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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 00:01

Le 22 novembre 1943, en pleine guerre mondiale, les représentants de la France Libre du général de Gaulle concèdent l'indépendance au Liban.

Le drapeau libanais présente deux bandes rouges symbolisant le sacrifice
et encadrant une bande blanche pour la paix. 

Le cèdre est à la fois l'incarnation de la sainteté, de l'éternité et de la paix.

 

À l'issue de la Première Guerre mondiale, ce pays ainsi que la Syrie voisine avaient été placés sous « mandat » français par la Société des Nations (SDN). Suite à l'invasion de la France par la Wehrmacht en 1940, les deux territoires passent sous l'autorité du régime de Vichy et accueillent des détachements de la Wechmacht destinés à attaquer les possessions anglaises voisines.

 

En conséquence, dès juin-juillet 1941, une armée britannique complétée par des détachements de la France Libre occupe la Syrie et le Liban.

 

Le Liban accède à l’indépendance lorsque le chrétien maronite Béchara El Khoury est relâché de prison. Défenseur de l’indépendance, il avait été élu président de la République. Bien qu’il soit théoriquement libre d’exercer librement son pouvoir, l’armée française reste en place. En août, il parvient à un accord avec le musulman sunnite Riad Solh, accord qui sera la base du pacte national de 1947.

L'objectif proclamé est de rendre chrétiens et musulmans solidaires dans une communauté arabophone à cheval entre Orient et Occident.

 

Le 22 novembre est depuis la date de la fête nationale.

 

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 23:05

Le mardi 19 septembre 1899, président de la République Emile Loubet, suivant l'avis de son président du Conseil, Waldeck-Rousseau, gracie Alfred Dreyfus. Celui-ci avait été condamné 10 jours plus tôt à 10 ans de réclusion lors de la révision de son procès.

L'officier français, accusé à tort d'avoir divulgué des informations militaires à l'armée allemande lors de la guerre de 1870, avait été condamné à la déportation à vie sur l'île du Diable en Guyane le 22 décembre 1894. La mobilisation des dreyfusards, et notamment d’Emile Zola, avait permis qu'il soit rejugé.

Dès le lendemain de la grâce présidentielle, Alfred Dreyfus est remis en liberté. L'affaire qui a divisé la France pendant cinq ans s'apaise.

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 23:03

Le mardi 12 septembre, 1848 les cantons suisses approuvent une nouvelle constitution qui met en place un État fédéral démocratique moderne avec ses 22 cantons dans quatre régions linguistiques.

Un Conseil fédéral détient les pouvoirs exécutifs tandis que le pouvoir législatif se partage entre le Conseil national et le Conseil des États. Cette Constitution subira des modifications en 1874, appuyant d’avantage le pouvoir fédéral et instaurant le droit de référendum.

Le gouvernement suisse conservera une totale neutralité dans les conflits extérieurs. Ce sera le cas durant la guerre de 1870 et durant les deux guerres mondiales.

 

Lien du jour : Constitution fédérale suisse du 12 septembre 1848

 

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 23:01

En 1821, le roi portugais Jean VI rentre à Lisbonne. Son fils, le futur Pedro Ier, resté à Rio, proclame l'indépendance du Brésil le 7 septembre 1822.

 

Le pays a été abordé par le navigateur portugais Pedro Alvares Cabralen 1500, suite à une erreur de navigation. Il est devenu de ce fait, avec la permission du pape, la principale terre sud-américaine qui échappe à la colonisation espagnole.

Lorsque le royaume du Portugal est occupé par les troupes de Napoléon 1er, en 1807, le prince régent, de la dynastie de Bragance, s'enfuit sur un navire anglais et se réfugie outre-Atlantique. Il s'établit à Rio de Janeiro, alors la capitale du Brésil. Séparée de sa métropole par la guerre, la colonie apprend à se débrouiller seule.

Devenu roi du Portugal en 1816, après la mort de sa mère, la reine Marie la Folle, le prince régent prend le nom de Joao VI (Jean VI). Mais bien que les troupes d'occupation françaises aient depuis longtemps quitté la métropole, le nouveau souverain prolonge son séjour au Brésil dont il apprécie les charmes.

Il octroie à la colonie son autonomie au sein du « Royaume-Uni de Portugal, du Brésil et des Algarves ».

 

En 1820 se produit en Espagne une révolution libérale ; elle fait tache d'huile au Portugal où, le 24 août 1820, à Porto une junte libérale menace de faire sécession. Elle convoque une assemblée constituante, les Cortes, qui se réunit à Lisbonne. Le nouveau gouvernement, poussé par l'armée, rappelle d'urgence le roi Jean VI et réclame qu'il soit mis un terme à l'autonomie du Brésil !

À regret, Jean VI regagne la métropole mais il confie la régence du Brésil à son fils cadet Dom Pedro (Pierre), 24 ans. Tandis que les provinces du nord et du centre se montrent attirées par la révolution libérale de Lisbonne et rechignent à se soumettre à Rio, la capitale supplie le régent de se prononcer pour l'indépendance.

Pour maintenir l'unité de la colonie et éviter les troubles qui endeuillent à la même époque les colonies espagnoles voisines, Dom Pedro choisit donc de rester envers et contre tout et lance ce simple cri, le 9 janvier 1822 : « Fico » (« Je reste »).

Comme les Cortes prétendent envoyer des troupes au Brésil et nommer de nouveaux gouverneurs militaires dans les provinces, le régent prend les devants.

Le 7 septembre 1822, près de São Paulo, au bord de la rivière Ipiranga, il proclame : « Independencia ou muerte » (« L'indépendance ou la mort »).

 

Le 12 octobre, le régent est nommé empereur constitutionnel du pays sous le nom de Pedro 1er et solennellement couronné à Rio de Janeiro le 1er décembre de la même année.

