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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 23:01

Au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne, les chefs d'états et de gouvernements alliés, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

Signature de la capitulation à Reims

Le général Alfred Jodl signe dans la nuit du 6 au 7 mai, à 2h41 du matin, la capitulation sans condition de l'Allemagne.

Le chef d'état-major du général Eisenhower, commandant suprême des Alliés, et le général soviétique Ivan Sousloparov signent l'acte de capitulation au nom des vainqueurs.

Le général français François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.

 

La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h 01.

 

Ratification de la capitulation à Berlin le 8 mai

Pour Staline, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au coeur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d'occupation soviétique.

 

Cette formalité est accomplie le lendemain, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov.

Le gouvernement de De Gaulle y est représenté par le général Jean de Lattre de Tassigny :

Charles de Gaulle avait convaincu Winston Churchill d'accorder une place à son gouvernement, bien que la France se fût officiellement retirée de la guerre avec l'armistice du 22 juin 1940.

 

Les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, peuvent annoncer simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

La capitulation n'est pas la paix

Malgré la capitulation de l'Allemagne nazie, son allié le Japon poursuit un combat contre les Américains dans l'océan Pacifique.

La fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre suivant, avec la capitulation du Japon, près de quatre mois après l'Allemagne, après les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.

 

Voir aussi :

Mai 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe

6 août 1945 - Bombe atomique sur Hiroshima

9 août 1945 - Bombe atomique sur Nagasaki

2 septembre 1945 - fin de la Seconde Guerre mondiale

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:12

Sous l’impulsion du Comité international de coordination des Mouvements pour l’unité européenne, près de 800 délégués de toutes les tendances politiques européennes se réunissent à la Haye.

PAYS BAS La Haye

Du 7 au 10 mai 1948, soit trois ans après l'armistice en Europe, le congrès pour l'Europe, placé sous la présidence d'honneur de l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill, rassemble près de huit cents militants représentant différents mouvements pro-européens.

Quelques représentants du Canada et des États-Unis sont également présents.


En septembre 1946, lors d’un discours à Zurich, ce dernier avait déjà montré son intérêt pour une éventuelle création des "États-Unis d’Europe".

Ainsi, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’idée d’une unité européenne revient au premier plan et se renforce dans les esprits.

Le but du congrès est de mettre en place une union européenne économique, politique, culturelle et monétaire.


De cette réunion naîtra le Mouvement européen et le Conseil de l’Europe.

Lors de la séance de clôture du Congrès de La Haye, Denis de Rougemont, écrivain et philosophe suisse, donne lecture du Message aux Européens, qu'il a été chargé d'écrire pour dégager le sens de la manifestation.

Le Congrès adopte donc ce « Message aux Européens » qui comporte notamment :

 

« Tous ensemble, demain, nous pouvons édifier (...) la plus grande formation politique et le plus vaste ensemble économique de notre temps. Jamais l'histoire du monde n'aura connu un si puissant rassemblement d'hommes libres. Jamais la guerre, la peur et la misère n'auront été mises en échec par un plus formidable adversaire ».

 

Il appelle à :

  • l'élimination des restrictions à l'échange des marchandises, la convertibilité des monnaies, la programmation des ressources, la mobilité de la main-d'œuvre, la coordination des politiques économiques et la promotion du plein emploi.
  • une Assemblée européenne élue au suffrage universel
  • une Europe unie ouverte à l'Allemagne
  • l'adoption d'une Charte des droits fondamentaux
  • la création d'une Cour suprême
  • la création d'un centre européen de l'enfance, de la jeunesse et de la culture


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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 23:01

Le lundi 7 mai 1945 : à 2 heures 41 du matin, au siège de l’État-major suprême des Forces expéditionnaires alliées à Reims, le chef suprême de forces armées allemandes, le général Alfred Jodl, signa les documents stipulant la capitulation sans conditions de toutes les forces allemandes aux Alliés par l'expression :

« Toutes les forces sous commandement allemand doivent cesser les opérations actives à 23 h 01, en Europe centrale, le 8 mai 1945 ».

 

Le mardi 8 mai 1945 : peu avant minuit, le chef d'état-major de l’Oberkommando der Wehrmacht, le représentant de la Luftwaffe et le commandant en chef de la Kriegsmarine signent un document semblable, se rendant explicitement aux forces soviétiques.

Les nouvelles de la reddition signée à Reims arrivent à l'ouest et des célébrations éclatent dans l'ensemble de l'Europe.

Le 9 mai : l'Union Soviétique apprend la signature de la reddition de Berlin, et c'est pourquoi une grande partie de l'Europe de l'Est commémore la victoire ce jour-là.

 

Au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne, les chefs d'états et de gouvernements alliés, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

Mais, la fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre suivant, avec la capitulation du Japon après les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.

 

Terrible bilan humain :

Bien que le conflit ait une dimension mondiale encore plus accusée que la première guerre mondiale, c'est bien l'Europe qui est la première victime de l'affrontement.

Le nombre total des victimes est estimé à près de 40 millions, dont plus de la moitié parmi les populations civiles. Suite aux déportations et aux expulsions, il y a, en 1945, près de vingt millions de personnes déplacées et en attente d'être rapatriées.

Ce sont donc en majorité des civils, tués lors des bombardements ou victimes de la barbarie nazie : exécutions d'otages, représailles, massacres de villages entiers, déportations massives, extermination systématique et programmée dans le cadre de la « solution finale » de millions de personnes.

 

Conséquences démographiques :

À la surmortalité qui a frappé davantage le sexe masculin, s'est ajouté pendant les années de guerre un déficit des naissances.

Dans les pays les plus engagés dans le conflit, l'ampleur des pertes humaines a entraîné une féminisation et un vieillissement de la population, ainsi qu'une baisse de la population active

Des millions de personnes ont été déplacées pendant et à l'issue du conflit, notamment en Allemagne, en Pologne, en URSS et en Europe centrale : populations fuyant les combats ; déportations ; prisonniers de guerre ; populations transférées ou expulsées.

Cependant la reprise de la natalité amorcée avant même la fin du conflit, se traduit par un baby-boom de grande ampleur et de longue durée.

 

Conséquences économiques :

L'Europe est en ruine et en proie à la confusion la plus totale : usines et voies de communication détruites, échanges commerciaux traditionnels rompus, disparition du cheptel, pénuries de matières premières et de biens de consommation.

 

Liens :

11 avril 1945 : Les Américains libèrent le camp de Buchenwald

27 janvier : Journée de la mémoire de l'Holocauste.

2 mai 1945 - L’Allemagne Nazie capitule

Les vicissitudes de la commémoration du 8 mai

Génocide - Shoah - Holocauste

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:32

Du 6 mai au 31 octobre 1889, la 4ème Exposition universelle de Paris célèbre le 100ème anniversaire de la Révolution.

exposition universelle paris1889

L'Exposition Universelle de 1889 était située sur Le Champs de Mars et au Trocadéro pour l'Art et l'Industrie ainsi que l'esplanade des Invalides pour les colonies françaises et le ministère de la guerre.

