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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 23:01


Le mercredi 6 avril 1983, quand Pierre Mauroy annonça à la France, qu'elle devait se mettre au régime sec, il chercha un subterfuge pour ne pas employer le mot « austérité », connoté négativement depuis les années 1970.

Le Premier ministre socialiste, opta pour le mot « rigueur ».

 

4 octobre 1981 : première dévaluation du franc

François Mitterrand, a augmenté considérablement les dépenses de l'Etat en réévaluant le Smic, les salaires et les prestations sociales.
L’inflation est galopante (13,4 % pour l'année 1981).
Le 4 octobre 1981, quelques mois après l'entrée en fonctions du nouveau président de la République, le gouvernement dévalue le franc de 3%.

 

11 juin 1982 : Premier plan de rigueur – 2e dévaluation du franc.

Le vendredi 11 juin 1982, c’est l’annonce du premier plan de rigueur : blocage des prix et des salaires.

Le 12 juin 1982, la nouvelle dévaluation du franc est de 5,75%.

 

Le déficit de la balance du commerce extérieur atteint le record de 100 milliards de francs pour l’année 82. Le gouvernement est contraint d’emprunter à tour de bras.

En 1983, la dette extérieure s’élève à 451 milliards, contre 123 milliards avant l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand.

 

16 février 1983 : « Tout va bien ! »

Le mercredi 16 février 1983, Pierre Mauroy fait une déclaration sur Antenne 2 :
« Les gros problèmes sont derrière nous, tous les indicateurs se remettent au vert, il n’y a pas d’autre explication à l’enragement de nos adversaires. »

 

Cela ne suffit pas à rassurer le peuple Français : en mars, les élections municipales sont mauvaises pour la gauche.

En effet, la situation internationale de la France est très mauvaise : après des dévaluations, la fuite des capitaux se poursuit, une nouvelle dévaluation semble inéluctable, d'autant que tous les indicateurs financiers sont dans le rouge : déficit budgétaire, déficit de la balance commerciale, déficit de la balance des paiements.

Pierre Mauroy mais aussi le ministre de l'Economie, Jacques Delors, et le ministre du Budget, Laurent Fabius, soutiennent la nécessité d'un plan de rigueur alors que Jean-Pierre Chevènement et Pierre Bérégovoy y sont hostiles

http://lelivrescolaire.fr/upload/LeLivreScolaire/p16kpgqe1vmlhqv2pvcdcoa401.jpg

Caricature de Plantu représentant François Mitterrand et Pierre Mauroy, Le Monde, 1983

 

25 mars 1983 : Annonce du plan de rigueur par Jacques Delors

La troisième dévaluation du franc Mitterrand-Mauroy a lieu le 21 mars 1983 (2,5%) alors que le Deutsch Mark gagne 5,5 %.

Et, cerise sur ce triste gâteau, le vendredi 25 mars au Journal télévisé de 20 H, le ministre des Finances Jacques Delors annonce une politique économique de rigueur.

- hausse des taxes sur la vignette auto, l’alcool et le tabac,

- hausse du forfait hospitalier et de l’essence,

- hausse des tarifs EDF, GDF et SNCF,

- emprunt forcé,

- contrôle des changes et instauration d’un carnet de change aux devises

Ainsi, ce plan d’austérité comporte entre autres mesures une augmentation des impôts et interdit pratiquement aux Français de sortir de France. En effet pour l’année entière, ils ne peuvent obtenir que l’équivalent de 2.000 francs en devises et 1.000 francs en billets français !

http://www.politique.net/img/encyclopedie/rigueur-de-1983.jpg

6 avril 1983 : Pierre Mauroy passe à la vitesse supérieure

Le premier ministre socialiste décide une augmentation des prélèvements obligatoires (forfait hospitalier, prélèvement de 1 % sur l'ensemble des revenus des ménages, impôt forcé sur les contribuables les plus imposés).

L’état ponctionnera ainsi 68 milliards de francs sur les ménages.

 

Voir aussi : 10 mai 1981 - François Mitterrand président

 

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 00:01

Le 21 mars 1960, de 5.000 personnes se sont rendues au poste de police de Sharpeville, une banlieue noire de la ville de Vereeniging en Afrique du Sud. Les manifestants demandaient qu’on les mette en état d’arrestation parce qu’elles n’avaient pas leur laissez-passer.

Elles voulaient ainsi manifester contre les lois du pays qui obligeaient le port du laissez-passer à des fins de ségrégation. La police a ouvert le feu sur la foule et a tué 69 personnes, et a fait 178 blessés.

 massacre Sharpeville

Manifestations non-violentes

Alors que le régime de l’apartheid est mis en place en 1948, les lois ségrégationnistes sont de plus en plus fortes contre les noirs. En 1960, le gouvernement sud-africain étendait les règles de l'apartheid par l'imposition d'un laissez-passer obligatoire, y compris pour les femmes, sous peine d'arrestation et de poursuites. Cette décision permettait à limiter les mouvements de la population non blanche.

Le 18 mars 1960, Robert Sobukwe, président du Congrès Pan Africain (PAC), appelle pour le 21 mars à des manifestations non-violentes dans tout le pays afin de protester contre les « pass » (passeport intérieur), demander leur abrogation ainsi que l’augmentation de la rémunération de base de la journée de travail.