 

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:02

Depuis la chute de Napoléon des bandes royalistes exercent la Terreur blanche. Appelées « verdets » en raison de la cocarde verte que portent leurs membres (le vert est la couleur du comte d’Artois, chef des ultra-royalistes appelés « les Ultras »), ces bandes s’arment et terrorisent le pays…

 

Alors que Louis XVIII retrouvait le trône après l’épisode des Cent-Jours, des élections à la Chambre des députés marquèrent le triomphe des ultra-royalistes le 22 août 1815. L’assemblée ainsi élue passera à la postérité sous le nom de « Chambre introuvable », d’après l’expression de Louis XVIII lui-même. Le roi voulait exprimer l'idée qu’il n’aurait pu rêver une Chambre des députés aussi favorable à son trône.

En fait, le régime va très vite être confronté à cette chambre extrémiste, « plus royaliste que le roi ».

Bien que le suffrage censitaire du régime ait pour fonction d’éviter l’arrivée au pouvoir des Républicains, la nouvelle chambre s’avère bien plus réactionnaire qu’attendu.

Loin de dénoncer la « Terreur blanche » qui se traduit par les persécutions et les assassinats de Républicains, voire de protestants, la « Chambre introuvable »,  l’institutionnalisera en réclamant notamment le bannissement des régicides et l’exécution des « traîtres » des Cent jours.

 

La chambre introuvable siège à partir du 7 octobre 1815 ; elle est suspendue en avril 1816 et dissoute le 5 septembre, permettant l'établissement d'une assemblée plus libérale.

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 23:01

Sukarno, le fondateur du parti national indonésien (en 1927), proclame l'indépendance de l'Indonésie, dont il devient le premier président. Les Pays-Bas, qui s'estiment propriétaires de cet archipel depuis 1602, refusent la proclamation. Cette indépendance sera pleinement reconnue au plan international qu'en décembre 1949.

Emprisonné par les Néerlandais dès 1933, Sukarno est libéré au milieu de la Deuxième Guerre mondiale par les Japonais. Lors d'un discours prononcé le premier juin 1945, Sukarno avait précisé les « cinq piliers » de son approche politique qui tente de combiner plusieurs courants : le nationalisme, l'internationalisme, la démocratie représentative, le marxisme et l'islam.

La proclamation de l'indépendance de l'Indonésie, en indonésien « Proklamasi Kemerdekaan Indonesia », a été lue à 10h00, le vendredi 17 août 1945.

 

À la fin du mois, les alliés (les Néerlandais, les Australiens, les Britanniques et les Américains) débarquent à Java pour bloquer le processus d'indépendance. Le Gouverneur néerlandais Van Mook préconise l'établissement de plusieurs États dans l'archipel, dans l'espoir de créer une « Indonésie fédérale » encore liée à la couronne des Pays-Bas. Pendant trois ans les différentes factions religieuses et politiques vont s'affronter dans une guerre civile et une guerre d'indépendance sanglantes.

Aujourd’hui, l’Indonésie est le quatrième pays le plus peuplé du monde après les Etats-Unis. Il abrite 245 millions d’habitants constitués 375 groupes ethniques. Java et Sumatera sont les deux îles où se concentrent plus de 65% de la totale population. Plus de 300 langues et dialectes locaux sont parlés dans tout le pays. Depuis l’indépendance, la langue indonésienne, le bahasa Indonesia qui dérive de la langue malaise, a été adoptée en tant que langue officielle du pays.

 

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 23:04

Le 16 août 1960, Chypre, alors colonie de la Couronne britannique, devient une République indépendante avec un Président élu par la communauté grecque, Mgr Makarios en personne, et un vice-Président élu par la communauté turque, Fasil Füçük.

En 1878, l’Empire Ottoman cède Chypre (Conquise en 1571) à la Grande-Bretagne.

Au début de la Première Guerre mondiale (le 5 novembre 1914 exactement), l’île de 9.000 kilomètres carrés devient un protectorat britannique (lors de l’entrée en guerre de l’Empire Ottoman). Elle devienne une colonie britannique en 1925, malgré la désapprobation des habitants grecs. Chypre est revendiquée par la Grèce et la Turquie.

Le 15 janvier 1950 : 96 % des chypriotes grecs se prononcent en faveur du rattachement à la Grèce.

Le 1er avril 1955 : l'EOKA déclenche la lutte armée contre l'occupation britannique. La Grande-Bretagne s'appuie sur la minorité turque.

Le 11 février 1959 : Accord de Zurich pour la création d'un État indépendant bi-communautaire. Accord de Londres le 19 février.

Le 6 avril 1960 : Signature du projet de Constitution, proclamée le 16 août suivant.

Le 15 juillet 1974, un coup d'Etat en faveur de l'union avec la Grèce (Enôsis) provoquera le déparquement de troupes turques dans le nord (Opération Attila le 20 juillet).

Du 8 au 15 août 1974, l'armée turque prend le contrôle de près de 40 % du territoire, provoquant le regroupement de la communauté turque (80.000 personnes) au Nord et expulsant 200.000 personnes vers le Sud.
Le 13 février 1975, les Turcs créent un État fédéré de Kirbis.

drapeau gif animé chypre

 

Aujourd’hui, l’île de Chypre est partagée en deux entités séparées par une zone tampon sous contrôle des Nations unies : la République de Chypre, dans la partie sud, qui est membre de l’Union européenne depuis 2004, et, dans la partie nord, la République turque de Chypre du Nord, non reconnue par la communauté internationale, à l’exception de la Turquie. À ces deux entités, s’ajoutent deux bases militaires sous souveraineté britannique.

Cartes détaillée de Chypre

 

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 23:03

Lors du processus de décolonisation de l'Afrique noire française, après le Dahomey (l'actuel Bénin), le Niger et la Haute-Volta (l'actuel Burkina Faso), c'est au tour de la Côte-d'Ivoire de proclamer son indépendance.