 

Elle a été organisée par Jean-Charles Alphand ingénieur à la ville de Paris chargé diriger le Service des Promenades et Plantations et proche collaborateur du baron Haussmann .

Pour l'occasion, un concours a été lancé visant à ériger une tour temporaire de 300 mètres de haut.

Le projet de l'ingénieur Gustave Eiffel est retenu parmi 700 concurrents. L'Exposition accueillera 33 millions de visiteurs et la tour d'acier connaîtra un grand succès. A l'expiration de la concession en 1909, elle sera sauvée grâce à sa reconversion militaire puis civile avec l'installation d'un émetteur radio.

 

Voir aussi :

Le 28 janvier 1887 - Eiffel commence la construction de sa Tour

1889 - exposition universelle

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 20:16

L'ex-empereur Napoléon Ier, 52 ans, meurt dans sa pauvre maison de Longwood à Sainte-Hélène, un îlot perdu au milieu de l'Atlantique sud où l'ont exilé les Anglais en 1815 après la défaite de Waterloo.

 

Pendant ses 2 000 jours d'exil, l'ex-empereur a peaufiné sa légende en se confiant au comte de Las Cases qui publiera ses notes l'année suivante sous le titre "Le Mémorial de Sainte-Hélène".

Napoléon ressent en mars 1820 une première violente douleur au ventre. Dans les mois qui suivent, son état se dégrade très vite... Selon le diagnostic publié après son autopsie, sa mort aurait été provoquée par un cancer de l'estomac, sans doute accéléré par l'amertume de l'exil.

 

En 1961, un toxicologue suédois évoque pour la première fois l'hypothèse d'un empoisonnement à l'arsenic de l'empereur, sur la base d'une analyse de quelques cheveux rapportés de Sainte-Hélène.

Plusieurs chercheurs l'ont reprise depuis lors mais elle paraît peu plausible.

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:18

Mercredi 4 mai 1814 : Napoléon 1er débarque sur l'île d'Elbe

Napoléon 1er arrive à Portoferraio, sur l'île d'Elbe située à l'ouest de l'Italie.

Il y séjournera jusqu'à son retour en France, le 26 février 1815.

À la chute de l'Empire, le traité de Fontainebleau (11 avril 1814) a accordé la souveraineté pleine et entière de l'île à l'empereur Napoléon qui l'a conquise en 1802.

L'île deviendra partie intégrante de l'Italie en 1860.

Voir aussi : 6 avril 1814 - Napoléon Ier abdique

 

Jeudi 4 mai 1848 : Première réunion de la Constituante

Les députés proclament la République au nom du peuple français et à la face du monde et nomment une commission exécutive de cinq membres : Arago, Garnier-Pagès, Marie, Lamartine et Ledru-Rollin.

 

Vendredi 4 Mai 1945 : Libération du camp de concentration de Neuengamme totalement vide par l'armée britannique.

Le 2 mai 1945, les SS abandonnent le camp. Le même jour, l'armée anglaise fait une première patrouille de reconnaissance et découvre le camp vide. Ce camp sera libéré le 4 mai, deux

jours plus tard, par les troupes britanniques. Il y eut 106 000 déportés parmi lesquels on dénombra à la libération 55 000 morts (soit 52 %).

http://www.crdp-reims.fr/memoire/enseigner/natzweiler_struthof/images_struthof/carte_camps.jpg

Voir aussi :  11 avril 1945 - Les Américains libèrent le camp de Buchenwald


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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 23:01

La police, à la demande du recteur Jean Roche, fait évacuer la Sorbonne où se tient un meeting de protestation. Les étudiants dressent alors des barricades sur le "boul'Mich".

La crise de Mai 68 commence dans les rues du Quartier latin : barricades, pavés et cocktails Molotov sont les armes des étudiants contre les matraques et gaz lacrymogènes des CRS.

 

L’évacuation se déroule sans ménagement et dans la violence : 600 personnes sont arrêtées. La révolte, d'abord universitaire, débouchera sur des grèves et une crise sociale généralisée.

http://liberalisationmai68.free.fr/partie2/paris-barricades.JPG

Barricades boulevard St germain

 

Le 6 mai, c’est l’escalade : 600 étudiants et plus de 300 policiers sont blessés. Le mouvement s'étend en province.

 

10 mai : La "nuit des barricades"

La révolte des étudiants atteint son point culminant dans la nuit du 10 au 11 mai au cours de laquelle étudiants et CRS s'affrontent dans de véritables combats de rues : voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées, centaines de blessés. Le pays est stupéfait et l'agitation étudiante, jusque-là isolée, rencontre alors la sympathie d'une grande partie de l'opinion publique. Le 13 mai, les syndicats manifesteront avec les étudiants pour protester contre les brutalités policières et, le 14 mai, une vague de grèves commencera.

 

13 mai : Grande manifestation contre de Gaulle

Les syndicats ouvriers (CGT, CFDT) déclenchent une grève générale et appellent à rejoindre les étudiants qui manifestent depuis le début du mois. Une foule de 800 000 personnes (170 000 selon la police) envahit les rues de Paris aux cris de "10 ans, ça suffit !", en allusion au dixième anniversaire du retour au pouvoir de De Gaulle. Les manifestants dénoncent aussi la société de consommation et le chômage inhérent au régime capitaliste.

 

27 mai : Signature des accords de Grenelle

Les négociations entamées le 25 mai entre le gouvernement, le patronat et les syndicats, aboutissent aux accords signés au ministère des Affaires sociales, rue de grenelle.

Ils prévoient l'augmentation du SMIG de 25%, des salaires de 10% et la réduction du temps de travail.

Mais ces concessions ne satisfont pas la base ouvrière et la grève continue. C'est l'impasse, la crise sociale de mai 68 débouche alors sur une crise politique.

Le 30 mai, Charles De Gaulle annoncera la dissolution de l'Assemblée et reprendra le pays en main.

 

30 mai : De Gaulle dénonce la "chienlit"

Après s'être éclipsé une journée en s'envolant vers Baden-Baden sans même prévenir son premier ministre, le président de la République prononce un discours de fermeté face aux manifestations.

Dénonçant la "chienlit" comme il l'avait déjà fait le 15 mai, il appelle à une manifestation pour soutenir le pouvoir en place. Il décide également de dissoudre l'Assemblée. Ses choix semblent efficaces puisque les contre-manifestations connaissent un grand succès et que les gaullistes sont renforcés au Parlement après les législatives organisées en juin. Mais de Gaulle ne bénéficiera en fait que d'un sursis d'un an.

http://10mai.hautetfort.com/media/01/02/4034297316.jpg

30 juin : Large victoire de l’UDR aux législatives

Suite à la dissolution de l’Assemblée le 30 mai, De Gaulle a formé un nouveau parti : l’Union pour la Défense de la République. Bénéficiant de la lassitude des Français et de l’angoisse du désordre politique, l’UDR obtient une victoire sans appel avec 293 sièges sur 487.

Les événements de Mai 68 sont terminés : De Gaulle semble être le grand vainqueur, pourtant il quittera le pouvoir un an plus tard. Quant aux ouvriers, ils ont obtenu des résultats probants lors des accords de Grenelle. Les étudiants, à l’origine du mouvement, peuvent apparaître comme les grands perdants. En réalité, leur action a fait sauter de nombreux verrous et entrer la France dans la voie de la "modernisation".

