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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 23:01

7 septembre 1254 : Saint Louis rentre de croisade

Le roi et son armée entrent à Paris le 7 septembre 1254 après six années de croisade.

Déçu par son échec en Orient, Louis IX va alors s'efforcer de réformer son royaume.

Seize ans plus tard, il repartira en croisade pour prendre sa revanche en Terre Sainte.

Cette VIIIe croisade tournera court lors du siège de Tunis en 1270 : l'armée sera décimée par la peste qui emportera Saint Louis le 25 août. Charles d'Anjou ramènera en France le corps du roi qui sera enterré à Saint-Denis.

 

7 septembre 1822 : Le Brésil se libère en douceur

Le Brésil, qui a été créé et colonisé par les Portugais, proclame son indépendance le 7 septembre 1822. L'anniversaire de ce jour est devenu fête nationale.

 

7 septembre 1940 : Londres victime du « Blitz »

Le 7 septembre 1940, suite à l'échec des attaques aériennes contre l'Angleterre, Hitler inaugure une nouvelle tactique destinée à abattre le moral de l'ennemi : 364 bombardiers allemands, escortés par 515 chasseurs, bombardent Londres de 17h à 4h30 du matin, faisant 430 morts, surtout dans les quartiers populaires de l'East End.

 

C'est le début de ce que les Britanniques appellent le « Blitz » : Londres est bombardée 57 nuits de suite avant que le brouillard n'offre un bref répit aux habitants.

 

7 septembre 1953 : Nikita Khrouchtchev à la tête de l'Union soviétique.

Nikita Sergueïevitch Khrouchtchev succède à Joseph Staline à la tête de l'Union soviétique.

 


 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 23:01

La première bataille de la Marne a eu lieu du 6 au 13 septembre 1914. Elle doit être distinguée de la seconde bataille de la Marne, qui se déroula du 15 au 18 juillet 1918.

 

Au cours de cette première bataille décisive, les troupes franco-britanniques réussissent à arrêter puis repousser les allemands et donc à mettre en échec le plan Schlieffen qui prévoyait l'invasion de la France en six semaines pour ensuite se porter vers la Russie.

 

Durant les premières semaines de la guerre, la progression allemande est fulgurante.

Le 2 septembre, les armées allemandes sont à Senlis, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Un vent de panique s'empare des Français : le gouvernement quitte la capitale pour Bordeaux, imité par 500.000 Parisiens.

L'armée française doit se réorganiser pour stopper l'avancée allemande au nord de Paris. Des taxis permettent de transporter des troupes.

Alors que la situation est critique, Foch décide de passer à l'attaque.

http://memorialdormans.free.fr/FochLaMarne_fichiers/image005.gif

Les taxis de la Marne

Cette offensive verra l'épopée des « taxis de la Marne », organisée depuis la capitale par le général Galliéni, chef du camp retranché de Paris. Cette opération permit d'acheminer rapidement environ cinq mille hommes.

L'état-major français devait trouver une solution rapide pour envoyer des troupes fraîches, pour contenir et détruire les avant-gardes des troupes allemandes à quelques dizaines de kilomètres de Paris.

600 taxis parisiens furent ainsi réquisitionnés pour servir de moyen de transport.

Les taxis de la Marne

 

Voir aussi :

1 août 1914 - Début de la Première Guerre mondiale

21 février 1916 - La bataille de Verdun commence

16 avril 1917 - Défaite sanglante de l'armée française au Chemin des Dames

Chemin de mémoire : la première bataille de la Marne

 


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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 23:02

 

Tout d’abord, bonne rentrée à tous les enfants qui ont la chance de retrouver l’école aujourd’hui.

 cartable rentrée des classe 2011 gif

C’est pour moi l’occasion de vous rappeler quelques articles publiés sur ce blog :

6 janvier 1959 : L’instruction est obligatoire jusqu’à 16 an

27 janvier 1794 : La Convention impose la langue française

28 avril 1848 : apparition de l’école maternelle

16 juin 1881 : l’école devient gratuite


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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 23:01

 

5 septembre 1187 : Naissance de Louis VIII, roi de France.

5 septembre 1622 : Richelieu est nommé cardinal.

5 septembre 1638 : Naissance de Louis XIV, à Saint-Germain-en-Laye.

5 septembre 1798 : Le service militaire est rendu obligatoire pour tous les Français âgés de 20 à 25 ans.

5 septembre 1932 : Partage de la Haute-Volta entre la Côte d'Ivoire, le Mali et le Niger.

5 septembre 1942 : Début du siège de Stalingrad par l'armée allemande.

5 septembre 1997 : Mère Teresa s'éteint à Calcutta.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 23:01

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, les Parisiens apprennent que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan.

Napoléon 3 Napoléon III 

Dès l'annonce de la défaite, les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries, et commencent à préparer la déchéance de Napoléon.
Le corps législatif se réunit à 1h du matin.

La foule, qui a manifesté toute la nuit, envahit le Palais Bourbon : il est 14h30. Gambetta et Jules Favre parviennent à entraîner les manifestants à l'Hôtel de Ville où siègent déjà les révolutionnaires, bien décidés à former un gouvernement.

Mais la tentative est déjouée, Favre et Gambetta font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta (Intérieur), Favre (Affaires étrangères)...

Etienne Arago est nommé maire de Paris, chargé de désigner les maires des arrondissements : Carnot dans le 8ème, Clémenceau dans le 18ème.

La République est proclamée aux Tuileries.

4 septembre 1870 : Naissance de la IIIème République

 

Liens du jour :

2 septembre 1870 - Napoléon III vaincu à Sedan

Histoire des institutions Françaises

 


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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 07:53

Le 3 septembre 1928, le docteur Alexander Fleming, de retour de vacances, retrouve son laboratoire de Saint-Mary's Hospital, à Londres.

http://s1.e-monsite.com/2009/01/20/07/57600957alexander-fleming2-gif.gif

Heureux hasard

Le docteur Alexander Fleming constate que les boîtes de pétri, où il faisait pousser des staphylocoques, ont été envahies par des colonies cotonneuses d'un blanc verdâtre. C'est qu'elles ont été contaminées par les souches d'un champignon microscopique, le penicillium notatum, qu'utilise son voisin de paillasse.

