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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:01

Le NSDAP « National-Sozialiste Deutsche Arbeiter Partei », qui se traduit par : parti national-socialiste des travailleurs allemands est fondé en 1920 à Munich.

En novembre 1923, à la suite de l'occupation de la Ruhr par les troupes françaises et belges et de l'effondrement du mark, Adolf Hitler profite de l'émoi des Allemands et tente de renverser le gouvernement de Bavière le 8 novembre. Les militants du NSDAP font irruption dans une grande brasserie où 3 000 bourgeois sont réunis pour écouter les trois principaux dirigeants du Land. Hitler, revolver au poing, entraîne les dirigeants bavarois dans une arrière-salle et leur intime l'ordre de lui céder le pouvoir. Après la fuite des hommes politiques, la police met fin au putsch de la Brasserie dans le sang. Dès le lendemain le NSDAP est interdit. Hitler est condamné à cinq ans de prison et incarcéré.

Il profite de son emprisonnement pour rédiger la première partie de Mein Kampf, à la fois autobiographie et ouvrage de théorie politique. Il bénéficie d'une libération anticipée le 20 décembre 1924.

Lors de sa sortie de prison, Hitler retrouve un NSDAP miné par des tensions internes et écartelé en plusieurs tendances politiques.

Il entreprend alors sa reconstitution dès le 27 février 1925, réorganisant les structures du parti de manière à s'octroyer les pleins pouvoirs.

Hitler s'efforce de réorganiser le NSDAP de manière à contrôler tout ce qui se passe dans le parti. Cette réorganisation se manifeste de plusieurs manières : refonte des circonscriptions du parti, reprise en main de l'appareil, grande souplesse de l'appareil et création de structures pour chaque électorat potentiel et mise en place d'un cérémonial axé sur le culte au Führer.

 

Le 30 janvier 1933 Adolf Hitler, est nommé au poste de chancelier du Reich par le maréchal Paul von Hindenburg, président du Reich.

 

Relire aussi : 8 novembre 1923 - Putsch de la Brasserie

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 00:01

Le 25 février 1948, le président de la République tchécoslovaque, Édouard Benès (64 ans), doit céder tout le pouvoir au parti communiste et à son président, Klement Gottwald (52 ans), après deux semaines de pressions intenses des Soviétiques.

De tous les pays d'Europe centrale qui ont été libérés des nazis et occupés par les Soviétiques, la Tchécoslovaquie était le seul qui avait une tradition démocratique et un parti communiste puissant. Celui-ci avait obtenu 38% des suffrages aux élections de 1946 et tenait une place importante au gouvernement.

Klement Gottwald

En juillet 1947, le gouvernement tchécoslovaque accepte à l'unanimité l'octroi d'une aide américaine, dans le cadre du plan Marshall. Mais Staline y met son veto et les Tchécoslovaques n'ont pas la possibilité de lui résister, l'Armée rouge occupant son territoire depuis la chute du nazisme.

De plus, à l'automne 1947, les communistes tchécoslovaques s'activent à tous les échelons. Ils font capoter un projet d'alliance avec la France. Le pays commence à s'isoler de l'Occident.

Une enquête policière met à jour des tentatives d'assassinat contre des dirigeants non communistes. Les communistes répliquent en dénonçant un complot de « fascistes slovaques » visant à assassiner le président Benès.

Le ministre communiste de l'Intérieur place de jeunes militants à tous les rouages de la police. Par décret, il remplace d'un coup huit commissaires de police de la région de Prague. Jugeant que cela dépasse les bornes, les ministres non-communistes exigent le 17 février 1948 l'abrogation du décret.

Le 19 février, le parti communiste appelle ses militants à se mobiliser. Le lendemain, les ministres modérés du gouvernement mettent leur démission dans la balance en signe de protestation.

Le dimanche 22 février, tandis que le président Benès se repose à la campagne, plusieurs régiments de police marchent sur Prague, sur ordre du ministre de l'intérieur, et effectuent de premières arrestations.

Le mercredi 25 février, le président de la République se laisse convaincre d'appeler Gottwald lui-même à former un nouveau gouvernement. Semblant de passation de pouvoir volontaire, dans les faits, il s'agit d'un coup d'État qui a pu réussir grâce à la naïveté des démocrates tchécoslovaques.

 

Le 30 mai suivant, des élections sur liste unique donnent près de 90% de suffrages aux communistes. Le 14 juin, Gottwald est porté à la présidence de la République.

Le ministre des affaires étrangères Jan Masaryk, fils d'un champion de l'indépendance de la Tchécoslovaquie (1918), est retrouvé mort sous les fenêtres de son appartement, le 10 mars 1948, sans doute tué pour s'être opposé au coup d'État. Édouard Benès, autre champion de l'indépendance tchécoslovaque, s'éteint le 3 septembre 1948.

Le pays plonge dans l'obscurantisme pour quarante ans, sauf une brève parenthèse à l'occasion du «printemps de Prague» de 1968.

 

Conséquences en Europe

Le 17 mars, inquiétés par le coup de Prague qui fait planer sur l’Europe la menace de révolutions communistes, la Grande-Bretagne, les pays du Benelux et la France passent un accord d’assistance mutuelle en cas d’agression.
Le coup de Prague est perçu comme un premier pas vers une troisième guerre mondiale. En Allemagne, les zones d'occupation alliées évoluent chacune de leur côté et Staline tente, mais en vain, d'asphyxier Berlin-Ouest par un blocus terrestre.

 

Relire aussi : 17 mars 1948 - Signature du Traité de Bruxelles

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 00:01

Adolf Hitler, alors chef du parti national-socialiste des travailleurs allemands, et le général Ludendorff, héros de la Grande Guerre, pénètrent dans la brasserie de Munich où se déroule une réunion de soutien à Gustav von Kahr pour annoncer le renversement du gouvernement bavarois.

 http://ajshistoire.files.wordpress.com/2012/10/putsch.jpg

Le 8 novembre 1923, dans une grande brasserie de la capitale bavaroise, le Bürgerbraükeller, 3.000 bourgeois écoutent les trois principaux dirigeants du Land.

La brasserie est brutalement investie par les militants du parti nazi. Leur chef ou Führer, Hitler, monte sur l'estrade. Revolver au poing, il entraîne les dirigeants bavarois dans une arrière-salle et leur intime l'ordre de lui céder le pouvoir !

Mais les politiciens réussissent à s'esquiver après avoir fait mine de céder.

La police bavaroise et la police fédérale avaient été informées des troubles par deux policiers en civil qui se trouvaient dans la brasserie. Leurs rapports furent transmis au major Sigmund von Imhoff de la police fédérale. Il mobilisa immédiatement ses hommes et leur fit garder les centraux télégraphiques et téléphoniques.

 

Le 9 novembre, il est clair que les forces armées et la police sont restées loyales au régime légal. Pourtant, en fin de matinée, Hitler et Ludendorff rassemblent 3.000 putschistes : les manifestants s’avancent à douze de front. Dans des circonstances confuses un échange de coups de feu éclate. On relève quatre victimes parmi les policiers et seize morts chez les manifestants, Hitler lui même, a eu l’épaule démise.