Les manifestants sont appelés à se réunir devant les postes de police et se porter volontaires à l’arrestation pour « non port du pass ». Le but est que tous les postes de police soient rapidement débordés et incapables de procéder aux arrestations et aux emprisonnements.

La police a ouvert le feu sur la foule et a tué 69 personnes, dont huit femmes et 10 enfants, et a fait 178 blessés, dont 31 femmes et 19 enfants. Nombreux sont ceux qui, ayant tourné le dos pour tenter d’échapper aux balles, ont été atteints dans le dos.

Cette tuerie insensée déclenche une vague de protestations tant au niveau national qu’international.

 

Chaque année, depuis 1966, on se rappelle les horreurs de cette journée et son importance pour la lutte contre le racisme dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies.

 

Le Congrès national africain (ANC) et le Congrès Pan Africain (PAC)

En 1944, Mandela adhère au Congrès national africain (ANC). Lorsque le « Parti national » arrive au pouvoir, en 1948, et introduit l'apartheid, Mandela et l’ANC résistent à la politique raciste du gouvernement. En 1956, Mandela est arrêté et jugé pour trahison, mais il sera acquitté en 1961.

 

Après le massacre de Sharpeville en 1960, l’ANC et le Congrès panafricain sont interdits.

Nelson Mandela abandonne alors la stratégie non-violente de l’ANC et fonde une organisation militaire. En 1962, il est condamné à cinq ans de travaux forcés et, en 1963, il est inculpé avec d'autres leaders, pour sabotage, trahison et complot.

Pour ces faits, il est condamné en 1964, avec sept autres militants, à la prison à vie.

En 1990, après 26 ans de prison de détention pour raisons politiques (ce qui est un record), le président de Klerk supprime l’interdiction de l’ANC et libère Mandela, qui est élu président de l’ANC en 1991.

Les deux hommes conduisent alors les négociations qui mettent fin à l’apartheid, ce qui leur vaudra de recevoir le prix Nobel de la paix en 1993. Un an plus tard, à l'occasion des premières élections libres et multiraciales de l'histoire de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela est élu président d’Afrique du Sud.

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 00:01

Les premières élections générales depuis la chute de Napoléon III se soldent le 8 février 1871 par une écrasante majorité conservatrice et monarchiste.

La nouvelle Assemblée s’est réunie à Bordeaux avec comme objectif de nommer un gouvernement et de mettre un terme définitif à la guerre.

Elle nomme Adolphe Thiers « chef du gouvernement exécutif de la République française » en attendant de statuer sur la nature du régime futur : monarchie ou république.

Adolphe Thiers

Face à une Assemblée dominée par les royalistes favorables à la paix, Thiers apparaît comme un compromis. C’est lui qui, investi des pleins pouvoirs, signera les préliminaires du traité de paix le 26 février à Versailles puis le traité de Francfort le 10 mai.

Le 31 août 1871, à Versailles, l'assemblée se proclame Constituante et, dans le même temps, donne le titre de président de la République à Thiers.

 

Voir aussi : 4 septembre 1870 - Naissance de la IIIème République

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 00:01

Le 9 février 1950, Joseph Mac Carthy, sénateur républicain du Wisconsin, dénonce, dans son discours de Wheeling (Virginie-Occidentale), la mainmise des communistes sur le département d'État.

Il brandit une liste de fonctionnaires du département d'État (le ministère des Affaires étrangères) qu'il accuse d'être des « communistes notoires » coupables de collusion avec l'Union soviétique et les agents de Staline.

 http://www.dinosoria.com/tragedie/mccarthy.jpg

Le maccarthysme ou maccarthisme (McCarthyism en anglais) est un épisode de l'histoire américaine, connue également sous le nom de « Peur Rouge » et qualifiée fréquemment de « chasse aux sorcières ».

 

Les origines de ce que l’on appellera donc le « maccarthysme » remontent en fait au 25 novembre1946, lorsque le président Truman met en place une commission temporaire, chargée d''enquêter sur la loyauté des fonctionnaires fédéraux.

Sont considérés comme déloyaux les partisans du totalitarisme, du fascisme, du communisme et tous ceux qui prêchent la subversion du régime. Dès 1947, les administrations reçoivent la consigne d'interroger leurs employés.

 

La chasse aux sorcières

Départements d’Etats, Sénat, Chambre des représentants et Commissions diverses mettent en place des listes noires de citoyens potentiellement suspects qui sont soit licenciés, soit inscrits sur une liste de ceux qu’il ne faut pas embaucher.

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 00:02

L'élection de Lincoln fut, pour les États du Sud, le signal de la dissolution de l'Union. La Caroline du Sud, la première, promulgua une ordonnance de sécession, le 20 décembre 1860.

 

6 autres états esclavagistes du sud des États-Unis (La Géorgie, l'Alabama, la Floride, le Mississippi, la Louisiane, le Texas) font sécession avec la Caroline du Sud et s'organisent en États confédérés d'Amérique.

Le 8 février 1861, les représentants des États sécessionnistes se réunirent à Montgomery, en Alabama, se constituèrent en États confédérés d'Amérique.