 

Avant de les jeter, Fleming y jette un coup d'oeil et s'aperçoit qu'autour des colonies, le staphylocoque ne pousse pas ! Il émet alors l'hypothèse qu'une substance sécrétée par le champignon en est responsable. Il l'appelle aussitôt «pénicilline».

 

L'année suivante, Fleming publie le compte-rendu de sa découverte mais sans en mesurer la portée. Pendant une dizaine d'années, la pénicilline ne va servir qu'à isoler en laboratoire la bactérie B. influenzae, qui seule résiste à son action.

 

En 1936, Howard Walter Florey, 48 ans, professeur de pathologie à Oxford, originaire d'Australie, engage un biochimiste allemand de 30 ans qui a fui le nazisme, Ernst Boris Chain. Ce dernier saisit l'intérêt de la pénicilline pour la santé humaine.

 

Avec Florey et deux bactériologistes, Edward P. Abraham et Norman Heatley, il entreprend de purifier la pénicilline en vue de l'utiliser au mieux de ses possibilités. En mars 1940, l'équipe réussit à en produire... 100 milligrammes !

 

Le 25 mai 1940, Florey injecte une dose mortelle de streptocoques à huit souris.

Il en traite deux avec une injection de pénicilline et deux autres avec plusieurs injections répétées de pénicilline. Au bout de dix heures, ces dernières survivent ainsi que l'une de celles qui ont reçu une seule dose.
À 3h 45 du matin, le jeune savant note fébrilement en marge de son cahier de laboratoire : « Ça a l'air d'un miracle ! ».

En toute hâte, l'équipe publie ses résultats dans la revue Lancet le 24 août 1940... et comme l'on peut s'y attendre, leur article tombe à plat.


La pénicilline n'a été introduite pour des thérapies qu'à partir de 1941 ou 1943.

La découverte accidentelle de Fleming permettant d'isoler la pénicilline a marqué le début des antibiotiques modernes.


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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 19:01

 

Le 2 septembre 1969, naissance de l'ancêtre du réseau Internet, pendant le week-end de la fête du Travail (premier lundi de septembre aux États-Unis).

Il a nom ARPAnet (Advanced Research Projects Agency network) et relève d'un projet financé par le Pentagone. Le premier noeud du réseau est installé ce jour-là à l'UCLA (University of California Los Angeles), à Stanford (Californie).

Il s'agit d'un mini-ordinateur Honeywell Model 516, de la taille d'un réfrigérateur, connecté à un unique terminal. Un mois plus tard, le deuxième noeud est installé au Stanford Research Institute (SRI) et connecté au premier par une ligne spécialisée de 50 Ko/s.

Plusieurs transferts de données seront réalisés entre l'université de Los Angeles et le SRI durant le mois d'octobre 1969 et la première trace documentée de cette connexion sera datée du 29 octobre 1969.


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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 23:01

Encerclé par l'armée prussienne le 1er septembre 1870 lors du siège de Sedan, Napoléon III donne sa reddition dès le lendemain dans une petite ville avoisinante, Donchery.

 

Napoléon III a déclaré la guerre à la Confédération d'Allemagne du Nord le 19 juillet 1870 de façon précipitée, sans prendre la peine de s'assurer le soutien des grands États européens ni de vérifier les dispositions de l'armée.

La France n'est en mesure de mobiliser que 250.000 hommes, sur un front de 250 kilomètres, de Thionville à Bâle. De leur côté, la Prusse et ses alliés d'Allemagne du Sud en alignent immédiatement 800.000 grâce à une organisation bien rodée et à un réseau ferroviaire très dense.

 

Le 1er septembre, l'armée des princes de Prusse et de Saxe encercle Sedan sur laquelle une partie de l’armée française s’était repliée après avoir tenté d’aller soutenir Bazaine à Metz.

Coupée en deux et inférieure en nombre, l’armée ne peut rien contre les Prussiens.

 

http://www.napoleontrois.fr/dotclear/public/Evenements/1870/CarteSedan.JPG

Napoléon III, présent dans la ville, capitule et est fait prisonnier.

Le 2 septembre 1870, les Prussiens reçoivent la capitulation d'une armée française enfermée à Sedan, dans les Ardennes. Ils font 83.000 prisonniers y compris l'empereur Napoléon III qui envoie un simple télégramme à l'impératrice Eugénie : « L'armée est vaincue et captive, moi-même suis prisonnier ».

A Paris, l’Assemblée législative proclamera alors la fin de l'Empire et le début de la IIIème République.

L'empereur s'exilera en Angleterre où il mourra trois ans plus tard.

 

Voir aussi : 19 juillet 1870 - La guerre de 1870 éclate

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 23:01

La Seconde Guerre mondiale débute à proprement parler le 1er septembre 1939 lorsque l'armée allemande (la Wehrmacht) envahit la Pologne grâce à une attaque combinant l'action des blindés et de l'aviation : c'est la « guerre éclair » (Blitzkrieg).

1er septembre 1939 l'Allemagne envahit la Pologne

Après des mois d'escalade, d'annexions et de provocations de la part d’Hitler et de Mussolini, l'Allemagne, rompant les accords de Munich de 1938, envahit la Pologne sans aucune déclaration de guerre préalable.

C'est le début de la Seconde Guerre mondiale... Plus longue et beaucoup plus meurtrière que la première guerre mondiale, avec au total, dans l'ensemble du monde, une cinquantaine de millions de morts.

Le 3 septembre 1939, la France et le Royaume-Uni ne peuvent faire autrement que déclarer la guerre à l'Allemagne.

http://1.bp.blogspot.com/_YFNSOAbEZok/SpxUlz4XftI/AAAAAAAAJ4c/lUr_s9BokqE/s320/WW2+d%C3%A9claration.jpg

Varsovie tombe le 27 septembre 1939 et la Pologne est aussitôt partagée entre l'Allemagne et l'URSS.