Hitler et plusieurs de ses compagnons sont arrêtés peu après. Leur procès s’ouvre le 26 février 1924.

 

Condamné à cinq ans de détention le 1er avril, Adolf Hitler ne passa finalement que moins de 14 mois à la prison de Landsberg (y compris ce que l’on appellerait aujourd’hui « la détention provisoire »)

Durant cette période d'emprisonnement, Hitler se consacrera à la rédaction de « Mein Kampf » (Mon combat).

 http://www.nouvelordremondial.cc/wp-content/uploads/2008/03/mein-kampf.jpg

Hermann Göring, Ernst Röhm, Rudolf Hess, Heinrich Himmler et Julius Streicher participèrent également à ce putsch avorté.

 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 00:01

 

Le roi d'Italie Victor-Emmanuel III demande officiellement au chef du parti national fasciste d'assurer la nouvelle formation d'un gouvernement.

Dès le lendemain Benito Mussolini devient le nouveau président du Conseil italien président du Conseil (l'équivalent de Premier ministre).

À la tête d'un gouvernement qui ne compte que quatre ministres fascistes, Mussolini se montre dans les premiers temps respectueux des règles constitutionnelles

Il conserve la forme du gouvernement parlementaire et formera une coalition entre libéraux, catholiques et nationalistes.

Mais, dans les provinces, les Chemises noires poursuivent la mise au pas des organisations syndicales. La fête du Travail du 1er mai est supprimée et la grève est interdite.

Et en novembre 1922, la Chambre des députés et le Sénat votent les pleins pouvoirs à Mussolini pour un an.

 

On se dirige vers l'installation d'une dictature totalitaire d'un nouveau genre qui durera jusqu'en 1943.

 

Relire également : 

23 mars 1919 - Mussolini crée les « fasci »

25 juillet 1943 - Mussolini renversé

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 23:01

Budapest se soulève contre l'URSS qui occupe le pays depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Les Hongrois réclament le retour à la présidence du communiste modéré Imre Nagy.

 http://www.fonjallaz.net/Communisme/Memo/Hongrie%201956/VO/Budapest-Staline.jpg

Les Hongrois croient que l'heure de la victoire a sonné. Le pays s'enflamme. L'insurrection dégénère le 30 octobre avec, à Budapest, l'occupation du siège du parti communiste et le massacre de ses occupants ainsi que de gardes qui n'ont rien à voir avec le régime détesté.

 

Imre Nagy est gagné par l'euphorie du mouvement populaire. Il s'engage dans la voie de la démocratie et du multipartisme. Le 1er novembre, il forme un gouvernement de coalition.

 

Il annonce aussi le retrait de la Hongrie du pacte de Varsovie... C'est plus que les Soviétiques n'en peuvent supporter.

 

Dès le dimanche 4 novembre, l'Armée Rouge investit Budapest. Au total pas moins de 8 divisions et plusieurs centaines de chars du dernier modèle (T54). Les insurgés, étudiants aussi bien que salariés, résistent avec héroïsme mais n'en sont pas moins écrasés.

 

La répression fait environ 200.000 morts tandis que 160.000 personnes se réfugient en Europe de l'Ouest. Imre Nagy sera pendu quelques mois plus tard.

 

Relire aussi : 4 novembre 1956 - Les chars soviétiques entrent dans Budapest

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 23:01

Saddam Hussein attaque l'Iran de l'ayatollah Khomeiny. Le dictateur irakien accuse son voisin de diverses provocations, y compris un attentat contre son ministre des affaires étrangères, le chrétien Tarek Aziz. Il revendique aussi quelques îles dans la voie fluviale du Chat al-Arab qui débouche sur le golfe Persique. Il prétend également porter secours aux minorités arabophones de la province iranienne du Khouzistan. Mais la véritable intention du dictateur irakien est de mettre un terme au régime de Khomeiny, car il craint la prolifération de l'intégrisme à l'ensemble du Proche-Orient.

 http://www.fravahr.org/IMG/jpg/IranIraqWar_CH47.jpg

Bagdad bombarde l’Iran, visant des cibles militaires et pétrolières.

Saddam Hussein reçoit un soutien international conséquent de l'URSS qui fait face à une rébellion islamiste en Afghanistan, de la France, ainsi que par les monarchies arabes du Golfe qui voient les Iraniens, (Persans) comme des ennemis traditionnels ainsi que l'appui des Etats-Unis.

 

L'Iran est soutenu en sous-main par Israël, en conflit comme lui avec les Arabes.

 

1,2 million de personnes vont périr dans cette guerre qui va durer huit années.

Un cessez-le-feu sera décrété en 1988, les deux pays adopteront le statu quo et les dictatures de chacun d’eux se durciront davantage.

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 23:00

Le mardi 11 septembre 1973, le gouvernement du président démocratiquement élu Salvador Allende est renversé par un coup d'État militaire.

http://static.lexpress.fr/medias/1210/619768_chili-pinochet-proces.jpg

Le coup d'État fut planifié par les commandants en chef des trois armées et le chef de la police, et dirigé par le général d'armée Augusto Pinochet.

C’est le début d'une dictature au Chili pendant laquelle des milliers de personnes allaient être torturées, tuées.

La junte militaire prononça la dissolution du Congrès national, des conseils municipaux, des syndicats et des partis politiques. La liberté de la presse fut abolie, le couvre-feu instauré, les opposants au régime arrêtés, exilés, torturés ou exécutés.

La dictature militaire dirigea le pays jusqu'en 1990.

 

Le président Allende est tué lors de l'assaut donné au palais Présidentiel, la Moneda.

La cause de sa mort a été une question controversée : le rapport d'autopsie conclut au suicide, ce que sa famille accepte mais ce que certains partisans refusent.

 

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 23:01

Au matin du 21 août 1968, les Européens se réveillent en état de choc. Des troupes blindées ont envahi dans la nuit la Tchécoslovaquie sur décision de Leonid Brejnev.

http://img.radio.cz/pictures/historie/1968/srpen1968_9.jpg

Les 300.000 hommes appartiennent à 5 pays du pacte de Varsovie (URSS, Pologne, Bulgarie, Allemagne de l'Est, Hongrie), pacte dont fait partie la Tchécoslovaquie elle-même !  

Ils prétendent intervenir à l'appel de responsables locaux en vue de sauver le socialisme dans ce pays d'Europe centrale où il a été imposé vingt ans plus tôt par l'Union soviétique à la faveur du « coup de Prague ».

Quand les chars du pacte de Varsovie investissent les villes du pays, la population s'abstient de toute résistance armée. Elle tente de dialoguer avec les tankistes soviétiques. Dans un dérisoire effort de résistance passive, elle enlève les plaques des rues pour désorienter l'occupant. En certains endroits, des tankistes perdent leur sang-froid face à l'audace des manifestants et ouvrent le feu.

