Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 23:01

 

Comme l’Angleterre et la Hollande, la France fonde une compagnie destinée à assurer son monopole commercial sur certains produits des Indes orientales. Sa création avait pour but de donner à la France un outil de commerce international avec l'Asie et de concurrencer les puissantes Compagnies européennes fondées au XVIIe siècle, comme la Compagnie anglaise des Indes orientales et surtout la Compagnie hollandaise des Indes orientales.

Instituée par Colbert, la compagnie française des Indes Orientales voit donc le jour le 27 août 1664, avec un capital initial de 8,8 millions de Livres.

jean baptiste colbert

 

La Compagnie a été créée pour contrecarrer la fuite des capitaux due au commerce des épices et des tissus que d'autres pays européens avaient déjà commencé à rapporter de l'orient. Le coton, la soie, le thé et les épices sont ses principales marchandises.

 

Pour encourager les marins qui embarquaient pour les Indes, la Compagnie avait recours aux « port-permis » (des stocks options avant l'heure) qui permettaient de participer aux opérations commerciales.

Il existait une méthode illégale appelée la « pacotille » qui consistait à embarquer des marchandises clandestinement pour leur propre compte.

 

La compagnie entretient des relations diplomatiques avec les souverains locaux Indiens. Elle possède une armée pour protéger ses cargaisons et rend la justice sur son territoire, sur les sujets tant européens que locaux.

 

Ayant installé son siège à Pondichéry en 1676, elle parviendra à développer ses activités sur une grande partie de l’Orient.

Fondue dans la Compagnie des Indes en 1719, elle ne pourra toutefois échapper à un déclin progressif.

 

En 1763, la France signe le traité de Paris, elle perd son premier empire colonial dont le Canada et les territoires du Dekkan en Inde.

Il lui reste l'Ouest de la Louisiane et les cinq comptoirs en Inde : Pondichery, Karikal, Yanaon, Mahé et Chandernagor.

Alors que l'East India company, sa rivale anglaise prend son essor sous le commandement de Sir Clive de Plassey qui lui était soutenu par son gouvernement.

 

Les ports de Bordeaux, Nantes, Lorient et le Havre sur l'Atlantique profitèrent de cet essor économique des compagnies et de la Traite des Noirs qui fait son apparition avec la demande de main d'œuvre croissante pour la culture de la canne à sucre aux Antilles.

 

 

Repost 0
25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 23:01

Le samedi 26 août 1837, le premier train transportant des voyageurs circule sur a ligne entre Paris et Saint-Germain-en-Laye soit 18 kilomètres.

Jusque là il n'existait que des petites lignes dans les bassins houillers de la Loire et du Nord.

http://www.sudouest.fr/images/2011/02/12/316589_15699520_460x306.jpg 

L'origine du transport ferroviaire se trouve dans l’exploitation des mines de charbons.

Les premières expériences de locomotive et de train eurent lieu en Angleterre avec des balbutiements dès les années 1808 à 1815.

Mais ce n’est qu’en 1825 que l’ingénieur inventeur Stephenson parvint à faire remorquer par sa locomotive, 38 « chariots » à 16 Km/h.

 

C'est dans le département de la Loire que naissent les premières réalisations ferroviaires françaises.

En 1827, trois ans après l'ouverture au service public de la première voie ferrée anglaise, la compagnie des Houillères de la Loire ouvre les quelques 20 kilomètres de la ligne Andrézieux - Saint-Etienne.

Le système est encore primitif : les wagonnets sont tirés par des chevaux et montés sur des rails en fonte.

Ils transportent uniquement du charbon extrait des mines locales.

 

Puis, en 1831, la compagnie accepte finalement de prendre des « voyageurs » mais…. dans les wagonnets réservés à la houille !

Enfin, la même année, circule sur une portion de la ligne Saint-Etienne-Lyon, la première locomotive à vapeur.

http://www.defawe.com/imagesgare/image004.jpg

 

La Compagnie des Mines d'Anzin est à l'origine du développement du chemin de fer dans la région Nord-Pas-de-Calais.

Dans les années 1830, de petits tronçons de voies apparaissent pour acheminer le charbon des fosses d'extraction vers les ports fluviaux où il est chargé dans des péniches.

C'est l'un des premiers réseaux ferrés dit « à voie large » qui voit le jour en France.

L'inauguration d'un premier tronçon : Saint Waast jusque Denain a lieu en octobre 1838.

 

Ce tronçon s'étend d'abord vers l'ouest : jusqu'à Abscon en janvier 1841 puis jusque Somain en juin 1848. Outre l'acheminement des marchandises (charbon, coke, bois…), le transport des voyageurs se développe.

Ainsi, les lignes de chemin de fer restaient en France des lignes isolées, créées sur de courtes distances pour assurer un trafic bien déterminé.

aiguillage voie ferrée

 

Le progrès annoncé

Dès 1835, les gazettes annonçaient le projet d'un chemin de fer reliant Paris à St Germain. La voie de fer allait remplacer les pavés et le coche abandonner le voyage aux trains « rapides comme l'éclair » et traînés par une machine de fer et de bronze recélant dans ses entrailles une chaudière de feu et d'eau bouillante.

Le cahier des charges prévoyait un prix du transport des voyageurs à 1 francs 50 pour un trajet d'une demi-heure, alors qu'il était encore de 1 francs 80 en diligence pour un trajet de deux heures !

projet d'un chemin de fer reliant Paris à St Germai

Ouverture de la première ligne de train de voyageurs.

Le premier chemin de fer fut donc inauguré par la Reine Marie-Amélie le 26 août 1837. Mais cette ligne avait pour terminus Le Pecq sur la rive droite de la Seine, ceci pour éviter de gravir les 51 m de la terrasse de St Germain.

L'importance du port du Pecq assurait en plus du « service voyageurs », un trafic marchandises à prendre en considération. En effet c'est de ce port que partent et arrivent les marchandises de Rouen et du Havre, ainsi que celles nombreuses acheminées par l'Oise.

Le voyage inaugural fut accompagné de la musique militaire et même un détachement de spahis ou de zouaves. Il y avait 3 classes de voyageurs. Le luxe en 1ère (wagons royal et gouvernemental), le bon chic bon genre en deuxième (bourgeois et hommes d'affaires) et la 3ème non couverte et munie de simples bancs transversaux.

