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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 00:01

Le dimanche 4 novembre 1956, les chars entrent avec fracas dans Budapest afin de mettre un terme à l’insurrection, qui sévit depuis octobre. 

En 1949 est proclamée la République Populaire de Hongrie, sur le modèle soviétique.

Durant les premières années, le régime travaille prioritairement sur la collectivisation des terres (kolkhozes) et la nationalisation de l'industrie. Les mouvements d'opposition sont sévèrement réprimés et les réfractaires sont envoyés dans des camps de travail. En 1955, la Hongrie adhère au pacte de Varsovie qui, dans le contexte de la Guerre froide, réunit les pays communistes.

Depuis le 23 d'octobre 1956, le pays s'est pris à rêver de renverser le joug soviétique.

Sous la pression populaire, Imre Nagy a été nommé à la tête du gouvernement hongrois dans le but de mettre en place une démocratie parlementaire et de rétablir les libertés fondamentales. Il a proclamé la neutralité du pays et sa sortie du pacte de Varsovie (l'alliance est-européenne opposée à l'OTAN).

En pleine guerre froide, Moscou ne peut rester sans réaction face à cette contestation ouverte de sa domination sur les pays de l'est de l'Europe.

Les troupes du Pacte de Varsovie entrent donc dans le pays afin de museler cette opposition. Le feu est ouvert et, malgré leur résistance, les insurgés ne peuvent tenir tête aux quelques 2.000 chars soviétiques.

La répression est sanglante et les troupes russes tuent entre 200.000 et 300.000 Hongrois.

La lutte se poursuivra toutefois en province, durant près de deux semaines.

En Occident, cette révolte hongroise suscite une grande émotion mais les gouvernements se gardent d'intervenir contre le Kremlin et laissent le géant soviétique faire taire la voix de la liberté hongroise.

 

Un événement international majeur explique en partie que cette répression violente soit passée inaperçue… à voir dans l’article de demain !

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 11:00

La version « officielle » de l’attentat

A minuit moins le quart, François MITTERRAND, élu de la Nièvre sort de la brasserie « Lipp », boulevard Saint-Germain à Paris. Il prend le volant de sa 403 pour regagner son appartement de la rue Guynemer.

S’apercevant qu’il est suivi, il fait un détour par le jardin du Luxembourg, à la hauteur de l’avenue de l’Observatoire. Il arrête sa voiture, enjambe une haie et se jette à plat ventre dans le gazon. Une rafale de pistolet mitrailleur est alors tirée sur la voiture vide.

Mitterrand 16 octobre 1959 faux attentat de l'observatoire

Le lendemain, l’affaire est la une de tous les journaux

La nouvelle de l’attentat circule vite dès le lendemain matin. L’affaire est à la une de tous les journaux. L’Humanité demande la dissolution des « bandes fascistes », la gauche s’indigne « le fascisme est en marche, les paras vont sauter sur Paris, c’est la guerre civile qui menace ... » et Mitterrand déclare à la presse : « Je ne dirais rien qui puisse ajouter au désordre des esprits. Mais il est logique de penser que le climat de passion politique créé par les groupements extrémistes explique cet attentat ».

A quarante-trois ans, l’adversaire du gaullisme devient « victime des ultras de l’OAS, des activistes de l’Algérie française ».

faux attentat de l'observatoire

Les faits

De Gaulle dirige les affaires du pays depuis 1 an et la vague gaulliste laisse sur le bord du chemin les hommes de la IVème république précédente et ceux qui l’ont porté au pouvoir.

Parmi eux 2 anciens députés se rencontrent : François MITTERRAND et Robert PESQUET. Le premier, battu aux récentes élections législatives a rebondi au Sénat. Le second, menuisier a milité activement dans les rangs du RPF après la guerre où il était secrétaire administratif.

Lors d’une rencontre le 7 Octobre 1959. MITTERRAND suggère la solution du faux attentat.

Le plan prévoit qu’il abandonne sa Peugeot sur le côté gauche de la rue, à hauteur du jardin de l’Observatoire, en laissant sa portière ouverte, faisant croire à une fuite éperdue suite à une poursuite. Et après qu’il se soit mis à l’abri, PESQUET viendrait mitrailler la voiture vide.

 

La révélation de la supercherie

Le 20 octobre, Pesquet et Mitterrand se rencontrent à nouveau dans un café de l’avenue de la Grande-Armée, le Crystal. Mitterrand semble préoccupé... Puis Pesquet se rend au bureau de postes de la rue Vaugirard en compagnie... d’un huissier pour y retirer une lettre qu’il s’est envoyée à lui-même. L’huissier fait le constat.

La lettre contient le récit des entretiens avec François Mitterrand, ce qu’ils ont décidé ensemble, la façon dont l’attentat se déroulera, l’endroit, etc... Aucun détail n’est négligé. La preuve que tout a été combiné à l’avance par les deux anciens députés.

 

Le 21 Octobre, le journal Rivarol, publie les révélations de Robert Pesquet qui affirme n’avoir eu d’autre commanditaire que Mitterrand lui-même, soucieux de faire remonter sa cote de popularité.