 

Lien du jour : La nuit des barricades, 10 mai 1968

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 23:05

Le roi de France Henri IV et Philippe II d’Espagne concluent la paix de Vervins (dans l'actuel département de l'Aisne).

http://www.mtholyoke.edu/~mouya20c/henri_iv/vervins.jpg 


Depuis 1585, la huitième guerre de Religion trouble la France, tandis qu'Henri IV tente de s’imposer définitivement. L’Espagne avait envoyé ses troupes sur le territoire français pour soutenir les Guise, ennemis du roi. Le roi d'Espagne Philippe II avait ainsi profité des guerres religieuses qui agitaient la France pour intervenir au nord des Pyrénées. Il avait même réclamé le trône de France pour sa fille.


Henri IV ayant rétabli la paix civile, les Espagnols perdent leurs soutiens.

À bout de souffle, ils se retirent de la scène française.

Par le traité de Vervins, le roi d'Espagne renonce à ses prétentions sur le trône de France.

Le traité prévoit donc le départ des envahisseurs de Picardie.


Avec ce traité, le roi parvient plus concrètement à réunifier la France derrière la couronne.

 

Aux termes de ce traité :

L'Espagne restitua à la France le Vermandois, une partie de la Picardie, la ville de Calais et Le Blavet (Port-Louis, Bretagne).

La France rendait à l'Espagne le Charolais et diverses places fortes dont la France s'était emparée depuis le précédent traité et renonçait à la suzeraineté sur la Flandre et l'Artois (lointaines séquelles de la querelle entre Louis XI et Charles le Téméraire, duc de Bourgogne).

Henri IV se refusa toutefois à entériner l'annexion de la Navarre « espagnole », réalisée en 1512 par Ferdinand II d'Aragon, arrière-grand-père de Philippe II.

Ce traité marque la fin de la prépondérance espagnole.


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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 23:02

Depuis 1947, le 1er mai est un jour chômé et payé en France.

Traditionnellement ce jour est consacré aux défilés des syndicats dans les grandes villes.

Mais, le saviez-vous, notre fête du 1er mai nous vient de l'autre côté de l'atlantique…

 

Le samedi 1er mai 1886, à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, organisé par les syndicats américains et le journal "The Alarm" est à l'origine de la fête du travail.

Une grève, suivie par plus de 300 000 salariés, paralyse des milliers d'usines à travers tout le pays. Le mouvement se poursuit les jours suivants : le 3 mai, à Chicago, un meeting se tient près des usines Mc Cormick (matériel agricole). Des affrontements ont lieu avec les "jaunes" et la police tire sur la foule, provoquant la mort de plusieurs ouvriers.

Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. A ce moment, une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont 7 policiers ce qui déclenchera la proclamation de la loi martiale.

http://www.economiedistributive.fr/IMG/jpg/1120_Haymarket.jpg

En 1889, la 2ème Internationale socialiste réunie à Paris, décide de faire du 1er mai une journée de revendications ouvrières.

 

Et cette journée de lutte nourrit l’histoire de France de souvenirs parfois sombres. Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame.

 

Le premier mai 1891, à Fourmies

9 H 00 : Après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés. Des renforts sont demandés à la sous-préfecture qui envoie 2 compagnies du 145e de ligne de Maubeuge. Le 84e RI d'Avesnes est déjà sur place.

 

Le premier slogan : "c'est les huit heures qu'il nous faut !" est suivi par "c'est nos frères qu'il nous faut !"

 

18h15 : 150 à 200 manifestants arrivent sur la place et font face aux 300 soldats. Les cailloux volent ; la foule pousse. Pour se libérer, le commandant CHAPUS fait tirer en l'air. Rien ne change.

Il crie : "baïonnette !.. en avant !" Collés contre la foule, les trente soldats, pour exécuter l'ordre, doivent faire un pas en arrière. Ce geste est pris par les jeunes manifestants pour une première victoire. Kléber GILOTEAUX, leur porte drapeau s'avance. Il est presque 18h25….le commandant CHAPUS s'écrie : "feu ! feu ! feu rapide ! visez le porte-drapeau !"

 

La troupe tire à bout portant sur la foule et, fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans et 35 blessés… en 45 secondes.

1er mai 1891 fourmies

Le premier mai, aujourd'hui

En France en 1941, le 1er mai est consacré "fête du Travail et de la concorde nationale".

Le 24 avril 1941, à l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de la CGT devenu secrétaire d’état au Travail du maréchal Pétain, le 1er mai sera officiellement désigné en France comme la Fête du Travail.

C’est seulement en avril 1947, avec le gouvernement issu de la Libération, que le 1er mai deviendra de droit un jour chômé et payé (et non un jour férié).

 

Aujourd'hui aux États-Unis, bien que le 1er mai soit né dans ce pays, le "Labor Day" est fêté le 1er lundi de septembre.

muguet. mai

Quel rapport avec le muguet ?

À l'origine : aucun !

La tradition d’offrir du muguet le 1er mai remonte à l’année 1561. En effet à cette époque le roi Charles IX de France reçoit un brin de muguet en guise de porte-bonheur, le 1er mai.

 

Appréciant le geste et son côté « chance », il décide d’en offrir aux dames de sa cour, tous les ans à la même date : le 1er mai.


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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 23:02

Les États-Unis achètent à la France pour 80 millions de francs ou 15 millions de dollars les territoires de la Louisiane, qui avaient été repris à l’Espagne en 1800.

Le Premier Consul Napoléon Bonaparte compte sur cet argent pour financer la guerre avec l'Angleterre.

De son côté, le président américain Thomas Jefferson peut se féliciter d'avoir doublé la superficie de son pays et d'avoir débloqué la frontière du Mississippi, ouvrant la voie à l'expansion de son pays.

Louisiane

Au XVIIIe siècle, la Louisiane n'était pas l'état d'aujourd'hui, délimité par le Mississippi, le Texas, et l'Arkansas.

C'était une région regroupant les états actuels du Montana, du Dakota du Nord et du Sud, du Nebraska, de l'Iowa, du Kansas, de l'Oklahoma, du Missouri, de l'Arkansas, de la Louisiane même et d'une partie du Minnesota, du Wyoming et du Colorado. En quelque sorte, la plus grande partie du centre des États-Unis. Une immense bande de prairies habitée à l'origine par différentes tribus indiennes.

 

Le 10 avril 1803, Bonaparte fit part aux deux ministres, Barbé-Marbois du Trésor et Decrès de la Marine, de son intention de céder la Louisiane aux États-Unis.

" Je connais tout le prix de la Louisiane et j'ai voulu réparer la faute du négociateur français qui l'a abandonnée. Quelques lignes d'un traité me l'ont rendue et à peine je l'ai recouvrée que je dois m'attendre à la perdre. Les Anglais n'auront pas le Mississipi qu'ils convoitent. Je songe à la céder aux États-Unis. Je considère la colonie comme perdue et il me semble que, dans les mains de cette puissance naissante, elle sera plus utile à la politique et même au commerce de la France que si je tentais de la garder ".