Colonie française en 1893, territoire d'outre-mer (TOM) en 1946, république autonome en 1958, la Côte-d'Ivoire accède à l'indépendance. Son premier président est un médecin de 55 ans devenu planteur de cacao et militant syndical, Félix Houphouët-Boigny.

Il restera président et mènera une politique de collaboration avec la France jusqu'à sa mort en 1993.

Héritier d’une colonie relativement riche, Félix Houphouët Boigny opte pour la mise en valeur de son pays par le libéralisme économique afin de bénéficier de la confiance de nombreux investisseurs étrangers notamment français. Avec le code des investissements de 1959, il réussit de 1960 à 1980 à jeter les bases d’une prospérité économique exceptionnelle.

Grâce au café et surtout au cacao, dont le pays est devenu le premier producteur mondial, le produit national brut par tête triple de l'indépendance à 1972, dépassant celui de tous les autres pays d'Afrique noire à l'exception de l'Afrique du sud.

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 23:01

Le 29 mars 1867, le Parlement de Londres adopte le British North America Act (Acte de l'Amérique du Nord britannique).

Le lundi 1er juillet 1867, la reine Victoria promulgue l'Acte de l'Amérique du Nord britannique qui est d’une certaine manière, l’acte de naissance du Canada sous sa forme actuelle.

Ce texte issu des conférences de Charlottetown et de Québec jette les bases de la Confédération canadienne avec un Parlement fédéral et un gouvernement central à Ottawa.

Le statut du Canada n’est donc pas modifié, il reste sous la domination de la Couronne mais confie l’autorité à un gouvernement fédéral.

Les deux anciennes provinces du Haut-Canada et du Bas-Canada, qui avaient fusionné avec l'Acte d'Union du 23 juillet 1840, réapparaissent sous la dénomination respective d'Ontario et de Québec (à ne pas confondre avec la ville fondée par Samuel de Champlain). Deux autres colonies britanniques leur sont par ailleurs adjointes au sein de la nouvelle Confédération : le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Le Canada se verra plus tard ajouter le Manitoba, la Colombie-Britannique et l’Île-du-Prince-Édouard, grâce notamment à John MacDonald.

 

En souvenir de l'acte fondateur du Canada actuel, le 1er juillet est devenu la fête de la Fédération canadienne.

 

En 1870, le Canada acquiert les Territoires du Nord-Ouest (Terre de Rupert et Territoire du Nord-Ouest) de la Compagnie de la Baie d'Hudson. On en détache une partie pour former le Manitoba à titre de cinquième province.

La Colombie-Britannique se joint au Canada à titre de sixième province en 1871.

En 1873, l'Île-du-Prince-Édouard entre dans la Confédération à titre de septième province.

En 1876 est créé le district du Keewatin au sein des Territoires du Nord-Ouest.

En 1880, la Grande-Bretagne cède au Canada ses droits sur les îles de l’Arctique.

En 1881, la frontière du Manitoba est agrandie vers l’est, au grand dam de l’Ontario.

En 1898, on modifie les frontières des districts de Mackenzie, Keewatin, Ungava, Franklin et Yukon (1897). Retenant les mêmes frontières, le District du Yukon est constitué en territoire séparé. Le frontières du Québec sont poussées plus au nord.

En 1905, l’Alberta et la Saskatchewan constituent les huitième et neuvième provinces canadiennes. Le district du Keewatin réintègre les Territoires du Nord-Ouest et les frontières de ceux-ci sont redéfinies l’année suivante.

En 1912, l’Ontario et le Manitoba trouvent leurs frontières actuelles. Les limites septentrionales du Québec s’étendent jusqu’à la baie d’Hudson et au détroit d’Hudson. En 1927, le Québec doit céder le Labrador à Terre-Neuve ; le contentieux remonte à 1902, année où les Terre-Neuviens se sont mis à exploiter les ressources forestières le long du fleuve Churchill.

En 1949, suite à un plébiscite, Terre-Neuve entre dans la Confédération à titre de dixième province du Dominion du Canada.

Enfin, le 1er avril 1999, un troisième territoire, le Nunavut, est créé à partir de la portion continentale orientale des Territoires du Nord-Ouest et de la plupart des archipels et des îles de l’Arctique.

 

Voir aussi : 29 mars 1867 - Création de la Confédération canadienne

 

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 23:01

Le vendredi 23 juin 1848 éclatent à Paris de violentes émeutes de la faim provoquées par la fermeture des Ateliers nationaux et le licenciement de 120.000 ouvriers.

Les Ateliers nationaux ont été créés le 28 février 1848 par le gouvernement provisoire de la IIe République en vue de procurer aux chômeurs un petit revenu en échange d'un travail symbolique.

Mais des élections législatives ont lieu les 23 et 24 avril. Ce sont les premières élections au suffrage universel (masculin). Contre toute attente, elles amènent à l'Assemblée une forte majorité de notables provinciaux très conservateurs...

Le 10 mai, dans l'attente d'une Constitution, le gouvernement provisoire cède la place à une Commission exécutive issue de l'Assemblée.

L'administration des Ateliers nationaux est confiée à un conservateur, Marie, qui va s'employer à les disqualifier. Tandis que les effectifs employés croissent de 25.000 à près de 120.000, on ne leur confie aucun travail susceptible de concurrencer une entreprise privée. Les bénéficiaires pavent et dépavent les rues en contrepartie d'un franc par jour. Désœuvrés, ils refont le monde et cultivent qui les idées bonapartistes, qui les idées socialistes.

La Commission décide donc le 20 juin de supprimer les Ateliers nationaux avec l'espoir d'étouffer ainsi l'agitation ouvrière. C'est le contraire qui se passe.

 

Le 23 juin 1848, une foule s'ébranle sur la place de la Bastille, au pied de la colonne de Juillet, 20.000 ouvriers descendent dans la rue.