Le 22 octobre, Me Tixier-Vignancourt « ferre le poisson » en invitant la presse au domicile de Me Dupuy, l’avocat de Pesquet. Ce dernier lit aux journalistes la lettre qu’il s’est adressée et qui décrit à l’avance l’opération. Il ajoute : « C’est à la demande de François Mitterrand que cet attentat bidon a été organisé ».

Cette affaire d’attentat bidon est catastrophique pour le sénateur de la Nièvre, qui voulait faire remonter sa cote de popularité. L’ancien Ministre de l’Intérieur et de la Justice, (futur Président de la République) a menti à la France.

 

Épilogue :

Poursuivi pour outrage à magistrat, après la levée de son immunité parlementaire, François Mitterrand bénéficiera d’un non-lieu ainsi que ses « agresseurs », à la suite d’une loi d’amnistie en 1966 (réélection de De Gaulle en janvier).

Le 8 août 1966, le juge Sablayrolle, qui a remplacé le juge Braunschweig, rend une ordonnance de non-lieu pour ce qui concerne le délit de tentative d’assassinat. C’est donc une reconnaissance que l’attentat était simulé.

Mais François Mitterrand fait appel de la décision de non-lieu en faveur de Pesquet, non-lieu qui implique sa complicité. Le 28 novembre, la Chambre d’Accusation de Paris le déboute et le condamne aux frais et aux dépens.

Mitterrand insiste, se pourvoit en Cassation... puis, discrètement, se désiste. Le 30 mai 1967 la Cour de Cassation prend acte de ce désistement tout en le condamnant aux frais, là encore. L’affaire est oubliée pour tout le monde.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 23:01

Le 23 septembre 1920, à une écrasante majorité, les parlementaires français élisent à la présidence de la République Alexandre Millerand (65 ans), en remplacement de Paul Deschanel qui a du se démettre pour raison de santé (décédé d’une pleurésie, le 28 avril 1922).

millerand alexandre

Alexandre Millerand, ancien militant d'extrême-gauche, a évolué vers des positions de plus en plus droitières jusqu'à conduire la coalition du Bloc national aux élections législatives du 16 novembre 1919. Cela lui a d’ailleurs valu d'être appelé à la tête du gouvernement par le président Raymond Poincaré.

Après la démission de Paul Deschanel, Alexandre Millerand est élu président de la République le 24 septembre 1920 par 695 voix sur 892.

 

Avant d'être élu à la présidence de la République, Alexandre Millerand, avait publiquement exprimé sa conception d'un président plus actif. Il avait pourtant combattue cette position vingt-cinq ans plus tôt, jeune dirigeant socialiste, alors qu'elle était défendue par Casimir-Périer.

Dès son élection, il sort donc du rôle traditionnel d'arbitre du président et tente de réformer la Constitution de façon à accroître les prérogatives présidentielles, en supprimant les restrictions au droit de dissolution de la Chambre des députés.

 

Mais les élections législatives du 11 mai 1924 voient la victoire du Cartel des gauches qui obtient 328 sièges sur les 582. À la suite de la démission du gouvernement Poincaré, la nouvelle majorité vote une motion de défiance contre le président de la République qu'elle accuse d'avoir « soutenu une politique personnelle » et qu'elle enjoint de « se soumettre ou de se démettre ». On lui reproche ses prises de position politiques, notamment le discours prononcé à Évreux le 14 octobre 1923, où il demandait encore le renforcement du pouvoir exécutif.

Le chef de la coalition victorieuse, le maire de Lyon Édouard Herriot, refuse de composer le nouveau gouvernement sous l'égide du président Millerand, et aucun autre dirigeant de la coalition victorieuse n'accepte cette fonction.

Dans l'impasse, celui-ci est contraint de démissionner le 11 juin 1924. Alexandre Millerand est remplacé par Gaston Doumergue.

Réélu sénateur en 1925, Alexandre Millerand se refusera à tout rôle politique important et mourra le 6 avril 1943.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 23:01

La Convention est le nom donné à l'Assemblée constituante qui gouverna la France du 21 septembre 1792 au 26 octobre 1795 lors de la Révolution française.

Elle succéda à l’Assemblée législative et fonda la Première République. Elle fut élue, pour la première fois en France, au suffrage universel masculin afin de donner une nouvelle Constitution à la France, rendue nécessaire par la déchéance de Louis XVI lors de la journée du 10 août 1792.

 

Le 20 septembre 1792, la victoire de Valmy, remportée sur les Prussiens, a un retentissement considérable.

Le lendemain, la Convention, qui exerce le pouvoir législatif, tient sa première séance et abolit la Royauté.

L'abbé Grégoire qui déclare : « Les rois sont dans l'ordre moral ce que les monstres sont dans l'ordre physique. Les cours sont l'atelier du crime, le foyer de la corruption et la tanière des tyrans. L'histoire des rois est le martyrologe des nations ».

 

Le lendemain, l'An I de la République est proclamé.

