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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 23:02

En France, une loi abaisse l'âge de la majorité civile qui passe de 21 à 18 ans.

Cette décision ne fut pas celle d'un révolutionnaire !

C’était une promesse électorale du candidat Valéry Giscard d’Estaing qui l’a mise en application par une loi votée le vendredi 5 juillet 1974 et parue au Journal Officiel le 7 juillet.

Depuis les événements de mai 1968, « l'âge légal à partir duquel une personne devient pleinement capable de faire valoir ses droits » était jugé trop tardif.

Valéry Giscard d’Estaing 1974 

La majorité civile ou majorité légale ou encore simplement majorité est l'âge auquel un individu est juridiquement considéré comme civilement capable et responsable, c'est-à-dire essentiellement l'âge auquel il est capable de s'engager dans les liens d'un contrat ou d'un autre acte juridique.

 

Lien du jour :

Loi n°74-631 du 5 juillet 1974 fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 23:01

Independence Day

Réunis à Philadelphie pour un nouveau Congrès, les représentants des colonies anglaises d'Amérique du Nord adoptent leur Déclaration d'indépendance.

Déclaration d'indépendance des états unis

Principalement écrit par Thomas Jefferson, John Adams et Benjamin Franklin, le texte est voté par toutes les délégations, excepté celle de New York qui ne l'approuvera que quelques jours plus tard.

Thomas Jefferson

Cette journée marque la rupture définitive des treize colonies avec le Royaume-Uni.

Pourtant la guerre d'Indépendance est loin d'être terminée : de nombreux Nord-américains sont encore fidèles à la couronne d'Angleterre et les Britanniques ne sont pas prêts à abandonner leurs colonies.

Le conflit ne s'achèvera qu'avec la signature des traités de Versailles et de Paris le 3 septembre 1783.

L'anniversaire de ce jour a mérité de devenir la fête nationale des États-Unis d'Amérique même s'il n'a pas consacré l'indépendance effective du pays, qui attendra le traité de Versailles.


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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 23:01

Le Tour de France a cinquante ans et met en place une nouveauté : le maillot vert qui apporte un nouvel enjeu à la course.

Ce dernier récompense le meilleur sprinter évalué par un système de classement par points. Ainsi, le maillot jaune (créé en 1919), qui revient au premier du classement général, n’est plus le seul prix convoité du Tour de France.

maillot vert tour de france

 

Le maillot vert récompense le meilleur sprinteur. Les cyclistes reçoivent un certain nombre de points en fonction de leur place dans le sprint d'arrivée de l'étape (par exemple : 35 points pour le 1er, 30 pour le 2ème, 26 pour le 3ème…).

Par ailleurs, des sprints intermédiaires (2 ou 3) ponctuent les étapes. Les 3 premiers coureurs qui passent la "fausse ligne " du sprint recueillent 6, 4 et 2 points.

 

Le 1er maillot vert de l'histoire sera remporté par le Suisse Fritz Schaer.

 

Le maillot à pois (blanc à pois rouges) attribué au meilleur grimpeur, ne fait son apparition qu'en 1975.

La même année le maillot blanc, récompense le meilleur jeune du Tour, fait aussi son apparition.

En 1968, le maillot du meilleur sprinter était rouge !

 

Voir également : 1 juillet 1903 - Départ du premier Tour de France

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Par Archimède - dans Sport
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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 23:01

Le général allemand à la retraite Ferdinand Von Zeppelin, s'envole à bord d'un ballon dirigeable de son invention au dessus du lac de Constance en Allemagne.

L'aérostat de 128 mètres de long, baptisé L21, a parcouru 6 kilomètres en 18 minutes à 400 mètres d'altitude. Pour Zeppelin, c'est l'aboutissement de près de 25 ans de travail.

zeppelin premier vol zeppelin premier vol

 

Liens du jour :

Zeppelin mot éponyme de son inventeur

29 janvier 1916 : Un Zeppelin allemand bombarde Paris

 

Les dirigeables refont leur apparition

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 23:01

Le lundi 1 juillet 1901, le président du Conseil Pierre Waldeck-Rousseau a fait voter une loi « relative au contrat d'association ».

Désormais toute association doit être déclarée si elle veut jouir de ses droits juridiques.

Avant cette date, il fallait une autorisation royale pour constituer une association.

Même après la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, rien n'était prévu pour les associations.

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/loi-1901/images/loi1901-jo1.jpg

Une association dite ” loi de 1901 ” doit remplir plusieurs conditions :

  • être composée d'au moins 2 personnes ;
  • doit avoir un autre but que de partager des bénéfices ;
  • l'activité de l'association ne doit pas enrichir directement ou indirectement l'un de ses membres.

 

Lien du jour : Texte de la loi de 1901

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 23:06

Tout commence le 30 juin en juin 1764 où une jeune femme des environs de Langogne gardant son troupeau de bœufs, proche du bourg, est attaquée par "une bête féroce".

Les bœufs ayant chargé la bête, celle -ci s'enfuit sans terminer sa besogne alors que les chiens s'étaient enfuis rapidement. La femme rentra chez elle, très émue et le corsage en lambeaux.

Le loup étant encore présent en Gévaudan, cette attaque fut rapidement attribuée à ce dernier, laissant de côté les aspects terrifiants du témoignage.

La bête du Gévaudan 

Quelques semaines plus tard, plusieurs attaques eurent lieu, d'abord près de Saint-Etienne-de-Lugdarès en Vivarais (Jeanne Boulet, fillette de 14 ans dévorée, sera reconnue la première victime de la bête malgré d'autres cas similaires), puis au Masméjean de La Bastide (fille de 15 ans, le 8 août), au Cheylard l'évêque (un garçon de 15 ans, le 1er septembre), aux choisinets (un petit vacher, le 16 septembre), aux Thorts de Rocles (fillette de 12 ans, le 29 septembre).

Puis les attaques s’accélèrent : près d’une quinzaine de personnes sont tuées jusqu’à la fin de l’année.

Au total, entre 88 et 124 victimes furent tuées et près de 75 seulement agressées sur 3 ans.

Les chiffres varient suivant les interprétations des diverses recherches effectuées.

A chaque fois, les victimes sont retrouvées complètement défigurées, les corps déchirés, les vêtements en lambeaux parfois retrouvés en plusieurs endroits.

 

Les survivants parlent d’une bête énorme, un loup géant et sanguinaire.

C'est alors que commenceront un certain nombre de battues, ordonnées d'abord par les autorités locales... puis soutenues par la suite par le roi Louis XV lui-même... afin d'éviter de perdre le contrôle de la situation et de créer un état de crise supplémentaire au sein de la population.

Ces battues ont pour but de retrouver un loup aux proportions surdimensionnées, coupable idéal de ces attaques atroces.

Malheureusement, ces battues décimeront peu à peu la population des loups mais les attaques de la Bête se poursuivent jusqu’en juin 1767.

La bête du Gévaudan

La bête est morte ?

En juin 1767, un grand loup est tué lors d’une chasse et les attaques cessent définitivement.

Les rumeurs ne s’arrêtent pas pour autant : certains habitants affirment qu’ils ont vu la bête en compagnie d’un homme et qu’il pourrait s’agir d’un animal dressé.