 

Relire également : 

14 mai 1955 - Le pacte de Varsovie

4 novembre 1956 - Les chars soviétiques entrent dans Budapest

 

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 23:01

Après avoir passé deux ans dans la partie désaffectée d’un immeuble d’Amsterdam, baptisé « l'Annexe », Annelies Marie Frank (plus connue sous le nom d'Anne Frank) et sa famille sont arrêtés par la Gestapo.

http://media.paperblog.fr/i/348/3489908/histoire-4-aout-1944-larrestation-danne-frank-L-1.jpeg

La famille Frank quitte Francfort pour Amsterdam à la fin de l’année 1933 afin d'échapper aux persécutions nazies à l'encontre des Juifs, qui se multiplient depuis l’arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler en janvier. Alors que les dangers s'intensifient à Amsterdam occupé par les Allemands depuis mai 1940, les Frank se cachent en juillet 1942 dans un appartement secret aménagé dans l'Annexe de l'entreprise Opekta d'Otto Frank, le père. Anne a alors treize ans environ. Après deux ans passés dans ce refuge, le groupe est trahi et déporté vers les camps d'extermination nazis. Sept mois après son arrestation, Anne meurt du typhus dans le camp de Bergen-Belsen quelques jours après le décès de sa sœur Margot.

 

Une amie de la famille, Miep Gies, retrouvera son journal et le remettra à son père, Otto Frank, le seul survivant des camps.

 http://coursdefrançais.net/annefrank/annefrank.JPG

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 23:01

Événements symboliques des grandes purges staliniennes des années 1930, les procès de Moscou s’ouvrent en URSS le 18 juin 1936.

Les purges staliniennes ont connu plusieurs vagues de dimensions et de significations différentes. Elles ont été pour Staline le moyen de s'assurer le pouvoir absolu.

De ces grandes purges, on n’a le plus souvent retenu que la partie émergée de l’iceberg : les 3 grands procès de Moscou en 1936, 1937 et 1938.

Véritable mise en scène destinée à attiser la peur du complot, cette suite de procès permet de décimer l’avant-garde révolutionnaire de 1917. Presque tous les proches de Lénine seront exécutés à partir d’aveux irréalistes prononcés par les accusés. Lors du premier procès, dit « des 16 », Zinoviev et Kamenev sont deux des accusés. Ils sont censés avoir participé au meurtre de Kirov et à des « actes de sabotages » : le chef d’accusation est « contre-terrorisme trotsky-zinovievien ».

Le procès, expéditif, s’achève dès le 24 juin 1936, les 16 accusés sont immédiatement exécutés.

Photos retouchées pour faire disparraitre aussi sur les images les victimes des purges...

 

Relire aussi :

12 juin 1937 : Les purges continuent - Staline décapite son armée

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 22:00

Le 1er avril 1939, le général Franco dictait son dernier bulletin de guerre :
« Aujourd'hui, captive et désarmée l'armée rouge, les troupes nationales ont atteint leurs derniers objectifs militaires. La guerre est terminée. »

 http://3.bp.blogspot.com/-Ceyn_GNuhZI/TY-1-bXzO8I/AAAAAAAAN6A/AVWghpCTpas/s1600/franco.jpg

Le conflit oppose les nationalistes aux républicains depuis 18 juillet 1936 et la victoire législative du Front populaire de gauche quelques mois plus tôt.

En effet, le 18 juillet 1936 éclate au Maroc espagnol un soulèvement militaire, qui s'étend à l'Espagne dès le lendemain et vise à renverser le gouvernement de Front populaire issu des élections législatives de février.

Conservateurs, monarchistes et phalangistes (Groupement politique paramilitaire, fondé en 1933 par José Antonio Primo de Rivera, avec un programme d'inspiration fasciste) fomentent un coup d'État raté.

Cependant les troupes franquistes remportent plusieurs batailles dont celle décisive de l'Èbre, en juillet 1938.

 

Après la conquête de la Catalogne en février 1939, Madrid tombe aux mains des franquistes. C'est la fin d'une guerre civile de 3 ans qui aura coûté à l'Espagne environ 400.000 morts et autant d'exilés. C'est aussi la fin de la « République démocratique des travailleurs de toutes classes », née en 1931.

 

De longues colonnes de réfugiés républicains se pressent à la frontière des Pyrénées et demandent asile en France. La répression, dans les premières années de la dictature franquiste va encore faire plusieurs centaines de milliers de victimes.
Et ce n'est que bien après la Seconde Guerre mondiale que l'Espagne accédera enfin à la sérénité.

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 00:01

Le 23 mars 1919, à Milan, l'ancien journaliste socialiste Benito Mussolini crée les premiers Faisceaux italiens de combat (Fasci italiani di combattimento). Ces groupes paramilitaires formeront l'embryon du parti fasciste.

Composé essentiellement d'anciens combattants de la Première Guerre mondiale, ce mouvement entend fédérer tous les mécontents contre le régime libéral et parlementaire italien.

Mussolini est d'abord membre du Parti socialiste italien (PSI) et directeur du quotidien socialiste « Avanti ! » à partir de 1912.

Avant la Grande Guerre, le futur « Duce » avait fréquenté en Suisse les exilés bolcheviques. Il avait eu connaissance de la théorie de Lénine selon laquelle l'accession au pouvoir devait s'appuyer sur une organisation paramilitaire constituée de révolutionnaires professionnels. Il bâtit donc son mouvement en prenant exemple sur le leader russe.

A la fin de 1919, le mouvement fasciste est encore très marginal. Il n'obtient aucun élu aux élections législatives de novembre et ne compte que 17.000 membres mais en totalisera 700.000 au moment où Mussolini prendra le pouvoir en 1922.

Le 29 octobre 1922, suite à la marche sur Rome, le roi d'Italie Victor-Emmanuel III demande officiellement à Benito Mussolini d'assurer la nouvelle formation d'un gouvernement.

Dès le lendemain Benito Mussolini devient le nouveau président du Conseil italien (l'équivalent de Premier ministre). Il cumule les mandats : Président du Conseil, ministre de l'Intérieur, ministre des Affaires étrangères. Mussolini sera le premier homme d'Etats d'Europe occidentale à former un gouvernement qui se proclame ouvertement non-démocratique.

 

Relire aussi : 3 janvier 1925 - L'Italie entre dans la dictature

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 00:01

Dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917 Lénine et les bolcheviques déclenchent la « Révolution d'Octobre ».

Le 6 novembre 1917 (selon le calendrier grégorien) correspond au 25 octobre du calendrier julien en vigueur dans l'ancienne Russie jusqu'au 14 février 1918. Ce qui explique ce nom de « Révolution d'Octobre ».

Ce coup d’État marquait l’acte de naissance du premier totalitarisme du XXe siècle : le communisme.

