à Napoléon III Nice et la Savoie.

 

Le samedi 24 mars 1860, par le traité de Turin, Nice et la Savoie reviennent à la France.

Napoléon III obtient ces deux territoires en récompense de son intervention militaire contre l'Autriche, aux côtés du royaume du Piémont, et en échange de l'annexion de l'Italie centrale par le Piémont.

Pour la première fois au monde, l'exécution du traité est subordonnée à son approbation par les populations concernées en vertu du «droit des peuples à disposer d'eux-mêmes».

 

Ce droit avait déjà été appliqué une première fois par le gouvernement français dans le Comtat Venaissin et à Avignon, propriété du Saint-Siège, le 14 septembre 1791. Mais ce fut de manière unilatérale et non dans le cadre d'un traité international.

Cette fois, c'est Paris et Turin qui organisent de concert un référendum dans le comté de Nice et en Savoie.

Le dimanche 22 avril 1860, les populations des deux comtés se prononcent massivement en faveur de leur rattachement à la France par plébiscite.

À Nice, on compte 25.743 « oui », 160 « non » et 5.000 abstentions. En Savoie, 235 « non » et une poignée d'abstentions sur 130.000 votants !

 

Un sénatus-consulte du 12 juin 1860 confirme l'incorporation des deux provinces à l'Empire français.

 

Au nord des Alpes, la Savoie est divisée en deux départements : Savoie et Haute-Savoie.

 

Au sud, le comté de Nice est réuni à un morceau du département du Var, avec le fleuve Var lui-même, pour former le département des Alpes-Maritimes (le département du Var se réfère depuis lors à un fleuve qui lui est étranger !).

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 00:03

Fernand de Magellan (Fernão Magalhaes), explorateur portugais voyageant pour le compte de l'Espagne, est le premier Européen à arriver aux Philippines (avec 150 hommes d'équipage) le mercredi 16 mars 1521 où une première messe est dite.

Parti le 20 septembre 1519, à la tête d'une expédition de trois navires (il en a perdu deux en route) battant pavillon espagnol, le navigateur portugais Fernand de Magellan, Magellan a réussi à atteindre l'Asie par la route de l'ouest. Il débarquera aux Philippines et y évangélise la population locale.

 

Le 27 avril Magellan sera tué d’une flèche empoisonnée par des indigènes de l'île de Mactan.

 

Les îles ont été nommées ainsi en l'honneur de l'Infant d'Espagne, le futur Philippe II d'Espagne, par Ruy López de Villalobos peu après leur découverte. L'archipel est entré dans l'Empire colonial espagnol à partir de 1565.

 

Relire également :

27 avril 1565 - Les Philippines deviennent espagnoles

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 00:01

Selon la mythologue japonaise, après avoir vaincu le royaume Yamato, le prince Jimmu Tennô monte sur le trône du Japon et fonde l'empire japonais.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/01/Tenn%C5%8D_Jimmu_detai_02.jpg

Jimmu Tennô est, selon la légende, un descendant de la déesse solaire Amaterasu Omikami, divinité majeure du culte shintô. Tous les souverains de l'histoire japonaise se réclament de Jimmu Tennô.

 

En 1872, l'empereur Meiji a officiellement fait du 11 février l'anniversaire de la fondation de l'empire selon la tradition shintô. Cette fête nationale a été abolie en 1945 par les Américains et rétablie en 1966

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 00:01

 

Après les victoires de la seconde campagne d'Italie, le Premier Consul Napoléon Bonaparte contraint l'Empereur d'Autriche François II de signer le traité de paix de Lunéville qui renforce les clauses du traité de Campoformio (signé le 17 octobre 1797).

 

La rive gauche du Rhin revient définitivement à la France ainsi que la Belgique. L'Autriche est évincée d'Italie. Elle ne conserve que la Vénétie tandis que le Piémont et Gênes sont soumis à l'influence française.

 

Traité de Lunéville

 

S. M. l'Empereur, roi de Hongrie et de Bohême, et le premier consul de la République française, au nom du peuple français, ayant également à coeur de faire cesser les malheurs de la guerre, ont résolu de procéder à la conclusion d'un traité définitif de paix et d'amitié.

 

Sadite Majesté Impériale et Royale ne désirant pas moins vivement de faire participer l'Empire germanique aux bienfaits de la paix, et les conjonctures présentes ne laissant pas le temps nécessaire pour que l'Empire soit consulté et puisse intervenir par ses députés dans la négociation, Sadite Majesté ayant d'ailleurs égard à ce qui a été consenti par la députation de l'Empire au précédent congrès de Rastatt, a résolu, à l'exemple de ce qui a lieu dans des circonstances semblables, de stipuler au nom du Corps germanique.