Le lendemain, le Premier Consul confia à Barbé-Marbois la mission de conduire la négociation sans attendre l'arrivée de Monroe.

Il fixa le prix de la Louisiane à 50 millions, qui devaient financer la guerre imminente contre l'Angleterre, sans avoir recours à de nouvelles contributions.

 

Le 30 avril 1803, les États-Unis achètent finalement la Louisiane pour 80 millions de francs.

carte etat de la louisiane

Aujourd'hui, l'état américain de la Louisiane est beaucoup plus réduit que le territoire contrôlé par les Français il y a trois cents ans.

De plus, il n'est pas totalement inscrit dans l'ancien territoire du même nom.

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 23:01

1673 : Louis Jolliet et le père Marquette explorent le Mississippi.

1682 : le notaire René Cavelier, sieur de la Salle, descend tout le Mississippi jusqu'à son embouchure.

Le 9 avril, il enregistre l'acte de baptême de la nouvelle colonie, nommée Louisiane en l'honneur de Louis XIV.

1697 : par le traité de Ryswick, Louis XIV fait reconnaître ses droits sur la Louisiane.

1699 : Le Moyne d'Iberville a pour mission d'établir la colonie du Mississippi sous le nom de Louisiane.

1718 : Le sieur de Bienville fonde La Nouvelle-Orléans, qu'il nomme ainsi en l'honneur du régent Philippe d'Orléans.

1762 : par le traité de Fontainebleau, les territoires de la Louisiane situés à l'Ouest du Mississippi sont cédés secrètement à l'Espagne par Louis XV, suite à la défaite de la France dans la Guerre de 7 Ans.

1763 : par le traité de Paris, Louis XV cède à l'Angleterre les territoires de la Louisiane situés à l'est du Mississippi, sauf La Nouvelle-Orléans.

1er octobre 1800 : traité secret de San Ildefonse par lequel l'Espagne rétrocède à la France les territoires de la Louisiane situés à l'ouest du Mississippi.

Fin 1801 : le général Leclerc part de France pour reconquérir Saint-Domingue afin de retrouver une base arrière.

Été 1802 : le général Claude Victor rassemble une flotte en Hollande en préparation d'un départ pour La Nouvelle-Orléans l'hiver suivant.

Automne 1802 : l'Intendant espagnol de La Nouvelle-Orléans ferme le port à tout bateau étranger et retire le droit de dépôt de marchandises aux États-Unis.

Janvier 1803 : le Président Jefferson envoie James Monroe en mission extraordinaire en France. Il doit proposer un partage d'autorité de la Louisiane à Bonaparte.

Mars 1803 : Bonaparte apprend que l'expédition du général Leclerc à Saint-Domingue a tourné à la catastrophe.

11 avril 1803 : Bonaparte confie au ministre Barbé-Marbois la négociation de la vente de la Louisiane pour 50 millions de francs.

30 avril 1803 : la cession de la Louisiane est signée pour 80 millions de francs (15 millions de dollars) dont 20 millions d'indemnités dues par la France aux Américains.

20 décembre 1803 : les États-Unis prennent possession de la Louisiane.

30 avril 1812 : la Louisiane actuelle devient le 18ème état des Etats-Unis.

 

Liens du jour :

Louisiane : l'avoir ou ne pas l'avoir...

30 avril 1803 : Bonaparte cède la Louisiane

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 23:01

Le lundi 29 avril 1968, d'étranges créatures en deux dimensions investissent les écrans de télévision.

shadoks logo

Les Shadoks est une série télévisée d'animation française en 208 épisodes de deux à trois minutes, créée par Jacques Rouxel, produite par la société aaa (Animation Art-graphique Audiovisuel).

 

Après une avalanche de lettres de protestation de téléspectateurs indignés, la diffusion est interrompue au mois de mai mais elle reprendra en septembre.

Les “Shadoks”, sont alors programmés sur la première chaîne tous les soirs à 20h30

 

Finalement, les dessins d'oiseaux (dont on n'a toujours pas identifié l'espèce !) et les textes de Jacques Rouxel lus par Claude Piéplu connaîtront un grand succès.

 

Absurdes, vous avez dit absurdes ?

Les Shadoks ont leurs raisons que la raison (humaine) ignore. Ni ignares ni foncièrement idiots, ils demeurent les victimes d'une boîte crânienne réduite, seulement constituée de 4 cases et d'un langage de 4 syllabes : GA - BU - ZO et MEU.

Avec les moyens du bord, et leurs fidèles pompes, ils développent logiques, théories biologiques, scientifiques ou psychologiques.

shadoks devises

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Voilà une devise typiquement Shadokéenne.

Et il y en a bien d'autres…

Souvent absurdes… certaines nous amène à réfléchir sur notre société comme :

Pour qu'il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes.

shadoks écran

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 23:01

Vous avez remarqué que j'ai choisi cette semaine plusieurs événements de l'année 1848.

Le mois d'avril 1848 fut particulièrement fertile en modifications de la société française.

 

Le 28 avril 1848 terme d’ "école maternelle" est employé pour la première fois et remplace ce que l’on appelait des "salles d’asile".

ecole maternelle

En France, la tradition d’accueil des enfants de moins de six ans est ancienne.

L'origine des classes maternelles remonte à 1770, quand le pasteur Jean-Frédéric Oberlin ouvre, dans sa paroisse vosgienne du Ban-de-la-Roche, de petites écoles à tricoter afin de venir en aide à l'enfance en détresse.

Au programme : tricot, filage, fabrication de charpie, lecture de l'alphabet, calligraphie, calcul mental, chant et récitation. Sur les murs, des planches coloriées d'histoire naturelle et biblique. Les maîtresses, appelées conductrices de la tendre enfance sont des bourgeoises rapidement formées par le pasteur et sa femme.

 

Dès 1771, suivant le modèle initié par le pasteur Oberlin, des "écoles à tricoter" accueillent dans certaines régions les enfants de 4 à 7 ans.

 

Sous l’impulsion de la pédagogue Marie Pape Carpantier, des institutions nouvelles, les "salles d’asile" apparaissent à partir de 1825 et se développent tout au long du XIXe siècle.

Elles avaient pour fonction d’accueillir les jeunes enfants du peuple, qui restaient dans la rue pendant que leurs parents travaillaient.

En plus de l’enseignement dispensé, elles portaient ainsi assistance à ces enfants, dont l’âge était compris entre deux à six ans.

Marie Pape-Carpentier jouera un rôle important dans la modification du fonctionnement de ces établissements, notamment sur le plan des méthodes employées, relativement dures.

Marie Pape Carpentier

Dès 1828, l’état organise cette charité privée.

A partir de 1830, un programme et des réglementations sont mis en place pour ces services gratuits, qui accueillent toute la journée, de 8h00 à 19h00. L'objectif est de donner aux enfants des habitudes d’ordre, de propreté et de respect qui les préparent à "une vie honnête, décente et chrétienne".

 

Le 28 avril 1848, un arrêté décrète que les salles d'asile doivent porter le nom d'écoles maternelles.