Selon certaines hypothèses, la bête servirait à masquer soit des crimes commis par une bande de tueurs, soit un complot destiné à affaiblir l’autorité du roi…

De nos jours encore, le mystère demeure, alimentant de vives discussions entre passionnés qui défendent chacun leur thèse.

Ce qui est certain, c'est qu'un ensemble d'évènements meurtriers, ayant des liens de similitudes, ont eu lieu durant ces 3 ans

La bête du Gévaudan

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 23:00

Tahiti est la plus grande et la plus célèbre des îles Sous-le-Vent, dans l'archipel de la Société (1.000 km2 et aujourd'hui 200.000 habitants).

 

Séduit par l'accueil de ses habitant(e)s, des Polynésiens à la peau cuivrée, l'explorateur Bougainville, en 1768, l'a baptisée « Nouvelle-Cythère ».

 

Au siècle suivant, l'île a fait l'objet d'une concurrence entre missionnaires protestants (britanniques) et catholiques (français). Devançant les Anglais, un officier de marine, l'amiral Dupetit-Thouars, a imposé en 1842 le protectorat de la France à la reine Pomaré IV.

Il aurait souhaité une annexion pure et simple de l'île mais le roi Louis-Philippe s'y était refusé.

 

Le mardi 29 juin 1880, le fils et successeur de la reine Pomaré cèdera enfin ses droits à la République française, laquelle créera avec Tahiti et les autres îles et archipels de la Polynésie une nouvelle colonie.

La Polynésie française est aujourd'hui un territoire d'outre-mer autonome.

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 23:01

Le 28 juin 1914, l'archiduc François-Ferdinand, prince héritier du trône d'Autriche-Hongrie, et son épouse sont assassinés à Sarajevo par un nationaliste serbe, Gavrilo Princip (19 ans).

http://patrickseitert.unblog.fr/files/2008/11/untitled.bmp

Préparation de l’attentat de Sarajevo

Tout commence à Belgrade, capitale de la Serbie, où le chef des services de renseignements, le colonel Dimitrievitch, manipule une organisation secrète terroriste : La Main Noire. Celle-ci prône la réunion de tous les Slaves du Sud (on dit aussi Yougoslaves) autour de la Serbie, principal état slave des Balkans.

 

L'assassin et ses complices sont des jeunes gens pauvres originaires de Bosnie-Herzégovine, ancienne province ottomane, (dont Sarajevo est la capitale), devenue un protectorat de Vienne avant d'être annexée par l'Autriche-Hongrie le 5 octobre 1908.

 

Pour faire avancer la cause yougoslave, Princip et cinq amis, projettent de leur propre initiative d'assassiner un haut fonctionnaire autrichien.

Mais apprenant l'arrivée à Sarajevo de François-Ferdinand, l'héritier du vieil empereur d'Autriche François-Joseph 1er (84 ans), ils se disent qu'il fera encore mieux l'affaire !

 

Prémices de la Première guerre mondiale

Le début du 20ème Siècle a vu 2 blocs se créer, la triple entente (Angleterre, France, Russie) et la triple alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie). Les tensions sont allées croissantes jusqu'en 1914. Depuis le début du siècle, tous les pays belligérants, accumulent des armements de plus en plus meurtriers, au cas où.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fe/Map_Europe_alliances_1914-fr.svg/800px-Map_Europe_alliances_1914-fr.svg.png

 

La mèche a été allumée par un étudiant Serbe, qui tue l'archiduc d'Autriche.

Cet attentat est le prétexte que vont utiliser quelques semaines plus tard les grandes puissances européennes pour s'entredévorer...

L'Autriche déclare la guerre à la Serbie. Celle ci est soutenue par la Russie qui rentre en guerre le 30 juillet, et c'est l'engrenage.

En France, la mobilisation générale est décrétée le premier août.

Ce sont 1.700.000 hommes qui s'en vont en guerre au mois d'août, sûrs de revenir dans 2 mois.

 

 

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 23:01

27 juin 1462 : Naissance à Blois de Louis XII, roi de France de 1498 à 1515 (décédé le 1er janvier 1515).

Louis XII

27 juin 1550 : Naissance à Saint-Germain-en-Laye de Charles IX, roi de France de 1560 à 1574 (décédé le 30 mai 1574).

roi Charles IX

27 juin 1894 : Jean Casimir-Périer président de la République

Après l'assassinat de Sadi Carnot, les parlementaires élisent à la présidence de la République, le 27 juin 1894, Jean Casimir-Périer (47 ans), petit-fils d'un président du Conseil de Louis-Philippe 1er.

L'élu est à l'origine des lois répressives (« lois scélérates ») qui ont motivé le meurtre de Sadi Carnot !

Il va démissionner au bout de six mois sur un réquisitoire de Jean Jaurès.

Sous sa présidence est arrêté un certain capitaine Alfred Dreyfus...

Jean Casimir Périer

27 juin 1905 : Mutinerie du Potemkine  
Le 27 juin 1905, dans la mer Noire, une mutinerie éclate à bord du Potemkine, principal cuirassé de la flotte russe de la mer Noire.

Le drame commence avec une histoire de viande avariée : protestations des marins ; menaces des officiers...

Cet épisode secondaire de la première Révolution russe va plus tard accéder au rang de mythe historique (grace notament à un film à lui consacré par le réalisateur Eisenstein).

Potemkine


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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 23:06

Le 26 juin 1945, à San Francisco, les représentants de 51 pays fondent l'Organisation des Nations Unies (ONU).

Promise dès 1941 par Roosevelt et Churchill, l'ONU remplace la Société des Nations (SDN).

Issue de la Première Guerre mondiale, la SDN avait failli dans sa mission de paix en partie parce que les États-Unis avaient renoncé à y entrer.

http://acoeuretacris.a.c.pic.centerblog.net/05107c50.jpg 

L'ONU naît alors que l'Allemagne vient de capituler et que se poursuit la guerre contre le Japon.

Son siège est fixé à New York, preuve que les États-Unis sont cette fois décidés à assumer leurs responsabilités mondiales.

 

L'Organisation des Nations unies comprend six organes principaux :

  1. L'Assemblée générale : 192 membres aujourd'hui, avec le même droit de vote, qu'il s'agisse de la Chine ou du micro-État de Nauru (État insulaire d'Océanie situé en Micronésie et composé d'une unique île peuplée de 9 267 habitants) ;
  2. Le Secrétariat, chargé du bon fonctionnement de l'ONU, avec à sa tête le Secrétaire général des Nations unies (10.000 fonctionnaires et un budget de 4 milliards de dollars) ;
  3. Le Conseil de tutelle, chargé de surveiller les territoires placés sous tutelle ;
  4. Le Conseil économique et social ;
  5. Le Conseil de sécurité ;
  6. La Cour internationale de justice (CIJ), chargée de régler les litiges entre les États.