En conséquence de quoi, les Parties contractantes ont nommé pour leurs plénipotentiaires, savoir :

 

Sadite Majesté Impériale et Royale, le sieur Louis, comte du Saint Empire romain, de Cobenzl…, et

 

Le premier consul de la République française, au nom du Peuple français, le citoyen Joseph Bonaparte… ;

 

Lesquels, après avoir échangé leurs pleins pouvoirs, ont arrêté les articles suivants :


Article premier

Il y aura à l'avenir, et pour toujours, paix, amitié et bonne intelligence entre S. M. l'Empereur, roi de Hongrie et de Bohême, stipulant tant en son nom qu'en celui de l'Empire germanique, et la République française ; s'engageant, Sadite Majesté, à faire donner par ledit Empire sa ratification en bonne et due forme au présent traité. La plus grande attention sera apportée de part et d'autre au maintien d'une parfaite harmonie, et à prévenir toutes sortes d'hostilités par terre ou par mer, pour quelque cause ou sous quelque prétexte que ce puisse être, en s'attachant avec soin à entretenir l'union heureusement rétablie. Il ne sera donné aucun secours et protection, soit directement, soit indirectement, à ceux qui voudraient porter préjudice à l'une ou à l'autre des Parties contractantes.


Article II.

La cession des ci-devant provinces belgiques à la République française, stipulée par l'article III du traité de Campo-Formio, est renouvelée ici de la manière la plus formelle, en sorte que Sadite Majesté Impériale et Royale, pour elle et ses successeurs, tant en son nom qu'au nom de l'Empire germanique, renonce à tous les droits et titres aux susdites provinces, lesquelles seront possédées à perpétuité, en toute souveraineté et propriété, par la République française, avec tous les biens territoriaux qui en dépendent.

Sont pareillement cédés à la République française, par Sadite Majesté Impériale et Royale et du consentement formel de l'Empire :

 

1- Le Comté de Falkenstein, avec ses dépendances ;

2- Le Fricktal et tout ce qui appartient à la Maison d'Autriche sur la rive gauche du Rhin, entre Zurzach et Bâle ; la République française se réservant de céder ce dernier pays à la République helvétique.

 

Article III.

De même, en renouvellement et confirmation de l'article VI du traité de Campo-Formio, S. M. l'Empereur et Roi possédera, en toute souveraineté et propriété, les pays ci-dessous désignés, savoir :

 

L'Istrie, la Dalmatie, et les îles ci-devant Vénitiennes de l'Adriatique en dépendantes, les bouches du Cattaro, la ville de Venise, les lagunes et les pays compris entre les États héréditaires de S. M. l'Empereur et Roi, la mer Adriatique et l'Adige, depuis sa sortie du Tyrol jusqu'à son embouchure dans ladite mer ; le talweg de l'Adige servant de ligne de délimitation ; et comme par cette ligne les villes de Vérone et de Porto-Legnago se trouveront partagées, il sera établi sur le milieu des ponts des dites villes des ponts-levis qui marqueront la séparation.


Article IV.

L'article XVIII du traité de Campo-Formio est pareillement renouvelé, en cela que S. M. l'empereur et Roi s'oblige à céder au duc de Modène, en indemnité des pays que ce Prince et ses héritiers avaient en Italie, le Brisgaw, qu'il possédera aux mêmes conditions que celles en vertu desquelles il possédait le Modénois.


Article V

Il est en outre convenu que S. A. R. le grand-duc de Toscane renonce, pour elle et pour ses successeurs et ayants cause, au Grand-Duché de Toscane et à la partie de l'île d'Elbe qui en dépend, ainsi qu'à tous les droits et titres résultant de ses droits sur lesdits États, lesquels seront possédés désormais, en toute souveraineté et propriété, par S. A. R. l'infant duc De Parme. Le Grand-Duc obtiendra en Allemagne une indemnité pleine et entière de ses États en Italie.

 

Le Grand-Duc disposera à sa volonté des biens et propriété qu'il possède particulièrement en Toscane, soit par acquisition personnelle, soit par hérédité des acquisitions personnelles de feu S. M. l'empereur Léopold II, son père, ou de feu S. M. l'empereur François Ier son aïeul. Il est aussi convenu que les créances, établissements et autres propriétés du Grand-Duché, aussi bien que les dettes dûment hypothéquées sur ce pays, passeront au nouveau Grand-Duc.