En février 1917, le peuple renverse le tsar Nicolas II. Le gouvernement provisoire de Kerenski se met en place, mais il commet l’erreur de poursuivre la guerre contre l’Allemagne, alors que la population réclame la paix.

Depuis le 23 octobre 1917, Lénine, exilé en Finlande, avait décidé une insurrection armée pour mettre en place une « dictature du prolétariat » en Russie selon les principes marxistes. Il laissa à son adjoint Trotski l'organisation de la préparation de l'insurrection.

Lénine, le chef d’un petit parti communiste (les Bolcheviks), quitte son exil pour rentrer au pays. Persuadé que la situation politique est mûre, il s’appuie sur les Soviets (ces comités de soldats et d’ouvriers) et s’empare du pouvoir à Petrograd.

Dans la nuit du 6 au 7 novembre, 10.000 bolcheviks commandés par le chef du comité militaire révolutionnaire, Léon Trotski, s'emparent des centres névralgiques de Petrograd (ancienne Saint Petersbourg).

Lénine et ses hommes pénètrent dans le palais d'hiver où siège la Douma et renverse la monarchie.

Le régime tsariste est laminé. Lénine instaure une « démocratie socialiste » le 7 novembre.

Avec seulement quelques milliers d’activistes et une préparation au grand jour, les communistes extrêmement déterminés arrivent à prendre le pouvoir dans un empire de 130 millions de personnes.

 

La dictature en marche

Dès sa prise de pouvoir, Lénine met en place les instruments de la dictature. La presse « bourgeoise » est étouffée. La police politique (Tchéka) est créée le 7 décembre, la grève interdite le 20 décembre, le parti K-D (constitutionnel-démocrate), ancré dans la gauche démocratique est interdit.

Dès le mois de décembre, les théories de Marx sur la guerre des classes sont mises en application : les logements des classes moyennes sont partagés avec les ouvriers ou les agriculteurs ; les affaires des petits commerçants sont confisquées et données à leurs employés ; les officiers sont réduits en esclavage.

Les premiers camps de concentration sont créés dès le début de 1918, et la terreur de masse est instituée en juillet.

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 00:01

Le dimanche 4 novembre 1956, les chars entrent avec fracas dans Budapest afin de mettre un terme à l’insurrection, qui sévit depuis octobre. 

En 1949 est proclamée la République Populaire de Hongrie, sur le modèle soviétique.

Durant les premières années, le régime travaille prioritairement sur la collectivisation des terres (kolkhozes) et la nationalisation de l'industrie. Les mouvements d'opposition sont sévèrement réprimés et les réfractaires sont envoyés dans des camps de travail. En 1955, la Hongrie adhère au pacte de Varsovie qui, dans le contexte de la Guerre froide, réunit les pays communistes.

Depuis le 23 d'octobre 1956, le pays s'est pris à rêver de renverser le joug soviétique.

Sous la pression populaire, Imre Nagy a été nommé à la tête du gouvernement hongrois dans le but de mettre en place une démocratie parlementaire et de rétablir les libertés fondamentales. Il a proclamé la neutralité du pays et sa sortie du pacte de Varsovie (l'alliance est-européenne opposée à l'OTAN).

En pleine guerre froide, Moscou ne peut rester sans réaction face à cette contestation ouverte de sa domination sur les pays de l'est de l'Europe.

Les troupes du Pacte de Varsovie entrent donc dans le pays afin de museler cette opposition. Le feu est ouvert et, malgré leur résistance, les insurgés ne peuvent tenir tête aux quelques 2.000 chars soviétiques.

La répression est sanglante et les troupes russes tuent entre 200.000 et 300.000 Hongrois.

La lutte se poursuivra toutefois en province, durant près de deux semaines.

En Occident, cette révolte hongroise suscite une grande émotion mais les gouvernements se gardent d'intervenir contre le Kremlin et laissent le géant soviétique faire taire la voix de la liberté hongroise.

 

Un événement international majeur explique en partie que cette répression violente soit passée inaperçue… à voir dans l’article de demain !

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 23:01

François Duvalier, surnommé « Papa Doc », président de la République d'Haïti (Antilles) depuis 1954, s'autoproclame président à vie. Avant lui, depuis 1804, 24 chefs d'Etat sur 36 ont été renversés ou assassinés. Avec l'appui des miliciens « tontons macoutes », il établit un régime dictatorial dirigé contre les métis et les chrétiens.

 

Dictateur de père en fils

A sa mort en 1971, son fils Jean-Claude Duvalier, surnommé « Bébé Doc », lui succédera. À 19 ans, il devenait ainsi le plus jeune chef d'État (et dictateur) au monde.

Jean-Claude Duvalier, tenu responsable par des organisations internationales de défense des droits de l'homme de la mort de milliers d'opposants sous sa présidence (1971-1986) est, en outre, accusé par les autorités d'Haïti de plus de 100 millions de dollars de détournements de fonds, d'abus de pouvoir, de vol et de corruption.

 

Des émeutes populaires mettront fin à la dictature des Duvalier.

Le 7 février 1986, la politique de « Bébé Doc » et les difficultés économiques du pays le forcent à prendre la fuite devant une insurrection populaire. Il remet le pouvoir aux mains des militaires et quitte l'ile à bord d'un avion de l'US Air Force.

Le 8 février 1986, le nouveau gouvernement libère les prisonniers politiques, instaure un couvre-feu.

 

France terre d’accueil !

Jean-Claude Duvalier s'établit en France, sans avoir jamais obtenu officiellement l'asile politique et sans que le Président Mitterrand ne s’en émeuve. Il s'exile avec une fortune évaluée à 900 millions de dollars, extraite des caisses de l’État haïtien, soit une somme alors supérieure à la dette externe du pays. Malgré les demandes répétées, il n'est jamais livré à la justice de son pays. La famille Duvalier a pourtant détourné à son profit 80 % de l’aide économique versée à Haïti.

 

Sauveur Vaisse, ex-avocat de Baby Doc avait déclaré en 2011 :

« Le ministre des Affaires extérieures, Roland Dumas, a fini par admettre qu’en laissant atterrir Duvalier, Mitterrand lui avait accordé une forme d’asile régalien. Dumas m’a parlé de façon suffisamment claire pour que je me sente autorisé à dire à mon client que s’il se faisait discret, il ne pourrait rien lui arriver. »

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 23:01

La campagne de purges lancée par Joseph Staline contre les prétendus trotskistes atteint le haut commandement de l'Armée rouge.

 

Le vendredi 11 juin 1937, la presse aux ordres du Kremlin annonce :

que le N.K.V.D. (commissariat du peuple aux Affaires intérieures, plus clairement une police politique) a découvert une Organisation militaire trotskiste antisoviétique

que les plus hauts gradés de l’Armée rouge dont sept généraux d’armée en font partie

qu’un tribunal militaire, siégeant à huit clos, les a condamnés à mort pour trahison et espionnage

Le samedi 12 juin 1937, sept grands chefs militaires soviétiques sont fusillés.