Il faudra toutefois attendre les lois de Jules Ferry, en 1881, pour que les écoles maternelles soient véritablement instituées.

Dès 1885, les écoles maternelles sont à la charge des communes qui doivent fournir locaux, mobilier et matériel d'enseignement.

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 23:02

En 1794, les députés de la Convention abolissent une 1ère fois l'esclavage pour calmer la révolte dans les colonies des Antilles.

Mais cette mesure n'est jamais entrée en vigueur et en 1802 Bonaparte l'annule.

 http://ps-auber.typepad.fr/.a/6a00d8341cdf0d53ef0134803c3787970c-800wi

Le deuxième décret d'abolition de l'esclavage en France a été signé le 27 avril 1848 par le Gouvernement provisoire de la IIième République.

Victor Schoelcher, sous-secrétaire d'État à la Marine, publie les décrets d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises.

 

Art. 1er. L'esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d'elles. A partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront absolument interdits.

 

2. Le système d'engagement à temps établi au Sénégal est supprimé.

 

3. Les gouverneurs ou commissaires généraux de la République sont chargés d'appliquer l'ensemble des mesures propres à assurer la liberté à la Martinique, à la Guadeloupe et dépendances, à l'île de la Réunion, à la Guyane, au Sénégal et autres établissements français sur la côte occidentale d'Afrique, à l'île Mayotte et dépendances et en Algérie.

 

4. Sont amnistiés les anciens esclaves condamnés à des peines afflictives ou correctionnelles pour des faits qui, imputés à des hommes libres, n'auraient point entraîné ce châtiment. Sont rappelés les individus déportés par mesure administrative.

 

5. L'Assemblée nationale réglera la quotité de l'indemnité qui devra être accordée aux colons.

 

6. Les colonies, purifiées de la servitude, et les possessions de l'Inde seront représentées à l'Assemblée nationale.

 

7. Le principe que le sol de la France affranchit l'esclave qui le touche est appliqué aux colonies et possessions de la République.

 

8. A l'avenir, même en pays étranger, il est interdit à tout Français de posséder, d'acheter ou de vendre des esclaves, et de participer, soit directement, soit indirectement à tout trafic ou exploitation de ce genre. Toute infraction à ces dispositions entraînera la perte de la qualité de citoyen français.

 

Néanmoins les Français qui se trouvent atteints par ces prohibitions, au moment de la promulgation du présent décret, auront un délai de trois ans pour s'y conformer. Ceux qui deviendront possesseurs d'esclaves en pays étrangers, par héritage, don de mariage, devront, sous la même peine, les affranchir ou les aliéner dans le même délai, à partir du jour ou leur possession aura commencé.

 

9. Le ministre de la Marine et des Colonies et le ministre de la guerre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret.

 

 

Voir aussi :

4 février 1794 - La Convention abolit l'esclavage

Chronologie de l'abolition de l'esclavage en France

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 23:01

abolition de l'esclavage

 

3 juillet 1315 : Édit royal du roi de France Louis le Hutin affirmant que selon le droit de nature, chacun doit naître franc. Officiellement, depuis cette date, le sol de France affranchit l'esclave qui le touche.

 

23 août 1793 : le commissaire de la République Sonthonax abolit l'esclavage dans la possession française de Saint-Domingue, actuelle Haïti.

 

4 février 1794 : La première abolition sur tous les territoires de la République française.

 

20 mai 1802 : Napoléon Bonaparte, par la loi du 30 floréal an X (20 mai 1802), rétablit la traite et l’esclavage conformément à la législation en vigueur avant 1789.

C'est un retour sur les principes de la loi du 4 février 1794 l'esclavage (cette abolition n'a pas été effective dans plusieurs colonies françaises).

 

1815 : engagement des principales puissances européennes (Empire d'Autriche, Grande-Bretagne, France, Portugal, Russie, Suède) à mettre fin à la traite négrière au congrès de Vienne. Celle-ci se poursuivra cependant de façon clandestine et il faudra attendre l'abolition de l'esclavage pour que ce trafic cesse réellement.

Pendant les Cent-Jours, Napoléon Ier interdit par décret la traite négrière.

 

27 avril 1848 : décret d'abolition de l'esclavage en France et dans les colonies françaises (Guadeloupe, Martinique, Réunion, Guyane, Sénégal).

abolition de l'esclavage

2004 : année internationale de commémoration de la lutte contre l'esclavage et de son abolition (Organisation des Nations-Unies). Inauguration en France de la route pour des abolitions de l'esclavage.

 

2 décembre : La France célèbre la journée internationale pour l'abolition de l'esclavage initiée par l’UNESCO.

Il s'agit de la date anniversaire de l'adoption par l'Assemblée Générale des Nations Unies, de la Convention pour la répression et l'abolition de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui, le 02 décembre 1949.

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 23:01

Charles Francis Richter est un sismologue américain né à Butler County près de Hamilton (Ohio) le 26 avril 1900 et mort le 30 septembre 1985 à Altadena (Californie).

Charles Richter est né dans une famille de fermiers de l'Ohio. Il passe son adolescence à Los Angeles en Californie.

http://www.portalsaofrancisco.com.br/alfa/terremotos/imagens/richter.jpg

Il fréquenta le laboratoire de sismologie de Pasadena en 1927 et étudia à l'université Stanford, et au California Institute of Technology (Caltech), où il obtint son PhD de Physique en 1928.

La même année, il épousa Lillian Brand.

 

En 1935, non satisfait des échelles de Rossi (années 1880) ou de Mercalli (1902) décrivant les séismes en termes de destruction ou sensation, il présenta une échelle (qui sera appelée « échelle de Richter ») permettant de décrire la puissance d'un tremblement de terre à son épicentre par l'énergie mise en jeu.

 

Il travailla au "Carnegie Institute" de 1927 à 1936 puis au "California Institute of Technology" comme personnel technique. Il y devint professeur de séismologie en 1952.

En 1956, avec Beno Gutenberg (1889-1960), il montra que la magnitude 0 correspond à environ 104 joules, alors que la magnitude 9 égale 1017 joules.

Il meurt le 30 septembre 1985 à Altadena près de Pasadena en Californie.

 

Échelle de Richter

L'échelle sismique de référence qui quantifie l'énergie libérée par un tremblement de terre par la valeur de la magnitude porte son nom.

Elle, fournit ce qu'on appelle la magnitude d'un séisme, calculée à partir de la quantité d'énergie dégagée au foyer.

 

C'est une échelle logarithmique : cela signifie que les ondes sismiques d'un séisme de magnitude 6 ont une amplitude dix fois plus grande que celles d'un séisme de magnitude 5.

Description

Magnitude

Effets

Fréquence

Micro

Moins de 2,0

Micro tremblement de terre, non ressenti.

8 000 par jour

Très mineur

2,0 à 2,9

Généralement non ressenti mais détecté/enregistré.

1 000 par jour

Mineur

3,0 à 3,9

Souvent ressenti mais causant rarement des dommages.

49 000 par an

Léger

4,0 à 4,9

Secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons, bruits d'entrechoquement. Dommages importants peu communs.