 

Voir aussi :

23 août 1939 - Le pacte germano-soviétique

Mai 1945 - Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe


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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 23:01

La Triple Entente est une alliance qui se forme progressivement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle entre la République Française, le Royaume-Uni et la Russie impériale, par opposition à la Triplice. Elle est la combinaison de plusieurs accords entre les trois pays.

triple alliance triple entente 1914

Une convention militaire a d’abord été signée entre la France et la Russie le 17 août 1892, puis une alliance franco-russe, le 27 décembre 1893.

Le 8 avril 1904, la France et le Royaume-Uni signent l'Entente cordiale, traité de portée surtout symbolique qui marque un rapprochement diplomatique entre les deux pays (définit des zones d'influence concernant les colonies.

 

Le Royaume-Uni, après l'entrevue de Guillaume II et de Nicolas II à Bjorköe en juillet 1905, s'était inquiété d'une tentative de rapprochement de la part de l'Allemagne vis-à-vis de la Russie.

Le Royaume-Uni se décide alors à sortir de son isolement et à régler ses différends avec la Russie.

Cela aboutit à l'accord du 31 août 1907 avec la convention anglo-russe où les deux puissances délimitent leurs zones d'influence, en Afghanistan en Perse et au Tibet.

 

Celui-ci définit les zones d’influences de chacun en Afghanistan et en Iran, mais il permet également aux trois pays de se lier indirectement.

Ces différents accords bilatéraux forment alors la Triple Entente.

Désormais la France est alliée à l’empire russe qui est allié au Royaume-Uni qui est allié à la France.

Lors du conflit qui éclatera sept ans plus tard, cet accord va se révéler fondamental.

 

La Triplice, contraction du terme « Triple Alliance », est le nom donné à la veille de 1914 à l'alliance conclue entre l'Empire allemand, l'Empire austro-hongrois et le Royaume d'Italie.


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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 23:01

Aujourd’hui un article « léger »


30 août 1483 : Décès de Louis XI, roi de France.

30 août 1811 : Naissance de Théophile Gautier, poète, romancier et critique d'art français (décédé le 23 octobre 1872).

30 août 1898 : Affaire Dreyfus : Hubert-Joseph Henry reconnaît être l'auteur du faux qui a permis de faire condamner Alfred Dreyfus.

30 août 1933 : Naissance de la compagnie aérienne Air France.

30 août 1942 : Annexion du Luxembourg par le Reich allemand.

 

Joyeux anniversaire (au hasard) à :

Cameron Diaz (1972)

Marina Anissina (1975)

Loana (1977)

 

Sans oublier : Geneviève de Fontenay (****)


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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 23:01

Lundi 29 août 1842, au terme de la première guerre de l'Opium, déclenchée pour défendre les intérêts britanniques en Chine, Chinois et Anglais signent le traité de Nankin qui contraint le gouvernement chinois à céder l'île de Hong-Kong à la Grande-Bretagne.

Hong-Kong, qui signifie en cantonnais "port parfumé", devient colonie britannique pour plus de 150 ans.

Elle a été rétrocédée à la Chine le 1er juillet 1997.

Hong Kong carte

 

Hong Kong demeure fondamentalement différente du reste de la République populaire de Chine. Une loi fondamentale particulière détermine son régime politique.

Elle obéit au principe « un pays, deux systèmes », qui permet à Hong Kong de conserver son système légal, sa monnaie, son système politique, ses équipes sportives internationales et ses lois sur l'immigration.

Selon les termes de la déclaration sino-britannique commune, la Chine a promis que Hong Kong garderait une relative autonomie jusqu'à au moins 2047, soit 50 ans après le transfert de la souveraineté.

Depuis la rétrocession, les rues ont gardé leur double nom, en anglais et en cantonais.

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 23:26

Le vendredi 28 août 1963, après la marche contre les discriminations raciales, le pasteur noir américain Martin Luther King, au pied du mémorial Lincoln à Washington, devant 250.000 personnes, prononce son discours « I have a dream » (« Je fais un rêve »).

Son rêve est celui d'une Amérique fraternelle où Blancs et Noirs se retrouveraient unis et libres. Ce message d'espoir est célèbre dans le monde entier, bien au-delà des frontières des États-Unis.

Martin Luther King, prix Nobel de la paix en 1964, a été assassiné en 1968.

 


« Je vous le dis aujourd'hui, mes amis, bien que, oui bien que nous ayons à faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain.

Je rêve qu'un jour, notre nation se lèvera pour vivre véritablement son credo : “Nous tenons pour vérité évidente que tous les hommes ont été créés égaux.”

Je rêve qu'un jour, sur les collines rousses de la Géorgie, les fils d'anciens esclaves et les fils d'anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité3.

Je rêve qu'un jour, même l'État du Mississippi, un État où l'injustice et l'oppression créent une chaleur étouffante, sera transformé en une oasis de liberté et de justice.

Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je rêve aujourd'hui !

Je rêve qu'un jour, dans l'Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur qui n'a aux lèvres que les mots d'"opposition" aux lois fédérales et d'"annulation" de ces lois, que là même en Alabama un jour les petits garçons noirs et les petites filles noires avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme sœurs et frères.

Je rêve aujourd'hui.

Je rêve qu'un jour toute vallée sera élevée, toute colline et toute montagne seront abaissées. Les endroits raboteux seront aplanis et les chemins tortueux redressés. Et la gloire du Seigneur soit révélée et toute chair la verra. »


 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 23:01

 

Comme l’Angleterre et la Hollande, la France fonde une compagnie destinée à assurer son monopole commercial sur certains produits des Indes orientales. Sa création avait pour but de donner à la France un outil de commerce international avec l'Asie et de concurrencer les puissantes Compagnies européennes fondées au XVIIe siècle, comme la Compagnie anglaise des Indes orientales et surtout la Compagnie hollandaise des Indes orientales.

Instituée par Colbert, la compagnie française des Indes Orientales voit donc le jour le 27 août 1664, avec un capital initial de 8,8 millions de Livres.

jean baptiste colbert

 

La Compagnie a été créée pour contrecarrer la fuite des capitaux due au commerce des épices et des tissus que d'autres pays européens avaient déjà commencé à rapporter de l'orient. Le coton, la soie, le thé et les épices sont ses principales marchandises.