En plus de ces six organes principaux, l'ONU a créé au fil du temps de nombreuses agences spécialisées comme l'OMS pour la santé ou l'UNESCO pour la coopération internationale en matière de développement de l'éducation, des sciences et de la culture mais aussi l'UNICEF pour les enfants.

gifs Monde drapeaux onu

Le Conseil de sécurité réunit dix membres tournants et des membres permanents.
Aux quatre membres permanents de 1945 (États-Unis, URSS/Russie, Royaume-Uni, France) s'ajoute aujourd'hui la Chine.

 

Le Conseil peut sanctionner des États fautifs et même autoriser une action militaire comme ce fut le cas en 1991 suite à l'invasion du Koweit par l'Irak, mais sa capacité d'action est limitée par le droit de veto des cinq membres permanents.

 

À la différence de la SDN, l'ONU dispose d'une force militaire, les « Casques bleu ».

ONU tous les drapeaux du monde

« L'ONU n'a pas créé le paradis, mais elle a évité l'enfer », a déclaré son deuxième secrétaire général, le Suédois Dag Hammarskjöld...

 


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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 23:02

 

Le 13 juin 1940, Pétain est déjà l’homme fort : lors du Conseil à Tours, il déclare que la guerre est perdue, qu’il faut demander sans délai l’armistice. Il devient du coup le chef de l’opposition à Reynaud.

Le lendemain, après avoir rompu le front de la Somme, les Allemands entrent dans Paris.

Le 16 juin, la ligne Maginot, prise à revers, s’effondre et les Allemands sont sur la Loire.

Le 17 juin, Pétain s'adresse à la radio aux Français : « Je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur. C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat. ». S’engage une lutte terrible entre les partisans d’un armistice et les tenants de la continuation de la guerre par le transfert des pouvoirs publics en Afrique du Nord.

Le 18, parti à Londres, De Gaulle Lance son célèbre appel à poursuivre le combat.

Le 20 juin Pétain parle à nouveau à la radio, donnant le ton de la future politique française : « J'ai demandé à nos adversaires de mettre fin aux hostilités. ...» Le même jour, à la tête d’une délégation de parlementaires, Laval force la porte de Lebrun et l’oblige au cours d’une scène d’une rare violence à renoncer au projet de transporter le gouvernement en Afrique du Nord.

Deux jours plus tard, à 18h35, une délégation française menée par le général Hunzinger signe l’armistice à Rethondes.

 

Le mardi 25 juin 1940, Pétain annonce à la radio l’entrée en vigueur de l'armistice : Voir ce que l’on a nommé « l’appel de Pétain ».

 

Le 29 juin, après avoir hésité entre diverses solutions (Clermont, Lyon, Vichy), le gouvernement Pétain s’établit à Vichy.

Le 2 juillet, le gouvernement s’installe à Vichy.

Le 4 juillet, le Conseil des ministres adopte à la demande de Laval le projet de nouvelle constitution donnant plein pouvoir à Pétain.

Le 11 juillet, l'Acte Constitutionnel n°1 fait de Pétain le chef de l'« Etat français », nouveau régime qui remplace la République.

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 23:01

« Je m'adresse aujourd'hui à vous, Français de la Métropole et Français d'outre-mer, pour vous expliquer les motifs des deux armistices conclus, le premier avec l'Allemagne il trois jours, le second avec l'Italie.

 

Ce qu'il faut d'abord souligner, c'est l'illusion profonde que la France et ses alliés se sont faite sur la véritable force militaire et sur l'efficacité de l'arme économique : liberté des mers, blocus, ressources dont ils pouvaient disposer. Pas plus aujourd'hui qu'hier on ne gagne une guerre uniquement avec de l'or et des matières premières. La victoire dépend des effectifs, du matériel et des conditions de leur emploi. Les événements ont prouvé que l'Allemagne possédait, en mai 1940, dans ce, domaine, une écrasante supériorité à laquelle nous ne pouvions plus opposer, quand la bataille s'est engagée, que des mots d'encouragement et d'espoir.

 

La bataille des Flandres s'est terminée par la capitulation de l'armée belge en, rase campagne et l'encerclement des divisions 'anglaises et françaises. .'Ces dernières se sont battues bravement. Elles formaient l'élite de notre armée ; malgré leur valeur, elles n'ont pu sauver une partie de leurs effectifs qu'en abandonnant leur matériel.

 

Une deuxième bataille s'est livrée sur l'Aisne et sur la Somme Pour tenir cette lignée soixante divisions françaises, sans fortifications, presque sans chars, ont lutté contre 150 divisions d'infanterie et 2 divisions cuirassées allemandes. L'ennemi, en quelques jours, a rompu notre dispositif, divisé nos troupes en quatre tronçons et envahi la majeure partie du sol français.

 

La guerre était déjà gagnée virtuellement par l'Allemagne lorsque l'Italie est entrée en campagne, créant contre la France un nouveau front en face duquel notre armée des Alpes a résisté.

 

L'exode des réfugiés a pris, dès lors, des proportions inouïes. Dix millions de Français, rejoignant un million et demi de Belges, se sont précipités vers l'arrière de notre front, dans des conditions de désordre et de misères indescriptibles.

 

A partir du 15 juin, l'ennemi, franchissant la Loire, se répandait a son tour sur le reste de la France.

 

Devant une telle épreuve, la résistance armée devait cesser. Le Gouvernement était acculé à l'une de ces deux décisions : soit demeurer sur place, soit prendre la mer. Il en a délibéré et s'est résolu à rester en France, pour maintenir l'unité de notre peuple et le représenter en face de l'adversaire. Il a estimé qu'en de telles circonstances, soit devoir était d'obtenir un armistice acceptable, en faisant appel chez l'adversaire au sens de l'honneur et de la raison.

 

L'armistice est conclu, le combat a pris fin. En ce jour de deuil national, ma pensée va à tous les morts, à tous ceux que la guerre a meurtris dans leurs chairs et dans leurs affections. Leur sacrifice a maintenu haut et pur le drapeau de la France. Qu'ils demeurent dans nos mémoires et dans nos coeurs 1

 

Les conditions auxquelles nous avons dû souscrire sont sévères.

 

Une grande partie de notre territoire va être temporairement occupée. Dans tout le nord et dans l'ouest de notre pays, depuis le lac de Genève jusqu'à Tours, puis le long de la côte, de Tours -aux Pyrénées, l'Allemagne tiendra garnison. Nos armées devront être démobilisées. Notre, matériel remis à l'adversaire, nos fortifications rasées, notre flotte désarmée dans nos ports. En Méditerranée, des bases navales seront démilitarisées. Du moins l'honneur est-il sauf. Nul ne fera usage de nos avions et de notre flotte. Nous gardons les unités terrestres et navales nécessaires au maintien de l'ordre dans la métropole et dans nos colonies. Le gouvernement reste libre,' la. France ne sera administrée que par des Français.,

 

Vous étiez prêts à continuer la lutte, je le savais. La guerre était perdue dans la métropole ; fallait-il la prolonger dans nos colonies ?

 

Je ne serais pas digne de rester à votre tête si j'avais accepté de répandre le sang français pour prolonger le rêve de quelques Français mal instruits des conditions de la lutte. Je n'ai pas voulu placer hors du sol de France ni ma Personne, ni mon espoir.