Ils adoptent une nouvelle Constitution et Jefferson Davis est nommé président provisoire.

http://www.history.com/images/media/slideshow/civil-war-confederate-leaders/jefferson-davis-portrait.jpg

Après la bataille de fort Sumter, la Virginie, l'Arkansas, le Tennessee et la Caroline du Nord rejoindront les confédérés. Ils compteront alors 9 millions d'habitants dont 4 millions de Noirs.

Leur formation en confédération autonome marque le début de la guerre de sécession (1861-1865).

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 00:01

La France a expérimenté sans succès sept régimes politiques en 80 ans.

La Troisième République (4 septembre 1870 - 10 juillet 1940) est le premier régime français à s’imposer dans la durée depuis 1789.

Le premier président est Adolphe Thiers, élu « chef du pouvoir exécutif de la République française » le 17 février 1871.

Par la suite, 4 des 14 présidents de la IIIe République ont été élus un 17 janvier.

 

17 janvier 1895 : Félix Faure président de la République

Le jeudi 17 janvier 1895, suite à la démission de Jean Casimir-Périer, les parlementaires élisent à la présidence de la République Félix Faure (54 ans).

Élu par une coalition de modérés et de monarchistes, celui que l'on surnommera le « Président Soleil », du fait de son amour du faste, restera dans l'Histoire en raison de sa mort heureuse !

On retient aussi de lui qu'il ébaucha une alliance avec la Russie en recevant le tsar Nicolas II, qu'il s'opposa à la révision du procès de Dreyfus et que son gouvernement dut céder aux Anglais le Soudan après le bras de fer de Fachoda.

Le 18 février 1899, à la suite du décès de Félix Faure, Emile Loubet est élu président de la République au premier tour par les radicaux et les partisans de la révision de l'affaire Dreyfus.

17 janvier 1906 : Armand Fallières président de la République

Armand Fallières (65 ans) est élu président de la République française le mercredi 17 janvier 1906 comme candidat des gauches.

Il forme un nouveau gouvernement le 13 mars 1906 avec le transparent Ferdinand Sarrien à la présidence du Conseil, l'énergique Georges Clemenceau à l'Intérieur et le diplomate Aristide Briand à l'Instruction publique et aux Cultes. Il apaise la bataille des inventaires. Au même moment, le 12 juillet 1906, la Cour de cassation annule la condamnation d'Alfred Dreyfus.

Le 18 octobre 1906, Georges Clemenceau prend la présidence d'un nouveau gouvernement avec pour la première fois la création d'un ministère du Travail dont le premier titulaire est René Viviani. Ce gouvernement qui durera jusqu'au 20 juillet 1909 (un exploit sous la IIIe République !) aura à gérer la crise viticole.

17 janvier 1913 : Raymond Poincaré président de la République

Le vendredi 17 janvier 1913, les parlementaires élisent à la présidence de la République Raymond Poincaré, précédemment président du Conseil (chef du gouvernement).

Toujours soucieux de préparer la « revanche » ou du moins de mettre la France en situation de résister à une agression allemande, Poincaré fait voter en juillet 1913 une loi sur le service militaire de 3 ans pour tous (curés compris !). Mais il est désavoué par les électeurs qui amènent à la Chambre une majorité radicale et de gauche. Il se sépare donc de son président du Conseil et ami Louis Barthou et appelle à la tête du gouvernement René Viviani, un leader socialiste et anticlérical mais partisan de la loi de trois ans. Pour apaiser l'électorat populaire de gauche, qui ne veut pas de cette loi, il fait voter une loi sur l'impôt progressif sur le revenu.

Raymond Poincaré président de la République

Après l'attentat de Sarajevo, Raymond Poincaré, soucieux de préserver à tout prix l'alliance franco-russe, donne au tsar l'assurance de « seconder entièrement, dans l'intérêt de la paix générale, l'action du gouvernement impérial ». Le 1er août 1914, le président lance une formule qui se veut rassurante : « la mobilisation n'est pas la guerre » et le 4 août, une fois les hostilités engagées, plaide pour l'« Union sacrée ». La formule fait florès mais lui-même a du mal à galvaniser les énergies !

Il finit en 1917 par appeler au gouvernement son adversaire politique, Georges Clemenceau.

 

17 janvier 1920 : Paul Deschanel président de la République

Le samedi 17 janvier 1920, les parlementaires français se montrent avant tout soucieux de barrer la route de l'Élysée à Georges Clemenceau (79 ans) à qui ils reprochent moins son âge que sa supposée modération à l'égard de l'Allemagne lors des négociations du traité de Versailles !...

Ils élisent donc à la présidence de la République son concurrent Paul Deschanel (66 ans).

Surmené, celui-ci montre des signes de fatigue. Sous l'emprise de médicaments ou d'une crise de somnambulisme, il descend d'un train en marche, en pleine nuit et en pyjama ! La garde-barrière à laquelle il s'adresse voit de suite qu'il s'agit de quelqu'un d'important car il a les pieds propres !

Contraint de démissionner au bout de neuf mois, Paul Deschanel recouvre la santé après un séjour en maison de repos et poursuit une carrière de sénateur...

