Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 23:02

Le vendredi 19 juin 1942, François Mitterrand arrive à Vichy et parvient à trouver un emploi de documentaliste à la légion des combattants et des Volontaires de la Révolution Nationale, sorte de parti unique qui reprend la propagande pétainiste.

 

Le jeune François Mitterrand

 

http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2009/11/Mitterrand1.JPG

Admirateur du Maréchal

Dans les premiers mois de l'année 1942, François Mitterrand éprouve de l'admiration pour le maréchal Pétain et collabore à une revue de Vichy : « France, revue de l'État nouveau ».

Dans une lettre retrouvée dans ses archives, François Mitterrand fait même l'éloge du SOL (Service d'Ordre Légionnaire), groupe paramilitaire chargé de pourchasser les ennemis du régime.

François Mitterrand a été maréchaliste et plein de confiance et d'admiration pour l'homme Pétain, notamment à la lecture d'une de ses lettres à sa sœur, rédigée le 13 mars 1942 et dans laquelle il écrit : « j'ai vu le maréchal au théâtre [...] il est magnifique d'allure, son visage est celui d'une statue de marbre. »

Mitterrand-Petain vichy

François Mitterrand à Vichy

Pendant la collaboration, Mitterrand est donc à Vichy et fait la connaissance de René Bousquet, secrétaire général de la police. En juin 1942, ce dernier négocie avec le chef de la police allemande les modalités de collaboration de la police française pour participer aux rafles des juifs.

 

Les rares fois où François Mitterrand a accepté de parler de cette période, le président de la République se justifiait en expliquant qu'il n'était pas au courant de ce qui se passait pour les Juifs.

Lors du vote des lois de 1941 qui excluent les Juifs de la communauté nationale, Mitterrand était en Allemagne. Toutefois, il est difficile de croire que Mitterrand ignorait le sort qui était réservé aux Juifs.

Il était à Vichy lorsque les fonctionnaires de la police française arrêtaient les Juifs à Paris et dans la zone sud, sous les ordres de René Bousquet.

 

Le 2 juillet 1942, Bousquet rencontre le SS Karl Oberg pour lui proposer l'arrestation de 20.000 juifs étrangers en zone occupée et 10.000 en "zone libre".

 

Le 16 et 17 juillet 42, les Parisiens assisteront à la razzia par la police et gendarmerie française (grâce à l'accord Mitterrand-Bousquet), parmi cette razzia 4501 enfants.

 

François Mitterrand resta à Vichy jusqu'à fin 1943 (une fois que les nazis avaient perdu Stalingrad et que les Américains avaient débarqué en Sicile).

 

Récompense pour services rendus à Pétain

En avril 1943, Le Maréchal Pétain remet la francisque à François Mitterrand pour « récompenser les services rendus à l'État français ».

Il figure sur le répertoire des récipiendaires sous n° 2202.

Ses parrains ont été Simon Arbellot, ancien journaliste au Temps et au Figaro devenu directeur des services de presse de Vichy, et Gabriel Jeantet, un ancien cagoulard, ami de Mitterrand.

Pour obtenir cette décoration, il faut en faire la demande en remplissant un formulaire sans ambiguïté : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre. »

 

Bousquet - Mitterrand

En 1974, René Bousquet soutenait et apportait son concours financier au candidat François Mitterrand contre.

En 1981, après la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle, Bousquet sera reçu à l'Élysée « pour parler politique ».

En 1986, quand les accusations portées contre René Bousquet prennent de la consistance, le président aurait cessé de le voir.

En 1994, ses liens avec Bousquet sont rendus publics à l'occasion de la sortie du livre de Pierre Péan.

Liens du jour :

10 mai 1981 - François Mitterrand président

Francisque gallique

Repost 0
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:01

Il laisse derrière lui 2 millions de victimes.

 

De son vrai nom Saloth Sar, Pol pot est né le 19 mai 1928 à Prek Sbauv, au Cambodge.

Il s’engagea dans le mouvement anti-français de Hô Chi Minh (Vietnam) au cours de la seconde guerre mondiale, et devint membre du Parti Communiste Indochine en 1949.

 

Le gouvernement cambodgien lui accorda une bourse afin d'effectuer des études de radio-électricité en France, de 1949 à 1953.

Dès son arrivée à Paris, il rejoignit les cercles du parti communiste français auprès desquels il se familiarisa avec l’idéologie marxiste, et au sein desquels il passait la majorité son temps.