Cette première ligne ferroviaire ouverte aux voyageurs allait connaître un franc succès et être rapidement suivie par d'autres dessertes, dont la ligne de Sceaux et Paris-Versailles.

première ligne ferroviaire voyageurs paris le pecq

 

La France avait 12 ans de retard sur l'Angleterre, laquelle avait déjà expérimenté depuis belle lurette les chemins de fer dans ses houillères et même en public.

La Belgique avait inauguré une première ligne sur le continent, Bruxelles-Malines, le 5 mai 1835.

En 1840, la France comptera 400 kilomètres de ligne contre 2 000 kilomètres en Angleterre.

A la fin de 1841, on ne comptait en France que 560 Km de voies alors qu'il y en avait déjà 4.912 Km pour l'ensemble de l'Europe et au moins autant aux États-Unis.

Le gouvernement français veut rattraper son retard.

Le 20 juin 1846, c’est l’ouverture de la ligne Paris - Lille.

 

reseau féré francais

 

Liens du jour :

Histoire des tramways et autres transports urbains

Réseaux de transport dans le Nord Pas-de-Calais issus de l’exploitation minière


Repost 0
24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 23:02

Dans la nuit du 24 au 25 août 1944, Paris est libérée par l'action conjuguée de la police parisienne, des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) levées dans la capitale par Rol-Tanguy et de la 2ème division blindée du Général Leclerc (sous l'impulsion de ses éléments avancés commandés par le capitaine Dronne).

 

Paris libéré par lui-même 

L'insurrection, murie depuis de longs mois déjà, débute véritablement après une ultime réunion du Comité Français de Libération Nationale (Présidé par Alexandre Parodi) et du Conseil National de la Resistance de Georges Bidault. Le 18 août 1944, des centaines d'affiches proclamant la mobilisation générale et signé du colonel Rol-Tanguy (chef des FFI pour Paris) appelent le peuple Parisien à la révolte.

Dès le 19 aout, l'insurrection se poursuit par la grève générale de la Police Parisienne, qui occupe la préfecture. Dirigé militairement par le colonel Rol-Tanguy, chef des Forces Françaises de l'Intérieur pour Paris, le soulèvement se poursuit par l'occupation des mairies d'arrondissement et des commissariats. Les premiers drapeaux tricolores sont hissés depuis 4 ans d'occupation.

Toutes les unités FFI entrent en action, harcelant sans cesse les convois Allemands.

Forces Françaises de l'Intérieur Paris Liberation 1944  25 août 1944 Libération de Paris

 

En parallèle, le général Von Choltitz, commandant du Gross Paris, vient de recevoir l'ordre de transformer la capitale Française en champ de ruines. Le consul général de Suède, Raoul Nordling, use de toute son influence auprès de l'officier Allemand pour éviter carnage et destructions.

Le vendredi 25 août 1944, le général Leclerc reçoit à Paris, devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes allemandes.

Débarqué en Normandie à la tête de la 2ème division blindée deux mois plus tôt, il est le premier Français libre à entrer dans la capitale par la porte d'Orléans.

Le général von Choltitz, commandant les troupes allemandes, avait entamé deux semaines plus tôt l'évacuation de la ville en prévision de l'arrivée des alliés.

 

Le Général de Gaulle, chef du Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF)

Il a embarqué le 14 juin en Angleterre à bord du contre-torpilleur La Combattante. Il traverse la Normandie et parvient au château de Rambouillet. Il fait son entrée dans Paris le 25 août par la porte d'Orléans, à bord d'une Hotchkiss noire découverte (après avoir refusé une voiture blindée ayant appartenu à Pierre Laval). Sous les vivats de la foule amassée le long de la route, il rejoint d'abord la gare Montparnasse, où le Général Leclerc reçoit la capitulation du Commandant des forces allemandes de Paris.

http://histoireetculture.unblog.fr/2011/05/11/files/2011/05/librationdeparis.jpeg

De Gaulle s'installe ensuite au ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique, qu'il a quitté en 1940, et y établit le siège de la Présidence du Gouvernement. Il se rend à l'Hôtel de Ville où l'attendent la Municipalité provisoire (Comité Parisien de la Libération), le Comité National de la Résistance et des détachements de combattants.

Après les discours que lui adressent M. Marrane, au nom du Comité Parisien de la Libération, et M. G. Bidault, président du Comité National de la Résistance,le Général prononce une allocution improvisée devant une foule immense.

 

 

Repost 0
24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 23:01

Extrait du discours du général de Gaulle à l’hôtel de ville de Paris, le 25 août 1944 :

" Nous sommes ici. Nous sommes ici chez nous dans Paris levé, debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains. Non, nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes, nous le sentons tous, qui dépassent chacune de nos pauvres vies.

Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré !

Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière : c'est-à-dire de la France qui se bat. C'est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. "

 

Repost 0
23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 23:01

Le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, le carillon de l'église de Saint-Germain l'Auxerrois, en face du Louvre, donne le signal du massacre des protestants, à Paris et dans le reste du pays.

C'est le jour le plus noir des guerres de religion entre catholiques et protestants qui ont ensanglanté le pays pendant plus d'une génération. Il est devenu le symbole universel du fanatisme.

http://his.nicolas.free.fr/Ressources/Biblio/BManuelHdF1969/HdF1969_22ASaintBarthelemy_WEB.jpg 

Le massacre s’est prolongé pendant plusieurs jours dans la capitale, puis étendu à plus d'une vingtaine de villes de province durant les semaines suivantes.

 

Contexte :

La paix de Saint-Germain met fin à trois années de terribles guerres civiles entre catholiques et protestants. Cette paix est précaire car les catholiques les plus intransigeants ne l'acceptent pas.

 

Henri III de Navarre épouse Marguerite Valois, fille de Henri II de France et de Catherine de Medicis, le 18 août 1572.

Plusieurs célèbres protestants vinrent à Paris pour la célébration du mariage.

Très impopulaire, ce mariage renforce les droits du chef des protestants à la succession au trône de France, ce que les catholiques n'acceptent pas.

 

Le 22 août, l'amiral de Coligny, échappe à une tentative d'assassinat.

Très choqués après cet attentat, les protestants demandent au roi de rendre justice, et celui-ci accepte. Le fait que Charles IX promette de châtier le coupable de l'attentat contre un protestant induit le mécontentement des catholiques, dont les chefs quittent Paris.