 

Voir aussi : 4 septembre 1870 - Naissance de la IIIème République

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 00:11

16 janvier 1947 : Vincent Auriol président de la République

Vincent Auriol (63 ans) devient le 16 janvier 1947 le premier président de la IVe République. Il a été élu peu avant par les deux Chambres réunies en Congrès à Versailles.

16 janvier 1954 : René Coty président de la République

René Coty (65 ans) succède le 16 janvier 1954 à Vincent Auriol à la présidence de la République. Son mandat sera troublé par la décolonisation de l'Indochine et la fin du protectorat sur le Maroc et la Tunisie. Il devra prématurément quitter l'Élysée pour laisser la place au général de Gaulle et à la Ve République.

René Coty président de la République

Voir aussi :

13 octobre 1946 - La Constitution de la quatrième République

28 septembre 1958 - Les Français disent oui à la Cinquième République

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 00:01

Appelé à la présidence du Conseil au mois de Juin, De Gaulle a préparé la constitution de la Cinquième République selon les principes qu’il avait annoncés dans le discours de Bayeux. Lors des premières élections présidentielles, il est élu avec un score de 78,5% par un comité de 80.000 grands électeurs.

http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/02/bhvs1x02_thumb.jpg

Mais très vite, prenant conscience du rôle central du président de la République dans les institutions, la classe politique de l'époque réalise que le président ne peut avoir pleinement de légitimité qu'en étant élu directement par le peuple.

Un référendum a donc été organisé en octobre 1962 pour modifier la constitution et introduire le principe de l'élection au suffrage universel direct.

La première élection présidentielle au suffrage universel direct a eu lieu le 19 décembre 1965.

 

Voir aussi : 19 décembre 1965 - De Gaulle premier président élu au suffrage universel

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 00:02

Le 8 janvier 1959, Charles de Gaulle prend ses fonctions (élu le 21 décembre 1958, avec 78,51 % des suffrages) succédant à René Coty et devenant le premier président de la Ve République. Le 19 décembre 1965, il est réélu président de la République, mais cette fois, au suffrage universel.

19 décembre 1965 : De Gaulle premier président élu au suffrage universel

Charles De Gaulle devient le premier président de la République élu au suffrage universel.

Le premier tour s'est déroulé le 5 décembre 1965

Au second tour, De Gaulle obtient 13 083 699 votes (55,2%) contre 10 619 735 (44,8%) pour son adversaire, François Mitterrand.

Celui-ci a en effet réussi à réunir la gauche autour de sa candidature au deuxième tour.

Partisan de la IVème République, il s’était opposé à l’action de De Gaulle, avait rédigé le pamphlet « Coup d’Etat permanent » et qualifié le nouveau régime de « dictature ».

Carte élections presidentielles 1965

Voir aussi :

28 septembre 1958 - Les Français disent oui à la Cinquième République

28 octobre 1962 : Référendum sur l'élection présidentielle

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 00:01

Le vendredi 10 décembre 1948, les 58 membres de l'Organisation des Nations Unies (ONU) siègent pour la dernière fois à Paris, au palais de Chaillot, avant de gagner New York et les rives de l'Hudson.

Ils adoptent pour l'occasion la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Rédigé sous l'égide du juriste français René Cassin, ce texte reprend dans les grandes lignes les principes universels de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 mais en y ajoutant des droits qui n'ont de sens que dans les sociétés industrielles et des formules convenues (« agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité »).

10 décembre 1948 Déclaration universelle des droits de l'homme

Dans son préambule, elle affirme la nécessité de protéger les libertés fondamentales par un régime de droit, ce qui est « un idéal commun à atteindre par tous les peuples et par toutes les nations ».

La Déclaration énonce ensuite des droits à la fois politiques (liberté individuelle, interdiction de l’esclavage et de la torture, droit à la sûreté, présomption d’innocence, liberté de conscience), sociaux et économiques (droit à un niveau de vie suffisant de manière à assurer la santé et le bien-être des individus, droit à l’éducation...).

 

Voir aussi : 4 août 1789 - Abolition des privilèges et des droits féodaux

Déclaration universelle des droits de l'Homme ONU - Texte intégral

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 00:01

Georges Clemenceau, 76 ans, est appelé à la présidence du Conseil par son vieil ennemi, le Président de la République Raymond Poincaré.

Georges Clemenceau 1917

Le 13 novembre, le gouvernement Painlevé tombe et le président Poincaré doit rapidement lui trouver un successeur. Il aurait eu à choisir entre Joseph Caillaux et Georges Clemenceau. Bien qu'il n'aime guère Clemenceau, il préfère celui-ci, favorable à une victoire militaire et dont la force morale l'impressionne, plutôt que Caillaux, partisan d’une paix de compromis.

 

Clemenceau forme donc un gouvernement de choc afin de poursuivre et intensifier la guerre avec l'Allemagne. Celui-ci comprend essentiellement des ministres radicaux et seulement deux membres rescapés du cabinet Painlevé.

Hormis la presse socialiste, les journaux acclament sa nomination, jusqu'au New York Times !

Dans son discours d'investiture Clémenceau annonce son intention de traquer les défaitistes et les traîtres de l'arrière.

Sa détermination vaut au Président du Conseil d'être surnommé le « Tigre ».