 

Pour encourager les marins qui embarquaient pour les Indes, la Compagnie avait recours aux « port-permis » (des stocks options avant l'heure) qui permettaient de participer aux opérations commerciales.

Il existait une méthode illégale appelée la « pacotille » qui consistait à embarquer des marchandises clandestinement pour leur propre compte.

 

La compagnie entretient des relations diplomatiques avec les souverains locaux Indiens. Elle possède une armée pour protéger ses cargaisons et rend la justice sur son territoire, sur les sujets tant européens que locaux.

 

Ayant installé son siège à Pondichéry en 1676, elle parviendra à développer ses activités sur une grande partie de l’Orient.

Fondue dans la Compagnie des Indes en 1719, elle ne pourra toutefois échapper à un déclin progressif.

 

En 1763, la France signe le traité de Paris, elle perd son premier empire colonial dont le Canada et les territoires du Dekkan en Inde.

Il lui reste l'Ouest de la Louisiane et les cinq comptoirs en Inde : Pondichery, Karikal, Yanaon, Mahé et Chandernagor.

Alors que l'East India company, sa rivale anglaise prend son essor sous le commandement de Sir Clive de Plassey qui lui était soutenu par son gouvernement.

 

Les ports de Bordeaux, Nantes, Lorient et le Havre sur l'Atlantique profitèrent de cet essor économique des compagnies et de la Traite des Noirs qui fait son apparition avec la demande de main d'œuvre croissante pour la culture de la canne à sucre aux Antilles.

 

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 23:01

Le samedi 26 août 1837, le premier train transportant des voyageurs circule sur a ligne entre Paris et Saint-Germain-en-Laye soit 18 kilomètres.

Jusque là il n'existait que des petites lignes dans les bassins houillers de la Loire et du Nord.

http://www.sudouest.fr/images/2011/02/12/316589_15699520_460x306.jpg 

L'origine du transport ferroviaire se trouve dans l’exploitation des mines de charbons.

Les premières expériences de locomotive et de train eurent lieu en Angleterre avec des balbutiements dès les années 1808 à 1815.

Mais ce n’est qu’en 1825 que l’ingénieur inventeur Stephenson parvint à faire remorquer par sa locomotive, 38 « chariots » à 16 Km/h.

 

C'est dans le département de la Loire que naissent les premières réalisations ferroviaires françaises.

En 1827, trois ans après l'ouverture au service public de la première voie ferrée anglaise, la compagnie des Houillères de la Loire ouvre les quelques 20 kilomètres de la ligne Andrézieux - Saint-Etienne.

Le système est encore primitif : les wagonnets sont tirés par des chevaux et montés sur des rails en fonte.

Ils transportent uniquement du charbon extrait des mines locales.

 

Puis, en 1831, la compagnie accepte finalement de prendre des « voyageurs » mais…. dans les wagonnets réservés à la houille !

Enfin, la même année, circule sur une portion de la ligne Saint-Etienne-Lyon, la première locomotive à vapeur.

http://www.defawe.com/imagesgare/image004.jpg

 

La Compagnie des Mines d'Anzin est à l'origine du développement du chemin de fer dans la région Nord-Pas-de-Calais.

Dans les années 1830, de petits tronçons de voies apparaissent pour acheminer le charbon des fosses d'extraction vers les ports fluviaux où il est chargé dans des péniches.

C'est l'un des premiers réseaux ferrés dit « à voie large » qui voit le jour en France.

L'inauguration d'un premier tronçon : Saint Waast jusque Denain a lieu en octobre 1838.

 

Ce tronçon s'étend d'abord vers l'ouest : jusqu'à Abscon en janvier 1841 puis jusque Somain en juin 1848. Outre l'acheminement des marchandises (charbon, coke, bois…), le transport des voyageurs se développe.

Ainsi, les lignes de chemin de fer restaient en France des lignes isolées, créées sur de courtes distances pour assurer un trafic bien déterminé.

aiguillage voie ferrée

 

Le progrès annoncé

Dès 1835, les gazettes annonçaient le projet d'un chemin de fer reliant Paris à St Germain. La voie de fer allait remplacer les pavés et le coche abandonner le voyage aux trains « rapides comme l'éclair » et traînés par une machine de fer et de bronze recélant dans ses entrailles une chaudière de feu et d'eau bouillante.

Le cahier des charges prévoyait un prix du transport des voyageurs à 1 francs 50 pour un trajet d'une demi-heure, alors qu'il était encore de 1 francs 80 en diligence pour un trajet de deux heures !

projet d'un chemin de fer reliant Paris à St Germai

Ouverture de la première ligne de train de voyageurs.

Le premier chemin de fer fut donc inauguré par la Reine Marie-Amélie le 26 août 1837. Mais cette ligne avait pour terminus Le Pecq sur la rive droite de la Seine, ceci pour éviter de gravir les 51 m de la terrasse de St Germain.

L'importance du port du Pecq assurait en plus du « service voyageurs », un trafic marchandises à prendre en considération. En effet c'est de ce port que partent et arrivent les marchandises de Rouen et du Havre, ainsi que celles nombreuses acheminées par l'Oise.

Le voyage inaugural fut accompagné de la musique militaire et même un détachement de spahis ou de zouaves. Il y avait 3 classes de voyageurs. Le luxe en 1ère (wagons royal et gouvernemental), le bon chic bon genre en deuxième (bourgeois et hommes d'affaires) et la 3ème non couverte et munie de simples bancs transversaux.

Cette première ligne ferroviaire ouverte aux voyageurs allait connaître un franc succès et être rapidement suivie par d'autres dessertes, dont la ligne de Sceaux et Paris-Versailles.

première ligne ferroviaire voyageurs paris le pecq

 

La France avait 12 ans de retard sur l'Angleterre, laquelle avait déjà expérimenté depuis belle lurette les chemins de fer dans ses houillères et même en public.

La Belgique avait inauguré une première ligne sur le continent, Bruxelles-Malines, le 5 mai 1835.

En 1840, la France comptera 400 kilomètres de ligne contre 2 000 kilomètres en Angleterre.

A la fin de 1841, on ne comptait en France que 560 Km de voies alors qu'il y en avait déjà 4.912 Km pour l'ensemble de l'Europe et au moins autant aux États-Unis.