 

L'ambiance dans la ville est donc exécrable. Paris est majoritairement catholique et très hostile aux protestants.

Or, la ville en contient plusieurs milliers, les chefs protestants sont venus assister au mariage entre Henri de Navarre et la sœur du roi (Charles IX), Marguerite, mariage qui était sensé représenter la réconciliation entre les deux camps.

 

Voir aussi : Les guerres de religion en France

 

 

Repost 0
22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 23:02

Le pacte Ribbentrop-Molotov

Le pacte germano-soviétique, connu aussi sous le nom de pacte Ribbentrop-Molotov (les deux ministres des Affaires étrangères qui ont négocié l'accord), était constitué de deux parties : un accord économique, signé le samedi 19 août 1939, qui prévoyait que l'Allemagne échangerait des biens manufacturés contre des matières premières soviétiques, et un pacte de non-agression d'une durée de 10 ans, signé le mercredi 23 août 1939, dans lequel l'Allemagne nazie et l'Union Soviétique se promirent de ne pas s'attaquer mutuellement.

Le pacte qui déclencha la Seconde Guerre mondiale

Tard dans la nuit du 23 août 1939, au Kremlin, le commissaire du peuple aux affaires étrangères, Viatcheslav Molotov, et le ministre allemand des affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, signèrent « un pacte de non-agression » (dont l’URSS niera l’existence jusqu’en 1989).

 

Ce pacte permit à l’Allemagne d’attaquer la Pologne sans crainte d’une intervention soviétique. Le 1er septembre, la Wehrmacht envahit la Pologne, suivie le 17 septembre par l’Armée rouge.

 

Rapprochement des dictatures

Les protocoles secrets adoptés au cours de la seconde visite de Ribbentrop à Moscou, le 28 septembre 1939, divisèrent l’Europe orientale en sphères d’influence.

En signant ce « traité d'amitié », les Russes ont volontairement scellé le destin de la Pologne, de la Bessarabie, de la Finlande et des pays baltes, partageant ainsi la responsabilité du déclenchement de la seconde guerre mondiale.

Les deux dictatures se proposent de régler, par voie de négociation bilatérale germano-soviétique, l'agression de la Pologne, le partage de son territoire et la suppression de l'Etat polonais.

Ces protocoles sont suivis de plusieurs accords organisant la collaboration germano-soviétique. Ils sont beaucoup moins connus mais lourds de sens.

 

Le pacte germano-soviétique laisse à penser que l’Allemagne nazie et l’Union soviétique étaient des régimes de même nature. Les points communs entre les deux systèmes totalitaires n'empêchent pas des différences dans leur massacre des élites polonaises. Les Allemands mettent en avant des critères raciaux et les Soviétiques des critères de classes.

 

Ce pacte prend fin le 22 juin 1941 lors de l'attaque de l'URSS par l'Allemagne hitlérienne au cours de l'Opération Barbarossa, ou « Barberousse ».

 

Le 23 septembre 2008, le Parlement européen qui a proclamé le 23 août, jour anniversaire de la signature du pacte germano-soviétique, « journée européenne de commémoration des victimes des crimes du stalinisme et du nazisme ».

 

Liens du jour :

Génocide - Shoah - Holocauste

Totalitarisme

Repost 0
22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 23:01

 

Traité entre l'Allemagne et l'Union des Républiques Soviétiques Socialistes du 23 août 1939

Le Gouvernement du Reich Allemand et

Le Gouvernement de l'Union des Républiques Soviétiques Socialistes

désireux de resserrer les liens de paix entre l'Allemagne et l'URSS, tout en s'appuyant sur les bases fondamentales de l'Accord de Neutralité conclu en 1926 entre leurs deux pays, sont parvenus à l'accord suivant :

 

Article Premier.

Les deux Parties Contractantes s'engagent à renoncer entre elles à tout acte de violence, à tout acte d'agression et à toute attaque, que ce soit individuellement ou bien en coalition avec d'autres puissances.

 

Article II

Si une des deux Parties Contractantes est attaquée par une tierce puissance, l'autre Partie Contractante ne devra en aucun cas aider cette tierce puissance.

 

Article III

Dans l'avenir, les Gouvernements des deux Parties Contractantes maintiendront entre eux un contact constant afin de se consulter et d'échanger des renseignements au sujet de problèmes affectant leurs intérêts communs.

 

Article IV

Aucune des deux Parties Contractantes ne se joindra à aucun bloc de puissances, qu'il soit dirigé directement ou indirectement contre l'autre Partie.

 

Article V

Si, entre les Parties Contractantes, des différends ou des conflits s'élèvent au sujet de problèmes divers, les deux Parties devront les régler à l'amiable par consultations ou, si c'est nécessaire, par l'intermédiaire de commission d'arbitrage.

 

Article VI

Le présent Traité est conclu pour une période de dix ans. Si une des Parties Contractantes ne le dénonce pas un an avant expiration, ce Traité sera automatiquement prorogé pour une autre période de cinq ans.

 

Article VII

Le présent Traité sera ratifié dans les délais les plus courts. Les ratifications seront échangées à Berlin. L'accord entrera en vigueur dés sa signature.

Fait en double expédition, en langues allemande et russe.

Moscou, le 23 août 1939.

 

Pour le Gouvernement du Reich Allemand  : V. Ribbentrop.

Avec les pleins pouvoirs du Gouvernement de l'URSS : V:Molotov.

 

 

Protocole Secret Supplémentaire du 23 août 1939

A l'occasion de la signature du Pacte de non-agression entre le Reich Allemand et l'Union des Républiques Soviétiques Socialistes, les plénipotentiaires soussignés de chacune des deux Parties discutèrent, en stricte confidence, la question de la limite de leurs zones respectives d'influence dans l'Europe de l'Est. Ces conversations amenèrent les conclusions suivantes :

1) Dans le cas d'un réarrangement territorial et politique dans les régions des Etats baltes (Finlande, Estonie, Lettonie, Lithuanie), la frontière nord de la Lithuanie représentera la limite des zones d'influence de l'Allemagne et de l'URSS. A cet égard, chaque Partie reconnaîtra l'intérêt de la Lithuanie dans la région de Vilnius

 

2) Dans le cas d'un réarrangement territorial et politique des régions appartenant à l'Etat polonais, les zones d'influence de l'Allemagne et de l'URSS devront être limitées approximativement par la Narew, la Vistule et la San.