 

Liens du jour :

Histoire des institutions Françaises

10 août 1792 - Chute de la monarchie

20 septembre 1792 - Bataille de Valmy

22 septembre 1792 - Avènement de la République française

24 novembre 1793 - Publication du calendrier révolutionnaire

 

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 23:01

Les notions de droite et de gauche renvoient à une opposition en politique qui, depuis la France de 1789 s'est étendue dans une grande partie des systèmes politiques.
L'origine historique de ce clivage se trouve dans la position géographique des différents partis politiques dans l’assemblée nationale.

http://claudegoasguen.typepad.com/.a/6a00d83452232169e2015438c0abfb970c-800wi 

Le 11 septembre 1789, les députés de l'Assemblée constituante, réunis pour délibérer sur le droit de veto accordé au roi Louis XVI, se répartissent spontanément de part et d'autre du président : à gauche, les opposants au veto, à droite les partisans du roi.

 

Cette pratique s'enracine lorsqu'à partir d'octobre 1789, les députés délibèrent dans la salle du Manège des Tuileries. Ceux qui sont hostiles à la Révolution ou soucieux de la contenir s'assoient sur le côté droit de la salle, par rapport au président de l'Assemblée (ce côté est dit le « côté de la reine »). Les autres, plus ou moins favorables à la Révolution, s'assoient à la gauche du président (le « côté du Palais-Royal »).

 

De cette répartition des députés français par affinités datent les clivages entre une droite (réputée conservatrice) et une gauche (réputée révolutionnaire ou réformiste) qui rythment aujourd'hui encore la vie politique dans toutes les démocraties.

Au XIXe siècle, elle s'est étendue à l'Europe et, en 1830, à l'Amérique du Sud sous l'influence révolutionnaire, puis durant les XIXe et XXe siècles, aux pays décolonisés.

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 23:02

La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen est le texte qui marque l’apogée de l’idéologie de la révolution française. Il concentre en quelques lignes toutes les principales revendications d’un peuple en lutte contre le régime auquel il est soumis.

Ce texte représente aussi une des premières pierres du droit constitutionnel moderne, basé essentiellement sur la description des libertés que l’homme doit pouvoir faire valoir à l’encontre de l’Etat.

Le texte a été voté article par article du 20 au 26 août 1789 par l'Assemblée constituante.

La discussion s'interrompt le 26 août après l'adoption de l'article 17 relatif au droit de propriété, afin de laisser la place à la discussion des articles de la Constitution elle-même.

 

Le roi, qui s'oppose de toutes les façons possibles à l'Assemblée nationale, se résout à ratifier la Déclaration le 5 octobre, sous la pression de la foule accourue de Paris à Versailles et sur les instances de La Fayette.

 

On distingue 4 parties principales dans la Déclaration

Le préambule pose les fondements, les buts, les limites et la justification du texte.

Suivent les articles 1 à 4 : ceux-ci concernent des préoccupations politiques et démocratiques. Ils énoncent les grands principes organiques nécessaires à la survie d’un ordre démocratique.

Les articles 5 à 9 forment ensemble une sorte de petit code légal. C’est la loi qui est au centre des préoccupations de ce passage.

La fin de la Déclaration, soit les articles 10 à 17, énonce toute une série de droits constitutionnels. Ces articles ont donné naissance au droit public moderne.

 

Une déclaration d'application universelle

La Déclaration de 1789 a inspiré, au XIXe siècle, un grand nombre de textes similaires dans de nombreux pays d’Europe et d’Amérique latine.

La Déclaration universelle des droits de l'homme est adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948 à Paris au Palais de Chaillot.

L’esprit est également présent dans la Convention européenne des droits de l'Homme signée à Rome le 4 novembre 1950.

Ce texte est également le préambule de la Constitution française ; la valeur constitutionnelle de la Déclaration est réaffirmée par le Conseil constitutionnel depuis 1971.

 

Lire aussi :

Texte de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789

10 décembre - Journée internationale des droits de l'homme

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 23:01

Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

 

En conséquence, l'Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Etre suprême, les droits suivants de l'Homme et du Citoyen.

 

Article 1er :

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Article 2 :

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.

Article 3 :

Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Article 4 :

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Article 5 :

La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

Article 6 :

La Loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7 :

Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l'instant : il se rend coupable par la résistance.

Article 8 :

La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une Loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article 9 :

Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 10 :

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.

Article 11 :

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Article 12 :

La garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Article 13 :

Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 :

Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 :

La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Article 16 :

Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

Article 17 :

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

 http://vdrpat.files.wordpress.com/2011/11/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-jean-jacques-francois-le-barbier1.jpg?w=600

Lire aussi la présentation : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 23:01

Les 17.000 ouvriers des chantiers navals de Gdansk (au nord de la Pologne) se mettent en grève à la suite de licenciement d'un des leurs, membre d'un syndicat indépendant. La grève s'étendra à tout le pays et la crise sociale débouchera en crise politique à la fin du mois avec la démission du premier ministre Edward Babiuch.

En juillet 1980, près de cent soixante-dix-sept grèves éclatent dans toute la Pologne suite à l'augmentation massive des prix.

À l'époque, aucun syndicat indépendant des organismes du pouvoir communiste n'est autorisé.

Anna Walentynowicz crée la première association indépendante pour les ouvriers des chantiers navals de Gdańsk ce qui lui vaut d'être licenciée, perdant son droit à la retraite à cinq mois de celle-ci.

 

Le 14 août 1980, dès 5 heures du matin, quelques jeunes gens distribuent des tracts dans les rues de la ville. A l'intérieur du chantier naval, trois ouvriers d'une vingtaine d'années sortent des vestiaires avec des banderoles qui appellent à la grève.