Georges Clemenceau tranchées

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 23:01

Le 30 Octobre 1980, le comique Michel Colucci alias « Coluche » convoque une centaine de journalistes au théâtre du Gymnase où il se produit tous les soirs. Coluche annonce officiellement sa candidature à la présidence de la république. Tous croient à une plaisanterie.

http://www.poilagratter.net/wp-content/uploads/ac015web.jpg 

Il déclare être candidat car trop de gens ne sont pas représentés par la classe politique. Il lance même cette phrase audacieuse : « Ils nous prennent pour des imbéciles alors votons pour un imbécile ! »

Coluche amuse. Un journaliste déclarera même : « Depuis De Gaule, c'est la première fois qu'on se marre à une conférence de presse ! »

Les politiques ne le prennent pas plus au sérieux. Pour eux ce n'est qu'un coup médiatique.

C'en était un. Seulement, un sondage va complètement changer les intentions de Coluche.

Le 14 Décembre 1980, un sondage paru dans le Journal du Dimanche crédite Coluche de 16% d'intentions de votes.

Pour le PS et son candidat, François Mitterrand, la situation est dramatique.

 

Un événement va précipiter la descente de Coluche.

La police retrouve le cadavre de René Gorlin, régisseur de Coluche depuis plus de 6 ans, abattu de 2 balles dans la nuque. L'enquête conduira à un crime passionnel.

2 jours plus tard, Coluche reçoit une lettre anonyme dont les mots ont été découpés dans un journal. Le texte est édifiant : « COLUCHE : ATTENTION A LA MORT ! »

 

Il reçoit également des appels téléphoniques dont un qui fait froid dans le dos puisque l'interlocuteur lui dit que « sa passion pour les deux-roues pourrait lui être fatale. » et que « il pourrait déraper même sur chaussée sèche. »

 

Coluche, accablé par la pression médiatique et victime de menaces se retirera da la campagne présidentielle au bout de cinq mois, le 6 avril.

 

Voir aussi : 19 juin 1986 - Mort de Coluche

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 23:01

Charles de Gaulle demande aux Français de se rendre aux urnes afin de déterminer si l'élection du président de la République se fera désormais au suffrage universel.

le president de gaulle 28 octobre 1962 référendum sur l'élection présidentielle

Le 20 septembre 1962, dans une allocution télévisée, le général de Gaulle annonçait qu'il organisera prochainement un nouveau référendum pour savoir si la population française est favorable à l'élection du Président de la République au suffrage universel direct.

La proposition était faite en ces termes :

« Quand sera achevé mon propre septennat, ou si la mort ou la maladie l’interrompait avant le terme, le Président de la République sera dorénavant élu au suffrage universel. »

 

Le dimanche 28 octobre, le « oui » l'emporte avec 62,25% des voies.

En organisant ce référendum De Gaulle consolide les fondements de la Vème république mais s'attire les foudres de ses détracteurs qui jugent qu'une telle mesure confère trop de pouvoir au président.

Les premières élections présidentielles au suffrage universel auront lieu trois ans plus tard, en décembre 1965.

 


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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 23:01

La période du Directoire est comprise entre la Constitution de l'an III et le coup d'état de Napoléon Bonaparte.

 

Première République (septembre 1792 - mai 1804)

La Première République passa par trois formes de gouvernement :

La Convention nationale, entre le 21 septembre 1792 et le 26 octobre 1795, incluant la période dite de « la Terreur » où l'essentiel du pouvoir réside dans le Comité de Salut Public (6 avril 1793- 27 juillet 1794).

Le Directoire, entre le 26 octobre 1795 et le 9 novembre 1799.

Le Consulat, issu du Coup d'État du 18 brumaire par Napoléon, entre le 10 novembre 1799 et le 18 mai 1804.

 

Le Directoire

La Constitution de l'an III est votée par les thermidoriens. Elle met fin à la Convention et instaure le Directoire. Le nouveau pouvoir exécutif est composé de deux assemblées : les Cinq-cents et les Anciens. Cependant les deux tiers des députés sont choisis parmi les conventionnels. Le général Bonaparte prend la place de Barras et devient commandant en chef de l'armée de l'intérieur.

Le Directoire échoua et ne put se maintenir au pouvoir.

 

Lien du jour : La première république

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:01

Alors que la France avait été l’un des premiers pays à instaurer le suffrage universel masculin, il faudra un long processus pour que ce droit soit étendu aux femmes.

 

Le 18 mars 1944, le Général de Gaulle avait déclaré devant l'Assemblée consultative provisoire que « Le régime nouveau doit comporter une représentation élue par tous les hommes et toutes les femmes de chez nous ».

Le 24 mars à l'Assemblée consultative provisoire, l'amendement Fernand Grenier instaurant le vote des femmes est adopté par 51 voix contre 16.

L'ordonnance du 5 octobre 1944 accordait officiellement le droit de vote aux Françaises.

Le suffrage universel donc prend tout son sens.

Les dimanches 29 avril et 13 mai 1945, c’est le premier vote des femmes aux élections municipales.