 

La question de savoir si c'est dans les intérêts des deux Parties de maintenir un Etat polonais indépendant et comment un tel Etat devrait être limité ne pourra être définitivement réglée que dans le cours de développements politiques ultérieurs.

 

De toute façon les deux Gouvernements résoudront cette question au moyen d'un accord à l'amiable.

 

3) En ce qui concerne le Sud-Est de l'Europe, les Soviets attirent l'attention sur leur intérêt en Bessarabie. Les Allemands déclarèrent leur désintéressement politique complet dans ces régions.

 

4) Ce protocole sera traité comme strictement secret par les deux Parties.

 

Moscou, le 23 août 1939.

 

Pour le Gouvernement du Reich Allemand: v. Ribbentrop.

Avec les pleins pouvoirs du Gouvernement de l'URSS: V:Molotov.


 

Repost 0
21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:01

Dans la soirée du 22 août 1962, toutes les radios interrompent leurs émissions pour une information spéciale :
« Un attentat vient d'être dirigé contre le président de la République. Sa voiture a essuyé plusieurs rafales d'armes automatiques. Aucun des occupants n'a été atteint... »

 

L’attentat :

Le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, partisan de l’Algérie Française, organise une tentative d’assassinat, qu’il requalifiera de tentative d’enlèvement lors de son procès, du Président De Gaulle, lors d’un déplacement.

L’opération est appelée : « opération Charlotte Corday ».

 

Dans la soirée du 22 Août, la DS-19 du Président De Gaulle, accompagné de sa femme, quitte le palais de l’Elysée pour la base de Villacoublay pour Colombey-les-Deux-Eglises.

 

A hauteur du carrefour du Petit-Clamart, des hommes sortent des armes automatiques des fenêtres d’une estafette jaune garée au bord de la route. Très vite, la voiture présidentielle est victime de nombreux tirs violents. Le chauffeur du Président fait preuve d’un grand sang-froid et accélère malgré des pneus crevés.

100 mètres plus loin, la voiture est sujette à un nouveau tir d’armes automatiques provenant d’une Citroën ID-19 et est prise en chasse par les attaquants.

Encore une fois, le chauffeur, François Marroux, sous-officier de la Gendarmerie, maitrise la voiture et réussit à rejoindre Villacoublay.

 

De nombreux projectiles sont retrouvés a proximité du siège occupé par le Président. Mais aucun tir n’a fait de blessé.

 

L’enquête :

Les responsables de cet attentat sont très vite retrouvés. Selon l’enquête, le Lieutenant-colonel Bastien-Thiry, chef du commando, avait pour mission d’avertir ses complices de l’arrivée du convoi. 2 fusils-mitrailleurs volés au Camp de Satory par l’Adjudant Robin, sont découvertes. Elles auraient été utilisées par les 5 terroristes présents dans l’estafette jaune. 

Pendant l’enquête, il est clairement notifié de l’aide apporté au commando par un membre de l’Elysée. Jacques Cantelaube, qui avait démissionné de son poste de directeur de la sécurité du Président juste avant l’attentat, est accusé.

 

Le procès :

Le 28 janvier 1963, le procès débute au fort de Vincennes. 9 accusés sont présents lors de cette première audience. Les 6 autres sont accusés par contumace.

 

Le 4 mars, la Cour Militaire de Justice juge le Lieutenant-colonel Bastien-Thiry coupable de tentative d’assassinat sur le Président de la République. Bastien-Thiry ainsi qu’Alain de la Tocnaye et Jacques Prévost sont condamnés à mort.

Les autres accusés sont condamnés à différentes peines de prison avant d’être graciés par le Président.

Le 11 mars 1963, Jean-Marie Bastien-Thiry est fusillé par un peloton militaire au fort d’Ivry.

Il sera le dernier à subir en France la peine de mort par fusillade.

 

 

Repost 0
21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 09:59

Le tableau le plus célèbre du monde, la « Mona Lisa » peinte par Léonard de Vinci entre 1503 et 1506, a disparu de la Grande Galerie du Louvres ou elle était accrochée depuis 1804.

L’œuvre représente un buste, probablement celui de la florentine Mona Lisa del Giocondo.

la Joconde

 

Guillaume Apollinaire, dont un des amis a volé une statuette au Louvre, sera inculpé.

Mais, après deux ans de vaines recherches, le tableau sera retrouvé à Florence.

Son voleur, Vincenzo Perugia, un peintre en bâtiment, sera arrêté en tentant de revendre le tableau à un antiquaire.


 

Le 22 août 1911, à 7 heures du matin, deux balayeurs sont à l’ouvrage dans la salle où le chef-d'œuvre est exposé. Comme chaque jour, mus sans doute par une attraction irréversible, ils lèvent les yeux : Monna leur sourit dans son cadre. Avec regret, ils détachent leurs regards : le travail les attend.

 

Le même jour, alors que 9 heures sonnent à la grosse horloge du Louvre, le peintre Louis Béroud pénètre dans le musée, un carton à dessin sous le bras : il vient se livrer à l’étude de certains tableaux de la Renaissance italienne. C’est un habitué. Il se dirige droit vers l’emplacement de la Joconde. Mais, stupeur : le tableau a disparu ! Contrarié, il pense que la toile a changé de place pour une raison ou pour une autre. Plus irrité qu’inquiet, Béroud s’adresse au gardien de service : « Excusez-moi, savez-vous où est la Joconde ? » « La Joconde ? Mais, à sa place ! » « Non ! Elle n’y est plus ! ». Le gardien se précipite à son tour dans la salle. Il doit se rendre à l’évidence : entre la Sainte Catherine de Corrège et l’allégorie du Titien, la place est vide. Cette place où depuis tant d’année souriait Monna Lisa, la femme la plus célèbre du monde ! Affolé, le gardien ferme donne l’alarme ; on ferme les grilles du Louvre et l’on entreprend les recherches.