Article VI

S. M. l'Empereur et Roi, tant en son nom qu'en celui de l'Empire germanique, consent à ce que la République française possède désormais, en toute souveraineté et propriété, les pays et domaines situés à la rive gauche du Rhin, et qui faisaient partie de l'Empire germanique ; de manière qu'en conformité de ce qui avait été expressément consenti au congrès de Rastatt par la députation de l'Empire, et approuvé par l'Empereur, le talweg du Rhin soit désormais limite entre la République française et l'Empire germanique, savoir : depuis l'endroit où le Rhin quitte le territoire helvétique, jusqu'à celui où il entre dans le territoire batave.

 

En conséquence de quoi, la République française renonce formellement à toute possession quelconque sur la rive droite du Rhin, et consent à restituer à qui il appartient les places de Dusseldorf, Ehrenbreitstein, Philippsbourg, le fort de Cassel et autres fortifications vis-à-vis de Mayence à la rive droite, le fort de Kehl et le vieux Brisach, sous la condition expresse que ces places et forts continueront à rester dans l'état où ils se trouveront lors de l'évacuation.


Article VII

Et comme par la suite de la cession que fait l'Empire à la République française, plusieurs Princes et États de l'Empire se trouvent particulièrement dépossédés, en tout ou en partie, tandis que c'est à l'Empire germanique collectivement à supporter les pertes résultant des stipulations du présent traité, il est convenu entre S. M. l'Empereur et Roi, tant en son nom qu'au nom de l'Empire germanique, et la République française, qu'en conformité des principes formellement établis au congrès de Rastatt, l'Empire sera tenu de donner aux Princes héréditaires qui se trouvent dépossédés à la rive gauche du Rhin, un dédommagement qui sera pris dans le sein dudit Empire, suivant les arrangements qui, d'après ces bases, seront ultérieurement déterminés.


Article VIII.

Dans tous les pays cédés, acquis ou échangés par le présent traité, il est convenu, ainsi qu'il avait été fait par les articles IV et X du traité de Campo-Formio, que ceux auxquels ils appartiendront se chargeront des dettes hypothéquées sur le sol desdits pays ; mais attendu les difficultés qui sont survenues à cet égard sur l'interprétation desdits articles du traité de Campo-Formio, il est expressément entendu que la République française ne prend à sa charge que les dettes résultant d'emprunts formellement consentis par les États des pays cédés, ou des dépenses faites pour l'administration effective desdits pays.


Article IX.

Aussitôt après l'échange des ratifications du présent traité, il sera accordé dans tous les pays cédés, acquis ou échangés par ledit traité, à tous les habitants ou propriétaires quelconques, mainlevée du séquestre mis sur leurs biens et revenus, à cause de la guerre qui a eu lieu. Les Parties contractantes s'obligent à acquitter tout ce qu'elles peuvent devoir pour fonds à elles prêtés par lesdits particuliers, ainsi que par les établissements publics desdits pays, et à payer ou rembourser toute rente constituée à leur profit sur chacune d'elles. En conséquence de quoi, il est expressément reconnu que les propriétaires d'actions de la Banque de Vienne, devenus français, continueront à jouir du bénéfice de leurs actions, et en toucheront les intérêts échus ou à échoir, nonobstant tout séquestre et toute dérogation, qui seront regardés comme non avenus, notamment la dérogation de ce que les propriétaires devenus français n'ont pu fournir les trente et les cent pour cent demandés aux actionnaires de la Banque de Vienne par S. M. l'Empereur et Roi.


Article X.

Les Parties contractantes feront également lever tous les séquestres qui auraient été mis à cause de la guerre sur les biens, droits et revenus des sujets de S. M. l'Empereur et de l'Empire, dans le territoire de la République française, et des citoyens français dans les États de Sadite majesté ou de l'Empire.


Article XI.

Le présent traité de paix, notamment les articles VIII, IX, X, XV ci-après, est déclaré commun aux Républiques batave, helvétique, cisalpine et ligurienne. Les Parties contractantes se garantissent mutuellement l'indépendance desdites Républiques, et la faculté aux peuples qui les habitent d'adopter telle forme de gouvernement qu'ils jugeront convenable.


Article XII.

Sadite Majesté Impériale et Royale renonce, pour elle et ses successeurs, en faveur de la République cisalpine, à tous les droits et titres provenant de ces droits, que Sadite Majesté pourrait prétendre sur les pays qu'elle possédait avant la guerre, et qui, aux termes de l'article VIII du traité de Campo-Formio, font maintenant partie de la République cisalpine, laquelle les possédera en toutes souveraineté et propriété, avec les biens territoriaux qui en dépendent.