Ils se mettent à parcourir les allées du chantier, bientôt suivis par des centaines d'ouvriers de cette entreprise phare de la Pologne populaire, qui construit des bateaux essentiellement destinés à l'URSS.

Un peu plus tard, un certain Lech Walesa, un électricien de trente-six ans, franchit le mur d'enceinte et s'introduit dans ce chantier dont il avait été licencié quelques années auparavant...

A peine la grève eut-elle commencé au chantier Lénine (et à Gdynia, distant de vingt kilomètres, où un seul ouvrier, tout juste embauché, avait lancé le mouvement et pris le contrôle de l'entreprise) que plusieurs régiments furent mis en état d'alerte et les téléphones coupés entre Gdansk et le reste du pays.

http://www.europarl.europa.eu/resources/library/images/20110706PHT23437/20110706PHT23437_original.jpg?epbox

Le gouvernement communiste finira par négocier avec Lech Walesa, le chef du syndicat indépendant « Solidarność » qu’il a fondé avec Anna Walentynowicz.

 

  Relire aussi :  13 décembre 1981 - État de guerre en Pologne

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 23:01

Le 10 août 1792, à Paris, des sans-culottes s'emparent du palais des Tuileries où étaient assignés à résidence Louis XVI et sa famille. Au terme d'une journée sanglante, ces derniers sont internés.

http://revolution.1789.free.fr/image/10-08-1792.JPG

Depuis la fuite de Varennes, le roi Louis XVI et sa famille sont assignés à résidence au palais des Tuileries, à l'ouest du Louvre, sous la « surveillance du peuple ».

Chacun se prépare à l'invasion étrangère et l'on soupçonne le roi d'être de connivence avec le neveu de sa femme Marie-Antoinette, l'empereur d'Allemagne François II.

Le roi est donc accusé de trahison et rendu responsable de la désorganisation de l'armée.

 

Robespierre, Danton et Marat appuient les désirs des sections et poussent à l’insurrection. Toute la journée du 9 août, les sections et les faubourgs excitent le peuple parisien : le mot d’ordre est d’envahir les Tuileries où la famille royale y réside.

Dans la nuit du 9 au 10 août, Paris est dans une tension insoutenable, le tocsin sonne aux clochers de la capitale.

Le 10 août, une foule de sans-culottes, renforcée de fédérés, s'emparent du palais des Tuileries.

Le roi Louis XVI et sa famille sont jetés en prison.

 

La monarchie ne survivra pas au 10 août et le peuple souverain et citoyen élira la nouvelle Assemblée qui abolira le 21 septembre la Monarchie et le 22 septembre proclamera la République.

 

Relire aussi :

22 septembre 1792 - Avènement de la République française

21 janvier 1793 - Mort de Louis XVI

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 23:01

 

Deux semaines après le débarquement allié en Sicile, Mussolini est mis en minorité par le Grand Conseil fasciste, destitué et placé en résidence surveillée.

Ses anciens fidèles, sous la direction du maréchal Badoglio, tentent dès lors de conclure un armistice avec les envahisseurs en s'efforçant d'écarter leurs anciens alliés allemands.

 http://www.kyliemccormick.com/italianholocaust/images/mussolini.jpg

Le 25 juillet 1943, le roi Victor Emmanuel III nomme le maréchal Badoglio chef du gouvernement avec les pleins pouvoirs militaires. Mussolini apprend la décision lors d’une réunion avec le roi, il est arrêté à l’issue de cette entrevue.

La fin de Mussolini se fit dans l’indifférence générale même auprès des fascistes les plus durs. La majorité des Italiens lassés de la guerre souhaitent sortir du conflit par n’importe quel moyen, la confiance envers Mussolini et le régime était en chute libre. Les Italiens étaient convaincus que les puissances de l’Axe ne pourraient plus gagner et que le territoire national serait bientôt envahit par les alliés.

 

Lire également :

25 novembre 1922 - Mussolini obtient les pleins pouvoirs

3 janvier 1925 - L'Italie entre dans la dictature

10 juillet 1943 - Débarquement anglo-saxon en Sicile

2 juin 1946 - Abolition de la monarchie - Naissance de la République italienne

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 23:01

Après avoir provoqué la chute du gouvernement d'Aristide Briand, Édouard Herriot devient président du Conseil pour la seconde fois le mardi 20 juillet 1926.

Sa nomination fait suite à la tentative de Joseph Caillaux, alors ministre des Finances, de prendre les pleins pouvoirs financiers afin de contrer la baisse du franc.

Mais ce « gouvernement d'union nationale » voulu par Herriot ne résiste pas à la crise financière et est renversé dès le 21 juillet. Il remplacé par Raymond Poincaré.

 Edouard herriot

 

Biographie d’Édouard Herriot

Né le 5 juillet 1872 à Troyes (Aube),

Décédé le 26 mars 1957 à Saint-Genis-Laval (Rhône)

Sénateur du Rhône de 1912 à 1919.

Député du Rhône de 1919 à 1942.

Ministre des Transports, des Travaux Publics et du Ravitaillement du 1er décembre 1916 au 18 mars 1917.

Président du Conseil et ministre des Affaires Étrangères du 14 juin 1924 au 10 avril 1925.