6 200 par an

Modéré

5,0 à 5,9

Peut causer des dommages majeurs à des édifices mal conçus dans des zones restreintes. Cause de légers dommages aux édifices bien construits.

800 par an

Fort

6,0 à 6,9

Peut être destructeur dans des zones allant jusqu'à 180 kilomètres à la ronde si elles sont peuplées.

120 par an

Majeur

7,0 à 7,9

Peut provoquer des dommages modérés à sévères dans des zones plus vastes.

18 par an

Important

8,0 à 8,9

Peut causer des dommages sérieux dans des zones à des centaines de kilomètres à la ronde.

1 par an

Exceptionnel

9,0 et plus

Dévaste des zones de plusieurs milliers de kilomètres à la ronde.

1 tous les 20 ans

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 23:02

Le 24 avril 1792, dans le salon du baron de Dietrich, maire de la ville de Strasbourg, l'effervescence est à son comble. Cinq jours plus tôt, la France a déclaré la guerre à l'Autriche.

 

Le maître de maison s'adresse au jeune officier, et violoncelliste à ses heures :
« Monsieur de Lisle, faites-nous quelque beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l'appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la nation ».

 

En une seule nuit, Rouget de Lisle écrit son
" Chant de guerre pour l'armée du Rhin "

Le capitaine de garnison, de retour chez lui, s'exécute avec enthousiasme.

Le lendemain soir, le 25 avril 1792, de Dietrich organise un dîner au cours duquel lui-même reprend son chant, accompagné par une dame au clavecin et par Rouget de Lisle au violon.

 

D'abord baptisé "Chant de guerre pour l'Armée du Rhin", le nouveau chant recueille un succès fulgurant. Des voyageurs colportent les paroles et l'air dans tout le pays.

 

A Marseille, les fédérés se préparent à se rendre à Paris pour combattre l'invasion, on leur distribue des feuillets avec les paroles du chant patriotique. Les fédérés marseillais entonnent celui-ci tout au long de leur voyage et lors de leur entrée dans la capitale le 30 juillet.

Le chant est renommé " Marseillaise " par les Parisiens.

Il sera décrété chant national en 1795 par la Convention et deviendra hymne national en 1879.

 

Voir aussi : 14 février 1879 - La Marseillaise, hymne national

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 23:01

1920 : les Jeux d'Anvers

Après l’annulation des Jeux de 1916 pour cause de Première Guerre mondiale, Anvers est choisie pour accueillir ceux de 1920 en hommage aux souffrances endurées par le pays.

29 nations et 2 626 athlètes (dont 65 femmes) prirent part à 154 épreuves dans 22 sports.

Et pour la première fois, le drapeau aux cinq anneaux dessiné par Pierre de Coubertin flotte sur le stade tandis que l'escrimeur belge Victor Boin est le premier athlète à prononcer le serment olympique.

anneaux olympiques

Le drapeau olympique

Le drapeau olympique est à fond blanc, sans bordure.
En son centre, il y a cinq anneaux entrelacés, disposés sur deux rangées, l'une de trois anneaux et l'autre de deux.
Les anneaux de la rangée supérieure sont de gauche à droite le bleu, le noir et le rouge.
Les anneaux de la rangée inférieure sont le jaune et le vert.
L'anneau bleu est placé en haut à gauche, le premier à partir de la hampe.

 

Le chiffre cinq, choisi par le baron Pierre de Coubertin, représente les cinq continents du monde. Les six couleurs (fond blanc compris) se retrouvent dans tous les drapeaux du monde et ne symbolisent donc pas un continent spécifique.

Le symbole olympique, les cinq anneaux s'entrelaçant, représente l'union des cinq continents et la réunion des athlètes du monde entier aux Jeux Olympiques.

Le modèle officiel a été présenté au CIO lors de la 17ème Session tenue à la Sorbonne à Paris en juin 1914 à l'occasion de la célébration du 20ème anniversaire du rétablissement des Jeux Olympiques et à l'occasion du Congrès Olympique qui s'y est déroulé.

 

Le serment olympique

" Au nom de tous les concurrents, je promets que nous prendrons part à ces Jeux Olympiques en respectant et suivant les règles qui les régissent, dans un esprit de sportivité, pour la gloire du sport et l'honneur de nos équipes ".

 

Écrit par Coubertin, le serment est prononcé par un athlète du pays hôte tenant le pan du drapeau olympique de sa main gauche. Le serment, engageant l’esprit sportif et sa gloire, subira par la suite quelques évolutions.

Un juge du pays hôte prononce également le serment dont l'énoncé est légèrement différent.

 

En 1972, il sera complété par un serment des arbitres.

«Au nom de tous les juges et officiels, je promets que nous remplirons nos fonctions pendant ces Jeux Olympiques en toute impartialité, en respectant et suivant les règles qui les régissent, dans un esprit de sportivité. »

 

Voir aussi : 25 mars 1896 - Ouverture des premiers Jeux Olympiques modernes

 

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Par Archimède - dans Sport
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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 23:01

La France est le 1er État à adopter le suffrage universel masculin.

(mais sera un des derniers à accorder le droit de vote aux femmes !)

 

Au printemps 1848, dans presque toute l'Europe, les peuples se révoltent contre les monarchies.

En février 1848, la monarchie de Juillet s’effondre devant une nouvelle révolution parisienne. En France, le roi Louis-Philippe abdique le 24 février 1848 et le lendemain, le Gouvernement Provisoire proclame la IIe République.

Le suffrage universel est proclamé le 2 mars.

 

Le dimanche 23 avril 1848, tous les Français de plus de 21 ans sont appelés à élire une Assemblée constituante.

Celle-ci votera la Constitution de la IIème République le 4 novembre 1848.

 

Pendant trois ans, la Seconde République permet le rétablissement de la démocratie en France. Mais les adversaires de la République ne tardent pas à prendre le pas sur ses partisans, eux-mêmes divisés.

L'essai d'un régime présidentiel, démuni de contrepoids et de solutions d'arbitrages, et l'élection à la présidence de la République de l'héritier des Bonaparte aboutissent au coup d'État du 2 décembre 1851.

 

Liens du jour :

Histoire des institutions Françaises

Voir aussi les articles du 21 avril

 

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 23:01

Le Jour de la Terre est aujourd'hui reconnu comme l'événement environnemental populaire le plus important au monde.

 

Gaylord Nelson, sénateur du Wisconsin, encouragea les étudiants et lança la première protestation environnementale d’envergure sur le territoire des Etats-Unis : Earth Day.

 

Voulant forcer les autorités politiques à mettre la question de l’environnement à l’agenda, il a proposé la première manifestation environnementale d'envergure sur le territoire américain pour secouer l'establishment politique et forcer l'insertion de la problématique environnementale à l'agenda national.

 

Ce premier Jour de la Terre a mené à la création de l'agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA) et à l'adoption de la loi « Clean Air, Clean Water, and Endangered Species ».

 

En 1990, sous l'égide de l'environnementaliste américain Denis Hayes, le Jour de la Terre est devenu un événement planétaire, mobilisant 200 millions de personnes dans 141 pays et jouant un rôle de levier pour les enjeux environnementaux globaux.