 

Le dimanche 21 octobre 1945, les femmes participent massivement pour élire les membres de la nouvelle assemblée constituante : 33 femmes sont élues membres de l'Assemblée nationale constituante.

http://homosexus.hypotheses.org/files/2009/01/vote-femmes-19451.jpg

Voir aussi :

8 mars - Journée internationale des droits de la femme

21 avril 1944 - Les femmes obtiennent le droit de vote

Chronologie du droit vote des femmes

 

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 23:02

-e Vichy (1940-44) et le gouvernement provisoire né de la libération (1944-46), la France se dote d'une nouvelle Constitution.

 

Au terme d'un long processus d'élaboration, le projet constitutionnel est adopté par référendum avec une courte majorité (53%).

Il définit un bicamérisme complexe et déséquilibré : la Chambre des députés a un rôle envahissant.

Les institutions de la Quatrième République restent proches de celle de la Troisième République avec un chef d'État faible et un gouvernement exerçant l'essentiel du pouvoir exécutif.

En effet, le fait d'être élue au suffrage universel direct (donc sans intermédiaire) donne à l'Assemblée nationale une grande légitimité face au Conseil de la République et au Président de la République, ces deux dernières institutions étant élues au suffrage universel indirect.

 

Douze ans plus tard, la France adoptera une autre Constitution, celle de la Vème République, qui donnera plus de pouvoir au Président de la République.

quatrième République

5-republique.jpg

 

Lien du jour : Histoire des institutions Françaises

 

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 23:01

Les Français approuvent massivement (à 79,25 %) le référendum sur la nouvelle constitution proposé par le général de Gaulle.

Par leur vote, ils entérinent le retour du général Charles de Gaulle au pouvoir, avec l'espoir d'en finir avec l'instabilité ministérielle caractéristique de la IVe République.

referendum 1958 Cinquième République 

Fortement inspiré par le général de Gaulle, le projet de Constitution est rédigé en deux mois par un Comité consultatif constitutionnel de 39 membres, sous l'autorité de Michel Debré, garde des sceaux.

Le texte instaure un régime semi-présidentiel où les pouvoirs du président sont étendus et ceux du Parlement réduits.

Le Président du conseil disparaît pour laisser place au Premier Ministre.

 

Conformément à la nouvelle Constitution, un collège électoral composé des parlementaires et d'autres élus se réunit le 21 décembre et, sans surprise, élit le général Charles de Gaulle à la présidence de la République.

 

Le nouveau président est investi officiellement dans ses fonctions par son prédécesseur, René Coty, le 8 janvier de l'année suivante.

 

Lien du jour : Histoires des institutions françaises

 

Voir aussi les articles de ce blog :

22 septembre 1792 - Avènement de la République française

24 février 1848 - Naissance de la IIème République

4 septembre 1870 - Naissance de la IIIème République

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:01

Le 22 septembre 1792, est l’une des dates plus importantes de l’histoire de France, elle n'est pourtant non officiellement commémorée.

Six semaines après l'incarcération du roi Louis XVI et deux jours après la victoire de Valmy, les députés de la nouvelle assemblée de la Convention décident, sur une proposition de Danton, que les actes publics seront désormais datés de « l'An 1 de la République ».

 

Aussi, la royauté étant abolie, les députés prêtent désormais le serment de fidélité, non plus au Roi, mais à la Nation :

« Au nom de la Nation, je jure de maintenir la liberté et l'égalité ou de mourir à mon poste »

http://chezminette87.c.h.pic.centerblog.net/2471526a.jpg

Ce 22 septembre, pour marquer le début d’une nouvelle ère, la Convention nationale décida de dater les actes officiels non plus de l'an IV de la Liberté, mais de l'an I de la République, jetant les bases de ce qui sera le calendrier républicain.

 

Le 25, sur la proposition de Couthon, elle vota, à l’unanimité, le fameux décret proclamant que :
« la République est une et indivisible ».

 

Enfin, si la Convention nationale sort unanime de ces premiers jours de débat, il n’en sera plus de même quant à la question du sort à réserver au Roi, première et épineuse tâche à résoudre pour la toute jeune République…

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 23:01

La propagande guerrière et la censure exaspèrent les pacifistes Maurice et Jeanne Maréchal qui fondent « Le Canard enchaîné ».

Ce qui en fait l'un des plus anciens titres de la presse française actuelle

La parution sera interrompue en octobre mais reprendra à partir de juillet. Parmi les premiers collaborateurs du « Canard » : Anatole France, Tristan Bernard ou Jean Cocteau.

 

Lors du Front populaire son tirage atteint déjà les 250.000 exemplaires.

Après avoir refusé toute collaboration pendant l’Occupation, Le Canard enchaîné reparaît le 6 septembre 1944 et son premier numéro rencontre un succès sans précédent.

 

Le Canard enchaîné occupe une place à part dans la presse française : attendu par ses fidèles lecteurs que redouté par ses cibles, l'hebdomadaire satirique un mélange unique d’humour, de caricatures et de dénonciations des scandales politiques et économiques.

 

Aujourd’hui, cet esprit de lutte contre la censure ou pour compenser la complaisance de certains médias on retrouve cet humour particulier et la dénonciation de certains fait grâce à internet et en particulier aux blogs.

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 23:01

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, les Parisiens apprennent que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan.

Napoléon 3 Napoléon III 

Dès l'annonce de la défaite, les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries, et commencent à préparer la déchéance de Napoléon.
Le corps législatif se réunit à 1h du matin.