Je n'ai pas été moins soucieux de nos colonies que de la métropole. L'armistice sauvegarde les liens qui l'unissent à elle. La Franc a le droit de compter sur leur loyauté.

 

C'est vers l'avenir que, désormais, nous devons tourner nos efforts. Un ordre nouveau commence. Vous serez bientôt rendus à vos foyers. Certains auront à le reconstruire.

 

Vous avez souffert.

 

Vous souffrirez encore. Beaucoup d'entre vous ne retrouveront pas leur métier ou leur maison. Votre vie sera dure. Ce n'est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. La terre, elle, ne ment pas. Elle demeure votre recours. Elle est la patrie elle-même. Un champ qui tombe en friche, c'est Une portion de France qui meurt. Une jachère de nouveau emblavée, c'est une portion de France qui renaît. N'espérez pas trop de l'Etat qui ne peut donner que ce qu'il reçoit. Comptez pour le présent sur vous-mêmes et, pour l'avenir, -sur les enfants que vous aurez élevés dans le sentiment du devoir.

 

Nous avons à restaurer la France. Montrez-la au monde qui l'observe, à l'adversaire qui l'occupe, dans tout son calme, tout son labeur et toute sa dignité. Notre défaite est venue de nos relâchements. L'esprit de jouissance détruit ce que l'esprit de sacrifice a édifié. C'est à un redressement intellectuel et moral que, d'abord, je vous convie. Français, vous l'accomplirez et vous verrez, je le jure, une France neuve surgir de votre ferveur. »

hitler pétain

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 23:01

 

Napoléon 1er envahit la Russie sans déclaration de guerre préalable. Il franchit le Niemen (fleuve coulant sur les territoires actuels de la Biélorussie, de la Lituanie et de la Russie) avec ses troupes.

http://anapophil.free.fr/DECLIN/niemen1812.jpg 

L'Europe avant la campagne de Russie

En 1812, Napoléon était l’homme le plus puissant du continent Européen, maitre d’un empire s’étendant de la péninsule ibérique à la Pologne et de la baltique à l’Italie.

En avril, le Tsar Alexandre, qui avait concentré des troupes à la frontières avec le Grand Duché de Varsovie depuis 1811, adressa un ultimatum à Napoléon : les Français devaient évacuer séance tenante l'ensemble de la Pologne et se retirer derrière l'Elbe. En réponse, Napoléon et son immense armée passèrent à l’attaque.

états alliés de la france empire 1812

Le jeudi 24 juin 1812, la « Grande Armée », forte de 600.000 hommes, en grande partie fournis par les états annexés à la France, traverse le Niémen et force les frontières de l'empire du tsar Nicolas 1er.

Les troupes napoléoniennes pénètreront sans difficulté à l'intérieur de la Russie jusqu'à Moscou.

 

Le 18 Août : Entrée dans Smolensk ; les russes font sauter la ville et les combats sont rares.

7 Septembre : Bataille de la Moskova, les effectifs de la Grande Armée ne s’élèvent plus qu’à 130.000 car usés par 3 mois de marche ! ! Les russes se replient en bon ordre…

Bien que l’issue de la bataille ait tourné en faveur des français ; on déplore des dizaines de milliers de morts et blessés de part et d’autre.

14 Septembre : Entrée dans Moscou presque déserte ; la résistance est très faible.

16 Septembre : Durant la nuit des policiers russes incendient la ville sur ordre du gouverneur Rostopchine.

19 octobre : Face à la résistance moscovite et au refus des Russes de négocier, Napoléon fut contraint d'ordonner la retraite. Cette opération tournera au désastre en raison de la rigueur de l'hiver et du manque de ravitaillement.

27 novembre : Les Français, harcelés par l'ennemi et souffrant du froid, atteignent les rives de la Bérézina. Cependant, les Russes avaient coupé les ponts surplombant la rivière, coupant ainsi la retraite de la Grande armée.

28 novembre : Les troupes russes, changeant de stratégie, attaquèrent la rive droite du fleuve, mais furent finalement repoussés par les Français.

Ce même jour, la Grande armée reçut l'ordre de traverser, Napoléon annonçant son intention de détruire les ponts le lendemain matin.

Malgré les multiples mises en garde annoncées par l'Etat-major, de nombreux trainards préfèrent attendre le matin du 29 novembre pour traverser. Cependant, soucieux de protéger la retraite de la Grande armée, Napoléon ordonna la destruction des deux ponts vers 9 heures du matin.

Plus d’un millier de retardataires, paniqués, se jetèrent dans les flammes ou furent contraints de traverser la rivière à la nage.

http://boulesteix.blog.lemonde.fr/files/2010/03/berezina.1269278972.jpg

5 décembre : Le commandement de l'armée est confié à Joachim Murat. Napoléon Ier part pour Varsovie. 6 décembre : Débâcle de l'armée française ; la température est de -36°C.

La campagne de Russie, qui a coûté 300.000 hommes, s’achève par une immense déroute à travers la Lithanie, la Prusse, le Brandebourg, la Saxe.

http://napoleonbonaparte.files.wordpress.com/2007/08/blog-portraits-de-napoleon-bonaparte.jpg


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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 23:01

 

23 juin 1848 : Insurrection ouvrière à Paris

À Paris, le 23 juin 1848, au point du jour, une foule s'ébranle sur la place de la Bastille, au pied de la colonne de Juillet. Guidé par un dénommé Pujol, au cri de : «La Liberté ou la Mort», elle commence de dresser des barricades. Il va s'ensuivre trois jours de violents combats avec la troupe.

Au terme de ces émeutes de la faim provoquées par la fermeture des Ateliers nationaux et le licenciement de 120.000 ouvriers, 5.000 insurgés seront tués, dont beaucoup fusillés sans jugement. 25.000 seront arrêtés, 11.000 condamnés à la prison ou à la déportation en Algérie.

 

23 juin 1868 : La première machine à écrire

L'imprimeur américain Christopher Latham Sholes reçoit un brevet pour son invention qu'il appelle "type-writer" (machine à écrire). Les textes sont uniquement en majuscules et, le papier étant caché sous le mécanisme, on ne voit pas ce que l'on tape.

Le brevet sera racheté par l'armurier Remington en 1873, qui perfectionnera la machine, avec les retours chariot et les sauts de lignes, et entreprendra sa fabrication en série.

 

23 juin 1916 : Les Allemands aux portes de Verdun

Après une attaque au phosgène, gaz toxique, les Allemands, qui sont alors très proches de Verdun, lancent une attaque que Von Falkenhayn souhaite décisive. Mais faute d’avoir pu attaquer avant, les gaz devant se dissiper, ils font face à des ennemis qui ont su se réorganiser.

Mangin lancera d’ailleurs des contre-attaques dès le lendemain. Mais celles-ci se révèleront aussi infructueuses.

 

23 juin 1988 : James Hansen annonce le réchauffement climatique

Le 23 juin 1988, devant une commission du Sénat américain, James Hansen, climatologue en chef de la NASA, fait sensation en assurant que l'atmosphère terrestre est en train de se réchauffer.