 

Sur le modèle des étudiants américains de 1970, le citoyen lambda peut exprimer à la classe dirigeante (aussi bien les politiques que les marques, les industriels, bref « les grands » de ce monde), son envie d'agir pour le respect de l'environnement à l'occasion de cette journée.

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 23:02

La France accorde le droit de vote aux femmes, près d'un siècle après l'adoption du suffrage universel masculin.

Il était temps... En effet, les Françaises sont parmi les dernières femmes du monde occidental à acquérir le droit de voter et celui de se faire élire, juste avant l'Italie, la Belgique, la Grèce et la Suisse.


Pourquoi la France a-t-elle accordé ce droit si tardivement aux femmes ?

En France, après la première Guerre Mondiale, la Chambre des députés accordent le droit aux votes des femmes à plusieurs reprises...
Mais le vote des députés sera à chaque fois repoussé par les sénateurs !

Les motifs des opposants tiennent à des préjugés personnels et à la crainte que les femmes ne renforcent le camp conservateur.

La gauche craint que les femmes ne renforcent le camp clérical et ne se soumettent aux injonctions des curés !

http://www.histoire-politique.fr/documents/01/dossier/images/numero01_Dossier-Bard-article.jpg

Pourtant, les Françaises n'attendent pas le droit de vote pour accéder à des fonctions gouvernementales : Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie obtiennent un sous-secrétariat d'État dans le gouvernement de Léon Blum en 1936, après la victoire du Front Populaire.

Curieusement le Front Populaire, le grand mouvement de 1936, ne portait pas cette revendication !

Quel paradoxe ! Ces femmes, qui n’ont pas le droit de voter, peuvent prendre des décisions politiques.

Il faut attendre l'approche de la Libération pour qu'enfin les Françaises obtiennent le droit de vote.

 

Suffrage réellement universel en France mis en place par Charles De Gaulle

Pendant l’Occupation de nombreuses femmes ont rejoint les rangs de la Résistance.

Cet engagement conduira la France libre du général de Gaulle à reconnaître l’égalité économique et politique des sexes.

Le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative siégeant à Alger adopte le principe du droit de vote des femmes par 51 voix « pour » et 16 voix « contre ».

Un mois après, le jeudi 21 avril, le général de Gaulle ratifie une ordonnance qui, à l’article 17, prévoit le vote des femmes et leur éligibilité : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ».

 

Les femmes useront de ce droit pour la 1ère fois aux élections municipales du
29 avril 1945.

votez-femmes.jpg

Des femmes seront alors régulièrement présentes dans les gouvernements.
Mais la féminisation de la représentation parlementaire se fait attendre.

 

Jusque là, les militaires étaient également exclus du droit de vote (on ne souhaitait pas qu'ils prennent parti dans les luttes politiques) et l'armée avait gagné le surnom de «Grande Muette».

C'est seulement le 17 août 1945 qu'ils ont obtenu le droit de vote...

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 23:01

Le suffrage, longtemps réservé aux hommes, n’est devenu réellement universel en France qu’en 1944.

Voici l'historique de cette lutte :

 

13 mai 1849 : Jeanne Deroin, institutrice, tente en vain de se présenter aux élections législatives.

 

Printemps 1871 : la "Commune de Paris" reconnait les droits politiques des femmes.

Cette courte période insurrectionnelle (du 18 mars au 28 mai 1871), marque l'arrivée massive des femmes sur l'arène politique et dans l'engagement révolutionnaire. Elles vont s'investir par milliers durant les 72 jours qu'elle va durer et y jouer un rôle fondamental.

 

En 1876 : Hubertine Auclert, journaliste, fonde le premier groupe suffragiste français : "le droit des femmes".

 

Le 9 décembre 1903 : un vote unanime du Parlement rejette l’égalité politique

 

En 1914 : organisation d’un "vote blanc", sondage auprès des femmes sur leur désir de voter. Plus de 500 000 réponses favorables.

femme-vote.jpg 

À plusieurs reprises, de 1919 à 1940 : des propositions de loi en faveur du vote des femmes sont votées par la Chambre des députés, avant que le Sénat ne les rejettent, soit en repoussant indéfiniment leur examen, soit en s'y opposant par le vote.

Ces différentes propositions de loi visent selon les cas à octroyer le suffrage « intégral », pour toutes les élections, ou le suffrage « partiel », pour les seules élections locales.

 

20 mai 1919 : vote en faveur d'une proposition de loi pour le suffrage intégral des femmes par 344 voix contre 97.

 

21 novembre 1922 : Trois ans et demi après son vote à la Chambre, la proposition est rejetée au Sénat par 156 voix contre 134.

 

7 avril 1925 : la Chambre des députés adopte par 390 voix contre 183 une proposition de loi en faveur du suffrage des femmes lors des élections municipales et cantonales.

 

12 juillet 1927 : résolution de la Chambre des députés « invitant le Gouvernement à hâter, devant le Sénat, la discussion du projet de loi voté par la Chambre des députés concernant le suffrage des femmes aux élections municipales » (396 voix contre 94).

 

A chaque fois, il s’agit d’un coup d’épée dans l’eau : aucun de ces votes n’aura de suite, en raison de l’obstruction du Sénat.

 

Le 19 juin 1928, 21 mars 1929, 26 juin 1931 : refus par trois fois du Sénat de mettre la question du vote des femmes à l'ordre du jour.

Le 30 juillet 1936 : la Chambre des députés se prononce à l'unanimité pour le suffrage des femmes (475 contre 0). Le texte n'est jamais inscrit à l'ordre du jour du Sénat.

 

Le 4 Juin, Blum nomma pourtant trois femmes dans son gouvernement (sous-secrétaires d’État, et non pas ministres, il ne faut pas trop en demander quand même !) : Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie et Cécile Brunschvicg.

 

Le 21 avril 1944 : le général de Gaulle ratifie une ordonnance qui prévoit le vote des femmes et leur éligibilité.

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 23:01

 

20 avril 1233 : L'Inquisition débute en France

Le 20 avril 1233, le pape Grégoire IX confie à un tribunal d'exception dénommé Inquisitio hereticae pravitatis le soin de démasquer et condamner, dans tout le royaume de France, les hérétiques et les catholiques non sincères.

Cette tâche est alors confiée aux Frères prêcheurs, ordre franciscain fondé par Dominique de Guzman. Créé pour convertir les cathares, cet ordre dispose désormais des pouvoirs propres à l’Inquisition pour réaliser sa mission.

Rapidement, les Frères s’installent dans les lieux stratégiques du sud de la France comme Toulouse, Montpellier ou Lyon. Les tribunaux de l’Inquisition auront un rôle crucial dans la répression des Cathares en France, et ils feront régulièrement usage des bûchers.

 

20 avril 1792 : Louis XVI déclare la guerre à l'Autriche

Le 20 avril 1792, à Paris, sur une proposition du roi Louis XVI, l'Assemblée législative déclare officiellement la guerre au «roi de Bohême et de Hongrie», c'est à dire l'archiduc d'Autriche François II de Habsbourg.

Le motif invoqué est le refus du chancelier Autrichien de dissoudre le Congrès des Souverains.