Président du Conseil et ministre des Affaires Étrangères du 19 au 21 juillet 1926.

Ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts du 23 juillet 1926 au 6 novembre 1928.

Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères du 3 juin au 14 décembre 1932.

Ministre d'Etat du 9 février 1934 au 22 janvier 1936.

Membre de la Première et de la Seconde Assemblée nationale Constituante (Rhône)

Député du Rhône de 1946 à 1957.

 

 

 

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 23:01

Jean Casimir-Périer est élu, le mercredi 27 juin 1894, président de la République. Il succède à Sadi Carnot, victime de la vague d'assassinats anarchistes qui frappe la France.

Le 24 juin 1894 le Président de la République Sadi Carnot, est assassiné à Lyon par l’anarchiste italien Caserio. Les groupes de la majorité réunis au Sénat choisissent Jean Casimir-Perier comme candidat à la présidence de la République et il est élu largement à Versailles face au radical Henri Brisson (195 voix) et à Charles Dupuy (97 voix).

 

Soutenu par la droite, il est rapidement attaqué par les radicaux et la gauche, qui voient en lui l'incarnation d'une politique réactionnaire.

Principal actionnaire des mines d'Anzin, l'homme se rend très vite impopulaire dans les milieux de gauche, d'autant qu'il renforce dès le 27 juillet les lois répressives (« lois scélérates ») qui ont motivé le meurtre de Sadi Carnot.

L'opposition socialiste l'attaque violemment.

Face au peu de pouvoir qu'il possède vis-à-vis de ses ministres, aux attaques et peu à l'aise dans ses fonctions, il démissionne le 16 janvier 1895 et se retire de la vie politique.

Il adresse aux Chambres un message où il fait part de son amertume devant les injures et la méfiance qui l'accablent et devant l'impuissance à laquelle est réduit le président de la République.

 

Il refuse la proposition du président Émile Loubet de former un gouvernement en 1899.

Il décède le 11 mars 1907 à Paris.

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 23:01

François Duvalier, surnommé « Papa Doc », président de la République d'Haïti (Antilles) depuis 1954, s'autoproclame président à vie. Avant lui, depuis 1804, 24 chefs d'Etat sur 36 ont été renversés ou assassinés. Avec l'appui des miliciens « tontons macoutes », il établit un régime dictatorial dirigé contre les métis et les chrétiens.

 

Dictateur de père en fils

A sa mort en 1971, son fils Jean-Claude Duvalier, surnommé « Bébé Doc », lui succédera. À 19 ans, il devenait ainsi le plus jeune chef d'État (et dictateur) au monde.

Jean-Claude Duvalier, tenu responsable par des organisations internationales de défense des droits de l'homme de la mort de milliers d'opposants sous sa présidence (1971-1986) est, en outre, accusé par les autorités d'Haïti de plus de 100 millions de dollars de détournements de fonds, d'abus de pouvoir, de vol et de corruption.

 

Des émeutes populaires mettront fin à la dictature des Duvalier.

Le 7 février 1986, la politique de « Bébé Doc » et les difficultés économiques du pays le forcent à prendre la fuite devant une insurrection populaire. Il remet le pouvoir aux mains des militaires et quitte l'ile à bord d'un avion de l'US Air Force.

Le 8 février 1986, le nouveau gouvernement libère les prisonniers politiques, instaure un couvre-feu.

 

France terre d’accueil !

Jean-Claude Duvalier s'établit en France, sans avoir jamais obtenu officiellement l'asile politique et sans que le Président Mitterrand ne s’en émeuve. Il s'exile avec une fortune évaluée à 900 millions de dollars, extraite des caisses de l’État haïtien, soit une somme alors supérieure à la dette externe du pays. Malgré les demandes répétées, il n'est jamais livré à la justice de son pays. La famille Duvalier a pourtant détourné à son profit 80 % de l’aide économique versée à Haïti.

 

Sauveur Vaisse, ex-avocat de Baby Doc avait déclaré en 2011 :

« Le ministre des Affaires extérieures, Roland Dumas, a fini par admettre qu’en laissant atterrir Duvalier, Mitterrand lui avait accordé une forme d’asile régalien. Dumas m’a parlé de façon suffisamment claire pour que je me sente autorisé à dire à mon client que s’il se faisait discret, il ne pourrait rien lui arriver. »

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 23:01

Georges Pompidou, qui fut pendant plus de cinq ans le Premier ministre du général de Gaulle, se fait élire sans trop de mal à la présidence de la République le 15 juin 1969, face à Alain Poher, président du Sénat et président par intérim, inconnu du peuple 2 mois plus tôt !

 

Démission de Charles de Gaulle

Le 28 avril 1969, un communiqué laconique tombe de Colombey :
« Je cesse d'exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd'hui à midi ».
Charles de Gaulle, premier président de la République de la Ve République, désavoué la veille par 52,41 % des électeurs français à l’occasion du référendum portant sur le transfert de certains pouvoirs aux régions et la transformation du Sénat, quitte ses fonctions comme il l'avait promis en cas de victoire du « non ».

 

Conformément à la Constitution, Alain Poher, président du Sénat, succède à Charles de Gaulle en tant que président de la République par intérim.