La foule, qui a manifesté toute la nuit, envahit le Palais Bourbon : il est 14h30. Gambetta et Jules Favre parviennent à entraîner les manifestants à l'Hôtel de Ville où siègent déjà les révolutionnaires, bien décidés à former un gouvernement.

Mais la tentative est déjouée, Favre et Gambetta font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta (Intérieur), Favre (Affaires étrangères)...

Etienne Arago est nommé maire de Paris, chargé de désigner les maires des arrondissements : Carnot dans le 8ème, Clémenceau dans le 18ème.

La République est proclamée aux Tuileries.

4 septembre 1870 : Naissance de la IIIème République

 

Liens du jour :

2 septembre 1870 - Napoléon III vaincu à Sedan

Histoire des institutions Françaises

 


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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 23:26

Le vendredi 28 août 1963, après la marche contre les discriminations raciales, le pasteur noir américain Martin Luther King, au pied du mémorial Lincoln à Washington, devant 250.000 personnes, prononce son discours « I have a dream » (« Je fais un rêve »).

Son rêve est celui d'une Amérique fraternelle où Blancs et Noirs se retrouveraient unis et libres. Ce message d'espoir est célèbre dans le monde entier, bien au-delà des frontières des États-Unis.

Martin Luther King, prix Nobel de la paix en 1964, a été assassiné en 1968.

 


« Je vous le dis aujourd'hui, mes amis, bien que, oui bien que nous ayons à faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain.

Je rêve qu'un jour, notre nation se lèvera pour vivre véritablement son credo : “Nous tenons pour vérité évidente que tous les hommes ont été créés égaux.”

Je rêve qu'un jour, sur les collines rousses de la Géorgie, les fils d'anciens esclaves et les fils d'anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité3.

Je rêve qu'un jour, même l'État du Mississippi, un État où l'injustice et l'oppression créent une chaleur étouffante, sera transformé en une oasis de liberté et de justice.

Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je rêve aujourd'hui !

Je rêve qu'un jour, dans l'Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur qui n'a aux lèvres que les mots d'"opposition" aux lois fédérales et d'"annulation" de ces lois, que là même en Alabama un jour les petits garçons noirs et les petites filles noires avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme sœurs et frères.

Je rêve aujourd'hui.

Je rêve qu'un jour toute vallée sera élevée, toute colline et toute montagne seront abaissées. Les endroits raboteux seront aplanis et les chemins tortueux redressés. Et la gloire du Seigneur soit révélée et toute chair la verra. »


 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 23:01

La nuit du 4 au 5 août 1789, où l'Assemblée Constituante issue de la Révolution votait l'abolition des privilèges féodaux et mettait fin ainsi à la structure économique de l'Ancien Régime, a été bien plus importante que la prise de la Bastille. Rappelons en effet que la Bastille n'embastillait que 7 personnes (4 faussaires, 2 fous, 1 criminel) le14 juillet 1789.

http://www.histoirepassion.eu/local/cache-vignettes/L556xH329/nuit_4_aout-62e6d.jpg

La séance du 4 août 1789 de l'Assemblée nationale est la conséquence de la « Grande Peur » : les paysans s'en étaient pris aux maisons seigneuriales, tout en proclamant leur fidélité au roi.

Les députés, inquiets par ses soulèvements, décident d'abolir les restes de féodalités : corvée, dîme, juridiction seigneuriale, etc…

 

Le 4 août 1789, à 8 heures du soir, l’ensemble des députés est réuni sous la présidence de Le Chapelier. Le très riche duc et pair d’Aiguillon se lève et évoque « le malheureux cultivateur soumis au reste barbare des lois féodales ». Il propose « d’établir cette égalité de droits qui doit exister entre tous les hommes ». L’assemblée applaudit.

En 6 heures, abolit l’ensemble des privilèges en usage depuis plusieurs siècles. La dîme est supprimée, les droits de chasse, sur la proposition de monseigneur de Lubersac, sont abolis. L’égalité fiscale est instaurée. Les mesures vexatoires des seigneurs sont supprimées, comme l’est la mainmorte, qui interdisait aux serfs de transmettre leurs biens à leurs descendants, comme le sont les corvées et les fonctions inutiles et coûteuses des courtisans. Pendant toute la nuit c’est une surenchère de générosité.

L’égalité des peines et de l’accès aux emplois publics est proposée.

 

L'Assemblée se prépare alors à rédiger une grande Déclaration des droits.

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 23:01

Le lundi 24 juillet 1967, au cours d'une visite officielle à Montréal, la première d'un chef d'État français au Québec, le général de Gaulle lance du balcon de l'Hôtel de ville à la foule médusée et ravie un cri vibrant : « Vive le Québec libre ! »

24 juillet 1967 : De Gaulle lance son : « Vive le Québec libre ! »

Lorsque Daniel Johnson devient premier ministre, en 1966, l’un de ses objectifs est de faire renouveler la Constitution canadienne dans un sens qui serait favorable au Québec et à ses intérêts.