La grande majorité des députés a voté la guerre, seuls Robespierre et quelques autres s'y sont opposés.

 

Mais François II de Habsbourg et son allié, le roi de Prusse, prennent aussitôt l'offensive.

De plus, l'organisation de l'armée française ne fonctionne pas du tout et la plupart des hommes de troupes volontaires n'ont toujours pas reçu de fusils…

 

Mercredi 20 Avril 1825 : Loi sur le sacrilège

Après avoir donné le contrôle de l’Université à l’Église, les Ultras poursuivent leur volonté de "re-chritianiser" la France. Ainsi, et malgré les protestations de grands noms tels Chateaubriand, la loi du Sacrilège punissant de mort toute personne ayant commis un sacrilège en France.

Cette loi érige au statut de crime le vol dans une Église ou la profanation des hosties, un tel acte devient l’équivalent d’un parricide passible de la peine de mort.

Bien loin de relever le prestige de l’Église, comme le souhaitait le souverain Charles X, c’est l’Église qui subit l’impopularité d’une mesure trop extrémiste et aucun jury n’ose appliquer la loi.

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 23:02

Le mardi 19 avril 2005, la fumée blanche apparaît sur le toit de la chapelle Sixtine à 17h56.

Joseph Ratzinger est élu pape et prend le nom de Benoît XVI.

Il est le premier pape allemand depuis près d'un millénaire, avec la fin du pontificat de Victor II en 1057.

 

Joseph Alois Ratzinger est né le 16 avril 1927 à Marktl, en Bavière. Son père était commissaire de gendarmerie et fervent pratiquant catholique.

Après son adolescence, il fut enrôlé dans les auxiliaires de la défense anti-aérienne à la fin de la seconde Guerre mondiale. Entre 1946 et 1951, année de son ordination sacerdotale, il étudia la philosophie et la théologie près l’Université de Munich. Il obtint son doctorat en théologie en 1953.

Le 24 mars 1977 Paul VI le nommait Archevêque de München-Freising. Il fut créé Cardinal le 27 juin 1977 par le même Pape.

Le 25 novembre 1981, Jean-Paul II l’a nommé Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ; Président de la Commission pontificale Biblique et de la Commission pontificale Théologique internationale.

 

Le 8 avril 2005, étant le doyen du Collège des cardinaux, il a la responsabilité de diriger l'office religieux des funérailles du pape Jean-Paul II.

benoit 16 cheminee vatican fumée blanche

Après 24 heures de conclave et quatre tours de scrutin seulement, les cardinaux choisissent le cardinal allemand Joseph Ratzinger pour succéder à Jean-Paul II.

Le 13 mai 2005, il annonce le début du procès en béatification de Jean-Paul II, en exerçant sa prérogative de ne pas tenir compte du délai de cinq ans après la mort normalement requis par le droit de l'Église.

pape Benoit XVI

Voir aussi : 2 avril 2005 - Mort du pape Jean-Paul II

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 17:07

Pas de Pâques sans eux !

Cette semaine les enfants piaffent d'impatience !

Le week-end prochain, les cloches, ou les lapins selon les traditions locales passeront dans les jardins pour y déposer des œufs en chocolat.

paques animations oeufs gif animé

 

Bien sûr, Pâques est une fête religieuse qui commémore le passage de la Mer Rouge pour la religion juive et la résurrection de Jésus pour la religion chrétienne.

Mais c'est aussi une fête païenne qui annonce l'éveil du printemps.

Les réjouissances familiales dans le jardin passent par le ramassage des chocolats de Pâques. Mais d'où vient cette délicieuse tradition ?

 

Symbole de l'œuf

L'œuf de Pâques est le symbole de l'éclosion d'une vie nouvelle et de la fertilité.

Mais la tradition d’offrir des œufs décorés, teints ou travaillés est bien antérieure au christianisme. L’œuf est sans doute le plus vieux et le plus universel symbole de vie et de renaissance notamment et de multiples rituels lui ont été associés depuis la nuit des temps.

 

L'histoire de l'œuf de Pâques

L'œuf de printemps dans les temps les plus reculés

Dès la préhistoire, en Ukraine, l’acte de décorer les œufs était rituellement associé à la venue du printemps.

Il y a environ 5000 ans, les perses offraient des œufs de poule en guise de cadeau porte-bonheur pour fêter le printemps.

Ainsi, les égyptiens et les perses avaient pour habitude de teindre des œufs aux couleurs du printemps et de les offrir à leurs proches pour symboliser le renouveau de la vie.

oeufs de paques décorés peints

Dans l’antiquité gauloise, les druides attribuaient des qualités merveilleuses à l’œuf de serpent (pierre en forme d’œuf), qu’ils croyaient formée de bave que jetaient les serpents lorsqu’ils étaient entrelacés. Symbole de fertilité et de renaissance, l’œuf de poule était un cadeau que se faisaient les Gaulois pour célébrer les premiers jours du printemps.

La tradition voulait que l’on s’envoie des œufs teints en rouge ou en bleu et bariolés de diverses couleurs entre parents, amis et voisins.

Enfants et domestiques recevaient également des présents.

panier oeufs de paques

L'œuf de Pâques chez les chrétiens…

Dès le IVème siècle : l'usage des œufs pendant la pénitence de quarante jours est interdit par l'Église. Une grande quantité d'œufs se trouvant entassée dans les provisions de ménage, le moyen le plus expéditif de s'en débarrasser était de les donner aux enfants.

Dès le jeudi saint, les enfants en commençaient la collecte. Ils allaient en bande, précédés des enfants de chœur et ramassaient dans des corbeilles les œufs qu'on leur donnait.

Dans le Béarn, cette quête se faisait la veille de Pâques, appelée " le samedi des œufs ".

Et le jour de Pâques, tous ces œufs étaient dégustés en omelette.

 

Au XIIème siècle :

Dans de nombreux pays européens, les "gens du peuple" avaient l'habitude de s'échanger des œufs tout simples, bénis à l'église, une coutume que les nobles vont vite adopter, mais en s'adressant à des peintres, des orfèvres et des graveurs pour se faire faire des œufs-joyaux, c'est à dire décorés de peintures délicates, d'émaux ou de pierres précieuses.

 

Au XVIème siècle :

Une tradition nouvelle apparaît : l'œuf contient une surprise.

Ce n'est justement qu'au cours du XVIème siècle que la coutume des œufs de Pâques n'est certifiée à la cour des rois de France.

Louis XIV faisait bénir solennellement le jour de Pâques de grandes corbeilles d'œufs dorés qu'il remettait en cérémonie à ses proches.

 

Au XVIIème et XVIIIème siècles :

Jusqu'à la révolution qui y mit un terme, " l'œuf " était l'apanage de la cour et de la noblesse. L'œuf le plus gros du royaume, pondu pendant la Semaine Sainte, revenait de droit au roi.

 

Et c'est au XVIIIe siècle, en France, qu'on décida (enfin !) de vider un œuf frais et de le remplir de chocolat.

choclats de paques

Au cours de mes recherches pour cet article, je n'ai vu nulle part qu'il était interdit aux parents de céder à la tentation des déguster quelques chocolats de Pâques (Ouf !)


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