 

Les purges staliniennes

Elles ont été pour Staline le moyen de s'assurer le pouvoir absolu en plongeant le pays dans un climat de terreur et de suspicion policière, elles détruisaient toute possibilité d'extension d'une opposition au sein et hors du parti.

En attribuant les échecs dus à la politique du secrétaire général à des boucs émissaires, les purges justifiaient les mesures de Staline.

Enfin, elles faisaient disparaître les acteurs de la révolution d'Octobre (dont la seule existence portait ombrage au maître du Kremlin), mais aussi les « apparatchik », ses pairs, qui auraient voulu s'émanciper de sa tutelle.

Les premiers procès préfabriqués, celui des ingénieurs de l'« affaire Chakhty », celui du « parti industriel », celui du « bureau fédéral menchevik », font leur apparition dès la fin des années vingt (1928-1931).

Ils sont suivis d'arrestations massives : la collectivisation forcée s'accompagne de la déportation de millions de familles paysannes qualifiées de koulaks.

 

Entre 1936 et 1938, des millions de Soviétiques seront fusillés ou envoyés dans les goulags. Ce procès, accompagné de purges massives (remplacement de 80% des cadres de toutes les administrations), aura des conséquences désastreuses lors du début de la Seconde Guerre mondiale. Staline se prive en effet de ses meilleurs généraux.

Joseph Staline

Juin 1937

Les 11 et 12 juin 1937, le maréchal Toukhatchevski, ex-commissaire adjoint à la Défense soviétique les généraux Iakir, Ouborevitch, Kork, Eideman, Feldman, Primakov, et Poutna sont fusillés (Gamarnik s’est déjà suicidé le 31 mai).

Dans les dix jours suivants, plus de 1.000 officiers supérieurs sont arrêtés dont 21 généraux de corps d’armée et 37 généraux de division. La plupart seront également passés par les armes.

 

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 23:06

Le jeudi 17 avril 1975, Phnom Penh, capitale du Cambodge, est envahie par de longues cohortes d'adolescents. Il s'agit de l'armée des communistes cambodgiens. Surnommés quelques années plus tôt « Khmers rouges » par le roi Norodom Sihanouk, ils ont vaincu les partisans pro-américains du général Lon Nol au terme d'une guerre civile de cinq ans.

 Carte Cambodge Phnom Penh

Le soir même, l'« Angkar » (l'Organisation) - le Parti communiste du Kampuchea (nouveau nom du pays) décide de vider la ville de tous ses habitants.

 

Plus de 2 millions de personnes sont jetées sur les routes par une chaleur torride. Parmi eux, 100.000 femmes enceintes et 100.000 bébés de moins d’un an, des vieillards, des blessés, des malades que l’on a sortis de l’hôpital.

En 1970, Phnom Penh comptait 600.000 habitants. En 1975, elle en comptait 3 millions. Elle s’était gonflée de centaines de milliers de paysans qui avaient fui les zones de combats et les bombardements américains et qui venaient s’entasser dans les camps de réfugiés autour de la ville.

Phnom Penh en 1975, est donc une ville hypertrophiée où se concentre près de la moitié de la population du pays.

 

En France le journal Libération salue la victoire des révolutionnaires !

La Une de Libération, le 17 avril 1975

La Une de Libération, le lendemain

Le journal prétend que « par dizaines de milliers, les habitants de Phnom Penh sont descendus jeudi dans les avenues de la capitale pour accueillir les premières unités des forces de libération ».

Quelques jours plus tard, il parlera de « calomnies » pour qualifier les premières informations rapportant des cas d'exécutions et d'évacuations massives commises par les troupes de Pol Pot.

 

Le régime de Pol Pot transforme le pays, en un immense camp de concentration.

Jusqu’à la chute du régime, le 7 janvier 1979, près de deux millions de cambodgiens, soit un habitant sur quatre, auront été victimes de la folie meurtrière des Khmers rouges : exécutés ou victimes de maladie, d’épuisement ou de malnutrition.

L’élimination physique toucha tous ceux qui avaient un diplôme supérieur au certificat d’études, de tous ceux aussi, y compris parmi les Khmers Rouges eux-mêmes, qui s’opposaient à la fraction de Pol Pot.

 

Relire aussi :

11 août 1863 - Protectorat français sur le Cambodge

15 avril 1998 - mort de Pol pot

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 00:01

Le 20 mars 1933, soit seulement sept semaines après l’accession d’Adolf Hitler au pouvoir, le commissaire nazi à la police de Munich, Heinrich Himmler, crée dans les locaux d'une ancienne usine de poudre à Dachau un camp de concentration destiné aux prisonniers politiques.

http://forum.valka.cz/files/dachau.jpg 

Les opposants au nouveau régime (sociaux-démocrates, communistes et quelques monarchistes) commenceront à y être déportés. Ils sont bientôt rejoints par des témoins de Jéhovah, des « droit commun », des Juifs et des Tsiganes, des homosexuels, alors qu’est construit un véritable complexe concentrationnaire.

Le camp de Dachau, situé en Bavière, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Munich, constitue ainsi le modèle de référence sur lequel d’autres camps ont été construits.

 

De 1933 à 1939, 35.575 détenus, des Allemands, puis des Autrichiens, des Tchèques et des Polonais, sont ainsi immatriculés au KL Dachau.

A partir de 1939, des détenus provenant de tous les pays en guerre contre l’Allemagne arrivent à Dachau. A la libération, trente nations sont représentées. Au total, plus de 200.000 déportés sont passés par Dachau et ses Kommandos. Parmi eux, on trouve 12.500 Français environ.

 

Voir aussi :

11 avril 1945 - Les Américains libèrent le camp de Buchenwald

27 janvier 1945 - Libération du camp d'Auschwitz-Birkenau

 

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 00:10

Hitler rétablit le service militaire

Le samedi 16 mars 1935, le chancelier allemand Adolf Hitler annonce le rétablissement du service militaire obligatoire en Allemagne. Dans le même temps il décide que les effectifs de l'armée seront portés de 100.000 à 500.000 hommes.

La France, l'Angleterre et les États-Unis, vainqueurs de la première Guerre mondiale, assistent impuissants à la première violation du traité de Versailles.

 http://i44.servimg.com/u/f44/15/64/85/54/bundes24.jpg

Réarmement de l'Allemagne amorcé

Le traité de Versailles avait limité très strictement le réarmement de l'Allemagne : démilitarisation de la rive gauche du Rhin et d'une zone de cinquante kilomètres à l'est du fleuve ; suppression du service militaire obligatoire ; armée de 100 000 hommes au maximum ; interdiction de l'artillerie lourde, des chars, des sous-marins.