Guidé par un dénommé Pujol, au cri de : « La Liberté ou la Mort », elle commence de dresser des barricades. Il va s'ensuivre trois jours de violents combats avec la troupe.

 

Au terme de ces émeutes, 5.000 insurgés seront tués, dont beaucoup fusillés sans jugement. 25.000 seront arrêtés, 11.000 condamnés à la prison ou à la déportation en Algérie.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 23:20

Le dimanche 2 juin 1946, les Italiens sont invités à choisir par référendum entre la monarchie et la république. Cette dernière l'emporte avec 12,7 millions de suffrages contre 10,7 millions.

Par la même occasion, ils sont appelés à élire une assemblée constituante.

Prenant les devants, le roi Victor-Emmanuel III, qui s'est discrédité en amenant Mussolini au pouvoir, tente de sauver la couronne en abdiquant au profit de son fils Humbert II le 9 mai 1946. Mais ce geste ne suffit pas à réhabiliter la monarchie et les citoyens se prononcent à 54% pour la République. Celle-ci est officiellement instaurée le 18 juin suivant.

 

L'assemblée constituante qui sort des urnes est dominée par trois partis, qui vont dès lors régenter la vie politique italienne : la Démocratie chrétienne (Democrazia cristiana) dirigée par Alcide De Gasperi (35% des voix) le parti socialiste de Pietro Nenni (20%) et le parti communiste de Palmiro Togliatti (19%). L'Assemblée Constituante élit provisoirement un chef d'Etat, Enrico de Nicola.

 

Le 2 juin est depuis lors fête nationale chômée en Italie.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 23:41

À la question « Approuvez-vous le projet de loi Qui AUTORISE la ratification du Traité établissant juin constitution verser l'Europe? », le« non »recueille près de 55% des suffrages exprimés. 

 

Avec 54,87% des voix contre, les Français rejettent Fait Le Projet de Traite Constitutionnel Européen bien mérité Une Campagne Sie Avait divisé TOUS LES Partis politiques. La participation is the same Que versez le précédent référendum sur l'Europe, Celui de Maastricht en 1992: 69,74% d'Électeurs soi are mobilise.

La France Est le 10ème paie un soi prononcer sur le texte, et le Deuxième par référendum après l'Espagne. Mais ce est aussi le premier à dire «non».

 

Ce Traité de juin Constitution Pour l'Est Europe Concu versez REMPLACER TOUS LES Series des précédents.

Verser Pouvoir ENTRER EN VIGUEUR, La Constitution Européenne Doit être Les ratifiée PAR TOUS LES ETATS Membres. À partir de l'automne 2004, PLUSIEURS paie organisent des référendums sur la question, Qui suscitent de VIFs débats. En France et aux Pays-Bas, juin grande majority d'Électeurs votent contre la ratification LORs des référendums des 29 mai et 1er juin 2005. Le 6 juin, le Royaume-Uni de suspendre le Processus de ratification.

L'Union européenne ne Pouvant adoptant Constitution this, les chefs d'État et de Gouvernement européens signent, le 13 décembre 2007, le Traité de Lisbonne. Celui-ci reprend en Grande partie les innovations du projet de 2004.

Le Gouvernement français N'a Pas proposer de nouveau d'art référendum le niveau socioéconomique Citoyens Au motif Québec Nouveau traité CE Ne est pas de Constitution européenne juin. Une révision de la Constitution française, éffectuée par la voie du Congrès le 4 février 2008 au Château de Versailles, la ratification du Traité permis la lui-même par la voie parlementaire le 8 février.

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 23:01

Le mardi 17 mai 1814, à Eidsvoll, en Norvège, une Assemblée de notables vote une Constitution, proclame l'indépendance du payset donne la couronne à l'ancien vice-roi danois, le prince Christian-Frédéric.

 

Après plus de 400 ans de domination danoise, les représentants du peuple donnent à la Norvège sa première Constitution, toujours en vigueur aujourd'hui. Ce texte fondateur fait de la Norvège une monarchie parlementaire héréditaire et fixe les principes de la souveraineté du peuple et de l'équilibre des pouvoirs.

Mais, la Norvège, détachée du royaume du Danemark, doit accepter une nouvelle union avec la Suède. La Norvège acquerra sa totale indépendance en 1905.

 

Les Norvégiens ont fait de ce jour leur fête nationale.

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 20:56

Les négociations entre le gouvernement, le RPCR (Rassemblement pour la Calédonie dans la République française) et le FLNKS (Front de libération national kanak socialiste) aboutissent à la signature de « l’accord de Nouméa ».

 

La Nouvelle-Calédonie est sur la voie de la décolonisation

L’accord prévoit le transfert de certaines compétences de la France vers la Nouvelle-Calédonie dans de nombreux domaines à l'exception de ceux de la défense, de la sécurité, de la justice et de la monnaie. Négocié à la suite des accords de Matignon de 1988 (avaient mis fin au conflit entre les indépendantistes kanaks et les anti-indépendantistes caldoches), l'accord de Nouméa est signé le 5 mai 1998 à Nouméa sous l'égide de Lionel Jospin.

 

Ces accords prévoient l'organisation dans 20 ans d'une consultation de la population locale sur le transfert des compétences régaliennes à la Nouvelle-Calédonie.

 

Ont signé l'accord de Nouméa :

Au nom de l'État :

  • Lionel Jospin, Premier ministre, les négociations ayant été menées en son nom par son conseiller à l'intérieur Alain Christnacht,
  • Jean-Jack Queyranne, secrétaire d'État à l'outre-mer auprès du ministre de l'Intérieur, les négociations ayant été menées en son nom par son directeur de cabinet Thierry Lataste.