 

Une élection présidentielle anticipée doit avoir lieu les 1er et 15 juin 1969.

 

Pompidou président de la République

Georges Pompidou l’emporte au terme du second tour avec plus de 58 % des suffrages exprimés. (à noter l’abstention atteint un taux record de 30 % des inscrits).

 

Brillant normalien, fils d'un instituteur, petit-fils d'un paysan du Cantal, il reste à ce jour le seul président de la Ve République d'origine « authentiquement populaire ». Il nomme sans tarder au poste de Premier ministre Jacques Chaban-Delmas, ancien héros de la Libération de Paris.

Reprenant les grands axes de la politique gaullienne, Pompidou s'efforça d'assurer l'indépendance de la France sur la scène internationale

 

Georges Pompidou aura pendant son mandat deux premiers ministres :

Chaban-Delmas du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Pierre Messmer du 6 juillet 1972 au 27 mai 1974

 

Le 2 avril 1974, Georges Pompidou décède d'une leucémie à l’âge de 63 ans. Alain Poher président du sénat devient pour la deuxième fois président par intérim.

 

Sa disparition prématurée, coïncide en France avec la fin des « Trente glorieuses », selon l'expression de l'économiste Jean Fourastié pour désigner les 30 années de modernisation, de croissance économique, de plein-emploi et de progrès social qui ont marqué l'après-guerre.

 

Relire aussi :

28 avril 1969 - Charles de Gaulle s’en va

2 avril 1974 - Décès du président Georges Pompidou

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 23:02

De Gaulle, du haut du balcon du gouvernement général d'Alger, les bras en V, lance à la foule qui exulte : « Je vous ai compris ».

De Gaulle a été rappelé au pouvoir après la révolte des Français d'Algérie le 13 mai 1958.

Son cri laisse croire qu'il est résolu à conserver l'Algérie française et créera d'amères désillusions parmi les colons d'Algérie.

Les accords d'Evian qui mettront fin à la guerre d'Algérie seront signés le 18 mars 1962.

 Voir aussi :

Le discours du 4 juin 1958 de de Gaulle à Alger

8 avril 1962 : Les Français approuvent les Accords d'Évian

 

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 23:01

Le mercredi 3 juin 1944, à quelques jours du débarquement allié en Normandie, le général de Gaulle constitue officiellement à Alger le gouvernement provisoire de la République française et en devient naturellement le chef.

 

Un an plus tôt, Charles de Gaulle avait quitté son exil londonien et s'était installé à Alger (qui venait d'être débarrassée des autorités vichystes par les troupes anglo-saxonnes).

Avec l'appui de résistants comme Jean Moulin et Georges Bidault, le chef de la France Libre allait dans les mois suivants surmonter son conflit de préséance avec le général Giraud, en qui les Américains voyaient un interlocuteur plus malléable, et devenir le chef incontesté de la Résistance.

 

Le Comité français de la Libération nationale est remplacé par le Gouvernement provisoire de la République française un an après, le 3 juin 1944 ; le général de Gaulle en devient le seul président.

 

 

Relire aussi :

Texte de l’appel du 18 juin 1940 par le général Charles De Gaulle

8 novembre 1942 - Débarquement en Afrique du Nord

26 janvier 1943 - Fondation du MUR - Mouvements Unis de la Résistance

6 juin 1944 - Le jour J - débarquement de Normandie

20 janvier 1946 - De Gaulle démissionne

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 23:01

Le Timor-Oriental devient le 191ème état indépendant avec pour premier président l'ex-chef de la guérilla, Xanana Gusmão.

http://www.eclatsdeguerre.com/wp-content/uploads/2010/11/Timor_Leste_map.jpg

 

Le Timor (en malais : « orient ») est une île de l'archipel indonésien située à 500 km au nord de l’Australie, entre les îles de Java (à l’est) et de Nouvelle-Guinée (à l’ouest). 

http://www.gifgratis.net/gifs_animes/drapeau_du_timor_oriental/1.gif

Au XVIIème siècle, l'île avait été partagée entre les Portugais et les Hollandais.

En 1950, l'Indonésie annexe la partie hollandaise et, en décembre 1975, occupe la partie portugaise.

Les mouvements de guérilla opposés à cette mainmise sont violemment réprimés par les troupes indonésiennes.

Le Timor oriental fut, après l'invasion de 1975, annexé unilatéralement par l'Indonésie en 1976. Cette annexion ne sera jamais reconnue par l'ONU, qui organisa un référendum d'autodétermination en août 1999 qui conduisit à la pleine indépendance du Timor oriental.

En 1999, le territoire est donc placé sous administration des Nations Unies pour assurer le maintien de la paix et la création d'un État indépendant le 20 mai 2002.

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 23:01

 

Les socialistes du SFIO, les républicains-socialistes, et les radicaux de gauche s’unissent pour former le « Cartel des gauches » et gagnent les élections législatives.

Les déficits budgétaires entraînent un début de panique financière, des transferts massifs de capitaux s’opèrent.

L’alliance est fragile et ne parvient pas à enrayer la crise monétaire qui sévissait déjà et subit de nombreux changements. Edouard Herriot, Paul Painlevé et Aristide Briand se succèderont à la tête du gouvernement jusqu’en 1926.