 

L’appui d’un personnage international aussi prestigieux que de Gaulle pourrait lui être d’un précieux atout. C’est pourquoi, le 13 septembre 1966, il lui envoie officiellement une invitation à venir visiter l’Exposition universelle qui doit avoir lieu à Montréal l’été suivant.

 

Reçu à l'Hôtel de ville par le maire de Montréal, M. Drapeau, Charles de Gaulle adresse à la foule massée sur la place une allocution improvisée. Ce discours a pourtant pu être retranscrit :

 

« C'est une immense émotion qui remplit mon cœur en voyant devant moi la ville française de Montréal. Au nom du vieux pays, au nom de la France, je vous salue de tout mon cœur. Je vais vous confier un secret que vous ne répéterez pas. Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération. Outre cela, j'ai constaté quel immense effort de progrès, de développement, et par conséquent d'affranchissement vous accomplissez ici et c'est à Montréal qu'il faut que je le dise, parce que, s'il y a au monde une ville exemplaire par ses réussites modernes, c'est la vôtre. Je dis c'est la vôtre et je me permets d'ajouter c'est la nôtre.

 

Si vous saviez quelle confiance la France, réveillée après d'immenses épreuves, porte vers vous, si vous saviez quelle affection elle recommence à ressentir pour les Français du Canada et si vous saviez à quel point elle se sent obligée à concourir à votre marche en avant, à votre progrès ! C'est pourquoi elle a conclu avec le gouvernement du Québec, avec celui de mon ami Johnson, des accords, pour que les Français de part et d'autre de l'Atlantique travaillent ensemble à une même œuvre française. Et, d'ailleurs, le concours que la France va, tous les jours un peu plus, prêter ici, elle sait bien que vous le lui rendrez, parce que vous êtes en train de vous constituer des élites, des usines, des entreprises, des laboratoires, qui feront l'étonnement de tous et qui, un jour, j'en suis sûr, vous permettront d'aider la France.

 

Voilà ce que je suis venu vous dire ce soir en ajoutant que j'emporte de cette réunion inouïe de Montréal un souvenir inoubliable. La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici et je puis vous dire qu'elle en vaudra mieux.

 

Vive Montréal ! Vive le Québec !

 

Vive le Québec libre !

 

Vive le Canada français ! et vive la France ! »

 

C'est un encouragement spectaculaire et décisif aux revendications indépendantistes que promeut en particulier l'Union nationale du Premier ministre québécois Daniel Johnson, à l'origine de l'invitation du président français.

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 23:01

Le 9 juillet 1789, l'Assemblée nationale née des états généraux convoqués à Versailles le 5 mai par Louis XVI, se déclare constituante. Les députés veulent modifier l'organisation politique et sociale du royaume et entament la rédaction de la Constitution.

9 juillet 1789 l'Assemblée Constituante 

Le 17 juin, le tiers état se proclame « Assemblée nationale ».

Le 9 juillet, l'Assemblée se déclare "constituante".

Après l'abolition de la féodalité dans la nuit du 4 août et la déclaration des droits de l'homme et du citoyen le 26 août, l'Assemblée vote dès la fin de l'année 1789 les grands principes de la Constitution de 1791.

Le 3 septembre 1791, elle consacre une monarchie constitutionnelle, fondée sur le principe de la souveraineté du peuple et la séparation des pouvoirs.

 

L'Assemblée constituante siégera jusqu'au 30 septembre 1791 pour laisser la place à l'Assemblée législative.

 

Voir aussi :

17 juin 1789 - Les états généraux deviennent Assemblée nationale


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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 23:01

Le 15 septembre 1935, deux ans après sa prise de pouvoir, Hitler entame la mise en œuvre des chapitres antisémites de son programme politique.

Désemparé face à l'antisémitisme nazi, le président américain Franklin Roosevelt propose une conférence internationale en vue de secourir les Juifs dont ne veulent plus les Allemands.

Celle-ci se réunit du 6 au 14 juillet 1938 à l'Hôtel Royal d'Évian, au bord du lac Léman.

 6 juillet 1938 Conférence d'Évian

32 pays s'y font représenter (l'Allemagne n'est pas invitée, l'URSS et la Tchécoslovaquie ne s'y font pas représenter). C'est pour affirmer, à la seule exception de la République dominicaine, leur refus d'ouvrir leurs ports aux Juifs allemands !

 

Les refus se fondent sur des préjugés ou des hypothèses bien plus que sur des faits, comme l'avoue ingénument le délégué australien : « Dans les circonstances présentes, l'Australie ne peut faire plus... Nous n'avons pas de problème racial notable et nous ne voulons pas en importer un ».

La presse allemande, triomphante, titre au lendemain de la conférence : « Personne n'en veut ! ».

 

Après la Nuit de Cristal (9 au 10 novembre 1938), l'émigration juive va néanmoins s'intensifier.

Beaucoup d'émigrants tentent de gagner la Palestine sous des formes illégales, le gouvernement britannique s'y opposant pour ne pas se mettre à dos les Arabes.

Quelques milliers de Juifs saisissent aussi l'opportunité offerte par le port chinois de Shanghai, qui les dispense d'un visa d'entrée !

Les échecs sont cruels.

En mai 1939, le Saint-Louis, refoulé de Cuba et de Floride, doit revenir à Hambourg avec ses réfugiés juifs !

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