Au nom du Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR, anti-indépendantiste) :

  • Jacques Lafleur, président du RPCR, président de l'Assemblée de la Province Sud et député de la 1re circonscription,
  • Pierre Frogier, député de la 2e circonscription, 1er vice-président de l'Assemblée de la Province Sud et maire du Mont-Dore,
  • Simon Loueckhote, sénateur de la Nouvelle-Calédonie et élu de l'Assemblée de la Province des îles Loyauté et du Congrès ainsi que conseiller municipal d'Ouvéa,
  • Harold Martin, président du Congrès du Territoire, élu de l'Assemblée de la Province Sud et maire de Païta,
  • Jean Lèques, maire de Nouméa, élu de l'Assemblée de la Province Sud et du Congrès,
  • Bernard Deladrière, directeur de cabinet du président de l'Assemblée de la Province Sud Jacques Lafleur.

Au nom du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS, indépendantiste) :

  • Rock Wamytan, président unitaire du FLNKS, membre de l'Union calédonienne (UC), grand-chef de la tribu de Saint-Louis et du district du Pont-des-Français, élu de l'Assemblée de la Province Sud et du Congrès,
  • Paul Néaoutyine, chef du Parti de libération kanake (Palika) et de l'Union nationale pour l'indépendance (UNI), élu de l'Assemblée de la Province Nord et du Congrès ainsi que maire de Poindimié,
  • Charles Pidjot, membre de l'UC, neveu de l'ancien député Rock Pidjot,
  • Victor Tutugoro, porte-parole de l'Union progressiste mélanésienne (UPM).

 

Liens du jour :

Accord sur la Nouvelle-Calédonie (Texte officiel)

4 septembre 1774 - Découverte de la Nouvelle-Calédonie par James Cook

24 septembre 1853 - La Nouvelle Calédonie devient officiellement française

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 00:01

Le jeudi 3 mai 1979, les Conservateurs remportent les élections législatives en Grande-Bretagne et pour la première fois une femme devient Premier ministre de sa Majesté.

Entourée de fidèles comme elle convaincue de l'urgence de revenir aux sources du conservatisme, Margaret Thatcher évince en 1975 Edward Heath de la tête du parti conservateur.

Quatre ans plus tard, bénéficiant du mécontentement général dû à une nouvelle grève des mineurs et à la pression fiscale, elle met le gouvernement travailliste de James Callaghan en minorité et remporte les élections législatives.

À la tête du gouvernement britannique pour plus de dix ans, Margaret Thatcher entamera une révolution conservatrice sans guère de précédent.

Elle mènera une politique de libéralisation avec une détermination inflexible, ce qui lui vaudra le surnom de « dame de fer ». Cette politique, qui rendra une certaine prospérité à la moyenne bourgeoisie, accentuera les inégalités sociales.

Suite à des luttes internes au sein du parti conservateur, Margaret Thatcher démissionnera en novembre 1990.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 23:01

Le dimanche 29 avril 1945, les élections municipales donnent l'occasion aux Françaises de voter pour la première fois de leur Histoire.

En France, alors que les hommes obtiennent le droit de vote « universel » en 1848, les femmes attendent 1944 pour pouvoir se rendre aux urnes !

Pendant l’Occupation de nombreuses femmes ont rejoint les rangs de la Résistance. Cet engagement conduira la France libre du général de Gaulle à reconnaître l’égalité économique et politique des sexes

 

Le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative siégeant à Alger adopte le principe du droit de vote des femmes par 51 voix « pour » et 16 voix « contre ». Un mois après, le 21 avril, le général de Gaulle ratifie une ordonnance qui, à l’article 17, prévoit le vote des femmes et leur éligibilité : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. »

 

Relire aussi : 21 avril 1944 - Les femmes obtiennent le droit de vote

 

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 00:01

Le jeudi 21 mars 1940, dans l'émotion suscitée par l'armistice entre les Finlandais et les Soviétiques, dix jours plus tôt, Paul Reynaud remplace Édouard Daladier (l'homme des accords de Munich) à la présidence du Conseil (le gouvernement français).

Paul Reynaud est l'un des rares hommes politiques à s'être opposé aux accords de Munich (automne 1938) qui autorisaient l'annexion du territoire tchèque des Sudètes par Hitler. A la tête du ministère des Finances depuis cette date, il a pris une place déterminante dans la préparation du pays à la guerre en étant partisan de la plus grande fermeté à l'égard de l'Allemagne.

Il devient  ainsi Président du Conseil en remplaçant Edouard Daladier déconsidéré depuis qu’il avait signé les accords de Munich.

Dès le début de l’invasion allemande, Reynaud appelle le 18 mai, le Maréchal Philippe Pétain, le vainqueur de la bataille de Verdun, pour être son vice-président. Le lendemain, il rappelle Maxime Weygand à la tête des armées : ce dernier était l’ancien adjoint du Maréchal Foch.

Une semaine plus tard, Paul Reynaud rencontre Winston Churchill, le nouveau Premier ministre britannique. Les deux hommes tombent d’accord pour lutter ensemble contre Hitler selon l’engagement mutuel de la France et de l’Angleterre de ne pas accepter d’armistice ou de traité de paix séparé. Pourtant, dans son gouvernement, Reynaud compte quelques ministres favorables à un armistice dont Maxime Weygand et Philippe Pétain convaincus de la future défaite française.

Paul Reynaud propose alors que les militaires demandent un cessez-le-feu afin que le gouvernement puisse se replier en Afrique du Nord en continuant la lutte. En effet, la France dispose d’une aviation, d’une flotte, de régiments et de beaucoup d’âmes dans les colonies et les Français de métropole n’auraient qu’à patienter.

Cette idée n’est pas du goût du général Maxime Weygand qui objecte que tout le territoire serait occupé, les armées défaites et les armes saisies. Il prône donc un armistice, soit un arrêt des combats en attendant un traité de paix normal. Pétain le soutient dans cette idée d’autant plus que l’exode a commencé, que la Belgique et les Pays-Bas ont été pris, que Sedan a été vaincue. Il ne veut pas abandonner le pays, affirme que l’armée a fait son devoir et qu’il faut savoir reconnaître une défaite.