 

L’enquête commence. La police multiplie les interrogatoires. La presse se déchaîne et réclame que l’on prenne d’urgence les mesures nécessaires pour que le précieux chef-d'œuvre ne passe pas la frontière. Il n’a fallu que deux heures pour subtiliser la Joconde et plus de deux ans s’écouleront avant que ne soient retrouvés le voleur et le tableau. Toutes les pistes sur lesquelles se lancent les policiers s’effondrent les unes après les autres. L’enquête piétine tandis que les autorités craignent que, pris de panique, le voleur n’ait détruit le chef-d'œuvre de Léonard de Vinci. Deux années s’écoulent ainsi, mais voici qu’à l’automne 1913, un antiquaire italien, Alfredo Geri, entreprend d’organiser à Florence une exposition d'œuvre d’art. Il se déclare prêt à acquérir entre autres des tableaux anciens et donne une large publicité à son intention. Parmi les propositions qu’il reçoit, une lettre éveille ses soupçons : elle est signée par Vincenzo Léonardi et elle vient de Paris. L’auteur de cette lettre prétend qu’il est en mesure de lui céder ... la Joconde. D’accord avec monsieur Poggi, Directeur du Musée des Offices, l’antiquaire décide d’inviter Léonardi à Florence. Dès l’arrivée du mystérieux voyageur, les deux italiens se précipitent à l’hôtel où il est descendu. Léonardi ne fait pas de difficultés à leur montrer sa toile. C’est bien la Joconde qu’ils ont sous les yeux. Une demi-heure plus tard, le voleur, qui s’appelle en réalité Vincenzo Perrugia, est arrêté. C’est un miroitier qui avait travaillé au Louvres !

 

A l’interrogatoire, il révélera qu’il s’était laissé volontairement enfermer dans le musée au soir du 21 août 1911 pour voler la Joconde, et que ce faisant, il avait seulement cherché à réparer ce qui, à ses yeux était une injustice.

La Joconde avait vu le jour en Italie et c’est à l’Italie qu’elle appartenait. Il avait donc voulu la lui rendre !

Perrugia oubliait que Léonard de Vinci l’avait vendue à François Ier, roi de France, le plus normalement du monde...

 

Le 20 décembre 1913, Monna Lisa reprenait sa place au Louvre.

On a volé « la Joconde »


Repost 0
19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 23:01

Raymond Poincaré, avocat de Bar-le-Duc (Lorraine) et cousin germain du mathématicien Henri Poincaré, se signale à la Chambre des députés, au début de la IIIe République, par une sensibilité de gauche et un nationalisme ardent.

 Raymond Poincaré

Succédant au pacifiste Joseph Caillaux à la présidence du Conseil en janvier 1912, après l'affaire du Maroc, il n'a de cesse de préparer la « revanche » ou du moins de mettre la France en situation de résister à une agression allemande.

 

Il accélère le réarmement du pays, ce qui lui vaudra après la Grande Guerre le surnom de « Poincaré-la-guerre », et renforce les alliances avec la Russie et le Royaume-Uni.

Il poursuit ses efforts après son élection à la présidence de la République, le 17 janvier 1913.

 

Le 1er août 1914, il lance une formule qui se veut rassurante : « la mobilisation n'est pas la guerre » et le 4 août, une fois les hostilités engagées, plaide pour l'« Union sacrée ».

La formule fait florès mais lui-même, d'une apparence glaciale, a du mal à galvaniser les énergies. Il finit en 1917 par appeler au gouvernement son adversaire politique, Georges Clemenceau.

 

Après la guerre, il retrouve de janvier 1922 à juin 1924 la présidence du Conseil et, dans le souci d'une « exécution intégrale du traité de Versailles », il fait alors occuper la Ruhr pour obliger l'Allemagne à payer ses « réparations ». L'Allemagne entre dans une tourmente financière. La France est également touchée et la valeur de sa monnaie plonge de 50%.

Les élections du 11 mai 1924 amènent la victoire du Cartel des Gauches et son renvoi du gouvernement le 1er juin.

 

Raymond Poincaré est rappelé le 23 juillet 1926 pour pallier la catastrophe financière.

Il forme un cabinet d'union nationale et le 25 juin 1928, dévalue le franc.

Puis démissionne pour raison de santé le 26 juillet 1929, en pleine gloire.

Il décèdera le 15 octobre 1934 à Paris.


Repost 0
18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 23:01

Blaise Pascal s’éteint à l’âge de trente neuf ans et laisse inachevée son œuvre philosophique la plus importante : les « Pensées ».

http://www.todayinsci.com/P/Pascal_Blaise/PascalBlaiseThm.jpg 

Un génie précoce

Physicien, mathématicien, philosophe et écrivain français, Blaise Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand.

 Son père, Etienne Pascal, président à la Cour des Aides s'intéresse à la science. Sa mère, née Antoinette Begon meurt alors que le petit Blaise n'a que 3 ans. Très vite, l'enfant fait montre d'un génie extraordinaire.

A 12 ans, il apprend la géométrie. A 16 ans, il rédige un traité sur les coniques d'un niveau extrêmement élevé pour son âge. A 19 ans, il invente la première machine arithmétique qui effectue les additions et les soustractions.

Pascal a fait aussi des travaux importants sur les probabilités.

Il a été le premier à énoncer le principe de la démonstration par récurrence.

Il imaginera même les transports en commun.

 

Machine arithmétique de Pascal à six chiffres : la Pascaline

la Pascaline

 

Grand mathématicien et physicien, Pascal s’était détourné de la science après une expérience mystique.

Sa pensée, imprégnée de Jansénisme, met l’accent sur la supériorité de la Foi.

En 1659, il écrira les «  Pensées » (ouvrage à la gloire de la religion chrétienne).

 

Je retiendrai cette pensée de Pascal

« Dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu’ils se font haïr. »

 

 

Repost 0
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 23:01

Honoré de Balzac, né Honoré Balzac à Tours le 20 mai 1799, meurt à Paris le dimanche 18 août 1850, dans la rue Fortunée (qui porte désormais son nom).

Balzac (qui ajouta une particule à son nom en 1836) était issu de la petite bourgeoisie provinciale.

 

L’Auteur de la Comédie humaine s’éteint avant d’avoir pu achever son immense œuvre.

Il était épuisé par son intense travail d’écriture et les multiples voyages qui ont ponctués les sept dernières années de sa vie.

Romancier, dramaturge, critique littéraire, critique d'art, essayiste, journaliste, imprimeur, il a laissé une œuvre romanesque qui compte parmi les plus imposantes de la littérature française, avec 91 romans et nouvelles parus.

Honoré de Balzac

 

Refusé à l’Académie Française, il fut pourtant reconnu de son siècle, tant par les grands auteurs que par la foule. Celle-ci accompagnera d’ailleurs en masse le cortège funèbre.