Le gouvernement français veut rattraper son retard.

Le 20 juin 1846, c’est l’ouverture de la ligne Paris - Lille.

 

reseau féré francais

 

Liens du jour :

Histoire des tramways et autres transports urbains

Réseaux de transport dans le Nord Pas-de-Calais issus de l’exploitation minière


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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 23:02

Dans la nuit du 24 au 25 août 1944, Paris est libérée par l'action conjuguée de la police parisienne, des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) levées dans la capitale par Rol-Tanguy et de la 2ème division blindée du Général Leclerc (sous l'impulsion de ses éléments avancés commandés par le capitaine Dronne).

 

Paris libéré par lui-même 

L'insurrection, murie depuis de longs mois déjà, débute véritablement après une ultime réunion du Comité Français de Libération Nationale (Présidé par Alexandre Parodi) et du Conseil National de la Resistance de Georges Bidault. Le 18 août 1944, des centaines d'affiches proclamant la mobilisation générale et signé du colonel Rol-Tanguy (chef des FFI pour Paris) appelent le peuple Parisien à la révolte.

Dès le 19 aout, l'insurrection se poursuit par la grève générale de la Police Parisienne, qui occupe la préfecture. Dirigé militairement par le colonel Rol-Tanguy, chef des Forces Françaises de l'Intérieur pour Paris, le soulèvement se poursuit par l'occupation des mairies d'arrondissement et des commissariats. Les premiers drapeaux tricolores sont hissés depuis 4 ans d'occupation.

Toutes les unités FFI entrent en action, harcelant sans cesse les convois Allemands.

Forces Françaises de l'Intérieur Paris Liberation 1944  25 août 1944 Libération de Paris

 

En parallèle, le général Von Choltitz, commandant du Gross Paris, vient de recevoir l'ordre de transformer la capitale Française en champ de ruines. Le consul général de Suède, Raoul Nordling, use de toute son influence auprès de l'officier Allemand pour éviter carnage et destructions.

Le vendredi 25 août 1944, le général Leclerc reçoit à Paris, devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes allemandes.

Débarqué en Normandie à la tête de la 2ème division blindée deux mois plus tôt, il est le premier Français libre à entrer dans la capitale par la porte d'Orléans.

Le général von Choltitz, commandant les troupes allemandes, avait entamé deux semaines plus tôt l'évacuation de la ville en prévision de l'arrivée des alliés.

 

Le Général de Gaulle, chef du Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF)

Il a embarqué le 14 juin en Angleterre à bord du contre-torpilleur La Combattante. Il traverse la Normandie et parvient au château de Rambouillet. Il fait son entrée dans Paris le 25 août par la porte d'Orléans, à bord d'une Hotchkiss noire découverte (après avoir refusé une voiture blindée ayant appartenu à Pierre Laval). Sous les vivats de la foule amassée le long de la route, il rejoint d'abord la gare Montparnasse, où le Général Leclerc reçoit la capitulation du Commandant des forces allemandes de Paris.

http://histoireetculture.unblog.fr/2011/05/11/files/2011/05/librationdeparis.jpeg

De Gaulle s'installe ensuite au ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique, qu'il a quitté en 1940, et y établit le siège de la Présidence du Gouvernement. Il se rend à l'Hôtel de Ville où l'attendent la Municipalité provisoire (Comité Parisien de la Libération), le Comité National de la Résistance et des détachements de combattants.

Après les discours que lui adressent M. Marrane, au nom du Comité Parisien de la Libération, et M. G. Bidault, président du Comité National de la Résistance,le Général prononce une allocution improvisée devant une foule immense.

 

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 23:01

Extrait du discours du général de Gaulle à l’hôtel de ville de Paris, le 25 août 1944 :

" Nous sommes ici. Nous sommes ici chez nous dans Paris levé, debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains. Non, nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes, nous le sentons tous, qui dépassent chacune de nos pauvres vies.

Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré !

Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière : c'est-à-dire de la France qui se bat. C'est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. "

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 23:01

Le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy, le carillon de l'église de Saint-Germain l'Auxerrois, en face du Louvre, donne le signal du massacre des protestants, à Paris et dans le reste du pays.

C'est le jour le plus noir des guerres de religion entre catholiques et protestants qui ont ensanglanté le pays pendant plus d'une génération. Il est devenu le symbole universel du fanatisme.

http://his.nicolas.free.fr/Ressources/Biblio/BManuelHdF1969/HdF1969_22ASaintBarthelemy_WEB.jpg 

Le massacre s’est prolongé pendant plusieurs jours dans la capitale, puis étendu à plus d'une vingtaine de villes de province durant les semaines suivantes.

 

Contexte :

La paix de Saint-Germain met fin à trois années de terribles guerres civiles entre catholiques et protestants. Cette paix est précaire car les catholiques les plus intransigeants ne l'acceptent pas.

 

Henri III de Navarre épouse Marguerite Valois, fille de Henri II de France et de Catherine de Medicis, le 18 août 1572.

Plusieurs célèbres protestants vinrent à Paris pour la célébration du mariage.

Très impopulaire, ce mariage renforce les droits du chef des protestants à la succession au trône de France, ce que les catholiques n'acceptent pas.

 

Le 22 août, l'amiral de Coligny, échappe à une tentative d'assassinat.

Très choqués après cet attentat, les protestants demandent au roi de rendre justice, et celui-ci accepte. Le fait que Charles IX promette de châtier le coupable de l'attentat contre un protestant induit le mécontentement des catholiques, dont les chefs quittent Paris.

 

L'ambiance dans la ville est donc exécrable. Paris est majoritairement catholique et très hostile aux protestants.

Or, la ville en contient plusieurs milliers, les chefs protestants sont venus assister au mariage entre Henri de Navarre et la sœur du roi (Charles IX), Marguerite, mariage qui était sensé représenter la réconciliation entre les deux camps.