Il explique le phénomène par l'amplification de l'«effet de serre» naturel du fait des émissions de gaz carbonique liées à la combustion du charbon, du gaz et du pétrole...

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 23:02

Le 22 juin 1940 l'armistice est conclu entre le IIIe Reich allemand et les représentants du gouvernement français de Philippe Pétain.

http://www.linternaute.com/savoir/magazine/adolf-hitler/image/france-se-rend-a-l-allemagne-565508.jpg

Désireux de laver l'humiliation de 1918, Hitler exige de signer l'armistice à Rethondes, en forêt de Compiègne, dans le wagon historique où le maréchal Foch et les plénipotentiaires allemands se retrouvèrent pour l'Armistice du 11 novembre 1918.

Il est entouré du maréchal Hermann Goering, du ministre des Affaires étrangères Joachim Von Ribbentrop, du maréchal Wilhelm Keitel et du général Alfred Jodl (ce dernier signera à Reims, cinq ans plus tard, la capitulation de l'Allemagne).

Quelques minutes plus tard arrive la délégation française, conduite par le général Charles Huntziger, qui a commandé la IIe Armée de Sedan, et composée d'un amiral, d'un général d'aviation et d'un civil, Léon Noël, ancien ambassadeur en Pologne.

 

Le maréchal Keitel présente un texte en 24 articles qui exclut toute revendication sur les colonies et sur la flotte de guerre, pour éviter que colons et marins français n'y trouvent motif de se rallier aux Britanniques, encore invaincus.

Hitler et sa suite quittent le wagon après la lecture de ce préambule, laissant les négociateurs entre eux.

 

Cet armistice met un terme à la participation de la France au conflit et fait du nord du pays une zone sous occupation allemande.

Deux jours plus tard, à 19h35, est signé à Rome l'armistice franco-italien. Au vu des médiocres performances de ses troupes, Mussolini ne peut obtenir que l'annexion d'une bande de quelques centaines de mètres à la frontière et la démilitarisation d'une bande de 80 kilomètres en France et en Tunisie.

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 23:01

Louis XVI déguisé en valet de chambre, sa famille, et la gouvernante sont arrêtés dans la bourgade de Varennes-en-Argonne.

Parvenu sans encombre à Sainte-Menehould, il y est reconnu par le maître de poste Drouet qui donne l'alerte et arrêté à Varennes, un petit bourg.

http://www.vacances-location.net/locations-vacances/small-map-town/meuse/varennes-en-argonne.png 

Le 18 avril 1791, Louis XVI est arrêté par la garde nationale et par le peuple de Paris, au moment où il voulait se rendre à St.-Cloud ; dès lors, on le surveille très étroitement dans son palais des Tuileries.

La nuit du 20 au 21 juin 1791, Louis XVI, la reine, sa sœur la princesse Elisabeth, et ses enfants fuient le palais des Tuileries afin de rejoindre l'armée du marquis de Bouillé à Metz.

Monsieur, comte de-Provence, son frère, s'enfuit aussi, et prend la route des Pays-Bas.

http://vdaucourt.free.fr/Revo/Varennes.jpg

Le 22 juin 1791, Louis XVI est arrêté à Varennes; il est ramené en triomphe à Paris par les gardes nationales. On le surveille plus étroitement que jamais.

Le peuple se sentira trahi par la fuite du roi. L'Assemblée suspendra le roi provisoirement. Pour freiner la montée des Républicains, elle tentera de faire passer la fuite royale pour un enlèvement organisé par les contre-révolutionnaires.

Cet événement déterminant dans le cours de la Révolution française, a largement contribué à rendre crédible l’idée d’instaurer une république en France.

 

Lien du jour : Varennes, dernière étape avant la guillotine

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 23:01

 

L’Assemblée nationale, considérant qu’appelée à fixer la constitution du royaume, opérer la régénération de l’ordre public et maintenir les vrais principes de la monarchie, rien ne peut empêcher qu’elle continue ses délibérations dans quelque lieu qu’elle soit forcée de s’établir, et qu’enfin, partout où ses membres sont réunis, là est l’Assemblée nationale ;

Arrête que tous les membres de cette assemblée prêteront, à l’instant, serment solennel de ne jamais se séparer, et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements solides, et que ledit serment étant prêté, tous les membres et chacun d’eux en particulier confirmeront, par leur signature, cette résolution inébranlable.

Lecture faite de l’arrêté, M. le Président a demandé pour lui et pour ses secrétaires à prêter le serment les premiers, ce qu’ils ont fait à l’instant ; ensuite l’assemblée a prêté le même serment entre les mains de son Président. Et aussitôt l’appel des Bailliages, Sénéchaussées, Provinces et Villes a été fait suivant l’ordre alphabétique, et chacun des membres * présents [en marge] en répondant à l’appel, s’est approché du Bureau et a signé.

 

[en marge]

* M. le Président ayant rendu compte à l’assemblée que le Bureau de vérification avait été unanimement d’avis de l’admission provisoire de douze députés de S. Domingue, l’assemblée nationale a décidé que les dits députés seraient admis provisoirement, ce dont ils ont témoigné leur vive reconnaissance ; en conséquence ils ont prêté le serment, et ont été admis à signer le procès verbal l’arrêté.

 

Après les signatures données par les Députés, quelques uns de MM. les Députés, dont les titres ne sont pas [….] jugés, MM. les Suppléants se sont présentés, et ont demandé qu’il leur fût permis d’adhérer à l’arrêté pris par l’assemblée, et à apposer leur signature, ce qui leur ayant été accordé par l’assemblée, ils ont signé.

 

M. le Président a averti au nom de l’assemblée le comité concernant les subsistances de l’assemblée chez demain chez l’ancien des membres qui le composent. L’assemblée a arrêté que le procès verbal de ce jour sera imprimé par l’imprimeur de l’assemblée nationale.

 

La séance a été continuée à Lundi vingt-deux de ce mois en la salle et à l’heure ordinaires ; M. le Président et ses Secrétaires ont signé.

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 23:02

Le vendredi 19 juin 1942, François Mitterrand arrive à Vichy et parvient à trouver un emploi de documentaliste à la légion des combattants et des Volontaires de la Révolution Nationale, sorte de parti unique qui reprend la propagande pétainiste.

 

Le jeune François Mitterrand

 

http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2009/11/Mitterrand1.JPG

Admirateur du Maréchal

Dans les premiers mois de l'année 1942, François Mitterrand éprouve de l'admiration pour le maréchal Pétain et collabore à une revue de Vichy : « France, revue de l'État nouveau ».

Dans une lettre retrouvée dans ses archives, François Mitterrand fait même l'éloge du SOL (Service d'Ordre Légionnaire), groupe paramilitaire chargé de pourchasser les ennemis du régime.

François Mitterrand a été maréchaliste et plein de confiance et d'admiration pour l'homme Pétain, notamment à la lecture d'une de ses lettres à sa sœur, rédigée le 13 mars 1942 et dans laquelle il écrit : « j'ai vu le maréchal au théâtre [...] il est magnifique d'allure, son visage est celui d'une statue de marbre. »

Mitterrand-Petain vichy

François Mitterrand à Vichy

Pendant la collaboration, Mitterrand est donc à Vichy et fait la connaissance de René Bousquet, secrétaire général de la police. En juin 1942, ce dernier négocie avec le chef de la police allemande les modalités de collaboration de la police française pour participer aux rafles des juifs.