 

Seules ses entreprises malheureuses dans l’édition et l’imprimerie l’auront empêché de jouir financièrement de son succès.

Repost 0
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 23:01

Le lundi 17 août 1908, soit 13 ans après l’invention du cinématographe, le premier dessin animé fait pour la société Gaumont, est dévoilé par son créateur.

Le Français Emile Cohl, de son vrai nom Emile Courtet, présente le premier dessin animé cinématographique "Fantasmagorie", au Théâtre du Gymnase à Paris.

 

La main du réalisateur apparaît, elle dessine – en blanc sur fond noir, comme sur un tableau d’école – un petit clown, le premier personnage de dessin animé (ce qui n’est pas sans rappeler « la linéa » série télévisée d'animation italienne diffusée à partir de 1977 dans L'Île aux enfants).

Le premier dessin animé fantasmagorie dessin la linéa dans L'Île aux enfants

Le clown de Courtet se dédouble en un être rondouillard qui tombe dans le vide et atterrit sur le fauteuil d’une salle de spectacle. Une dame portant un énorme chapeau à plumes s’installe devant lui. Comme elle gêne sa vision, il arrache les plumes une à une…

 

Les dessins sont filmés image par image.

Fantasmagorie est composé de quelques 700 dessins, dure 1 minute et 40 secondes et mesure 36 mètres (taille d'un court métrage).

 

À chaque image correspond un dessin entier.

En 1915, l'invention des cellulos, qui permettent de ne pas redessiner le décor en appliquant les dessins sur des feuilles transparentes de celluloïd, fera progresser les films d'animation.

 

 

20 ans plus tard, le 20 septembre 1928, Mickey fait sa toute première apparition dans un court dessin animé, "Plane Crazy". Mais il est encore à l'état d'ébauche et ne s'appelle pas "Mickey" mais "Mortimer".

La petite souris prendra son nom définitif dans le premier dessin animé sonore de Walt Disney "Steamboat Willie".

 

 

Repost 0
15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 23:01

1804 : Premières remises de légions d'honneur par Napoléon.

1807 : Le gaz éclaire Londres. Pour la première fois dans les rues de Londres, le gaz d'éclairage, obtenu par la distillation du bois, est utilisé

1924 : Le plan Dawes pour les réparations allemandes

1861 : Julie-Victoire Daubié devient la première femme française à obtenir le baccalauréat.

1888 : Naissance de Lawrence d'Arabie (Thomas Edward Lawrence), officier et écrivain britannique.

1940 : Le gouvernement de Vichy dissout les centrales syndicales ouvrières et patronales.

1951 : Décès de Louis Jouvet, comédien français

1960 : Indépendance de Chypre.

1977 : La mort du King. Le chanteur Elvis Presley, 42 ans, est victime d'un arrêt cardiaque à Graceland, sa maison de Menphis (Tennessee).

1995 : Le Concorde d'Air France bat le record de vitesse autour du monde dans le sens Ouest-Est (New York/New York) en 31 heures 27 minutes et 49 secondes.

2007 : record de température enregistrées au Mont Fuji : +18,2 °C alors que la moyenne annuelle est de de -6,5 °C et 8° pour le mois d'août uniquement.

 

Repost 0
14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 23:02

Adolescent, j’ai découvert les détails de ce fait majeur de l’histoire de la seconde guerre mondiale en ouvrant un bouquin poussiéreux de la bibliothèque familiale lors d'un été pluvieux.

Les cours d’histoire dont je me souviens insistaient sur le débarquement en Normandie. Pourtant grâce à la détermination du Général De Gaulle, le débarquement en Provence et la participation de soldats Français a permis à La France de retrouver sa totale liberté après la guerre.

 

Ce genre d’événements historiques méconnus (détaillé dans un second article) m’ont motivé à réaliser ce blog.

Repost 0
14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 23:01

Dès la conférence de Québec (août 1943), un plan américain de débarquement en Provence, complémentaire de celui de Normandie, a été étudié.

15 août 1944 Débarquement en Provence

À l'origine appelée Anvil (enclume en anglais), le nom a été changé en Dragoon par Winston Churchill car il était contre ce débarquement (il déclara y avoir été contraint = dragooned) préférant une percée des troupes déployées sur le front d'Italie vers les Balkans afin de prendre en tenaille l'armée allemande en Europe centrale et d'arriver à Berlin avant les Soviétiques.

Il s'oppose notamment à Charles De Gaulle, qui menace de retirer les divisions françaises du front italien. Les objectifs étaient de libérer Toulon, Marseille puis de remonter le Rhône jusqu'à effectuer la jonction avec les forces de l'opération Overlord débarquées en Normandie.

La ténacité de De Gaulle dans cette opération comme dans d’autres lors de la seconde guerre mondiale a permis à la France d’être indépendante de la Grande Bretagne et des États-Unis après 1945.

15 août 1944 carte Débarquement en Provence

Le débarquement de Provence débute par un parachutage de troupes suivi d’un débarquement sur la côte. Durant la nuit du 14 au 15 août, les commandos français sont débarqués sur les flancs du futur débarquement.

Au total, plus de 94.000 soldats et 11.000 véhicules ont été débarqués le premier jour.

L’opération, engageant plus de 300.000 hommes, est de moindre envergure qu’en Normandie mais elle obtient une avance plus rapide, les nazis ayant envoyé des renforts vers le nord.

 

Les villes de Marseille, Toulon ou même Grenoble, seront libérées en moins de dix jours.

 

Voir la vidéo


Repost 0
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 23:07

L'expression « tiers monde » fait référence à l'ensemble des pays africains, asiatiques, océaniens, européen ou du continent américain en carence de développement.

 

Alfred Sauvy, né à Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales) le 31 octobre 1898 et mort à Paris le 30 octobre 1990, est un économiste, démographe et sociologue français.

Le jeudi 14 août 1952, dans un article intitulé « Trois mondes, une planète » et publié dans l'hebdomadaire l' « Observateur » (l'actuel « Nouvel Observateur »), Alfred Sauvy emploie pour la première fois l'expression « tiers-monde »".

 

Son article, traitait des pays sous-développés en tant qu'enjeu des grandes puissances.

Selon lui, l'opposition du monde occidental et soviétique, nie l'existence d'un troisième monde, l'ensemble des pays sous-développés, d'ailleurs convoités par les deux blocs.