 

Voir aussi : Les guerres de religion en France

 

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 23:02

Le pacte Ribbentrop-Molotov

Le pacte germano-soviétique, connu aussi sous le nom de pacte Ribbentrop-Molotov (les deux ministres des Affaires étrangères qui ont négocié l'accord), était constitué de deux parties : un accord économique, signé le samedi 19 août 1939, qui prévoyait que l'Allemagne échangerait des biens manufacturés contre des matières premières soviétiques, et un pacte de non-agression d'une durée de 10 ans, signé le mercredi 23 août 1939, dans lequel l'Allemagne nazie et l'Union Soviétique se promirent de ne pas s'attaquer mutuellement.

Le pacte qui déclencha la Seconde Guerre mondiale

Tard dans la nuit du 23 août 1939, au Kremlin, le commissaire du peuple aux affaires étrangères, Viatcheslav Molotov, et le ministre allemand des affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, signèrent « un pacte de non-agression » (dont l’URSS niera l’existence jusqu’en 1989).

 

Ce pacte permit à l’Allemagne d’attaquer la Pologne sans crainte d’une intervention soviétique. Le 1er septembre, la Wehrmacht envahit la Pologne, suivie le 17 septembre par l’Armée rouge.

 

Rapprochement des dictatures

Les protocoles secrets adoptés au cours de la seconde visite de Ribbentrop à Moscou, le 28 septembre 1939, divisèrent l’Europe orientale en sphères d’influence.

En signant ce « traité d'amitié », les Russes ont volontairement scellé le destin de la Pologne, de la Bessarabie, de la Finlande et des pays baltes, partageant ainsi la responsabilité du déclenchement de la seconde guerre mondiale.

Les deux dictatures se proposent de régler, par voie de négociation bilatérale germano-soviétique, l'agression de la Pologne, le partage de son territoire et la suppression de l'Etat polonais.

Ces protocoles sont suivis de plusieurs accords organisant la collaboration germano-soviétique. Ils sont beaucoup moins connus mais lourds de sens.

 

Le pacte germano-soviétique laisse à penser que l’Allemagne nazie et l’Union soviétique étaient des régimes de même nature. Les points communs entre les deux systèmes totalitaires n'empêchent pas des différences dans leur massacre des élites polonaises. Les Allemands mettent en avant des critères raciaux et les Soviétiques des critères de classes.

 

Ce pacte prend fin le 22 juin 1941 lors de l'attaque de l'URSS par l'Allemagne hitlérienne au cours de l'Opération Barbarossa, ou « Barberousse ».

 

Le 23 septembre 2008, le Parlement européen qui a proclamé le 23 août, jour anniversaire de la signature du pacte germano-soviétique, « journée européenne de commémoration des victimes des crimes du stalinisme et du nazisme ».

 

Liens du jour :

Génocide - Shoah - Holocauste

Totalitarisme

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 23:01

 

Traité entre l'Allemagne et l'Union des Républiques Soviétiques Socialistes du 23 août 1939

Le Gouvernement du Reich Allemand et

Le Gouvernement de l'Union des Républiques Soviétiques Socialistes

désireux de resserrer les liens de paix entre l'Allemagne et l'URSS, tout en s'appuyant sur les bases fondamentales de l'Accord de Neutralité conclu en 1926 entre leurs deux pays, sont parvenus à l'accord suivant :

 

Article Premier.

Les deux Parties Contractantes s'engagent à renoncer entre elles à tout acte de violence, à tout acte d'agression et à toute attaque, que ce soit individuellement ou bien en coalition avec d'autres puissances.

 

Article II

Si une des deux Parties Contractantes est attaquée par une tierce puissance, l'autre Partie Contractante ne devra en aucun cas aider cette tierce puissance.

 

Article III

Dans l'avenir, les Gouvernements des deux Parties Contractantes maintiendront entre eux un contact constant afin de se consulter et d'échanger des renseignements au sujet de problèmes affectant leurs intérêts communs.

 

Article IV

Aucune des deux Parties Contractantes ne se joindra à aucun bloc de puissances, qu'il soit dirigé directement ou indirectement contre l'autre Partie.

 

Article V

Si, entre les Parties Contractantes, des différends ou des conflits s'élèvent au sujet de problèmes divers, les deux Parties devront les régler à l'amiable par consultations ou, si c'est nécessaire, par l'intermédiaire de commission d'arbitrage.

 

Article VI

Le présent Traité est conclu pour une période de dix ans. Si une des Parties Contractantes ne le dénonce pas un an avant expiration, ce Traité sera automatiquement prorogé pour une autre période de cinq ans.

 

Article VII

Le présent Traité sera ratifié dans les délais les plus courts. Les ratifications seront échangées à Berlin. L'accord entrera en vigueur dés sa signature.

Fait en double expédition, en langues allemande et russe.

Moscou, le 23 août 1939.

 

Pour le Gouvernement du Reich Allemand  : V. Ribbentrop.

Avec les pleins pouvoirs du Gouvernement de l'URSS : V:Molotov.

 

 

Protocole Secret Supplémentaire du 23 août 1939

A l'occasion de la signature du Pacte de non-agression entre le Reich Allemand et l'Union des Républiques Soviétiques Socialistes, les plénipotentiaires soussignés de chacune des deux Parties discutèrent, en stricte confidence, la question de la limite de leurs zones respectives d'influence dans l'Europe de l'Est. Ces conversations amenèrent les conclusions suivantes :

1) Dans le cas d'un réarrangement territorial et politique dans les régions des Etats baltes (Finlande, Estonie, Lettonie, Lithuanie), la frontière nord de la Lithuanie représentera la limite des zones d'influence de l'Allemagne et de l'URSS. A cet égard, chaque Partie reconnaîtra l'intérêt de la Lithuanie dans la région de Vilnius

 

2) Dans le cas d'un réarrangement territorial et politique des régions appartenant à l'Etat polonais, les zones d'influence de l'Allemagne et de l'URSS devront être limitées approximativement par la Narew, la Vistule et la San.

 

La question de savoir si c'est dans les intérêts des deux Parties de maintenir un Etat polonais indépendant et comment un tel Etat devrait être limité ne pourra être définitivement réglée que dans le cours de développements politiques ultérieurs.

 

De toute façon les deux Gouvernements résoudront cette question au moyen d'un accord à l'amiable.

 

3) En ce qui concerne le Sud-Est de l'Europe, les Soviets attirent l'attention sur leur intérêt en Bessarabie. Les Allemands déclarèrent leur désintéressement politique complet dans ces régions.