 

Les rares fois où François Mitterrand a accepté de parler de cette période, le président de la République se justifiait en expliquant qu'il n'était pas au courant de ce qui se passait pour les Juifs.

Lors du vote des lois de 1941 qui excluent les Juifs de la communauté nationale, Mitterrand était en Allemagne. Toutefois, il est difficile de croire que Mitterrand ignorait le sort qui était réservé aux Juifs.

Il était à Vichy lorsque les fonctionnaires de la police française arrêtaient les Juifs à Paris et dans la zone sud, sous les ordres de René Bousquet.

 

Le 2 juillet 1942, Bousquet rencontre le SS Karl Oberg pour lui proposer l'arrestation de 20.000 juifs étrangers en zone occupée et 10.000 en "zone libre".

 

Le 16 et 17 juillet 42, les Parisiens assisteront à la razzia par la police et gendarmerie française (grâce à l'accord Mitterrand-Bousquet), parmi cette razzia 4501 enfants.

 

François Mitterrand resta à Vichy jusqu'à fin 1943 (une fois que les nazis avaient perdu Stalingrad et que les Américains avaient débarqué en Sicile).

 

Récompense pour services rendus à Pétain

En avril 1943, Le Maréchal Pétain remet la francisque à François Mitterrand pour « récompenser les services rendus à l'État français ».

Il figure sur le répertoire des récipiendaires sous n° 2202.

Ses parrains ont été Simon Arbellot, ancien journaliste au Temps et au Figaro devenu directeur des services de presse de Vichy, et Gabriel Jeantet, un ancien cagoulard, ami de Mitterrand.

Pour obtenir cette décoration, il faut en faire la demande en remplissant un formulaire sans ambiguïté : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre. »

 

Bousquet - Mitterrand

En 1974, René Bousquet soutenait et apportait son concours financier au candidat François Mitterrand contre.

En 1981, après la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle, Bousquet sera reçu à l'Élysée « pour parler politique ».

En 1986, quand les accusations portées contre René Bousquet prennent de la consistance, le président aurait cessé de le voir.

En 1994, ses liens avec Bousquet sont rendus publics à l'occasion de la sortie du livre de Pierre Péan.

Liens du jour :

10 mai 1981 - François Mitterrand président

Francisque gallique

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 23:01

25 ans déjà !

L’humoriste Coluche, perd la vie dans un accident de moto sur une petite route des Alpes-Maritimes, à l'âge de 41 ans.

http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/78621/gd/1207487870/les-mysteres-autour-de-la-mort-de-Coluche.jpg 

Le jeudi 19 juin 1986, sur le trajet à moto qui le ramène de Cannes à Opio, Coluche est accompagné de deux amis. Coluche roule à vitesse modérée (selon l'expertise, à environ 60 km/h au lieu des 90 km/h autorisés). Sans motif apparent, un poids lourd lui coupe brusquement la route, en effectuant une manœuvre (virage sec à gauche).

L'humoriste ne peut rien faire, sa tête percute l'avant-droit du véhicule. Le choc lui est fatal.

Les circonstances entourant cet accident entraîneront plusieurs rumeurs et même la thèse d'un assassinat.

 

Michel Colucci alias Coluche

Fils de Honorio Colucci peintre en bâtiment d’origine italienne et de Simone Bouyer, fleuriste.

Il passa une enfance pauvre dans la banlieue parisienne.

Il adopta le pseudonyme « Coluche » à l'âge de 26 ans, au tout début de sa carrière.

Il participa à la création du Café de la Gare en 1968 et devint très populaire avec ses sketches tournant en dérision les contradictions de notre société.

Coluche sa annonça à l'élection présidentielle de 1981.

Ce qui était au début une simple plaisanterie, devient sérieux lorsque des sondages le créditent de plus de 16 % d'intentions de vote. À partir de ce moment, diverses pressions sont exercées sur l'humoriste, incluant des menaces de mort, pour que ce dernier renonce à se présenter. Ce qu'il fait finalement le 16 mars 1981.

Constatant que la misère s'est amplifiée en France, il fonde les Restos du Cœur en 1985.

coluche président

 

Citations de Coluche :

« Homme politique, un métier difficile? C’est pas vrai! C’est très simple! La politique, les études c’est 5 ans de droit et tout le reste de travers! »

« La moitié des hommes politiques sont bons à rien. Les autres sont prêts à tout. »

 

« Les hommes politiques, il y en a certains pour briller en public, ils mangeraient du cirage ! »

 

« Le mois de l’année où les hommes politiques disent le moins de conneries, c’est le mois de février, parce qu’il n’y a que 28 jours ! »

 

« Les hommes politiques, on devrait tous les faire souffler dans le ballon, pour savoir s’ils ont le droit de conduire le pays au désastre ! »

 

« Les technocrates, si on leur donnerait le Sahara, dans 5 ans, il faudrait qu’ils achètent du sable ailleurs. »

 

http://www.paj74.com/fr/News/Entrees/2011/2/22_5_faits_marquants_de_1985_6_files/shapeimage_6.png

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 23:01

Voici le texte de l'appel du Général De Gaulle lancé depuis les studios de la BBC à Londres, le 18 juin 1940 :

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer.

Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ?
L'espérance doit-elle disparaître ?
La défaite est-elle définitive ?

Non !

 l’appel du 18 juin 1940 par le général Charles De Gaulle

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France.

Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle.

Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte.

Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays.

Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale.

Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis.

Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

 

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

 

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.


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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 23:02

La réunion des Etats-généraux à Versailles

Louis XVI convoque les Etats-Généraux par une lettre du 24 janvier 1789 : l’ouverture a lieu le 5 mai.

Le tiers état réunit 578 députés, tous bourgeois, dont 200 avocats, et quelques nobles (Mirabeau) ou prêtres (Abbé Sieyès).

Les deux autres ordres totalisent 561 siègent, répartis à raison de 291 pour le clergé et 270 pour la noblesse. Mais, en dépit du « doublement du tiers » accordé par le roi, le vote continue à se faire par ordre, et non par tête. Le tiers état est donc continuellement minorisé et ne peut pas faire valoir les cahiers de doléances que ses électeurs lui ont transmis.

La réunion des Etats-généraux à Versailles 

Le 17 juin 1789 inaugure la Révolution française.

Constatant qu’il représente 98% de la population, le tiers état réagit et propose aux membres des deux autres ordres de le rejoindre.

Avec l’appui d’une faible majorité du clergé et de quelques nobles, le tiers état se proclame « Assemblée nationale » sur une proposition de l'abbé Sieyès.

Le 17 juin 1789 est ainsi la date retenue comme celle de la naissance du système représentatif français.

 

Le 19 juin, le clergé rejoindra cette Assemblée.

Le 9 juillet, l'Assemblée sera déclarée "constituante".

Cette institution, récuse le vote par ordre et réclame « le vote par tête », un vote représentatif du peuple français.