Saloth Sar manifestait un désintérêt flagrant vis-à-vis de ses études.

Il n’a jamais réussi à obtenir aucun diplôme.

C’est sur les bancs de la Sorbonne qu’il rencontra Yeng Sary et Khieu Samphan, les futurs chefs khmers rouges à l’origine de l’un des génocides les plus violents de l’histoire de l’humanité.

 

Il retourne au Cambodge en 1953, pour devenir professeur de français.

Quand les Français partirent d’Indochine en 1954, ils nommèrent le roi Norodom Sihanouk à la tête du Cambodge.

Saloth Sar entra alors dans le Parti Révolutionnaire du Kampuchéa, "Khmer Rouge", et rédigea de nombreux articles pour le journal communiste.

Il mit en place les congrès du parti communiste du Kampuchéa en 1960, et fut élu secrétaire du comité central du Parti Révolutionnaire en 1962.

 

Il tient le surnom "Pol Pot" de cette époque :

Alors que le précédent secrétaire, Tou Sammuth, venait de décéder soudainement et dans des circonstances inexpliquées, la Chine a choisi Pol Pot pour le remplacer, le désignant comme "Potential Political".

 

Les forces communistes menées par Saloth Sar triomphent de l’armée de Lon Nol le 17 avril 1975, Phnom Penh tombe entre les mains des Khmers rouges, considérés au départ comme une force libératrice par la population.

 

Pol Pot et ses alliés mettent en place un régime totalitaire qui entreprend rapidement d'éliminer tout individu lié au gouvernement de Lon Nol.

Sous le prétexte, fictif ou réel, d'une attaque américaine imminente, Phnom Penh est pratiquement vidée de ses deux millions d'habitants dans les jours qui suivent.

Assimilés au capitalisme, tous les citadins, à la pointe du fusil, sont forcés d'aller travailler dans les campagnes.

 

La monnaie, la famille, la religion et la propriété privée sont abolies.

 

À partir de 1977, après avoir survécu à trois tentatives d'assassinat et constatant l'incapacité des Khmers rouges à maintenir l'ordre, Pol Pot multiplie les purges au sein de son parti, parsème les frontières de mines anti-personnelles et se montre très menaçant envers le Viêt Nam

 

Un quart de la population du Cambodge victime du génocide et de la barbarie.

Au pouvoir entre 1975 et 1979, l'organisation khmère rouge met en place une dictature d'une extrême violence chargée, dans un cadre autarcique, de créer une société communiste sans classe et purgée de l'influence capitaliste et coloniale occidentale ainsi que de la religion.

 

Selon les sources, il y a entre 500.000 et 900.000 exécutions sous les ordres de Pol Pot.

A cela s'ajoutent plus d'un million d'individus qui périssent par la torture, le travail forcé excessif, la maladie non traitée ou la famine.

 

Cette dictature a entraîné la mort d'environ 2 millions de Cambodgiens, soit le quart de la population de l'époque.

 

La chute de la dictature

Fin 1978, le Viêt Nam envahit le Cambodge dans le but de renverser le régime de Pol Pot. L'avance de l'armée vietnamienne est rapide, et dès le 11 janvier 1979, un nouveau gouvernement est formé par d'anciens Khmers rouges opposés à Pol Pot, dont la plupart ont fui les purges de 1977-1978.

 

Pol Pot et ses fidèles s'enfuient dans la jungle. Après avoir organisé une guérilla jusqu'en 1985 il aurait coulé des jours paisibles, dans une résidence luxueuse en Thaïlande grâce au trafic illégal de bois et de pierres précieuses pendant.

 

Retrouvé en juillet 1997, il est condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité.

 

Après plusieurs mois de détention, le dictateur meurt le mercredi 15 avril 1998 à l’âge de soixante-treize ans, officiellement d’une crise cardiaque.

Le décès fut confirmé par l’armée thaïlandaise, qui ne livra aucun détail supplémentaire. Certains journalistes prétendirent qu’il s’était suicidé, d’autres qu’il avait été empoisonné.

 

 

Liens du jour :

« Hitler, Pol Pot et le Pouvoir hutu : Thèmes distinctifs de l’idéologie génocidaire », par le Professeur Ben Kiernan

 

Génocide - Shoah – Holocauste

 

 

Repost 0

Sites et blogs incontournables logo

Rechercher

Calendrier lunaire