 

4) Ce protocole sera traité comme strictement secret par les deux Parties.

 

Moscou, le 23 août 1939.

 

Pour le Gouvernement du Reich Allemand: v. Ribbentrop.

Avec les pleins pouvoirs du Gouvernement de l'URSS: V:Molotov.


 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:01

Dans la soirée du 22 août 1962, toutes les radios interrompent leurs émissions pour une information spéciale :
« Un attentat vient d'être dirigé contre le président de la République. Sa voiture a essuyé plusieurs rafales d'armes automatiques. Aucun des occupants n'a été atteint... »

 

L’attentat :

Le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, partisan de l’Algérie Française, organise une tentative d’assassinat, qu’il requalifiera de tentative d’enlèvement lors de son procès, du Président De Gaulle, lors d’un déplacement.

L’opération est appelée : « opération Charlotte Corday ».

 

Dans la soirée du 22 Août, la DS-19 du Président De Gaulle, accompagné de sa femme, quitte le palais de l’Elysée pour la base de Villacoublay pour Colombey-les-Deux-Eglises.

 

A hauteur du carrefour du Petit-Clamart, des hommes sortent des armes automatiques des fenêtres d’une estafette jaune garée au bord de la route. Très vite, la voiture présidentielle est victime de nombreux tirs violents. Le chauffeur du Président fait preuve d’un grand sang-froid et accélère malgré des pneus crevés.

100 mètres plus loin, la voiture est sujette à un nouveau tir d’armes automatiques provenant d’une Citroën ID-19 et est prise en chasse par les attaquants.

Encore une fois, le chauffeur, François Marroux, sous-officier de la Gendarmerie, maitrise la voiture et réussit à rejoindre Villacoublay.

 

De nombreux projectiles sont retrouvés a proximité du siège occupé par le Président. Mais aucun tir n’a fait de blessé.

 

L’enquête :

Les responsables de cet attentat sont très vite retrouvés. Selon l’enquête, le Lieutenant-colonel Bastien-Thiry, chef du commando, avait pour mission d’avertir ses complices de l’arrivée du convoi. 2 fusils-mitrailleurs volés au Camp de Satory par l’Adjudant Robin, sont découvertes. Elles auraient été utilisées par les 5 terroristes présents dans l’estafette jaune. 

Pendant l’enquête, il est clairement notifié de l’aide apporté au commando par un membre de l’Elysée. Jacques Cantelaube, qui avait démissionné de son poste de directeur de la sécurité du Président juste avant l’attentat, est accusé.

 

Le procès :

Le 28 janvier 1963, le procès débute au fort de Vincennes. 9 accusés sont présents lors de cette première audience. Les 6 autres sont accusés par contumace.

 

Le 4 mars, la Cour Militaire de Justice juge le Lieutenant-colonel Bastien-Thiry coupable de tentative d’assassinat sur le Président de la République. Bastien-Thiry ainsi qu’Alain de la Tocnaye et Jacques Prévost sont condamnés à mort.

Les autres accusés sont condamnés à différentes peines de prison avant d’être graciés par le Président.

Le 11 mars 1963, Jean-Marie Bastien-Thiry est fusillé par un peloton militaire au fort d’Ivry.

Il sera le dernier à subir en France la peine de mort par fusillade.

 

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 09:59

Le tableau le plus célèbre du monde, la « Mona Lisa » peinte par Léonard de Vinci entre 1503 et 1506, a disparu de la Grande Galerie du Louvres ou elle était accrochée depuis 1804.

L’œuvre représente un buste, probablement celui de la florentine Mona Lisa del Giocondo.

la Joconde

 

Guillaume Apollinaire, dont un des amis a volé une statuette au Louvre, sera inculpé.

Mais, après deux ans de vaines recherches, le tableau sera retrouvé à Florence.

Son voleur, Vincenzo Perugia, un peintre en bâtiment, sera arrêté en tentant de revendre le tableau à un antiquaire.


 

Le 22 août 1911, à 7 heures du matin, deux balayeurs sont à l’ouvrage dans la salle où le chef-d'œuvre est exposé. Comme chaque jour, mus sans doute par une attraction irréversible, ils lèvent les yeux : Monna leur sourit dans son cadre. Avec regret, ils détachent leurs regards : le travail les attend.

 

Le même jour, alors que 9 heures sonnent à la grosse horloge du Louvre, le peintre Louis Béroud pénètre dans le musée, un carton à dessin sous le bras : il vient se livrer à l’étude de certains tableaux de la Renaissance italienne. C’est un habitué. Il se dirige droit vers l’emplacement de la Joconde. Mais, stupeur : le tableau a disparu ! Contrarié, il pense que la toile a changé de place pour une raison ou pour une autre. Plus irrité qu’inquiet, Béroud s’adresse au gardien de service : « Excusez-moi, savez-vous où est la Joconde ? » « La Joconde ? Mais, à sa place ! » « Non ! Elle n’y est plus ! ». Le gardien se précipite à son tour dans la salle. Il doit se rendre à l’évidence : entre la Sainte Catherine de Corrège et l’allégorie du Titien, la place est vide. Cette place où depuis tant d’année souriait Monna Lisa, la femme la plus célèbre du monde ! Affolé, le gardien ferme donne l’alarme ; on ferme les grilles du Louvre et l’on entreprend les recherches.