Les cabinets Painlevé et Briand ne parviennent pas à maintenir l'unité du Cartel, ni à dénouer la crise. Après une deuxième et éphémère tentative, Édouard Herriot doit s'effacer.

Finalement, la majorité de gauche se résigne à appeler Raymond Poincaré, un homme de droite, à la présidence du Conseil. Celui-ci forme le 23 juillet 1926 un gouvernement d'Union nationale et, fort de son prestige et de son savoir-faire, rétablit l'équilibre des finances.

L'échec du cartel est confirmé par la victoire des modérés aux élections législatives d'avril 1928.

 

Voir aussi : 4 mai 1969 - Le SFIO devient le PS

 

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 23:01

Le 10 mai 1932, suite à la mort tragique de Paul Doumer, les parlementaires des deux Chambres, réunis en Congrès à Versailles, selon la coutume, élisent à la présidence de la République le modéré et discret Albert Lebrun (61 ans), polytechnicien et ingénieur des Mines.

 

Il sera réélu pour un second mandat le 5 avril 1939 sans jamais peser sur les événements tragiques de l'époque. Il appellera le Maréchal Pétain à la présidence du Conseil au plus fort de l'invasion allemande en juin 1940 et, le 10 juillet 1940, renoncera sans mot dire à sa charge, abandonnant les pleins pouvoirs au Maréchal.

 

http://www.elysee.fr/president/root/bank/images_elysee_contenu/08_Lebrun.JPG

Albert Lebrun, né le 26 août 1871 à Mercy-le-Haut en Meurthe et Moselle
décédé le 6 mars 1950 à Paris (16e).

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 19:01

Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa est né le 28 janvier 1955 à Paris, dans le 17e arrondissement. Il est le fils de Pal Sarközy de Nagy-Bocsa, immigré hongrois, et d'Andrée Mallah, d'origine grecque.

Dimanche 6 mai 2007 à 20H00, le résultat du second tour des élections présidentiel tombe : Nicolas Sarkozy est élu président de la République avec 53% des suffrages.

Sarkozy-president-de-la-republique.jpg

Il devance la socialiste Ségolène Royal. L’élection a été marquée par une forte participation, à hauteur de 85 %. Suite au succès relatif de François Bayrou qui, avec un score de 16% au premier tour, avait refusé de soutenir un des deux candidats, un des enjeux de l’entre-deux tour était pour les candidats de séduire ces voix.

 

Il prend ses fonctions de 23e président de la République française (6e Président de la Cinquième République) le 16 mai 2007.

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 23:01

Alors que les caisses du royaume sont vides, Louis XVI se résout à convoquer les états généraux à Versailles.

C'est le dernier moyen qui lui reste pour tenter de sauver le royaume de la faillite et contenir la révolte qui gronde. La dette de l'État est telle que ses créanciers ne peuvent et ne veulent plus prêter de l'argent.

http://1.bp.blogspot.com/-KXWyiqxYtgQ/TY9xNUV2JZI/AAAAAAAAADc/36pOslaswkU/s1600/mirabeau.jpg

L’origine des états généraux

Les états généraux avaient vocation au Moyen Âge d'autoriser le roi à lever des impôts exceptionnels. Ils ne s'étaient plus réunis depuis 1614.

L'assemblée de 1614 était constituée des représentants des trois ordres qui composaient la population du royaume : le clergé, la noblesse et le tiers état, qui représente la très grande majorité des Français. Ces trois ordres étaient représentés en nombre égal et votaient séparément, ce qui assurait normalement aux deux ordres privilégiés une majorité automatique.

 

Les états généraux de 1789

A la différence des précédents états généraux de 1614, et à la demande du contrôleur général des finances, Jacques Necker, le nombre de représentants du tiers état est doublé. Les députés formeront une « Assemblée nationale » et commenceront à remettre en cause les institutions monarchiques.

Selon le contrôleur général des Finances, Loménie de Brienne, seule une assemblée des délégués de tout le pays peut imposer des réformes (modifier l'assiette de l'impôt) aux privilégiés et au Parlement.

Sur 1165 députés (environ), le tiers état en compte 578, essentiellement des avocats et des bourgeois d'affaires. Le clergé compte quant à lui beaucoup d'humbles curés.

 

Dès le 2 mai, les députés de chaque ordre sont présentés au roi selon un cérémonial mis au point par le maître des cérémonies, le marquis de Dreux-Brézé. Le 4 mai se déroule la procession solennelle du Saint Esprit. Le lendemain, enfin, a lieu l'ouverture solennelle des états généraux dans l'hôtel des Menus Plaisirs, à Versailles.

 

Voir aussi :

17 juin 1789 - Les états généraux deviennent Assemblée nationale

20 juin 1789 - Le Serment du Jeu de paume

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 23:02

Charles de Gaulle démissionne de la Présidence de la République française, assumant avec panache l'échec de son référendum sur la régionalisation.

http://www.2villepin.fr/images/De%20Gaulle%20Vote%201969.jpg 

Le 27 avril 1969 les Français doivent répondre par référendum à la question suivante :

« Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République et relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat ? »

OUI : 10,9 millions

NON : 12 millions.

 

Le 27 avril au soir, de Gaulle, retiré à Colombey-les-Deux-Églises, dans la Haute-Marne, se rend à l’évidence : les Français l’ont désavoué à plus de 52 %.