Louis XVI, sous la pression du peuple contraint la noblesse à se joindre à l’assemblée.

 

Le 20 juin 1789, Louis XVI fait fermer la salle de l'assemblée nationale à Versailles. Les députés du tiers-état se rendent au jeu de paume, où ils jurent de ne se séparer qu'après avoir donné une constitution à la France.

serment du jeu de paume

L’abbé Sieyès

Emmanuel-Joseph Sieyès ou l'abbé Sieyès était un homme d'Église, homme politique et essayiste français.

Robespierre, qui le détestait, l'avait surnommé « la Taupe de la Révolution ».

Siéyés devient célèbre dès 1788 par son Essai sur les privilèges.

Mais c'est plus encore sa brochure de 1789 « Qu'est-ce que le tiers état ? », le texte fondateur de la Révolution française.

- Qu'est-ce que le tiers état ? Tout.

- Qu'a-t-il été jusqu' à présent dans l'ordre politique ? Rien.

- Que demande-t-il ? À y devenir quelque chose.

Ce pamphlet obtint un grand retentissement et assure sa popularité.

Il prend ainsi une part active à la Révolution française jusqu'à sa fin, par sa participation au coup d'État du 18 brumaire.

En 1789, élu député du tiers état aux États généraux, il joue un rôle de premier plan dans les rangs du parti patriote du printemps à l'automne 1789 et propose, le 17 juin 1789, la transformation de la Chambre du Tiers état en assemblée nationale. Il rédigea le serment du Jeu de paume et travailla à la rédaction de la Constitution.

Emmanuel-Joseph Sieyès ou l'abbé Sieyès

L'Assemblée constituante (1789-1791)

La première assemblée constituante fut fondée par des députés des États généraux lorsqu'ils s'érigèrent d'eux-mêmes en une « Assemblée nationale » le 17 juin 1789.

Cette assemblée devient, le 9 juillet 1789, l'Assemblée nationale constituante.

La constitution qu'elle met en place le 3 septembre 1791 consacre une monarchie constitutionnelle.

L'Assemblée comptait environ 1.200 députés et siégea du 9 juillet 1789 au 30 septembre 1791.

Les débats de l'Assemblée sont publiés par Le Moniteur universel.

Après l'abolition de la féodalité (dans la nuit du 4 août 1789) et la déclaration des droits de l'homme et du citoyen (le 26 août 1789), l'Assemblée vote dès la fin de l'année les grands principes de la Constitution de 1791.

 

 

Liens du jour :

Le tiers état se constitue en Assemblée nationale (Site de l’assemblée Nationale)

Histoire des institutions Françaises

Déclaration du 17 juin 1789 proclamant l’Assemblée nationale

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 23:01

L’assemblée, délibérant après la vérification des pouvoirs, reconnaît que cette assemblée est déjà composée des représentants envoyés directement par les quatre-vingt-seize centième au moins de la nation.

 

Une telle masse de députation ne saurait rester inactive par d’absence des députés de quelques bailliages ou de quelques classes de citoyens ; car les absents qui ont été appelés ne peuvent point empêcher les présents d’exercer la plénitude de leurs droits, surtout lorsque l’exercice de ces droits est un devoir impérieux et pressant.

 

De plus, puisqu’il n’appartient qu’aux représentants vérifiés de concourir à former le vœu national, et que tous les représentants vérifiés doivent être dans cette assemblée, il est encore indispensable de conclure qu’il lui appartient et qu’il n’appartient qu’à elle, d’interpréter et de présenter à la volonté générale de la nation, il ne peut exister entre le trône et cette assemblée aucun veto, aucun pouvoir négatif.

 

— L’assemblée déclare donc que l’œuvre commune de la restauration nationale peut et doit être commencée sans retard par les députés présents et qu’ils doivent la suivre sans interruption comme sans obstacle.

 

La dénomination d’« Assemblée nationale » est la seule qui convienne à l’assemblée dans l’état actuel des choses, soit parce que les membres qui la composent sont les seuls représentants légitimement connus et vérifiés, soit parce qu’ils sont envoyés directement par la presque totalité de la nation, soit enfin parce que la représentation étant une et indivisible, aucun des députés, dans quelque ordre ou classe qu’il soit choisi, n’a le droit d’exercer ses fonctions séparément de la présente assemblée.

 

– L’Assemblée ne perdra jamais l’espoir de réunir dans son sein tous les députés aujourd’hui absents ; elle ne cessera de les appeler à remplir l’obligation qui leur est imposée de concourir à la tenue des Etats-Généraux. A quelque moment que les députés absents se présentent dans le cours de la session qui va s’ouvrir, elle déclare d’avance qu’elle s’empressera de les recevoir et de partager avec eux, après la vérification de leurs pouvoirs, la suite des grands travaux qui doivent procurer la régénération de la France.

Nous le jurons.

 

— L’Assemblée nationale arrête que les motifs de la présente délibération seront incessamment rédigés pour être présentés au Roi et à la nation.

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 23:01

Jules Ferry, à la fois Président du Conseil et ministre de l’instruction publique, fait voter une loi qui établit la gratuité de l’école.

 

Le jeudi 16 juin 1881, il propose une loi dont le premier article commence ainsi : « Il ne sera plus perçu de rétribution scolaire dans les écoles primaires publiques, ni dans les salles d’asile publiques ».

Désormais, il ne sera plus nécessaire de payer une rétribution scolaire dans les écoles primaires publiques. Quelques temps plus tard, il y ajoutera le caractère obligatoire et laïque (loi du 28 mars 1882).

 

 

Depuis 1879, l’homme politique promulgue une série de textes afin de promouvoir l’école publique et d’affaiblir le poids de l’Église dans l’éducation des jeunes français. Dans ce contexte, une nouvelle loi paraîtra encore le 28 mars 1882, rendant l’enseignement obligatoire pour les enfants de 3 à 6 ans, et définitivement laïc.

Les bases de l’enseignement public en France seront posées.

 

L’instruction civique remplacera dorénavant l’instruction religieuse et même les instituteurs devront être laïcisés au sein des écoles spécialisées.

 école de Jules Ferry salle de classe ancienne

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 23:01

Le physicien Benjamin Franklin démontre sa théorie sur la foudre au cours d'un orage, en attachant une clef à un cerf-volant.

 

Dans la nuit du 15 juin 1752, à Philadelphie (Pennsylvanie), Benjamin Franklin met à profit un violent orage pour lancer un cerf-volant de son invention et capter l'électricité atmosphérique.

Au péril de sa vie et avec une rare inconscience, le savant démontre ainsi la nature électrique des éclairs.

http://www.lycee-benjamin-franklin.fr/php5/spip/local/cache-vignettes/L256xH224/BenjaminFranklinLightening-d1629.jpg    

Expérience du cerf-volant

Benjamin Franklin conduisait des recherches sur la nature de l'électricité. Il était convaincu que les éclairs étaient de nature électrique.

Une partie de la communauté scientifique, et principalement la Royal Society, portait peu d'intérêt à ses recherches, et traitait avec ridicule ses explications sur la nature électrique des éclairs.