 

L’enquête commence. La police multiplie les interrogatoires. La presse se déchaîne et réclame que l’on prenne d’urgence les mesures nécessaires pour que le précieux chef-d'œuvre ne passe pas la frontière. Il n’a fallu que deux heures pour subtiliser la Joconde et plus de deux ans s’écouleront avant que ne soient retrouvés le voleur et le tableau. Toutes les pistes sur lesquelles se lancent les policiers s’effondrent les unes après les autres. L’enquête piétine tandis que les autorités craignent que, pris de panique, le voleur n’ait détruit le chef-d'œuvre de Léonard de Vinci. Deux années s’écoulent ainsi, mais voici qu’à l’automne 1913, un antiquaire italien, Alfredo Geri, entreprend d’organiser à Florence une exposition d'œuvre d’art. Il se déclare prêt à acquérir entre autres des tableaux anciens et donne une large publicité à son intention. Parmi les propositions qu’il reçoit, une lettre éveille ses soupçons : elle est signée par Vincenzo Léonardi et elle vient de Paris. L’auteur de cette lettre prétend qu’il est en mesure de lui céder ... la Joconde. D’accord avec monsieur Poggi, Directeur du Musée des Offices, l’antiquaire décide d’inviter Léonardi à Florence. Dès l’arrivée du mystérieux voyageur, les deux italiens se précipitent à l’hôtel où il est descendu. Léonardi ne fait pas de difficultés à leur montrer sa toile. C’est bien la Joconde qu’ils ont sous les yeux. Une demi-heure plus tard, le voleur, qui s’appelle en réalité Vincenzo Perrugia, est arrêté. C’est un miroitier qui avait travaillé au Louvres !

 

A l’interrogatoire, il révélera qu’il s’était laissé volontairement enfermer dans le musée au soir du 21 août 1911 pour voler la Joconde, et que ce faisant, il avait seulement cherché à réparer ce qui, à ses yeux était une injustice.

La Joconde avait vu le jour en Italie et c’est à l’Italie qu’elle appartenait. Il avait donc voulu la lui rendre !

Perrugia oubliait que Léonard de Vinci l’avait vendue à François Ier, roi de France, le plus normalement du monde...

 

Le 20 décembre 1913, Monna Lisa reprenait sa place au Louvre.

On a volé « la Joconde »


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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 23:01

Raymond Poincaré, avocat de Bar-le-Duc (Lorraine) et cousin germain du mathématicien Henri Poincaré, se signale à la Chambre des députés, au début de la IIIe République, par une sensibilité de gauche et un nationalisme ardent.

 Raymond Poincaré

Succédant au pacifiste Joseph Caillaux à la présidence du Conseil en janvier 1912, après l'affaire du Maroc, il n'a de cesse de préparer la « revanche » ou du moins de mettre la France en situation de résister à une agression allemande.

 

Il accélère le réarmement du pays, ce qui lui vaudra après la Grande Guerre le surnom de « Poincaré-la-guerre », et renforce les alliances avec la Russie et le Royaume-Uni.

Il poursuit ses efforts après son élection à la présidence de la République, le 17 janvier 1913.

 

Le 1er août 1914, il lance une formule qui se veut rassurante : « la mobilisation n'est pas la guerre » et le 4 août, une fois les hostilités engagées, plaide pour l'« Union sacrée ».

La formule fait florès mais lui-même, d'une apparence glaciale, a du mal à galvaniser les énergies. Il finit en 1917 par appeler au gouvernement son adversaire politique, Georges Clemenceau.

 

Après la guerre, il retrouve de janvier 1922 à juin 1924 la présidence du Conseil et, dans le souci d'une « exécution intégrale du traité de Versailles », il fait alors occuper la Ruhr pour obliger l'Allemagne à payer ses « réparations ». L'Allemagne entre dans une tourmente financière. La France est également touchée et la valeur de sa monnaie plonge de 50%.

Les élections du 11 mai 1924 amènent la victoire du Cartel des Gauches et son renvoi du gouvernement le 1er juin.

 

Raymond Poincaré est rappelé le 23 juillet 1926 pour pallier la catastrophe financière.

Il forme un cabinet d'union nationale et le 25 juin 1928, dévalue le franc.

Puis démissionne pour raison de santé le 26 juillet 1929, en pleine gloire.

Il décèdera le 15 octobre 1934 à Paris.


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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 23:01

Blaise Pascal s’éteint à l’âge de trente neuf ans et laisse inachevée son œuvre philosophique la plus importante : les « Pensées ».

http://www.todayinsci.com/P/Pascal_Blaise/PascalBlaiseThm.jpg 

Un génie précoce

Physicien, mathématicien, philosophe et écrivain français, Blaise Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand.

 Son père, Etienne Pascal, président à la Cour des Aides s'intéresse à la science. Sa mère, née Antoinette Begon meurt alors que le petit Blaise n'a que 3 ans. Très vite, l'enfant fait montre d'un génie extraordinaire.

A 12 ans, il apprend la géométrie. A 16 ans, il rédige un traité sur les coniques d'un niveau extrêmement élevé pour son âge. A 19 ans, il invente la première machine arithmétique qui effectue les additions et les soustractions.

Pascal a fait aussi des travaux importants sur les probabilités.

Il a été le premier à énoncer le principe de la démonstration par récurrence.

Il imaginera même les transports en commun.

 

Machine arithmétique de Pascal à six chiffres : la Pascaline

la Pascaline

 

Grand mathématicien et physicien, Pascal s’était détourné de la science après une expérience mystique.

Sa pensée, imprégnée de Jansénisme, met l’accent sur la supériorité de la Foi.

En 1659, il écrira les «  Pensées » (ouvrage à la gloire de la religion chrétienne).

 

Je retiendrai cette pensée de Pascal

« Dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu’ils se font haïr. »

 

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 23:01

Honoré de Balzac, né Honoré Balzac à Tours le 20 mai 1799, meurt à Paris le dimanche 18 août 1850, dans la rue Fortunée (qui porte désormais son nom).

Balzac (qui ajouta une particule à son nom en 1836) était issu de la petite bourgeoisie provinciale.

 

L’Auteur de la Comédie humaine s’éteint avant d’avoir pu achever son immense œuvre.

Il était épuisé par son intense travail d’écriture et les multiples voyages qui ont ponctués les sept dernières années de sa vie.

Romancier, dramaturge, critique littéraire, critique d'art, essayiste, journaliste, imprimeur, il a laissé une œuvre romanesque qui compte parmi les plus imposantes de la littérature française, avec 91 romans et nouvelles parus.

Honoré de Balzac

 

Refusé à l’Académie Française, il fut pourtant reconnu de son siècle, tant par les grands auteurs que par la foule. Celle-ci accompagnera d’ailleurs en masse le cortège funèbre.

 

Seules ses entreprises malheureuses dans l’édition et l’imprimerie l’auront empêché de jouir financièrement de son succès.

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