Paul Reynaud et les membres de son gouvernement, le 6 juin 1940.

De gauche à droite, MM. Ludovic-Oscar Frossard (Travaux publics), Albert Chichery (Commerce),

Jean Prouvost (Information), Yves Bouthillier (Finances), 
Paul Reynaud (président du Conseil, ministre de la Défense nationale et de la Guerre et des Affaires étrangères), André Février (sous-secrétaire d’État aux Travaux publics), Yvon Delbos (Éducation), Charles de Gaulle (sous-secrétaire d’État au ministère de la Défense nationale et de la Guerre), Georges Pernot (Famille).

 

Deux personnes ne sont pas d’accord avec cette vision des choses : Georges Mandel, le Ministre de l’Intérieur et le général de brigade Charles de Gaulle, alors sous-secrétaire d’état à la Défense. Pour eux, cette guerre n’a rien à voir avec les précédentes : il s’agit de se battre contre des régimes totalitaires (Allemagne nazie, Italie fasciste et URSS communiste).

De Gaulle est envoyé à Londres par Paul Reynaud pour prier Churchill de dégager la France de sa promesse. Le 16 juin, Paul Reynaud reçoit un télégramme de Churchill qui l’autorise à demander les conditions d’un armistice à Hitler tout en mettant la flotte française à l’abri dans les ports britanniques. Puis Churchill propose une union totale entre l’Angleterre et la France ne faisant des deux pays qu’un seul. Un rendez-vous est pris pour le lendemain entre les deux hommes mais ce traité d’union est rejeté par les partisans de l’armistice, majoritaires dans le gouvernement.

 

Isolé, Paul Reynaud démissionne le soir du 16 juin 1940.

Mal inspiré cette fois, suggère au président Albert Lebrun d'appeler le maréchal Pétain à sa place !

 

Arrêté en septembre 1940, Paul Reynaud sera déféré devant le tribunal de Riom, chargé par Pétain de juger les « responsables de la défaite » mais aucun magistrat ne voudra le condamner.

 

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 00:01

Le mercredi 12 mars 1930, le Mahatma Gandhi lance une première campagne de désobéissance civile contre le pouvoir colonial anglais aux Indes. Au terme d'une marche de 300 km, il arrive avec ses partisans au bord de la mer et recueille un peu de sel dans ses mains, violant ainsi symboliquement le monopole d'État sur la distribution du sel. Une action de désobéissance civile de masse exemplaire qui s'avèrera une étape décisive sur la voie de l'indépendance de l'Inde.

Dans les années précédentes, le Mahatma a multiplié les manifestations non-violentes et les grèves de la faim en vue d'obtenir pour l'Empire des Indes un statut d'autonomie analogue à celui dont bénéficient les colonies à population européenne telles que le Canada ou l'Australie.

Faute de résultat, certains membres de son parti, le parti du Congrès, s'impatientent et menacent de déclencher une guerre en faveur de l'indépendance.

 

Gandhi, pour ne pas être débordé, avertit le vice-roi des Indes que sa prochaine campagne de désobéissance civile aura pour objectif l'indépendance. C'est ainsi qu'il quitte son ashram des environs d'Ahmedabad, au nord-ouest du pays, accompagné de quelques dizaines de partisans... et de nombreux journalistes.

 

Après un parcours à pied plus de 300 km, il arrive le dimanche 6 avril au bord de l'océan Indien. Il s'avance dans l'eau et recueille dans ses mains un peu de sel. Par ce geste dérisoire mais pourtant hautement symbolique, Gandhi encourage ses compatriotes à violer le monopole d'État sur la distribution du sel.

Ce monopole oblige en effet tous les consommateurs indiens (y compris les plus pauvres), à payer un impôt sur le sel et leur interdit d'en récolter eux-mêmes. Ce qui n’est pas sans rappeler la gabelle en vigueur en France sous l'Ancien Régime.

Sur la plage, la foule, grossie de plusieurs milliers de sympathisants, imite le Mahatma et remplit des récipients d'eau salée. L'exemple se répand dans tout le pays... À Karachi comme à Bombay, les Indiens font évaporer l'eau et collectent le sel au vu des Anglais. Ces derniers jettent plus de 60.000 contrevenants en prison.

 

Les Indiens, respectant aux recommandations de Gandhi, se gardent bien de résister. Le Mahatma lui-même est arrêté le dimanche 4 mai 1930. Ironique, il déclare à ses geôliers : « Je vais enfin pouvoir dormir ! »

Au bout de neuf mois de ce repos forcé, le vice-roi reconnaît son impuissance à imposer la loi britannique. Il libère tous les prisonniers, y compris le Mahatma, et accorde aux Indiens le droit de collecter eux-mêmes le sel.

 

En 1937, le comité du congrès obtient une majorité écrasante au parlement indien.

Le 15 août 1947, Lord Mountbatten (nommé par le premier ministre Britannique) annonce l’indépendance de l’Inde, mais sa scission en deux nouvelles nations : l’Inde et le Pakistan.

La « marche du sel » apparaît aux Indiens comme l'équivalent de la « Tea Party » le 16 décembre 1773 à Boston qui a conduit à l'indépendance des États-Unis.

 

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 00:01

Le jeudi 6 février 1919, trois mois après l'armistice qui a mis fin à la Grande Guerre, une Assemblée constituante allemande se réunit dans le théâtre de Weimar.

 http://e.maxicours.com/img/4/0/3/5/403574.jpg

Les 421 membres de l’Assemblée sont élus les élections législatives du 19 janvier 1919.