Il le compare au tiers-état de l'Ancien régime : l’article se terminait ainsi : « car enfin ce Tiers Monde, ignoré, exploité, méprisé, comme le tiers état, veut lui aussi être quelque chose ».

Le « Tiers Monde » est d'abord une formule pour désigner un ensemble de pays extrêmement hétérogènes, mais qu'unit le trait commun de n'avoir pas connu, pour des raisons diverses, la révolution industrielle au XIXème siècle.

 

Après leur accession à l’indépendance, certaines de ces jeunes nations d’Afrique et d’Asie tentèrent d’adopter une position politique de neutralité face au « premier monde », le monde « occidental », qui poursuivait une économie de marché, et au « deuxième monde », le monde socialiste, dont l’économie était dirigée par les gouvernements.

Ainsi l’expression Tiers monde commença à prendre une couleur économique et à désigner des pays à l’indépendance toute neuve, qui luttaient pour nourrir, loger, vêtir, éduquer leur population tout en exportant leurs matières premières et en faisant front à la pauvreté, à des conditions climatiques difficiles, à la guerre aussi bien qu’aux séquelles du colonialisme.

 

Alors même que l’expression était vulgarisée par les chercheurs et les journalistes dans les années soixante et soixante-dix, elle se chargea d’un sens nouveau.

On utilisa « Tiers monde » pour qualifier les pays « de couleur » relégués aux derniers rangs des nations pour raison d’instabilité sociale et économique. C’est ainsi que l’Amérique latine rejoignit le groupe des pays désignés par cette formule.

Derrière l’opposition entre le « premier monde » riche et le Tiers monde pauvre commencèrent à se profiler des sentiments de supériorité nationale et ethnique.

Repost 0
12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 23:01

Dans la forêt, alors que le jour se lève, un oiseau bleu annonce à toute la forêt la naissance d'un petit prince. Dans un bosquet d'arbustes, une biche vient de donner naissance à un faon. Réveillé par sa mère, ce dernier dit bonjour à tous les animaux regroupés en cercle autour de lui…

faon bambi gif

Le jeudi 13 août 1942, le cinquième long-métrage de Walt Disney est présenté à New-York.

« Bambi » raconte l'histoire d'un faon, avec ses amis, le putois Fleur et le lapin Panpan, qui deviendra prince de la forêt.

Ce film d’animation est l'adaptation du roman « Bambi » , Eine Lebensgeschichte aus dem Walde (Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois) de Felix Salten, paru en 1923.

 

Le travail sur ce dessin animé a commencé en 1937 par une adaptation du livre de Félix Salten. Mais, la Seconde Guerre mondiale et la réduction des effectifs des studios ont ralentis sa sortie.

Bambi n’arrivera en France que le 15 juillet 1947.

 

Bambi et Panpan : la scène culte sur la glace

 

 

 

Repost 0
11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 23:01

 

Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les Autorités de la République démocratique allemande (RDA) Commencent à couler du béton et à tendre des barbelés sur la ligne Qui separé à Berlin la zone sous occupation Soviétique de la zone sous occupation américaine, anglaise et française.

Au petit matin du 13 août, des barrages Provisoires furent mis en lieu autour du secteur d'occupation Soviétique Et Les itinéraires D'Coupées de Acces.

Des detachements de la la police militaire, de la Police des transports et des milices ouvrières stoppèrent le trafic à la frontière Avec Les Secteurs occidentaux de la ville.

 Mur de berlin

En interdisant la libre circulation Entre les deux partis de la ville, les sovietiques veulent bouchon l'émigration des Citoyens EST-Allemands et asphyxier économiquement Berlin-Ouest.

Entre 1949 et 1961, prés de 2,7 millions de Citoyens avaient Quitté la RDA et Berlin-Est.

 

Le «mur de la honte» tombera le 9 novembre 1989, annonçant la chute du communisme en Europe, et l'effondrement de l'URSS.

http://www.linternaute.com/voyage/destination/berlin/mur-de-berlin/reportage-mur-de-berlin/images/carte.jpg

 

Lien du jour: La construction du mur

 

 

Repost 0
10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 23:01

Le royaume du Cambodge, pour échapper à l'emprise du Siam (actuelle Thaïlande) et de l'Annam (actuel Viêt Nam), demande de l'aide à la France.

Napoléon III ne se fait pas prier pour répondre à sa demande et étendre par la même occasion la France d'outre-mer.

http://lh3.ggpht.com/_ku4SWr9wP4A/S1I0EAi8NqI/AAAAAAAALe4/Inhu5yFZdOo/carte-cambodge.jpg

Le petit royaume cambodgien, dont la civilisation rayonnait quelques siècles plus tôt sur l'ensemble de la péninsule indochinoise, échappe grâce à la France à un dépècement par ses deux puissants voisins, le Siam et l'Annam.

 

Par le traité de protectorat, le roi Norodom Ier s'interdit toute relation avec une puissance étrangère sans l'accord de la France et un résident général est installé à Pnom Penh, la capitale, à l'exécution du traité.

En 1887, le Cambodge est intégré à l'Indochine française et son roi perd ce qu'il lui restait d'autorité.

 

Le pays a recouvré une complète indépendance le 9 novembre 1953, sous le règne de Norodom Sihanouk, qui n'a cessé sa vie durant de cultiver de bonnes relations avec la France.

http://www.temples-angkor.fr/photos/carte_cambodge_2.jpg

Repost 0
9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 23:01

Au début du XIXe siècle, Étienne Bureau, petit-fils d'armateur, imagine un véhicule pour transporter les employés de son entreprise entre les bureaux situés rue Jean-Jacques Rousseau à Nantes, et les entrepôts des Salorges où se trouvent les services de la Douane.

 

Un autre Nantais, Stanislas Baudry, ancien officier de l'Empire, reprend l'idée d'Etienne Bureau.

Il met en place le même service pour attirer les clients dans ses bains publics. Mais des utilisateurs profitaient de sa ligne pour leurs déplacements en ville plutôt que pour venir aux bains.

Ce qui lui donna une nouvelle idée : le jeudi 10 août 1826, il lance son entreprise.

Le 30 septembre, l’activité commence réellement avec deux voitures suspendues pouvant recevoir chacune 16 personnes.

http://beuvry62photos.unblog.fr/files/2009/11/omnibus1.jpg

 

A Paris, le 30 janvier 1828 l'Entreprise Générale des Omnibus (EGO) est autorisée à exploiter des voitures destinées à « transporter à bas prix les habitants de certains points de la ville à d'autres points également fixés et en suivant des itinéraires fixés par la ville ».