Dans un communiqué laconique, diffusé peu après minuit, il met fin à son pacte personnel avec l’histoire de France :
« Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi. »

 

Une question se pose aussitôt : à qui doit aller l’héritage ?

Son ancien premier ministre, Georges Pompidou sera élu le 15 juin suivant pour lui succéder à l'Élysée.

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 23:02

Lors des 1ères élections démocratiques d'Afrique du Sud, Nelson Mandela est élu président.

Mandela président

En 1964, le leader de l'African National Congress (ANC) avait été condamné à la prison à vie. Il était alors devenu l'un des prisonniers politiques les plus célèbres du monde et de nombreuses campagnes avaient été menées pour sa libération.

En 1990, après 27 ans de captivité, il avait été libéré par le président De Klerk, avec lequel il était parvenu à s'accorder sur l'instauration d'un régime démocratique.

Après les élections, De Klerk occupera le poste de vice-président jusqu'en 1996.

 

Voir aussi : 21 mars 1960 - Massacre à Sharpeville

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 23:13

Le 8 avril 1962, les Français, à l'exception de ceux des départements d'Algérie, ont à se prononcer par référendum sur un projet de loi accordant au président de la République tous pouvoirs pour mettre en œuvre les Accords d'Évian, signés le 18 mars 1962, entre les représentants du gouvernement de la France et le Front de Libération Nationale algérien.

« Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le Président de la République et concernant les accords à établir et les mesures à prendre au sujet de l’Algérie sur la base des déclarations gouvernementales du 19 mars 1962 ? »

Le peuple français répond « oui » à 90,8%.

 

Organisé par le général de Gaulle, le scrutin plébiscite donc largement la politique menée en Algérie.

Le chef de l'État déclare à l'annonce des résultats :
« Le référendum règle le problème algérien ».

 

Voir aussi : 19 mars 1962 - Cessez-le-feu en Algérie

 

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 23:02
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2005/07/27/v_7_ill_675652_tjp.jpg  

Le 7 avril 1991, le juge Jean-Pierre perquisitionne au siège d'Urba.

Pour le PS, les « affaires » vont s'emballer.

Les entreprises qui souhaitaient obtenir des marchés publics devaient verser, par le biais de fausses factures, à hauteur de 2 % à 4 % du montant des marchés concernés à des bureaux d’études, parmi lesquels URBA, SAGES ou BLE.

Les bureaux d'études se chargeaient ensuite de reverser les commissions, dont ils conservaient 40 % du montant, dans les caisses du Parti Socialiste (30 % au niveau national et 30 % au niveau local), dans le but de financer les campagnes électorales.

 

Début de l’affaire Urba

19 avril 1989, à Marseille, les policiers découvrent, au siège de la société Urba (dirigée par Gérard Monate, un ancien syndicaliste policier), des documents du directeur administratif établissant un financement occulte du Parti socialiste.

1990 : une dalle de béton s’effondre sur un chantier de construction. Deux salariés de l’entreprise Heulin trouvent la mort.

8 janvier 1991, un juge d'instruction du Mans, Thierry Jean-Pierre, enquête sur l’accident. Il interroge un ancien responsable socialiste qui passe aux aveux : le système, qui a fonctionné de 1973 à 1990, reposait sur la facturation de prestations fictives à des clients qui bénéficiaient par ailleurs de contreparties sous forme de marchés communaux ou autres. L’argent était reversé au PS.

 

La perquisition au siège d'Urba

Le dimanche 7 avril 1991, le juge sarthois s'en va perquisitionner à Paris, au siège d'Urba-Gracco, bureau d'études du PS soupçonné d'alimenter les finances de celui-ci par le biais de commissions sur les travaux publics.

Le juge s'enferme à double tour dans les bureaux dont il a fait changer les serrures, pour mieux fouiller les archives. Le substitut venu lui annoncer qu'il est dessaisi, à chaud, du dossier doit patienter derrière la porte.
Et les médias attendent déjà ce magistrat qu'on appellera « le franc-tireur de la justice ».

Même si l'instruction de cette retentissante affaire Urba lui est immédiatement retirée, l'ensemble de sa procédure sera ensuite validée par les différentes instances judiciaires qui auront à en juger.

 

La suite des évènements

Janvier 1992 : fait sans précédent, le nouveau juge d’instruction, Renaud Van Ruymbecke, perquisitionne le siège du PS.

Septembre 1992 : président de l’Assemblée nationale, Henri Emmanuelli est inculpé de « recel et de complicité de trafic d’influence » à propos de fonds récoltés dans la Sarthe par la SAGES, filiale d’Urba. Une poursuite qui s’explique par les anciennes responsabilités de l’homme politique : à l’époque des faits, il était le trésorier du PS.

15 mai 1995 : Henri Emmanuelli est condamné à un an de prison avec sursis et 30.000 francs d’amende par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc.

13 mars 1996 : en appel, la condamnation d’Henri Emmanuelli est alourdie par la cour d’appel de Rennes. Il écope de dix-huit mois de prison, 30.000 francs d’amende et deux ans de privation de droits civiques. Un jugement qui sera confirmé par la chambre criminelle de la Cour de cassation.

 

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