Article XIII.

Sadite Majesté Impériale et Royale, tant en son nom qu'au nom de l'Empire germanique, confirme l'adhésion, déjà donnée dans le traité de Campo-Formio, à la réunion des ci-devant fiefs impériaux à la République ligurienne, et renonce à tous ces droits et titres provenant de ces droits sur lesdits fiefs.


Article XIV.

Conformément à l'article XI du traité de Campo-Formio, la navigation de l'Adige servant de limite entre les États de Sadite Majesté Impériale et Royale et ceux de la République cisalpine, sera libre, sans que, de part ni d'autre, on puisse y établir aucun péage, ni tenir aucun bâtiment armé en guerre.


Article XV.

Tous les prisonniers de guerre, faits de part et d'autre, ainsi que les otages enlevés ou donnés pendant la guerre, qui n'auront pas encore été restitués, le seront dans quarante jours, à dater de celui de la signature du présent traité.


Article XVI.

Les biens fonciers et personnels non aliénés de S. A. R. l'archiduc Charles, et des héritiers et de feu S. A. R. madame l'archiduchesse Christine, qui sont situés dans les pays cédés à la République française, leur seront restitués, à la charge de les vendre dans l'espace de trois ans. Il en sera de même des biens fonciers et personnels de LL. AA. RR. L'archiduc et Madame l'archiduchesse Béatrix, son épouse, dans le territoire de la République cisalpine.


Article XVII.

Les articles XII, XIII, XV, XVI, XVII et XXIII du traité de Campo-Formio sont particulièrement rappelés pour être exécutés suivant leur forme et teneur, comme s'ils étaient insérés mot à mot dans le présent traité.


Article XVIII.

Les contributions, livraisons, fournitures et prestations quelconques de guerre cesseront d'avoir lieu, à dater du jour de l'échange des ratifications données au présent traité, d'une part par S. M. l'Empereur et par l'Empire germanique, d'autre part par le gouvernement de la République française.


Article XIX.

Le présent traité sera ratifié par S. M. l'Empereur et Roi, par l'Empire, et par le gouvernement de la République française, dans l'espace de trente jours, ou plus tôt si faire se peut : et il est convenu que les armées des deux Puissances resteront dans les positions où elles se trouvent, tant en Allemagne qu'en Italie, jusqu'à ce que lesdites ratifications de l'Empereur et Roi, de l'Empire et du gouvernement de la République française aient été simultanément échangées à Lunéville entre les plénipotentiaires respectifs. Il est aussi convenu que, dix jours après l'échange desdites ratifications, les armées de Sadite Majesté Impériale et Royale seront rentrées sur ses possessions héréditaires, lesquelles seront évacuées dans le même espace de temps par les armées françaises, et que trente jours après le dit échange, les armées françaises auront évacué la totalité dudit Empire.

 

Fait et signé à Lunéville, le 20 pluviôse An IX de la République française (9 Février 1801)

 

Joseph Bonaparte

Louis, comte de Cobenzl

 
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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 00:00

L'Union d'Utrecht du 23 janvier 1579 est l'acte fondateur des Provinces-Unies des Pays-Bas :

Sept provinces des Pays-Bas (Hollande, Zélande, Utrecht, Gueldre, Overijssel, Frise et Groningue) à majorité protestante se constituent en confédération. C'est la naissance des Pays-Bas actuels. Le sud du pays, catholique, reste sous souveraineté espagnole et deviendra plus tard la Belgique.

Ce traité signé à Utrecht est conclu en réponse à l'Union d'Arras (signé le 6 janvier 1579), formée par les provinces catholiques des Pays-Bas (le comté d'Artois, le Cambrésis, le comté de Hainaut et Douai) qui proclamèrent la souveraineté espagnole et catholique sur leur territoire.

 

Cette indépendance ne fut reconnue par l'Espagne qu'en 1648, à la fin de la guerre de Quatre-Vingts Ans, par la Paix de Münster incluse dans le traité de Westphalie.

 

Signataires

Rédigé le 20 janvier 1579, le traité fut signé le 23 janvier par le comté de Hollande, le comté de Zélande, la seigneurie de Groningue, le comté de Flandre (avec Bruges, Gand, Ypres), la seigneurie de Frise, le duché de Gueldre, la seigneurie d'Utrecht, le duché de Brabant (avec Anvers, Bréda, Bruxelles, Lierre), la seigneurie d'Overijssel, les villes de Tournai et de Valenciennes.

 

Voir le texte du traité d'Utrecht signé le 23 janvier 1579

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