Dans la nouvelle assemblée, le Parti social-démocrate (SPD) est le premier parti avec 37,9 % des voix et 163 sièges. Ils forment une majorité, appelée la coalition de Weimar, avec les catholiques du Zentrum, avec 19 % des voix et 91 sièges, et les libéraux du Parti démocrate allemand (DDP), avec 18,6 % des voix et 75 sièges. L’ancienne aile gauche du SPD, le Parti social-démocrate indépendant (USPD), obtient 7,6 % des voix et 22 sièges. La droite nationale-libérale du Parti populaire allemand (DVP) obtient 4,4 % des voix et 19 sièges, et les nationaux-conservateurs du Parti national du peuple allemand (DNVP), 10,3 % des voix et 44 sièges. Quatre petits partis régionalistes sont également représentés avec 7 sièges. Le Parti communiste d'Allemagne (KPD), formé depuis moins de trois semaines, ne participait pas au scrutin.

L’Assemblée nationale constituante allemande, couramment appelée l’assemblée nationale de Weimar, se réunit le 6 février 1919, à Weimar, en Thuringe, plutôt qu’à Berlin afin de se soustraire aux troubles révolutionnaires qui mettent en danger l’indépendance et la sécurité des députés

 

Elle adopta le 31 juillet 1919 la nouvelle Constitution du Reich allemand, dite constitution de Weimar, qui fut promulguée le 11 août et donna naissance à la république de Weimar.

Elle exerça également le pouvoir législatif dont était auparavant investi le Reichstag.

Elle prononça sa propre dissolution le 21 mai 1920, et la première législature du nouveau Reichstag fut élue le 6 juin.

 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 00:01

Le Congrès adopte le 13ème amendement de la Constitution le mardi 31 janvier 1865.

L'article Ier stipule : « Il n'existera dans les États-Unis, et dans toute localité soumise à leur juridiction, ni esclavage, ni servitude involontaire, si ce n'est à titre de peine d'un crime dont l'individu aurait été dûment déclaré coupable. »

 

Cette loi vient compléter la proclamation d'émancipation des esclaves faite par Abraham Lincoln en 1862. Le 13ème amendement sera ratifié le 6 décembre suivant, abolissant définitivement et officiellement l'esclavage aux États-Unis. Il prend effet le lundi 18 décembre.

3ème amendement de la Constitution des États-Unis

Le président Lincoln est assassiné le 15 avril 1865, quelques jours après la fin de la guerre de sécession et sans avoir le temps d'obtenir la ratification de l'amendement par les États. Celle-ci intervient en décembre. Quelques mois plus tard, un 14e amendement assure aux Noirs le droit de vote et l'égalité avec les Blancs devant la loi.

 

Relire aussi :

18 décembre 1865 - Abolition de l'esclavage aux États-Unis

2 décembre - Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 00:01

Le 30 janvier 1875, au Palais-Bourbon, un amendement institue la République à une voix de majorité (353 voix contre 352). Ce texte est considéré comme le véritable acte de naissance de la IIIe République, ce qui valut à son auteur le titre de « Père de la République ». 

henry wallon - père de la République 

Les députés de l'Assemblée nationale élue le 8 février 1871 étaient en majorité monarchistes.

Mais comme le comte de Chambord, héritier de la monarchie capétienne, se faisait prier pour monter sur le trône, ils avaient prorogé le mandat présidentiel du maréchal de Mac-Mahon pour sept ans en attendant que le prétendant veuille bien se décider.

Profitant de ce répit, Léon Gambetta, chef de la gauche républicaine, fait alliance avec son vieil ennemi, Adolphe Thiers, le chef conservateur. Il fait adopter en juin 1874 une loi fixant à 21 ans et non plus à 25 l'âge où il devient possible de voter aux élections municipales. Le suffrage universel est alors plus étendu qu'il ne l'a jamais été.

 

Le 6 janvier 1875, au lendemain de l'inauguration du Palais-Garnier, l'Assemblée nationale aborde les lois constitutionnelles avec la volonté de sortir du provisoire. Elle met au vote deux projets de lois «relatifs à l'organisation des pouvoirs publics» en écartant soigneusement le vocable République.

Le 28 janvier, un député propose en vain un amendement où il est question du «gouvernement de la République». C'est le tollé. Mais les modérés des deux bords, républicain et monarchiste, s'activent, pressés d'en finir.

 

Le samedi 30 janvier 1875, Henri-Alexandre Wallon, un député modéré du centre gauche, historien de profession, dépose un amendement au contenu anodin, ainsi conçu : « le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible. »

Pour la première fois, une loi à caractère durable est votée par le régime républicain. L'amendement Wallon entérine ainsi la fondation de la 3ème République.

 

Liens du jour :

Histoire des institutions Françaises

L'amendement Wallon

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 00:01

Alors que la guerre franco-prussienne n’est pas encore achevée, les représentants des états allemands se réunissent dans la galerie des Glaces du château de Versailles le mercredi 18 janvier 1871, et proclament l’Empire allemand, le IIème Reich. Déclenchée par la légèreté de Napoléon III, la guerre franco-prussienne a permis chancelier prussien Otto von Bismarck de souder les États allemands autour de la Prusse.

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Le 19 juillet 1870, la France a déclaré la guerre à la Prusse. Elle capitule à Sedan, le 2 septembre. La Prusse envahit la France. Le 19 septembre, elle met le siège devant Paris et ses premières troupes arrivent à Versailles. Le 5 octobre, Guillaume Ier et Bismarck s’installent en ville. Ils préparent la proclamation de l’Empire allemand au Château.

 

Suite à leur victoire commune sur la France, les représentants de ces États, y compris le roi Louis II de Bavière et les rois de Saxe et de Wurtemberg, font le sacrifice de leur indépendance. Sur une idée de Bismarck, ils confèrent au roi de Prusse le titre d'empereur, sous le nom de Guillaume 1er. Ils choisissent avec à propos la date anniversaire du couronnement de son ancêtre, Frédéric 1er de Hohenzollern, le 18 janvier 1701.