 

En décembre 1932 l'Allemagne avait obtenu de la Société Des Nations, le principe d'égalité des droits en matière d'armement. Dès sa nomination au poste de chancelier, Hitler, réclame l'application immédiate de ce principe, mais devant l'opposition de la France, il décide de se retirer de la SDN, et d'entamer une reconstitution progressive et clandestine d'un potentiel militaire, ceci en violation des dispositions du Traité de Versailles, avec :

La construction de croiseurs de 26.000 tonnes et de sous-marins est lancée ;

Des usines lancent la fabrication de tourelles de chars et de pièces d'artillerie d'un modèle plus perfectionné ou de chars Panzer, dès 1933, une partie de l'industrie allemande se reconvertit dans l'armement et tourne à plein régime.

 

 

Hitler ne cache plus son désir de former une armée offensive et puissante.

Il annonce le 9 mars 1935 la reconstitution d'une aviation militaire et, le 16 mars, le rétablissement du service militaire obligatoire.

En l'absence de toute réaction de la France à ces violations du traité de Versailles, le réarmement du Troisième Reich se poursuivit désormais au grand jour et jusqu'à la guerre à un rythme rapide, ce que permettait une mobilisation industrielle affectée à l'effort de guerre :

Une armée de près de 500 000 soldats, divisée en 12 corps d'armée et 36 divisions, est mise sur pied.

La Luftwaffe (armée de l'air) est recréée officiellement à partir du 11 juin 1935 ;

Lancement du premier sous-marin allemand depuis le Première Guerre mondiale, le 18 juin 1935.

 

La Wehrmacht remplace alors la Reichswehr, nom qui était donné à l'armée allemande par le traité de Versailles.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 00:04

Le mardi 20 janvier 1942, la conférence de Wannsee, dans la banlieue de Berlin, réunit 15 hauts responsables nazis et des officiers SS sous la présidence de Reinhard Heydrich.

Reinhard Heydrich était l'adjoint d'Heinrich Himmler et directeur de l'Office central de sécurité du Reich (Reichssicherheitshauptamt).

 

La réunion a pour objectif de débattre sur « la solution finale de la question juive ».

Les hauts fonctionnaires du Parti nazi et de l'administration allemande se réunissaient dans une villa réquisitionnée par l'Office central de sécurité du Reich, au bord du lac de Wannsee.

La « Solution finale » était le nom de code nazi pour la destruction délibérée, programmée, des Juifs d'Europe. La Conférence de Wannsee détermina la façon dont la solution du « problème juif » selon Hitler, par des assassinats de masse, serait transmise aux ministères et fonctionnaires concernés.

Il est décidé que les juifs d'Europe en état de travailler seront transférés dans des camps de travaux forcés. Pour ceux incapables de travailler, l'élimination pure et simple est décrétée. Certains camps seront bientôt essentiellement consacrés à cette extermination de masse : Belzec, Sobibor, Treblinka puis Auschwitz.

Le génocide du peuple juif est clairement amorcé.

 

La signification véritable de cette Conférence de Wannsee, reste débattue par les historiens.

S'agissait-il de coordonner et de discuter de la mise en œuvre de la « Solution finale » entre les grandes administrations allemandes, ou d' « officialiser » une décision qui avait été prise précédemment ?

La plupart des participants avaient déjà conscience du fait que le régime national-socialiste s'était engagé dans les meurtres de masse des Juifs. Certains avaient eu connaissance des actions des Einsatzgruppen (unités mobiles d'intervention) : au moment de la conférence de Wannsee, au moins 50.000 Juifs avaient déjà été assassinés en Europe orientale ou dans les Balkans.

 

Parmi les participants il n'y eut aucune opposition à la politique prévue.

Heydrich annonça que la « Solution finale » s'appliquerait à tous les Juifs d'Europe, et qu'elle concernerait environ 11 millions de Juifs.

Les Lois de Nuremberg servant à déterminer qui était juif. « Sous bonne surveillance, les Juifs devraient être (…) transportés à l'Est », annonça Heydrich, « et affectés à un travail approprié… Les Juifs valides, séparés selon leur sexe, seront emmenés dans ces régions pour y travailler à la construction de routes, et la plupart d'entre eux seront éliminés naturellement. Il faudra traiter les survivants convenablement ».

Les discussions portèrent seulement sur le sort des demi-Juifs et des conjoints d'aryens. Cette question ne fut d'ailleurs pas tranchée complètement.

 

Plus de 6 millions d'entre eux périront dans les camps de la mort.

http://www.crdp-reims.fr/memoire/enseigner/natzweiler_struthof/images_struthof/carte_camps.jpg

 

 

Voir aussi :

11 avril 1945 - Les Américains libèrent le camp de Buchenwald

27 janvier - Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité.

Définitions des termes "Génocide - Shoah - Holocauste"

 

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 00:04

Il y a 30 ans, le général Jaruzelski proclamait la loi martiale en Pologne.

Le dimanche 13 décembre 1981, la télévision et la radio avaient interrompu leur programmation habituelle. A leur place passait en boucle le discours du général Wojciech Jaruzelski, déclarant l’état de siège en Pologne.

6.000 syndicalistes sont arrêtés, y compris le populaire Lech Walesa. Le syndicat libre Solidarnosc est dissous. L'émotion est immense dans le pays comme en Occident.

http://www.live2times.com/imgupload/event/10722/130411215727/normal/proclamation-de-la-loi-martiale-en-pologne-jaruzelski-.jpg

 

Le régime communiste

Suite à la Seconde Guerre mondiale, le pays est « libéré » par l'Armée rouge et doit rapidement s'aligner sur le modèle soviétique. Le Parti communiste polonais devient le parti dominant. Au cours des années 60 et 70, la population est soumise à de nombreuses limitations, tant politiques que matérielles.

Des grèves sanglantes avaient déjà secoué le pays en 1970.

 

Un pape Polonais !

Le 18 octobre 1978, l'opposition au régime communiste reçoit une impulsion décisive avec l'élection du polonais Karol Wojtyla à la papauté sous le nom de Jean-Paul II.

Charismatique et « jeune » (58 ans), le nouveau pape se rend en Pologne en mai-juin 1979.

Quatre mots font le tour du pays : « N'ayez pas peur ! ».

 

Lech Walesa, et les ouvriers contre le gouvernement communiste

Sous la conduite de Lech Walesa, les ouvriers des chantiers navals de Gdansk se mettent en grève en février 1980.

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/contributions/a1bad920070504154248568.jpg http://www.beskid.com/1989-2009/solidarnosc/fo_solidarnosc_l.jpg

Le 14 août 1980, les 17.000 ouvriers des chantiers navals de Gdansk se mettent en grève. Le 31 août, Solidarnosc, le premier syndicat indépendant de l'ère communiste, voit officiellement le jour. A sa tête, l'électricien Lech Walesa, profondément catholique est soutenu par Jean-Paul II et l'Eglise polonaise.

 

Le 31 août 1980, Lech Walesa triomphe en signant avec les représentants du gouvernement les accords de Gdansk. Après la séance officielle, l'ouvrier se précipite au-devant de ses camarades. Il brandit le stylo avec lequel il a apposé sa signature. Il s'agit d'un gadget comme on en voit dans les boutiques de souvenirs du Vatican, avec le portrait de Jean-Paul II, premier pape polonais de l'Histoire. Lech Walesa, veut par là signifier que le Pape a guidé son bras et inspiré les accords.