 

Ces omnibus tractés par trois chevaux, comptaient 14 places assises réparties en trois classes. En 1853, cette capacité augmenta avec des voitures à impériales.

 

La principale entreprise d'omnibus fut la Compagnie Générale des Omnibus, créé en 1855 à Paris. Elle exploitait 25 lignes régulières portant chacune une lettre de l'alphabet.

 

En 1860, elle disposait de 503 omnibus et de 6.700 chevaux.

 

De nombreuses autres villes se sont dotées de réseaux d'omnibus, avant qu'ils ne soient supplantés par les tramways (à traction hippomobile également, puis à vapeur ou électriques).

 

Le mot omnibus est d'origine latine, signifiant « pour tous ».

On raconte que les véhicules stationnaient devant la boutique d'un chapelier nommé Omnes, dont l'enseigne indiquait Omnes Omnibus, profitant du jeu de mot : Omnes pour tous.

 

Lien du jour : Histoire des tramways et autres transports urbains

 

 

Repost 0
8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 23:01

Né à Saint-Malo, le navigateur français Jacques Cartier se voit chargé par François 1er de rechercher, au nord du Nouveau Monde, un passage vers l'Asie.

Au cours des trois voyages qu'il effectue entre 1534 et 1542, Cartier ne découvre pas ce passage mais il remonte le fleuve Saint-Laurent, découvre Montréal et Québec, rencontre des populations amérindiennes tels que les Algonquiens et les Iroquois avec qui il établit des relations cordiales.

 

Lors de son second voyage, il atteint le 9 août 1535 l'embouchure du Saint-Laurent, au nord de la baie de Gaspésie.

Bercé d'illusions, il croit avoir découvert le passage du Nord-Ouest mais se rend compte de son erreur en constatant que l'eau s'adoucit à mesure qu'il remonte vers l'ouest.

 

Il baptise le fleuve d'après le saint du... lendemain, Saint-Laurent.

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0020/m502004_92de979_p.jpg

Il baptise aussi le pays du nom de Canada, d'après un mot indien qui désigne un village.

Il a réussi à convaincre le roi François Ier de financer un voyage pour découvrir le passage par le nord entre l'Océan Atlantique et Pacifique.

Il ramènera de son voyage, des cartes et deux « Indiens ».

Le roi impressionné donnera son accord pour qu'il entreprenne plus avant son expédition. Jacques Cartier viendra remonter le Saint-Laurent l'année suivante.

http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/h3/f1/nlc001743-v6.jpg

 

Repost 0
7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:02

3ème guerre de religion

La guerre reprend en septembre 1568 après que la régente Catherine de Médicis ait lancé un ordre d'arrestation contre les chefs protestants Condé et Coligny. La noblesse catholique remporte une première victoire sur les protestants à Jarnac le 13 mars 1569, au cours de laquelle est tué le prince de Condé (après qu'il se soit constitué prisonnier), et une autre victoire à Moncontour le 3 octobre 1569.

 

Le 8 août 1570, un édit royal de Charles IX ramène la paix civile.

roi Charles IX 

Pour mettre un terme aux hostilités entre protestants et catholiques, l’édit octroie à nouveau la liberté de culte aux protestants, dans une limite territoriale.

C’est « la paix de Saint-Germain ».

 

Après une troisième guerre entre catholiques et protestants, qui voit la nomination d’Henri de Bourbon (futur Henri IV) comme chef des protestants, la paix de Saint-Germain, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard de Coligny accorde aux protestants une liberté limitée de pratiquer leur culte dans les lieux où ils le pratiquaient auparavant ainsi que dans les faubourgs de 24 villes.

 

Cognac, La Rochelle, Montauban, et La Charité-sur-Loire sont consenties comme places de sûreté aux huguenots.

Repost 0
7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:01

De 1561 à 1598, la France souffre des guerres entre la majorité catholique, fidèle au pape et à la dynastie, et la minorité protestante (on dit aussi « réformée »), disciple de Calvin.

1ère guerre de religion (1561-1563)

2ème guerre de religion (1567-1568)

3ème guerre de religion (1568-1570)

4ème guerre de religion (1572-1573)

5ème guerre de religion (1574-1576)

6ème guerre de religion (1576-1577)

7ème guerre de religion (1579-1580)

8ème guerre de religion (1585-1598)

 

Repost 0
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 23:01

Le mont Blanc s'élève au cœur du massif du Mont-Blanc et constitue le point culminant de la chaîne des Alpes. C'est également le plus haut sommet d'Europe occidentale, ce qui lui vaut le surnom de Toit de l'Europe. Il se situe à cheval entre la France et l'Italie.

http://www.lesia.obspm.fr/perso/jean-marie-malherbe/panoramas1/pano-MB-2006/Chaine-Mont-Blanc.JPG

Le 7 août 1786, le médecin Michel Paccard (29 ans), passionné de botanique, entreprend avec Jacques Balmat (24 ans), son accompagnateur, la première ascension du Mont Blanc (le point culminant des Alpes - 4809 mètres - appartient à ce moment-là au royaume de Piémont-Sardaigne comme l'ensemble de la Savoie).

 

Ils ont relevé le défi d’Horace Bénédict de Saussure :

Nul n'avait encore songé à escalader le Mont Blanc, qualifié de montagne maudite par les Savoyards, jusqu'à ce qu'un jeune étudiant genevois, Horace Bénédict de Saussure, découvre en 1760 le village de Chamonix, à ses pieds, et se laisse séduire par les sommets.

À 46 ans, devenu un savant et un notable, il offre une prime aux premiers hommes qui vaincraient le plus haut sommet d'Europe. Lui-même attendra un an avant de réaliser le rêve de sa vie, avec 18 guides dont Balmat, chargés d'instruments scientifiques.

 

Le 8 août 1786, à 18 h 23, à force de volonté, ils parviennent ensemble au sommet.

Cette ascension marque le début de l'alpinisme.

Les deux hommes ont aujourd'hui leurs statues sur la place de Chamonix.

statues sur la place de Chamonix jacques-balmat-et-michel-paccard.jpg


Repost 0

Sites et blogs incontournables logo

Rechercher

Calendrier lunaire