 

Ce deuxième Reich (Empire en allemand) succède au Saint Empire romain germanique fondé par Otton le Grand et aboli par Napoléon 1er après mille ans d'existence. Il est doté de deux assemblées, un Reichstag des citoyens, sans pouvoir réel, et un Bundesrat des États, au sein duquel prédominent les Prussiens.

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 00:01

4 novembre 1884 - Election de Grover Cleveland

Le 4 novembre 1884, le leader des démocrates Bourbons, Grover Cleveland, est élu président des Etats-Unis. Il effectue son mandat de 1885 à 1889, et en effectue un second de 1893 à 1897. Avec sa réputation d'homme politique honnête et indépendant, il récupère les voix de toutes les personnes anti-corruption. Durant ses mandats, il prône avec ferveur le libéralisme classique et combat l'inflation galopante. Il meurt le 24 juin 1908.

http://www.whitehouse.gov/sites/default/files/first-family/masthead_image/22gc_header_sm.jpg?1250879374

 

4 novembre 1952 - Eisenhower est élu président de la République

L’ancien général Eisenhower, homme qui a supervisé les opérations de libération de l’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, est élu à la présidence de la République. Candidat républicain, il doit notamment sa victoire à la peur du communisme et à la campagne de McCarthy. Pourtant, Eisenhower n’apprécie guère cet homme qui s’en prend parfois aux généraux qui ont contribué à mettre à bas les forces de l’Axe. Succédant au démocrate Truman, Eisenhower contribuera à la coexistence pacifique avec l’URSS ainsi qu’à la lutte contre la ségrégation raciale. Il sera réélu en 1956 malgré un Congrès à majorité démocrate.

http://www.whitehouse.gov/sites/default/files/first-family/masthead_image/34de_header_sm.jpg?1250885267

 

4 novembre 2008 - Barack Obama, président des Etats-Unis

Barack Obama est élu le 4 novembre 2008, président des Etats-Unis face à John McCain. Il est le premier Afro-américain à occuper cette fonction.

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2008-11/2008-11-05/article_obama_president.jpg

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 00:01

3 novembre 1868 - Grant élu président des Etats-Unis

Le général Ulysses Simpson Grant (1822-1885), figure victorieuse de la guerre de Sécession, devient dix-huitième président des Etats-Unis, succédant ainsi au « pacificateur » Andrew Johnson, lequel accorda en fin d'exercice l'amnistie à tous les responsables confédérés (7 septembre 1867), dont leur président de 1861 à 1865, le démocrate Jefferson Davis. Malgré une réélection en 1872, fortement critiqué au sein de son propre Parti républicain, il ne put briguer de troisième mandat.

http://www.whitehouse.gov/sites/default/files/first-family/masthead_image/18ug_header_sm.jpg?1251138400

 

3 novembre 1896 - William McKinley est élu président des Etats-Unis

Le républicain William McKinley devient le vingt-cinquième président des Etats-Unis, le 3 novembre 1896. Soutenu par les groupes industriels, il augmente les droits de douanes pour protéger l'économie américaine. Son mandat est marqué par la guerre contre l'Empire espagnol, symbolisée par l'indépendance de Cuba. Les Etats-Unis s'emparent des colonies espagnoles de Guam, de Porto-Rico et des Philippines. Il lance son pays à la conquête du marché asiatique mais est assassiné par un anarchiste, le 6 septembre 1901.

http://www.nounouk.com/medias/images/mckinley.jpg?fx=r_250_250 

 

3 novembre 1936 - Franklin Roosevelt président des USA

Franklin Delano Roosevelt est réélu président des États-Unis le 3 novembre 1936. Le président sortant démocrate remporte quarante-six des quarante-huit États américains, et une victoire sans appel avec 60,8% des suffrages. Un écart de onze millions de voix est obtenu avec Alfred Landon, le candidat républicain. Roosevelt entame donc le deuxième des quatre mandats qu'il aura finalement obtenus.

http://images.qualityinformationpublishers.com/pictures/341/341_1.jpg

 

3 novembre 2004 - Réélection de George W. Bush

Le président républicain George Bush l'emporte au terme d'une campagne disputée face à son rival démocrate John Kerry avec 286 grands électeurs contre 252 à son adversaire. George Bush Senior avait, lui, été battu en 1992 par le démocrate Bill Clinton lors de sa deuxième candidature.

http://www.whitehouse.gov/sites/default/files/first-family/masthead_image/43gb_header_sm.jpg?1250888303

 

Voir aussi : Les présidents américains

 

 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 00:01

2 novembre 1852 - Franklin Pierce est élu président des États-Unis

Franklin Pierce, avocat de carrière et ancien sénateur, est choisi par le Parti démocrate pour devenir candidat aux élections présidentielles.

Le candidat démocrate bat les candidats whigs et les free soilers qui perdent de leur popularité au sein de la population. En revanche, les partis anticatholiques, xénophobes et nativistes gagnent en popularité.

Franklin Pierce devient le plus jeune président du pays, élu à l'âge de 48 ans.

http://www.nounouk.com/medias/images/pierce.jpg?fx=r_250_250

 

2 novembre 1880 - Election de James Abram Garfield

James Abram Garfield devient le 20e président des Etats-Unis, le 2 novembre 1880. Né le 19 novembre 1831, il suit des études de droit avant de devenir sénateur républicain. Après avoir participé à la guerre de Sécession du côté de l'Union, il revient à la politique dès 1862, devenant député de la Chambre des Représentants. Il meurt le 19 septembre 1881, après avoir été victime d'un attentat, le 2 juillet 1881.

http://www.nounouk.com/medias/images/garfield.jpg?fx=r_250_250

 

Voir aussi : Les présidents américains

 

 

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