 

Le 9 novembre 1980, le gouvernement reconnaît le syndicat libre Solidarnosc présidé par Lech Walesa (le plus grand mouvement anticommuniste à l'Est qui comptait 10 millions de membres). Les Soviétiques, empêtrés en Afghanistan, ne sont pas en mesure d'intervenir militairement.

 

Le coup d'État du général Jaruzelski

Le général Wojciech Jaruzelski, devenu Premier ministre le 10 février 1981, désespère de contenir la montée des aspirations démocratiques. A l'aube du 13 décembre 1981, il proclame l'état de guerre.

Les tanks envahissent les rues, les déplacements deviennent difficiles et la milice réprime toute tentative d'opposition.

Mais ce coup d'État déguisé ne trompe personne. Il traduit l'impuissance des communistes à diriger le pays et annonce la ruine de l'empire soviétique.

Le coup de force de Jaruzelski contribue à l'isolement de la Pologne de la scène internationale.

http://savoir-plaisir.pagesperso-orange.fr/histoire/images/Le_monde_1981.jpg

Épilogue

La loi martiale a été suspendue le 31 décembre 1982 et annulée le 22 juillet 1983, un mois après la visite du pape Jean-Paul II en Pologne.

Le parlement polonais a admis en 1992 que sa proclamation était illégale.

Le 17 avril 2007 les responsables de son instauration en Pologne (les généraux Wojciech Jaruzelski, Czesław Kiszczak et 7 autres personnes) ont été officiellement inculpés pour "crime communiste".

 

Nommé prix Nobel de la Paix en 1983, l'ancien électricien sera élu président de la République en 1990.

En 1999, la Pologne rejoint l’OTAN et en 2004, l’Union européenne.

 

Voir aussi : 4 décembre 1985 - Wojciech Jaruzelski reçu par François Mitterrand

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 00:01

Le général Wojciech Jaruzelski, chef de l'Etat polonais, est reçu en audience à l'Elysée pendant 90 mn par François Mitterrand. Il s'agit de sa première réception par un dirigeant occidental depuis la déclaration de l'état de guerre en Pologne le 13 décembre 1981.

Jaruzelski dirigeant d'un régime totalitaire exprime sa satisfaction, évoquant une visite « très utile, très sincère ».

Le 5 décembre, lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Laurent Fabius se déclare « troublé » par cet épisode. Jacques Chirac estime que, désavoué, Fabius doit démissionner.

Raymond Barre renchérit : « Si j'avais été troublé, je serais parti. »

 

Mitterrand a même remis la Légion d’honneur, au général polonais Jaruzelski (juin 1989), quelques mois avant la vague de contestation populaire qui, à l’Est, allait faire chuter le Mur de Berlin.

 

Qui était Jaruzelski ?

Ministre de la Défense nationale en 1968, puis membre suppléant et enfin membre de plein droit du bureau politique au début des années 1970, il fait dès lors partie du premier cercle des dirigeants de la Pologne communiste : en 1970, il fait tirer sur les manifestants lors des émeutes qui font tomber Władysław Gomułka.

 

Il est nommé président du Conseil des ministres (chef du gouvernement) le 10 février 1981.

Le 13 décembre 1981, face à la popularité grandissante du syndicat Solidarność et de son chef Lech Wałęsa, il impose l'état de siège. Il est nommé président du Conseil d'État en 1985.

Le 31 mars 2006, le général Jaruzelski est inculpé de « crime communiste » et encourt jusqu'à huit années de prison pour avoir instauré la loi martiale en 1981.

Le 17 avril 2007, il est officiellement inculpé.

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 23:01

François Mitterrand est reçu par le maréchal Pétain avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier.

15 octobre 1942 : Mitterrand rencontre Pétain

En 1941, François Mitterrand travailla pour le régime de Vichy dans le cadre du commissariat aux prisonniers de guerre et fut même décoré de la francisque au printemps 1943.

Longtemps passé sous silence, cet épisode fut « révélé » en 1994 par le livre du journaliste Pierre Péan « Une jeunesse française ».

 

Cela provoqua une assez vive émotion dans l'opinion publique, d'autant que l'on avait déjà reproché au président de la République ses liens personnels avec René Bousquet, ancien secrétaire général de la police de Vichy, assassiné l'année précédente, ou encore son passage aux volontaires nationaux (mouvement de jeunesse des Croix de Feu du colonel de La Rocque) dans les années 1930.

 

Le jeune militant de l’Action Française qui dans le sillon de Charles Maurras manifestait len Février 1935, Place de la Concorde aux cris de « Aux Français la France ! » contre l’autorisation accordée à des médecins d’origine étrangère de s’établir en France…

http://lechatdorleans.files.wordpress.com/2011/05/mitterrand1.jpeg

http://blogdejeromehelie.files.wordpress.com/2011/01/mitterrand_1935-62d17.jpg

Le 24 octobre 1940, Pétain rencontrait Hitler à Montoire, et entraînait les Français dans la collaboration avec les nazis.

En 1942 Mitterrand est « chef de la section presse » intimement liée à la propagande en faveur du maréchal Pétain et de l'Allemagne nazie.

 

Voir aussi :

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy

La Francisque

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 23:02

Le vendredi 19 juin 1942, François Mitterrand arrive à Vichy et parvient à trouver un emploi de documentaliste à la légion des combattants et des Volontaires de la Révolution Nationale, sorte de parti unique qui reprend la propagande pétainiste.

 

Le jeune François Mitterrand

 

http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2009/11/Mitterrand1.JPG

Admirateur du Maréchal

Dans les premiers mois de l'année 1942, François Mitterrand éprouve de l'admiration pour le maréchal Pétain et collabore à une revue de Vichy : « France, revue de l'État nouveau ».

Dans une lettre retrouvée dans ses archives, François Mitterrand fait même l'éloge du SOL (Service d'Ordre Légionnaire), groupe paramilitaire chargé de pourchasser les ennemis du régime.

François Mitterrand a été maréchaliste et plein de confiance et d'admiration pour l'homme Pétain, notamment à la lecture d'une de ses lettres à sa sœur, rédigée le 13 mars 1942 et dans laquelle il écrit : « j'ai vu le maréchal au théâtre [...] il est magnifique d'allure, son visage est celui d'une statue de marbre. »

Mitterrand-Petain vichy

François Mitterrand à Vichy

Pendant la collaboration, Mitterrand est donc à Vichy et fait la connaissance de René Bousquet, secrétaire général de la police. En juin 1942, ce dernier négocie avec le chef de la police allemande les modalités de collaboration de la police française pour participer aux rafles des juifs.

 

Les rares fois où François Mitterrand a accepté de parler de cette période, le président de la République se justifiait en expliquant qu'il n'était pas au courant de ce qui se passait pour les Juifs.