Benjamin Franklin publia en 1750 le protocole d'une expérience, proposant de faire voler un cerf-volant au cours d'un orage, une clef métallique attachée au fil du cerf-volant.

 

Cette expérience mena à l'invention du paratonnerre.

L’expérience prouvait nettement que le phénomène des orages était de nature électrique. On arriva ainsi à déterminer que la terre jouait un rôle actif dans le déroulement d’un coup de foudre.

La pointe extrême du cerf-volant déchargeait les nuages orageux, sorte de monstrueuse batterie électrique.

Il parut dès lors possible au savant américain d’imaginer un appareil qui attirât la foudre, la captât et la conduisît en lieu sûr, préservant ainsi les habitations d’alentours.

La foudre frappant de préférence les objets élevés et détruisant principalement les corps mauvais conducteurs, il fallait donc présenter à l’orage un corps bon conducteur, qui permit au fluide électrique de s’écouler normalement vers le sol.

Le paratonnerre fut conçu afin d'« écouler à la terre le fluide électrique contenu dans le nuage orageux et ainsi empêcher la foudre de tomber ».

Dans la pratique, le câble conducteur d’un paratonnerre aboutit à un puits contenant de l’eau où le courant électrique se perd. Faute de cette précaution, il pourrait arriver que la violence d’un coup de foudre soit suffisante pour faire fondre le câble.

http://techno-science.net/illustration/Retro-sciences/ElectriciteAtmospherique1922/Paratonnerre.jpg

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 23:01

Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, à la tête de l'armée française, bat les Espagnols et l'armée du prince de Condé près de Dunkerque.

Cette victoire met fin à des années de guerre de guerre entre la dynastie française des Bourbons et la dynastie espagnole des Habsbourg.

Le siège de Dunkerque est risqué car les places alentour sont aux mains des Espagnols qui peuvent toujours prendre les Français à revers. La ville est défendue par le marquis de Lede, avec 2.200 fantassins et 800 cavaliers.

Mais son port ne va pas tarder à être bloqué par 20 vaisseaux anglais.

Turenne arrive le 23 mai à Socx, contourne Bergues et fait la jonction avec les forces du marquis de Castelnau positionnées à l’ouest avec les Anglais.

 

Le siège de Dunkerque débuta le 27 mai 1658.

En réaction, don Juan José d'Autriche, commandant l'armée espagnole de Flandre cantonnée à Bruxelles, se mit en mouvement pour porter secours à la ville. Condé lui conseilla d'emmener son artillerie, les pièces étant difficiles à manœuvrer rapidement en terrain boueux, mais le commandant espagnol ne tint pas compte du conseil, commettant là une première erreur.

 

Le 12 juin, l’armée espagnole est annoncée. Ayant appris que les Espagnols attendaient leur artillerie pour venir délivrer Dunkerque, Turenne décide, le 14 juin au matin, d’aller au contact de l’ennemi et fait avancer ses troupes sur un front de trois kilomètres qui s’étend de la mer au canal de Furnes.

L'affrontement a lieu dans les dunes de Leffrinckoucke.

 

Les deux armées alignèrent des effectifs apparemment similaires : 14.000 hommes.

Turenne aligna 8.000 fantassins, 6.000 cavaliers et 10 canons.

Don Juan José n'aligna aucune pièce d'artillerie, seulement 6.000 fantassins et 8.000 cavaliers.

Même si la cavalerie était à l'époque l'arme décisive, son avantage fut annulé par le terrain de Dunkerque car les dunes constituèrent des obstacles fatigants pour les chevaux montés d'un cavalier en armure.

 

En revanche, les deux armées présentaient une structure de commandement très différente :

Dans le camp français, Turenne était un stratège de grande valeur.

Du côté espagnol en revanche, don Juan José était peu compétent. La situation fut aggravée par l'aspect hétéroclite du commandement ibérique : aux côtés de Juan José, on trouvait Condé, le marquis de Caracena et le frère de Charles Stuart, Jacques duc d'York...

Jacques d'York et Condé intervinrent auprès de Juan José afin de réclamer une attaque immédiate mais l'Espagnol tergiversa. Lorsqu'il se décida enfin à mettre ses troupes en ordre de bataille, les Espagnols, méticuleux mais lents, agirent avec confusion

 

Commandant incompétent, Juan José ne tint pas compte de la marée descendante qui, bientôt, ouvrit largement son flanc droit.

En positionnant ses meilleures troupes sur la dune située à sa droite, il ne tint pas davantage compte de la présence de trois frégates anglaises, détachées du siège de Dunkerque, qui ne manquèrent pas de prendre sous leurs feux l'ensemble du flanc droit espagnol.

 

Turenne déclencha l'attaque vers huit heures.

L'infanterie anglaise attaqua la dune fortifiée. De nombreux assaillants tombèrent sous le feu des mousquetaires espagnols mais les piquiers anglais poursuivirent leur progression. Les Espagnols de don Gaspar Boniface finirent par prendre la fuite.

Soutenu par le tir des frégates anglaises, Turenne engagea la cavalerie française de son flanc gauche le long de la plage laissée à découvert par la marée et prit les Espagnols de flanc.

Prise de panique, l'aile droite de Juan José craqua.

 

Au centre, l'infanterie française repoussa progressivement les Espagnols également pris à partie par l'artillerie de Turenne.

Sur la gauche espagnole, Condé chargea trois fois, espérant éviter la déroute complète mais ses succès ne furent que provisoires et ses cavaliers furent finalement repoussés par les tirs français.

 

Sans illusion, Condé accepta la défaite, lui qui, avant même le déclenchement des affrontements, avait déclaré "Dans une demi-heure, vous allez nous voir perdre une bataille".

Avec les restes de sa cavalerie, il couvrit la retraite espagnole vers l'Est.

vicomte de Turenne

Le vicomte de Turenne

Bilan

Les franco-anglais ont perdu 500 hommes.

Les espagnols laissent sur le terrain plus de 4.000 hommes et le corps de Condé entre 500 et 1000 hommes.nOn comptera 3 000 – 4 000 prisonniers.

La victoire française fut tellement totale qu'elle mit, pratiquement à elle seule, un terme à un conflit qui s'éternisait depuis 23 ans.

 

A l'issue de la bataille des Dunes, les Français se concentrèrent sur la prise de Dunkerque pour l'offrir aux Anglais en vertu du pacte d'alliance signé.

La ville résiste encore durant plusieurs jours et cesse le combat après le décès de son gouverneur. Le 25 juin 1658, Louis XIV visite le champ de bataille, fait son entrée solennelle à Dunkerque et remet à regret la ville aux Anglais.

 

La paix sera signée dans les Pyrénées, le 7 novembre 1659.

Les 124 points du traité prévoient des concessions territoriales ainsi que l’union du Roi de France, Louis XIV à l’Infante Marie-Thérèse d’Autriche, fille aînée du roi d’Espagne.

Le Roussillon, la Cerdagne, l'Artois et d'autres places en Flandres furent donnés à la France.

Turenne est récompensé en 1660 par Louis XIV et reçoit le titre de maréchal général des armées du roi.

 

Voir aussi : 9 juin 1660 - Louis XIV épouse Marie-Thérèse

 

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