Lors du vote des lois de 1941 qui excluent les Juifs de la communauté nationale, Mitterrand était en Allemagne. Toutefois, il est difficile de croire que Mitterrand ignorait le sort qui était réservé aux Juifs.

Il était à Vichy lorsque les fonctionnaires de la police française arrêtaient les Juifs à Paris et dans la zone sud, sous les ordres de René Bousquet.

 

Le 2 juillet 1942, Bousquet rencontre le SS Karl Oberg pour lui proposer l'arrestation de 20.000 juifs étrangers en zone occupée et 10.000 en "zone libre".

 

Le 16 et 17 juillet 42, les Parisiens assisteront à la razzia par la police et gendarmerie française (grâce à l'accord Mitterrand-Bousquet), parmi cette razzia 4501 enfants.

 

François Mitterrand resta à Vichy jusqu'à fin 1943 (une fois que les nazis avaient perdu Stalingrad et que les Américains avaient débarqué en Sicile).

 

Récompense pour services rendus à Pétain

En avril 1943, Le Maréchal Pétain remet la francisque à François Mitterrand pour « récompenser les services rendus à l'État français ».

Il figure sur le répertoire des récipiendaires sous n° 2202.

Ses parrains ont été Simon Arbellot, ancien journaliste au Temps et au Figaro devenu directeur des services de presse de Vichy, et Gabriel Jeantet, un ancien cagoulard, ami de Mitterrand.

Pour obtenir cette décoration, il faut en faire la demande en remplissant un formulaire sans ambiguïté : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre. »

 

Bousquet - Mitterrand

En 1974, René Bousquet soutenait et apportait son concours financier au candidat François Mitterrand contre.

En 1981, après la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle, Bousquet sera reçu à l'Élysée « pour parler politique ».

En 1986, quand les accusations portées contre René Bousquet prennent de la consistance, le président aurait cessé de le voir.

En 1994, ses liens avec Bousquet sont rendus publics à l'occasion de la sortie du livre de Pierre Péan.

Liens du jour :

10 mai 1981 - François Mitterrand président

Francisque gallique

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:01

Il laisse derrière lui 2 millions de victimes.

 

De son vrai nom Saloth Sar, Pol pot est né le 19 mai 1928 à Prek Sbauv, au Cambodge.

Il s’engagea dans le mouvement anti-français de Hô Chi Minh (Vietnam) au cours de la seconde guerre mondiale, et devint membre du Parti Communiste Indochine en 1949.

 

Le gouvernement cambodgien lui accorda une bourse afin d'effectuer des études de radio-électricité en France, de 1949 à 1953.

Dès son arrivée à Paris, il rejoignit les cercles du parti communiste français auprès desquels il se familiarisa avec l’idéologie marxiste, et au sein desquels il passait la majorité son temps.

Saloth Sar manifestait un désintérêt flagrant vis-à-vis de ses études.

Il n’a jamais réussi à obtenir aucun diplôme.

C’est sur les bancs de la Sorbonne qu’il rencontra Yeng Sary et Khieu Samphan, les futurs chefs khmers rouges à l’origine de l’un des génocides les plus violents de l’histoire de l’humanité.

 

Il retourne au Cambodge en 1953, pour devenir professeur de français.

Quand les Français partirent d’Indochine en 1954, ils nommèrent le roi Norodom Sihanouk à la tête du Cambodge.

Saloth Sar entra alors dans le Parti Révolutionnaire du Kampuchéa, "Khmer Rouge", et rédigea de nombreux articles pour le journal communiste.

Il mit en place les congrès du parti communiste du Kampuchéa en 1960, et fut élu secrétaire du comité central du Parti Révolutionnaire en 1962.

 

Il tient le surnom "Pol Pot" de cette époque :

Alors que le précédent secrétaire, Tou Sammuth, venait de décéder soudainement et dans des circonstances inexpliquées, la Chine a choisi Pol Pot pour le remplacer, le désignant comme "Potential Political".

 

Les forces communistes menées par Saloth Sar triomphent de l’armée de Lon Nol le 17 avril 1975, Phnom Penh tombe entre les mains des Khmers rouges, considérés au départ comme une force libératrice par la population.

 

Pol Pot et ses alliés mettent en place un régime totalitaire qui entreprend rapidement d'éliminer tout individu lié au gouvernement de Lon Nol.

Sous le prétexte, fictif ou réel, d'une attaque américaine imminente, Phnom Penh est pratiquement vidée de ses deux millions d'habitants dans les jours qui suivent.

Assimilés au capitalisme, tous les citadins, à la pointe du fusil, sont forcés d'aller travailler dans les campagnes.

 

La monnaie, la famille, la religion et la propriété privée sont abolies.

 

À partir de 1977, après avoir survécu à trois tentatives d'assassinat et constatant l'incapacité des Khmers rouges à maintenir l'ordre, Pol Pot multiplie les purges au sein de son parti, parsème les frontières de mines anti-personnelles et se montre très menaçant envers le Viêt Nam

 

Un quart de la population du Cambodge victime du génocide et de la barbarie.

Au pouvoir entre 1975 et 1979, l'organisation khmère rouge met en place une dictature d'une extrême violence chargée, dans un cadre autarcique, de créer une société communiste sans classe et purgée de l'influence capitaliste et coloniale occidentale ainsi que de la religion.

 

Selon les sources, il y a entre 500.000 et 900.000 exécutions sous les ordres de Pol Pot.

A cela s'ajoutent plus d'un million d'individus qui périssent par la torture, le travail forcé excessif, la maladie non traitée ou la famine.

 

Cette dictature a entraîné la mort d'environ 2 millions de Cambodgiens, soit le quart de la population de l'époque.

 

La chute de la dictature

Fin 1978, le Viêt Nam envahit le Cambodge dans le but de renverser le régime de Pol Pot. L'avance de l'armée vietnamienne est rapide, et dès le 11 janvier 1979, un nouveau gouvernement est formé par d'anciens Khmers rouges opposés à Pol Pot, dont la plupart ont fui les purges de 1977-1978.

 

Pol Pot et ses fidèles s'enfuient dans la jungle. Après avoir organisé une guérilla jusqu'en 1985 il aurait coulé des jours paisibles, dans une résidence luxueuse en Thaïlande grâce au trafic illégal de bois et de pierres précieuses pendant.

 

Retrouvé en juillet 1997, il est condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité.

 

Après plusieurs mois de détention, le dictateur meurt le mercredi 15 avril 1998 à l’âge de soixante-treize ans, officiellement d’une crise cardiaque.

Le décès fut confirmé par l’armée thaïlandaise, qui ne livra aucun détail supplémentaire. Certains journalistes prétendirent qu’il s’était suicidé, d’autres qu’il avait été empoisonné.

 

 

Liens du jour :

« Hitler, Pol Pot et le Pouvoir hutu : Thèmes distinctifs de l’idéologie génocidaire », par le Professeur Ben Kiernan

 

Génocide - Shoah – Holocauste

 

 

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